Jasons immigration… si on en est capable

Le débat sur l’immigration n’est pas un vrai débat. Il ne sert qu’à montrer à notre public cible à quel point notre opposant est ignoble.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse canadienne

Photo: Jacques Boissinot/La Presse canadienne

C’est chaque fois la même chose pour la CAQ. D’abord, François Legault affirme son intention de parler d’économie et de création d’emplois, parce que c’est important. Le tout est inévitablement suivi de sons de criquets, pendant qu’une boule de brindilles traverse l’écran.

Le chef caquiste pousse donc un grand soupir et lance «immigration» ou «valeurs québécoises». Les journalistes armés de caméras et de micros se garrochent alors sur lui pour rapporter ce qu’il a à dire.

«Allez-vous parler du burkini dans votre test d’entrée pour les immigrants, monsieur Legault? Allez-vous refuser les immigrants qui ne peuvent pas chanter par cœur au moins deux chansons de Paul Piché, monsieur Legault? Monsieur Legauuuuuuuult!»

Les médias ont donc rappelé aux Québécois que les gens de la CAQ veulent imposer aux nouveaux arrivants un «examen de valeurs», pour s’assurer qu’ils ont bien assimilé les fameuses «valeurs québécoises».

Quelques notes à ce sujet:

– Si j’ai pu faire croire à mon école secondaire que j’avais compris mes cours de maths 536, imaginez comment ça va être facile de réussir ce test. «Non, je ne crois pas qu’on doive lapider les homosexuels. Je le jure.»

– La prochaine fois que je croiserai un misogyne fini sur Internet, est-ce que je vais pouvoir le proposer pour la déportation, ou quand ils viennent d’ici on les garde pareil?

– Parlant d’égalité hommes-femmes… La CAQ, ce n’est pas le parti qui avait présenté le moins de candidates aux dernières élections?

Le retour de cet examen dans les nouvelles a valu à François Legault de se faire traiter de Donald Trump par Françoise David, puis par Philippe Couillard. François Legault a répliqué que ses deux adversaires devraient expliquer «pourquoi ils ne veulent pas protéger les valeurs québécoises». Voilà qui ne sonne pas du tout comme quelque chose que Donald Trump dirait. Bien joué, François!

Puis, lorsqu’on lui a demandé pourquoi, selon lui, Philippe Couillard voulait hausser les seuils d’immigration, le chef caquiste a eu cette réponse: «Est-ce que c’est son voyage en Arabie saoudite? […] Il faudrait poser la question à M. Couillard.»

Maintenant qu’il a sous-entendu que notre premier ministre a une stratégie islamique secrète, Legault va-t-il demander à voir son acte de naissance? Peut-être la semaine prochaine.

***

Voilà pour les blagues Legault-Trump. Je les ai faites parce qu’elles m’amusent et que je suis un clown dont le métier est de faire sourire.

Je ne suis pas député, comme Françoise David, la Che Guevara de Rosemont (tant qu’à faire des comparaisons exagérées), ni premier ministre. Eux, ils auraient peut-être pu se retenir un peu. Si on sort Trump tout de suite, il ne restera pas beaucoup d’autres comparaisons quand un vrai «Trump» québécois va se pointer le toupet.

Mais on le fait pareil, on exagère sans se gêner, parce que c’est un débat sur l’immigration. Ce n’est pas un débat fait pour être un vrai débat: c’est un débat fait pour montrer à notre public cible à quel point notre opposant est ignoble.

C’est un «débat» où il n’y a que deux positions: «ouvert sur le monde avec des arcs-en-ciel, les bras ouverts dans un pays où les lapins vont à l’école» ou «xénophobe apocalyptique rêvant que tout le monde reste dans SON pays».

Comme le disait mon compère Louis T, sur Twitter:

Sauf que ça se peut, accueillir «trop» d’immigrants quand on est le seul coin qui parle français sur tout un continent. On devrait pouvoir débattre d’où se situe ce «trop», plutôt que de s’envoyer des noms de candidats républicains et des soupçons d’islamisation par la tête.

La vérité, c’est que François Legault a encore beaucoup de «lousse» avant de même approcher Trump. Il n’est pas encore arrivé, le jour où il va lancer: «On va construire un mur, et c’est la chaîne de restos mexicains 3 Amigos qui va le payer!»

Legault propose de limiter le nombre d’immigrants à 40 000 par année. Pourquoi 40 000? Pour autant qu’on le sache, parce qu’une pieuvre a choisi la boîte avec ce nombre dessus. Philippe Couillard, lui, veut monter la barre à 50 000… tout en coupant dans les dépenses en francisation.

Les deux auraient à répondre à quelques questions, mais parce qu’on fait ceci…

… au lieu de débattre, personne n’a à vraiment expliquer ses positions.

Les commentaires sont fermés.

Comme l’écrivait Gérald Fillion dans sa chronique sur le site d’Ici-Radio-Canada le 30 août dernier, la citation est un peu longue, mais je pense qu’elle est très bonne :

« Mon collègue Alec Castonguay nous rappelait sur Twitter mardi matin que les nouveaux arrivants doivent signer une « déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise ». Il y est question de la « pérennité du fait français », du fait que les « pouvoirs politiques et religieux au Québec sont séparés », de l’égalité homme-femme, mais il est aussi question de « prospérité économique. » »
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2016/08/30/002-legault-immigration-chomage-travail-immigrant-valeurs-caq.shtml

Même s’il n’y a pas d’examen formel, tous les nouveaux arrivants sont dûment informés des valeurs québécoises. Lorsqu’il y a plus 26 ans, j’établissais ma demande d’immigration, j’étais non seulement convié à la Délégation du Québec à Paris pour assister à une séance d’information dans laquelle toutes les supérieures particularités du Québec étaient expliquées (mais pas les pires). Plus encore pour obtenir mon visa d’Ottawa — puisque l’immigration est une compétence partagée fédérale-provinciale -, l’acceptation finale est conditionnée à l’obtention d’un Certificat de sélection du Québec, pour obtenir ce certificat on doit passer une sorte d’examen oral dans lequel nous sont rappelées les valeurs du Québec. C’est à ce moment-là que vous devez obligatoirement signer cette déclaration que mentionne Alec Castonguay.

Enfin, comme si ce n’était pas assez, dans les jours qui suivent l’immigration sur notre nouvelle terre d’adoption, nous sommes conviés à un stage pour nous familiariser à toutes ces bonnes, belles et magnifiques valeurs qui sont les nôtres ; qu’on ne trouve nulle part ailleurs même aux confins de toute la galaxie (parole d’ET).

Bien sûr ce stage de cinq jours (non rémunéré) est facultatif, mais je jure devant Dieu que je n’étais pas le seul à y participer ! Il s’y trouvait plein d’étrangers et d’étrangères sexistes (tout comme moi).

Depuis un quart de siècle quelques petites valeurs de plus ont été précisées. Globalement, il n’est donc pas un nouvel arrivant depuis au moins 30 ans qui ne soit pas informé de nos superbes valeurs, pas un qui foule cette remarquable et si généreuse terre d’Amérique qui ne se soit engagé à les endosser toutes personnellement.

Donc considérant les assertions de monsieur Legault, faudrait-il estimer que beaucoup d’immigrants soient des hypocrites ? Doit-on considérer que seuls les immigrants aient le monopole de l’hypocrisie ? Dans ce cas, s’il faut expulser ou déporter tous les menteurs et les hypocrites qui peuplent cette adorable province, j’ai bien peur que le Québec ne devienne une sorte de désert en un rien de temps.

Mais il y a une valeur bien de chez nous que souligne avec raison Gérald Fillion : la « prospérité économique », il ajoute : « Et c’est ici que le bât blesse » — Que dire de plus ?

Monsieur Legault ne sait manifestement pas ce que c’est que d’avoir froid en hiver et trop chaud en été, des souliers mal adaptés pour la neige et la glace, souffrir d’engelures, éprouver toutes les difficultés du monde pour obtenir des soins, partir de chez soi le ventre vite, sauter sur les spéciaux à l’épiceries et préférer les pâtes, le riz et les fèves à toutes sortes d’ortolans. Nous avons les politiques et les politiciens qu’on se mérite. C’est tout.

Oui, les immigrants signent tous cette magnifique déclaration, mais ça n’empêche pas moult immigrants de se cantonner à l’anglais quand ils arrivent au Québec, de faire venir leur seconde femme et de la faire passer pour leur soeur/belle-soeur/cousine, de militer pour pouvoir envoyer ses enfants dans une école religieuse anglophone et/ou de refuser obstinément de servir les clients en français dans leur commerce même s’ils ont passé avec succès tous leurs cours de français gratuits. Ces immigrants-là arrivent au Québec avec leur confirmation de résidence permanente en poche et se font accueillir à bras ouverts parce qu’ils ont de l’argent, un diplôme universitaire, ou de l’argent et un diplôme universitaire.
Pendant ce temps, des immigrants qui s’intègrent, apprennent le français, travaillent fort dans des emplois qui sont dédaignés par les Québécois de naissance, ne menacent pas de déménager à Toronto pour un oui pour un non et sont appréciés de leur entourage se font refuser la citoyenneté canadienne et déporter à pleins avions juste parce qu’ils n’ont ni argent, ni diplôme ou qu’ils ne viennent pas du bon pays. De ceux-là, on prendrait facilement 50 000 par année, mais pour nos gouvernements, mieux vaut demander à un médecin de servir de concierge que d’engager directement un concierge compétent.
Il est temps de se questionner sur le genre d’immigrant qu’on veut faire venir et de cesser cette approche élitiste qui consiste à choisir les immigrants pour leur portefeuille ou leurs diplôme.

@ Yudith,

Je prends bonne note de vos commentaires. Je dois dire que sur certains points je partage votre opinion, mais franchement pas en tous points 🙂

Les gens quittent leur pays d’origine pour toutes sortes de raisons. La seule bonne voie selon moi pour l’intégration, c’est : l’emploi. Un emploi équitable pour tous, assez pour se nourrir, un logement décent et autant que faire se peut du « fun » ou si vous préférez de la joie. Cette réalité est pour tout le monde peu importe que les gens soient immigrants ou canadiens ou québécois de souche.

La prospérité économique est en principe une « valeur fondamentale » du Québec, tout autant que la langue française ou l’égalité des sexes autant de choses qui sont des valeurs inclusives. Est-il possible qu’il y ait une distorsion entre les déclarations officielles et la réalité de chaque jour vécu par tout un chacun(e) ?

Vous parlez vous-même de médecins immigrés qui terminent concierges. Que feriez-vous si vous étiez dans ce cas ? Rester concierge toute la vie ou pouvoir exercer un emploi supérieur ailleurs, quitte à l’exercer dans une autre langue ? Croyez-vous vraiment que ce médecin prend de gaieté de cœur le travail d’un concierge québécois compétent ? Et ne pensez-vous pas que nombre de québécois de souche ont toutes les qualités intellectuelles pour devenir médecins ou ingénieur ?

Se peut-il que des concierges québécois(es) incompétents en exercice, cela puisse exister au Québec également ?

— Il y a beaucoup de gens en général qui sont déçus par leur expérience de vie. Peut-être serait-il intéressant de savoir pourquoi ? Il est plutôt rare qu’on trouve des remèdes aux maux quand la première valeur constitutive d’une nation c’est : « l’ignorance ». D’ailleurs cela fait partie de ces valeurs « non dites », dont on n’a pas de raisons spécialement d’être fiers.

« …se font refuser la citoyenneté canadienne et déporter à pleins avions… » (sic)

Déporter à « pleins avions »???

Vous n’y allez pas un peu fort là? À moins bien sûr que vous n’ayez des références crédibles…?

Bien d’accord avec votre message, d’emblé supérieur au message plein de mépris de Serge D. D’ailleurs, ce dernier pas très brave, se cache sous l’anonymat. Pourquoi ne considère-t-il pas de retourner dans son pays d’origine qu’il a bien pris garde de ne pas identifier ?.

@ Pierre Audet-Lapointe,

Vous affirmez que je me cache sous l’anonymat. Faites-donc une recherche sur Internet avec mon nom et mon prénom et vous connaîtrez absolument tout sur moi. En termes d’anonymat je pense qu’il y a bien des personnes qui soient pas mal plus anonymes que moi.

Donc en plus je suis un peureux ! — Vous avez sur ce point entièrement raison : je suis un pleutre, un peureux, un lâche, un menteur, un voleur, un enfoiré, un minable, un misérable, bref je suis une grosse merde puante, une entité biologique en putréfaction. Et que cela vous plaise ou non, je suis québécois et je suis exactement tout comme vous, tout à l’image de vous.

Puisque nous sommes tous parfaitement égaux selon nos valeurs, je suis ce que vous êtes et tout ce qui s’applique à moi, s’applique tout également à vous. Puisque selon « vos » valeurs « à vous » je ne vaux absolument rien. Mes valeurs étant vos valeurs : vous ne valez strictement rien non plus.

Vous affirmez encore que j’ai bien pris garde d’identifier mon pays d’origine. Voici pourtant ce que j’ai écrit dans mes commentaires du 2 septembre : « Lorsqu’il y a plus 26 ans, j’établissais ma demande d’immigration, j’étais (…) convié à la Délégation du Québec à Paris. »

Je suppose que vos connaissances en géographies sont insuffisantes et que vous ne pouvez pas savoir dans quelle partie du monde se trouve cette ville. Aussi pour le bénéfice des internautes, j’aimerais préciser que Paris est une ville européenne, capitale du pays le plus à l’Ouest de l’Europe, le pays le plus à l’Ouest de l’Europe étant pour celles et ceux qui l’ignoreraient : la France.

Il est tout à fait normal que la gente québécoise ne sache pas où se trouve Paris puisque c’est une assez petite ville de 2,2 d’habitants seulement (dans une agglomération de plus de 11 millions d’habitants) connue surtout pour sa tour Eiffel une sorte d’objet complètement désuet achevé à la fin du 19ième siècle.

La France est un pays totalement sous-développé. Tous les gens y sont arriérés, vivent pour la plupart très en dessous du seuil de pauvreté quand la population est pratiquement illettrée et fort mal éduquée. La preuve : même l’Académie Française est maintenant forcée de recruter des écrivains haïtiens comme Dany Laferrière.

Aussi monsieur Pierre Audet-Lapointe, vous savez désormais pourquoi j’ai quitté ce pays. Franchement pourquoi voudriez-vous que je m’en retourne vers ce pays du tiers monde totalement sous-développé puisqu’il n’y a pas de meilleurs pays au monde que le Canada. Je dis bien Canada.

— So long boy ! Very nice and pleasant to exchange with you !

J’ai lu attentivement vos références: rien pour m’impressionner ! La France va finir par s’en remettre de votre départ !!!!

NOTA : Veuillez pendre en note que la réponse adressée à monsieur Audet-Lapointe se s’est transférés sous les commentaires de François1 de manière automatisée alors que j’ai appuyé sur « laisser un commentaire » à la seconde où je lisais les propos de ce dernier.

Je repoduis ici les commentaires adressé à monsieur Audet-Lapointe comme suit :

———————————-

@ Pierre Audet-Lapointe,

L’objectif visé n’était nullement et en aucun temps de chercher à vous impressionner. J’ai appris plutôt au sein de ma famille l’humilité et la modestie. Mes propos visaient à corriger vos erreurs et la moindre des choses serait selon moi que vous admettiez vos égarements et votre manque de jugement.

Mais est-ce trop vous demander ?

— Autres questions : Êtes-vous le Docteur Pierre Audet-Lapointe membre du Conseil d’Administration de la Fondation québécoise du cancer et cofondateur ou un simple homonyme ? Et si tel était le cas, cela vous dispense-t-il d’être respectueux de vos semblables ?

Le serment d’Hippocrate et la déontologie médicale prévoient en principe de traiter tous les êtres humains avec probité, peu importe leurs origines, sexes, religions et quel que soit leurs conditions.

Je comprends que vos ancêtres se sont installés sur l’île d’Orléans en 1667, un fort bel endroit je dois dire. Cela vous confèrerait-il la propriété de l’État québécois tout comme le privilège de pouvoir mépriser des nouveaux arrivants ? — Beaucoup de territoires dans le monde ont changé de propriétaires ou de mains en quelques 350 ans lorsque les êtres humains n’ont pas été configurés pour vivre éternellement.

Ne pensez-vous pas qu’il soit temps de tourner la page pour plus adéquatement vivre l’instant présent ?

Mes respects !

Les « valeurs québécoises… » Hum… Personne n’a osé les définir exactement ces dites « valeurs québécoises ».

Toutes ces « valeurs » que nous lancent les politiciens lorsqu’ils abordent le sujet (i.e.: égalité homme/femme, social-démocratie, respect de la langue, des traditions et des autres, etc…) n’ont strictement RIEN de québécois. Ces valeurs sont exactement identiques à celles défendues par tout pays un tant soit peu civilisé.

Allez dire à un Français par exemple que le respect de la langue française est une valeur strictement québécoise juste pour voir. Il vous dira où aller et comment vous y rendre.

Ce dossier est une monumentale farce tant nos politiciens (surtout les « nationaleux ») l’utilisent à tout propos strictement pour tenter de se faire du capital politique en jouant sur la peur de l’autre et l’inquiétude devant l’inconnu. On croirait entendre Trump ou pire, les nazis devant « l’invasion » des Juifs durant les années ’30.

Ça ne donne la nausée.

« Ce dossier est une monumentale farce tant nos politiciens (surtout les « nationaleux ») »
Excusez Monsieur François, mais l’article parle de la CAQ.
Pas de vos amis du PQ

Justement…les « nationaleux » se retrouvent principalement dans ces 2 formations politiques.

Tiens petit devoir pour aujourd’hui: définissez, Monsieur Grégoire, vous qui êtes un grand défenseur de nos « valeurs », quelles sont-elles, ces « valeurs » qui nous différencient clairement des autres?

Les immigrants ne me dérangent pas au quotidien… juste une fois aux 4 ans quand ils votent massivement libéral.

J’imagine bien sûr que les « bons » immigrants votent PQ ou QS et les « mauvais » libéral…

Pourquoi ne suis-je pas surpris du tout?

Pour commencer la discussion, il faudrait cesser de confondre les réfugiés et les immigrants. Si l’accueil des réfugiés est une affaire de compassion et de cœur, l’acceptation des immigrants doit être celle de nécessité économique et de réflexion. Lorsqu’on utilise les statistiques pour montrer que le chômage est plus élevé chez « les immigrants », fait-on la distinction entre les réfugiés et les immigrants?

Pour ce qui est des immigrants : 40 000? 50 000? Que je sache, personne n’a expliqué rationnellement ces chiffres. Il paraît que l’on manque de travailleurs qualifiés au Québec. Lesquels? Combien? Combien d’immigrants ont un poste prévu à leur arrivée? Les immigrants savent-ils si leur diplôme et leurs compétences seront (ou non) reconnus au Québec? Sinon, comment se fait-il que ces renseignements ne leur sont pas communiqués lorsqu’ils postulent à l’immigration? Sont-ils référés à leurs association ou ordres professionnels?

Il est possible que le gouvernement compte sur les immigrants pas tant pour remplir les hypothétiques postes vacants, mais pour faire les enfants et maintenir la population du Québec à son niveau actuel. Avec la Loi 101, la deuxième génération sera intégrée même si leurs parents ne le sont pas. Mais là aussi, il y a comme un tabou…

Excellents points! Ce sont ces questions que nous devons nous poser et auxquelles nos gouvernements doivent trouver réponses et justifications. Ils doivent nous donner l’heure juste.et arrêter d’exacerber nos émotions pour noyer le poisson…
J’ajouterais aussi que les journalistes ont également une responsabilité dans le traitement de l’information véhiculé par les médias, en rapportant et analysant les faits, en questionnant intelligemment, en ne déformant pas les propos des uns et des autres, en évitant de créer la nouvelle par dérision…
Quand à nous, Il faut ouvrir les yeux afin de lever le voile sur ce que peuvent cacher les »non-propos » (langue de bois) des politiciens: de l’ignorance, de l’incompétence, une directive de parti, un plan qui ne ferait pas l’unanimité…

Les valeurs québécoises sont avortements massifs, euthanasie humaine légalisé et de plus en plus fréquente et prématurée, syndicalisation à l’os, anti richesse financière personnelle, obligation par légifération de l’État de faire partie de la religion de la laïcité, et j’en passe, j’en passe beaucoup. Si c’est ça que l’on veut inculquer à nos immigrants, on a pas besoin de s’en faire d’en avoir trop. Ils ne viendront simplement pas. …

Votre article est minable et j’espère que vous ne vous considérez pas comme journaliste. Ce serait pitoyable pour eux.

Comment se fait-il que vous soyez le seul commentateur de ce texte qui dise des bêtises pareilles ?

Peut-être est-il le seul à le « dire », mais peut-être q’une majorité silencieuse le pense?

Pure spéculation de ma part…

@ Pierre Audet-Lapointe,

L’objectif visé n’était nullement et en aucun temps de chercher à vous impressionner. J’ai appris plutôt au sein de ma famille l’humilité et la modestie. Mes propos visaient à corriger vos erreurs et la moindre des choses serait selon moi que vous admettiez vos égarements et votre manque de jugement.

Mais est-ce trop vous demander ?

— Autres questions : Êtes-vous le Docteur Pierre Audet-Lapointe membre du Conseil d’Administration de la Fondation québécoise du cancer et cofondateur ou un simple homonyme ? Et si tel était le cas, cela vous dispense-t-il d’être respectueux de vos semblables ?

Le serment d’Hippocrate et la déontologie médicale prévoient en principe de traiter tous les êtres humains avec probité, peu importe leurs origines, sexes, religions et quel que soit leurs conditions.

Je comprends que vos ancêtres se sont installés sur l’île d’Orléans en 1667, un fort bel endroit je dois dire. Cela vous confèrerait-il la propriété de l’État québécois tout comme le privilège de pouvoir mépriser des nouveaux arrivants ? — Beaucoup de territoires dans le monde ont changé de propriétaires ou de mains en quelques 350 ans lorsque les êtres humains n’ont pas été configurés pour vivre éternellement.

Ne pensez-vous pas qu’il soit temps de tourner la page pour plus adéquatement vivre l’instant présent ?

Mes respects !

@ François 1,

Désolé si la réponse adressée à monsieur Audet-Lapointe se trouve sous vos propos. Il s’agit d’une erreur de transmission.

Pour répondre à votre questionnement : Peut-être en effet.

Mais comment quantifiez-vous une « majorité silencieuse » ? Et dites-moi encore qu’est-ce qu’il y aurait de gratifiant à commenter un texte, si vous trouvez que son contenu est minable ?

Enfin prenez garde ! — Les pures spéculations font quelquefois perdre beaucoup d’argent 🙂

J’accepte vos humbles excuses avec la philosophie et la tranquillité d’une personne qui a, elle également et aussi surprenant que ça puisse paraître aux yeux de tous, commis quelques petites erreurs dans le passé. L’important est de ne pas les reproduire n’est-ce pas?

La majorité silencieuse selon ce que j’en sais se veut d’un groupe d’individus peu tapageurs et peu piaillards, contrairement à ses opposants moins nombreux mais plus turbulents, mais qui, au moment crucial et fatidique, fait en sorte que ses idées et/ou ses opinions prévalent, à la grande surprise de tous et principalement des dits opposants qui se croyaient pourtant les plus forts vu le vacarme qu’ils génèrent. Par exemple, les nationaleux péquistes ont cette tendance à gueuler dans tous les sens du terme et dans tous les média mais ils perdent systématiquement presque toutes leurs élections.

Sur l’autre sujet, je ne vois pas en quoi il serait impertinent d’apporter sa contribution à un blogue, créé justement pour obtenir l’opinion des gens, et ce, même si l’on trouve le texte minable.