(Je répète) Officiel: le Canada ne compte plus!

Si on écrit assez longtemps sur un assez grand nombre de sujets, on va finir, de temps à autre, par avoir raison. Mes lecteurs (trop?) attentifs se souviennent donc que, le 20 décembre dernier, j’écrivais un texte portant ce même titre.

Harper: architecte de l'effacement du Canada (Photo: PC)
Harper: architecte de l'effacement du Canada (Photo: PC)

Le retrait, ce mardi, de la candidature canadienne à un siège du Conseil de sécurité de l’ONU est un tremblement de terre dans l’histoire diplomatique du Canada. Jamais, depuis le prix Nobel Lester B. Pearson, inventeur des Casques bleus, n’aurait-on pu penser que le Canada devrait ainsi s’humilier à la face du monde. Le Portugal, plus influent que le Canada ? Une farce, aurait-on dit de tout temps… jusqu’à ce que Stephen Harper devienne la harpie de George W Bush (même après le départ de Bush) et fasse de la charpie de l’hier enviable réputation internationale du pays.

Voici ce que j’en disais il y a 10 mois, le temps d’une grossesse à peine prolongée:

Un point tournant: Copenhague

Lorsqu’un tremblement de terre se produit, il y a toujours des secousses qui en annoncent l’arrivée. Pour le Canada, c’était ce jour de 2008 où le ministère britannique des affaires étrangères avait colligé une liste des pays les plus importants du G20, sans y inclure le nom de notre beau pays.

Ce présage est devenu réalité, en décembre 2009, à Copenhague. Lorsque la présidence danoise a réuni les 27 pays qui comptent pour négocier une entente globale, le Canada n’avait pas de siège réservé. Mieux encore, il ne s’est même pas plaint de ne pas y être. Il ne compte plus, c’est tout. Et ne tient pas vraiment à compter.

Y a-t-il, dès lors, un scénario qui ferait en sorte que cet effacement volontaire devienne gommage institutionnel ?

Que le Canada, donc, ne fasse plus partie du G20, la nouvelle équipe de pilotage des affaires du monde ? Il y en a un. Et s’il devait se réaliser, on reviendrait à Copenhague pour trouver le moment et le lieu ou les conditions de ce déclassement ont été réunies.

Car lorsqu’on y songe, le Canada y a fait l’éclatante démonstration de son inutilité. Stephen Harper ne fut d’aucun secours à ses collègues du G8, Obama, Sarkozy, Brown, Merkel, qui tentaient honnêtement de trouver un accord. Harper ne fut d’aucun secours non plus aux nouvelles grandes puissances du G20, le Brésil, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, qui tentaient, eux, d’obtenir davantage d’appuis financiers du Nord pour faire le passage au vert. Harper joua dans le club restreint des pays qui voulaient que rien ne se passe. Ah, j’oubliais, il fut utile à quelqu’un en effet. À l’industrie des sables bitumineux.

Le Canada, déjà le survenant du G7

Un peu d’histoire, avant de reprendre le fil. Lorsque le premier groupe de leaders fut convoqué, en 1975, par le français Giscard d’Estaing, le Canada n’était pas du nombre. Giscard n’avait aucun respect pour Trudeau et trouvait l’Amérique du Nord fort bien représentée par les USA. C’est Gerald Ford, en 1976, qui a fait entrer le Canada, le plus petit pays du groupe en termes de population ou d’économie.

Malgré sa taille moyenne, le Canada a su, depuis, justifier sa présence. Trudeau et Carter s’entendaient sur les grandes sujets internationaux. Puis Mulroney fut un intermédiaire précieux entre Reagan et Mitterrand — et une voix forte sur le problème alors épineux de l’Afrique du Sud. Chrétien s’entendait avec Clinton, mais, surtout, son ministre Axworthy menait une politique internationale activiste: mines anti-personnelles, Cour pénale internationale, doctrine de la responsabilité de protéger, etc. L’entrée du Canada, par Paul Martin, dans l’intervention afghane de façon nettement disproportionnée à son poids réel dans le monde a aussi maintenu le profil haut d’un pays moyen.

L’arrivée de Stephen Harper sonne le glas d’une politique canadienne justifiant sa présence à la table des grands. La nomination des Peter MacKay puis Maxime Bernier au poste de ministre des affaires étrangères a bien envoyé le signal que la compétence conservatrice ne serait pas mise au service des affaires mondiales.

L’absence d’enthousiasme de Harper pour tous les grands débats : réglementation et taxation internationale, changements climatiques, biodiversité, etc, a fait le reste. Son alignement sans condition aux politiques israéliennes – Harper trouvait « proportionnée » la riposte au Sud Liban et à Gaza – la gifle assénée à l’allié Mexicain en imposant sans préavis des visas à ses voyageurs vers le Canada, le froid induit dans les relations avec la Chine au début de l’ère Harper, le mécontentement semé en Afrique par l’exclusion de nombreux pays de la liste des récipiendaires d’aide canadienne, autant de jalons posés sur la piste de l’isolement. Quand les troupes canadiennes quitteront l’Afghanistan, l’empreinte internationale du Canada sera la plus légère de son histoire.

Cela ne suffira pas pour qu’on modifie les règles d’inclusion au G20 pour l’en déloger. Il faudra qu’une dynamique plus large soit enclenchée.

Or une autre force fut visible, à Copenhague, qui met en cause la composition du G20. Le groupe des 77, qui réunit les pays les plus pauvres de la planète, a raison d’affirmer que leur représentation à la table des décideurs est faible. Et ils sont furieux. Ils ont l’appui d’un comité d’expert, dirigé par Joseph Stiglitz, qui a déposé son rapport au président de l’Assemblée générale de l’ONU en 2009.

Comment calculer ceux qui resteront au G20 ?

Le G20 constitue une avancée historique majeure, regroupant effectivement 65% de l’humanité et 90% de son économie. Cependant ses membres furent désignés par cooptation. 172 pays n’ont aucune façon d’y faire officiellement entendre leur voix, alors qu’une région est outrageusement sur-représentée: l’Amérique du Nord, dont les trois pays, Canada, USA, Mexique, sont membres.

Un groupe d’universitaires fait circuler depuis plus d’un an une proposition d’une grande élégance intellectuelle, qui permettrait de résoudre ces problèmes. Ils suggèrent que soient membres d’office du G20 tous les pays qui comptent une part de plus de 2% de la population mondiale, ou qui représentent au moins 2% du PIB mondial. Ce premier tri donne 15 pays — tous les joueurs importants du G20 actuel — représentant 60% de la population. Restent 5 places à pourvoir. Les auteurs proposent de diviser le monde en cinq régions dont les membres décideraient, par élection ou par rotation, lesquels d’entre eux siègeraient au G20 et pour quelle période et, s’ils le désirent, avec quel mandat de négociation.

Ainsi, les critères d’adhésion seraient clairs, équitables et prévisibles pour les membres permanents, choisis pour leur importance démographique ou économique réelle, et pour les autres membres, assurant une représentation de toute la planète.

Revenons au Canada. En 2008, son économie pèse 2,4% du PIB mondial, donc il serait parmi les invités. Mais selon les auteurs de l’étude, dès 2016 il tombera sous la part des 2%, car le reste du monde croît plus rapidement que lui. Le Canada serait donc relégué dans la seconde catégorie, devant se faire élire ou devant attendre son tour avec les autres pays des Amériques, sauf le Brésil et les États-Unis.

Il est loin d’être certain que cette réforme verra le jour. Rien n’est plus difficile que de faire sortir un État d’un groupe de décision où il est entré, d’où l’énorme difficulté de réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, où les détenteurs de droits de veto (USA, France, Russie, Royaume-Uni, Chine) mourront avant de renoncer à ce privilège issu de la seconde guerre mondiale.

Cependant, si la revendication de représentation des pays pauvres devait être relayée par d’autres acteurs puissants (dont la Chine, le Brésil, certains européens), le fait que la réforme détrônerait le Canada ne pèserait pas lourd dans la balance. Et on se souviendrait de Copenhague.

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(L’article, dans la revue Governance de juillet, s’intitule Rethinking Fundamental Principles of Global Governance: How to Represent States and Populations in Multilateral Institutions. Il est disponible, moyennant finances, ici.)

Son alignement sans condition aux politiques israéliennes – Harper trouvait « proportionnée » la riposte au Sud Liban et à Gaza – la gifle assénée à l’allié Mexicain en imposant sans préavis des visas à ses voyageurs vers le Canada, le froid induit dans les relations avec la Chine au début de l’ère Harper, le mécontentement semé en Afrique par l’exclusion de nombreux pays de la liste des récipiendaires d’aide canadienne, autant de jalons posés sur la piste de l’isolement.
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Le Canada de Harper a délégué sa politique étrangère à nos voisins États-uniens. Pas étonnant que nous soyons considérés comme une succursale des USA à l’étranger.

La place que le Canada avait su forger sur la scène internationale, depuis Pearson, tenait essentiellement à son aspect de médiateur modéré capable de concilier les USA avec certains États. Ajoutons qu’il y avait une tradition de «bons offices» (les leaders de cette tradition étant la Suède et la Suisse) que le Canada avait réussi, tant bien que mal, à se donner.

Tout ces efforts se sont volatilisés en quelques années. Dommage.

Ça prouve que les Boudhistes ont raison de penser que la loi fondamentale de la vie est : l’impermanence de toute chose… Même les fossiles.

Stephen Harper constitue en soi un argument en faveur d’une éventuelle souveraineté. Pour moi il est clair que ce carriériste est le capitaine d’un navire qui n’est pas le notre, ou du moins lequel nous donne bien des vertiges! Difficile de s’affirmer fier d’être Canadien quand on est gouverné par ce grand dépendeur d’andouilles.

Le Canada ne comptait déjà pas pour moi, puisque le jour où j’ai imaginé que le Québec deviendrait un pays, le Canada ne comptait plus pour moi. Je ne suis pas du tout triste ou déçu, puisque les décisions internationales de nos voisins, les Canadiens, qui tristement, nous touchent comme un peu des dommages collatéraux, me rebutent depuis fort longtemps et il est évident que ces décisions ne respectent pas et pour la plupart du temps, les volontés des Québécois. En fait, pour une fois j’apprécie que les autres pays donnent une leçon à ces petits vendeurs d’armes et de matières extras-polluantes.

Je suis personnellement vraiment content que le régime Harper se fasse enfin remettre à sa place par la communauté internationale. Si il n’a que faire de l’opinion de la majorité des canadiens, peut-être qu’une telle déconfiture leur mettra un peu de plomb dans la tête… bien que j’en doute!

Car au fond, les principaux responsables de cette débâcle restent les partis d’opposition fédéraux. Mais pas en raison de leur discours dissonant fasse à la politique étrangère harperienne… mais plutôt en raison de leur manque de courage et de vision – et peux-être leur chauvinisme – qui les empêche de s’unir dans un gouvernement de coalition qui, seul, permettrait de débloquer l’impasse démocratique actuelle dans laquelle le gouvernement fédéral stagne depuis quelques années. Cette élan de coalition – ridiculisé injustement sous Stéphane Dion – pourrait bien changer la face même de la politique canadienne, et en modifier profondément les mœurs.

Au lieu de cela, les partis d’oppositions actuels préfèrent jouer le jeu du régime Harper qui consiste à diviser pour mieux régner…

Quand tu n’as pas le courage de changer les choses, faut que tu prenne un peu du blâme tout de même! Et si tu n’en saisi pas l’occasion pour vraiment te bouger les fesses… alors c’est que tu es vraiment à blâmer!

De toute façon, un pré-requis pour qu’un pays puisse siéger au Conseil de sécurité de l’ONU est certainement que ledit pays ait une politique étrangère. Or, ce n’est plus le cas du Canada depuis l’arrivée au pouvoir du Reform Party. Le Canada est tout simplement devenu le Mini-moi des États-Unis.

Il faut croire que les pays membres de l’ONU ne voulaient pas voir ceci à la table du Conseil de sécurité:
http://i.telegraph.co.uk/telegraph/multimedia/archive/01216/shagged-me_1216261i.jpg

Canada our time to lead. Ça c’est le nouveau slogan du Globe & Mail admettons que c’est mal parti pour cette »grande nation »…

Décrottez-vous les yeux…
Canada,Usa,Europe,Chine…êtes-vous sérieux? Vous croyez encore que des patriotes de leur pays respectifs manigancent pour l’intérêt de leur patrie?
Vous croyez encore qu’en votant aux 4 ans,ce qui revient à dire de vous la fermer pendant 4 ans, que vous êtes représentés.
Que vous soyez Américain, God saves Uncle Sam = Canadien ou autres, ils vous rient au visage mais vous êtes si bêtes que vous ne voyez et même pire, vous ne sentez pas la crotte très odorante qui masque vos yeux (près du nez).
Les décisions sont prises par un groupe d’élites qui usent des grands communicateurs que sont vos politiciens qui ont comme seul mandat de vous transmettre et faire avaler en décalage ce qui sera votre réalité.
Relisez…je ne me répeterai pas.

J’ai vraiment hâte qu’harper et son gouvernement soient relégués à l’arrière-scène.

À Daniel Rochefort, votre commentaire # 6 :

»Je suis personnellement vraiment content que le régime Harper se fasse enfin remettre à sa place par la communauté internationale… »

Très bien dit.

C’est ce qui arrive lorsque l’on est dirigé par un séparatiste albertain enragé, un premier ministre qui pense qu’il importe peu que le Canada ait une, deux ou dix capitales nationales.

Il faut être carrément imbécile pour vouloir refaire le Canada en pays militariste. Que ce soit sa population, sa géographie, son histoire – rien ne prédispose le Canada à devenir une force militariste. Son rôle de médiateur lui va beaucoup mieux.

Harper mérite bien cet échec.

Un siège non permanent pour le Canada au conseil de sécurité de L’ONU aurait été l’équivalent de donner un deuxième vote aux États-Unis. En fait, un vote pour le parti Républicain.

J’invite vos lecteurs à voir si le Canada compte ou non à la lumière de ce qu’a dit Naomi Klein dans une entrevue accordée à DemocracyNow (28 juin 2010) au sujet du G20 . L’entrevue complète se trouve ici : http://www.democracynow.org/2010/6/28/naomi_klein_the_real_crime_scene) :

Passage choisi, traduction libre

« (Le G20)… a été conçu en 1999 pour être un sommet des ministres des Finances. (…)

Il y a environ dix ans, Paul Martin, alors ministre des Finances du Canada, et plus tard Premier ministre, était en réunion avec Larry Summers. En 1999, Summers était candidat au poste de secrétaire du Trésor sous Bill Clinton. Les deux hommes discutaient de l’idée d’agrandir le G7 pour accommoder les économies des pays émergents, comme la Chine et l’Inde, qui avaient connu une croissance très rapide. (…) Donc, ce que Martin et Summers ont fait—histoire que nous avons appris la semaine dernière seulement (par le Globe and Mail)— c’est qu’ils ont dressé une liste des pays invités au club (…) et de l’aveu de Paul Martin, ces pays ne sont pas simplement les vingt premières économies du monde, en fonction de leur PIB, ce sont aussi les pays qui ont le plus d’importance stratégique pour les États-Unis. Ainsi, Larry Summers a décidé, évidemment, que l’Iran ne serait pas de la partie, mais que l’Arabie Saoudite y serait. L’Arabie Saoudite, mais pas la Thaïlande ! Il aurait été logique d’y inclure la Thaïlande car elle avait été à l’origine, deux ans plus tôt, de la crise économique asiatique. Cependant, la Thaïlande n’a pas le même poids que l’Indonésie aux yeux des États-Unis, donc l’Indonésie était invitée, mais pas la Thaïlande. Ce qu’on retient de cette histoire est que la création du G20 a été une décision très directive : deux hommes puissants qui décident ensemble (des membres du G20).

Il semblerait que ce soit une tentative de contourner les Nations Unies, où chaque pays a une voix, et de créer un club G7 ou G8 élargi dans lequel certains pays en voie de développement sont invités, mais pas en assez grand nombre pour rendre les puissances occidentales minoritaires au sein du groupe. Ainsi, nous assistons à un affaiblissement de l’Organisation des Nations Unies. Je pense que c’est dans ce contexte que le G20 doit être compris… »

Étant donné la raison d’être réelle du G20, je vois mal les États-Unis accepter les critères d’adhésion proposés par ce groupe d’universitaires.

Philippe Axelsen

Je suis profondément déçu que le Canada ait mérité cette exclusion à un siège au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Quel aurait été la plus value pour ce Conseil d’avoir le Canada comme membre. Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur, le Canada qui a été à l’origine des casques bleus pour la paix, a amené le Canada à faire la guerre malgré l’opposition d’une majorité de sa population. Entre 2000 et 2009, Ottawa a fait bondir les dépenses militaires de 49 %, soit l’une des croissances les plus rapides parmi les grands pays militaires, selon un nouveau rapport de l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI). D’un pays au service de la paix, nous sommes devenus un pays au service de la guerre. Il y a déjà trop de ces pays au Conseil de Sécurité des Nations-Unies. La planète a besoin de pays qui veulent faire la paix à ce Conseil de Sécurité.

J’espère qu’avec ce déclassement humiliant, nos troupes sortiront plus rapidement encore de l’Afghanistan et que des canadiennes et canadiens n’iront plus tuer d’autres peuples.

Si les Etats-Unis avaient été candidat pour un siège sur le Conseil de Sécurité (au lieu d’en avoir un permanent), ils n’auraient pas été élus non plus, à mon avis. Quand on connait ceux qui votent à l’ONU, qui est élu au Conseil des droits de l’homme, par exemple (Iran, Cuba, la Libye, ) etc., ce n’est vraiment pas un déshonneur cuisant que de de pas être élu dans ces circonstances là.

Depuis trop longtemps, les canadiens vivent avec une image de leur pays qui date de 60 ans au moins. Tu écoutes Flaherty dire que les ministres des autres pays du G8 l’envient d’être canadien, s’en est pathétique. Je les laisse finir la destruction de leur pays et je continue à bâtir le miens!

Laissez-moi vous dire que c’est tout un deuil qui est ressenti dans le Globe and Mail et le National Post. Cette humiliation fait mal. Le Canada qui refuse au Québec un tribune internationale n’a que ce qu’il mérite pour sa politique de l’arrogance.

Enrageant de lire certains éditoriaux ce matin, particulièrement celui du Globe. Non, ce ne sont pas les pays africains ou musulmans qui ont fait des pressions pour que le Canada ne soit pas à cette table. Ce sont les USA, la Chine, la Russie et la France.

USA = NAFTA-gate et le snobisme de Stephen Harper qui a préféré Tim Horton’s au discours d’Obama à l’ONU. Jamais de ma vie je n’ai vu autant de venim dans les relations entre le Canada et les USA. Monsieur Harper fait un grand tort au Canada en poursuivant sa campagne pour défaire Obama. Il devrait arrêter sur le champs de s’ingérer dans la politique interne de nos voisins.

Chine = quand le G&M parle de politique étrangère fondée sur des principes c’est une farce. Faire des grands discours sur les droits humains et changer de cap par la suite ce n’est pas une politique fondée sur des principes. Le voyage de Harper en Chine fut un désastre semé de remontrances. La Chine certainement a fait pression pour que le Canada n’ait pas ce siège.

Russie = est-ce qu’il y a quelqu’un avec une intelligence normale qui croit vraiment que la Russie veux nous attaquer en passant par l’Arctique? A part la cervelle de moineau de Harper, ne n’en connais pas.

France = plus de pays europées siègent à cette table, mieux c’est pour la France.

Contrairement au Globe, je crois qu’il faut jetter le blâme – et 100% sur les épaules du gouvernement canadien.

« Le Portugal, plus influent que le Canada »? Bien sûr que non. Plus populaire? Sans doute. Simplement: le Portugal a des idées qui correspondent plus étroitement aux lieux-communs et clichés tiers-mondo-islamo-gauchistes qui font la pluie et le beau temps à l’Assemblée Générale de l’ONU.

Pourquoi font-ils la pluie et le beau temps? Parce qu’Ils sont partagés par les pays du Tiers-monde, les pays musulmans et les pays communistes. Ces pays forment l’immense majorité à l’assemblée générale de l’ONU, et la plupart ont peu de respect pour la démocratie ou les droits de l’homme. Ne pas recevoir leurs votes n’est pas exactement une rebuffade!

Il ne faut pas confondre influence et concours de popularité.

Félicitations au Canada pour ne pas plier automatiquement devant l’agenda tiers-mondo-islamo-gauchiste de la majorité des pays de l’ONU: cette majorité étant formée de pays non démocratiques, peu alphabétisés, et peu respectueux des droits de l’homme vers lesquels AUCUN Canadien ne désirerait émigrer, mais auquel la gauche québécoise donne tant de crédits, mais sans fantasmer d’ y émigrer ELLE-MÊME!

honorable @

« Portugal a des idées qui correspondent plus étroitement aux lieux-communs et clichés tiers-mondo-islamo-gauchistes »

Wow! Islamo et gauchistes! Non mais la droite dit n’importe quoi! Vive la liberté d’expression mais là c’est trop.

Que fait encore le Canada au G8 alors qu’il ne fait plus parti des 8 plus grandes économies mondiales depuis plus d’une décennie?

Chaque fois que j’entends parler du G8 je pense à Roger D. Landry. Pas capable d’oublier ses pubs pendant le dernier référendum où il soulignait la chance qu’on avait de vivre dans un grand pays qui siège au G7!

Bientot on ne sera même plus au G20!

Ce qui m’inquiète le plus dans tout ça, c’est la transmutation d’un acteur important dans les mécanismes de maintien de la paix dans le monde. Le Canada, était capable d’écouter, de considérer, de comprendre et d’agir dans une certaine mesure avec neutralité. C’était rassurant et surtout très inspirant d’avoir un impact positif et constructif dans ces processus.

L’Allemagne semble maintenant disposé à jouer ce rôle à la place du Canada.

Le Globe & Mail, avec raison, écrivait ceci dans son éditorial sur le sujet:

« If Canada’s failure to win a Security Council seat is a result of Conservative foreign policy, then it says more about the UN than it does about Canada. »

« Il ne faut pas confondre influence et concours de popularité. » honorable

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Pas plus qu’il ne faut confondre pertinence et propagande. 🙂

Jean Émard

Tout ce que ca dit, c’est que l’Alberta ne peut faire partie du conseil de sécurité.

Pas parce que l’Alberta est de droite et pro Israel. Les USA sont de droite et pro Israel. Mais parce qu’elle est isolationniste, anti-diplomatique et elle n’arrive même pas à protéger ses propres ressortissants.

Quant au Portugal, leur poulet grillé asu charbon est excellent.

à Honorable!
Difficile de suivre la logique de vos arguments car ce sont ces mêmes pays que vous qualifiez de tous les maux, qui ont voté régulièrement pour le Canada au Conseil de sécurité toutes les fois, antérieurement, où il s’est présenté.

Le fait que l’Assemblée générale des Nations Unies ne rassemble pas que des démocraties, loin de là, est un argument un peu fallacieux pour expliquer ce qui s’est passé car cette réalité là n’a pas changé. Par contre, la politique canadienne, elle, a passablement changé.

À cet égard, peut-être pouvez-vous prendre en considération pour expliquer le vote les courriels transmis par de nombreux canadienNEs aux délégations expliquant pourquoi en tant que citoyenNEs, ils et elles ne considéraient pas que leur pays méritait cette nomination, avec une longue liste d’arguments à l’appui, allant de l’abolition du recensement obligatoire qui nous exclut des informations statistiques internationales au dossier Omar Khadr où le Canada ne respecte pas ses engagements internationaux en passant par combien d’autres dossiers!

PS j’aimerai bien plus de détails sur les pays « gauchistes » car j’ai de la difficulté à comprendre ce dont il est question au vu des gouvernements en place actuellement dans la plupart des pays de la planète… à moins que vous classiez Lula à cette enseigne???

C’est l’aboutisement « normal » des conneries de la drette.

Un réputation qui a mis 50 ans a se construite et détruite en quelques années par le gouvernement Harper.

Jean Émard

Mais faut-il être assez stupide pour avoir seulement espéré obtenir ce siège au Conseil de sécurité de l’ONU !

Cette décision de bloquer le Canada est logique car tout dans le CV du Canada des tristes années Harper montre que s’il avait obtenu ce siège prestigieux, le Canada n’y aurait agi que comme saboteur en essayant d’imposer son idéologie néo-libérale stupide et rétrograde. Car en n’en pas douter c’est bien là que résidait la motivation de Harper à poser la candidature du Canada : réduire au maximum l’influence de l’ONU.

Quand à ceux qui se réjouissent de cet échec en pourfendant stupidement l’ONU, nous pourrions les assimiler à des dinosaures, non pas à cause de leur âge ou de leur taille mais à cause de la petitesse de ce qui leur tient lieu de cerveau.

«La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence.
L’intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n’en a pas.» [Claude CHABROL]

Nous vivons dans un vilain monde où il est préférable d’assurer sa sécurité en achetant des F-35 et en formant des alliances impopulaires que de quémander ce genre de siège dans une assemblée formée en majorité de dictatures ou de pays voyous. Nous n’avons pas besoin l’appui de ces gens là. Il serait même honteux d’avoir leur appui honnêtement. Qui veut l’appui de la Russie? De la Chine? De Cuba? De la Libye? De la France? Mieux vaut conserver ses principes et que de séduire ces gens là. La fierté canadienne n’est pas monnayable.

@Alain Chartrand: le monde islamique et la gauche font régulièrement lit commun. Vous ne l’aviez pas encore remarqué? Pourquoi font-ils lit commun? Parce qu’ils ont les mêmes ennemis.

Oussama Ben Laden, dans ses vidéo-cassettes, cite régulièrment des occidentaux de gauche pour appuyer ses prétentions. Par exemple, dans sa vidéo du 7 sept. 2007 intitulée « Un message du cheikh Oussama Ben Laden au peuple américain. », il cite Noam Chomsky et Emmanuel Todd, auteur de « Après l’empire », etc.

Et il ne cite AUCUN occidental de droite!

Manifestement, Ben Laden sait reconnaitre ses véritables alliés, parmi les non-musulmans.

« Nous vivons dans un vilain monde où il est préférable d’assurer sa sécurité en achetant des F-35 et en formant des alliances impopulaires » Véritasse

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On assure sa sécurité en évaluant chacune des situations au mérite et non pas en considérant le monde comme un monde binaire composé de bons et de méchants.

Jean Émard

Ça me laisse complètement indifférent,pour moi mon pays c’est le Québec, et le Canada,c’est un pays étranger,comme les U.S.A,je me fout royalement de tout ce qui arrive à ce pays.
Mon seul souhait est d’en sortir et au plus tôt.

@sylvie paquerot: depuis la dernière présence du Canada au Conseil de Sécurité en 1989-1990, 33 nouveaux pays, incluant 9 nouveaux pays musulmans, sont devenus membres de l’ONU. Je ne crois pas que ces 33 nouveaux pays se soient abstenus de voter…

De plus, la politique étrangère canadienne est, depuis quelques années, plus affirmative et moins complaisante que dans le passé. Cela ne plait pas toujours aux islamo-gauchistes (islamistes et gauchistes ont les mêmes ennemis) et aux chapelles pseudo humanitaires.

« Pour obtenir la faveur des chapelles, proclamez à tort et à travers votre horreur de la guerre, en prenant soin au moment d’un conflit de ne pas examiner les choses de trop près. » (Julien Freund)

@véritasse qui raconte »… Nous n’avons pas besoin l’appui de ces gens là. Il serait même honteux d’avoir leur appui »

Si c’est le cas, pourquoi alors S. Harper y tenait tant ??? Est-il sénile prématurément ?

Le Canada ce n’est pas un pays c’est un conglomérat d’entreprises depuis 1867: CP Rail, CN Rail, Sables bitumineux.
Le Québec fera partie du Conseil de sécurité de l’ONU dix ans après son indépendance de par son internationalisme culturel et économique ouvert sur le monde.
Le Canada se retirera en faveur du Québec comme il l’a fait pour le Portugal hier.
Car le Canada sera fier qu’un pays de la Vallée du St Laurent (qui va jusqu’à Toronto) fasse partie de ce Conseil de Sécurité de l’ONU!!!

Rêve ou réalité!!!
Pourquoi le Portugal au lieu du Québec!!!
L’histoire le dira…..

C’est plutôt l’ONU qui ne compte plus et ce depuis plusieurs années.

Je n’ai jamais compris pourquoi Harper a perdu son temps à vouloir avoir un siège sur le conseil de sécurité.

L’ONU c’est le « show de boucane » BCBG des dictateurs et des diplomates corrompus.

On devrait être fier de ne pas avoir eu le vote de la racaille onusienne.

@David: l’inversion purement partisane faite par M. Lisée est très symptomatique. En effet, s’il y a procès à faire, c’est avant tout celui de l’assemblée générale de l’ONU , et non celui du Canada!

M. Lisée n’a-t-il jamais jeté un coup d’oeil à la composition des différents Conseils des droits de l’homme de l’ONU?

Soyons clair: ce n’est pas que le Canada ne compte plus, c’est que l’assemblée générale de l’ONU ne compte plus. Depuis des décennies, elle a grandement perdu en crédibilité, et presque personne ne prend au sérieux ses prononcés. Ou plutôt, nous les prenons pour ce qu’ils sont: l’opinion d’une masse critique d’états totalitaires et/ islamiques contre laquelle la minorité d’états démocratiques et avancés ne font généralement pas le poids.

@David et honorable

Ce que vous dites, c’est un peu comme le type qui veut s’acheter une Ferrari et qui devant le refus de la banque de le financer, affirme qu’il ne l’a finalement pas acheté parce qu’un Ferrari, c’est inutile!

On aura beau critiquer l’ONU, reste que sur la scène internationale, le Canada vient de prendre une maudite débarque en crédibilité et en poids diplomatique….

@ Benton

J’aime bien ton analogie avec la Ferrari.

Parce que les gens comme moi vont te dire que gaspiller autant d’argent sur une voiture, dans le seul but d’impressionner son voisin, c’est un gaspillage d’argent.

La Ferrari onusienne coûte 75 millions de dollars au Canada.

Et le poids diplomatique du Canada, who cares ?

@David

Donc si les riches gaspillent en se payant des Ferrari, quelque part, l’impôt ne les prends pas à la gorge et tant qu’à gaspiller, il serait plus utile à la communauté en payant plus d’impôts!