Jean Perrault

Âge : 64 ans Maire depuis : 1994 Municipalité : Sherbrooke Population : 149 495 habitants

Votre premier dossier chaud

À mon arrivée à la mairie, les Sherbrookois disaient : « Il n’y a rien à faire à Sherbrooke. Lorsque nous avons des invités, nous les amenons à Magog ou à North Hatley ! » Dès 1994, j’ai entrepris de redynamiser la ville, en particulier le vieux secteur industriel, où il y avait beaucoup d’immeubles abandonnés. Nous avons créé la Cité des rivières, où l’on a transformé une vieille gare en marché public – le point de départ du train touristique Orford Express. On a aussi aménagé un sentier piétonnier et une piste cyclable autour du Lac des Nations. L’hiver, une piste glacée y est construite. Quelque 800 000 personnes fréquentent chaque année la promenade du Lac des Nations ! Pour un éducateur physique, c’est une belle réussite.

La réalisation dont vous êtes le plus fier

La fusion harmonieuse de Sherbrooke, en 2002, avec sept municipalités : Lennoxville, Bromptonville, Fleurimont, Saint-Élie-d’Orford, Rock Forest, Deauville et Ascot. Il faut dire qu’avant ce regroupement les mairies avaient conclu 52 ententes intermunicipales afin de partager leurs services d’incendie, de police, d’eau potable, de bibliothèque, etc.

Sherbrooke est la ville la mieux gérée au Québec, selon une étude publiée en 2009 dans le magazine Maclean’s.

Ce qui a le plus changé depuis le début de votre mandat

Les Sherbrookois me disent que j’ai transformé leur ville. Ils en sont fiers.

Le secret de la longévité d’un maire

Il faut être passionné. Un maire travaille sept jours sur sept. Lorsque je fais mes courses, je rencontre des citoyens et je les écoute (ma femme ne m’accompagne plus, car elle trouve que cela prend trop de temps !) Un maire doit aussi être capable d’admettre ses erreurs.

Le principal défi de votre successeur

En ce moment, les maires canadiens sont inquiets [Jean Perrault est président de la Fédération canadienne des municipalités]. Nous craignons qu’en raison du déficit le gouvernement fédéral ne transfère des responsabilités aux gouvernements provinciaux, qui nous les transféreront à leur tour. Sans nous donner d’argent supplémentaire… Cela aura un impact direct sur les municipalités.