Josh Freed: Trésor national

Vive Josh !

Mon collègue blogueur Josh Freed publie sur l’écran d’à côté une très belle « Lettre d’un anglo à Pauline Marois« .  J’invite tous mes amis souverainistes à la lire.

Je ne dis pas qu’il a raison, sur notre programme. Mais je dis qu’il faut entendre ces inquiétudes et ces espoirs. Non pour ne pas avancer comme nous avons promis de le faire. Mais pour avancer dans le dialogue, dans la compréhension des objections. Voici d’ailleurs son passage essentiel:

Mme Marois, je peux être en désaccord avec vos propositions sur l’identité, mais ce sont des idées légitimes dans une société démocratique. Et la seule façon de s’y opposer, c’est de manière légale et pacifique.

Au Québec, nous nous battons avec des mots et non des armes, avec des votes et non des coups de feu. Et il est essentiel que nous tentions d’écouter ce que chacun a à dire.

Quand vous nous avez parlé le soir de votre élection, j’ai constaté avec bonheur que vous aviez changé de ton. Pour la première fois depuis le début de la campagne électorale, j’ai senti que vous parliez à la fois à la communauté anglophone, ainsi que la communauté francophone.

Je suis donc prêt à vous laisser une chance d’exercer vos fonctions de première ministre avant de porter un jugement.

Je vous félicite pour le calme et le courage dont vous avez fait preuve pendant les événements de la soirée. Je vous félicite aussi d’être la première femme à occuper le poste de premier ministre au Québec.

Bravo Josh !

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« On ne peut plus se moquer de nos anglophones, ils sont devenues bilingues! Ils nous comprennent! » – Yvon Deschamps

« La chose importante, c’est que 80% des anglophones disent qu’ils se définissent comme Québécois dans le sondage, une affirmation que nous n’aurions jamais faite il y a même une décennie. »

* Mon boss (un anglais 110%) m’a déjà dit:
« Je soui Quebecouâ »
Et il était très fier de dire ça

Et un peu après, il m’a dit:
« Je soui frouâ »

J’ai froid versus je suis froid … c’est TRÈS différent 🙂
le verbe avoir et être … pas évident! LOL

Je suis indépendantiste mais pas anglophobe
mon premier chum était un anglais

SUGGESTION POUR LA LOI 101

Pour pouvoir étudier dans un CEGEP / Université anglophone, ils devraient faire passer un test de français OBLIGATOIRE …
SI vous coulez le test, vous n’allez pas au CEGEP anglophone! C’est tout!
DEAL WITH IT!

Peu importe votre langue maternelle, pour pouvoir aller dans un CEGEP / Université anglophone,
vous devez d’abord et AVANT TOUT:
MAITRISER LE FRANÇAIS
Langue officielle de la province!

Ainsi, on règle bien des affaires…

Bonne journée!

Ça ressemble à une main tendue, à un effort de compréhension. C’est bien. Il faudrait cependant que nos compatriotes anglophones réalisent que certaines mesures que l’on prend ne sont pas dirigées contre eux. Elles visent à assurer notre survie dans un environnement très majoritairement anglophone. Faudrait cesser de prêter à notre volonté de vivre en français en Amérique du Nord des odeurs de crimes contre l’humanité.

Nous avons tous intérêt au dialogue constructif. Mais quand je lis tous ces commentaires extrémistes dans le presse anglophone, et même dans certains forums francophones, je me demande quand il sera possible de réconcilier tous ces points de vue divergents.
Nous ne sommes pas dans une république de banane pour régler nos problèmes a la pointe de la mitraillette…
Dépêchons-nous de mettre de l’eau dans notre vin avant qu’il ne tourne au vinaigre.

Avec tout le respect que j’ai pour vous et votre collègue, je pense que c’est à la limite insultant. Revenons au fait, les anglophones du Québec, de quoi se plaignent t’ils? Je n’ai pas à énumérer la différence entre nos anglo. au Québec et les franco.au Canada, vous êtes capable d’en tirer ce qui est. Je crois que les gens en ont assez de ces tournures intellectuelles pour nous éloigner de notre ras le bol. Je pense que si le PQ à court terme ne réalise pas que beaucoup de Québécois comme moi ne veulent plus de ce genre de formule qui nous demande de comprendre l’incompréhensible, j’ai bien peur que votre parti n’ira pas loin et les gens se tourneront vers un ON. Personnellement je n’ embarque plus là dedans. Les Québécois ne sont pas pressés ils sont fatigués et informés. Maintenant à vous de jouer.

Moi, je suis mi-figue, mi-raison. Cet homme est heureux si nous sommes raisonnables, si nous restons dociles avec la loi 101, si nous laissons Montreal devenir « anglaisée » comme le dit VLB. Cet homme veut être rassuré : nous demande-t-il si nous le sommes, nous, rassurés, à l’aise dans ce Québec français qui nous glisse entre les mains ? Pas un mot sur ça. Status quo and let’s speak English !

« Je suis donc prêt à vous laisser une chance d’exercer vos fonctions de première-ministre… »

Il est vraiment bon pour elle n’est-ce pas? Et pour nous aussi bien sûr!

« Typical »

Richard Henry Bain était aussi québéqwa et à n’en pas douter un amant du Québec, sa dévotion pour Céline en témoigne, il voulait simplement sauver «sa» province du désastre péquiste. Il n’y a pas de plus grand amour que celui qui sacrifie sa vie pour sauver la vie des siens. Combien de Josh Freed la Canada anglais peut-il aligner contre des Richard Henry Bain ?

Bravo M. Freed, si tout les anglophones étaient comme vous le monde serait meilleur.

La normalité au Québec c’est que tout le cycle scolaire(primaire,secondaire,cegep) se déroulent en français(sauf pour les anglphones de souches car ils ont leurs propre réseau scolaire)L’anglais serait enseigné comme langue seconde pendant tout le cycle afin que l’étudiant soit fonctionnel à la fin. Ceux qui veulent étudier en anglais seulement ils peuvent le faire dans une institution privée. Ça c’est la normalité d’une nation qui se respecte.

En fait, ce qu’il dit c’est qu’il souhaite vivement que rien ne change quant à la place du français à Montréal… Un ami comme cela… je m’en passerais volontier.

« Y a-t-il beaucoup de Freed au canada anglais?
Un ,deux, trois? sur 15 millions? »

Bien dit, M. Raymond Roy.

M . Lisée, je vous trouve bien docile maintenant que vous êtes devenu député autonomiste-provincialiste péquêteux. Voici le dernier paragraphe de mon commentaire à Josh Freed en réponse à sa lettre adressée à Mme Marois: « Alors, à quand l’appel des leaders de votre communauté au respect de la langue officielle du Québec ? Répondez. »

Ce que souhaitent la poignée d’anglophones modérés comme Freed, c’est que nous ne faisions rien, ce qui équivaut à laisser peu à peu le rouleau compresseur canadien nous passer dessus pour finir la job. Nous n’avons pas d’appui au Canada anglais. Cessons de rêver.
Je n’ai pas envie de financer l’anglicisation du Québec à même mes impôts. Nous devons prendre sans complexe ni culpabilité les rênes de notre destin.

Je suis donc prêt à vous laisser une chance d’exercer vos fonctions de première ministre avant de porter un jugement.

un tit peu vaniteux le MONSIEUR, non mais…

Il reste que la minorité anglophone au Québec est probablement la minorité linguistique la plus choyée au monde.

La radio anglophone semble être majoritaire à Montréal. Un réseau hospitalier anglophone gras dur, avec un CHU svp. Avec trois universités anglophones pour 7% de vrais anglophones, va-t-on pour une fois s’interroger sur le degré de subvention des universités anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec ?

On en est rendu au point où le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais : alors que les véritables anglophones représentent 7 % de la population du Québec, le réseau collégial et universitaire anglophone québécois reçoit environ 25 % des subventions.

J’ai lu et répondu. Je rêve. I have a … Pourquoi est- ce que je me sens si ému devant cette lettre? Un Anglo, ça peut écouter? Ça a des oreilles? Ça peut comprendre?

Dites, M. Freed, vous êtes nombreux comme ça? Où êtes-vous juste une petite chapelle assidue des terrasses de la rue Mont-Royal qui joue au Scrabble français pour faire oublier le geste d’un désaxé.

Non, je préfère rêver… Je vais même me mettre à vous lire. Tout d’un coup que le plaisir continuerait….

Le problème c’est que les anglophones du Québec et du ROC, y compris monsieur Freed, refusent catégoriquement de nous considérer nous les Québécois francophones descendants des Canadiens-français comme un peuple distinct qui veut être considéré et reconnu comme une nation.

Pour eux, nous sommes et nous devons rester une minorité parmi d’autres du Canada et ils trouvent normal que les immigrés s’intègrent surtout à eux.

Et il leur apparaît comme inconcevable qu’une minorité puisse en vouloir autant en matière de langue.

Pour eux, le gouvernement québécois et le parlement québécois ne sont pas un gouvernement national ni une assemblée nationale mais le gouvernement d’une simple province canadienne comme les autres.

Eux et nous nous croisons dans la rue et nous nous côtoyons mais ne vivons pas dans le même pays. Nous n’avons pas le même pays dans la tête.

Et en plus il y a plein de Québécois de langue maternelle française qui vivent dans leur pays à eux et non dans celui de ceux et celles qui se considèrent comme étant de nationalité québécoise.

Et,ce qui est ahurissant, c’est que les anglophones ne semblent pas avoir avancé d’un poil depuis le référendum de 1980.

C’est qu’ils croyaient avoir gagné pour de bon surtout depuis 1995.

Ce n’est pas une raison pour abandonner le combat.

L’aspiration à la liberté ne peut disparaître. A mon avis elle est inscrite dans la nature de l’ être humain.

J’ai beaucoup de mal à comprendre les réactions négatives à la lettre de Josh Freed. Cet élan de patriotisme anglo-québécois est aussi rafraîchissant que rassurant et il ne mérite aucun mépris. Nous sommes en deuil et il compatit. Nous sommes divisés et il tend la main. Cet homme, qui est tout aussi québécois que nous, brise un silence plusieurs fois centenaire. Il exprime tout l’amour qu’un anglais peut avoir pour le Québec et pour Montréal en particulier et il nous y cherchons tout de suite une mauvaise intention? Qui sommes-nous pour nous permettre une telle preuve d’ignorance et d’intolérance?

Qu’on s’entende, je suis pour une application plus rigide de la loi 101 et aussi pour la laïcité de l’état et de ses services, mais pour moi, un québécois anglophone, qu’il soit d’origine britannique, roumaine, italienne, pakistanaise ou hassidique, mérite aussi bien qu’un pure laine d’appartenir à notre peuple, notre nation. C’est justement sur ce point que nous n’arrivons pas à rallier plus de citoyens québécois à la cause souverainiste. L’Amérique, si elle appartient à quelqu’un, elle appartient aux autochtones. Du point de vue historique, tous les autres – nous inclus – sont arrivés à peu près en même temps. La plupart des familles hassidiques d’Outremont sont ici de puis la fin du 19ème siècle. La mienne serait arrivée vers le début du 18ème. Qui est le plus chez lui? Ni un ni l’autre. C’est ça la vérité. Notre lutte pour la sauvegarde du français n’en est pas moins importante. Mais il est dangereux d’ignorer le contexte dans lequel nous le faisons. Nous en avons maintenant la triste preuve.

Nous sommes incapables d’intégrer efficacement et positivement les différentes communautés culturelles au Québec. Ça crève les yeux. Il est là le problème. Les forcer à s’adapter à nous, c’est être géré par notre peur de disparaître. Ça sent la panique et ça sonne xénophobe. Soyons fiers de ce que nous sommes et permettons aux autres communautés d’en faire autant, et rien ni personne ne pourra nous faire disparaître. Intéressons-nous aux autres cultures qui font le Québec d’aujourd’hui. Sondons leurs désirs, leurs besoins et leurs craintes et il ne nous verrons plus comme des extrémistes ou des racistes. Nous ne pouvons pas exiger au ROC de changer de discours. Nous pouvons cependant être les premiers à prendre le chemin de la tolérance.

Wow bravo ! Il y a peut-être peu de gens qui pensent ainsi parce que les médias leur martèlent la tête de peurs stupides. J’ai des francophones qui m’ont dit qu’ils ne voteraient pas PQ parce qu’ils ne voulaient pas perdre leur pension. D’autres refusent d’être dirigés par une femme. Il est temps qu’on apprenne à moins personnaliser un parti à travers son chef. C’est une équipe qui travaille.Les élus sont là pour servir le bien du Québec et non pour un parti politique. L’opposition devrait exister pour améliorer les lois présentées et non pour se battre en vue de la prochaine élection qui aura lieu, malheureusement très vite.

Les journaux sont en grande partie rsponsable ainsi que notre système de votation de ce qui s’est passé le soir du 4 septembre. Mais, prétendre que c’est un cas unique, c’est de l’angélisme.
Les fédérastes ont toujours essayé de semer la violence pour défendre leur pouvoir. Je me rappelle de l’accident de René Lévesque, du feu à Alliance Québec. Quand j’étais dedans on m’a dit que je ne serais pas un Mendela, on m’a dit aussi qu’il y avait une escouade préparée à la violence si le Québec votait oui pour son indépendance. Nous avons toujours perdu parce qu’on a toujours minimisé ce phénomène. Il est normal que le pouvoir veulent nous tenir à la gorge. Si le Québec était si nul, on ne serait pas tenté de nous forcer par tous les moyens de demeurer au sein du Canada.

Ce que les anglais peuvent penser ,j’en ai rien à cirer,je ne veux pas d’un Québec qui soit un minicanada,