Jour 22 : derniers préparatifs avant le premier débat

La campagne a été mise entre parenthèses aujourd’hui, les quatre principaux chefs fédéraux se préparant à croiser le fer pour un premier débat en français sur les ondes de TVA. Le dernier sondage Léger place les libéraux et les conservateurs à égalité.

Photo : La Presse canadienne

Le libéral Justin Trudeau, le conservateur Andrew Scheer, le bloquiste Yves-François Blanchet et le néo-démocrate Jagmeet Singh s’affronteront, dès 20 h, sur les ondes de TVA. Il s’agit par ailleurs du premier débat pour Justin Trudeau depuis le déclenchement des élections, puisque le chef libéral s’était absenté de l’événement organisé par le magazine MacLean’s et le réseau de télévision Citytv en début de campagne.

En matinée, le chef libéral Justin Trudeau s’est entraîné à la boxe avec l’entraîneur Ali Nestor, alors que le chef néo-démocrate Jagmeet Singh s’est rendu au marché Atwater pour y acheter des collations pour son équipe de préparation de débat. Les deux autres chefs, Andrew Scheer et Yves-François Blanchet, ont préféré faire profil bas pour se préparer au débat.

Quant à Elizabeth May du Parti vert et Maxime Bernier du Parti populaire du Canada (PPC), ils n’ont pas été invités au débat et ont fait campagne dans leur circonscription respective.

Libéraux et conservateurs toujours au coude à coude

Les allers-retours d’un océan à l’autre, les controverses, les annonces et les attaques politiques n’ont eu que bien peu d’effet sur les électeurs, d’après la plus récente enquête menée par Léger pour le compte de La Presse canadienne, du 27 au 30 septembre.

Comme c’est le cas depuis le déclenchement de la campagne, le Parti libéral du Canada (PLC) et le Parti conservateur du Canada (PCC) demeurent à égalité avec chacun 34 % des intentions de vote.

Loin derrière, le Nouveau parti démocratique (NPD), à 14 %, et le Parti vert du Canada, à 11 %, se battent toujours pour la troisième place au vote populaire. En queue de peloton, le PPC ferme la marche avec 2 %.

Au Québec toutefois, le Bloc québécois semble en voie de remporter son pari de brouiller les cartes alors qu’il s’immisce dans le peloton de tête. La formation menée par Yves-François Blanchet perd cependant un peu de terrain au profit du PCC.
Les électeurs québécois favorisent, eux aussi, les libéraux à 34 %, mais ils ne sont que 25 % à soutenir les conservateurs, contre 21 % pour le Bloc québécois. Le NPD n’obtient que 10 % d’appuis au Québec, suivi du Parti vert (8 %) et du PPC de Maxime Bernier (2 %).

Scheer s’engage à interdire le rejet d’eaux usées non traitées

Un gouvernement conservateur travaillerait avec les provinces et les municipalités pour empêcher le rejet d’eaux usées non traitées dans les cours d’eau. Le chef Andrew Scheer ne faisant pas campagne, afin de pouvoir se préparer au débat en français à TVA en soirée, c’est donc son lieutenant québécois Alain Rayes qui en a fait l’annonce.

« Nos cours d’eau ne devraient pas servir de décharges toxiques, et nous avons la responsabilité de protéger ces biens naturels vitaux pour les futures générations », a-t-il indiqué.

Environnement Canada estime que de 2013 à 2017, plus de mille milliards de litres d’eaux usées non traitées ont fui ou ont été volontairement rejetés dans les cours d’eau du pays.

Singh veut se démarquer du Bloc Québécois

Quelques heures avant de croiser le fer avec ses rivaux, le chef du NPD Jagmeet Singh est allé faire un tour au marché Atwater, à Montréal, où il n’a pas manqué de souligner les différences entre son parti et le Bloc québécois.

« Le grand contraste entre nous, les néo-démocrates, et le Bloc, c’est que pour faire face aux grands enjeux qui touchent les Québécois et Québécoises comme la crise climatique, il faut travailler ensemble, a-t-il lancé. Et le Bloc ne peut pas et ne veut pas travailler ensemble avec le reste du Canada. Si on veut vraiment réduire nos émissions de gaz à effets de serre, si on veut faire face aux inégalités qui existent dans la société, il faut travailler ensemble. »

Le Bloc québécois dévoile le cadre financier de sa plateforme

Le Bloc québécois ne propose pas de retour à l’équilibre budgétaire, mais estime pouvoir contrôler les déficits du gouvernement fédéral avec de nouvelles sources de revenus. « C’est un plan qui respecte l’expertise et les champs de compétence de Québec, tout en correspondant à ses besoins réels », a déclaré Yves-François Blanchet dans un communiqué.

Le Bloc propose des déficits stables oscillant entre 12 et 18 milliards de dollars chaque année, mais prévoit à terme que le déficit sera de 5,5 milliards de moins que le solde budgétaire du directeur parlementaire du budget. Le cadre financier du Bloc engage 54 milliards de dollars en nouvelles dépenses sur quatre ans, dont la part du lion (17 milliards) revient à une hausse des transferts en santé et en éducation et services sociaux.

Le parti propose d’augmenter le Transfert canadien en matière de santé et le transfert pour les programmes sociaux et l’éducation postsecondaire de 6 % par année, comme le Québec le demande depuis des années. Il veut aussi augmenter le pouvoir d’achat des aînés avec une hausse de la pension de la Sécurité de la vieillesse — une mesure qui coûterait 16 milliards de dollars sur quatre ans.

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