Justin Trudeau: danger ou cadeau pour Stephen Harper?

Photo : Jonathan Hayward / PC

Ce dimanche, pendant que les  trois candidats à la succession de Jean Charest prenaient part au deuxième débat de la course à Québec, à Vancouver, se tenait le premier de cinq «débats» publics entre les neuf candidats à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC).

Je place le mot «débats» entre guillemets parce que, dans les faits, il y aura eu fort peu de vrais débats opposant des idées divergentes sur des enjeux de fond.

Et ce, malgré qu’il y ait pas moins de neuf candidats en lice – quatre femmes et cinq hommes, incluant trois candidats du Québec.

Soit les Justin Trudeau, Marc Garneau, Deborah Coyne, Martin Cauchon, Martha Hall Findlay, George Takach, David Bertschi, Karen McKrimmon, Joyce Murray.

Un secret de polichinelle

Véritables débats d’idées ou pas, il reste qu’à moins d’un incident très sérieux de parcours d’ici le vote du 14 avril prochain, Justin Trudeau, héritier politique de son père – du moins pour ce qui est de son nom -, a toujours de fortes chances de remporter cette course.

Or, à ce premier «débat», le principal problème de Justin Trudeau est apparu. À nouveau. À savoir, une propension, sur un certain nombre des questions, à rester vague. Comme si son nom ou son penchant pour les effets oratoires un tantinet théâtreux, suffiraient presque, à eux seuls, à tenir lieu de contenu. Ou encore, à laver le PLC des effluves restant du scandale des commandites.

Qu’à cela ne tienne, rien ne semble indisposer pour autant ceux et celles qui voient en lui le prochain sauveur du Parti libéral et un jour, premier ministre.

Pour ce faire, face aux conservateurs de Stephen Harper et au NPD de Thomas Mulcair, Justin Trudeau veut camper le PLC au «centre» de l’échiquier politique en insistant beaucoup sur la «classe moyenne», mais la substance, là aussi, manque encore. Son arme principale étant, dit-il, son intention de tendre la main aux Canadiens de tout le pays…

Mais encore?

Sur la question politique cruciale portant sur la possibilité, ou non, d’une alliance stratégique avec le NPD et le Parti vert pour la prochaine élection visant à empêcher la division du vote non-conservateur, le débat de dimanche aura livré a cette idée un enterrement de premier ordre. Hormis pour Joyce Murray.

Évoquant à sa place un possible changement du mode de scrutin on ne sait trop quand, ni comment, la seule possibilité soulevée, du bout des lèvres, fut d’en discuter après l’élection si jamais il en sortait un gouvernement minoritaire. Un gros «si» pour le moment.

Bref, à moins d’un revirement majeur d’ici là, Stephen Harper fera face de nouveau à une opposition divisée lors de la prochaine élection générale en 2015.

Divisée entre le PLC, le NPD, le Parti vert et ce qu’il en restera du Bloc québécois. Mais ça, c’est une autre histoire…

Rappelons que c’est fort de l’union de la droite réussie en décembre 2003 entre l’Alliance canadienne (elle-même, la descendante du Reform Party) et de l’ancien Parti progressiste-conservateur, que Stephen Harper est devenu chef de ce nouveau Parti conservateur du Canada (PCC) l’année suivante.

Fort aussi des effets dévastateurs pour le PLC du scandale des commandites, de la commission Gomery et de la désunion de l’opposition,  il devenait premier ministre en janvier 2006. Même minoritaire, cette victoire posait le premier jalon d’un régime résolument très conservateur.

Seule exception à cette désunion: en 2008, l’échec d’une tentative sérieuse de former une «coalition» PLC-NDP. Appuyée par le Bloc, elle fut déjouée par la décision de la gouverneure générale d’accorder à Stephen Harper la prorogation du Parlement qu’il lui demandait pour éviter, dans les faits, de tomber sous le vote de non confiance à venir des partis d’opposition.

Treize ans de pouvoir pour les Conservateurs… minimum?

En effet, c’est dès 2006, soit moins de trois ans après cette fusion de la droite, que le PCC prenait le pouvoir. Minoritaire, il deviendrait néanmoins majoritaire en mai 2011. Et ce, avec moins de 40% des voix.

Dans les années qui ont suivi, Stephen Harper fut également très chanceux, politiquement, de se retrouver face à des chefs libéraux – Stéphane Dion et Michael Ignatieff -, dont certaines faiblesses objectives lui auront permis de les diaboliser facilement et ad nauseam.

Aujourd’hui, si une simple alliance pré-électorale des forces non conservatrices – et non pas, une fusion -, est rejetée de manière aussi claire au PLC, l’idée pourrait fort bien revenir sur le tapis après 2015.

Du moins, si les conservateurs devaient encore remporter une victoire majoritaire lors de la prochaine élection.

D’ailleurs, si Justin Trudeau devient chef du PLC et qu’en tant qu’héritier de la dynastie Trudeau, il demeure même minimalement populaire hors Québec, le risque d’une division encore plus marquée du vote non-conservateur risque en effet d’assurer aux conservateurs une seconde victoire majoritaire.

En fait, comme je le notais ici, «c’est au NPD – devenu l’opposition officielle en 2011, que cela poserait le plus grand problème en divisant encore plus le vote non-conservateur. Comment le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, fera face à ce défi en 2013, sera un des éléments les plus importants à suivre cette année en politique fédérale».

Or, si le scénario d’une seconde victoire majoritaire s’avérait en 2015, l’élection suivante ne serait qu’en… 2019. Ce qui, aurait déjà donné à Stephen Harper rien de moins que treize années au pouvoir.

Et ce qui aurait donné beaucoup, beaucoup de temps à M. Harper pour tenter d’atteindre son but aussi connu qu’ultime. Soit de modeler de plus en plus la culture politique canadienne selon les valeurs conservatrices.

Soit dit en passant, c’est à peu de choses près, le même temps qu’aura pris un certain Pierre Trudeau pour modeler quant à lui la culture politique canadienne selon sa propre vision des choses. Incluant une nouvelle constitution adoptée sans le Québec.

En effet, entre sa première victoire en 1968 et les négociations constitutionnelles de 1981 – avec une pause de quelques mois en 1979-80 alors que les conservateurs de Joe Clark, élus minoritaires, prenaient, puis perdaient le pouvoir – Pierre Trudeau aura mis de douze à treize ans à «trudeauiser» /sic/ cette culture politique.

Et depuis 2006, les Canadiens assistent à une longue et patiente tentative de la «harperiser» /sic /…

Par la force des choses?

Bref, c’est en 2015 que le sort d’une alliance possible entre les partis non-conservateurs se décidera vraiment. Et qu’elle se décidera à partir des résultats de l’élection générale.

Si les conservateurs venaient à obtenir une seconde victoire majoritaire, la realpolitik, par la force des choses, pourrait fort bien remettre à l’ordre du jour cette idée.

Tout au moins – en excluant toute fusion pour cause de différends majeurs entre les programmes du PLC, du NPD et des Verts -, celle d’une alliance ou d’une coalition stratégique en vue des élections de…. 2019.

Mais bon… Bien de l’eau coulera sous les ponts fédéraux d’ici là…

Alors, Justin Trudeau, s’il devient chef du PLC, sera-t-il un danger électoral – ou un cadeau – pour les conservateurs de Stephen Harper? L’avenir le dira…

***

Et la dignité de la fonction?

Il y a de ces moments où l’on se demande bien jusqu’où peut aller le manque de jugement au nom d’une campagne électorale ou à la chefferie.

De tout temps, ça ne manque pas d’images étonnantes de ce que peuvent faire certains politiciens pour «séduire» l’électorat…

Il arrive en effet de ces moments où la dignité de la fonction devient, on le dirait bien, tout à fait secondaire.

Un cas-type: au lendemain de ce premier débat, le député libéral de Westmount et candidat à la chefferie, Marc Garneau, postait lui-même cette photo sur son fil twitter en le coiffant, si je puis dire, d’un titre se voulant rempli d’humour et d’esprit: «Marc of Green Gables».

À vrai dire, même Line Beauchamp en serait restée «pantoite» /sic/…

 

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Encore Justin Madame Legault? Je crois que sa femme va finir par commencer à se douter de quelque chose…

Bon…trève de plaisanterie: il vous fait peur à ce point?

Excellente nouvelle pour les fédéralistes ça.

M. Justin Trudeau s’est fait couper les cheveux, probablement pour paraître ainsi plus Premier-ministrable mais, ça ne lui convient pas. Il risque de perdre ainsi, des votes de la majorité des femmes, parce qu’il ne ressemble plus ainsi au David de Michel-Ange…habillé.

Pour le reste, les candidats au poste de chef de parti, ne peuvent pas être trop spécifiques sur leurs objectifs afin de ne pas trop déplaire à certains futurs électeurs sauf pour des promesses de bonbons, si utiles aux élections.

Sir cette photo, est-ce M. Trudeau qui est très grand ou M. Cauchon qui est très petit ?

Bonjour,

Bien sûr, nous vivons une course au leadership en tant que Canadiens, soit celle du Parti Libéral, ce flamboyant « Natural Governing Party » qui façonna le Canada actuel et qui tassa toujours les nationalistes du Québec à gauche durant le dernier siècle, quoique souvent à coups de butoir. Un moment donné, faut bien comprendre….. Tout en spécifiant que les militants du Parti Libéral n’ont jamais attendu un Sauveur quelconque en ayant depuis des décennies cette alternative alléchante de « voter pour des Libéraux pressés avec le NPD ». Ce parti de gauche dans lequel évoluait Monsieur Pierre Elliot Trudeau jusqu’au milieu des années 1960.

En outre, avec neuf candidats afin de susciter des débats, le Parti Libéral, ce grand parti d’intellectuels Canadiens dans le passé semble plutôt opter cette fois ci pour des candidats un peu plus populistes, les deux derniers dirigeants, soit Messieurs Stéphane Dion et Michael Ignatieff avaient plutôt l’air de « professeurs donnant un cours magistral à des étudiants du 3ème Cycle ». En étant totalement dans leur bulle « du haut savoir » inaccessible pour bien souvent le commun des mortels.

Et pour faire foi de tout, Monsieur Stéphane Dion en « vrai pitbull de l’environnement intellectualisa tellement sa fonction ministérielle de Ministre de l’Environnement » qu’il ne put en décrocher et amena le Parti Libéral à l’extrême gauche de l’échiquier en étant « pogné » entre le Parti Vert et le Parti Communiste dont certains candidats de ces deux partis conseillaient même à leurs commettants de voter pour le Parti Libéral, c’est peu dire.

Et tant qu’au brillant chercheur et universitaire de l’envergure de Monsieur Stéphane Dion, soit Monsieur Michael Ignatieff, ce brillant personnage fut « démonisé à outrance » par les Torys longtemps avant la tenue de l’élection en le présentant comme « un Canadien américanisé qui passa sa vie aux STATES en enseignant à Harvard ». Un de mes bons amis anglophone de Colombie Britannique me démontra il y a plusieurs années ce fait, soit de demander à un Canadien : Qu’est ce qu’un Canadien ? Et la très grande majorité des Canadiens répliquent : C’est le contraire d’un Américain. Un peu comme cette publicité de Molson il y a une décennie : My name is Joe and I’m Canadian…..

Par ailleurs, Monsieur Justin Trudeau se doit de recentrer le Parti Libéral. N’oublions jamais que les Conservateurs de Monsieur Stephen Harper gouvernèrent minoritaires depuis 2006. Et voilà la clef de l’énigme….. Les Torys utilisèrent cette ruse en gouvernant avec une kyrielle de mesures du Parti Libéral de 2006 jusqu’en 2011, ce qui put fort bien berner plusieurs électeurs qui ne sont pas tous politisés. En croyant avec cette usure de cinq années que les Torys et le Natural Governing Party n’étaient que « blanc bonnet et bonnet blanc»…….. Cette méprise porta malheureusement les Conservateurs au pouvoir.

Finalement, la grandiose Histoire Canadienne nous démontre que le Parti Conservateur peina toujours et plia l’échine très vite par la gouvernance. Nul doute que la table est mise pour le retour au centre gauche et au centre de l’échiquier politique Canadien. Le Parti Libéral du Canada ainsi que le NPD saura faire table rase en se partageant le pouvoir. Les Canadiens et de loin savent depuis longtemps la différence entre la gauche et la droite. L’Histoire Canadienne nous confirme que cet immense pays se gouverna au centre gauche pour devenir ce qu’il était avant le passage des Torys, ces lécheux de bottes américaines….. Bien à vous, John Bull.

Une affaire de cheveux ici : M. Trudeau en a fait enlever, ce qui lui enlève une bonne partie de son charme et M. Garneau en a fait ajouter, en couettes, ce qui le discrédite complètement comme clown grotesque qui cherche à faire peuple en montrant son manque de goût total. Quand un candidat à la chefferie d’un parti ne se rend pas compte qu’il est ridicule, ça n’annonce rien de bon.

Une autre affaire poilue.

Le problème de Trudeau, c’est qu’il demeure un contenant, sans contenu. Et à mesure qu’il essaie de mettre du contenu, il se met le pied dans la bouche. Son plus gros défi n’est pas de remporter la chefferie libérale, mais bien plutôt de se positionner face au gouvernement actuel et au NPD. Or, avec toute la difficulté dont il fait preuve pour simplement présenter des positions claires, il est clair qu’il a encore une longue route à faire pour constituer une alternative pertinente aux conservateurs et aux néo-démocrates.

Par ailleurs, Harper se frotte déjà les mains à l’idée de pouvoir ressortir plusieurs des déclarations passées de Trudeau. Ce qu’il a déjà fait d’ailleurs lors des dernières partielles fédérales. Et ça ne fait que commencer…

À votre question, Madame Legault, je répond « cadeau ».

D’une part, peu importe si le PLC est dirigé par Justin Trudeau ou un(e) autre chef, il lui faudra ensuite affronter le Parti conservateur. Or, celui-ci est désormais très bien implanté et dispose sur le terrain d’une redoutable machine politique. Il lui suffira de maintenir sa base actuelle et d’aller grappiller quelques autres circonscriptions en Ontario, après quoi sa majorité sera assurée, à toutes fins utiles.

D’autre part, n’en déplaise à certains, de nombreux électeurs au Canada ont la mémoire longue. Je vous rappelle que l’Ouest canadien (où les électeurs sont proportionnellement de plus en plus nombreux) n’a jamais digéré le Programme énergétique national (une idée du paternel de Justin, en passant). De plus, au Québec, le PLC n’a plus réussi à remporter une majorité de sièges après 1980 et, depuis ce temps, ses prises de position ou agissements (p.ex., rapatriement de la Constitution sans la signature du Québec; opposition à l’Accord du Lac Meech; scandale des commandites) ne sont pas de nature à favoriser le renversement de cette tendance.

Harper va en faire une petite bouillie haut la main de Justin « or Just-In ».

Harper va demeurer au 24 Sussex un autre terme et ça va écoeurer beaucoup, beaucoup les québécois. Ça c’est une bonne nouvelle.

Merrrrci

Bonjour,

Tout comme Monsieur Justin Trudeau se paya le luxe de « débouler en faisant une pirouette un escalier d’une douzaine de marches » devant Monsieur Patrick Lagacé, ci devant chroniqueur de La Presse et collaborateur aux Francs Tireurs de Télé Québec, comédien démontra au Québécois comment débouler en pirouettant un escalier de 12 marches sans se faire une seule égratignure, sans même se déplacer une mèche ni salir sa chemise blanche tout en étant cravaté. Et bien oui, comme disait ma grand mère, « ce ne sera que la moitié de sa face ».

En terminant, avec un passage à Tout le Monde en Parle, cette Messe du Dimanche des Pure Laine à la grandeur du Québec, Monsieur Justin Trudeau n’aura qu’à marcher sur les mains en descendant un escalier et ce ne sera que la moitié de sa face. Ainsi la question du Québec sera réglée en deux temps et trois mouvements. Et une bonne partie de « certaines têtes heureuses » parmi nos nationalistes à nous Autres seront vite confondus….. Bien à vous, John Bull.

Personnellement, la présence de Justin Trudeau ne modifiera pas d’un poil ma position politique dans l’arène fédérale.

À la limite, si JT devait devenir premier ministre du Canada, ce qui est tout à fait improbable, tout ce je pourrais en dire c’est qu’il sera devenu le leader des fédéralistes québécois incapables de se voir autrement que vivant au dépend du Canada. Même en tant que leader des parasites fédéralistes, JT ne sera encore une fois qu’une potiche pour les vrais décideurs, les financiers de Bay Street à Toronto.

Mais du point de vue de Harper, JT sera sans aucun doute un cadeau. En affichant au grand jour la vacuité du PLC, JT donnera à Harper l’opportunité de démontrer toute la force de son néo-libéralisme intransigeant et outrancier, propre à tous ces partis politiques de la droite.

Si mes prévisions s’avèrent nous pourrons dire qu’avec l’aide de Trudeau, Harper aura définitivement démontré le clivage complet et définitif du « Rest of Canada » et du Québec. Seuls les fédéralistes québécois incapables de se percevoir debout et non dépendants d’Ottawa continueront à rester aveugles devant la réalité, exactement comme Platon décrit ses personnages prisonniers dans la caverne car ils refusent de se lever et de regarder au grand jour le monde à l’extérieur de leur caverne.

« Il vient un temps où l’esprit aime mieux ce qui confirme son savoir que ce qui le contredit. Alors l’instinct conservatif domine, la croissance spirituelle s’arrête. »
[Gaston Bachelard]

Lors de la seconde guerre mondiale les alliés abandonnèrent l’idée d’assassiner Hitler lorsqu’ils comprirent qu’il était leur meilleur allié, bien involontairement.

En Effet, Herr Hitler, parce qu’il avait pris le commandement des opérations, menait ses troupes aux désastres et rendait la victoire des alliés plus probable.

Justin Trudeau, de par sa nature juvénile et de surcroît inexpérimenté, jouera dans les mains de l’équipe de M. Harper, qui elle est extrêmement expérimentée, aguerrie et intelligente.

Oui, je sais, M. Trudeau a lui aussi une équipe, d’idéologues en plus, mais elle refuse de voir ce qui s’en vient. Alors…

Alors, si en plus on refuse, par raisons idéologiques, de danser avec l’opposition, on facilite la victoire des Conservateurs.

Lors de la seconde guerre mondiale, les USA et la Grande-Bretagne firent front commun avec la Russie soviétique, qui pourtant, elle aussi avait attaqué la Pologne. Mais entre deux maux il fallu choisir le moindre : Staline.

Les pauvres et prétentieux Libéraux, les dirigeants s’entend, sont incapables de voir venir la nouvelle déferlante, ce raz-de-marée pourtant prévisible.

Diviser pour régner. Les Conservateurs n’ont même pas à faire quoique ce soit. L’adversaire fait tout le nécessaire, tout le travail de sape.

» Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est c… on est c… » Sacré Georges, va. Quel philosophe!

Justin Trudeau est un danger pour l’héritage politique de son père comme Georges W Bush le fut pour le sein.Il ne faut pas oublier que Justin possède aussi les gênes de sa mère. En ce moment il faut se demander lesquels ont prévalus dans ses comportements jusqu’à maintenant. Le Canada est un pays conservateur, l’épouvantail de la séparation ne favorise plus les libéraux, et d’ailleurs le reste du Canada ne lèvera plus le petit doigt pour conserver le Québec, M.Harper a déjà reconnu la nation Québécoise et sa valeur politique pour lui, est aussi minime que la valeur des premières nations. Le Canada va demeurer conservateur aussi longtemps que l’Alberta l’est demeuré jusqu’à ce jour. Justin perd son temps M.Harper ne boxera pas avec lui.

Pour continuer sur ma lancée, on pourrait dire que Samson a perdu de la force après sa coupe de cheveux, ce qui l’a perdu.

La même chose pourrait bien arriver à M. Trudeau s’il ne se les fait pas, de nouveau…allonger.

Comme doit aussi le croire M. Charest : Longs cheveux frisés vaut mieux que retraité dorée.

Un cadeau pour Harper à mon avis. Le Canada de P.E.Trudeau n’existe plus. Les descendants des anglo-saxons ont été dépassés en nombre par les nouveaux venus qui viennent de pays où le conservatisme social et économique a été historiquement dominant. C’est sur eux que les conservateurs s’appuieront pour rester au pouvoir encore 20 ans. Tout le monde n’est pas ravi des changements sociaux et culturels qui ont ébranlé bien des certitudes de ces 60 dernières années…
La marijuana est la première culture d’exportation du pays devant le blé et le maïs.Le taux de natalité reste bas sauf ds certaines communautés aux valeurs plutôt conservatrices. Vous croyez que tout le monde trouve ça cool?
Quant Justin, il est très à l’aise en anglais mais beaucoup moins en français où il semble toujours sur la défensive…et il n’a pas l’envergure intellectuelle de son père.

@ Denis Drouin (# 10):

« Personnellement, la présence de Justin Trudeau ne modifiera pas d’un poil ma position politique dans l’arène fédérale. » (sic)

Oh boy…attendez que je m’assieds. Je sens que je vais m’évanouir devant une telle information. Je suis sidéré…

Pour ce qui est de votre théorie vaseuse sur le clivage Québec – VS – ROC, ça fait 40 ans que les séparatistes croient tenir enfin LE filon qui les mènera à leur cage à homards et au Grand Soir alors…

Bonjour,

Bien sûr, Monsieur Justin Trudeau ne sera surtout pas un cadeau pour Monsieur Stephen Harper. Mais, nous pouvons constater « l’oeil torve » de certains sur ce blogue simplement en nommant le Fils de l’AUTRE. Monsieur Justin Trudeau eut cet insigne honneur d’être « détesté royalement par nos péquistes des sa naissance ». Avant que le Fils ne lève le petit doigt. Voilà les folles énergies nationales « gaspillées pour donner une importance à quelqu’un en le détestant ». Soit de donner à cette personne « un immense pouvoir sur ta pauvre condition de nationaliste ». Pas étonnant qu’avec des bougres si pleins de haine et de rage mal contenue, les péquistes n’ont pas fait des enfants « forts ». Tout en mettant leurs énergies pour détester cet Autre qui ne pense pas « national », voilà pourquoi la pauvre Cause ne gigote plus pantoute et ne se grouille plus parce que les nationalistes québécois mettent leurs énergies entières pour détester. Tout comme cet homo quebecus nationalus déteste avec l’oeil Torve Monsieur Justin Trudeau.

Effectivement, en revenant du café en allant chercher mes quotidiens, je jasais à l’aube avec un VRAI indépendantiste d’Option Nationale ainsi qu’un VRAI gauchiste de Québec Solidaire, surtout pas un péquiste dans les deux CAS. Quelques péquistes sur le blogue n’ont pas l’oeil torve pour rien. Car de puissants lobbys péquistes auraient l’oeil ouvert sur le retour de Monsieur Lucien 49.4 % d’Effet Bouchard pour « artrousser et arlancer la Cause, me disaient en substance ces deux fiers défenseurs de la langue française au Canada.

De plus, en y allant sur la menace pour le Parti Conservateur du retour en force du Natural Governing Party, n’oublions pas que Monsieur Stephen Harper et les Conservateurs furent « élus par la queue du COAT du Parti Libéral » et ce qui dépassait en ayant gouverné depuis 2006 jusqu’en 2011 en étant « MINORITAIRES » avec des mesures libérales et toute une kyrielle avec en plus cet interventionnisme de gauche de l’État, cet apanage du Parti Libéral Canadien et du NPD.

Et voilà ce qui leurra la population Canadienne en baissant « la garde » avec les Conservateurs sur ce long terme de six ans où les Conservateurs furent assez rusés pour surfer sur cette plateforme électoraliste pour jeter de la poudre aux jeux avec cette expectative que « blanc bonnet et bonnet blanc » fera bien son travail dans le cabochon des moins politisés. Maintenant, depuis le 2 de Mai 2011, les Canadiens ont réappris à la dure ce qu’est un gouvernement Conservateur surtout si ceux ci ont cette propension antérieure des nationalistes québécois de lécher les bottes des Yankees.

Finalement, Red Necks de l’Alberta resteront bien ce qu’ils sont tout comme resteront nos bons Blues Necks nationalistes de droite. Car cette haine viscérale envers l’Héritage de Monsieur Pierre Elliot Trudeau dit le Paternel qui nationalisa le pétrole Albertain en créant Pétro Canada qui était propriété étatique d’Ottawa afin que tous les Canadiens profitent de cet « OR NOIR, et bien OUI, cette haine viscérale venait des Red Necks de l’Albertains et de nos bons Blues Necks nationalistes au trognon. Car pour cette bande de citoyens d’extrême droite, cette nationalisation était de « l’ingérence dans le droit des provinces et qu’il fallait privatiser Pétro Canada ainsi que tout ce qui bouge sur les propriétés étatiques. Voilà pourquoi les Conservateurs de Monsieur Brian Mulroney qui firent campagne avec toute la machine électorale du Parti Québécois en 1984 avec tous les Ministres ainsi que Monsieur René Lévesque prirent le pouvoir le 4 de Septembre 1984. Et que dès le lendemain, le 5 de Septembre 1984 commença le démantèlement de Pétro Canada pour vendre le tout à l’entreprise privée ainsi que de dérèglementer les transports « soit air, ferroviaire et terrestre » afin de vivre le beau grand « rêve des nationalistes québécois » de ce pays digne de Manifest Destiny soit un pays du Rio Grande à la Rivière La Grande. Avec un beau dollar américain non francisé en prime pour les québécois et québécoises pour en faire « plusse ».

En conclusion, tout ce détours et tous ces sparages pour démontrer que « Plus ça change et plus c’est pareil » et que les gouvernements Conservateurs au Canada dans le siècle dernier ont eu « toutes les misères du monde à faire deux mandats », car les Canadiens ne sont pas si bêtes en constatant vite les dégâts souvent irréparables comme fut le Libre Échange avec les Yankees. Et qui sait, comme me disait à l’aube ce Vrai indépendantiste d’Option Nationale soit : En espérant que les nationalistes québécois ne soient pas assez « fou braque » pour aller essayer de ressusciter le petit Morceau de Bloc sur la Colline d’Ottawa en voulant faire la souveraineté à Ottawa car impossible de la faire au Québec. Cela les nationalistes québécois en sont bien capables comme « chiens dans le jeu de quilles » afin de reporter le Parti Conservateur au pouvoir rien que pour dire avec leur immense intellect : Quin toué, Trudeau le Fils de l’Autre. Ainsi va la vie dans un monde où le nationalisme sévit avec « ses racines dehors »….. Bien à vous tous, John Bull.

@ François 1 # 16

Je suis tellement peiné d’avoir ainsi osé attaquer votre preux chevalier.

Quant à ma « théorie vaseuse » je crois bien qu’elle vaut au moins autant que votre attitude d’aplaventrisme devant l’autorité fédérale. Bien que vous ayez droit à votre opinion sur cette question politique je ne peux que constater que votre parasitisme est bien ancré chez-vous et chez la plupart des fédéralistes québécois. Car si on gratte un tout petit peu la motivation de votre choix politique on en arrive rapidement à la crainte de ne plus être protégé et entretenu par le maître à Ottawa.

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»
[Emmanuel Kant]

» … les nouveaux venus qui viennent de pays où le conservatisme social et économique a été historiquement dominant. C’est sur eux que les conservateurs s’appuieront pour rester au pouvoir encore 20 ans. » Claude Buysse

C’est sans doute pour ça qu’ils ont fuit leur pays d’origine et qu’ils ont choisi le Canada. Parce qu’ici, c’était différent. Non?

@ Denis Drouin (# 18):

Vous avez le droit, au Canada car nous sommes toujours CANADIENS, de penser comme vous le voulez contrairement à ce que préconisait très sérieusement votre Pierre Bourgault il y a un certain temps, et ce, même si vos opinions tiennent plus du folklore pittoresque que de l’actualité. Au Canada, on est tolérant!

Certaines fois, à vous lire, je me crois revenu sur les Plaines d’Abraham à combattre Wolfe ou aux côtés de la poignée de Patriotes. Soit dit en passant, vous avez une nette propension à tenter de préserver la mémoire des loosers…mais…bon à chacun ses idoles.

Notre pays, le beau et grand Canada, c’est du solide, du concert, du réel (des gens risquent leur vie pour venir y vivre!) du winner quoi alors que votre Républik du Québec tient de la pensée magique qui frôle la fumisterie. Un évoque, trémolo dans la voix le pays indépendant du Québec quand ça ne compte pas, mais on range ce genre de discours le plus loin possible aussitôt que la période des élections provinciales approche.

Bonjour,

Bien sûr que ma perspective aidant, Monsieur Justin Trudeau sera loin d’être un cadeau pour les Torys de Monsieur Stephen Harper. Car le plus grand cadeau que s’offrirent dans l’Histoire Canadienne les Conservateurs d’Ottawa fut toujours l’appui inconditionnel des nationalistes québécois qui la plupart du temps ont des raisons que leur propre raison « ignore ». L’Histoire Canadienne est jalonnée de faits plutôt abracadabrants concernant bien des sbires du côté nationaliste québécois. Et puisque le vin est tiré, buvons le jusqu’à la lie…. tout en regardant et en écoutant « à travers les branches le vide abyssal du côté péquiste de par sa vacuité ».

En effet, comme nous savons tous ou presque, excepté bien sûr nos amis de la gang des péquistes, le Parti Québécois naquit dans un mémorable show de boucane du Fondateur en faisant un tel boucan pour empêcher ses disciples de s’apercevoir « que le diable est dans les détails». Et « boucane pas de boucane », nos péquistes n’ont pas d’excuses d’être aussi confus, assez pour être péquistes et membres du défunt Bloc Québécois en même temps. Tout comme le Parti Québécois arriva en 1968 dans la foulée de l’arrivée de la pilule anticonceptionnelle, ce pauvre parti né dans la confusion se positionna comme un puissant « contraceptif » pour empêcher l’Indépendance de naître, la Mère Porteuse qu’était le RIN se fit avorter sur le champ en se faisant Hara Kiri en plus.

En outre, voilà la question existentielle. Est ce que le Parti Québécois naquit en 1968 pour n’être que de la « masturbation intellectuelle » ? Quoique difficile d’affubler le mot intellectuel à ce groupe si confus que furent les péquistes qui d’entraves en entraves depuis 45 années empêchent l’Indépendance de naître en enfargeant les Vrais de vrais partis indépendantistes et ceux de gauche pour affirmer grossièrement et individuellement : l’Indépendance, c’est moué ! Et pourtant, depuis 45 ans que nos amis les péquistes se « masturbent intellectuellement » en se « tapant des vessies » pour de tristes lanternes. En zigonnant dans le matelas de la pseudo souveraineté de la semaine des quatre jeudis. Et bien sûr, faute de matelas la grande majorité du temps, cette bande de nationalistes confus « zigonnent dans le tapis ». Il n’y a rien à leur épreuve car faute d’os à ronger, ceux ci se rongent le frein.

Finalement, toute cette entourloupette, toute cette fornication pour démontrer que le plus grand cadeau pour les Conservateurs de Monsieur Stephen Harper ne sera pas Monsieur Justin Trudeau mais bel et bien encore une fois les nationalistes québécois, ceux qui ont de la graine de péquiste dans le corps. Encore une fois afin de se stimuler toute la gang ensemble, nos nationalistes du côté des péquistes tenteront encore une fois d’écrire un autre chapitre sur cette « masturbation intellectuelle » qui fut le défunt Bloc Québécois. Tout simplement, nous verrons un meneur de claques nationaliste sonner l’hallali en suggérant une autre fois aux nationalistes d’envahir la Colline d’Ottawa pour essayer de ressusciter le P’Tit Morceau de Bloc. Ne craignez pas, Monsieur Stephen Harper, vous aurez vos appuis et votre cadeau des nationalistes québécois qui comme depuis plus de 23 ans iront « ZIGONNER » sur la Colline d’Ottawa tout en se « masturbant intellectuellement » en se faisant des « accroires » que la souveraineté est sur le point de naître….. Bien à vous, John Bull.

Cher John Bull, tu m’as bien fait rire…
Je ne serais pas surpris que ce soit le ROC (Rest of Canada ) qui «crisse» le Québec en dehors de la (con)fédération.
Voilà mon hypothèse: Harper dirige un gouvernement encore plus majoritaire en 2015 et donne l’indépendance du Québec moyennant la cession du Nord du québec qui devient une nouvelle province autochtone. N’oublions pas que, en 1949, Joe Smallwood a obtenupar chantage que le Labrador soit annexé à Terre-Neuve comme condition à ce que Terre-neuve se joigne au Canada. Le Québec deviendrait alors un petit pays, à la dimension des ambitions de ses habitants. Depuis le temps que les «séparatristes» comparent le Québec à la Suède…

Bonjour,

En remerciant Monsieur Gérard Monfils avec son commentaire No 22 en lui disant: Merci de rire avec moi car je souffre d’hilarité continuelle avec nos péquistes depuis plus de 40 ans, car depuis 45 longues années que je cherche à tous les jours de rencontrer dans ma vie « un seul péquiste qui est rationnel. Et même strictement un peu rationnel. Et vous, Monsieur Gérard de par votre prénom qui confirme que vous avez un certain âge, avez vous déjà dans votre longue vie rencontré un péquiste qui est rationnel ?

En terminant, répondez moi car je demanderai à Monsieur Justin Trudeau une réponse…. Bien à vous, John Bull.

La session du Labrador à Terre-neuve, ne s’est-elle pas produite en 1929?

Je dis ça de mémoire.

@ Gérard Monfils (# 22):

« Depuis le temps que les «séparatristes» comparent le Québec à la Suède… » (sic)

C’était vrai mais plus maintenant. Ils ont dû réviser leurs modèles… Z’avainet pas le choix!

Avez-vous remarqué que maintenant, ils aiment se comparer aux pays scandinaves (et plus particulièrement à la Finlande) et plus à la Suède seulement?

la raison? La Suède, qui vivotait sous un système socialiste comme le fait le Québec d’aujourd’hui, a dû entreprendre des réformes majeures au tournant des années ’90 pour demeurer compétitive au niveau mondial. TOUS les aspects du socialisme suédois ont été corrigés et l’entreprise privée est venue à sa rescousse.

Si ce n’était du généreux système de péréquation Canadien, le Québec ferait face exactement aux mêmes problèmes que la Suède de l’époque et devrait entreprendre des correctifs majeurs pour survivre.

Merci au Canada et plus particulièrement à l’Alberta et à ses sables bitumineux.

François 1 écrit : « Merci au Canada et plus particulièrement à l’Alberta et à ses sables bitumineux.»

On pourrait ajouter : Ainsi que pour l’environnement et le réchauffement de la planète, vu, qu’au Québec, il fait bien assez frette »

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