La bataille de Laval-des-Rapides

À chacune des élections, quelques circonscriptions attirent l’attention plus que les autres. Candidats-vedettes, courses serrées…

Cette année, Laval-des-Rapides arrivera très haut sur la liste des endroits à surveiller. C’est plus qu’un comté, c’est presque un symbole.

Jeudi, la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault annoncera que l’ex-présidente de l’Ordre des ingénieurs, Maud Cohen, portera ses couleurs dans cette circonscription au nord de Montréal.

Maud Cohen a grandi à Laval et elle tenait à s’y présenter. Elle est une bonne amie de la présidente de la CAQ, Dominique Anglade, qui tentera sa chance dans la circonscription voisine de Fabre. Une candidature qui renforce le message de François Legault, qui promettra «un grand ménage» durant la campagne, en référence aux scandales qui affligent le gouvernement depuis presque trois ans.

Mme Cohen, malgré le nombre d’ingénieurs et de firmes de génie-conseils éclaboussés par les scandales dans l’industrie de la construction, n’avait pas hésité à réclamer une commission d’enquête publique sur plusieurs tribunes. Elle était présidente du chien de garde de la profession, qui renferme 85 % de membres masculins. Elle en a vu d’autres!

Le défi sera toutefois de taille. Elle se battra contre le ministre délégué sortant aux Finances chez les libéraux, Alain Paquet, et la recrue vedette du Parti québécois, Léo Bureau-Blouin. Toute une lutte! (Ironiquement, Paquet et Bureau-Blouin se sont fait face lors de la dernière ronde de négociations de la crise étudiante. Maud Cohen les forcera peut-être à parler d’autres choses…)

En 2008, Alain Paquet l’avait emporté par 1365 voix de majorité (44 %) sur le péquiste Marc Demers (39 %). La défunte ADQ avait obtenue à peine 10 % des suffrages.

En 2007, la lutte avait été tout aussi serrée. La victoire d’Alain Paquet se décidant par 1494 voix (34,4 %), encore une fois devant le péquiste Marc Demers (29,9 %) et l’ADQ (27,9 %).

La dernière fois que le PQ a remporté cette circonscription, c’est en 1998, avec le ministre Serge Ménard. Il avait devancé le PLQ par 1441 voix.

Cette bagarre ne sera pas seulement à surveiller pour ses protagonistes, mais aussi parce que Laval est une région baromètre. Si un parti espère former le gouvernement, il doit remporter des comtés dans cette banlieue de Montréal. L’île Jésus est un bon indicateur de la tendance électorale.

Les trois grands partis ont les comtés de Laval au milieu de leur liste des «circonscriptions prenables». En d’autres mots, ils ne sont pas les premiers endroits à tomber dans leur escarcelle, mais ils ne sont pas impossible à conquérir si le vent est favorable.

La bataille dans Laval-des-Rapides condense en un seul lieu tout ce qu’il y a à surveiller: Une région importante sur le plan électoral, un candidat-vedette axé sur la crise étudiante, un député sortant qui était ministre dans un portefeuille économique et une candidate qu’on a remarqué lors de ses dénonciations des mauvaises pratiques dans l’industrie de la construction.

Bref, ça promet.

 

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C’est peut être tôt pour parler ou écrire sur les batailles électorales dans les comptés.

Deux, trois approches.

1-L’approche nationale certains disent provinciale, dénomination régressive pour moi, cette approche nationale québécoise donc qui par les grandes tendances du vote se répercutent dans les circonscriptions. Tendance dominante dans les comptés et régions avoisinantes des deux plus grandes villes Montréal et Québec.

2- L’approche locale plus importante dans les régions de grandes circonscriptions.

3- l’approche ciblée sur certains comptés liés à des candidats vedettes.

Laval des rapides est associé à la troisième approche dans un contexte où le vote francophone n’est pas à son meilleur ici pour le PQ idem d’ailleurs pour QS ou O.N.
Dans cette situation à moins d’une vague ou d’un raz de marée péquiste ou caquiste, les libéraux ont de bonnes chances de gagner profitant de plus de la division du vote francophone si aucun parti de l’opposition actuelle ne connaît une vague suffisante pour rassembler deux tiers des francophones comme par exemple en mai 2011 pour le NPD.

La chance boni du PQ dans LDR repose sur la personnalité de Léo et sa capacité de rejoindre des électeurs sur son nom pour le PQ par sa modération et son sens de la politesse, des électeurs qui autrement voteraient pour la CAQ ou QS.

Cette élection (campagne électorale) dans le sens global à moins d’un raz de marée pour un des partis de l’opposition qui fait taire les partis adverses sera très dure si solidement contestée dans les sondages jusqu’au 4 septembre.

Bien d’accord avec vous. Il faudra aussi qu’il soit clair sur sa proximité idéologique avec la CLASSÊ.

Bonjour,

Bonne question ! Qu’arrivera t’il avec le 450 qui ceinture Montréal la cosmopolite de par son ouverture ? Bien sûr, le 450 fut depuis longtemps un vrai boutte de péquistes, trop frileux pour habiter la métropole en ayant fuit vers des cieux plus cléments vers le Nord, vers l’Est et le Sud. Mais jamais vers l’Ouest, ces fiefs anglophones. Bien sûr, Laval des Rapides sera un baromètre tout autant que Repentigny ainsi que les circonscriptions de la Rive Sud…… Au plaisir, John Bull.

Bien que je pense que Maud Cohen est, des candidats connus sur Laval-des-Rapides, la meilleure candidate pour cette circonscription. Dans une période où les infrastructures nous coûtent la « peau des fesses », il est important d’avoir une personne qualifiée, compétente et honnête qui soit en charge des dossiers ; hors la qualification de certains ministres Libéraux en matière d’ingénierie n’a pas été –malheureusement – établie au fil des ans… et c’est probablement selon moi le maillon le plus faible du Parti Libéral.

Je pense que de donner à Léo Bureau-Blouin sa chance sous la bannière du Parti Québécois relève d’un pari risqué ici tenté par Pauline Marois, ça passe ou ça casse… néanmoins si elle remporte son pari et que LBB soit élu, dans ce cas il ne fait pas de doute pour moi que Pauline Marois sera Première Ministre au lendemain du 4 septembre prochain.

Si Alain Paquet conserve sa place, on peut croire dans ce cas que Jean Charest restera en poste. Ce sera la fin de la carrière politique de Pauline Marois et rien n’indique dans ce cas que cela ne sonne pas définitivement le glas de tout projet de pays du moins sous la bannière d’un seul parti. Il faudra dans ce cas regarder ailleurs.

Laval-des-Rapides ne sera pas seulement un comté baromètre à surveiller, ce sera probablement aussi une « girouette » qui nous indiquera dans quel direction souffle désormais le vent. Car la réponse est comme une chanson : « soufflée dans le vent, soufflée dans le vent, blowin’ in the wind », comme l’a si résolument entonné Bob Dylan.

Il s’agit de 3 candidats vedettes souate dans un comté baromètre comme Vachon et St-Jean Sur Richelieu.

Je pense que cette fois ci, le national va donner le show comme on dit si bien. Je pense que tous les thèmes porteurs dépasseront les enjeux locaux alors que seront abordés des thèmes comme les frais de scolarité, la corruption, la langue et qui est souverainiste plus que l’autre.

Espérons qu’il y aura place à un débat sur des enjeux de fond comme le décrochage, l’intégrité dans la gestion du bien public ainsi que l’efficacité des services publics.

@m.bulle ,mon pitt y vas toujours y’avoir des imbéciles pour ecrire que 63% des votes francos dans ldr ou n’importe quel comté des rives de montréal constitu un vote raciste(tout en déchirant leurs plus belles chemises sur tout les blogues connus) et qui prétendront que 99% du vote anglos dans ndg ne l’est probablement pas,pour moi ils demeurent des imbéciles.

John Bull est le nom d’un personnage symbolisant l’Angleterre ou encore l’Anglais typique. Son nom signifie « Jean le Taureau ».
Bizarre d’avoir choisit ce pseudo lorsqu’on est canadien-français. Pourquoi ce mépris qui n’apporte rien au débat ?
Qui se cache derrière ce pseudo ?

Mme Maud Cohen est la personne indiquée pour tenir un discours crédible d’intégrité. Comme vous le dites si bien, pendant son mandat de présidente de l’ordre des ingénieurs, elle n’a pas hésité à réclamer une commission d’enquête pour mettre à jour et régler les problèmes de corruption. Mme Cohen a toujours agi dans l’intérêt du public et de l’ordre des ingénieurs qu’elle représente efficacement.

M. Léo Bureau-Blouin, pour sa part me laisse perplexe. Dans une entrevue donnée à la revue L’Actualité, M. Léo Bureau-Blouin parle de redonner aux gens confiance envers leur démocratie. Je le trouve bien mal placé pour faire cette déclaration. Rappelons-nous le conflit étudiant dont il était l’un des leaders.
Le gouvernement Libéral de Jean Charest a été élu par le peuple québécois. Le peuple lui a donné démocratiquement le mandat de gouverner et de prendre des décisions. Évidemment, des citoyens peuvent être en désaccord avec les décisions qui sont prises. Il est alors possible pour eux de se faire entendre. Dans le cas des étudiants, Ils ont manifesté et ils ont été entendus. Le problème est qu’ils ont outrepassé les limites de ce que permettent nos lois.

Ils ont organisé des manifestations pour faire part de leur désaccord avec la hausse des frais de scolarité. Jusque-là, tout va bien. Une fois les revendications entendus, il appartient au gouvernement élu de décider. C’est le fondement même de notre démocratie.

Suite à la décision du gouvernement de maintenir l’augmentation des frais de scolarité, les étudiants ont décidé d’aller plus loin. Ils ont décidé de faire des manifestations qui devaient avoir des impacts sur l’économie. Ils ont bloqué des ponts, des autoroutes et des accès à des milieux de travail. Ces actes sont un manque de respect envers la population et notre démocratie.
Lorsque certains étudiants ont voulu réintégrer leurs cours, ceux-ci ont fait appel aux tribunaux. Les tribunaux ont émis des injonctions pour forcer les cegeps et les universités à donner les cours. Ces injonctions ont été bafouées par les étudiants qui manifestaient et qui ont empêché le retour en classe. Encore là, les manifestants n’ont pas respecté notre démocratie.
Comment quelqu’un qui agit à l’encontre des principes fondamentaux de notre démocratie peut-il nous redonner confiance envers notre démocratie?

Entendre M. Léo Bureau-Blouin parler des bienfaits de la démocratie, c’est comme se faire prêcher la santé dans une piquerie.
Bref, le discours d’intégrité du PQ serait mieux représenté par Mme Maud Cohen que par M. Léo Bureau-Blouin.
Mme Maud Cohen est la meilleure candidate mais la lutte se fera entre M. Alain Paquet et M. Léo Bureau-Blouin.

@ mario ,plus simplement tu aurais pu écrire ,je suis prêt a avaler toutes les couleuvres que patapouf me donnera a manger.ça aurait au moins l’avantage d’etre moins long a lire.j’dis ça comme ça, on a quand même pas toute la journée.lol

Un CÉGÉPIEN!!!

Peut pas croire que des adultes intelligents vont voter pour un CÉGÉPIEN pour les administrer…

Jusqu’où le Québec descendra-t-il?

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