La brigade du papier collant

Jour après jour, Donald Trump s’amuse à déchirer des documents officiels, montrant ainsi l’ampleur de son mépris envers les institutions et faisant totalement fi des conséquences de ses gestes.

Photo : Daphné Caron

S’il y avait un concours du job le plus ingrat, les archivistes de la Maison-Blanche, édition Donald Trump, auraient de bonnes chances de finir premiers. Ils passent leurs journées avec un rouleau de ruban adhésif à la main, à tenter de rapiécer les documents officiels que Donald Trump a comme manie de déchirer en petits morceaux après les avoir lus, ou pas.

Cette anecdote surréelle est une preuve de plus du profond mépris de Donald Trump envers les institutions, la présidence américaine au premier chef, et du je-m’en-foutisme total pour les conséquences de ses actions.

Les derniers mois ont chassé les frêles espoirs que l’on pouvait entretenir à son sujet. Ce sont bien plus que des papiers que Trump prend plaisir à déchirer. Ce sont les principes mêmes de la justice, de la liberté, du respect des lois et des droits de la personne qu’il veut détruire. S’il le pouvait, il passerait à la déchiqueteuse la Constitution états-unienne et même la Charte fondatrice des Nations unies.

Emprisonner des enfants séparés de force de leurs parents à la frontière ? Se placer au-dessus des lois en attaquant son propre département de la Justice ? Louanger les pires dictateurs de la planète ? Menacer de guerre commerciale sous des prétextes risibles les plus grands alliés des États-Unis ? Aucun problème.

La puissance inégalée du États-Unis depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale repose sur leur grandeur économique, scientifique et militaire, mais aussi sur leur promotion des grandes valeurs morales, rappelait récemment le chroniqueur Thomas Friedman dans le New York Times. On peut trouver bien des contre-exemples de coups fourrés, de mensonges et d’injustices dans l’histoire récente des États-Unis, mais la présidence incarnait jusqu’à Donald Trump une institution qui avait au moins la prétention de chercher à faire le bien.

Donald Trump est convaincu qu’il fait avancer la cause des États-Unis en faisant fi de toute boussole morale et en détruisant tout lien de confiance entre l’Amérique et le reste du monde. « Le leader du monde libre ne croit plus dans le monde libre », pour reprendre la formule de Michael Fullilove, directeur d’un institut de recherche en sciences politiques de Sydney, en Australie.

Ce qui laisse le monde libre avec un sérieux problème sur les bras. L’anarchie et l’hostilité que Trump alimente serviront peut-être certains intérêts américains à court terme, mais ce n’est évidemment pas une recette gagnante pour la paix et la prospérité sur la planète.

C’est pourquoi il faut encourager et soutenir sans relâche ceux qui croient encore dans la valeur des alliances, de la justice et des droits de la personne. Ils forment la précieuse brigade du papier collant, dont on aura grandement besoin pour recoller les morceaux une fois Trump parti.

On peut applaudir la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, qui a reçu à la mi-juin à Washington le très mérité prix du diplomate de l’année, décerné par le magazine Foreign Policy. Le boulot de diplomate en chef du Canada est particulièrement éreintant depuis l’élection de Donald Trump, et la ministre a réussi un parcours sans faute dans la défense des intérêts canadiens, en maintenant une attitude calme mais ferme.

Dans son discours d’acceptation du prix, présenté à quelques rues de la Maison-Blanche, la ministre Freeland a rappelé le bien-fondé de l’ordre mondial actuel, qui, bien qu’imparfait, repose sur un système de règles garantes de stabilité. Elle n’a jamais mentionné Trump, mais il est facile de savoir à qui elle pensait quand elle a déclaré : « Vous pouvez aujourd’hui penser que votre taille vous permet de vous battre au corps à corps contre vos adversaires traditionnels avec la certitude de gagner. Mais si l’histoire nous a appris une chose, c’est bien que la prééminence d’une nation n’est pas éternelle. »

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

19 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Une question m’est venue à l’esprit récemment: qu’est-ce que pourrait faire un Québec indépendant face à un Trump? Quel serait son poids? Son pouvoir de négociation? Rien que d’y penser me terrifie. Les lections provinciales approchent, alors pensez-y…

Pour ce qui est de Trump lui-même, il fait exactement ce pourquoi il a été élu et il se fout complètement de l’impact qu’auront ses décisions sur le reste de la planète. Il est là pour les seuls USA et rien et personne d’autre. rappelez-vous: Make America great again!

On n’a pas le choix de vivre avec, du moins…pour l’instant.

Ne mouillez pas vos pantalons pour la question de l’indépendance du Québec. Avec une majorité au Québec de fédéralistes durs (PLQ) et de fédéralistes mous (CAQ), on est loin de la coupe aux lèvres.

@ François 1 :
¨ On n’a pas le choix de vivre avec, du moins…pour l’instant.¨, effectivement, pour l’instant, car rien ne dure, pas même les ¨schTRUMPffs¨ de ce monde. Un Québec indépendant ne ferait sans doute pas mieux, mais surtout pas pire qu’un pays comme le Canada avec son grand ado en culottes courtes actuel. Le Québec a survécu à 400 ans de domination anglaise, il est bien capable de survivre à un tyran pendant 4 ou 8 ans. Ce n’est pas la petitesse d’une nation qui fait sa grandeur, mais le cœur qui palpite dans son for intérieur.
Vive le Québec ¨libre¨…

François 1, d’abord c’est quoi ça «les lections»?
Ensuite, qu’est-ce que l’idée d’un Québec indépendant vient faire dans la discussion sur Trump présentement?
Le Québec n’est pas souverain, et pas aucun parti politique qui se présente à l’automne ne propose de faire l’indépendance du Québec.
Alors, discussion oisive, comme celle sur le sexe des anges.
Finalement, si le Québec était un pays indépendant, pourquoi serait-il plus mal pris que le Canada présentement ou que la Suède ou le Portugal?
Trump, je regrette de vous l’apprendre, n’est surtout pas là pour rendre «America great again…». Jusqu’à présent, il est là pour donner des coups de pieds dans les fourmilières sans aucune notion de ce que cela peut provoquer.
C’est un gros nombril ignare qui ne sait pas que les défis auxquels les États-Unis font face sont immenses et les solutions à leurs problèmes ne sont surtout pas simplistes.

Cela me choque toujours de voir combien il y a de préjugés en tout et sur tout. Ainsi je remarque combien il peut en être soigneusement entretenus à l’égard du président Trump. Ce qui me tourmente le plus, c’est lorsque ces préjugés sont véhiculés par divers organes de presses et de médias (je comprends bien qu’il faut défendre la liberté de la presse et la liberté d’expression) ; malgré tout, cela conduit à influencer et manipuler les gens en très grand nombre, comme c’est le cas aujourd’hui à Londres.

Évidemment, comme les réseaux sociaux sont désormais en concurrence directe avec les médias. Ce que les médias ne font pas en matière de « tordage de bras », les réseaux sociaux le font à la puissance dix. Sommes-nous mieux informés pour autant ?

Alors qu’on accuse (ici notamment) le président Trump d’être prêt à déchirer le Constitution des États-Unis, il y a nombre de pays dans le monde qui modifient ou interprètent allègrement les leurs à l’avantage de ceux qui gouvernent, sans même qu’on en fasse grand cas.

Parfois c’est au prix de répression et de morts que ces changements se font presque dans l’indifférence générale.

Même la France vient de modifier sa Constitution pas plus tard que cette semaine, ce genre d’informations passent complètement sous le radar. Pourtant les changements constitutionnels en cours risquent de renforcer considérablement le pouvoir présidentiel. Si Trump dit la moindre petite chose qui dérange, ce sont des trillions et des trillions de mégaoctets de protestations.

Ce qui me choque ce ne sont pas tant les dires du président Trump, c’est plutôt cette fixation malsaine — que font les gens instrumentalisés par les médias — sur ce président. Je trouve vraiment regrettable que mêmes nos exécutifs en charge à Ottawa finissent par se bruler dans cette chienlit médiatique.

À mon humble avis, il était très simple de relancer un meilleur ALENA sans déchirer quoique ce soit. Pourtant ceci probablement ne se fera pas de sitôt, en raison de quelques positions idéologiques soutenues maladroitement par le Canada. D’ailleurs, j’étais un des rares internautes qui prévoyait qu’on ne signerait pas de nouvel accord avant 2019.

En ce qui me concerne je regrette quelquefois Stéphane Dion (ferme sur l’essentiel, souple pour tout le reste). Parfois même, j’en viens à trouver certains conservateurs non conformistes comme Maxime Bernier, toujours plus rafraichissants.

Nous verrons d’ici 20 ans que les livres d’histoire présenteront le président Trump comme un excellent président toujours aux avant-postes de la paix dans le monde et observateur averti des changements. Bref ce qu’on reproche à Trump aujourd’hui c’est de se trouver à contre-courant. Il est plus que temps de modifier avec bienveillance notre regard sur les gens.

Trouvez nous un psychologue indépendant qui trouve que Donald J. Trump est une personne saine d’esprit et qui convient parfaitement au poste de président des États-Unis.

@ Claude Perras,

Vous posez une excellente question que je vais me faire un plaisir de vous retourner en trois volets :

— Pouvez-vous me donner une définition et si possible une description précise de ce qu’est une « personne saine d’esprit » ?

— Y avait-il en 2016 deux candidat(e)s (éligibles) parfaitement sains d’esprit à la présidence des États-Unis ? Que dire de quelques-uns qui ont précédé ?

Dernière question, un peu difficile j’en conviens :

— Pourriez-vous me dresser une liste si possible exhaustive de tous les chefs ou cheffes d’États ou de gouvernements qui soient sains d’esprits, versus celles ou ceux qui ne le soient pas ?

Petit conseil avant de dresser votre liste : Commencez d’abord par ceux qui sont sains d’esprits, cela devrait vous permettre de construire le reste de votre liste bien plus vite. Ne me remerciez-pas pour ce conseil (éclairé)… c’était la moindre des choses… pour vous rendre service et pour vous aider.

Avec les critiques virulentes de la part et des Républicains et des Démocrates suite à sa rencontre avec Poutin, ça répond clairement à mon deuxième point. Quant à savoir is Donald Trump est sain d’esprit ou non, ça n’a plus aucune importance, sauf sur le temps que ça prendra aux Américains de lui montrer la porte de sortie.

@ Claude Perras,
En réponse à vos commentaires du 17 juillet 2018, 14 h 57 min

Personnellement, je suis de ceux qui estiment qu’il est important de maintenir un dialogue serein avec la Russie. Je pense que le sommet d’Helsinki entre les présidents Poutine et Trump était une bonne chose, contrairement à d’autres, je ne vois que du positif pour tous, pour le maintien des équilibres planétaires et pour la paix dans le monde.

Finalement, je constate que vous n’avez pas répondu à mes questions. Vous ne faites par conséquent pas démonstration. — Quant à moi, j’assume toujours, pleinement et en conscience mes opinions. Je constate qu’au fil du temps, c’est l’histoire qui me donne presque toujours raison.

J’ajouterai pour clore le débat que le plus grand drame de l’humanité, c’est sans doute l’oubli. Si bien que nous n’apprenons jamais la moindre chose de nos erreurs, en sorte que nous recommençons inlassablement les mêmes fautes. Et lorsque ce n’est plus nous-même, ce sont les générations suivantes qui les commettent indistinctement.

Merci pour l’intérêt que vous portez à mes propos.

Je n’ai pas de démonstration à faire. J’avais simplement demandé si vous étiez capable de trouver un ou des psychologues qui jugent que Donald Trump possède le profile parfait (bon serait acceptable) pour le poste de président des États-Unis.
Vous semblez prendre sa défense malgré ses graves lacunes dont son incohérence dans ses paroles d’une journée à l’autre. Le mot girouette me vient à l’esprit. Sa dernière bourde cette semaine, il l’attribut à un lapsus. Il semble que c’est son chef de Cabinet, le général Kelly, qui a trouvé cette excuse pour que les eaux boueuses de l’étang dans lequel il baigne descendent quelque peu de son cou. Il y a encore du chemin à faire (expression québécoise) pour qu’elles descendent au bas de sa longue cravate, car il n’est pas sorti du bois (autre expression québécoise).
Peut-être qu’une étude scientifique exhautive démontrerait que la boue couvre seulement ses chevilles, mais je ne crois pas qu’elle concluerait que Donald Trump marche sur les eaux.

@ Claude Perras,
En réponse à vos commentaires du : 18 juillet 2018, 15 h 12 min

Pour répondre de façon claire, intelligible et sans quelque forme d’ironie que ce soit à votre question, je dirai simplement qu’il m’est impossible de trouver une psychologue qui puisse établir si le président Trump est « sain d’esprit » ou pour reprendre vos mots d’hier, je cite : « (…) si vous étiez capable de trouver un ou des psychologues qui jugent que Donald Trump possède le profile parfait (bon serait acceptable) pour le poste de président des États-Unis » [Sic]….

Si je ne peux pas répondre à cette question, c’est d’abord pour une raison technique : ce n’est pas dans les attributions d’un psychologue de porter un diagnostic (et non un jugement comme vous l’écrivez) sur qui que ce soit. Seul un psychiatre est habilité à porter ce genre de constat.

Comme la psychiatrie (comme toutes les pratiques médicales) est régie par des lois, on ne peut en principe procéder à une quelconque évaluation d’un patient que dans la mesure où on obtient son consentement. Suite au dépôt d’une plainte (sérieuse), la justice pourrait se déclarer éventuellement compétente et ordonner une évaluation psychiatrique du président, s’il devait apparoir de façon patente que ses comportements puissent être considérés comme incompatibles avec sa charge. — Nonobstant, cela est-il le cas ?

Quant à la notion de ce qui est « parfait » versus de ce qui ne l’est pas. Cela ne relève pas de la psychiatrie. Un professionnel de la santé mentale ne doit pas porter de « jugement de valeur ». Obligation déontologique.

Cela revient au peuple Américain ou par le biais de leurs parlementaires d’engager une procédure judiciaire visant à forcer à ce type d’évaluation, si tel est leur bon plaisir. J’ajouterai qui plus est qu’il existe aux États-Unis, une procédure parfaitement constitutionnelle qu’est : l’ « impeachment ». Laquelle permet de destituer un président qui ne soit plus considéré apte pour la charge.

Vous devriez bien comprendre Claude Perras, que je suis incompétent pour pouvoir apporter quelque forme de réponse positive à votre question (laquelle me semble un peu tordue) qui cherche selon moi surtout à chercher un moyen pour me compromettre, ce n’est pas vraiment sympathique de votre part (soit dit en passant).

Quant à moi, je respecte entièrement le choix des Américains de choisir qui ils veulent pour les gouverner. Je pense en effet que ce sont les Démocrates qui devraient faire leur examen de conscience pour savoir si leurs candidats à toutes sortes de postes éligibles correspondent bien aux attentes de la plupart des citoyens, si les politiques qu’ils mettent en œuvre lorsqu’ils (elles) sont élu-e-s, sont bien celles qui étaient réellement escomptées par toute la population.

Pour prendre un exemple concret, je ne suis pas sûr que l’ « Obamacare » fût très exactement ce que les populations aux revenus modestes attendaient pour régler leurs problèmes de santé. Ce n’est probablement pas un hasard si l’ex-candidat Bernie Sanders s’est déplacé en Ontario pour étudier le système canadien et s’il voulait ajouter au système une prise en charge des soins dentaires ; ce que voulait d’ailleurs le NPD de madame Andrea Horwath encore tout récemment.

— J’aimerais vous rappeler que mes tous premiers commentaires portaient plus spécifiquement sur les préjugés. Quand vos propos tendraient à prouver que vous n’en êtes pas exempt (de préjugés). Par bonheur, il n’est sans doute pas trop tard pour vous corriger. Vous pourriez même si vous en éprouvez le besoin toujours considérer la possibilité de vous-même consulter.

Vous savez, il y a des gens de toutes conditions pour trouver adéquat d’entreprendre toute forme de cure cathartique. Je sais par expérience que cela rend en général beaucoup plus tolérant et à l’écoute de tous ses prochains.

Ça leur tente pas de faire une photocopie avant de lui donner? … Recherche de solution 101 …

Ben un document officiel est un document qui porte une ou des signatures. Une photocopie n’est pas recevable en tant que document officiel. Essayez-ça avec un acte notarié pour voir si ça va passer.

Une litanie d’affirmations gratuites, à commencer par cette histoire de déchirage de papiers (?) qui n’est même pas mentionnée dans les grands médias américains dédiés à diaboliser Trump (CNN, MSNBC, etc.).

Ouch ! J’ai rarement vu autant de commentaires qui ne concernaient pas l’article qui aurait dû être commenté. Le piège est venu avec « …un Québec indépendant…….. ». Et si je comprends bien l’expression « anecdote surréelle », le recollage des traités déchirés par les archivistes n’est qu’une manière de camper la situation, une mise en image quoi……..Pour le reste, et n’en déplaise à Mr Drouginsky, Poutin est très content du travail formidable de Trump……..

Comme si la présidence américaine avait toujours eu comme objectif de faire le bien… Avez-vous oublié quelques uns des plus récents présidents américains?
Trump bouscule les traditions et, bien qu’il le fasse maladroitement, c’est une bonne chose. Le « statu quo » est impensable en ce moment et si Trump ne la rends pas grande à nouveau, l’Amérique sera au moins réveillée et prête à changer.

Hum……….je devrais pas répondre au dernier message d’Eric, surtout après mon premier commentaire, mais c’est pas méchant ce que je vais dire…
Pour ma part, je n’ai pas oublié les président précédents, de Nixon à Carter, à Reagan, Clinton et Bush et Obama…Pour eux, il y a deux façons d’avoir des relations avec le reste du monde. Soit on essaie de préserver un certain équilibre parce qu’on a peur des conséquences que des actions sévères peuvent apporter, soit on fonce dans le tas, on donne un coup de pied dans le nid de guêpes en se foutant des conséquences. Dernièrement, c’est ce que Bush a fait avec les armes de destruction massive de l’Irak, ouvrant toutes grandes les portes à la montée en puissance de l’Iran agressif et des islamistes extrémistes. Obama a voulu calmer le jeu de l’agressivité de l’Iran, peut-être pas de façon définitive, mais il laissait une marge de manoeuvre au pouvoir en place. Oui Trump a le mérite de « brasser la cage », mais au risque de provoquer une guerre civile en Iran, qui pourra facilement déborder en Arabie Saoudite, (berceau de la démocratie…)…et là, comment notre pétrole encore si important dans nos vies pourra nous parvenir si la situation fait que les chemins d’acheminement sont bloqués ? Ah, j’oublie que le Vénézuéla sera tellement content de pouvoir enfin nous en vendre….
Et je pense toujours que Poutin est tellement, mais tellement content du FORMIDABLE travail que Trump accomplit au nom de la grandeur de l’Amérique….Jusqu’au jour où il ira peut-être un peu trop loin…..