La CAQ se maintient en territoire majoritaire

L’écart entre la CAQ et le PLQ s’est creusé la semaine dernière, observe Philippe J. Fournier. Grâce à un vote dispersé, la CAQ remporte en moyenne plus de 30 sièges de plus que le PLQ.

Trois sondages de trois firmes différentes ont été publiés au cours de la semaine dernière et chacun de ces coups de sonde dresse un portrait plutôt similaire des intentions de vote des Québécois.

Mercredi, le sondage Recherche Mainstreet/Groupe Capitales Médias accordait six points d’avance à la CAQ sur le PLQ. Jeudi, les chiffres de Ipsos/La Presse montraient une tendance similaire avec une avance caquiste de sept points. Finalement, vendredi, le sondage CROP/Cogeco mesurait un écart plus serré avec seulement deux points d’avance pour la formation de François Legault.

Nous ajoutons donc ces nouvelles données au modèle Qc125 et mettons à jour ici la projection électorale (une brève explication de la méthodologie se trouve à la fin de cet article).

Projection du vote populaire

Globalement, malgré toutes ces nouvelles données, il n’y a que très peu de mouvement dans les intentions de vote cette semaine. Le modèle électoral Qc125 accorde un vote populaire moyen de 35,2% à la Coalition avenir Québec, une avance d’un peu plus de cinq points sur le Parti libéral du Québec dont la moyenne est de 29,9%.
Le Parti québécois se trouve loin en troisième place avec 18,1% des intentions de vote. Finalement, Québec solidaire obtient 10,6%.

Voici les moyennes des projections du vote populaire avec les intervalles de confiance de 95%:

Projection des totaux de sièges

L’écart entre la CAQ et le PLQ s’est marginalement agrandi au cours de la semaine, mais il n’en demeure pas moins que, grâce à un vote dispersé et efficace dans notre mode de scrutin, la CAQ remporte en moyenne plus de 30 sièges de plus que le PLQ:

Évidemment, nous devons faire preuve de prudence avec les projections de sièges, car elles demeurent toujours incertaines. Considérez la figure suivante. Il s’agit des moyennes des totaux de sièges avec les intervalles de confiance de 95%:

Voici les densités de probabilités pour la CAQ, le PLQ et le PQ:




En arrondissant les moyennes des totaux de sièges à l’unité, voici ce que nous obtenons:


Avec une telle avance, la CAQ remporte plus de 95% des 50 000 simulations de la projection. Les trois quarts des simulations accordent à la CAQ un total de sièges supérieur à 63, soit le seuil pour une majorité à l’Assemblée nationale.

Distribution régionale

Pour consulter la carte complète de la projection, visitez ce lien. Sur les cartes, les circonscriptions pâles indiquent les comtés pivots, où les probabilités de victoire du parti en tête sont sous les 80 %.

En conclusion

Pour conclure, quelques observations:

À propos de la méthodologie:

Cette projection électorale Qc125 est basée sur les sondages publiés au Québec au cours du mois dernier provenant des firmes Léger, CROP, Recherche Mainstreet et Ipsos (ainsi que le tracking quotidien de Recherche Mainstreet/Groupe Capitales Médias). Également, le modèle utilise les données du recensement canadien et l’historique électoral des 125 circonscriptions du Québec afin de déterminer les tendances et corrélations entre les régions du Québec. De plus, il utilise une distribution non proportionnelle des indécis en lien avec l’historique des performances des sondages électoraux au Québec.

Chaque sondage utilisé dans cette projection est pondéré selon la taille de son échantillon et sa date de terrain. Les sondages récents possèdent une pondération plus importante. Au cours de la campagne, l’étendue des sondages utilisés ne dépassera pas deux semaines, mais comme nous sommes en tout début de campagne, les sondages du dernier mois ont été considérés. Pour plus de détails sur la méthodologie Qc125, visitez cette page.

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56 commentaires
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8 comtés au PQ! L’idée de Lisée de ne pas parler de souveraineté aura mené à la mort du parti. Y’a-t’il quelqu’un qui va se lever dans le parti et asseoir Lisée? Lui expliquer que ce n’est pas en parlant des lunchs d’école et des crayons d’école que l’on va ramener les brebis égarés? L’adversaire ce n’est pas Couillard et Legault, c’est Trudeau. C’est Trudeau et son multiculturalisme extrême, ses frontières ouvertes et les écoles de Mtl qui débordent, qui peut sauver le PQ. C’est ca qu’il faut expliquer à Lisée.

M. Jack,

Comment se fait il que QS a fait des gains alors qu’elle a l’option souveraineté seulement comme accessoire? Le problème, c’est tous ces commentaires et ces sondages bidons qui ont pour but de dénigrer
le PQ et cela depuis le référendum 95. Cessons de nous détruire entre nous, dans la situation actuelle où les jeunes n’ont pas beaucoup d’appétit pour la souveraineté et où plusieurs péquistes ont décidé de passer à la CAQ (quelle belle conviction, n’est-ce pas?). Il vaut mieux prendre du temps (4ans) pour préparer la libération du pays.

Mme Otis, avec moins de 10 députés, vous ne préparerez rien de plus qu’un enterrement de première classe pour le PQ, ce que Lisée souhaite d’ailleurs. Il pourra ainsi retourner enseigner et passer plus de temps avec sa famille en France. Élisez Lisée à L’Élysée, voilà qui serait l’idéal… 😉

La démocratie devrait faire quelque chose dans le cas du vote majoritaire de députés, mais perd le vote populaire ou gouvernement minoritaire avec élection annuelle.
La politique provinciale devrait faire de la politique provinciale, le député ne servant que de parure celui-ci devrait faire de la politique municipale .

Rappelons encore pour mémoire, les chiffres à la clôture de la session parlementaire : PLQ : 68, PQ : 28, CAQ : 21, Indépendants : 5, QS : 3.

Si les projections faites par monsieur Fournier devaient s’avérer. La CAQ irait chercher pas moins d’une cinquantaine de députés, ce qui fait qu’elle multiplierait par 2,5 son caucus, un coefficient multiplicateur très généreux me semble-t-il.

Pour se faire, il faudrait non seulement que ce parti n’ait aucune perte de siège. Pourtant certains sièges comme Borduas ne sont pas encore du « tout-cuit »…. Il faudrait pour se faire qu’il pourfende complètement le PQ. Et les électeurs souverainistes (il en reste encore quelques un-e-s), ces électeurs ne vont pas réagir.

De plus, même en pourfendant le PQ, ce n’est pas encore assez pour former une majorité. Ainsi les forces de la CAQ doivent-elles combattre sur deux fronts. En plus de pourfendre le PQ qui va accepter le verdict des urnes sans coup-férir, c’est encore le PLQ qui irrévocable va subir la plus forte amputation puisque c’est au minimum dans une trentaine de circonscriptions encore acquises au parti que les candidats vont devoir obligatoirement tomber au combat. Les stratèges du PLQ vont accepter le verdict des urnes sans réplique et sans se battre becs et ongles pour sauver leurs comtés.

Si c’est ce qui devait se produire au lendemain du 1er octobre, il me faudrait admettre que je ne comprends vraiment absolument rien à la chose politique. Je vais devoir considérer la possibilité de terminer ma vie reclus dans un ashram quelque part aux confins de toute forme encore visible de civilisation….

Sur le terrain, J’habite un coin qui pendant longtemps s’est montré fertile à la cause souverainiste, je n’observe pas pour le moment cet irrésistible basculement. Il est possible en effet que les scores qui naguère dépassaient souvent pour les candidats péquistes la barre des 50%, que ces mêmes candidats doivent se contenter de 35 ou 40% assez tout de même pour siéger en vertu de notre système électoral.

Je ne suis nullement convaincu que les modes de pondération/surpondération employés par les instituts de sondage pour répartir les voix des indécis dans les circonscriptions et selon les régions, qu’ils avantagent la CAQ aussi mécaniquement dans près de 90% des cas.

Selon moi, les échantillonnages dans de nombreux secteurs restent tout particulièrement insuffisants, un sous-échantillonnage est mathématiquement un facteur qui fausse toute forme valide au niveau de la perception. Au contraire sur le terrain des circonscriptions, c’est un suréchantillonage (supersampling) systématique qui nous offrirait les meilleures prévisions. Un exercice que ne désirent pas financer les instituts de sondage et moins encore leurs clients.

J’aimerais pour conclure préciser que mes observations ne se veulent sur ce sujet en aucun temps partisanes. Si c’était un autre parti qui se trouvait crédité des mêmes intentions de vote, je produirais exactement le même genre interrogations.

Sur le terrain, J’habite un coin qui pendant longtemps s’est montré fertile à la cause souverainiste, je n’observe pas pour le moment cet irrésistible basculement….
Mes amis aiment le bleu…donc tout le monde aime le bleu. La sociologie électorale au Québec est bien connue. Vous faites partie de ceux qui refusaient les prédictions des sondages en 2012, 2014, 2015. Voyez donc les résultats…..

@ alain maronani,

— En réponse à vos assertions :

Élections de 2012 :
PQ : 54
PLQ : 50
CAQ :19
QS : 2

Personnellement j’avais prévu la défaite du Parti libéral.

Élections de 2014 :
PLQ : 70
PQ : 30
CAQ : 22
QS : 2

Personnellement j’avais prévu la victoire du Parti libéral.

2015 étant une élection fédérale. Je ne peux faire de comparaison exacte entre une élection fédérale et provinciale. Donc votre comparaison entre un sondage pancanadien et un sondage provincial est non significative. Vous trouveriez probablement nul que je compare actuellement les élections québécoises avec celles du Nouveau-Brunswick.

Nonobstant, j’avais personnellement prévu la victoire du Parti libéral du Canada et donc celle de Justin Trudeau.

Intéressons-nous cependant aux variations de sièges par partis entre 2012 et 2014 :
PLQ : + 16
PQ : – 20
CAQ : +3
QS : Stable

Comparons ces variations avec les projections telles qu’elles nous sont offertes par monsieur Fournier avec les résultats de 2014 :
CAQ : 71 (+ 49)
PLQ : 40 (- 30)
PQ : 9 (- 21)
QS : 5 (+ 3)

Pouvez-vous me citer dans l’histoire parlementaire du Québec beaucoup de partis qui d’une élection sur l’autre puissent ravir au total quelques 50 sièges à l’ensemble de ses compétiteurs et cela qui plus est sur deux fronts (front souverainiste et front fédéraliste) ?

Justement, mes prévisions souvent exactes ne sont pas basées sur les sondages. Elles sont basées sur les faits ; en date du 27 août 2018, je ne vois pas le Lieutenant-gouverneur du Québec confier à la CAQ le soin de former un prochain gouvernement.

— J’ai pour vous une petite question : Pensez-vous que le Québec soit assez mûr désormais pour devenir une véritable République de banane sous la gouverne de François Legault ?

Je pense que cette année, l’idée du référendum ou non n’y change rien. Les gens sont concentrés (et moi-même)sur l’immigration, le problème est que c’est ce qui se passe au fédéral qui influe sur notre politique provinciale. Le PQ est rendu un parti raciste selon plusieurs, les anglais, les immigré, plusieurs québécois français. Si vous regardez le sondage au fédéral, vous verrez que les probabilité que Justin Trudeau revienne au pouvoir son assez élevé, 74% des sièges au Québec seraient libéral avoir un élection fédéral présentement. Donc si Trudeau rentre aussi fort, c’est que les gens apprécient quand même l’arrivée d’immigrant illégaux et ils ne voteront pas pour un parti raciste. Je votais PQ avant, cette année ce sera à la CAQ car ils représentent une solution aux Libéraux

Au fédéral, pour se débarrasser du gouvernement Harper, les Québécois ont délaissé le Bloc pour voter NPD dans une logique mathématique car ce parti présentait des candidats partout au Canada. Maintenant, au Québec, l’objectif est de se débarrasser du gouvernement Couillard, alors les Québécois vont voter pour le parti qui a le plus de chances d’y arriver, donc la CAQ, pas le PQ. C’est bien dommage, mais c’est mathématique… 😉

Pour être mûr, ah oui, le Québec est bien mûr, il mûrit depuis l’amer échec référendaire de 1995 et il tourne en rond depuis ce temps, le PQ et le Bloc ne s’en sont jamais remis, malheureusement. Les leaders sont tombés les uns après les autres et Lisée n’a pas plus de charisme que Landry ou Ouellet, alors il ne faut pas s’attendre à grand chose de son côté. Legault non plus n’a pas de charisme, mais il fait plus simple que Lisée et c’est ce que le Québécois moyen recherche. Demandez à Chrétien et à Lévesque la clé de leurs succès, ils vous répondront qu’il vaut mieux cacher son intelligence en jouant la fausse modestie plutôt que de prendre les gens de haut, comme Trudeau et Bourgault… 😉

« Pouvez-vous me citer dans l’histoire parlementaire du Québec beaucoup de partis qui d’une élection sur l’autre puissent ravir au total quelques 50 sièges à l’ensemble de ses compétiteurs »
PQ en 1973: 6 sièges, en 1976: 71!
PLQ 1981: 42, 1985: 99
PQ 1989: 29, 1994: 77
Et, plus près de la CAQ, ADQ en 2003: 4, en 2007: 41!
Bon, pour les 2 derniers, ce ne sont pas tout à fait 50 sièges, mais quand même!!
Avouez que ça enlève beaucoup de crédibilité à l’ensemble de vos arguments et conclusions…

@ laleli,

Bravo ! Contrairement à beaucoup d’autres, vous avez fait vos devoirs. Notez bien cependant, mes commentaires additionnels du 27 août 2018, 17 h 36 min adressés à jack2, je vais me citer : « Le meilleur score pour un parti jamais obtenu au Québec, c’est en 1973 avec 102 députés élus et 54,7% des voix avec Robert Bourassa », je fais référence exactement à la même élection que vous, j’ai pris en compte le pourcentage de vote populaire, ce que vous ne faites pas.

Le nombre des députés élus est corrélé au pourcentage de vote populaire, au taux de participation et à la répartition des votes selon les partis.

Mes arguments reposent sur une projection de vote populaire de 35,2% crédités à la CAQ. Je vois toujours mal comment un seul parti pourrait battre à plate couture deux partis sur deux fronts : fédéralistes et souverainistes. Dans l’histoire parlementaire du Québec j’ai vérifié les faits depuis 1900, je n’ai encore jamais vu un parti provincial être capable de pouvoir faire cela.

Si vous pouvez nous apporter d’autres arguments qui contredisent mon argumentation, ils seraient bienvenus, cela ne me discréditerait pas, cela ferait plutôt progresser le débat.

@ Daniel (27 août 2018, 15 h 40 min),

— « Donc si Trudeau rentre aussi fort, c’est que les gens apprécient quand même l’arrivée d’immigrant illégaux et ils ne voteront pas pour un parti raciste. »

J’aimerais apporter quelques petites corrections à vos propos :
Les immigrants qui franchissent la frontière des États-Unis vers le Canada ne sont pas des immigrants illégaux, ce sont des demandeurs d’asile qui revendiquent le statut de réfugié. Leur statut est donc légal en vertu des Conventions internationales. C’est aux services d’immigration et aux tribunaux compétents de déterminer par la suite si ces demandeurs se qualifient ou ne se qualifient pas en vertu des statuts. Aux dernières nouvelles les demandeurs se qualifiaient dans 49% des cas. Les autres sont expulsés du Canada.

Comme pays signataire des Conventions internationales, le Canada applique strictement la règle de droit. Ce n’est pas la volonté spécifique de Justin Trudeau.

La CAQ n’est pas un parti raciste, c’est un parti populiste qui a décidé de se donner les moyens de gagner les élections. Une partie de ses électeurs est probablement raciste, c’est dommage qu’il en soit ainsi.

Quant à savoir quelle solution représente la CAQ face aux Libéraux. Je serais bien aise de savoir où elle se situe ? Est-ce que vous avez pris le temps de bien lire et comprendre les offres de ce parti ? Si les Libéraux vous ont déçu vous risquez pour les 4 prochaines années de convoler de déceptions en chaque jour de plus amères déceptions. Et dites-vous bien qu’en tant qu’ex-électeur péquiste, si le PQ est cuit en 2018 : « There is no turning back », il n’y aura pas de troisième chance de donner quelque forme d’indépendance du Québec quelle qu’elle soit.

En cherchant à déloger le PLQ, la finalité consistera plutôt à mettre à mort le PQ. It’s now (Maintenant.) up to you! Vous avez le choix.

@ Serge Drouginsky
« Le nombre des députés élus est corrélé au pourcentage de vote populaire, au taux de participation et à la répartition des votes selon les partis. » Serge Drouginsky

Vous ne distinguez pas dans votre analyse les circonscriptions qui n’ont pas toutes le même taux de participation, celles qui n’ont pas toutes le même nombre de voteurs et certaines régions qui ont des circonscriptions arrimées à un parti politique. Avec toutes ces caractéristiques, on peut se retrouver avec un parti qui a un grand nombre de sièges avec peu de votes ou l’inverse.

Il n’existe pas de statut de demandeur d’asile. Ils ont le statut d’étrangers en situation de légalité, s’ils entrent en conformité des lois, ils ont le statut d’étrangers en situation irrégulière, s’ils entrent au Canada sans se rapporter aux agents frontaliers et ils ont le statut d’étrangers en situation illégale, s’ils entrent au pays avec l’aide de groupes criminels (passeurs).

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 28 août 2018, 16 h 33 min,

1— Justement je fais parfaitement toutes ces distinctions entre les circonscriptions, la répartition des votes par partis, le niveau des taux de participation, etc. C’est pour cette raison d’ailleurs que contrairement à vous, j’éprouve des doutes sur l’élection de 80 députés caquistes et plus aux prochaines élections avec un maximum de suffrages exprimés de 38,9%.

2— Depuis quand les immigrants qui se présenteraient sur le chemin Roxham, auraient je vous cite : « (parlant des immigrants) ils ont le statut d’étrangers en situation illégale, s’ils entrent au pays avec l’aide de groupes criminels (passeurs). » Voulez-vous faire de cas particuliers le cas général ?

3— À toutes fins pratiques ces immigrants peuvent se prévaloir du statut de demandeurs d’asile et de réfugiés. Ils ne sont pas en situation d’illégalité. Si tel devait être le cas, ils ne bénéficieraient d’aucune prestation sociale, ne pourraient pas travailler, ni envoyer leurs enfants à l’école. Le Canada est un pays d’accueil pour les étrangers.

Pour plus d’informations veuillez-vous référer au document suivant :
https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/demande/formulaires-demande-guides/faire-demande-canada-demandeur-asile.html

@ Serge Drouginsky
1 – « Justement je fais parfaitement toutes ces distinctions entre les circonscriptions (…) »
Si vous aviez fait ces distinctions, vous auriez aucun doute qu’on puisse élire un maximum de députés avec un minimum de votes. Les élections du PQ le démontrent.

2 – « Depuis quand les immigrants qui se présenteraient sur le chemin Roxham (…)

Depuis que la loi existe :
« Désignation — arrivée irrégulière ou impliquant l’organisation de l’entrée illégale de personnes

20.1 (1) Le ministre peut, par arrêté, compte tenu de l’intérêt public, désigner comme une arrivée irrégulière l’arrivée au Canada d’un groupe de personnes, dans l’une ou l’autre des situations suivantes :

b) il a des motifs raisonnables de soupçonner que, relativement à l’arrivée du groupe au Canada, il y a eu ou il y aura contravention au paragraphe 117(1) au profit ou sous la direction d’une organisation criminelle ou d’un groupe terroriste ou en association avec l’un ou l’autre de ceux-ci ou en vue de tirer un profit.

Entrée illégale

117 (1) Il est interdit à quiconque d’organiser l’entrée au Canada d’une ou de plusieurs personnes ou de les inciter, aider ou encourager à y entrer en sachant que leur entrée est ou serait en contravention avec la présente loi ou en ne se souciant pas de ce fait. » (Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés)

3 – « À toutes fins pratiques ces immigrants peuvent se prévaloir du statut de demandeurs d’asile et de réfugiés. Ils ne sont pas en situation d’illégalité. »

Si parmi ceux-ci se cachaient des terroristes, vous croyez vraiment qu’ils profiteraient de la liberté accordée par le Canada ?

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 29 août 2018, 16 h 33 min :

1 — Ce que vous écrivez : « Si vous aviez fait ces distinctions, vous auriez aucun doute qu’on puisse élire un maximum de députés avec un minimum de votes. Les élections du PQ le démontrent. »

Réponse : Vous avez un don inné pour démontrer des absurdités. S’il devait apparoir que vous disiez vrai, le prochain gouvernement devrait être majoritaire et formé par Jean-François Lisée.

2 — Il y a obligation de se présenter aux postes frontières désignés lorsqu’on entre au Canada. Cette obligation s’adresse à tout le monde sans aucune distinction, cela s’applique exactement de la même façon pour les Canadiens ayant un passeport valide qui entrent au Canada.

Si vous entrez au Canada par le chemin Roxham malgré votre nationalité et même si vous détenez un passeport valide, vous serez arrêté.

3 ¬— Ce que vous reproduisez est juste. SAUF QUE… je parle de toute autre chose : le droit d’asile. Si la plupart des demandeurs d’asile passent la frontière illégalement, c’est en raison l’ « Entente entre le Canada et les États‑Unis sur les tiers pays sûrs ».

Pour plus d’informations veuillez-vous référer au document suivant :
https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/organisation/mandat/politiques-directives-operationnelles-ententes-accords/ententes/entente-tiers-pays-surs.html

@ Serge Drouginsky
1 – « Vous avez un don inné pour démontrer des absurdités. »
Parmi les absurdités, on peut signaler qu’à l’élection de 1931, le parti Libéral a obtenu 79 sièges (sur 90) avec 43 % du vote. À l’élection de 1936, le parti de l’Union Nationale a obtenu 76 sièges (sur 90) avec 44 % du vote. À l’élection de 1939, l’Union Nationale a obtenu 69 sièges (sur 86) avec 30 % du vote. À l’élection de 1948, L’Union Nationale parvient à obtenir 82 sièges (sur 92) avec 38 % du vote. À l’élection de 1956, l’Union Nationale, encore elle, obtient 72 sièges (sur 93) avec 40 % du vote. À l’élection de 1966, l’Union Nationale obtient une mince majorité de 55 sièges (sur 108) contre 51 sièges au parti Libéral avec seulement 29 % du vote. À l’élection de 1970, le parti Libéral obtient 72 sièges (sur 108) avec 37 % du vote. J’arrête ici, pour un « don inné » à « démontrer des absurdités », vous avouerez que ce n’est pas si mal.

2 – L’obligation de se présenter aux frontières, change quoi au statut ? Si je franchissais la frontière sur le chemin Roxham, je resterais toujours citoyen canadien.

3 – Ce que je conteste, c’est votre acharnement à désigner ceux qui franchissent la frontière (que ce soit de manière régulière ou irrégulière) comme des demandeurs d’asile alors que la demande d’asile est un processus administratif discrétionnaire. Pour faire une demande d’asile, il faut auparavant avoir eu la permission par un agent d’immigration. Cette permission, de demander l’asile peut être refusé par un agent de l’immigration. Dans ce cas, on ne peut plus dire que ce sont des demandeurs d’asile et on revient à la définition donnée dans un de mes commentaires.

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 30 août 2018, 13 h 00 min :

1— Vous faites dans la resucée. J’ai déjà vérifié ces informations depuis 1900. Voir mes commentaires adressé à jack2 en date du : 27 août 2018, 17 h 36 min. Donc vous avez quatre jours de retard.

Vous ne tenez pas compte du contexte politique de l’époque, du nombre de partis en lice, du nombre de circonscriptions, de la structure de la population, des systèmes communications, de qui a le droit de vote ou pas (les femmes notamment), du taux de personnes inscrites sur les listes électorales par rapport à la population totale et encore du niveau d’instruction des votants. Comparer la situation qui prévalait entre autre en 1931 avec celle de 2018, relève dans votre cas de la licence intellectuelle.

2 — Vous allez rester citoyen canadien, mais comme vous avez posé un geste illégal vous aurez un casier judiciaire et vos futurs déplacements dans plusieurs pays s’en pourraient être affectés. Voilà ce que cela change. Même dans le cas de l’obtention d’un d’emploi, cela pourrait avoir des conséquences fâcheuses.

3 — Vous bénéficiez d’un statut transitoire (intérimaire) compatible avec la loi. Étonnant que vous ne soyez pas capable de comprendre des données aussi élémentaires que cela.

Nota : Vous n’avez pas consulté les pages du Gouvernement du Canada que je vous avais par deux fois suggérées.

@ Serge Drouginsky
1- J’ai énumérer des élections (plus que celles dont vous vous vantez) où il y avait de gros écarts entre le pourcentage de votes et le nombre de sièges obtenus par un parti, ce que vous considérez comme des absurdités. Une énumération n’est pas une comparaison. J’ai même mis le nombre de sièges totaux dans une élection pour qu’on puisse voir qu’à certains moments le nombre de sièges obtenus par un parti écrase ses adversaires (par exemple l’Union Nationale de 1948 qui obtient 82 sièges sur 92 avec 38 % du vote) et ce ne sont pas des exceptions.

2 – « Vous ne tenez pas compte du contexte politique de l’époque (…) »

Ça n’a rien à voir, c’était un exercice comptable, seul le résultat des données compte. Et vous, avec vos projections sur la CAQ, où est-ce qu’on lit toutes ces caractéristiques dans vos explications ?

3 – « Comparer la situation qui prévalait entre autre en 1931 avec celle de 2018, relève dans votre cas de la licence intellectuelle. »

Quand c’est vous qui l’avez fait, vous appelez ça comment ? Aurais-je mal lu que vous avez remonté jusqu’à 1900 ?

4 – « Vous allez rester citoyen canadien … »
Vous écrivez des trucs inutiles, vous sortez du sujet. Vous avez répondu à la question et vous avez la même réponse que moi.

5 – « Vous bénéficiez d’un statut transitoire (intérimaire) compatible avec la loi. »

Ce sont des inventions, donnez-moi l’article de loi qui parle de statut transitoire. Il n’y a pas des milliers de statuts. Soit vous êtes citoyen canadien ou indien (selon la loi des Indiens), soit vous êtes un réfugié ou une personne protégée ayant le droit de résidence au Canada, soit vous êtes un immigrant. Les autres sont des étrangers.

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 30 août 2018, 23 h 44 min :

Vos réactions sont selon moi de nature excessive.

1 — J’ai effectivement étudié les résultats électoraux au Québec depuis 1900, contrairement à vous je me suis abstenu de produire quelque conclusion.

À titre d’exemple en 1948 (un de vos exemples), l’Union Nationale de Maurice Duplessis a obtenu 51,24% des suffrages exprimés avec principalement deux partis en lice dans cette élection. Avec 51,24% des suffrages exprimés il est normal que l’Union Nationale ait obtenu le plus grand nombre d’élus. Rien à voir avec la situation qui prévaut en 2018.

2 — Sur les questions relatives aux réfugiés, vous avez des lacunes.

J’aimerais attirer votre attention sur le fait qu’il existe un « Droit international humanitaire ». Pour votre gouverne, l’administration et la diffusion de ces aspects juridiques relèvent de l’autorité de l’UNHCR (Agence des Nations-Unies pour les réfugiés).

Voici un court extrait de la « Convention et protocole relatifs au statut des réfugiés (Mise-à-jour : 2007) » :

« LA CONFÉRENCE,
« CONSIDÉRANT que nombre de personnes quittent encore leur pays d’origine pour des raisons de persécution et qu’elles ont droit à une protection spéciale à cause de leur condition particulière,

« RECOMMANDE aux Gouvernements de continuer à recevoir les réfugiés sur leur territoire et d’agir de concert dans un véritable esprit de solidarité internationale, afin que les réfugiés puissent trouver asile et possibilité de réétablissement.”

Vous pouvez télécharger l’intégral de ce texte par le lien suivant :
http://www.unhcr.org/fr/4b14f4a62.html

Le Canada est pays signataire de cette Convention. Il applique et honore cette convention en vertu des principes humanitaires qui prévalent.

La version la plus récente de la Convention de Genève établit que les personnes civiles déplacées entre dans cette catégorie-là (réfugiés). La plupart des personnes qui depuis l’accession de Trump au pouvoir, se sont présentées au frontières terrestres du Canada sont des personnes qui initialement étaient déplacées, elles entrent dans cette catégorie de personnes réfugiées éligibles à la demande d’asile.

Je réfute votre argument que ces immigrants que vous qualifiez « d’étrangers » soient des illégaux. Ce sont des personnes qui sont en droit de se prévaloir des dispositions du droit international humanitaire en vigueur présentement. N’oublions pas qu’associé à ces disputions s’attache la notion de prévention. Ainsi le Canada ne prend-il pas la chance de renvoyer les gens aussi longtemps qu’il ne peut établir que ces personnes fragilisées et souvent vulnérables ne se qualifient pas.

On doit parler ici de « prudence » simplement. Ce qui dans ces circonstances exceptionnelles est approprié. La prudence et la diligence font partie intégrante du droit canadien.

@ Serge Drouginsky
1 – « À titre d’exemple en 1948 (un de vos exemples), l’Union Nationale de Maurice Duplessis a obtenu 51,24% des suffrages exprimés avec principalement deux partis en lice dans cette élection. »

Mon exemple disait ceci : « l’Union Nationale de 1948 qui obtient 82 sièges sur 92 avec 38 % du vote. » Car dans mon exemple, le pourcentage prends en compte les votes rejetés ce que ne font pas les données du site de l’Assemblée Nationale. Comme vous vous vantez de pas former de conclusion tout en me faisant le reproche, vous ne pourrez plus répéter cette assertion avec ce que venez d’écrire au paragraphe 1.

2 – Vous n’avez jamais su interpréter un texte de droit et ça ne change pas avec ce que vous me citez. Commençons par vous expliquer qu’en droit international, les conventions n’ont aucune valeur légale, si elles ne sont pas intégrées et adoptées dans une loi. C’est toujours la loi du pays qui prévaut.

Ce que vous me citez protège les réfugiés, mais n’offre aucune protection à ceux qui demande l’asile. Le pays qui reçoit des demandeurs d’asile a toute la discrétion pour décider de leur sort, parce qu’ils ne sont pas encore des réfugiés.

« Ainsi le Canada ne prend-il pas la chance de renvoyer les gens aussi longtemps qu’il ne peut établir que ces personnes fragilisées et souvent vulnérables ne se qualifient pas. » Ces gens obtiennent le statut de personnes protégées à la discrétion du ministre – statut que j’ai d’ailleurs énuméré.

Les migrants venant d’Amérique Centrale n’arrivent pas sur le chemin Roxham en taxi – chemin dont ils ne connaissent même pas l’existence. Il faut être d’une naïveté extrême pour croire que ces gens n’ont pas eu d’aide. Ceux qui entrent au Canada de manière irrégulière avec l’aide d’individus, entrent au Canada illégalement et forment des étrangers illégaux. C’est la loi, que ça vous plaise ou pas.

Quand on ne sait pas de quoi on parle, on s’abstient.

@ Marc Sauvageau,
Pour donner réponse à vos explications du 31 août 2018, 16 h 10 min :

Désolé de n’avoir pu apporter réponse plus tôt, votre texte a été mis en ligne tardivement.

1 — Dans notre système électoral, ce qui compte pour établir les vainqueurs, ce sont les suffrages exprimés. Vous le dites vous-même, les données que j’aie produites sont celles de l’Assemblée nationale. Vous avez délibérément choisi de produire d’autres chiffres alternatifs qu’il est par conséquent difficile de pouvoir valider officiellement.

Il s’agissait selon moi d’un choix très hasardeux.

2.1 — Relativement, à la situation des personnes réfugiées et des demandeurs d’asile au Canada :

Je me contenterai ici de reprendre vos mots, ce qui évitera de votre part toute forme de contestation, vous écrivez ceci : « Ce que vous me citez protège les réfugiés, mais n’offre aucune protection à ceux qui demande l’asile. »

Ce que vous écrivez est faux. Ce que je cite, c’est : la « Convention et protocole relatifs au statut des réfugiés », je ne me livre à aucune interprétation.

Voici en reprise l’extrait expurgé du chapitre IV de la Convention :

D | (Solidarité internationale dans les domaines de l’asile et de la réinstallation)
« LA CONFÉRENCE,
« CONSIDÉRANT que nombre de personnes quittent encore leur pays d’origine pour des raisons de persécution et qu’elles ont droit à une protection spéciale à cause de leur condition particulière,

« RECOMMANDE aux Gouvernements de continuer à recevoir les réfugiés sur leur territoire et d’agir de concert dans un véritable esprit de solidarité internationale, afin que les réfugiés puissent trouver asile et possibilité de réétablissement. »

Réception (accueil), refuge et droit d’asile sont intimement liés. Ce sont trois piliers qui sur lesquels reposent leurs droits. Inutile d’ajouter quoique ce soit de plus sur ce point, l’extrait suffisamment concis parle de lui-même.

2.2 — Ce que vous évoquez dans vos développements, c’est le principe de « subsidiarité ». Je n’ai jamais contesté ce principe-là. La politique mise-en-œuvre est indubitablement celle choisie par le Canada, laquelle s’harmonise avec le texte qu’il a adopté librement lors de la Convention.

L’Article 5 de la Convention précise ceci : « Aucune disposition de cette Convention ne porte atteinte aux autres droits et avantages accordés, indépendamment de cette Convention, aux réfugiés. »

Les principes des droits nationaux propres à chaque signataire sont respectés. Les principes de sécurité que vous évoquez sont aussi abordés au titre de ladite Convention.

2.3 — Finalement voici ce que vous écrivez, citation : « Les migrants venant d’Amérique Centrale n’arrivent pas sur le chemin Roxham en taxi – chemin dont ils ne connaissent même pas l’existence. »

Question : Êtes-vous dans la tête des migrants Centre-américains ?

Nota : Le chemin d’accès à Roxham se trouvait jusqu’à encore très récemment indiqué dans presque tous les motels de la région (côté USA). De plus, nous savons que les Centre-américains, n’ont pas accès à la téléphonie cellulaire, à Internet et aux réseaux sociaux. Donc, ils ne sont absolument informés de rien !!!

Conclusion :
Franchement, vous poussez le déni de ce que j’écris jusqu’à des sommets probablement jamais atteints dans la blogosphère. Votre acharnement relève selon moi essentiellement de formes — qui se veulent subtiles — toutes empreintes de xénophobie ou encore à mots couverts de ces caractères qui embrassent les contours de cette longue histoire abjecte de la ségrégation en Amérique du Nord.

En matière d’humanisme vous devriez pouvoir faire mieux.

Le score de la CAQ est sous-estimé dans les sondages peu importe les méthodes de répartition des indécis. On va assister a un tsunami qui va balayer le PQ et les circonscriptions à majorité francophone du Québec détenues par le PLQ. Ceux qui nient les résultats des sondages actuellement, la campagne n’est pas démarrée, Lisée va faire la différence, etc…. sont les mêmes qui niaient ces sondages en 2012, 2014 et 2015. On a pu voir les résultats. On peut parler de changement de garde. Dans la circonscription de Jean Lesage la CAQ est en tête devant QS, le PLQ est troisième et le PQ ferme la marche avec 12 %, la messe est dite ?

Je sens la même chose: un balayage de la CAQ dans tout le Québec francophone. Bref, entre 70 et 80 sièges. On a vu ca dans le passé avec la vague jaune et les vagues bloquistes. La seule chose qui pourrait changer la donne c’est une remontée du PQ. Mais pour ce faire faut que Lisée balance son programme de sandwichs et de crayons de couleur et parle enfin aux souverainistes des vraies affaires. De Trudeau et de son multiculturalisme extreme. De la frontière qui est trouée. Des écoles de Mtl qui débordent parce que Trudeau a ouvert la frontière. Etc. Mais il ne le fera pas, donc Legault a la porte ouverte pour un balayage.

@ jack2,

Le meilleur score pour un parti jamais obtenu au Québec, c’est en 1973 avec 102 députés élus et 54,7% des voix avec Robert Bourassa.

Même Jean Lesage en 1962 qui avait obtenu 56,4% des voix n’avait élu que 63 députés.

Expliquez-nous comment avec seulement 35,2% des voix la CAQ pourrait faire élire quelques 80 députés comme vous le prévoyez ? Pour ce faire cela prendrait au minimum de 40 à 41 % du suffrage populaire. Prévoyez-vous que les prochains sondages devraient confirmer cette magnifique envolée ?

En 2014, Philippe Couillard avec 41,5% des voix et principalement trois partis en lice, n’avait fait élire que 70 députés.

En 2018, il y quatre partis qui peuvent prétendre élire un certain nombre de députés. Qu’est-ce qui vous fait croire que dans plus de 90% des cas, la division du vote serait favorable au parti de monsieur Legault ?

— Pensez-vous que vous soyez vraiment capable de répondre de manière infaillible à chacune de ces questions ou bien est-ce que vos pressentiments sont aussi limpides que ne l’est dans toute son informalité cette preuve irréfutable que peut-être celle de l’Immaculée conception ?

Trudeau n’est pas l’adversaire dans cette élection, c’est plutôt Couillard qui représente le fédéral au Québec, ayant succédé à Charest dans ce rôle.

@Serge Drouginsky
Présentement c’est stable. Mais une vague caquiste pourrait faire monter le score à 39-40% et à 80 comtés et plus. Mais pour ce faire le PQ doit s’effondrer en bas de 15% et le PLQ en bas de 30%.

L’affirmation de Jack2 (possibilité d’un maximum de 80 sièges) n’est pas si frivole quand on regarde les graphiques fournis par Qc125. Car avec des intervalles de confiance de 95 %, la CAQ pourrait aller chercher, si la tendance se maintient, entre 31,4 % et 38,9 % du vote en considérant les marges d’erreur et en sièges entre 51,3 et 91,2 sièges.

@ jack2:

Mais attendez…

Pour remonter dans les sondages, en plus du lunch et des crayons en couleurs, paraît que le PQ envisage même de donner un bain aux enfants avant de les renvoyer chez eux après la journée…

<;o)))

@Serge
Vos arguments seraient bons s’il n’y avait que 2 principaux partis, mais maintenant, il y en a 4! Bien sûr que QS et PQ n’ont aucune chance de former le prochain gouvernement, mais les luttes à 3 ou à 4 dans plusieurs comtés font en sorte que le parti qui mène dans les sondages est très souvent favorisé dans ces luttes serrés, les 2 ou 3 autres partis se séparant le reste du vote. Ex. dans PAT: CAQ 36%, PLQ 16%, PQ 31%, QS 11%. Et c’est comme ça dans beaucoup de comtés.

@ En réponse à jack2 et à quelques autres,

J’avais pris pour me simplifier la vie, les projections moyennes en matière de vote populaire. La chronique de Philippe J. Fournier nous propose effectivement d’autres références graphiques ou chiffrées. Ainsi le vote populaire pourrait atteindre (cote haute actuelle) au profit de la CAQ jusqu’à 38,9 %, ce qui mathématiquement pourrait créditer ce parti de plus de 70 députés (voire près de 80 comme vous l’arguez).

Ceci marche dans les deux sens, ainsi une cote basse pourrait avoisiner 31,4% ce qui rendrait plus probable l’élection de 50 députés. Puisque la masse du vote populaire influe aussi sur le nombre de députés élus par partis.

Tout dépend de la manière dont les électeurs souhaitent se comporter. Ainsi dans le plus favorable des cas, le PLQ pourrait élire jusqu’à 56 députés et la CAQ 51 ou 52 dans le moins favorable des cas.

Il me semble encore difficile de prédire à ce stade de la campagne électorale quel sera le score de chacun des partis. La seule certitude selon moi (compte-tenu de la stabilité des tendances), c’est que la CAQ va faire des gains, quelle devrait pouvoir multiplier son caucus au moins par deux (entre 40 et 45 députés), que ce parti est assuré à tout le moins d’être la première opposition au Parlement. Quant à savoir si le gouvernement sera minoritaire ou majoritaire, actuellement je ne me commettrai pas (si la tendance se maintient, je ne serais pas surpris que le prochain gouvernement soit minoritaire), pour savoir qui formerait un tel gouvernement je ne prends rien définitivement pour acquis, la campagne me semble encore trop jeune.

Ce que j’ai remarqué dans les données publiées par les Instituts de sondages, c’est que d’une manière générale, il y a beaucoup de disparité dans les échantillonnages tant au niveau des régions qu’au niveau des circonscriptions. Un sur-échantillonnage de toutes les circonscriptions permettrait certainement d’obtenir un tableau plus fiable de la situation dans tous les comtés.

Il reste encore un réel niveau d’incertitude dans quelques dizaines de circonscriptions. Je prendrai pour étayer mon argumentation un seul exemple : nombre de personnes sont persuadées que la prochaine députée de Pointe-aux-Tremble sera Chantal Rouleau, en ce qui me concerne je pense plutôt que Jean-Martin Aussant détient toutes les chances de remporter cette élection. — Alors qui dit vrai ?

N’est-il pas un vieil adage qui dit que souvent les gens prennent leurs désirs pour réalité ? Sommes-nous guidés par la raison ou par nos pulsions ?

@ laleli,

Permettez-moi de vous renvoyer à ma réponse du 28 août 2018, 10 h 08 min qui vous est adressée.

J’ai bien sûr pris en considération le fait qu’il y ait répartition entre plusieurs partis (principalement 4) dans l’équation. Ici d’ailleurs nous avons pris étonnement sans le savoir, le même exemple : PAT. Effectivement, si on votait aujourd’hui et si (le « si » est important dans ce cas) les extrapolations de sondages s’avéraient, c’est Chantal Rouleau qui l’emporterait. Si ce n’est que vos chiffres incluent un répartition d’indécis qui relève d’environ 20%. Je pense qu’au terme de l’exercice, c’est Aussant qui l’emportera.

Ce genre de dilemme est présent dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Je n’ai pas la prétention de ne pas pouvoir me tromper. Mais je pense que j’aurais bien tort de ne pas exprimer des doutes sur ces extrapolations versus la réelle répartition des votes en date du 1er octobre.

Si les sondages étaient si parfaitement fiables que cela. Il faudrait renoncer à toute forme d’élection et les gouvernements pourraient se succéder et gouverner sur la base de sondages seulement. Cela nous ferait gagner beaucoup beaucoup d’argent qu’on pourrait par exemple réinvestir dans des compagnies de prospection pétrolières qui par leurs redevance nous feraient également gagner beaucoup beaucoup d’argent…. SI bien qu’en en un rien de temps, le très riche Québec ne recevrait plus aucune péréquation, ni quelque forme que ce soit de transferts fédéraux…. Enfin, c’est ce que les rêveurs croient.

@Serge,
Bien sûr que la répartition des indécis peut (et va) changer les choses dans plusieurs comtés. C’est la suite de la campagne qui va guider ces indécis vers leur choix final. Mon choix, par exemple, n’est pas définitif et pour moi, la campagne revêt donc une grande importance. C’est d’ailleurs pourquoi je trouve les analyses de QC125 très pertinentes car elles tiennent compte de tout ça. Pour la CAQ par exemple, le nombre de comtés estimé est de 71, mais ça peut aller de 51 à 91! Tout est encore possible…

J’ajouterais aussi pour mieux faire comprendre mon point concernant le nombre de partis, que lorsqu’il y en a 2, on peut facilement en avoir un qui remporte 51% ou plus des votes, comme en 1973. S’il y en a 3 cependant, ce sera plutôt 34% ou plus des votes qui seront plus plausibles. Et s’il y en a 4, on parle plutôt de 26%. Une des questions à se poser ici, doit-on considérer qu’on a 3 ou 4 partis, compte tenu du plus faible pourcentage de votes qui vont vers QS? Ma réponse: actuellement non, mais oui s’ils augmentaient leur score à plus de 15%, ce qui ne semble cependant pas possible actuellement.

@ laleli,
En réponse à vos commentaires du 29 août 2018, 9 h 08 min :

Vous posez des questions pertinentes et je ne saurais que vous donner entièrement raison de suivre les analyses de QC125.

En pratique le pourcentage obtenu par chaque parti affecte le pourcentage des autres partis, au même titre que le taux de participation. Plus le taux est élevé et plus grande est la répartition. Comme vous le soulignez, un parti qui obtient un bon pourcentage sans pouvoir prétendre gagner l’élection peut favoriser l’élection d’un candidat plutôt qu’un autre. Vos chiffres respectifs de 34 et 26% doivent-ils être pris avec précaution, même si effectivement le pourcentage moyen baisse en raison même de la division.

Quand un parti gagne un pour cent, c’est aussi au détriment des autres ou d’un autre.

Pour aussi paradoxal que cela puisse paraître ; QS pourrait très bien faire le jeu de la CAQ dans plusieurs circonscriptions même s’il n’a aucune chance de gagner l’élection dans un comté donné. Pourtant les options proposées par ces deux partis ne sont probablement pas les plus convergentes qu’il soit. Vous évoquiez hier le cas de PAT. QS pourrait tout dépendant de son poids au final, donner l’avantage à Chantal Rouleau. C’est le risque d’un vote trop divisé et/ou trop fragmenté.

Dans la circonscription où vous allez voter, vous ferez sans doute bien de soigneusement analyser la situation sur le terrain. Ces aspects entreront aussi dans mon choix dans ma circonscription où les élections fédérales et municipales ont donné récemment des luttes très serrées.

Bonnes chances dans vos choix. — May God help us all!

Et oui çà continu à être favorable pour la CAQ car le bon peuple en a gros sur le cœur, on n’oublie pas ces périodes d’austérité ou le PLQ nous ont arnaqués et qu’ensuite ils jouent aux bienfaiteurs en accordant à gauche et à droite des millions. Ils nous prennent pour des innocents qui n’y ont vu que de la bonne gestion, allo la terre ! C’est comme je vous prenais de l’argent dans vos poches et qu’ensuite je le dilapidais aux bonnes causes en dons de charité, diriez-vous que je suis charitable ou bien un voleur, c’est le même exemple avec notre excellent ! ministre des finances qui avec cette gestion de 12 de pics de nos portefeuilles. Ils m’impressionne tous avec leurs petits jeux de séduction…

Des sandwichs aux petits lapins que les parents n’ ont plus le temps de s’ occuper car ils travaillent énormément ( 35 hres/sem ) avec des congés maladie( entre 9-12 jrs /an ds la fonction publique et 12-15 jrs/an à la SAQ ) !!!!!!!!!! Du covoiturage à raison de 4$ la fois payé par le fond vert !!!!!!! Est ou l’ article no 1 du PQ ? C’ est complètement insignifiant et pire encore QS avec ses 13 milliards de $$$$ neufs !!! OUH! OUH! La terre ! Houston apelle la terre ! Vraiment les partis politiques comme ça sont devenus irresponsables ! En tout cas ces 2 partis se magasinent une défaite dans les bas fond de l’ assemblée nationale! Je fais partis des lucides en passant !

au départ de la compagne:
CAQ majoritaire

Au milieu de la compagne:
C’est trop serré, les deux partis ont les même chances, pas de gouvernement majoritaire,

La fin de la compagne:
Léger avantage pour le PLQ, l’heure de la vérité arrive,

Jour de l’élection:
Victoire du PLQ avec 68 sièges, CAQ 43 sièges,

Conclusion:
Monsieur CAQ a mal gérer la compagne , Le PLQ a attendu le bon temps pour atteindre le sommet le jour de l’élection et pas avant.

comme une course de 400 mètres, il faut attendre le dernier virage pour voir qui va gagner et qui possède le dernier souffle.

@ Alain Laporte, votre analyse est simpliste et partisane ! Personnellement je miserais contre vous parce qu’ il ne faut jamais mésestimé l’ électorat ! On a vu plusieurs exemples dans le passé , d’ ailleurs mentionnés plus haut ! Avec l’ effet Barette au trésor, Girouette à la santé, St-Pierre & l’autre qui traitent Legault de sexisme qui ressemble à Trump !!!!! Je pense me mettre dans la peau de partisans libéraux et de plusieurs députés qui se voient mis de côté par l’ exécutif et les stratèges libéraux et je n’ ai vraiment pas la même lecture que vous! Ça sent vraiment la panique du côté libéral !

Ça commence:

La Coalition avenir Québec demeure en tête des intentions de vote des Québécois, mais compte seulement 5 % d’avance sur les libéraux, selon un nouveau sondage Léger réalisé pour Le Devoir et The Gazette du 24 au 28 août, soit au cours de la première semaine de campagne électorale.

De plus, 52 % des répondants croient que le prochain gouvernement sera minoritaire, tandis que 41 % pensent qu’un gouvernement majoritaire est encore possible.

Après répartition des indécis (38 %), la Coalition avenir Québec obtient 37 % des intentions de vote, le Parti libéral du Québec 32 %, le Parti québécois 19 % et Québec solidaire 8 %.

Ainsi, la CAQ conserve son avance, mais le Parti libéral suit de près.

L’enquête Léger-Le Devoir-The Gazette conclut aussi que les francophones préfèrent la CAQ (42 %), une proportion similaire au PLQ (21 %).

À tous ceux qui claironnaient qu’ils avaient « souffert de l’austérité » sous les Libéraux et ce même si les dépenses de TOUS les ministères avaient AUGMENTÉ, prenez note que Legault, chef de la CAQ, vient tout juste d’annoncer qu’il coupera $1.3 MILLIARDS dans les dépenses de l’État. Oui…oui, COUPER!!!

Quel mot inventerez-Vous pour ce genre d’action vu que « austérité » a déjà monopolisé votre vocabulaire récemment?

De plus, comment la CAQ défendera-t-elle la gestion de l’offre contre Trump alors qu’elle compte dans ses rangs Youri Chassin, l’un des pires ennemis de ce système?

Hier, la présidente de l’an CSDM a littéralement affirmé que le projet de la CAQ de transférer les enfants de 4 ans des CPE vers les écoles tenait de la fantaisie la plus pure. Il manque déjà d’espace et de profs au point où l’on utilise des profs non encore formés…

Je ne crois pas que l’utopie caquiste continue encore très longtemps. La réalité les rattrapera bientôt. Les Québécois ont quand même conservé un vieux fond de GBS.

« Quel mot inventerez-Vous pour ce genre d’action vu que « austérité » a déjà monopolisé votre vocabulaire récemment ? » (François 1)

Aucun, c’est encore de l’austérité. Quand il pleut, qu’il tombe un millimètre ou 30 centimètres, c’est toujours de la pluie.

La négociation de l’ALENA et les sujets négociés sont de la compétence du gouvernement fédéral, tout ce que Legault peut faire, c’est d’observer les négociations et si Yourri Chassin n’était pas satisfait, il pourra toujours joindre le parti de Maxime Bernier.

@ Marc Sauvageau,

Bien que la chose fasse encore débat.

Le Québec ne disposerait-il pas d’un droit de veto de facto ? Ce qui lui permettrait de s’opposer à un accord de libre-échange qui ne garantirait pas un mécanisme de maintien de la gestion de l’offre sans compensations, ni les exceptions culturelles qui sont d’usage particulièrement chères au Québec et aux Québécois ?

Ce même droit n’est-il pas dévolu à toutes les Provinces du Canada pour toutes choses qui réclameraient l’unanimité du vote en vertu de la constitution ?

Le Fédéral n’a-t-il pas pour obligation de soutenir de bonne foi les négociations en consultation des Provinces et de les tenir informées à tous les stades de la négociation ? La Cour suprême n’a-t-elle pas estimé : d’ « un degré appréciable de consentement provincial » (réf : Résolution pour modifier la Constitution, [1981] 1 R.C.S. 753, p. 905.) ?

Doug Ford en Ontario n’estime-t-il pas qu’il ait lui aussi son mot à dire notamment pour ce qui relève du secteur de l’automobile ?

Maître Raymond Bachand n’a-t-il pas été nommé négociateur en chef pour le Québec afin de défendre et de promouvoir les intérêts québécois ?

Pensez-vous vraiment qu’un gouvernement de la CAQ, avec comme négociateur en chef Yourri Chassin, qu’il serait mieux outillé pour promouvoir et soutenir les intérêts du Québec dans le contexte Nord-américain ?

Monsieur Couillard n’a-t-il pas été très clair sur ses intentions ?

Depuis les années 60, l’évolution du droit international pour les entités fédérées ne privilégie-t-elle pas un partage des compétences à tous les niveaux ? N’est-ce pas ce qui se passe lorsque le Québec conclut des ententes bilatérales avec plusieurs États américains ?

Le Canada ne s’est-il pas de plus en plus ouvert et tourné vers un mode de fonctionnement plus coopératif ?

@ Marc Sauvageau:

1- Le gouvernement Libéral n’a fait que contenir L’AUGMENTATION des dépenses. Il n’a JAMAIS COUPÉ. On doit donc utiliser le terme gestion RESPONSABLE des fonds publics et non austérité: https://www.journaldemontreal.com/2017/11/24/ces-austeres-hausses-de-depenses
Extrait pour votre gouverne: « Suivant cette logique, une hausse de 10 milliards représente l’austérité. Un carnage dans nos services ! Je décroche. Qu’on me dise que certains choix budgétaires en période de redressement ont pu faire mal, j’accepte. Qu’on me dise que c’est de l’austérité, je pars à rire ! »

2- Tous les partis en lice défendent la gestion de l’offre devant les assauts de Trump et ils affirment qu’ils mettront de la pression sur le fédéral dans ce dossier. TOUS, or, la CAQ possède dans ses propres rangs l’un des pires opposants à la gestion de l’offre soit Youri Chassin et qui plus est, il est l’un des plus proches collabos de Legault. Comment Legault va-t-il faire pour gérer cette absurdité? Va-t-il chasser Chassin tout juste après avoir perdu son président de parti (un shylock)? Ou va-t-il hypocritement défendre la gestion de l’offre devant Trudeau tout en sachant qu’il compte parmi ses plus proches collabos des personnages qui ont déblatéré continuellement contre ce système? Intéressant…

3- Maxime Bernier est au fédéral alors que Chassin est au provincial. Juste au cas où…

4- Rien sur la maternelle à 4 ans…?

@ François 1
J’ai répondu à votre question qui supposait que la « rigueur » du présent gouvernement était nommée par plusieurs du nom d’austérité et que les mêmes pratiques ne changent pas de nom parce que les chiffres changent. J’ai rien écrit d’autres.

« Youri Chassin et qui plus est, il est l’un des plus proches collabos de Legault. »
Vous avez eu votre réponse ce matin, il ne fait pas parti de sa fameuse équipe de gestionnaire.

« Maxime Bernier est au fédéral alors que Chassin est au provincial. Juste au cas où … »
Et alors ? Dois-je vous citer certains noms comme Bouchard, Mulcair, Charest qui ont fait le saut du provincial au fédéral et vice-versa dans des partis différents.

@ Serge Drouginsky
Trouvez-moi votre veto et le reste de votre commentaire dans ce qui suit :
« Obligations naissant des traités
132. Le parlement et le gouvernement du Canada auront tous les pouvoirs nécessaires pour remplir envers les pays étrangers, comme portion de l’empire Britannique, les obligations du Canada ou d’aucune de ses provinces, naissant de traités conclus entre l’empire et ces pays étrangers. » (Loi constitutionnelle de 1867)

Croyez-moi, là-dessus, il n’y aucun débat, sauf le débat de l’indépendance du Québec qui permettrait au Québec de se libérer d’un tuteur.

De plus, le commerce international est aussi de la compétence du gouvernement fédéral. « … [L]e pouvoir fédéral sur le trafic et le commerce (par. 91(2)) a été interprété par les tribunaux. Ceux-ci confèrent au Parlement le pouvoir de réglementer le commerce en général au Canada, de même que le flux des échanges commerciaux entre les provinces et des pays étrangers. » (Le partage constitutionnel des pouvoirs législatifs, Affaires intergouvernementales, Gouvernement du Canada)

@ Marc Sauvageau 29 Août, 16:52:

Hier encore, Chassin était un proche collabo de Legault en économie et en finances et puis…soudainement…pouf!…il disparaît. Il ne fait étrangement plus partie des 35 spécialistes dans ce domaine qui est pourtant sa FORCE. 35!!!

Trouvez-vous ça normal vous? De mon côté, je crois que ça illustre parfaitement le manque de jugement de Legault qui a accepté dans ses rangs cet individu pourtant clairement néo-libéral (ce n’est pas un reproche!) car on sait tous que Legault a la main mise sur toutes les candidatures de SON parti. Il aurait dû savoir que Chassin lui emmerait des complications majeures et le fait qu’il tente aujourd’hui de le camoufler grossièrement ne fait qu’ajouter au problème.

Ajoutez à cela le « pardon » scandaleusement indulgent consenti à Eric Caire pour un conflit d’intérêt véreux (me demande bien ce que Legault aurait fait s’il s’était agi d’un Libéral ou d’un Péquiste…) PLUS la démission plus que nébuleuse (on sait que Legault n’est pas particulièrement facile à vivre) du président de son parti en pleine campagne électorale et vous avez déjà tout ce qu’il faut pour que les appuis déjà fragiles envers la CAQ piquent du nez et il semble bien que ça ait déjà commencé.

Les Libéraux, au contraire, remontent…

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 29 août 2018, 17 h 38 min :

1— Vous semblez ne pas connaître le « Statut de Westminster (1931) », [Loi de 1931 visant à donner effet à des résolutions adoptées lors des conférences impériales de 1926 et 1930].

Article 7
(3) Les pouvoirs conférés par la présente loi au Parlement du Canada et aux législatures des provinces se limitent à l’édiction de lois dont l’objet relève de leurs compétences respectives.

2 — Le Parlement dispose bien du pouvoir de réglementer le commerce en général au Canada, mais les dispositions particulières relèvent bien sûr des Provinces. Quant au contrôle des flux, c’est essentiellement un échange d’informations.

3 — Par conséquent, les Provinces ont aussi leur mot à dire dans les négociations sur les traités de libre-échange.

4 — J’aimerais mettre l’emphase sur un point en particulier de mes commentaires du 28 août 2018, 18 h 53 min, je me cite : « Ce qui lui permettrait [le Québec] de s’opposer à un accord de libre-échange qui ne garantirait pas un mécanisme de maintien de la gestion de l’offre sans compensations (…) »

Explication : Il y a toujours possibilité dans un traité de libre-échange de prévoir certains assouplissements (par exemple dans les quotas) : à condition que ces assouplissements n’engendrent pas des pertes financières importantes pour les intéressés. Auquel cas, les pertes doivent être compensées financièrement par l’État. Car dans ce genre d’ententes c’est le principe « gagnant-gagnant » qui toujours supposément prévaut.

@ Serge Drouginsky
Parfois, le hasard fait bien les choses. Dans la section Point de Vue du journal Le Soleil du mardi 28 août, on pouvait lire un commentaire d’opinion qui avait pour titre « Le Québec ne possède pas de veto sur l’ALENA » par Stéphane Paquin.

C’était intéressant de lire que « [l]e Québec ne possède malheureusement pas de veto sur les négociations commerciales dirigées par le gouvernement fédéral. […]

Le Québec a bien nommé un négociateur en chef, l’ancien ministre des Finances Raymond Bachand, mais celui-ci ne négocie pas aux tables de négociations de l’ALENA. Il est plutôt le représentant du gouvernement du Québec auprès du gouvernement du Canada comme le fonctionnaire ontarien Hugo Cameron est le négociateur de la province de l’Ontario. […]

La première étape [la négociation] est un monopole de l’exécutif fédéral alors que la seconde, c’est-à-dire l’adoption des mesures législatives ou réglementaires nécessaires à l’implantation d’un traité, relève du législatif, que ce soit au palier fédéral ou provincial. […]

Les parlementaires du Québec ont donc peu de moyens pour influencer le contenu d’un traité comme l’ALENA puisqu’ils ne peuvent que l’adopter ou le rejeter. […]

Il peut simplement refuser de mettre en œuvre le traité dans ses champs de compétence. Cette situation est incongrue puisque c’est le fédéral qui devrait défendre la position du gouvernement du Québec en cas de dénonciation par les États-Unis de non-respect de l’accord.

Au final, le seul pouvoir que possède le Québec est de refuser de mettre en œuvre le futur ALENA dans ses champs de compétence. Le Québec n’a pas le pouvoir d’empêcher la conclusion d’une entente ni même sa mise en œuvre dans les champs de compétence du gouvernement du Canada ni dans ceux des autres provinces. » (https://bit.ly/2PhgMc2)

Avant de citer l’article 7(3), il fallait lire les paragraphes qui précèdent et l’article 3 :

« Article 3

Extra-territorialité des lois d’un dominion

Il est déclaré que le parlement d’un dominion a tout pouvoir pour faire des lois à portée extra-territoriale.

Article 7

Restriction : Canada

(1) La présente loi ne s’applique pas à l’abrogation ni à la modification des Lois de 1867 à 1930 sur l’Amérique du Nord britannique ou de leurs textes d’application. »

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires 30 août 2018, 13 h 50 min :

1 — Encore eût-il fallu que j’écrive que le Québec disposait d’un droit de veto sur les négociations, sur l’ALENA. Je n’ai jamais écrit cela. Donc… comme c’est souvent le cas dans les échanges avec vous. Vous voulez me faire dire ce que je ne dis pas. Autant dire que vous cherchez à me corrompre !

2 — Félicitation pour avoir trouvé le texte original du Statut de Westminster. Les articles que vous ajoutez ne modifient en rien mes propos. Vous ne faites que confirmer ce que j’ai écrit. Merci beaucoup.

3 — Voici un court extrait d ce qui est rapporté dans le Rapport de la Conférence du Dominion et des provinces, d’avril 1931, relativement à une intervention du PM Louis-Alexandre Taschereau :

« Dans la province de Québec, l’opinion publique ne soutiendrait pas ce projet de loi parce qu’il accorde au Parlement du Dominion le pouvoir de modifier l’Acte de l’Amérique du Nord britannique sans l’assentiment des provinces, voire sans les avoir consultées. Il faut se rappeler que l’Acte de l’Amérique du Nord britannique est un contrat qui a été conclu avec les provinces. Étant donné l’importance que pourrait revêtir le Statut de Westminster, il ne peut accepter ce dernier à moins qu’il soit prévu dans une disposition que les provinces doivent donner leur consentement pour que l’Acte de l’Amérique du Nord britannique puisse être modifié. »

Conclusions :
Depuis 1867, nous ne pouvons que constater que les Provinces ont toujours eu leur mot à dire dans pratiquement toutes les décisions qui engagent le Canada. Pourquoi en 2018 avec l’ALENA les choses devraient-elles être différentes ?

Les Provinces ne sont pas directement présentes à la table de négociations, et alors ? Les demandes du Canada sont prises dans un climat de concertation, de collaboration et de coopération dans l’intérêt supérieur de tout un chacun. Le fédéral et le provincial sont liés.

Vous donnez au terme d’extraterritorialité un sens qui ne s’applique pas dans un traité de libre-échange quel qu’il soit. Dans le cas de l’ALENA, Les États-Unis et le Mexique n’exercent pas leur autorité sur le Canada et vice-versa.

@ Serge Drouginsky
Cet air-là, je le connais très bien, toujours celui du mal cité et de l’incompris.

Évidemment, je rêvais et vous feigniez, sans doute, d’écrire sur un droit de « veto de facto » que pourrait avoir le Québec. De plus, par fantaisie, vraisemblablement, un droit de veto, qui au départ était « de facto », se transforme instantanément, en un droit de veto « dévolu » aux provinces.

Quant aux Bachand, Couillard et Ford, ils doivent débattre invariablement du sexe des anges, puisque jamais, au grand jamais, vous avez écrit sur quelque chose qui ressemble à un droit de veto qui appartient aux provinces.

Stéphane Paquin ne s’embarrasse pas trop des détails, ce qu’il affirme pour l’ALENA vaut autant pour tout autre traité international.

Je considère que le traité de Westminster n’a aucune pertinence sur un supposé droit de veto qu’aurait le Québec. Certains considèrent le traité de Westminster comme le début du Canada comme pays indépendant et de nos jours, il n’a aucune importance.

Pour l’interprétation de la clause 7(1) du Statut de Westminster votre compréhension est aussi fausse que le droit de veto. Cet article signifie que le Canada (gouvernement fédéral) se voit confier officiellement le plein pouvoir de conclure des traités internationaux sans passé par l’assentiment de Londres.

Vous écrivez : « Depuis 1867, nous ne pouvons que constater que les Provinces ont toujours eu leur mot à dire dans pratiquement toutes les décisions qui engagent le Canada. » J’aurais envie de vous demander lesquelles ?

Quand je lis cette invention digne d’un conte de fées qui parle du « climat de concertation, de collaboration et de coopération dans l’intérêt supérieur de tout un chacun », c’est que vous connaissez mal l’histoire politique du Canada et du Québec. Pendant toute son histoire, le Québec a eu à défendre l’ingérence du gouvernement fédéral dans les domaines de sa compétence et du pouvoir d’Ottawa de désavouer les lois provinciales.

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 30 août 2018, 22 h 25 min :

Vous êtes de « mauvaise foi » je n’ai jamais écrit cela, je vous cite : « Cet air-là, je le connais très bien, toujours celui du mal cité et de l’incompris. », c’est vous plutôt qui vous plaignez constamment que vous avez été mal cité ou que j’ai expurgé ce qui ne me convenait pas dans vos propos. Ici vos propos sont reproduits comme à votre demande dans leur intégralité.

Il me semblait d’autre part selon vos commentaires du 29 août 2018, 17 h 38 min, je vous cite également dans votre intégralité : « Croyez-moi, là-dessus, il n’y aucun débat, sauf le débat de l’indépendance du Québec qui permettrait au Québec de se libérer d’un tuteur. »

Pourquoi vous acharner à poursuivre ce débat puisque selon vous il n’y en a pas ?

NB : J’ai déjà lu d’autres articles connexes de Stéphane Paquin qui étaient plus détaillés. Je suppose que l’espace dont il disposait dans Le Soleil était plus limité.

Finalement :
J’ai le droit d’interpréter l’histoire du Canada comme bon me semble. À vous lire, je suppose que des livres tels que : « Canada-Québec 1534-2010 » de Lacoursière, Provencher, Vaugeois doivent être de bien mauvais ouvrages qu’il faut impérativement déconseiller aux Québécoises et aux Québécois, tout comme aux Étrangers ou selon votre terminologie : « aux Étrangers illégaux »….

— Merci pour vos commentaires, ils nous apportent de grands enseignements.

@ Serge Drouginsky
Vous relirez votre livre, il semble que vous avez sauté des chapitres.

@ Marc Sauvageau,
Pour donner réponse à vos propos du 31 août 2018, 16 h 17 min :

Excellente suggestion. Je suppose que cette recommandation est aussi valable pour vous. Si ce n’est que pour relire, encore faut-il avoir lu. Avez-vous lu ?

Le vernis très fragile de la CAQ commence à drôlement se fissurer et je ne crois pas qu’il demeurera encore longtemps dans la section « majoritaire ».