La CAQ, un an plus tard…

Le rêve de François Legault d’occuper le siège de premier ministre lui échappe de plus en plus. Du moins, si on en croit la chute continue de la Coalition avenir Québec dans les sondages.

Photo: Jacques Boissinot / Presse Canadienne
Photo: Presse Canadienne

Le rêve de François Legault d’occuper le siège de premier ministre lui échappe de plus en plus. Du moins, si on en croit la chute continue de la Coalition avenir Québec dans les sondages.

Par opposé à ses 27% des voix à l’élection, ses 1 180 968 votes récoltés et ses 19 candidats élus, depuis des mois, la CAQ réussit à peine à frôler les 20% d’appuis. Pis encore, depuis l’arrivée de Philippe Couillard à la tête du Parti libéral, autant Pauline Marois que ce dernier ignorent carrément le chef caquiste. C’est comme s’il n’existait plus. Ou presque…

C’est ce qu’on appelle tomber de haut.

L’ambition initiale des deux principaux géniteurs de la CAQ – François Legault et Charles Sirois – était pourtant de se positionner comme la nouvelle alternative de gouvernement.

Leur vrai pari était de voir disparaître peu à peu un Parti québécois croulant sous ses dissensions internes et l’abandon de plus en plus évident de son option comme le véritable moteur de son action politique.

Or, si la tendance se maintient, la prochaine élection risque plutôt d’amputer les caquistes d’une part importante de leur députation. Je dis bien «si».

En attendant, une chose est indéniable. Depuis l’élection, quoi que dise ou fasse François Legault dans l’espace médiatique ou parlementaire, sa notoriété pourtant forte ne l’aide en rien à maintenir l’image de la CAQ comme alternative possible de gouvernement.

Le parti du ni-ni

Se disant «ni souverainiste, ni fédéraliste», «ni à gauche, ni à droite», la CAQ semble rater de plus en plus le coche avec ce vieux mantra de la défunte ADQ.

D’autant plus que dans les faits, la CAQ est un parti fédéraliste tout en étant nationaliste. Quant à l’échiquier idéologique, la CAQ y loge plutôt à droite.  Après tout, la CAQ n’a pas avalé Québec solidaire, mais la très conservatrice Action démocratique du Québec…

À ses premiers balbutiements, j’avançais qu’avec le temps, cette étrange manière pour un parti de se présenter par ce qu’il n’est PAS serait un pari risqué pour la CAQ. S’il fut payant en appuis à ses débuts, cette absence d’une identité politique claire le plombe de plus en plus.

Il est vrai que l’an dernier, en tout début de campagne, la candidature surprise de Jacques Duchesneau – le populaire ex-patron de l’Unité anticollusion – avait permis à la CAQ de se réinventer en «parti de l’intégrité». Face aux deux «vieux partis», M. Legault martelait que la jeune CAQ laverait plus blanc que blanc.

Mais il est aussi vrai que depuis l’arrivée de Philippe Couillard à la tête du PLQ, le vernis caquiste d’incorruptible s’effrite encore plus rapidement. S’il fallait qu’en plus, le projet d’une Charte des «valeurs québécoises» devait aussi renforcer le moindrement les appuis chancelants au PQ, la CAQ risquerait de pâtir encore plus.

L’ex-ministre péquiste et chef de la CAQ, François Legault, a d’ailleurs suffisamment d’expérience politique pour le comprendre. D’où l’activisme dont il fait résolument preuve.

Tentant par tous les moyens de reconquérir une partie de son électorat, il sillonne le Québec de bout en bout. Et pas n’importe comment : dans son autobus caquiste aux allures franchement électorales. Troisième dans les sondages, il saute le premier dans l’autobus préélectoral.

En octobre, il lancera son livre mi-autobiographie et mi-promotion de son fameux Projet Saint-Laurent. N’ayant pas levé de terre dans l’opinion publique, son projet a grand besoin de visibilité…

Cette semaine, il travaille fort à insuffler un peu de pep à ses troupes à leur caucus pré-session. Devant les caméras, ça sourit à pleine dents, mais loin de celles-ci, l’inquiétude doit commencer à gagner les troupes. Puis, en novembre, ils tiendront leur deuxième grand congrès.

Quant aux présumées tentatives libérales de «maraudage» auprès de certains députés caquistes, elles ne semblent pas être très efficaces. Pour le moment.

Pour ce qui est du énième «nouveau» message de la CAQ, on peut déjà le résumer ainsi: on ne se défile pas devant la question «identitaire» comme le font les libéraux, mais contrairement au PQ, nous, on veut parler d’économie et de finances publiques.  Or, la marque de commerce du PLQ est justement l’économie – à tort ou à raison. M. Legault devra pédaler fort pour lui ravir son thème traditionnel.

Frappant sur ce même clou de l’économie et des finances publiques, l’équipe hyperactive des communications de la CAQ a même produit une courte vidéo soulignant avec ironie le premier anniversaire du gouvernement Marois.

***

Des coffres bien garnis et une petite prière à la juge Charbonneau…

En attendant une élection possiblement printanière, son chef semble surtout compter sur trois éléments.

1) De nouvelles règles de financement adoptées sous le gouvernement actuel faisant que la part du financement public des partis dépassera nettement celle des particuliers.

Traduction : qu’elle peine ou non à collecter des dons maximaux de 100$ par personne, la CAQ aura de quoi garnir ses coffres. Maintenant que chaque parti reçoit du Directeur général des élections un beau, gros 1,50$ par vote reçu à la dernière élection, les caquistes auraient droit à une subvention publique de 2 408 615$. Ce serait  presque autant que pour le PQ ( 2 844 258$) et le PLQ (2 777 453$).

Pas si mal pour un troisième parti dont les appuis fondent au soleil depuis l’élection du 4 septembre 2012.

2) Au caucus pré-session de cette semaine, M. Legault annonçait une nouvelle «priorité» pour la CAQ: «réduire les taxes sans augmenter les impôts».  La recette magique d’une équation incluant aussi le déficit-zéro, elle, viendrait évidemment plus tard… Un autre diable qui saura bien se cacher dans les détails…

3) Dans une entrevue au 98.5, François Legault semblait aussi vouloir beaucoup compter sur le discrédit dont il espère voir souffrir le PQ et le PLQ sous l’effet de la commission Charbonneau.

Il y déplorait fortement la lenteur de la commission à se rendre, disait-il, au palier «provincial». Ou si vous préférez, aux immenses et nombreux contrats donnés depuis des lustres à l’industrie de la construction par le puissant ministère des Transports. Autant sous les péquistes que les libéraux.

Pour tout dire, son impatience ressemblait nettement plus à un appel à l’aide qu’à un simple «constat».

Sa réaction s’explique d’ailleurs facilement

La candidature d’un Jacques Duchesneau à la prochaine élection étant, dit-on, incertaine, M. Legault doit savoir que les carottes caquistes risqueraient d’être cuites s’il perdait son Elliott Ness en même temps que la commission Charbonneau ne lui aurait pas fourni les munitions dont il aura grand besoin contre le PQ et le PLQ.

Cela dit, beaucoup d’eau coulera encore sous les ponts des partis politiques d’ici la prochaine élection. Et qui sait également si, à terme, le projet d’une Charte des «valeurs» québécoises s’avérera être un avantage ou un handicap pour le PQ.

En attendant, pour la CAQ, la marée se fait de plus en plus basse…

***

Une autre carte de souhaits pour le gouvernement

Parlant de vidéo souhaitant un «Joyeux anniversaire» ironique au gouvernement Marois, celle de l’ASSÉ n’est pas passée inaperçu sur les médias sociaux. L‘ASSÉ, c’est l’Association pour une solidarité syndicale étudiante.

Revenant sur les effets de la politique du déficit-zéro avec une démonstration à la facture originale, nul besoin d’ajouter qu’elle ne vise pas le même auditoire que celui de la CAQ…

Notez que c’est ici l’association la plus militante du Printemps érable qui, un an plus tard, lui fait parvenir cette carte de souhaits dont le message principal est de représenter les choix budgétaires du PQ comme s’inscrivant dans une parfaite continuité avec ceux du gouvernement Charest.

 

 

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8 commentaires
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C’est un peu comme dans l’Évangile quand Dieu dit qu’il rejettera les tièdes. Ça pourrait aussi dire qu’on ne peut pas être fédéraliste et séparatiste en même temps.

Dieu vomit les tièdes: “Nul ne peut servir deux maîtres (Matth., VI, 24

Malheureusement pour la CAQ, ce que les médias (et, par ricochet, Monsieur-et-Madame-tout-le-monde) ont surtout retenu du chef et des visées politiques de cette formation tient en deux mots, trop souvent prononcés en réponse à plusieurs questions : « On verra! ».

S’en tenir au flou artistique quand on prétend incarner un renouveau politique, ce n’est jamais une bonne idée.

Les électeurs néolibéraux choisissent P.Couillard dont la verve pour la privatisation des services suscite l’enthousiasme. La CAQ souffre du fait en bonne mesure que son chef est un ancien péquiste ce qui est impardonnable pour l’électeur qui ne croit qu’en l’individu, l’individu, l’économie puis encore l’économie!

Cette verve pour l’économie privée et arrangée on voit comment elle est communicative à la Commission Charbonneau. L’économie aujourd’hui étant ce que l’église catholique à été y compris son détournement de vocation, l’attachement au
-parti des affaires- le PLQ reste fort. Tout comme les idéaux catholiques d’hier d’amour du prochain ont été travestis, les partis libéraux ne sont plus que des outils de lobbys pour entreprises plutôt que de servir à la redistribution la moins inégalitaire possible de la richesse. Comment la CAQ peut prendre la place du PLQ? Utopique en fait considérant l’électorat stable du PLQ. Le seul espoir de la CAQ consiste à prendre la place du PQ. Or, le PQ en jouant au centre nationaliste gouvernant sans faire de secousses sur le plan souverainiste et à gauche ne permet pas à la CAQ d’aspirer à devenir une seconde Union Nationale version 2010-2015. Certains analystes voyant le PQ balancer entre l’Union Nationale d’hier et le PQ de R.Lévesque on comprend mieux les difficultés de F.Legault. Le PLC sous J.Trudeau prendrait le pouvoir selon les sondages sacrés de notre époque même si troisième parti aux communes actuellement. Les vieux partis seraient t’ils plus solides qu’il n’apparaît?

(1)

« Leur vrai pari était de voir disparaître peu à peu un Parti québécois croulant sous ses dissensions internes et l’abandon de plus en plus évident de son option comme le véritable moteur de son action politique. »

On retenait son souffle pas qu’a la CAQ ….

A Option nationale et Quebec solidaire …. on pensait bien recuperer un bout des restes de la depuille ….

—-

(2)

Au final c’est tout de meme amusant de voir le constat apres un an.

(a)

-La CAQ on va etre clair …. Legault restera pas longtemps apres une eventuelle defaite deja que d’etre dans l’opposition doit passiblement l’ennuyer ….

Sirois est deja pu dans le decors, Dr. Barette pas sur que se presenter a nouveau l’interesse et que dire de Francois Rebello ….

Le brave Deltell va heriter de la patente qui sera un genre d’ADQ 2.0 …

(b)

– Quebec solidaire …. on le voit Amir est de moins en moins visible ( quelqu’un a penser mettre sa face sur une peinte de lait ?) et puis ses declaration qu’il aimerait retourner a la pratique medicale… ou que si QS avait plus de depute il s’en irait … et puis on imagine qu’avec le printemps difficile au plan personnel … il se dirige tranquillement mais surement vers la sortie …

et puis du reste l’ambitieuse Francoise est tannee de son co-chef …

Mais que l’ambitieuse Francoise prenne garde … en regard de l’eventuel debat sur la charte et de la laicite …

Pas sur qu’elle pourra maintenir l’unite toute liberale chez les militants ….

(c)

-A ON …. on le comprendra … le coup de Lizette, Aussant … c’etait celui de Jacques Parizeau … et on voit que cette approche avait des appuis chez des commentateurs dont la blogueuse Josee Legault.

Anyway … en fin de compte pour Aussant … entre ses debuts fort prometteur en musique et porter a bout de bras un parti dont lui meme semblait pas trop y croire …. Aussant est parti faire du pognon a Londre … ben oui faut gagner sa vie ….

(d)

-Et puis pour les autres … Louise Beaudoin qui est rentrer un peu piteuse au bercail … et puis Pierre Curzi qu’on revoie au 98,5 ….

(e)

Sans oublier Boisclair qui a du dans le fond faire sa profession de foi avant d’avoir un poste a New York …

La vie trepidante de New York …. on l’imagine deja comme un poisson dans l’eau ….

(f)

Meme Gilles se voit un peu recupere par Pauline dans la commission ….

(3)

Dans le fond un an plus tard ….

A ces Legault, Beaudoin, Lapointe, Aussante Rebello et les blogueurs ici et la comme Josee Legault ….

Votre tentative dans le fond de faire quoi … prendre un bout de la depouille du PQ ….

a echouer ….

Je pense que le défaut de la Coalition Avenir Québec, c’est de devoir soutenir le gouvernement péquiste pour ne pas devoir supporter l’odieux de l’avoir fait tomber. Pourtant, il va bien falloir faire tomber ce gouvernement. Pourquoi attendre le dépôt du prochain budget pour se lancer dans la compétition ?

La CAQ devrait s’imposer non pas comme une alternative à l’actuel gouvernement ou bien aux Libéraux. Il devrait s’imposer comme une véritable machine de guerre qui pourfende tous les vieux partis. « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » (Corneille)

La pire des choses qui puisse arriver à cette formation, c’est de se retrouver encore avec quelques députés. Legault s’il veut survivre en politique, se doit de devenir dans le moins favorable des cas le prochain chef de l’opposition. Il doit impérativement choisir le parti politique qu’il veut détruire. Celui qu’il devra sortir une bonne fois pour toute de l’échiquier politique sans lui laisser la moindre chance aussi infime soit-elle de se relever. La logique serait que ce soit la PQ qui en fasse les frais.

Il n’y a pas dans notre système politique et démocratique de place pour un tiers et moins encore pour un quart parti. Si le mécanisme de coalitions destiné à former une majorité existait comme cela est dans plusieurs pays du monde, cela ne poserait pas de problème. François Legault pourrait très bien alors être ministre de l’éducation d’une coalition PQ-CAQ. Mais ce n’est pas le cas actuellement et cette option n’est pas à l’ordre du jour.

Aussi la CAQ se doit de descendre dans l’arène, engager toutes ses forces vives dans le combat, ne reculer devant rien, vaincre quel qu’en soit le prix lorsque sa victoire alors sera simultanément le cri et la voix de sa résurrection.

Si la CAQ n’y parvenait pas, la Coalitions demeurera alors un petit parti périphérique sans de grandes ambitions pour le Québec, un parti qui a de bonne idées mais pas les « guts » pour les réaliser, bref un parti sans grand intérêt. Dans ce cas, l’histoire retreindrait qu’il fît encore moins bien que la défunte ADQ : deux et non pas trois petits tours et puis s’en vont…. Comme ainsi font font font les petites marionettes dit-on !

— Un petit mot sur l’austérité : L’ASSÉ définit très convenablement ce qu’est l’austérité. Toutefois, le problème n’est pas au niveau de la dette du Québec, peu importe qu’on prenne en considération la dette nette ou la dette brute. Cela se trouve dans notre capacité encore limitée de produire de la richesse, de la valeur ajoutée. Certaines entreprises requièrent des subventions, c’est le cas pour l’aviation notamment, mais pas toutes les entreprises, ce qu’elles requièrent ce sont des débouchés et des facilités de paiement surtout les premières années. On peut donc taxer équitablement, subventionner peu, ou moins ou même pas du tout, soutenir le carnet de commande et échelonner les paiements. Il est possible d’opter pour une certaine austérité au niveau de la gestion (entre autre par des gains de productivité dans la fonction publique), simultanément former une politique dynamique basée sur l’investissement et sur la maitrise des coûts lorsqu’il est question de commandes publiques (la meilleure façon de maitriser les coûts étant de réduire les délais au niveau de la réalisation).

— Ce qui manque c’est l’exercice du travail quand ce n’est justement pas le fonds qui manque le moins (petite référence à Jean de la Fontaine).

Premièrement, je dois dire que le vidéo de l’ASSÉ est très intéressant. Sur ce point précis j’invite les lecteurs à prendre connaissance de l’ouvrage de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, LE PRIX DE L’INNÉGALITÉ, paru en 2012. Après cette lecture, impossible d’écouter les discours néo-libéraux comme étant des dogmes de foi.

Maintenant la CAQ. J’ai toujours estimé que la présence de la CAQ sur la scène politique québécoise, tout comme la présence de l’ADQ avant elle, n’était qu’anecdotique. C’est évident que son discours, sur certains sujets et à un certain moment, peut être tout à fait pertinent. Mais on est très loin d’un parti politique susceptible et surtout adéquat pour exercer le pouvoir. Aurait-on, à une autre époque, imaginé Camil Samson en premier ministre ?

Le rôle que je vois pour la CAQ c’est d’être l’aiguillon des autres partis politiques. Et c’est très bien ainsi.

«Les campagnes électorales sont une excellente occasion de dire n’importe quoi, que ne surpassent peut-être que les lendemains d’élections.»
[Jean Dion]

Bonjour,

Bien évidemment, tout comme disaient de vieux et de vieilles péquistes défroquées de la religion nationaliste et péquiste pour passer à l’Option Nationale même avec Monsieur Jean Martin Aussant qui leva les feutres en catimini en démontrant que Londres et l’Angleterre le « conquirent de son plein gré ». Tout en meublant son curriculum en fonction de gagner mieux sa vie en Angleterre, ceux ci préfèrent un parti pas de chef en espérant l’arrivée d’un Sauveur qui prendra ce petit peuple par la main pour l’amener à la Terre Promise.

En outre, ce parti qu’est la CAQ n’est pas tombé du « Ciel Bleu » pour rien, n’est ce pas ? Afin de servir de « parking » pour des nationalistes de droite, soit d’anciens péquistes comme Messieurs Joseph Facal et François Legault qui s’étaient fortement peinturé dans le coin avec le Parti Québécois comme de vieux réactionnaires. Car tous comme tous les péquistes qui quittèrent pour d’autres Cieux moins chicaniers, nos deux lascars se dirent en réflexion. N’oubliez jamais qu’un péquiste qui se dit en « réflexion », c’est qu’il est passé à autre chose depuis un bon laps de temps. Un péquiste qui réfléchit, cela est antinomique avec le nationalisme qui ne demande que la « FOI » qui est impossible et antinomique avec la réflexion

La CAQ, un an plus tard demeure un parti pour des nationalistes qui ne croient plus comme ils disent dans le dialecte de province, ces nationalistes fortement de droite qui ne croient plus « pantoute » au Parti Québécois. Tout comme le défunt Bluff Québécois fut crée par des nationalistes conservateurs et plutôt d’extrême droite comme Monsieur Lucien 49.4 % d’Effet Bouchard afin de servir de « purgatif » pour nationalistes plutôt constipés, la CAQ récupéra du vieux bois mort nationaliste en y mettant un accélérant pour « purger les péquistes déçus » qui ont toujours cru comme Monsieur Yvon Deschamps dans un Québec indépendant dans un Canada UNI. Avec plaisir, John Bull.

La descente drastique de Legault et de la CAQ – de près de 40% d’intentions de vote alors que le parti n’existait même pas – à 18% maintenant, c’est dû à plusieurs causes:
-Le gonflement médiatique autour de la démission de Legault, qu’on aurait alors soudainement cru paré de toutes les qualités alors qu’il n’a été qu’un ministre médiocre et qu’il fait un chef de parti tout aussi médiocre.
-Le gonflement médiatique autour du projet de parti politique de Legault, malgré l’immense flou qui entourait le projet, le nom ridicule choisi (si Legault n’aime pas le terme « caquiste », il n’avait qu’à choisir un autre nom, Mario Dumont l’avait bien fait alors qu’il voulait nommer sa nouvelle formation le « Parti Démocratique du Québec » puis s’est rendu compte que ça donnerait « pédéquiste ») et les positions populistes qui ne tenaient pas la route, déjà calquées de façon remarquables sur celles de l’ADQ.
-La campagne électorale maladroite de Legautl en 2012, ponctuée de déclarations à l’emporte-pièce, de contradictions incessantes, de candidats pas sérieux qui faisaient amateur, de gros noms à l’égo encore plus gonflé que celui du chef. Le tout a donné un mélange indigeste de manque de sérieux et de populisme à outrance.
-Depuis l’élection, le chef continue ponctuellement à se rendre ridicule et les députés, on en entend jamais parler.
-Les déclarations spectatulaires de Legault à la fin de la campagne électorale à l’effet qu’en cas de gouvernement minoritaire il déclancherait immédiatement une autre élection, en plus d’être méprisants envers le choix de la population du Québec, alors qu’il savait parfaitement qu’en cas de gouvernement minoritaire DEUX partis doivent s’entendre pour renverser le gouvernement car si un des deux peut le faire seul, il n’y a pas de gouvernement minoritaire, par définition, étaient faites uniquement et seulement pour attirer l’attention. Je ne veux pas d’un type pareil comme premier ministre, à aucun prix.

Comment voulez-vous constituer une alternative sérieuse de gouvernement lorsque votre aspirant ministre de la santé déclare qu’il réglera en quelques mois le manque de médecins de famille en obligeant les médecins de famille à prendre chacun quelques milliers de patients de plus? Ça donne quoi avoir un médecin de famille si ça prend, non 6 mois pour avoir un rendez-vous comme maintenant, mais 1 an? Tous les acteurs compétents du milieu de la santé ont été unanimes à dénoncer l’ambition irréaliste du Dr. Barrette. Même chose pour les propositions de la CAQ en matière d’éducation ou dans d’autres domaines où c’était évident qu’aucune personne compétentes de ces domaines n’avait été consultée.