La chanson des élections

Le ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn joue du violon au Bloc québécois. Il veut le convaincre d’empêcher les libéraux de défaire le gouvernement au début d’octobre. Sa raison : le danger de voir les élections fédérales suivre d’une semaine à peine les élections municipales au Québec. Il y a peu de chance que cela suffise à faire taire les tambours électoraux.

En vertu de l’accord conclu entre Stephen Harper et Michael Ignatieff, le gouvernement doit, le 28 septembre, faire rapport sur l’assurance-emploi et l’économie et accorder une journée d’opposition aux libéraux entre le 30 septembre et le 6 octobre. Durant une journée d’opposition, le parti qui pilote le débat met aux voix une motion. Les libéraux pourraient décider d’en présenter une invitant la Chambre à retirer sa confiance au gouvernement. Si les néo-démocrates et les bloquistes les suivaient, le gouvernement serait défait. Cela voudrait dire des élections le 9 ou le 16 novembre. Le NPD a déjà dit qu’il ne donnerait jamais sa confiance aux conservateurs et le Bloc répète que ce n’est pas le calendrier mais la teneur de la motion qui dictera son vote.

Jean-Pierre Blackburn chante qu’il serait mieux d’attendre au printemps et le prochain budget. C’est pourtant le même ministre qui défend la décision du gouvernement de lancer une campagne publicitaire tous azimuts pour un de ses programmes les mieux connus, le crédit pour la rénovation domiciliaireIl prétend que cette publicité, qui sera envoyée dans 3,5 millions de foyers en septembre, n’a rien à voir avec de possibles élections. Ça tombe drôlement bien cependant.

On connaît la chanson et elle a des airs d’élections.

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Le ministre dit qu’il n’est pas sain d’avoir des élections municipales et fédérales en même temps. Le ministre Blackburn devrait alors nous expliquer pourquoi le gouvernement a refusé l’amendement proposé par le Sénat au projet de loi sur les élections à date fixe qui aurait permit au directeur général des élections de reporter la date de l’élection advenant qu’il y ait un conflit avec une élection provinciale, municipale ou un congé.

Je pense plutôt qu’il n’est pas sain pour un gouvernement de repousser du revers de la main un amendement raisonnable pour la simple raison qu’il émane du Sénat et que les Conservateurs se bâtissent du capital politique en dénigrant les institutions du parlement canadien.

En somme le ministre Blackburn veut une coalition avec le Bloc.
Ce ne sera pas nécessaire, car le prince d’origine russe derrière les envolées et les multiples volte-faces trouvera encore cette fois-ci une autre façon honteuse de ne pas faire tomber le gouvernement.
De tragique, à drôle, en passant par amusant et maintenant comique Blackburn n’en manque pas une….sauf intelligent.

«Cela voudrait dire des élections le 9 ou le 16 novembre.» Moi, ma fête c’est le 5. Ça ferait un beau cadeau!

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