La chute ou quand l’idéologie n’explique pas tout

Tom Flanagan portant son manteau de bison au panel de Power and Politics...

Ce jeudi, nous avons assisté, en direct, à une fin de carrière publique abrupte pour Tom Flanagan, un des principaux penseurs et architectes de la montée de la droite ultraconservatrice au Canada.

Ce professeur de l’Université de Calgary, d’origine américaine et très près du Parti républicain, auteur, commentateur politique, ex-conseiller et un brillant stratège jadis fort influent auprès de Stephen Harper et dorénavant, aussi ex-stratège du parti albertain de droite Wildrose, aura commis un véritable hara-kiri. Autant politique que personnel.

Dans le cadre d’une conférence livrée ce mercredi à l’Université de Lethbridge, en Alberta, Tom Flanagan lançait que :

Je n’ai certainement aucune sympathie pour les agresseurs d’enfants. Mais j’ai des doutes importants quant à mettre des gens en prison en raison de leurs goûts en matière de photos.

C’est un véritable enjeu de liberté individuelle. Nous mettons des gens en prison pour avoir fait quelque chose qui ne cause pas de mal à une autre personne. (traduction)

Dans la salle de classe, les huées furent immédiates.

Pour visionner la vidéo de son échange houleux avec les étudiants de l’Université de Lethbridge, vous la trouverez ici.

Dès que la nouvelle fut ébruitée, la chef du Wildrose Party, Danielle Smith, émettait ce communiqué stipulant que Tom Flanagan ne jouerait plus le moindre rôle au parti, ni formel, ni informel :

Il n’existe pas de mots suffisamment puissants pour condamner les commentaires du Dr. Flanagan. La pornographie juvénile est un crime abject qui cause un mal considérable à tous ceux qui y prennent part, incluant le spectateur. Le visionnement de pornographie juvénile nécessite en premier lieu la production de pornographie juvénile, qui cause de la souffrance et un abus silencieux pour les enfants. (traduction)

Le directeur des communications du bureau du premier ministre Stephen Harper postait immédiatement ceci sur son fil twitter :

Les commentaires de Tom Flanagan au sujet de la pornographie juvénile sont répugnants, méprisants et effarants.

Pendant que la CBC mettait fin à la participation de Tom Flanagan au panel de commentateurs de son émission Power and Politics et que l’Université de Calgary insistait sur sa «retraite» dès juin, sur les médias sociaux, les réactions fusèrent pour dénoncer ses propos.

Jeudi après-midi, tentant de sauver les miettes restantes de sa crédibilité, il présentait ses excuses en ces termes :

I absolutely condemn the sexual abuse of children, including the use of children to produce pornography. (Je condamne totalement l’abus sexuel des enfants, incluant la production de pornographie.)

These are crimes and should be punished under the law. (Ce sont des crimes et devraient être punis par la loi.)

Last night, in an academic setting, I raised a theoretical question about how far criminalization should extend toward the consumption of pornography. (Hier soir, dans un contexte académique, j’ai soulevé une question théorique portant sur l’étendue que devrait avoir la criminalisation de la consommation de pornographie.)

My words were badly chosen, and in the resulting uproar I was not able to express my abhorrence of child pornography and the sexual abuse of children. (Mes mots furent mal choisis et pendant la forte réaction dans la salle, je n’ai pas exprimé mon dégoût de la pornographie juvénile et l’abus sexuel des enfants.)

I apologize unreservedly to all who were offended by my statement, and most especially to victims of sexual abuse and their families. (Je m’excuse sans réserve à tous ceux qui ont été blessés par mes propos, et surtout, aux victimes d’abus sexuels et à leurs familles.)

Or, le problème est que sa déclaration de la veille n’avait rien d’une «question théorique». Au contraire, elle était d’une clarté éclatante : «Nous mettons des gens en prison pour avoir fait quelque chose qui ne cause pas de mal à une autre personne.» (traduction)

Cette déclaration est à l’opposé de ses «excuses» du lendemain à l’effet que «ce sont des crimes et devraient être punis par la loi».

En affirmant, mercredi soir, que la pornographie juvénile est «quelque chose qui ne cause pas de mal à une autre personne», Tom Flanagan niait le système d’exploitation, les souffrances et les traumatismes à vie dont sont prisonniers les enfants forcés à prendre part à la production de pornographie juvénile.

Devenue un véritable fléau planétaire depuis l’avènement de l’internet et du «tourisme sexuel», la pornographie juvénile est un des crimes les plus odieux qui soit.

En tant que professeur d’université, intellectuel et globe-trotter informé et sophistiqué, Tom Flanagan ne peut tout simplement pas plaider l’ignorance des effets connus de cette «industrie» criminelle sur ses premières victimes : les enfants. C’est pourtant ce qu’il faisait dans sa déclaration initiale du mercredi soir.

D’ailleurs, l’étudiant qui le questionnait le faisait en lui citant des propos semblables que Tom Flanagan avait tenus en 2009 – également dans une enceinte universitaire :

But that’s actually another interesting debate or seminar: what’s wrong with child pornography — in the sense that it’s just pictures? But I’m not here to debate that today.

Comme la chose avait été rapportée dans un bulletin universitaire, ses propos, semble-t-il et sous toutes réserves, auraient donc passé inaperçu. Ce qui, de toute évidence, ne fut pas le cas cette fois-ci.

C’est pourtant passablement clair. Hormis ses «excuses» paniquées, ses déclarations de 2009 et celle de mercredi soir banalisent, pour ne pas dire qu’elles nient carrément, les effets réels de cette activité criminelle.

La faute à l’idéologie?

Tom Flanagan étant renommé pour être d’obédience idéologique ultraconservatrice au point d’en prendre parfois des airs de libertarien – et considérant sa propre «explication» faisant de sa banalisation de la consommation de pornographie juvénile une question de «liberté individuelle»- , la tentation chez certains pourrait être de prendre ses propos pour une démonstration des extrêmes auxquels peut amener la défense sans nuance d’une idéologie.

Or, dans ce cas-ci, l’idéologie ne peut certes pas expliquer à elle seule de tels propos.

En fait, d’entendre Tom Flanagan se réclamer d’une idéologie exultant les libertés individuelles pour justifier ce qu’il dit sur la pornographie juvénile a plutôt l’allure d’un paravent fort commode dans les circonstances.

Stephen Harper à l'époque du Reform Party...

Tom Flanagan, on le sait, est un des principaux artisans de la montée au Canada d’un ultraconservatisme proche parent de celui du Parti républicain américain. Il aura également joué un rôle central dans le succès d’un certain Stephen Harper et dans la prise de contrôle de l’ancien Parti progressiste conservateur par les idéologues du Reform Party sous forme de «fusion» entre le parti Canadian Alliance et le Parti progressiste conservateur.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce personnage influent de la droite canadienne-anglaise, émule de la fameuse «Calgary school» de science politique et un des principaux stratèges derrière la prise de pouvoir de ceux qui gouvernent le Canada depuis 2006, cet article paru en 2004 dans le magazine The Walrus, vaut le détour.

En cela, nul doute que Tom Flanagan est en effet un défenseur acharné des libertés individuelles et un apôtre de la réduction du rôle de l’État.

Mais croire qu’on assiste ici à une «pensée», une idéologie, poussée jusqu’à pouvoir mener à croire que la pornographie junévile ne fait de mal à personne pour cause de croyance tout aussi extrême dans les libertés «individuelles», semble être pas mal fort de café.

Encore une fois, l’idéologie ne peut expliquer des propos aussi négationnistes des conséquences dévastatrices sur les enfants victimes de cette «industrie» criminelle.

La décision de consommer de la pornographie juvénile ou d’en banaliser l’impact dévastateur pour ses victimes, n’est associée ni à la droite, ni à la gauche, ni au centre. Cette décision déborde largement le cadre idéologique. Elle est d’un domaine étranger à la science politique…

D’autant que pendant quelques années, Tom Flanagan fut également sur la liste de correspondance du North American Man/Boy Love Association – un regroupement hautement controversé prônant l’abolition de l’âge de consententement pour les relations sexuelles entre hommes et garçons. Dixit Tom Flanagan :

I started getting mailings for a couple years so that’s about as close as I came to child pornography.

Bref, l’idéologie n’explique pas toujours tout. Fort heureusement.

Il arrive même dans des certains cas, qu’elle serve de prétexte pour justifier l’injustifiable.

Et donc, lorsque Barry Cooper – son ami, collègue professeur à l’Université de Calgary et compagnon de route de la droite réformiste -, est venu défendre Tom Flanagan ce jeudi en prétextant, lui aussi, des sacro-saintes «libertés individuelles» («he basically reiterated that there are some civil liberties aspects of going after consumers rather than going after producers of child pornography»), Cooper eut été nettement plus sage de passer son tour…

Mais il y en aura sûrement pour brandir la liberté d’expression intellectuelle de M. Flanagan en défense du professeur de l’Université de Calgary. Soit. Quoique que ses propos n’aient rien de très intellectuel.

La liberté d’expression est certes essentielle à toute démocratie. Et Tom Flanagan ne s’en est jamais privé.

La liberté d’expression comprend toutefois aussi celle de refuser de cautionner une telle banalisation des conséquences de la pornographie juvénile sur ses premières victimes.

Laisser un commentaire

Il manque un élément important à votre portrait de M. Flanagan a passé une bonne partie de sa carrière à tenter de dépeindre Louis Riel comme un illuminé sectaire et à tenter de bloquer les revendications de groupes Métis et autochtones. C’est également un ardent défenseur de la «supériorité occidentale» sur les autochtones arriérés…

Depuis quelques jours nous avons doit à beaucoup de déni politique, ‘M Couillard envers M. Porter et M. Harper envers M. Flanagan ….C était le gars le plus brillant…blabla quand tout va mal…j ai à peine travailler avec lui….nous voyons la morale de deux politiciens dont la solidarité. Et l amitié n’est pas quelque chose de très important

M. Flanagan devrait consulter un psy pour comprendre qu’est-ce qui l’a amené à tenir de tels propos. Je pense que nous sommes en présence d’un cas patent « d’acte manqué » que la psychologie a bien étudié. En fait c,est une partie de l’inconscient qui se manifeste alors.

Est-ce qu’inconsciemment ce serait l’expression d’une pédophilie latente, enterrée ?

Est-ce une façon de forcer son extraction d’un monde qui le tue à petit feu, la politique ? Car en faisant une telle déclaration c’était certain que les répercussions seraient terribles.

Et pourquoi c’est deux raisons, ensemble, ne seraient-elles pas l’explication de cet acte manqué ou de ce que Freud appelait des :« actes psychopathologiques ».

Quoi qu’il en soit l’auteur de tels propos n’a plus sa place en politique. Il est devenu dangereux pour la société et pour lui-même.

«Si haut qu’on monte, on finit toujours par des cendres.»
[Henri Rochefort]

Tom Flannagan, comme plusieurs politiciens avant lui (Christinne St-Pierre au printempts dernier par exemple) , ne s’est pas excusé d’avoir tenu ses propos. Il a fort à parier qu’il ne comprend même pas pourquoi il doit faire semblant de s’excuser aujourd’hui.
S’excuser « sans réserve à tous ceux qui ont été blessés par (s)es propos, et surtout, aux victimes d’abus sexuels et à leurs familles. » est une chose. Mais cette façon de présenter des excuses ne renie en rien les propos tenus à l’origine. Il nous dit en somme qu’il pense toujours ce qu’il a dit et qu’au plus, il s’excuse que sa pensée soit mal reçue.

Ce Tom Flanagan est représentatif d’une grande partie de la droite conservatrice et des libertariens avec son avis confus et son gros capeau de poil en plein studio. Mêlé avec leur dogme des libertés individuelles, ils ne savent que dire des bêtises.

Et dire qu’il est conseillé pour le gouvernement du Canada.

La Reine d’Angleterre doit être rouge de honte et avoir envie de renier le Canada.

Un autre exemple parmi la liste innombrable de scandales touchant le parti CONsermenteur. Les fraudes et scandales ne sont pas l’exception mais la norme dans le pire parti politique jamais vu au Canada…

Que va faire le ministre « abuseur de babysitter » Vic Toews, va-t-il être pour Tom Flanagan ou contre les pédophiles? Vont-ils être « durs contre le crime » envers Tom Flanagan? Ou la fraude et le crime c’est correct lorsqu’on est CONservateurs…

On dirait que l’extrême-droite (les Républicains, NeoConservateurs, Conservateurs, etc.) ne peut s’approprier le pouvoir que grâce à la fraude électorale : « Pierre Poutine »/Robocall, « In & Out », figures douteuses comme Karl Rove & Lee Atwater aux États-Unis, la victoire de Bush contre Gore, « Watergate » sous Nixon, etc.

C’est ce qu’on appelle se tirer dans le pied.

Ce colosse de la politique en coulisse avait des pieds d’argile. Il était temps qu’il tombe.

Alleluia!

Loin de moi l’idée de défendre les horribles propos de Tom Flanagan, mais nous ne savons rien du contexte. Nous ne savons rien de la teneur du cour donnée et quelle était la discussion de fond.

J’ai en mémoire un cours de sciences politique à l’UQÀM où il était question de l’anarcho-capitalisme (l’extrême du libertarianisme)et plus précisément de l’économiste Murray Rothbard. Celui-ci, dans ses écrits, faisait l’apologie de la vente de bébé sur le marché économique.

Or, dans l’objectif pédagogique de nous faire comprendre tous les enjeux et conséquences liées à l’anarcho-capitalisme, le professeur avait poussé la réflexion plus loin en abordant le droit « fondamental »de la mère de ne pas nourrir son bébé pour le laisser mourrir.

Si quelqu’un avait filmé ce passage, sans mise-en-contexte, et l’avait diffusé sur le Net,(comme ce fut le cas avec Flanagan) il aurait eu de graves problèmes, car ce qu’il avançait était franchement répugnant. Or, ce professeur est un sympathisant à la mouvance anarchiste et n’adhérait pas du tout à cette pensée.

Est-ce que le cas de Flanagan est du même type? Un professeur qui pousse une idéologie à sa limite dans le but de faire bien comprendre à ses élèves les tenants et aboutissants de l’idéologie ultralibérale.

Je sais que ce n’est pas la première fois qu’il se met les pieds dans les plats. Je sais qu’il est lui-même libertarien, rendant ses propos encore plus douteux. Mais une classe universitaire s’échelonne sur 3 heures et aborde énormément de contenu et d’idées. On ne peut isoler trois minutes de discussion d’un cours universitaire sans connaître la matière abordée et l’objectif du cours.

La seule phrase qui cause réellement problème est lorsqu’il dit que la pornographie juvénile « ne fait de mal à personne ». Ici, il dépasse toute idéologie. Mais lorsqu’il parle de la criminalisation, on ne connait absolument pas le contexte.

PS: Je ne suis absolument pas en faveur de la légalisation de la consommation de pornographie juvénile. Si ce n’était que de moi, ces pervers détraqués seraient castrés et enfermés à vie. Par contre, je tiens à la liberté de parole et à l’indépendance des professeurs universitaires. Si il croit vraiment ces propos, cela est condamnable. Mais si, comme il le prétend, que cela était dit dans un cadre théorique et académique, et considérant que nous n’avons aucune mise en contexte, j’aurais certaines réserves avant de juger.

Tom Flanagan n’en est pas à sa première déclaration abjecte. Voici ce qu’il a dit au sujet de l’équité salariale quand les conservateurs ont essentiellement abrogé ce droit pour les fonctionnaires fédéraux: (traduction) «L’équité salariale était l’une de ces très mauvaises idées des années 70, comme les cheveux volumineux, les survêtements de sport en polyester, le contrôle des prix et des salaires et Pétro-Canada» (dans une lettre ouverte au Globe & Mail)

Nous sommes témoins de l’établissement d’un gouvernement de droite radicale qui va glisser inévitablement vers le facisme si les autres partis politiques et les grands médias se contentent de dénoncer plutot mollement toutes ces dérives dans le style Tea Party.Harper a déja déclaré à quelques reprises qu’il allait transformer ce pays d’uns façon radicale et c’est ce qu’il est en train de réaliser.

Bonjour,

Un sincère bravo pour Kevin et son commentaire No 7 avec l’intelligence évidente de son intervention toute « libérale » d’esprit. Un souffle d’air frais avec ces propos qui nous aèrent de trop de conneries de ceux qui ont peu si peu à dire tout en se permettant d’essayer de museler les propos des autres intervenants qui sont contraires à leur fanatisme nationaliste et à leur prosélytisme malhabile. Un ode pour la liberté de parole et le droit de penser et réfléchir que ce commentaire No 7 de Monsieur Kevin.

En concluant, avec cet aphorisme de François Marie Arouet dit Voltaire soit : Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrai à la mort votre droit de le dire . N’en déplaise à certains agités du bocal qui cogitent dans leur conservatisme et intolérance en voulant se permettre de « museler les Autres » d’opinion divergente. Et très souvent de l’intolérance atavique sans le savoir. Au plaisir, John Bull.

@ Kévin

“Mais j’ai des doutes importants quant à mettre des gens en prison en raison de leurs goûts en matière de photos.” (Flanagan)

Ce qu’il a dit est vaste, bien sûr. Mais il s’agit de photos et il parlait d’agressions infantile.

Évidemment s’il avait prononcé un seul mot de cette phrase chaque villes du Canada, à des jours différents personne n’aurait compris.

Mais il parlait de pornographie infantile a tout dit dans le même instant à la même place et a fait des excuses plus tard pour cet évnnement.

Ou bien il est naïf, ou bien il donnait tout le crédit à ses propres déclarations.

Les enfants sont les oubliés encore du monde dit évolué. L’importance du commandement biblique pour les enfants d’honorer pères et mères a contribué à deux millénaires d’abus des adultes sur les enfants. Longtemps, l’enfant considéré comme une version miniature de l’adulte a servi de main d’oeuvre gratuite sur les fermes sous l’autorité de parents garantie par Dieu. À la révolution industrielle, les enfants au Québec comme ailleurs travaillaient 16 heures par jour dans les manufactures entre 1830 et 1910.

L’éducation obligatoire à partir de 1880 en Europe leur a apportés l’accès à la connaissance mais sous l’autorité de professeurs leurs donnant des coups par lanières et règles. Enfants aussi laissés dans la cour d’école aux coups entre eux et à l’intimidation là y compris en 2013 encore!

Ainsi, les propos de ce T.Flanagan sur la pornographie juvénile réduisant ces photos d’enfants à un état passif inoffensif sont l’expression d’une tradition millénaire d’adultes qui voient l’enfant comme un être aux facultés secondaires manquant de raison dont les droits n’ont pas à être exprimés haut et fort d’ailleurs les chartes des droits humains historiques n’ont pas décrétés inaliénables les droits sacrés des enfants au respect et à l’amour des adultes, parents ou tuteurs.

Et de la part d’un T.Flanagan issu d’une tradition anglicane ou protestante probablement sur le plan religieux à quoi s’attendre d’autre que ce primat de l’autorité de l’adulte sur l’enfant? Toute la tradition issue de Martin Luther est davantage encore sous la férule d’un patriarcat aveugle à toute autre autorité qu’à celle d’un Dieu fabriquant de prédestination et faisant du père de famille son lieutenant.

Alice Miller, psychanaliste post freudienne explique tout cela.

@Kevin

Le contexte est bien connu…

@John Bull

On a toute liberté de dire des conneries… mais il faut les assumer aussi! Qui plus est, justifier, voire argumenter une connerie que l’on dit par la seule raison de liberté d’expression est un bien faible argument.

Je ne citerais pas Voltaire mais Audiard: « Un con, ça ose tout, c’est même a ça que l’on le reconnait! »

P.S.: Qu’est que le nationaliste vient faire là-dedans?!?!?! Une obsession ?

@ Kevin,

Je serai en accord avec le fond de votre commentaire si vous n’omettez pas deux points importants :

1- Celui de la récidive (en 2009 il a tenu des propos similaires)
2- Son nom sur la liste de correspondance du North American Man/Boy Love Association.

Mon petit doigt me dit que ce type est un consommateur de porno juvenile/infantile consommateur étant ici un terme gentil pour ne pas avoir a utiliser le mot pédophile.)

G.Duquette