La coalition « vendons les équipes aux fans » triple son membership

Chers internautes, vous savez que j’ai suggéré ici même la semaine dernière que les amateurs de hockey devraient devenir propriétaires de leurs clubs — les Canadiens et les futurs Nordiques —

C'était beau de les voir danser ensemble...
C'était beau de les voir danser ensemble...

comme c’est le cas pour des équipes de foot en Europe, aux États-Unis, et des équipes de baseball et de hockey mineur sur notre frontière sud.

Je suis heureux de rapporter que deux collègues du monde des médias ont emboité le pas à ma suggestion.

Ce samedi, dans Le Soleil, l’éditorialiste Gilbert Lavoie, avait ceci à dire:

C’est peut-être le très intello Jean-François Lisée qui a offert la solution à ce salmigondis de sport et de politique. J’aime bien Lisée pour son intelligence et sa culture, même s’il nous menait parfois en bateau lorsqu’il travaillait au cabinet du premier ministre. [Note du blogueur: cela me surprendrait, mais passons…] Selon lui, les amateurs devraient être propriétaires des équipes, comme c’est le cas pour «l’équipe de foot la plus enviée du monde, le Real Madrid, qui appartient à ses 85 000 socios». Et Lisée, de citer ensuite une dizaine de cas similaires, même aux États-Unis.

Au fond, ce n’est pas fou : ce serait peut-être plus prudent de contrôler nous-mêmes les équipes, au lieu de confier ça à quelqu’un comme Péladeau, qui risque de mettre ses joueurs en lock-out à la moindre occasion, comme il le fait pour ses journalistes… Je blague, PK, je blague!

Bon, soyons sérieux! La question qui tue, mon cher Lisée, est la suivante : quel serait le choix des amateurs propriétaires des Nordiques ou du Canadien, s’ils avaient à décider entre la Coupe Stanley et l’élimination en quarts de finale : Halak ou Hamel? Le pro ou le pure laine?

À cet appui de la ville de Québec, j’ajoute celle d’une représentante de la montréalité, Marie-France Bazzo, se disant mercredi très intéressée par cette solution à la fin de sa chronique conjointe avec Mario Dumont (La Commission Dumont Bazzo). (Aller à 6’35 »)

Une alliance Québec-Montréal serait-elle en gestation ?

Aucune nouvelle de Gary Bettman, cependant…

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Un organisme à Québec qui se nomme »J’ai ma place » pourrait prendre le leaderchip vis à vis cette idée. En prenant comme modèle ce qui peut se faire en Europe, la chose serait peut-être possible.

En autant que l’argent public est totalement absente du « deal », aucune objection à cette suggestion, à condition bien sûr que le nouveau Colisée soit également bâti avec l’argent du privé. Cependant, je doute que ce soit possible à Québec (ou au Québec): pas suffisamment de population et taux de pauvreté beaucoup trop élevé.

être le premier a avoir pensé quelque chose n’a rien a voir avec être le premier a l’avoir énoncé dans un journal. Sortez de vos tours d’ivoires. Vous n’inventer rien, les journalistes rapportent les nouvelles.

C’est une des rares bonnes idées que vous avez eu et elle est excellente. Laissons les gens gérer leur argent comme ils l’entendent et arrêtons de vouloir faire payer les autres pour ce qu’on veut…

Commenceriez-vous à avoir un soupçon de libertarien en vous????

2 précisions
1-A Québec avec l’équipe Labaume il y a une volonté d’aller de l’avant,d’innover voire d’assumer.
2-Lorsque les conservateurs parlent ils oublient que l’argent des F-35,des olympiques,du G 20,de leur salaire etc c’est l’argent des contribuables.

D’accord avec la solution de JF Lisée.On pourrait aussi tester la formule partenariat public/privé.
Amateurs/ville(avec subventions des 2 gouvenements)/privé.Il faut arrêter de socialiser les investissements et privatiser les profits.Il y a la une formule a explorer.Il faut innover et arrêter d’avoir peur.Il y a un risque certes mais en affaires si il n’y a pas de risques il n’y a pas d’affaires commme a si bien dit Laurent Beaudoin.

Sauf je le répète il faut garder un certains nombres de places libres au moins 50% pour les citoyens normaux et les ‘,tousrisques’, sinon ce projet deviendrait contre productif et à la longue non rentable . Et les proprios de places non présent doivent mettre leurs billets en vente à chaque fois qu’ils s’absentent sinon l’amphithéâtre aura l’ai d’être vide.

Vous y voyez un appui, moi j’y vois plutôt du mépris de la part de ce M. Lavoie.
Lorsqu’il écrit: «Bon, soyons sérieux! La question qui tue, mon cher Lisée, est la suivante : quel serait le choix des amateurs propriétaires des Nordiques ou du Canadien, s’ils avaient à décider entre la Coupe Stanley et l’élimination en quarts de finale : Halak ou Hamel? Le pro ou le pure laine?» C’est du pur mépris envers les Québécois et à la limite du racisme.
Lavoie dit clairement qu’avec un Québécois le Canadien perdrait. Avec tout autre joueur qu’un Québécois ça serait la victoire mais à l’inverse avec un joueur d’ici, c’est la défaite.
J’aime bien les Gomez, Gionta et autres grands joueurs du Canadien, ils sont essentiels à l’équipe, là n’est pas la question, mais je ne comprend pourquoi M. Lavoie estime qu’il faut faire le choix entre gagner sans Québécois et perdre avec des Québécois, comme si cela allait de soi. Il oubli que le Canadien a gagné avec des Roy, Brisebois, Damphouse, Savard, Carbonneau, Brunet et bien d’autres et inutile de rappeler les Lafleur, Lapointe et bien sûr, Richard, et autres grands joueurs d’ici.
Donc contrairement à ce que pense de façon méprisante M. Lavoie, le fait d’avoir des Québécois chez le Canadien est plutôt une formule gagnante… et cela a été prouvé à de multiple reprises.
Et pas uniquement pour le Canadien, mais bien des équipes à travers la ligue comme les Penguins et autres, comme le Ligthning qui aura cette saison un bon groupe (7) de «petits» jeunes d’ici ainsi que l’entraîneur et ses adjoints.
Si cette équipe est gagnante, ce qui est fort possible, ça sera encore une réussite pour nos joueurs Québécois mais aussi, je l’espère, une bonne leçon pour les dirigeants du Canadien qui retrouveront peut-être leur jugement et feront, espérons-le, une plus grande place aux bons joueurs du Québec.

A Barcelone, le président du FC est un ardent souverainiste catalan. Imaginez ça ici: Péladeau à la tête des Nordiques.

L’idée est intéressante mais ça ne cautionne aucunement le « libertarisme » comme certains aimeraient croire.

Je suis bien d’accord pour acheter ma part d’un nouveau club de hockey de la LNH à Québec, à condition que le club porte le nom des Québécois de Québec, qu’on n’y joue plus l’hymne national du Canada, sauf quand les Canadians seront de passage, qu’on nomme l’amphithéâtre du nom de René Lévesque, que tous les joueurs apprennent à parler français, qu’on n’y diffuse que de la musique québécoise, que le drapeau canadien et le mot Canada soit bannis de l’endroit et qu’on n’y laisse entrer aucun député, ministre ou premier ministre conservateur.

Entre autres…

Je ne suis pas un amateur de hockey mais je trouve cette idée tellement géniale que je serais prêt à devenir un actionnaire du club. Pourquoi une idée aussi simple ne s’est-elle pas imposée avant???

@ waried

«l’équipe de foot la plus enviée du monde, le Real Madrid, qui appartient à ses 85 000 socios»

!?Socios?!
Hmmm! Je crois plutôt que l’on parle de coopérative ici…

Je ne sais pas si coopérativisme rime nécessairement avec libertarianisme…

Si un colisée se prétend rentable, ne devrait-il pas attirer des investisseurs privés intéressés par le profit?

Qu’on dise alors les vrais choses: on veut un colisée à Québec pour améliorer qualité de vie de la région, comme on le fait pour le transport en commun. Pas parce que ça sera « payant » (c’est jamais payant quand le privé veut pas y aller..!)

Et si c’est une entreprise publique vouée au déficit, qu’on exige une part importante des profits des propriétaires de l’équipe (PKP ou autre). Car il semble que le privé soit plus intéressé par les profits potentiellement importants d’une équipe que par les pertes encourues par la construction et la gestion d’un colisée.

Pour une fois où je suis d’accord avec vous M. Lisée, je serais prêt à devenir un actionnaire d’un club de hockey à Québec. Pour continuer l’idée de Poalo Mitriou,les joueurs des Nordiques devraient tous avoir voté `OUI` au dernier référendums avoir un nom typiquement québécois et laisser entrer les spectateurs qui sont au Québec depuis au moins 10 générations et obligatoirement être séparatiste. Vive les millionnaires du hockey.

Ultimement ce n’est pas Gary Bettman qui décide mais les gouverneurs de la NHL i.e. les propriétaires de clubs.

Et de la manière dont les gouverneurs de la NHL fonctionne, c’est rêver en couleur que de penser que les gouverneurs vont accepter ce genre de propriété dans leur ligue.

Il ne faut pas oublier qu’en Europe les ligue de soccer ont une structure/gouvernance complétement différente (plus ouverte) que la NHL.

@ Elie

Le « coopérativisme » est l’une des pierres angulaires du mouvement libertarien.

D’ailleurs le dernier prix Nobel d’économie, décerné à Elinor Ostrom (qui a fortement été influencé par Hayek) démontre justement que les modèles coopératifs sont supérieurs au modèle étatique.

Il va s’en dire que ce prix Nobel a réjoui les économistes d’inspiration libertarienne.

http://cafehayek.com/2010/05/on-the-private-provision-of-public-goods-2.html

Bref, pour répondre à ta question, coopérativisme rime avec libertarianisme.

Pour citer Ludwig von Mises:

« What alone enables mankind to advance and distinguishes man from the animals is social cooperation. »