La démonstration de force du PC

Depuis le début de leur congrès, jeudi soir, les conservateurs célèbrent le chemin parcouru par leur formation et leur fierté, franchement, n’est pas déplacée. Il y a seulement huit ans, le 31 mai 2003, le Parti progressiste-conservateur élisait Peter MacKay au poste de chef. L’Alliance canadienne était dirigée par Stephen Harper. Rien n’annonçait que la droite allait émerger unie moins d’un an plus tard et donner naissance à un nouveau Parti conservateur dirigé par… Stephen Harper.

Depuis, le PC n’a cessé de progresser. Après un premier échec en 2004, ses appuis ont augmenté de façon constante: 29,6 % du vote et 99 siéges en 2004, 36,3 % du vote et 124 siéges en 2006, 37,7 % du vote et 143 siéges et 39,6% et 166 siéges en 2011.

Et ce 2 mai 2011, le mandat majoritaire tant convoité, résultat d’une progression continue dans les grandes villes à l’extérieur du Québec et auprès des communautés ethniques et autochtones. Les participants au congrès sont le reflet de cette diversité et du rajeunissement de l’électorat conservateur.

Le congrès lui-même, avec sa discipline, son professionnalisme, ses solides moyens techniques et la détermination confiante des orateurs, est une démonstration de la force redoutable acquise par le PC.

Il reste cependant une ombre au tableau et elle est très grosse: la situation du parti au Québec, la seule province où le parti a reculé. Le ministre Jason Kenney et le premier ministre Stephen Harper l »ont reconnu dans leur discours. « Nous aurions aimé avoir plus de sièges au Québec », a dit M. Harper vendredi soir. Il a promis de continuer « de pratiquer un fédéralisme d’ouverture » et travailler fort pour gagner la confiance de « tous les Canadiens […] et des Québécois ». Mais il devra compter sur davantage que la fin de la lune de miel entre les Québécois et le NPD, une prédiction que lui et bien d’autres conservateurs ont fait un peu rapidement à ce congrès.

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Mme Cornellier,

J’ai peine à croire que la progression des appuis au parti conservateur ne cessera jamais, tout comme la prospérité économique, un moment donné, va falloir que ça se dégonfle.

J’ai bon espoir qu’après neuf longues années au pouvoir, ils finiront bien par dégringoler.

Quant à la province de Québec, puisque les conservateurs ont démontré qu’il était possible de diriger le pays et d’obtenir un gouvernement majoritaire sans aucun élu au Québec (bien qu’il y ait cinq députés conservateurs au Québec, retranchés les des 166 et ils détiennent toujours la majorité des sièges), ils devraient se contenter de ne pas trop offusquer l’électorat québécois tout en faisant plaisir à leur base unilingue anglophone des autres provinces canadienne.

Pourquoi donc auraient-ils quelque chose à foutre de l’ingrate province de Québec?

À vous de me le dire…

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