La déquébécisation du Canada

Vous m’avez peut-être déjà entendu dire (ou lu écrire) qu’une des tendances lourdes sur la question nationale est la décanadianisation du Québec.

Un Québec qui se fond dans le paysage...
Un Québec qui se fond dans le paysage...

*Économiquement, nos échanges avec l’extérieur étaient, avant 1990, surtout avec le reste du Canada, depuis, surtout avec les États-Unis;
*Sociologiquement, les liens familiaux avec les francophones hors-Québec s’estompent avec les générations et avec elle la notion de famille canadienne;
*Politiquement, une pluralité de Québécois votent pour le Bloc depuis maintenant 17 ans, signe d’un détachement majeur;
*Symboliquement
, les jeunes Québécois rêvent à Singapour, Sao Paulo, New York, Berlin ou Londres, mais pas à Toronto.

Je perçois depuis peu quelques intéressants retours d’ascenseurs*. La Fédération professionnelle

des journalistes du Québec, elle, était moins indulgente lorsqu’elle a lu, le mois dernier, dans un communiqué de son organisation sœur, l’Association canadienne des journalistes (CAJ), la phrase qui suit:

«The CAJ is Canada’s largest professional organization for journalists from all media, representing about 800 members across the country».

La CAJ se présente donc comme la première association de journalistes au pays. On comprend la fédération québécoise de rétorquer:

Puisque la FPJQ compte deux fois plus de journalistes (1900), faut-il en conclure que le Québec ne fait plus partie du Canada?

On me rétorquera avec raison que ces « oublis » ne sont pas nouveaux. Après tout, l’émission de nouvelles-phare de la Canadian Broadcasting Corporation annonce tous les soirs « The National »‘, affirmant ainsi embrasser toute la nation canadienne, comme s’il n’y en avait qu’une. Pire, le quotidien torontois le Globe and Mail s’est longtemps affiché comme Canada’s National Newspaper, ce qui supposerait qu’il a une version française, toujours introuvable dans les kiosques. (Mais les majorités sont toujours impérialistes, voyez les Américains, qui se disent tels comme si ni le Canada, ni le Mexique, ni les autres nations d’Amérique n’existaient…)

Des détails. Mais voici que la déquébécisation du Canada s’installe subrepticement dans des visions du Canada d’hier… et de demain!

Le passé littéraire a-québécois du Canada

Un bibliothécaire de l’Université de Montréal, Mathieu Thomas, attire notre attention sur la nouvelle Cambridge History of Canadian Literature. M. Thomas nous situe l’importance de l’ouvrage:

Cette collection peut être considérée comme le nec plus ultra dans plusieurs domaines, Cambridge UP étant une maison d’édition très respectée. Je suis convaincu que la plupart des cours universitaires donnés sur le sujet de la littérature canadienne (que ce soit aux USA, au Canada, en Europe ou ailleurs) incluront à l’avenir des lectures provenant de cet ouvrage.

Or, que dit ce livre de référence, compilé par deux spécialistes de littérature canadienne, Coral Ann Howells, de l’Université de Londres, qui a beaucoup écrit sur Margaret Atwood, and Eva-Marie Kröller, de UBC à Vancouver ? Prosternons-nous devant le londonien Times Literary Supplement, pour nous éclairer. L’auteur canado-germano-britannique Stephen Henighan écrit dans l’édition du 17 septembre du londonien ce qui suit:

The Canada presented in the Cambridge History of Canadian Literature is a predominantly an English-speaking country defined by its multiculturalism; the 1971 Multiculturalism Act is referred to by at least seven contributors.

Canadian ?
Canadian ?

The reduced emphasis on English-French bilingualism reflects current anglophone Canadian interest in racial diversity and English-language global culture.

After 1759 – the year when the British defeated the French in Canada – references to French-Canadian literature are limited to fleeting asides in chapters devoted to writing in English.

Literature in French – roughly one-quarter of all the literature written in the country’s history – returns in three brisk summary chapters at the volume’s conclusion. The last of these, on French-Canadian fiction, is perfunctory and particularly inadequate in its coverage of the past thirty years.

The fact that fiction in French since 1837 is accorded twenty-three pages, while aboriginal literature since the 1960s gets thirty-seven, gives an idea of this volume’s priorities.

Traduction: ce volume parle du Canada multiculturel, la littérature francophone y tient la part congrue et on en parle moins, au total, que de la littérature des premières nations. Cela donne une idée, écrit le critique « des priorités de cet ouvrage ».

Commentaire du bibliothécaire Thomas:

Il est assez savoureux de voir des British faire la leçon aux canadiens-anglais en ce qui a trait à l’inclusion des canadiens-français dans leur imaginaire national.

Un avenir du Canada, sans le Québec ?

Une vision détonnante de l'avenir
Douglas Coupland, une vision détonnante de l'avenir

Seuls les auteurs les plus prestigieux sont appelés à donner les Massey Lectures, soit des conférences de haut niveau. C’était en octobre dernier au tour de l’auteur Douglas Coupland qui a choisi de donner sa version de l’avenir, mais d’en livrer un avant goût, en 45 points (très intéressants), au Globe and Mail.

Sa 20e prédiction se lit comme suit:

20) North America can easily fragment quickly as did the Eastern Bloc in 1989

Quebec will decide to quietly and quite pleasantly leave Canada. California contemplates splitting into two states, fiscal and non-fiscal. Cuba becomes a Club Med with weapons. The Hate States will form a coalition.

Traduction: L’Amérique du Nord peut se fragmenter aussi rapidement que le bloc soviétique en 1989. Le Québec va décider de quitter, silencieusement et très gentiment, le Canada. La Californie va envisager de se scinder en deux états, avec et sans impôts. Cuba va devenir un Club med avec des armes. Les États de la haine vont former une coalition.

Le mystère du sondage non-scientifique disparu!

Ce n’est évidemment que l’opinion d’un artiste canadien à l’imagination fertile. Au printemps dernier Léger Mise-en-marché (ma traduction) a demandé aux Canadiens si le Québec serait en meilleure position (better off) s’il quittait le Canada. Quelque 15% de Canadiens hors-Québec dont 26% d’Albertains ont dit oui.

Mais ce n’est pas du tout la bonne question à poser. Il faut au contraire demander aux Canadiens si le Canada se porterait mieux si le Québec partait. Donc s’ils sont favorables à la déquébécisation du Canada.

Je n’ai trouvé aucun sondage scientifique ayant osé poser cette question. Mais il y a le cas du mystérieux sondage non-scientifique disparu.

Comme le font plusieurs médias, le Globe and Mail, toujours lui, pose chaque jour une question à ses internautes. Le 15 janvier 2007, la question, et la réponse des 46 491 premiers internautes à répondre, étaient les suivantes:

Intéressant ! (Cliquez pour agrandir)
Intéressant ! (Cliquez pour agrandir)

C’est un blogue conservateur canadien qui a relevé la chose, et la soudaine disparition de la question du site du Globe and Mail.

À quand un vrai sondage avec cette question qui choque:

En êtes-vous venu à la conclusion que le Canada se porterait mieux sans le Québec?

La réponse serait-elle proche de ce qu’a très brièvement trouvé Canada’s National Newspaper ? Le mystère reste entier!

(* J’ai retiré un exemple suite aux très valables remarques d’alertinternautes. Merci aux alertinternautes Sandrine P. et Jacques L. pour certains de ces signalements. Merci d’avance aux autres alertinternautes qui m’enverront d’autres exemples de déquébécisation du Canada, je suis preneur.)

Les commentaires sont fermés.

J’ai bien hâte qu’une question demandant officiellement, à environ 100 000 canadiens, représentant toutes les provinces hors Québec,

si le Canada se porterait mieux si le Québec sortait du Canada et devenait indépendant?

Je crois qu’une réponse quasi-semblable ou supérieure au 63% de oui qu’a obtenu le Globe and Mail à sa question du 15 janvier 2007, aiderait beaucoup une forte majorité de québécois à voter pour l’indépendance du Québec AU MOMENT QU’ILS JUGERONT OPPORTUN.

Je crois fermement QUE L’ÉTAT DES FINANCES DU QUÉBEC jouera nécessairement un grand rôle dans le choix du moment jugé opportun pour la grande majorité des électeurs.

Il ne reste pas beaucoup de Canadiens qui croient qu’ils sont mieux avec nous et nos revendications et pas beaucoup veulent nous entendre …. Le fédéralisme est dans un cul de sac et est devenu irréformable . Le fruit n’est pas mûre depuis 1995 nous répètent les ténors fédéralistes et il est facile de conclure que nous sommes condamnés au statu-quo pour l’éternité . Le choix doit se faire lucidement entre notre statut de province tous égales ou celui d’un pays avec tous les pouvoirs ……..

Nouveauté: Le Canada n’accepte désormais plus les noms de domaine « .qc.ca ». L’Autorité canadienne pour les enregistrements internet (ACEI) a inscrit en accueil de son site: « Rien ne fait plus canadien que le .ca. »

On prétend que ça coûte trop cher de considérer les provinces… Laissez-moi rire. Le préposé avait appris un texte par coeur et défendait mal cet argument plutôt injustifiable.

Autre atteinte, une de plus, à l’identification québécoise.

Boniour,
Ne voyant pas du tout péril en la demeure, je ne crois pas du tout que le Canada se déquébécise car en écoutant les nouvelles sur les postes anglophones afin d’avoir des nouvelles concernant le Monde et surtout ce qui touche aux relations internationales. Au contraire, le Québec a sa juste part de visibilité et même plus. Le grave problème vient plutôt du Québec qui par l’information véhiculée se décanadiannise en délaissant l’information qui touche le reste du Canada. Les québécois vivent dans un repli où même les nouvelles internationales ne les intéressent même pas. Ce que la majorité des québécois veulent, c’est du jaunisme à la sauce de la convergence de Québécor, des faits divers et encore et encore des faits divers. Du sang, du sexe et surtout du sport ! Et il faut que le tout soit BEN simple. A la blague, depuis plusieurs années, j’affirmais que beaucoup de québécois n’écoutaient pas du tout les bulletins de nouvelles de Radio Canada, car contrairement à TVA et TQS, Radio Canada ne donnait pas les résultats de Loto Québec et de ses tirages journaliers. Il suffit de vérifier les compilations d’Influences Médias qui sont très révélatrices sur les besoins du québécois moyen au sens propre comme au sens figuré. 29 % de toute l’information servie à nos pauvres québécois concernent le SPORT, soit 4 fois plus que la moyenne des pays industrialisés. Qu’il est pathétique d’entendre Monsieur Jean François Dumas d’INFLUENCE MÉDIAS débiter ce qu’a mobilisé l’attention des pures laines pendant une semaine. Et même en Juillet, les amateurs de sport, bonsoir sévissent en pérorant sur la Sainte Flanelle et il n’y a pas assez de 12 mois par année pour en ingurgiter. Pourquoi nos amis anglophones habitant le Québec sont-ils si bien servis avec CBC, CTV et les autres chaînes anglophones qui s’intéressent au reste de la Planète ? Tandis que nos pauvres québééééééécois se contentent de faits divers et surtout du gros HUMAN INTEREST sauce Québécor ! Et dire que certains veulent en faire un pays…. Au plaisir, John Bull.

On pourrait faire un référendum pancanadien sur la
souveraineté du Québec et il y a de forte chance
qu’il y est plus de vote pour le OUI à l’extérieur
du québec qu’à l’intérieur.Si ce n’était du fait
que le Canada serait pakistanisé par l’indépendan-
ce du Québec ça ferait longtemps qu’il nous aurait
mis dehors de la fédération.

Et que dire de Team Canada qui ne comptait qu’un seul joueur québécois (Patrice Bergeron). Pas de place pour St-Louis (8e compteur de la NHL). Pas de place pour Lecavalier. Pas de place pour Gagné.

Dans le même registre, les étudiants en science politique à Concordia se font proposer le débat suivant :

Croyez-vous que les souverainistes du Québec devraient être emprisonnés ou exilés pour traitrise et sédition envers l’État canadien?

La plupart répondent oui.

Une raison d’être fier de nos institutions publiques est dans l’entêtement d’Hydro Québec à barrer la route à Terre-Neuve pour le transport de l’électricité produite au LABRADOR. Pour la simple raison que le Labrador nous appartient. On nous l’a volé dans une décision de Londres alors que Terre-Neuve était encore colonie britannique.
Je ne l’accepterai jamais, comme Henri Dorion, d’ailleurs.

Non, non, la Canada ne veut pas se faire couper en 2 parties inégales par un Québec séparé, il aimerait beaucoup mieux angliciser le Québec lentement mais sûrement.

Y a-t-il quelque chose de nouveau sous notre beau ciel «canadian». Je suis persuadé que pour un grand nombre de citoyens du ROC, le Québec est une épine à son talon. En fait, je devrais plutôt dire les Québécois.

Il y a 35 ans j’avais participé à une rencontre avec un dirigeant d’une importante compagnie de l’Ontario, les produits «Aylmer». Ce bon monsieur s’étonnait de notre volonté à continuer de parler français au Québec. Il ne comprenait pas, tout simplement. Je crois que rien n’a changé. Le ROC, au mieux ne comprend pas le Québec et ses citoyens; mais généralement il nous méprise (sauf lors du grand Lovin de 1995).

Mais ce qu’il y a de remarquable dans ce que vous relevez ici c’est que ces observations sont le fait de personnes supposément cultivées et intelligentes sensées faire parti de l’élite de la société. Leur choix d’omettre certaines données culturelles sont des choix conscients, pas de malheureux oublis.

Concédons toutefois, qu’à part quelques colonisés, nous le leur rendons bien.

Vos observations que vous nous communiquez ne sont que l’actualisation du phénomène des deux solitudes. Bien que rendue banale, cette expression n’en n’est pas moins vraie. Devrions-nous nous attrister de cette situation? Je ne crois résolument pas. Ce qui m’attriste, par contre, c’est de voir des Québécois francophones continuer à croire que le Québec et le ROC forment encore une seule entité politique. À l’évidence rien n’est plus faux.

Les faits que vous nous présentez, M. Lisée m’amènent à poser une question. Compte tenu de ces faits qui tendent à gommer la réalité québécoise de la vie canadienne du ROC, pour quelles raisons le ROC tient-il encore tant au Québec ? Est-ce pour nos beaux yeux ou pour nos richesses ?

Il y a quelques années, une controverse avait éclaté parce qu’un département d’études canadiennes, dans une université scandinave, faisait lire Michel Tremblay en anglais. On donnait l’impression que Tremblay était un auteur anglophone.

La plus vieille revue d’histoire canadienne, The Beaver, avait traduit littéralement des extraits du français à l’anglais de la biographie du docteur Wilifrid Derome (ed. Boréal) sans indiquer les sources. Un beau cas de piratage intellectuel. Le fondateur du premier labo médicolégal en Amérique du Nord devenait a real canadian hero. Le Canada s’accapare de ce qu’il veut bien du Québec quand c’est bon pour son image. Nous serons toujours lentement et sûrement dépossédés, tant que nous ne mettrons par le cap définitif vers l’indépendance.

Oui c’est évident qu’en posant une question théorique sur notre statue à l’intérieur du Canada,ils vont répondre qu’ils s’en foutent du Québec.

Cependant je crois que par esprit de domination propre aux orangistes et avec leur »nation building », ils désirent ardemment nous soumettrent une fois pour toute et pour toujours.

Mais c’est aussi la réalité que depuis l’élection de Harper et de ses ultra conservateurs de l’ouest,le fossé entre le Québec et le r.o.c ne cesse de s’agrandir.

Selon un certain Jacques Antoine Normandin, le Québec serait un État depuis 1968, date à laquelle l’assemblée législative a été abolie. Ce monsieur a réussi à obtenir sa défiscalisation en cour sur la base que l’État québécois est délinquant. Il n’a plus l’obligation de payer des impôts et peut circuler sans permis de conduire et sans assurances. Son affaire fait jurisprudence.

Dans le code civil du Québec, j’ai vérifié, on présente le Québec comme un État et à aucun endroit on ne le qualifie de province.

Malheureusement, on tombe vite sur des sites conspirationnistes si on cherche là-dessus, et ça mériterait d’être mieux documenté, mais c’est assez troublant, je trouve. Le monsieur en question dit avoir un dossier complet en sa possession et donne plein de conférences là-dessus. On peut en trouver sur Youtube. Ça vaudrait la peine de creuser la question, je trouve, même si ça paraît farfelu.

Il y a aussi cette explication:
http://radioshock.exprimetoi.net/le-coin-de-l-auditeur-f5/le-quebec-est-deja-souverain-t6.htm

Et ce livre:
http://books.google.com/books?id=DauYyntYnAoC&pg=PA305&lpg=PA305&dq=le+qu%C3%A9bec+est+un+%C3%A9tat+depuis+1968&source=bl&ots=UnLlhAP3cz&sig=ARmLKmBKJmucux5zyelQK-26faU&hl=fr&ei=csjrTKryDIaynAeak5ySAg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=7&ved=0CEoQ6AEwBg#v=onepage&q=le%20qu%C3%A9bec%20est%20un%20%C3%A9tat%20depuis%201968&f=false

Plusieurs Québécois comme moi ont une relation des plus ambigües quant au traitement réservé par certains Canadiens anglais à la culture québécoise.

D’un côté, on se bat pour faire reconnaître la spécificité de celle-ci face à la culture canadienne-anglaise. Au point où on en arrive à s’insurger devant ce qu’on perçoit comme des tentatives des récupérations politiques par le gouvernement fédéral, notamment dans la présentation de la culture canadienne à l’étranger. Selon ce modèle, la culture québécoise ne serait qu’une composante régionale de la culture canadienne, comme la culture autochtone.

De l’autre côté, on s’insurge aussi quand la culture québécoise est ignorée. Comment ? Une exposition sur la peinture canadienne au XXe siècle sans parler de Riopelle et de Pelland ? Une autre preuve de l’insensibilité canadienne-anglaise !

On ne peut pas tenir les deux perspectives en même temps. En tout cas pas très longtemps.

S’il y a décanadianisation du Québec et déquébécisation du Canada, le Cambridge History of Canadian Litterature est un bel example de découplage culturel entre deux cultures nationales.

Ce qui ne serait que rendre compte de la réalité. Et ce qui, je pense, est le sens même de votre propos.

Le dossier est tellement accablant que les habituels chantres ici de la fiction canadian (one people one nation) se font bien silencieux.

Quant à moi la vraie question serait de savoir pourquoi au juste et véritablement, semble-t-il impossible au ROC d’admettre que nous sommes différents, au lieu de n’exprimer que de l’impatience basée sur le fait que nous sommes tels que nous sommes ?

La technique principale des colonisateurs et de nier l’existence même des colonisés et de les considérer comme une ethnie a assimiler donc à angliciser.
En 250 les Canadians n’ont jamais respecté la Nation Québecoise et cela ne changera pas.
Seule l’indépendance du Québec pourra nous faire connaître au Canada .
Pour moi le Québec est déjà décanadianisé et il doit s’ouvrir au monde en devenant un pays francophone indépendant en instiyant des imports exports avec tous les pays du monde

Très très très bon article, le BQ et le PQ auraient grand intérêt à en intégrer des éléments à leurs discours.

Une alternative : Séparer le Canada en deux au centre. L’Ontario, le Québec et les Maritimes d’un côté et le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie Britannique de l’autre.

L’Est canadien bilingue et l’Ouest canadien, unilingue avec union monétaire.

L’Ouest canadien s’est toujours trouvé exploité par l’Ontario et le Québec, ils pourraient enfin se diriger et le Canada original redeviendrait ce qu’il était avant de devenir trop grand pour le peu de population qu’il renfermait et renferme encore.

Oui, M.Drouin la pose la vraie question à soumettre au Globe/Mail: « pour quelles raisons le ROC tient-il encore tant au Québec ? Est-ce pour nos beaux yeux ou pour nos richesses ? »

Les minauderies (love-in) et les menaces économiques et territoriales (partition) à chaque fois que nous venons près de nous dire oui à nous-mêmes: P O U R Q U O I ? Bien sûr le territoire, qu’ils croient avoir acquis par ce massacre de 1759! Bien sûr la honte de voir florissant ce peuple qu’ils ont laissé pour mort au fond du bois après un viol haineux! (fin de la guerre de 7 ans où Anglais et Français firent semblant de cesser de se haïr) Comment les Anglais pourraient-il s’enorgueillir de voir se développer à leus côtés l’unique peuple descensant de la colonisation française en Amérique?

Ils ont traduit un poème québécois pour en faire leur hymne national…ça non plus, ils ne s’en vantent pas.

Pour rétorquer sur Air Canada, ça fait longtemps qu’il existe des concours où le Québec est exclus (au Canada comme aux États-Unis). La raison est légale : les organismes préfèrent parfois ne pas se soumettre aux taxes exigées par la Régie des alcools et des jeux. Il y a plusieurs lois ici qui diffèrent du reste de l’Amérique du Nord.

Le ROC a-t-il déjà été québécisé ? Alors comment peut-il se déquébéciser ? Les Québécois sont les « colonisés » du pays réel des Canadians, le Canada. Le Canada n’est québécisé que dans l’esprit des colonisés « profonds » au Québec qui croient à la supercherie de PET (pays imaginaire) « One nation, mare usque ad mare », « bilingual Kwibek into unilingual Canada ». Le conquérant ne livre jamais le territoire conquis lorsqu’il l’occupe; il accapare toutes les richesses et élimine les conquis soit par le génocide ou par l’ethnocide (assimilation). On tente parfois, chez le conquérant comme chez le conquis, par des entourloupettes intellectuelles, d’embellir la triste réalité. Ne manquent plus que les hallucinogènes !

Comment pourrait-on être surpris, avec tout le mépris qui existe au Québec face au reste du Canada, que certains canadiens en viennent à vouloir se débarrasser du Québec?

Cela démontrerait qu’ils ne sont pas tous CONS…

D’ailleurs, c’est le reste du Canada, sans le Québec, qui devrait tenir le prochain référendum sur l’avenir du Canada, et la question serait :

Voulez-vous que le Canada se débarrasse enfin du Québec, qui de toute façon, est dirigé depuis des décennies par des gauchistes qui veulent leur « République communiste » comme Cuba, et qui pour y parvenir, font sans cesse du « Canada bashing », parce que le lien au fédéral les empêche d’atteindre leur objectif ultime, soit celui du Grand Soir!

De plus, le Québec est devenu un fardeau pour le reste du Canada, puisque les gauchistes l’ont énormément appauvrit, après des décennies de social-démocratie irresponsable, et que par conséquent, le Québec doit maintenant bénéficier d’une « aide sociale canadienne » de 8 milliards de dollars, provenant directement des sables bitumineux de l’Alberta, pour pouvoir maintenir ses programmes sociaux…

Donc, si les canadiens osaient tenir ce référendum, et nous foutre à la porte de la fédération canadienne, il serait intéressant ensuite de savoir si les Québécois serait heureux de se retrouver comme à Cuba…

Quand on sait que les Québécois ont tendance à vouloir « le beurre et l’argent du beurre », il risque de s’en trouver quelques-uns qui seraient déçus…

Le 1er juillet, nos amis, soi-disant fédéralistes, sont supposés fêter une CONfédération..d’un pays devenu une simple fédération.

Or, au Québec,le 1er juillet, nous fêtons le déménagement. En réalité, sauf dans certaines parties du Québec, cette fête se passe dans l’indifférence quasi générale.Pendant plusieurs années, la majorité du budget pancanadien du Canada Day fut dépensé au Québec…..dans l’indifférence quasi générale.

@ Phazon

« Dans le même registre, les étudiants en science politique à Concordia se font proposer le débat suivant :

Croyez-vous que les souverainistes du Québec devraient être emprisonnés ou exilés pour traitrise et sédition envers l’État canadien? »

Je suis étudiant en science politique à Concordia et cette question n’a jamais été posez dans aucun de mes cours. You stay classy.

Pour la question du concours I love Japan de Air Canada qui exclut le Québec, la raison est simple. Au Québec nous avons une loi qui force les organisateurs de concours à donner un pourcentage monétaire à la province pour tenir un concours au Québec même si le concours est gratuit au public. Mr. Lisée, avant de donner des exemples pour faire paraitre le reste du Canada comme étant anti-Québec, vous devriez peut-être faire un peu de recherche.

À J.P. Gascon: Très judicieuses remarques.
Quand M. Parizeau fesait ses tournées dans l’ouest Canadien c’est ce qu’il disait. Vous êtes tannés du Québec? Vous faites vivre un Québec déficitaire? On vous offre justement de vous débarrasser de nous…Il n’y eut jamais de réponse…

La dépossession…

D’accord avec Jacques Côté du danger et de l’affront d’être dépossédé de note culture. L’exemple récent est l’organisation des jeux de Vancouver qui a offert une somme d’argent pour la chanson de Vignault »mon pays ce n’est pas un pays c,est l’hiver’.

Cette hymne Québécoise aurait été chanté lors de l’ouverture des jeux en anglais… Gilles Vignault a refusé une première fois mais ils sont revenus à la charge en demandanr à John-James d’intervenir.

Pour moi c’est ça le Canada récupérer ce qu’on a de meilleur tout en nous méprisant.

À Mme St-Hilaire
Vous parlez de mépris qu’ont les Québécois envers le ROC. Ne croyez-vous pas que ce mépris fut généré par l’intolérance de l’Anglosaxon lequel nous voit tel un arrogant moustique qui ose encore respirer. Pourtant le ROC n’osera jamais introduire un référendum proposant de se débarrasser du Québec. Ce que le ROC ne comprend pas, il le déteste.

À Julie.

Vous êtes bien placée pour parler de mépris, tout votre billet no. 25 n’est que mépris pour le Québec.

Bonjour,
Ce n’est pas le fait que le Canada tient à garder absolument le Québec à l’intérieur du Canada mais bien que le Canada tient par dessus tout à protéger les droits de la très grande majorité des Canadiens habitant le Québec. La très grande majorité de tous les gens habitant le Québec tiennent à rester Canadiens. Ce n’est pas parce qu’un groupe de nationalistes québécois soit 21 ou 22 % veulent vraiment la séparation en tentant d’imposer leurs abracabrantes lubies en se faisant croire que les québécois le veulent. Et c’est pour cela qu’au niveau politique, le reste du Canada regarde le groupuscule de nationalistes enragés se faire des châteaux de cartes et même au moment actuel, les nationalistes québécois ne savent même pas sur quel pied danser ! Regardez les aller et vous aurez votre réponse. Le Canada, un pays du G8 des plus démocratiques ne laissera pas aller le Québec plus longtemps dans la CONFUSION ! C’est fini les folies ! disait l’illustre Monsieur Pierre Elliot Trudeau ! Et oui, avec la Loi sur la CLARTÉ, le BILL C-20, c’est effectivement fini les folies et le Canada vit avec son assurance tranquille que plus jamais, les 75 % de tous les Canadiens habitant le Québec ne risqueront de perdre leur pays dans la confusion et la démagogie comme en 1995. Les Hautes Instances Internationales veillent au grain et plus jamais un référendum comme 1995 que le Canada ne prenait pas au sérieux en évitant de s’impliquer dès le début….. Et pour une fois, nous serons deux pour danser le TANGO. Anyway, le Canada a beaucoup trop d’argent d’investi dans le Québec pour le laisser aller comme ça en étant sûr de perdre toutes ses billes dans un Québec sécessionniste qui se videra de ses forces VIVES. Au plaisir, John Bull.

Le titre de cette intrvention aurait dû se lire: « La Dépéquéïsation du Canada! » car le jurassique Parti québécois n’y a plus aucun poids politique.

Monsieur Lisée,

Honte à ceux qui essaie d’attiser la haine au Québec envers le ROC.

En tant que Québécois, je ne veux ni de votre rhétorique ni de l’ignorance des sources dont vous mentionnez. À vous lire, le Canada anglais se lèverait la nuit pour haïr le Québec. C’est faux. De la même manière que vous vous entêtez de trouver n’importe quelle source mal intentionée pour représenter le ROC (mentionner les écrits de l’auteur de fiction Douglas Coupland, un sondage « disparu » d’un site ultra-conservateur facilement manipulable?). La majorité des habitants du ROC aiment le Québec. S’ils se posent bien une question, c’est pourquoi le Québec ne les aime pas. À lire la hargne qui est impregnée dans vos réactions (et j’ose croire que les plus sages se sont abstenus de répondre), moi aussi je me pose la question. Est-ce possible de s’abstenir des explications qui datent de plus 50 ans?

Ce qui est frappant chez vous, c’est la facilité avec laquelle vous manipulez l’ignorance des Québécois sur le ROC, de la même manière que quelque uns de l’autre côté ont une ignorance flagrante sur le Québec. Baser l’option indépendentiste sur la méfiance et la xénophobie ne peut que mettre à l’échec le projet.

Est-ce que le mouvement souverainiste en est rendu à ses derières armes? Avez-vous baisez les bras, M. Lisée, à la vision, l’inclusivité et, plus important encore, l’honneteté?

PM

L’intérêt essentiel pour le Canada de garder le Québec dans la fédération est d’ordre géopolitique donc c’est la visée impériale canadienne anglophone qui est en cause. Précisément la superficie géographique du Canada actuel en tant que pays continent pour se maintenir à besoin du Québec subordonné en tant que province. Les Canadians comme dirait Michel Brunet l’historien, afin d’identifier les
Canadien-anglais ne veulent pas non plus isoler les provinces maritimes de l’Ontario ce que ferait géographiquement un pays du Québec.

Quoique sur le plan international, ce sont les peuples qui définissent le droit et la légitimité des frontières sur la longue durée pas les visées géopolitiques de statu quo artificiel d’États existants qui tenant à être immortalisés risquent de créer l’instabilité politique et économique à long terme.

Par ailleurs sur la question, l’intérêt du Canada en tant que pays anglophone sur le plan linguistique et d’un multiculturalisme culturel surfait pour le Québec est extrêmement faible si l’on considère que sa dimension francophone est perçu comme largement encombrante à Ottawa même pourtant à la frontière du Québec et à Vancouver surtout marqué par une forte présence asiatique plutôt que québécoise!

Les pays naturels ou vécus sont ceux du Québec francophone subordonné et du Canada anglophone dominant dans le Canada. Le Canada légal connaît le même artifice national que la Belgique légale, Belgique en voie présentement de sécession lente et tranquille. Le Canada légal fonctionne par défaut au nom d’une géopolitique continentale et également par la force d’inertie du marché mondial qui pour la défense des intérêts des transnationales défend le statu quo à l’échelle mondiale comprenant les frontières des pays existants.

Le jour ou les Québécois voudront sortir de leur grande noirceur géopolitique pour se rendre compte que les frontières de la province du Québec sont celles d’un État crédible. Le Canada mortifère des deux solitudes cessera d’exister.
René Marcel Sauvé est celui qui au Québec pense la souveraineté en considération de la géopolitique des pays réels et non artificiels.
Sur le net, plusieurs pages de sites permettent de prendre connaissance de ses réflexions. Et Michel Brunet, historien québécois des années 50 et 60 a avancé à cette époque comme constat la fin du vieux rêve des élites francophones de voir le Canada comme un État binational ce qui a permis l’essor de la souveraineté.

La sécession, la séparation culturelle vécue entre le Québec et le Canada cela est un fait. Seul l’assimilation des francophones au Québec pourra assurer le statu quo canadian autrement le Canada existant est fini.

Québec tu es confronté au pays français naturel ou à l’assimilation anglophone.

Je suis pour l’indépendance du Québec depuis que la PQ lui a donné ses lettres de noblesse: un peuple n’a pas à se soumettre à une cour qui lui impose sa vision de la société; à un autre peuple qui parle en son nom sur la scène internationale et prend des engagements à sa place. Un minimum de fierté nous impose la choix de notre avenir comme peuple ayant une culture propre, des institutions démocratiques, un gouvernement responsable, un héritage qu’il veut bien partager sans demander de permission à personne.
Je crois toutefois que le ROC ferme les yeux sur ce qu’il serait sans le Québec et n’ose l’envisager en se bombant le torse et faisant le fanfaron.
Que serait le Canada sans la reine sur ses billets de banque? sans le Groupe des Sept qui lui donne une bonne partie de son identité? sans le Québec et son visage français? Ce serait un 52e État américain.
Voilà un puissant outil que le Québec tient dans sa manche quand viendra le temps de négocier les futures ententes entre États souverains.

34 François 1 :
novembre 23, 2010 à 15:46
Le titre de cette intrvention aurait dû se lire: “La Dépéquéïsation du Canada!” car le jurassique Parti québécois n’y a plus aucun poids politique.

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50 députés du Bloc sur 75 !

Députés libertariens : 0

Héhéhé

@ Julie St-Hilaire #25

Oh oui! Oh oui!!! Un référendum comme cela dans ROC serait le luxe!!!

La preuve de la futilité de faire vivre 2 nations ensemble… surtout en situation d’inégalité!!!

Ce peuple qui ne nous aime pas de toute façon et qui nous gouverne comme si on était un mouton noir peut bien nous mettre à la porte. Ça m’est égal!!!

Intéressant votre blogue sur la déquébécisation du Canada mais c’est un phénomène plutôt ancien; en histoire depuis au moins 20 ans, les recherches historiques s’intéressent soit au ROC soit au Qc mais rarement aux deux à la fois.
Sur le plan économique, le Canada, n’a jamais été, historiquement intégré, ni le Québec ni les Maritimes, ni même les Prairies. Les liens économiques forts, ont varié entre les différentes régions canadiennes et l’Europe (France puis Royaume Uni) puis les États-Unis sont devenus le premier partenaire commercial de toute les région canadienne. Jamais le commerce intercanadien n’a été dominant au Canada!

@ Bernard Tremblay

Votre analyse est assez simpliste ( faut croire que la droite n’a pas le monopole du simplisme )…

@ c.perron

Le mépris dont je parle dans mon texte est celui qui est véhiculé par les « souverainistes » au Québec, envers tout ce qui est « canadien »…

Et les partis qui disent représenter les souverainistes ( BQ, PQ, QS ), font et se servent régulièrement du « Canada bashing » pour défendre leur cause…

Avec eux, c’est toujours la faute du fédéral…

Pas très mature comme argument, pour se donner un pays…

Par conséquent, mettez-vous à la place du canadien-anglais qui entend sans cesse ce discours souverainiste de mépris envers le reste du Canada, et dites-vous comment cela vous ferait réagir, si en plus, on vous disait que près de 30 à 40 % des Québécois sont d’accord avec le discours tenus par ces partis ( BQ, PQ, QS )…

Pourquoi le ROC tient-il tant à garder le Québec sous sa botte ?
S’il n’y avait pas plus d’avantages que d’inconvénients, il me semble que ça fait longtemps qu’on aurait signifié la « sortie » au Québec récalcitrant et quémandeur selon les tenants de l’unité canadienne « from coast to coast »/ d’un trou d’eau à l’autre / « a mari usque ad mare »… (devise latine du Canada)

N’oublions surtout pas que nous n’avons jamais signé ni accepté la Constitution de 1982, que le ROC ne veut plus rien savoir d’accorder la moindre brindille ni parcelle de droits & pouvoirs au Québec.
On ne peut compter maintenant que sur NOUS-MÊMES pour nous épanouir tout comme le ROC devra le faire SANS LE QUÉBEC ?
C’est déjà commencé pour le ROC… Il n’y a que les Québécois qui dorment encore au gaz, hélas pour combien de temps encore ?

Fred Moro

Mon amie est à Concordia en science po et elle a eu ce »débat » dans sa classe cet automne. Sur 80 étudiants elle était la seule à défendre les souverainistes. Pas parce que toi t’as pas eu ce débat, ou ce prof, que les autres l’ont pas eu.

@PaulM

Je ne vois pas à quel endroit M.Lisée attise la haine envers le ROC? Bien sûr que le projet souverainiste n’est pas basé sur la haine ou la xénophobie. Personnellement, je lis régulièrement les journaux du ROC. Je dois avouer que les articles et éditoriaux favorables au Québec sont plutôt rares. C’est encore pire du côté des commentaires des lecteurs. Il me semble que rien d’aussi méchant n’est publié dans les journaux québécois…

Il serait agréable que le Canada anglais soit un peu plus sensible à la réalité québécoise et francophone. Mais en dehors des efforts faits par le gouvernement fédéral lui-même,la situation est plutôt navrante et inquiétante. Je donne quelques exemples.

1) Pourquoi la langue française n’est pas présente chez les annonceurs dans les amphithéâtres de la Ligue nationale de hockey, en dehors de Montréal et d’Ottawa?

2) Pourquoi les stations de radio anglophones dans les provinces anglophones ne font pratiquement jamais jouer des chansons en français?

3)Pourquoi certains circulaires de grandes chaînes de magasins (WalMart, Zellers, etc.) sont bilingues au Québec, même dans les régions très francophones, mais uniquement anglais dans les autres provinces (sauf au Nouveau-Brunswick)?

4) Pourquoi la compagnie Air Miles, très présente au Québec pour proposer des points, n’offre AUCUN CD francophone parmi les 200 qu’elle propose à ses clients sur son site internet?

Comment croire à un équilibre dans un pays qui se veut bilingue dans de telles conditions?

Mario B.

Mme Julie St-Hilaire
À vous lire, j’entends une vieille tante qui disait à l’époque de René Lévesque qu’il était un ami personnel de Fidel Castro. Pourtant, ce cher Fidel Castro n’est pas venu aux obsèques de René Lévesques, il est plutôt venu à celles de son ami, Pierre Elliott Trudeau.

@ julie st-hilaire # 25

À vous lire, vous êtes assurément Québécoise.

Donc vous êtes vous-même inclue quand vous écrivez:
« Quand on sait que les Québécois ont tendance à vouloir “le beurre et l’argent du beurre”, il risque de s’en trouver quelques-uns qui seraient déçus… »

Est-ce que vous vous répétez cette phrase le matin devant le miroir?

Bonsoir,
Et dire que Sir Wilfrid Laurier affirma il y a plus de 100 ans que : Les québécois n’ont pas d’opinions, ils n’ont que émotions ! Et le tout est encore d’actualité en 2010. Et quelle mémoire sélective ont les nationalistes québécois qui réussissent même à faire mentir l’Histoire pour arriver à justifier leur option cousue de fil blanc. Car la fin justifie toujours les moyens afin de mettre du piquant, du tonus dans la Cause Nationale en démonisant constamment le reste du Canada. N’est-ce pas ce fier libéral en la personne de Sir Wilfrid Laurier qui permit l’annexion de l’Abitibi au territoire québécois le 13 de Juin 1898 en accordant 170,000 kilomètres carrés de plus à la superficie du Québec en morcelant les Territoires du Nord-Ouest et de l’Ontario. A t-on déjà entendu les nationalistes québécois dirent un seul bon mot du reste du Canada ? Et pourtant, ils prennent l’aide sociale du Canada, soit la péréquation à pleines mains ! Belle bande d’ingrats pourrait fort bien dire certains Canadiens qui souvent en ont assez des jérémiades de ceux qui sont nés pour chialer sur tout et sur rien…… Au plaisir, John Bull.

Monsieur Lisée,

Je suis déçu de voir comment vous acceptez les yeux fermés les arguments tordus d’un bibliothécaire universitaire, quand on connait leurs méthodes déloyales. Ces gens profitent du système grâce à leurs manigances syndicales, ce qui leur permet de vivre grassement au crochet des honnêtes payeurs de taxes. Ils craignent que le peuple vienne à découvrir les avantages scandaleux dont ils bénéficient, alors ils cherchent sans arrêt à détourner l’attention de leurs concitoyens en semant la controverse à la moindre occasion.

Leurs magouilles seront mises à jour, avec ou sans vous, Monsieur Lisée. Le peuple aura raison des fonctionnaires qui parasitent notre belle nation.

Plusieurs commentaires n’ont absolument rien à voir avec le propos du texte, qui est la déquébécisation du Canada. Avis à tous les John Bull, PaulM et autres Rhodésiens: pouvez-vous honnêtement nier que le Québec est le dernier des soucis de la plupart des gens du ROC? Au fur et à mesure que les Canadiens du ROC se construisent une identité « nationale », ils ignorent ou oublient de plus en plus le Québec. C’est simple, dans leur vie de tous les jours, leur Canada n’inclut pas le Québec. Ce n’est pas un reproche, mais bien un simple constat… remarquez que la même remarque peut être faite à l’endroit des Québécois, pour qui le Canada anglais n’est ni plus ni moins qu’un pays étranger (un voisin qu’on connaît bien, that’s about it…).

Les théories de conspiration, le rôle des méchants séparatistes… tout ça n’est que délire paranoïaque. Ouvrez-vous les yeux et réalisez qu’on se trouve ici devant deux nations, qui se font un devoir de s’ignorer mutuellement. Le rêve de Trudeau était peut-être noble en théorie, mais il a lamentablement échoué. Dans un cas comme celui-là, le divorce devient la seule solution logique.

Le Canada vole le Québec depuis 250 ans et ce n’est pas demain que les canadians vont pouvoir vivre sans le Québec vache à lait des colonisateurs orangistes.
Ces colonisateurs anglos teutons n’ont jamais vécus d’eux mêmes sans voler les autres nations , ils en sonnt incapables

@ Albert

En effet, je suis Québécoise, mais je ne suis pas « hypocrite » comme la plupart des gauchistes au Québec qui tentent depuis des décennies d’induire les Québécois en erreur, lorsqu’ils leur font croire qu’ils peuvent « tout avoir », alors que ce sont « les autres qui paient » pour ce qu’ils ont…

@ Richard Légaré

René Lévesque et Pierre-Elliot Trudeau étaient tous les deux des « socialistes nationalistes », un pour le Québec, l’autre pour le Canada…

Mais puisque le Québec n’était pas un État, mais plutôt une province, il était normal que Castro aille uniquement aux funérailles de Trudeau, un autre chef d’État…

À Julie St-Hilaire qui écrit; Le mépris dont je parle dans mon texte est celui qui est véhiculé par les “souverainistes” au Québec, envers tout ce qui est “canadien”…

Lisez-bien tout ce le ROC pense de nous et vous verrez que les séparatissss sont des enfants de coeur face au racisme du ROC.

Faut vraiment être sourde et aveugle pour ne pas le voir et l’entendre.

Ne changez surtout pas, on vous adore dans le ROC. Quand un Québécois démontre du mépris pour les Québécois. Le ROC adore. Exemple; Pet et Chrétin.

@ julie st-hilaire, votre # 41,

Vous avez raison. Ceux qui ne veulent pas reconnaître leur constant, stupide et détestable Canada bashing sont, au strict minimum, intellectuellement malhonnêtes.

Voulez-vous me dire qu’est-ce que la quête de l’indépendance à à gagner dans tout ça?

C’est avec ceux-là que Pauline Marois va avoir le plus de misère.

Les chevaliers de l’indépendance sont les individus les plus nuisibles leur cause.

Ils défont constamment, comme des termites atteints de la rage, le travail constructif des autres souverainistes. Ce sont de véritables parasites du PQ. Ca n’a pas de sens à quel point ils nuisent à ce parti et ce, depuis des décennies.

Pour être aimé il faut être aimable. Et lorsqu’on est détestable on est détesté. Et ils ne cessent de s’évertuer à être détestables, et ils sont, comme dans la chanson de Serge Lamas, vraiment malade, complètement malade.

Ils cherchent toujours les bébittes chez les autres, quand c’est leur comportement essentiellement merdique qui fait d’eux des amas de bébittes vicieuses.

René Lévesque les auraient gardés à très bonne distance et j’espère que Pauline Marois fera de même ainsi que toutes les instances du PQ. Mieux que ça, ces gens là, qui sont la honte du PQ, devraient en être bannis.

Tous ceux qui se drapent dans la cause sont des hypocrites de la pire espéce. et ils n’ont même pas le minimum de conscience requise pour s’en apercevoir et le minimum de décense pour le reconnaître.

Ce sont des sépulcres blanchis comme quelqu’un d’exceptionellement clair avait appelé ce type de personnes il y a pas mal de temps déjà.

Je m’arrête ici parce que je réalise que leurs attitudes et leurs propos tout à fait injustifiables et inacceptables, qui m’attristent profondément et qui parviennent même à l’occasion à me faire rager, vont parvenir à me pousser à emprunter, à leur endroit, le langage de destruction morbide et de pourriture que j’ai tant détesté chez Falardeau.

La tâche de valoriser le Québec et la langue française ne revient pas au ROC, c’est au Québec qu’elle revient.

Il semble que c’est évident, vous ne pensez pas?

Les canadiens a eu une sainte frousse de perdre le Québec lors du dernier référendum, mais ils ont gagné la bataille. Maintenant, nous sommes à nouveau des vaincus… et les vaincus ont toujours droit au mépris et à l’oubli de leur existence. Nous étions des séparatistes, maintenant nous sommes des chialeux incapables de s’assumer. On ne louange jamais les perdants!

@Phazon

Est ce que cette question de débat à été donner par le professeur ou amenez par un étudiant pendant une discussion de classe (ce qui arrive dans la plupart des cas)? La reproche que j’ai envers votre commentaire est la façon donc votre message classait le département et les étudiants de Science Politique de Concordia comme étant anti Québec, ce qui est loin d’être le cas.

« je ne suis pas “hypocrite” comme la plupart des gauchistes » Écrit Julie.

En vertu de quoi pouvez vous écrire une telle énormité?

Décidément, votre argumentaire décline à chacun de vos billets.

Tous ceux qui se drapent dans la cause sont des hypocrites de la pire espéce. et ils n’ont même pas le minimum de conscience requise pour s’en apercevoir et le minimum de décense pour le reconnaître. Écrit Claude Pelletier.

Vraiment, les souverainiste seraient tous des hypocrites et trop nono pour s’en apercevoir.

Dans le dernier sondage du JdeM il est mentionné que 61% des Québécois francophones sont toujours pour la souveraineté. Selon votre raisonnement il n’y aurait hélas que 39% de gens non hypocrites chez les francophones. Y-a pas à dire vous l’aimez votre peuple.

Tous les députés fédéralistes du Québec à Ottawa ont votés contre l,application de la loi 101 au Québec il y a à peine quelques mois

#25
julie st-hilaire : novembre 23, 2010 à 12:56

« Comment pourrait-on être surpris, avec tout le mépris qui existe au Québec face au reste du Canada, que certains canadiens en viennent à vouloir se débarrasser du Québec? »

Vous devriez aller lire les commentaires des vos gentils amis Canadians sur le site de la CBC lorsqu’il est question de politique québécoise… Des insultes purement gratuites qui transpirent l’ignorance à pleines goutes à la journée longue ! Les Québécois n’ont pas de leçon à recevoir de personne au Canada en ce qui attrait au mépris.

« De plus, le Québec est devenu un fardeau pour le reste du Canada, […] et que par conséquent, le Québec doit maintenant bénéficier d’une “aide sociale canadienne” de 8 milliards de dollars, provenant directement des sables bitumineux de l’Alberta, pour pouvoir maintenir ses programmes sociaux… »

Ce que vous dites tient de la démagogie pure et dure.

Voici quelques extraits d’un texte de Michel C. Auger datant du 6 avril 2010 :

« On a beaucoup entendu, ces derniers mois — en provenance de l’Alberta, surtout, mais aussi de la droite canadienne en général — la théorie voulant que le Québec doive s’abstenir de critiquer l’exploitation des sables bitumineux, parce que ceux-ci permettent, par l’entremise de la péréquation, au Québec de maintenir ses généreux programmes sociaux.

Le chapitre E du plan budgétaire du Québec dégonfle ce mythe point par point. D’abord, en rappelant tout simplement que la péréquation n’est pas un programme de transfert de richesses d’une province à l’autre, c’est un programme payé exclusivement par le gouvernement fédéral et auquel tous les contribuables canadiens contribuent.

Si le Québec est le plus grand bénéficiaire de la péréquation en chiffres bruts, soit 8,6 milliards de dollars en 2010-2011, c’est surtout parce qu’il compte 7,9 millions d’habitants. Parce qu’il est aussi — après l’Ontario qui reçoit une contribution plutôt symbolique de péréquation — celui qui en reçoit le moins par habitant, soit 1111 $, contre plus du double pour des provinces comme l’Île-du-Prince-Édouard ou le Nouveau-Brunswick. »

Monsieur Bull,
Nous lisons dans votre billet #33 ce qui suit:
« (…)le Canada tient par dessus tout à protéger les droits de la très grande majorité des Canadiens habitant le Québec. La très grande majorité de tous les gens habitant le Québec tiennent à rester Canadiens. Ce n’est pas parce qu’un groupe de nationalistes québécois soit 21 ou 22 % veulent vraiment la séparation en tentant d’imposer leurs abracabrantes lubies en se faisant croire que les québécois le veulent. Et (…) au niveau politique, le reste du Canada regarde le groupuscule de nationalistes enragés se faire des châteaux de cartes (…) »

En 1995, ou vous n’étiez pas dans le même Québec que moi, ou vous êtes très très mal informé, ou encore vous êtes dans un rêve éveillé qui sort de nulle part…

Qui sont donc ces plus de 27-28% qui ont voté « oui » à la souveraineté du Québec et qui n’apparaissent pas dans votre 21-22% ? On les a forcés, fusil sur la tempe?

Vous parlez ainsi: « plus jamais, les 75 % de tous les Canadiens habitant le Québec ne risqueront de perdre leur pays dans la confusion et la démagogie comme en 1995. Les Hautes Instances Internationales veillent au grain et plus jamais un référendum comme 1995 que le Canada ne prenait pas au sérieux en évitant de s’impliquer dès le début ». Si effectivement 75% des Québécois désirent que leur nation demeure au sein du Canada, et bien la démocratie ne pourra leur « faire perdre leur pays »! Et il n’y a rien de plus faux que de dire que le Canada s’est désintéressé du référendum! Il a dépensé des millions pour faire la promotion de son drapeau et pour gagner les Québécois. Il a même accordé la citoyenneté et donc le droit de vote à un nombre record d’immigrant en deçà du 5 ans normalement requis pour l’obtenir. Et ce sont les souverainistes qui sont démagogiques??!! et tyrans d’un (ô pauvre) soi-disant 75% de Québécois violentés (à vos dires) que le bon grand Canada (ainsi que ces « Hautes Instances » internationales) protège, petites victimes menacées par ces « enragés » formant une poignée seulement (à vos dires toujours) d’indépendantistes?! Enragés sont d’autres groupes indépendantistes dans le monde, Monsieur Bull, mais non les Québécois. Et c’est manquer de respect (et d’intelligence… ou au mieux de mauvaise foi) aux deux que de crier à la rage et aux victimes dans le cas du Québec. Retournez à votre dictionnaire, aux faits de 1995, Monsieur Bull. Et par la même occasion, au discours de Parizeau… En effet, ce qu’il a dit est non « politically correct », et en ce sens, c’est tout à son honneur. Il n’en demeure pas moins qu’il était juste, au moins en partie.

Marjorie Auger,
Fière québécoise, qui cherche encore ce qu’elle partage avec la population canadienne et qui constate, de plus en plus chaque année, combien cette « unité » canadienne est un leurre: le lubie n’est pas que le Québec est fondamentalement différent du reste du Canada, Monsieur Bull, le lubie est précisément cette idée selon laquelle le Québec constitue véritablement une partie de cette grande nation canadienne que vous semblez tant aimer. Et bien, si vous êtes Québécois, vous n’aurez qu’à voter « non » au prochain référendum et rejoindre votre chère patrie le jour où le Québec formera un pays. Car plus que jamais il se détache culturellement et idéologiquement du Canada conservateur qui ressemble franchement de plus en plus à son grand ami, the United States of America.

Bonsoir,
En réplique pour Madame Auger, ces nationalistes ne votaient pas pour la séparation mais pour le partenariat ! Sans cet oxymoron, les indépendantistes sont d’environ 21 ou 22 % et pas plus ! Au plaisir, John Bull.