La douche froide

Deux décennies après le dernier référendum, une majorité de Québécois — dont une frange importante d’électeurs qui ont voté oui en 1995 — résistent farouchement à l’idée de reprendre le débat sur l’avenir politique du Québec.

 

Photos © La Presse Canadienne
Philippe Couillard et le PLQ auraient pu finir la campagne à genoux. Mais c’est le PQ de Pauline Marois qui en sortira le plus ébranlé, en raison de l’omniprésence de la question référendaire. (Photos © La Presse Canadienne)

Au déclenchement des élections, le mois dernier, le pire danger qui menaçait le Parti libéral du Québec n’était pas de perdre le vote du 7 avril, mais plutôt de se retrouver repoussé dans ses forteresses fédéralistes et évacué par le fait même du centre de la glace politique au Québec.

C’est le sort qu’a subi le Parti libéral du Canada au cours de la dernière décennie. Après le départ à la retraite de Jean Chrétien, la zone d’influence des libéraux fédéraux a rétréci comme peau de chagrin. En 2000, le parti détenait un quasi-monopole sur le vote fédéraliste au Québec. En 2011, il n’a pas réussi à faire élire un seul député à l’extérieur de la métropole.

Pendant la même période, deux autres partis fédéralistes — le NPD et le Parti conservateur — se sont installés dans le paysage. Rien ne garantit que Justin Trudeau réussira à les en déloger de sitôt.

La situation catastrophe qui aurait vu Philippe Couillard et ses troupes finir la campagne à genoux aux côtés de leurs cousins fédéraux ne se produira pas. Le déclin de la Coalition Avenir Québec a plutôt permis au PLQ de consolider son statut de principale solution de rechange au Parti québécois.

Ce n’est pas le seul résultat encourageant de la campagne pour le camp fédéraliste. Malgré la présence à Ottawa d’un gouvernement conservateur impopulaire et en dépit de l’absence notoire de progrès constitutionnel depuis 20 ans, l’option fédéraliste se porte nettement mieux que celle de la souveraineté.

Le mouvement de rejet qu’a suscité la simple perspective d’un troisième référendum sous un gouvernement péquiste majoritaire a transformé la campagne en douche froide pour les militants souverainistes qui rêvaient d’un grand soir au cours du prochain mandat.

Deux décennies après le dernier référendum, une majorité de Québécois — dont une frange importante d’électeurs qui ont voté oui en 1995 — résistent farouchement à l’idée de reprendre le débat sur l’avenir politique du Québec.

Pour le PQ, l’autopsie de la campagne s’annonce douloureuse. La carte d’un vote pro-souveraineté, motivé par l’adoption de politiques canadiennes rébarbatives, n’est pas l’atout que les stratèges souverainistes auraient pu espérer.

Deux autres idées reçues, selon lesquelles les électeurs ne demanderaient qu’à être rassurés sur la viabilité économique d’un Québec souverain ou encore à être inspirés par un messager percutant pour renouer avec le Oui, ne tiennent pas la route devant l’accueil glacial réservé à Pierre Karl Péladeau.

Accueilli comme un sauveur en début de campagne, PKP a, par sa simple présence, torpillé le plan stratégique électoral de sa formation. Le fait que son arrivée ait donné un nouveau souffle à la campagne libérale n’est pas sans conséquence pour la suite des choses. La recrue-vedette de Pauline Marois a perdu des plumes malgré elle au cours de sa première campagne politique.

PKP ne fera jamais l’unanimité dans les rangs péquistes. Mais s’il avait eu l’effet bénéfique escompté par le PQ, bien des militants progressistes se seraient résignés à l’idée de le voir les mener en campagne référendaire. À la lumière de la tournure des événements, la succession de Pauline Marois ne lui sera pas offerte sur un plateau d’argent.

Le PQ va sortir ébranlé de la campagne. À terme, le coup porté à ses ambitions référendaires risque d’avoir des échos sur sa cohésion. Le projet phare d’une charte de la laïcité porté par Mme Marois avait créé de profondes divisions dans les rangs souverainistes. Jusqu’à preuve du contraire, elles demeurent intactes. De plus, le projet identitaire du gouvernement sortant n’a pas eu l’heur de susciter une recrudescence de vocations souverainistes, surtout parmi les jeunes électeurs.

Enfin, sans chaux référendaire pour cimenter le PQ, la présence de PKP dans l’équipe Marois ne facilitera pas la tâche de colmater les brèches entre l’aile progressiste du parti et ses ténors économiques, ou encore celle de rebâtir des ponts avec Québec solidaire.

Au terme de la campagne, il y a beaucoup de terre brûlée dans le rétroviseur de Pauline Marois. Sans égard au résultat du 7 avril, le printemps électoral 2014 passera à l’histoire comme une expérience traumatisante pour le PQ et son option. En politique, il y a des plaies que même le pouvoir ne guérit pas.

 

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27 commentaires
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La vérité fait mal, mais madame Hébert a vu juste sur toute la ligne. Sans parti pris, juste des constats !

Y’a-t-il par les temps qui courent un seul politicien qui fasse l’unanimité quelque part, peu importe le parti, peu importe que ce parti soit fédéral, provincial ou d’ailleurs ?

N’est-ce pas peut-être l’évolution des mœurs, des esprits, l’information ou encore les nouvelles technologies qui nous éloignent de plus en plus des sauveurs ou même des leaders supposément charismatiques.

Quand on voit les politiciens à tous les jours par l’entremise de nos diverses lucarnes ou lanternes magiques, on ne peut que s’apercevoir que toutes nos élites, sont ma foi humaines, humaines, très humaines et rien qu’humaines et que toutes et tous ont leur qualités et leurs petits défauts.

PKP ne peut certes faire l’unanimité au PQ, dites-moi nonobstant qui, quel homme, quelle femme serait susceptible de faire cette unanimité dans un parti qui — qui plus est — vit sa propre fracture identitaire comme vous nous en référez également ?

Tout comme vous, je pense bien que cette formation politique pourrait sortir ébranlée de cette élection, il n’est guère à douter qu’il y aura une onde de choc tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur de ce parti. Si ce n’est qu’on ne remet pas sur pied une formation avec un petit lait de la chaux vive. Ça fonctionne d’autant plus bon si le mortier est encore frais justement.

Quand les murs et ses armatures sont affectés par le cisaillement, pour sauver le tout cela commence d’abord par une discrète reprise sous fondations, si tant est qu’on veuille bien préserver la bâtisse — à condition encore qu’elle ait un quelconque attrait patrimonial — ou bien alors on reconstruit à neuf et si possible en mieux.

— Pour se faire, normalement cela prendrait l’usage en premier lieu nouveaux matériaux ! Et sans doute pas le brassage et le recyclage de toujours les mêmes vieilles idées.

Sincèrement Madame Hébert, à part des partisans aveugles et « lécheux » de n’importe quoi, vous avez fait une job de bras au PQ, il n’y a pas de doute. Vous en n’avez manqué aucune pour le faire paraître toujours de la pire des façons.
Ce billet-ci en est le summum et je crois que vous auriez pu vous garder une petite gêne, car c’est définitivement un post-mortem 3 jours avant de savoir la réalité en « temps réel ».
Décevant, irritant.
Il ne reste plus qu’à souhaiter que vous soyez trompé. Dans un tel cas, je me déplacerai pour vous le dire sur place !

En 2014 et depuis plusieurs années déjà ont enseigne à traiter positivement les enfants comme les adultes. À trop leur prédire le pire, ça les influence…
Vous ne vouliez pas du PQ et surtout de la souveraineté et ce n’est pas d’aujourd’hui, mais avant je n’étais pas aussi certain que maintenant.

Pourriez-vous, me citer un seul article dans lequel vous présentiez du positif sur le PQ et sur madame Marois. J’ai toujours eu une impression en ce sens. Ça ne relève plus beaucoup de l’impression.
Remarquez bien que vous n’êtes pas la seule.
Et c’est bien ça qui m’indispose au plus haut point.

J’en ai entendu d’autres et lu d’autres, mais même lorsqu’ils font des analyses assez proches des vôtres, il me semble que les vôtres sont très proches de l’acharnement.

Tristresse: cette campagne nous a fait réaliser qu’aucun ne mérite d’être notre premier ministre.
Tristesse: cette campagne nous a fait réaliser que la presse n’a rien d’impartial.

Quand on ment au peuple pour se faire élire et qu’on ne respecte pas les lois que l’on a voté pour supposément empêcher l’opportunisme de déclencher des élections lorsque le climat est favorable on ne respecte pas d’être supporté. Quant à vous votre acharnement de mauvais perdant nous tombe sur les rognons comme disait mon grand’père.

Si j’étais certain que de continuer à écrire ici vous tombait toujours et encore plus sur les rognons, je continuerais à le faire que pour cette raison yves123.
Passez au suivant !

Madame Hébert a vu juste sur toute la ligne. Les référendums, c’est fini, pour de bon ! Les jeunes sont des citoyens du monde et le nationalisme régional les laisse indifférents. Il n’y a que les vieux qui s’accrochent aux vieilles idées du PQ, un peu comme les vieux Russes qui ne veulent pas de l’Ukraine. Les anglophones sont Canadiens, les jeunes, les allophones, les immigrants, bref, tous les Québécois aiment le Canada, leur pays après tout.

Sir Decelles, ( à part des partisans aveugles et «lécheux» de n`importe quoi ). On voit ressortir votre fond syndical Sir! vous êtes arrogant avec les électeurs et il ne faut pas se surprendre que vos méthodes soient de plus en plus laissées de côté par les syndicalistes modernes et sans doute qu`ils auront plus de membres présents à leurs réunion syndicales!

Mme Hébert fait une bien meilleure lecture de l`électorat que vous. Elle sait voir les tendances et les mauvais mouvements des partis politiques dans les médias! Vous auriez voulu plus de positif de sa part pour le P.Q ; elle l`aurait fait sans doute si les faiseurs d`images du P.Q n`auraient pas agis comme des amateurs ! À la base le problème c`est que le P.Q croyait avoir une belle image d`eux mais pas de fond! La plupart des électeurs se souviennent de Mme Marois se promenant dans la rue en frappant sur une casseroler!

Ils se rapellent aussi de son opinion sur la charte versus les droits & libertés que si ça ne fonctionne pas elle va se servir de la clause nononbsant! Ça semble vouloir dire : si vous êtes pas d`accord avec moi on l`a passe pareille la loi sur la laicite!!! Maudit que ça me rapelle des assemblées syndicales paquetées du début des années 70-80.

Ils se rapellle aussi de sa promesse de dernière minute ou elle nous promet de baisser les impôts s`il reste de l`argent après le déficit zéro et après avoir payer les factures HA!HA! Mme Hébert n`est pas une partisane elle est plustôt un phare qui est là pour que personne échoue!!

Pas que sur cette campagne-ci, mais de tout temps, à l’écrit ou en diffusion, citez-moi un seul commentaire alors que madame Hébert dit que du positif ou plus d positif que de négatif, sur la souveraineté, sur le PQ ou sur des députés, ministres ou dirigeants péquistes. S’il y en a, je ne les ai pas lus ou entendus. Il ne doit pas y en avoir beaucoup.
Comme elle l’a dite à Tout le monde en parle dimanche dernier, elle ne peut pas dire du positif si elle n’y voit que du négatif. Je rajoute si elle n’y voit en tout temps que du négatif, c’est peut-ête que sa philosophie est très loin du PQ. Mais en tant qu’analiste, ne sommes-nous pas à nous attendre à un portrait juste et plus près de la neutralité ?
Lorsqu’il n’y a pas plus de membres présents aux réunions syndicales, c’est de tout temps grosso-modo pour les mêmes raisons: les gens n’ont pas le temps pour prendre leurs responsabilités, ils veulent quelqu’un pour le faire à leur place. Tout comme en politique d’ailleurs « la » population ne connait la différence entre un libéral ou un caquiste ou même un péquiste: on l’a vu dans la Pinière, ils confondent ce qui est de responsabilité provincial et fédéral. « La » population s’intéresse à la politique qu’en période électorale et pour ce faire s’informe sur les médias sociaux, là où sur tout sujet, il y a plus de n’importe quoi, de désinformation que de qualité… »La » population veut faire ses connaissances en tout, sans avoir à prendre le temps nécessaire pour les faire. Hors la politique comme bien d’autres domaines ne s’assimilent pas en 30 jours de campagne électorale et encore moins en 144 caractères.
Les assemblées syndicales paquetées existent pourquoi ?
Elles existent parce que ceux qui veulent faire adopter un projet en particulier se présentent en masse aux assemblées syndicales et que les autres restent à la maison à regarder la parie de hockey ou à jouer à des jeux en ligne (en 2014) ! Ils n’ont qu’à se décoller le « — » de leur fauteuil et à se rendre aux assemblées après en avoir convaincu d’autres qui pensent comme eux de s’y rendre aussi tout comme ils devraient tous le faire !
Ça s’appelle: prendre ses responsabilités, s’informer personnellement de ce qui est mieux pour soi et agir en conséquence.
p.s.: Moi je ne suis pas péquiste, mais souverainiste. Je n’ai jamais été pour un parti politique en particulier mais contre le liberal party. J’ai rarement été pour le PQ mais contre le liberal party. Et dans l’élection précédente, je n’étais pas pro-Marois mais contre Charest et sa gagne. Dans l’élection qui vient de se terminer, je n’étais pas pro-Marois mais contre le trio de la BBC et associé: Bolduc, Barette, Couillard et son ex-associé le docteur Porter. Ses quatre docteurs qui ont tout fait pour en mettre plus et toujours plus dans les poches de leurs zamis docteurs ce qui nous coûtera 1 milliard de dollars, $1,000.000.000.00 cette année. Et la promesse faite est dans mettre encore d’avantage en créant des super-cliniques, alors qu’ils sont déjà eux-mêmes des propriétaires de cliniques médicales. Allo et bienvenue la continuité des conflits d’intérêts !

Quand la tournure des événements ne fait pas notre affaire, on tire sur le messager….n’est-ce pas?

Mme Hébert, je vous trouvais intéressante jusqu’à cette campagne. On sent un mépris contre le PQ. Seriez vous influencé par la tour de Pise fédérale après ces années au Toronto Star et à l’Actualité et à notre télé radio-CANADIENNE…A tous égards, je vais cesser de vous lire et je vais faire ce qui me tentais depuis quelque temps: mettre fin à mes abonnements à l’Actualité et à la Presse et je ne vais écouter que TVA dont les analystes dépassaient de beaucoup de part leurs commentaires et aussi leur retenue ce que j’ai entendu depuis quelque temps sur les ondes radio-canadiennes….

Vous aurez par la même occasion lorsque vous écouterez TVA ,d’écouter occupation double.
JC

Who’s next?
Moi je verrais 2 chefs! Comme à QS
Péladeau et Lisée
Deux ‘jeunes », pétant d’idées et d’énergie
A 30% le PQ n’a plus rien à perdre

À 30%???

Dernier sondage = 28% et en BAISSE constante!!!

Même PKP et la Marois sont LOIN d’être assurés de leur élection.

La Marois comme vous dites mériterait certainement une « Madame » en avant .Un peu de politesse est toujours de rigueur!

Madame Marois a malheureusement manqué d’instinct politique en déclenchant des élections si tôt. Elle a eu peur d’être renversé er rien ne nous indique que ça aurait été le cas. La Commission Charbonneau s’approchait du dossier du financement politique, elle aurait dû attendre. Le post mortem sera dur.

Les magouilles au sujet de la charte sera peut-être ce qui aura fait le plus mal au P.Q. La charte pour moi aurait été d’interdire les lieux de prières dans les universités ou écoles, les congés pour les fêtes religieuses.Ensuite l’interdiction des femmes voilées dans la rue. tant qu’à imiter la France il faut y aller jusqu’au bout. .Et dernière suggestion des travailleurs dans les écoles pour aider les jeunes filles musulmanes aux prises avec des parents intégristes.. Marie Gaétane

Vous avez raison, manque d’instinct politique. Accepter quelques modifications à la charte comme proposé par l’opposition, et quitte à la remanier plus tard lorsqu’il serait majoritaire. Régler avant les élections la question d’un référendum, c’est à dire pas de référendum lors du prochain mandat . Comme les contribuables sont inquiets pour l’économie faire un budget acceptable et le faire voter en chambre, avant de déclarer des élections. Ajoutez à cela une mauvaise campagne, et voila le résultat. Mais je n’aurai pu écrire cela au premier jour de la campagne.

Le PQ va probablement perdre pour avoir fait preuve d’intransigeance…
Aucune ouverture dans sa tentative d’afficher un état laïc. Et même une mauvaise foi évidente en gardant la croix de l’assemblée nationale. On sert au peuple des peurs à l’égard de la chartre du même genre que celles que les libéraux servent pour un éventuel référendum.
On se garde de ne froisser les souverainistes en garantissant le non-référendum…
On fait du clientélisme et quand une population n’a jamais voté pour nous, on n’ose l’approcher.
On a disséminé des millions d’un bout à l’autre de la province, et on parle d’austérité.
Les ténors Drainville et Lisée sont passés sous les lentilles des caméras.
Drainville en particulier a laissé des québécois faire preuve de racisme lors des audiences sur la Charte en laissant le micro à des imbéciles. Mme Bertrand a mal servi cette cause par des peurs oh combien futiles. Et on ne l’en aimera pas moins…
Christian Vanase des Zapppartistes mentionnait récemment que les politiciens ne nous font plus rêver. Ils ne suscitent plus notre imagination. Ils sont mornes et beige…
Et c’est le 7 au soir que nous en aurons le témoignage.

Vous avez parfaitement raison, Mme Hébert. Le PQ va sortir plus qu’ébranlé de sa campagne pathétique.

Ils n’ont pas fini de s’entredéchirer dans les temps à venir. Ou le PQ se modifie radicalement dans les pleurs et le sang, ou il implose, rien de moins!

Verrons-nous la ressuscitation de l’Union Nationale?

Le commentaire de Mme Hébert contient plusieurs points intéressants mais à mon avis se centrent trop sur les erreurs du PQ et manquent de recul historique sur la perspective actuelle du peuple québécois ou encore son manque de vision à long-terme. A mon avis, la situation actuelle sur l’échiquier québécois confirme la déprime post référendaire….Quand on a beaucoup souffert ( 2 NON en quinze ans), c’est dur. Alors, on veut oublier la vrai question: faut il chercher à s’assumer et cesser de penser que l’autre va nous aimer? Alors on fait du déni et on cherche même à s’associer à son bourreau et s’imaginer que l’autre va nous accueillir à bras ouverts ( Couillard et sa proposition vite écartée d’une tournée pan-canadienne après son élection comme premier ministre) ou encore son bilinguisme pour tous les employés d’une usine au cas ou le client anglophone passerait….
Ou encore on tombe dans l’imaginaire: on veut faire du Québec une terre verte sans pétrole, ou les riches deviendront pauvres et les pauvres riches, tel que proposé par QS…
Rappelons nous que dans l’histoire la libération des peuples est toujours né d’un sentiment d’oppression très répandu mais aussi de conditions de vie misérables du peuple mais que ce qui l’a amené à sa réalisation fut une bourgeoisie qui travailla à créer la richesse pour tous. Cela a pris 100 ans au peuple français pour y arriver. On est encore loin de 2080!

La campagne du PQ fut une comédie d’erreurs, alors de quoi vous voulez qu’on parle. Le p^roblème avec vous les péquistes c’est que vous vous sentez opprimés par tous et que votre rêve ne deviendra jamais réalité. Alors vous pouvez déménager si vous souffrez trop d’oppression. Cuba serait peut-être un bon endroit pour vous faire voir les choses autrement

La souveraineté du peuple québécois est une question de principe : les décisions politiques qui touchent les Québécois doivent être prises par une majorité de Québécois.

C’est présentement le cas pour les sujets qui sont délégués aux provinces canadiennes. Tous les autres domaines sont régis par la majorité canadienne-anglaise au fédéral. Lorsque cette dernière prend des décisions qui vont à l’encontre des choix des Québécois (exemples, Loi sur les jeunes contrevenants, peine minimale (Code criminel)), c’est too bad, so sad! C’est le prix à payer par les Québécois pour vivre dans le plus beau pays du monde.

C’est tristement déplorable qu’une majorité de Québécois se complaisent dans le statu quo. C’est comme s’ils ne comprenaient pas l’importance de ce principe. Un sérieux travail d’éducation est à faire, à commencer par les jeunes peu intéressés par la chose politique, reflété par leur faible taux de participation aux élections.

Si le PLQ prend le pouvoir ce soir, ce sera le statu quo bétonné pour les prochaines années et les congrats suivront dans tout le ROC. Et vive la confédération canadienne!

Il n`y a rien de plus insultant pour un québecois de se faire dire qu`on a peur de faire un pays! C`est juste qu`on en veut pas! C`est pas compliqué : ON EN VEUT PAS! On a déjà un pays et il n`est pas parfait mais il se débrouille très bien n`est pas?Qu`on a la trouille, qu`on est amnésiques, qu`on n`a pas de jugement ( les commentaires péquistes ) ect… Que 25% de la population du Québec traite sa majorité ; c`est paradoxal!!

La loi sur les jeunes contrevenants ( parlez-en aux victimes ) n`est pas du tout contestée par la population mais bien plus par le lobbyisme de gauche qui croit encore sans le savoir assurément que les contrevenants ont plus de droit que les victimes! C`est tristement déplorable qu`un si petit groupe pense pour le bien-être de la grande majorité de la population!!!!

Donc les Québécois pensent et agissent exactement comme les anglophones du ROC et que le concept d’un peuple distinct (par sa langue, sa culture, le tempérament latin de ses gens) est une construction de l’esprit qui n’a rien à voir avec la réalité. Alors pourquoi se battre pour préserver quelque chose qui n’existe pas, n’est-ce pas?

Si au contraire, le peuple québécois existe, pourquoi ne serait-il pas souverain comme les peuples normaux le sont? Ah, c’est ça, on n’est pas comme un peuple normal et le statu quo politique «fa ben l’affaire à ben du monde». Mais pas à une forte minorité de Québécois dont je suis.

Mme Hébert, vous dites que l’option fédéraliste se porte beaucoup mieux que l’option souverainiste. Je dirais plutôt que les deux options qui s’affrontent le Parti Libéral du Québec mais bien pour le parti, croient-ils qui nous dérangera le moins possible. Mais lorsque nous frapperons le mur des finances publiques qui ne suffisent plus à répondre à nos besoins, que notre qualité de vie et notre développement en souffriront , que les étudiants retourneront dans la rue, que les aînés de plus en plus nombreux n’obtiendront pas les services de santé de base, alors que les Québécois comprendront que le temps des coûteux dédoublements de gouvernement est terminé.

Est-ce possible que Pauline Marois se soit réveiller un matin et qu’en mangeant ses flocons d’avoines mêler avec du yogourt pis des p’tits fruits, se soit juste dit: ‘J’en ai plein l’dos d’ma job et advienne que pourra, je déclenche des élections’.?