La droite et les souverainistes

L’histoire n’est pas regardante quand vient le temps de nourrir politiquement les mouvements indépendantistes. Au sud de notre frontière, l’indépendance fut une révolte de commerçants, contre le monopole britannique.

Sur le programme du PQ de 1970, Lévesque envoie ses signaux. Au recto, son voisin est l'ex-créditiste Gilles Grégoire.
Sur le programme du PQ de 1970, Lévesque envoie ses signaux. Au recto, son voisin est l'ex-créditiste Gilles Grégoire.

En Amérique latine, tous les mélanges sociaux furent mis en œuvre: aristocratie locale, populisme, révoltes d’agriculteurs. Au Vietnam, le nationalisme était communiste. Ailleurs, il s’est nourri de l’extrême-droite.

Au Québec, malgré des antécédents nationalistes de droite avant 1960, le mouvement indépendantiste moderne s’est constitué au centre-gauche, au début de la Révolution tranquille, dans le creuset de la contestation des ordres établis — anglophones, cléricaux, patronaux, multinationaux.

Le très pragmatique René Lévesque avait compris très tôt que l’effort de rassemblement nécessaire pour faire passer le Québec du statut de province à celui de pays exigeait de son nouveau parti qu’il ne soit prisonnier d’aucune idéologie.

Il refusa donc de se lier de trop près, contrairement à ce qu’avait fait le NPD, par exemple, aux syndicats qui constituaient pourtant sa principale base militante. Il exprima sa position plus largement, dans son habile formule du « préjugé favorable aux travailleurs ».

Mais il tendit la main également vers la droite et la fondation du PQ se fit dans la fusion du Mouvement Souverainté-Association, de Lévesque, avec le Ralliement National, créditiste, clairement campé dans la droite rurale populiste.

Il faut rappeler aussi que Lévesque a beaucoup regretté que le jeune fiscaliste marié à la richissime famille Simard, un certain Robert Bourassa, refuse au dernier moment de se joindre à lui.

Bourgault savait qu'il fallait rassembler, pas diviser.
Bourgault savait qu'il fallait rassembler, pas diviser.

Ces choix étant faits, il faut encore saluer le pragmatisme de Pierre Bourgault, alors chef du très socialiste Rassemblement pour l’Indépendance Nationale, de saborder son parti pour que ses militants rejoignent, sans condition, un PQ qui tenait à se présenter sous les couleurs d’une coalition.

Bourgault, comme Lévesque, savait qu’il fallait rassembler, et non diviser, pour progresser. Le centre de gravité du PQ allait donc être de centre-gauche, mais son équipe allait toujours faire une place à une aile de centre-droit. Cette cohabitation allait être parfois malaisée, mais le plus souvent féconde.

Les membres de la coalition venus de la droite se savaient en minorité, comprenaient que cette position était systémique, mais menaient leurs batailles dossier par dossier, avec suffisamment de victoires pour les satisfaire et se maintenir dans la coalition.

Cet équilibre, qui peut prendre plusieurs formes, a permis à l’idée souverainiste de partir de 6% au début des années 60 et de se rendre à 50% au référendum de 1995. C’est la seule formule gagnante.

Parizeau, homme de gauche ?

Au verso, un prof Parizeau qui n'a rien d'un gauchiste, cité en promettant une "administration saine, dynamique et efficace". (Cliquez pour agrandir)
Au verso, un prof Parizeau qui n'a rien d'un gauchiste, cité en promettant une "administration saine, dynamique et efficace". (Cliquez pour agrandir)

On l’oublie aujourd’hui, compte tenu de la pré-béatification dont il est l’objet dans le mouvement souverainiste, y compris à gauche, mais l’arrivée du grand bourgeois, diplômé de Londres, professeur aux HEC Jacques Parizeau dans l’orbite de Lévesque ne fut pas perçue comme une infusion de gauchisme, bien au contraire.

Lorsque le PQ prit le pouvoir en 1976, la Pravda soviétique qualifia le parti de « petit bourgeois ». Le ministre des Finances Parizeau rétorqua: « pourquoi petit? »  (Vrai, avant 1976, il avait fait un — bref — flirt avec l’idée d’autogestion.) De 1976 à 1984, Jacques Parizeau incarna, avec d’autres, dont la recrue de l’Union Nationale Rodrigue Biron, l’aile droite d’un Parti québécois alors très actif au centre-gauche: protection du consommateur, assurance-auto, zonage agricole, etc.

Mais je me souviens, étudiant de gauche, avoir manifesté contre « le budget des Banques » du ministre Parizeau début 1978.

Devenu premier ministre en 1994 (et ayant la faiblesse de me prendre comme conseiller), M. Parizeau était très conscient de l’absolue nécessité d’élargir la coalition souverainiste — dans toutes les directions idéologiques.

Avec les Partenaires pour la souveraineté, auxquels il tenait beaucoup, il a consolidé et étendu l’effort sur son flanc gauche — jusqu’à Françoise David et au-delà. Mais il fut également actif pour aller recruter à droite, par le mécanisme des Commissions sur l’avenir du Québec, des anciens ministres conservateurs de Mulroney — Marcel Masse, Monique Vézina — des anciens libéraux et autant d’entrepreneurs que possible.

La présence, dans la coalition référendaire, de l’ancien ministre conservateur, un certain Lucien Bouchard, et du jeune chef d’un parti de centre-droit, Mario Dumont, n’est pas pour rien dans la capacité de la plus grande coalition de l’histoire du Québec de porter la nation au seuil de la souveraineté au soir du 30 octobre 1995.

La coalition péquiste, aujourd’hui et demain

L'historien Éric Bédard et...

Il y a deux façons d’aborder la re-construction d’une coalition souverainiste dans la phase historique qui s’ouvre. On peut, comme René Lévesque et Jacques Parizeau, s’ancrer au centre-gauche mais accueillir le centre-droit.

L'historien Éric Bédard et l'auteur Mathieu Bock-Côté accusés à tort d'être "non indépendantistes" par Monsieur 1.2% pour cause d'impureté idéologique.
... l'auteur Mathieu Bock-Côté accusés à tort d'être "non indépendantistes" par Monsieur 1,2% -- pour cause d'impureté idéologique.

Ou on peut adopter l’attitude d’un des porte-paroles auto-déclarés de la gauche péquiste, Pierre Dubuc, du SPQ-Libre, qui considère comme « non indépendantiste » une garde montante d’intellectuels souverainistes conservateurs dont l’historien Éric Bédard et l’auteur Mathieu Bock-Côté. Ce qui est à la fois faux et blessant pour ces partisans de la souveraineté.

Écrivant dans L’Aut’journal fin septembre, Dubuc les voyait « tout naturellement dans les bras des Lucides Legault, Facal et Bouchard » et dans le (futur, virtuel) parti de François Legault. Une façon comme une autre de leur dire d’y aller, et donc d’affaiblir le parti, la coalition et la cause souverainiste que M. Dubuc veut défendre.

Pierre Dubuc a beau n’avoir eu que 1,2% des voix lors de la course au leadership péquiste de 2005, reste qu’un peu à la manière des libertariens, sa portée médiatique est plus forte que son poids réel. (Transparence totale: ayant pris ma carte du PQ pour voter à ce scrutin, j’ai voté Dubuc — mais en quatrième position car il fallait indiquer quatre choix par ordre de préférence. Souvent intéressant dans ses écrits, Dubuc est régulièrement à mon endroit d’une malhonnêteté intellectuelle qui sied mal à la construction d’une coalition entre souverainistes. Chacun son style.)

Il est certain que si suffisamment de posture-à-la-Dubuc parvenait à rendre très inconfortable la cohabitation, dans le PQ, d’une minorité de conservateurs avec une majorité de progressistes, c’est l’héritage de rassemblement de Lévesque, Bourgault et Parizeau qui serait en cause.

Des points de rassemblement

Nous n’en sommes pas là et les Bédard et Boch-Côté ont la couenne dure et ont chacun refusé, en indépendantistes conséquents, de se joindre à Legault. D’autres souverainistes de droite, le patronal Daniel Audet, le populiste Richard Martineau, contribuent à leur façon au débat public. On rencontre maintenant dans le privé une génération de quarantenaires ayant réussi, ne vibrant pas aux thèmes syndicaux, mais souhaitant l’avènement d’un Québec souverain. Il faut, oui, leur montrer la porte. Mais la porte d’entrée.

Le micro-débat Dubuc/conservateurs nous permet de se demander, a contrario, quels sont les thèmes qui permettraient, le mieux, de rassembler la coalition quasi-gagnante de 1995 sur une base au moins légèrement plus large. (Car elle n’était que quasi gagnante!)

Cela tombe bien, deux des thèmes imposés par l’actualité et qui devraient être au cœur de la prochaine campagne électorale sont éminemment rassembleurs:

– La propreté: les électeurs de toutes tendances jugeront le PQ à sa capacité de proposer un grand ménage dans l’attribution des contrats, le financement des partis, l’évasion fiscale, le travail au noir, etc

-L’identité: depuis 2002 les Québécois sont engagés dans un grand débat sur les règles de leur vivre-ensemble collectif – accommodements raisonnables, laïcité, défense de la langue française. Le PLQ a été incapable d’y répondre. L’ADQ a ciblé le problème mais n’offre pas de solution. Le PQ, lui, s’est outillé pour offrir une réponse vigoureuse à ce défi, réponse qui motive à la fois sa base progressiste et son aile droite;

-La souveraineté: élément rassembleur par définition dans la coalition;

Le PQ proposera évidemment un certain nombre d’améliorations au modèle québécois dont il hérite et qu’il défend.

Mais une partie de cet héritage à reconstruire est un nouveau nationalisme économique, portant en particulier sur un renforcement du rôle de l’État dans la participation et/ou l’encadrement des ressources naturelles, de l’énergie, sur un rôle plus actif de la Caisse de dépôt dans le développement économique de la nation et sur des stratégies de maintien du contrôle québécois de nos fleurons économiques.  Les souverainistes de droite en sont globalement preneurs.

Le Parti ne doit dans aucun cas être inhibé d’avancer des propositions progressistes. L’aile droite n’a jamais eu droit de veto sur les avancées sociales. J’en énumère bon nombre dans Pour une gauche efficace (dédié à Jacques Parizeau) et je n’y reviens pas ici.

Cependant l’occasion est belle, en ces temps de déficit et d’endettement préoccupants, de définir des propositions importantes de saine gestion de l’État, d’amélioration continue de la qualité des services, en partenariat avec les artisans du secteur public (et non contre eux), de plus grande flexibilité.

Il y a là un chantier sur lequel peuvent travailler, de façon pragmatique et féconde, les réformistes progressistes et de centre-droit.

On ne peut certes pas prétendre savoir, aujourd’hui, quelle sera la conjoncture au moment du déclenchement de l’élection, dans 18 ou 24 mois. Mais à observer les thèmes qui s’imposent maintenant au débat public et que je viens d’énumérer, on constate que les conditions de réunir cette coalition sont plus présentes que jamais, parmi ceux qui croient que la souveraineté est possible.

Le défi posé par les Facal et Legault, toujours souverainistes mais pessimistes quant à la réalisation de cet idéal — et si tant est que leur mouvement/parti voie finalement le jour — ne doit pas servir de prétexte à déporter le PQ vers la droite dans un vain effort de « faire aussi bien ».

Mais le PQ ne doit en aucun cas laisser à d’autres les flambeaux de la saine gestion, de l’innovation et, oui, de la création de la richesse. Le PQ doit incarner ces méthodes, qui servent son objectif: un pays plus juste/prospère/solidaire et vert.

S’il arrive à convaincre sur ce point, comme sur les autres, il limera l’intérêt porté aux ex-et-futurs lucides et il créera les conditions d’une coalition qui n’aurait déplu ni à Lévesque, ni à Bourgault, ni à Parizeau.

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Le Québec -dernière heure- avec les actions de Terre Neuve contre nous a besoin d’une coalition de centre mixte balancé entre gauche et droite pour s’opposer aux forces de régression en général qui tentent de nous néantiser dans le Canada dont le PLQ est partie prenante. Le PQ représente ce parti de centre mixte. En ai fait mention du centre dans un de mes commentaires de l’article précédent sur la droite.

La réputation mythique du PQ est le produit de ses ennemis qui l’ont historiquement identifié en tant que parti radical sécessionniste de gauche. C’est faux car durant les 18 ans depuis 1976 ou il a gouverné le Québec dépendant des premiers ministres ou des époques, les gouvernements péquistes ont gouvernés à gauche ou à droite dans les situations d’urgence et au centre le reste du temps.

Le Parti Québécois est peut être ce parti ouvert que l’on ne veut plus voir.

Voici mon analyse:

-Le PQ a « brûlé » la droite économique ou lucide;
-Le PQ a « brûlé » la droite morale (même si les médias et la plupart des « élites » font semblants qu’elle n’existe plus… elle représente quand même 30-40% des Québécois);
-Le PQ a « brûlé » une bonne partie de la droite identitaire « non-civique » (i.e. non-progressiste).

Il ne reste que le 20% *(1) d’indépendantistes de la gauche syndicale et progressiste (mais conservatrice dans le sens qu’elle ne remet en question aucun « acquis »).

Le PQ n’est pas seulement devenu le parti d’une génération (une partie d’une génération, mais passons), mais aussi le parti des syndicalistes progressistes…

Question:
Combien de députés provient du « monde » syndical…?

*(1)
Correspond au total des électeurs ayant cochés PQ à la dernière élection.

p.s.
Le parti ayant récolte le plus de « votes » à la dernière élection?

-Le « parti abstentionniste » = 43% (dont le 700 000 qui avait voté pour l’ADQ à l’élection précédente)

-Ensuite le PLQ avec 22%

-PQ = 20%

Les souverainistes dans la vie politique du Québec, jouent un rôle comparable à celui des partisans du Tea Party aux États-Unis.

Je pense que JF Lisée devrait aller mettre à jour la bio de Parizeau sur Wikipedia parce qu’on n’a pas vraiment l’impression que c’est un type de droite…

« Partisan de l’intervention de l’État dans l’économie, il fut un des conseillers les plus influents du gouvernement du Québec durant les années 1960, jouant un rôle-clé en coulisses pendant la Révolution tranquille, notamment dans la nationalisation de l’électricité et dans la création du Régime des rentes du Québec. Il fut conseiller économique auprès des premiers ministres des partis successifs au pouvoir, dont : Jean Lesage (Parti libéral du Québec) et Daniel Johnson (Union nationale) et l’un des principaux acteurs de la création de la Société générale de financement (SGF) en 1962 et de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en 1965. »

Je pense que c’est Wikipedia qui a raison…

Les 2 derniers paragraphes de votre billet sont bien campés, comme lorsque vous dites :

»Mais le PQ ne doit en aucun cas laisser à d’autres les flambeaux de la saine gestion, de l’innovation et, oui, de la création de la richesse. etc… ».

Les objectifs de-saine-gestion-d’abord que vous proposez en concluant votre exposé répondent vraiment aux désirs de la grande majorité de la population mais constituent, vu de l’extérieur du PQ, des défis presqu’impossibles à réaliser pour un parti souverainiste dont l’aile minoritaire, mais non moins importante et pesante sur le moral des troupes, des pressés à aller en référendum au plus tôt et à tout prix, travaille constamment à contre-courant de ces objectifs et sape, en agissant ainsi, une bonne partie des énergies vives de ceux qui veulent les réaliser et ainsi faire la preuve que la population peut vraiment faire confiance aux capacités du PQ de conduire la population du Québec tout au long de son projet d’indépendance.

Pierre Dubuc a raison de vilipender Mathieu Bock-Côté. Mathieu Bock-Côté est une aberration intellectuelle. Dès qu’il ouvre la bouche – à l’exception de son champ d’intérêt très limité sur le multiculturalisme – il se met les deux pieds dedans. Si ce n’était pas de ses idées très très à droite, Quebecor ne lui aurait pas donné la tribune dont il jouit actuellement et on ne lui donnerait pas l’importance qu’il mérite.

Ceci dit, Dubuc a également raison de vous qualifier de droite, M. Lisée. Vous êtes de droite mais vous n’arrivez toujours pas à vous assumer. C’est triste et vous contribuez ainsi à mélanger les gens qui cherchent à s’y retrouver.

Pour ceux qui veulent connaître une source actualisée secondaire qui inspirent parmi d’autres cet article.

Pierre Dubuc est abrasif, la plupart des souverainistes restent libres n’en sont pas des disciples ,il faut reconnaître néanmoins qu’en tant que souverainiste de droite, M.Bock-Côté n’est pas dépourvu d’une certaine aigreur polémique.

http://www.vigile.net/Quand-la-gauche-Plateau-se-fait

Faire porter le fardeau de la division sur les gens comme Pierre Dubuc – des vrais indépendantistes – est tout à fait regrettable et méprisable de votre part. Ce sont les gens comme Dubuc qui nous permettent de revenir vers l’essentiel.

Votre indépendance de droite loin des thèmes syndicaux et où on se bat pour un pays d’un côté pendant qu’on méprise les travailleurs du JdM ou les autres qui s’allient pour leurs conditions de travail n’est pas conséquente.

L’indépendance EST, a été et sera toujours de gauche.

Bonsoir,
Avec un profond respect, je veux mentionner que le Parti Québécois de 1968 à 1976 en excluant sa courte période MSA avait le même discours de gauche que le Bloc Québécois présentement car ils savent d’une façon pertinente qu’ils ne prendront jamais les rênes du pouvoir et cela est clair. Tout comme le Bloc Québécois, le Parti Québécois a été fondé par des gens de droite et à la limite de la droite extrême. Le Bloc Québécois peut bien demander que le gouvernement d’Ottawa verse à chaque femme au foyer $ 50,000.00 par année. Il n’en a rien à foutre si ce n’est que par pure démagogie et manipulation de déchirer sa dernière chemise en hurlant : Vous voyez comment ils ne comprennent pas les québécois ! Vous voyez le fossé qui nous sépare, n’est-ce pas ? Le Parti Québécois a joué exactement les mêmes cartes sur l’échiquier politique québécois en ne sachant même pas qu’il aurait à gouverner dès 1976. Et les masques ont tombés ! Le Parti Québécois dans sa gouvernance a toujours gouverné plus à droite que les libéraux et les nationalistes et médias confondus persistent à identifier et coller cette étiquette de gauche au Parti Québécois n’ayant pu dissocier l’image projetée avant la prise du pouvoir et celle d’après qui montre le vrai visage du nationalisme. Car avant, c’est une chose et après, on verra bien….. Simplement pour éviter le chant des sirènes nationales, un tiens vaut toujours plus que deux tu l’auras ! Au plaisir, John Bull.

J’ai beau embrasser principalement les idées et valeurs de la gauche… Personnellement, je serais prêt à en délaisser quelques-unes
si un jour le Québec en venait à être mené par un parti de droite SOUVERAINISTE.

Je serai toujours social-démocrate dans l’âme, mais vous pourrez toujours…

Couper les prestations aux assistés sociaux si ça vous chante ou bien faire travailler les prisonniers,
Privatiser police, prévention des incendies, éducation et santé,
Installer des postes de péages sur tous les ponts et les routes du Québec,
Couper dans tous les petits programmes de touts acabits financés par le gouvernement du Québec. (Voulez-vous que je parte une liste ici?)
Etc.

À la condition, à la condition que vous me donniez un pays. (Bon, ok, j’ai exagéré ici.)

Parce qu’on ne fait pas un pays pour des raisons économiques…

On fait un pays pour avoir une structure à nous pour nous représenter dans le giron des nations, On fait un pays parce qu’on ne veut pas attendre qu’un autre peuple vienne prendre des décisions à notre place.

Un peuple, un pays.

« Le Parti Québécois dans sa gouvernance a toujours gouverné plus à droite que les libéraux et les nationalistes et médias confondus persistent à identifier et coller cette étiquette de gauche au Parti Québécois »

– John Bull

***

-CPE (la « cadillac des cadillac », dont le coût pour l’état = 50$/jour) = PQ

-Assurance médicaments obligatoire (et en hyper déficit = plusieurs milliards de déficit/an) = PQ

-Assurance auto obligatoire (de plus en plus cher = le coût a doublé ces derniers temps) = PQ

-Assurance retraite obligatoire (de plus en plus cher = 9.9% et bientôt 11 ou 12% ???) = PQ

-Assurance parentale obligatoire (déficit en augmentation rapide) = PQ (c’est ce parti qui initié ce programme)

-La dépendance du « Québec inc » aux subventions(plusieurs milliards par année) = PQ

-Les lois entourant le monde du travail et lois syndicales = UNIQUES au monde (la Scandinavie est loin de suivre notre ‘modèle’ liberticide) = PQ

-Le culte de la « socialo-bourreaucratie » = PQ

***

Et le PLQ ne fait qu’empirer les choses…

«Le Parti Québécois se situe dans la mouvance d’une social-démocratie à la scandinave, ce qui est le maximum de progressisme pour une gauche sérieuse dans le contexte nord-américain» – René Lévesque, La Passion du Québec, Éditions Québec-Amérique, 1978, p.48.

Cette définition du PQ donnée par René Lévesque, un homme qui a su si bien allier pragmatisme et idéalisme, est encore d’une grande actualité. Et le PQ d’aujourd’hui, sous la direction de Pauline Marois, correspond toujours remarquablement bien à cette définition.

C’est ce que ne parviendront jamais à comprendre des anciens »gauchistes» qui le restent encore sous leur nouveau vernis «social-démocrate», comme Pierre Dubuc et son petit disciple Louis Préfontaine. Des gens toujours prêts à étiqueter de droite tous ceux et celles qui sont à leur droite, ce qui permet de ratisser large quand on se situe comme eux aux franges de l’extrême-gauche. Et, pour parler de mon expérience, des gens qui dénonçaient la création du Fonds de solidarité de la FTQ à ses débuts.

Le PQ doit également demeurer, comme vous l’écrivez, le parti d’une large coalition de souverainistes allant du centre-gauche au centre-droite, une sorte de «front national» comme ce fut le cas dans bien des pays qui ont ainsi conquis leur indépendance. Ne pas comprendre cela, c’est n’avoir aucun sens du réalisme politique.

Si René Lévesque était encore de ce monde, il se ferait sûrement traiter de politicien de droite par des gens comme Dubuc et compagnie.

Les objectifs de-saine-gestion-d’abord proposés par Jean François Lisée dans les 2 derniers paragraphes de son article ou billet daujourd’hui :

‘’La droite et les souverainistes’’

répondent vraiment aux désirs de la grande majorité de la population mais constituent, vus de l’extérieur du PQ, des défis presqu’impossibles à réaliser pour un parti souverainiste dont l’aile minoritaire, mais non moins importante et pesante sur le moral des troupes, des pressés à aller en référendum au plus tôt et à tout prix, travaille constamment à contre-courant de ces objectifs et sape, en agissant ainsi, une bonne partie des énergies vives et de la crédibilité de ceux qui veulent les réaliser pour ainsi faire la preuve que la population peut vraiment faire confiance aux capacités du PQ (?) de conduire la population du Québec tout au long de son projet d’indépendance.

@Georges Paquet
Vous écrivez : «Les souverainistes dans la vie politique du Québec, jouent un rôle comparable à celui des partisans du Tea Party aux États-Unis.»

Alors pour continuer votre comparaison je pourrais déclarer : Et les fédéralistes celui des «corporate bums» de Wall Street. Savez, ceux qui ont dernièrement mis à genoux les USA et une bonne partie de la planète.

À lire tout ce crêpage de chignon on se demande ce qu’on fait là. On se fout des baffes, on se poignarde à qui mieux mieux. Quelle belle famille. La cause souverainiste aurait aujourd’hui la chance de reprendre du poil de la bête. Mais non ! on préfère pogner la chicane dans la cabane.
Désolant !

«Un conciliateur c’est quelqu’un qui nourrit un crocodile en espérant qu’il sera le dernier à être mangé.» [Winston Churchill]

«il faut encore saluer le pragmatisme de Pierre Bourgault, alors chef du très socialiste Rassemblement pour l’Indépendance Nationale, de saborder son parti pour que ses militants rejoignent, sans condition, un PQ qui tenait à se présenter sous les couleurs d’une coalition.»

Je salue aussi le geste de Bourgault. Il y a 42 ans, c’était logique de le faire. Par contre, je n’accepte pas les effets de cette coalition, surtout depuis le lendemain du référendum de 1980, qui prétend toujours que, lorsqu’on aura le pays, nous pourrons toujours aborder les questions de gauche et de droite. Combien de générations devrons-nous sacrifier ?

La terre continue de tourner pendant ce temps. Le PQ en est rendu à courtiser Éric Caire, même pas indépendantiste (au moins Grégoire l’était !), à faire l’éloge du slogan sophiste du centre droit (il faut créer la richesse avant de la partager) et à prôner la hausse des taxes et des tarifs. Et l’option qui justifierait cette coalition stagne toujours…

Non, pour moi, on a sacrifié suffisamment de temps et d’énergie à cette coalition contre nature dont le centre de gravité est toujours plus à droite. Avec QS, on peut au moins militer à la fois pour nos convictions et pour l’indépendance.

Les preuves fusent de parts et d’autres à l’effet que nos appareillages politiques municipaux et provinciaux (y compris le système de justice faut-il le rapeler, les amnésiques ont la couenne dure)sont atteint d’un mal profond et que c’est l’argent du crime et ses accolites qui contrôlent tout et des gens croient que le momentum y est pour diviser le pays qui nous donne au moins un valeur monétaire sure, des organisment de contrôle et de gestion avec des intérêts suffisament différents et divergeants d’un bout à l’autre du pays pour éviter de tomber comme ici dans le totalitarisme d’un groupe qui a des tentaculent et la main mise dans toutes les sphères légales et illégales.
Je me réjouit de la montée de ce nouveau parti et de voir le mouvement de réappropriation de nos richesses et de nos pouvoirs. On dirait que les autruches ont sortient un oeil et ont des visions peut-être moins fataliste de notre devenir et peuvent entrevoir d’autres façons d’organiser notre fonctionnement. Pas si vite par contre ça n’est pas en donnant carte blanche a un nouveau parti qu’il pourra demain matin tout changer. Ça lui prendra une couple d’années de ménage pour sortir et changer les fraudeurs de systèmes et je parle a tous les niveaux (politiciens, fonctionnaires, mafieux et profiteurs de programmes de tout accabit individuels et corporatifs), les Partenaires (public et privé) du crime organisé, celui du contrôle de nos lois, richesses et institutions. Vous trouvez la tâche trop colossale? Soyez patients on a tout a y gagner. Je suis sociolgue avec un esprit entrepreneur. Alors je pense que le développement pour être harmonieu doit se faire en tenant compte du fait que les personnes (leur richesses et leurs forces productives passent et ne durent pas longtemps) qu’une société a besoin d’assurer des conditions de vie sécuritaire(protection et habitation), viable(nourriture, éducation) en protègeant sont territoire (environnement et ressources) et faisant en sorte qu’il y ait un développement harmonieux du potentiel de ses habitants, des moyens de production tout en contribuant à diminuer la pauvreté des autres pays. Tout ça peut se faire en développant des projets avec volets communautaire, privé et état. 50% communautaire- 35% privé- 15% état. Dans tous l’agriculture, l’éducation, l’armée, la police, l’exploitation des richesses naturelles, les sports. Les engagements et dépenses doivent être faites de manière réalistes en considérants les argents qu’on a. Ça voudra dire qu’on ne comptera plus non plus sur les beaux bidoux du crime. Sur le coup on perd de grandes rentrées d,argent mais comme il n’y aura plus la Cote et que le travail se fera au vrai cout on y arrivera a avoir une balance positive.

Excellent commentaire M.Lisée. Un recentrage du PQ pour avoir un discours plus orienté sur la débureaucratisation, la création de richesse et l’économie en général est essentiel. Mme. Marois a déjà débuté cet exercice et j’espère qu’elle le poursuivra. Toutes ces idées prennent une grande place dans la société et les ignorer pour se camper à gauche serait carrément suicidaire pour le PQ.

Fascinant de voir toutes ces chicanes au PQ alors que le PLQ, en pleine crise de corruption, est uni derrière son chef, John James.

@Georges Paquet

Je désire m’excusez. En effet hier, il passait minuit, j’étais un peu fatigué et j’ai voulu vous répondre sur le même ton que celui que vous aviez utilisé. Ce fut une erreur. J’aurais dû montrer plus d’intelligence, sortir de la boue où je me suis laissé entraîné par votre comparaison quelque peu bizarre. Alors je me reprends ce matin.

Vous avez écrit: «Les souverainistes dans la vie politique du Québec, jouent un rôle comparable à celui des partisans du Tea Party aux États-Unis.»

Êtes-vous en mesure d’expliquer sur quoi vous vous basé pour faire cette comparaison que je ne comprends pas du tout. C’est comme si je vous disais que les sceptiques du Québec sont comme les créationnistes aux USA. Ça mériterait une bonne explication n’est-ce pas.

Voila. Bonne journée

«L’obscurité ne chasse pas l’obscurité, seule la lumière peut le faire.»
[ Martin Luther King ]

Je suis né avec un bras droit et un bras gauche. Je me sers de mes deux mains pour écrire, conduire, caresser. Mon cerveau est composé de deux hémisphères tout comme le globe terrestre, en plus petit, fort heureusement!…Une pile a deux pôles, un mâle et une femelle s’accouplent et se produit le miracle de la vie.

Pourquoi un parti politique ne pourrait-il pas avoir deux pôles? Tout est « énergie » et l’énergie tout comme l’équilibre d’une certaine manière, jaillit de la tension entre deux extrêmes.

Le défi ne consisterait-il pas à concilier des forces qui en apparence s’opposent mais lorsque mises en présence deviennent éléments de changement.

Nos adversaires connaissent ces principes voilà pourquoi ils travaillent très fort à notre division droite-gauche. Dans la mesure où ils y parviennent, le décuplement de nos forces ne se produit pas. Certes nous progressons, mais comme un voilier par vent de brise qui mollit.

Ainsi Québec est le nom d’un formidable voilier, qui restera soumis à tous vents défavorables, de babord à tribord, tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas solidairement choisi notre propre destination.

@John Bull
Vous écrivez : « Tout comme le Bloc Québécois, le Parti Québécois a été fondé par des gens de droite et à la limite de la droite extrême. »

Cette déclaration me semble pour le moins farfelue. Auriez-vous l’amabilité d’expliquer votre affirmation.

En fait tout votre commentaire semble ridiculement à contre sens avec la réalité généralement perçue. Ainsi si j’affirmais que Hitler était sioniste je devrais me semble-t-il fournir quelques preuves pour étayer cette affirmation autrement je serais pris pour un ridicule provocateur ignare.

Vos affirmations sont tellement grossières et ridicules que vous devriez fournir un peu plus d’explications pour appuyer vos prises de positions. Sinon nous serons obligés de conclure que n’êtes qu’un provocateur même pas capable d’utiliser des arguments réalistes et sensés. Un pauvre type quoi !

Benoit Carré

Le Parti Québecois est une coalition indépendantiste comme la Parti Libéral est une coalition canadian fédéraliste anti Québecoise . Donc toutes les tendances économiques y sont représentés dans les deux partis , et impossible qu’il en soit autrement
Et c’est cette obligation qui situe ces partis au centre
Une droite extrème ou une gauche extrème n’ont aucune chance de succès

Fini le travail au noir, les enveloppes et valises, les comptes en suisses, les voyages de golf, ski et bateau, l’utilisation gratuite du condo, de la maison dans le nord de la député, du ministre, du fournisseurs etc., les faux congrès, salons, cours qui les maisons, crédit facile, voitures fournies. Que les dépenses nécessaires et raisonnable. La culture comme le reste. Les gens ont trop de difficulté a avoir la colonne droite et dire non merci alors qu’on mettent en place et applique des mesures dissuasives. Fini les changements de zonage pour faire exploser le compte de taxe du propriétaire terrien pour le mettre a genous et qu’il vende a la ville pour une bouchée de pain ses terres qui seront données pas cher aux promoteurs qui finacent la campagne et les entreprises des politiciens malveillants. Il y a du ménage a faire et ça va prendre pas juste des lois mais des récompenses aux dénonciateurs, des sanctions graves aux contrevenants et quand on contrelera la justice comme son application avec des membres du communautaire, privé et gouvernement ça changera je l’espère les pratiques et notre développement en tant que société.

Bon texte comme d’habitude, Mr Lisée.

Cependant, le PQ a trop de militants de gauche comme SPQ Libre pour être une bonne coalition de centre-droite et de centre-gauche que voulaient Mrs Lévesque, Bourgault et Parizeau. Autrement dit, le PQ est TROP rassembleur. « You can’t please everybody »

Sortir le SPQ Libre et les autres militants de gauche du PQ est nécessaire. Le PQ aurait dû faire cela quand le SPQ Libre avait mené la vie dure à André Boisclair avant, pendant et après la campagne électorale de 2007, contribuant à la défaite du PQ.

Éclectisme

Il est très rare que nous entendons ce mot. Encore moins des personnes qui s’en réclame.

Les premières fois où j’ai été amené à réfléchir sur l’éclectisme, c’était il y a une quarantaine d’années, dans un contexte pédagogique. Pour fin d’enseignement, certains pédagogues se réclamaient d’une certaine approche pédagogique, d’autres s’identifiaient à une autre approche. Tous souhaitaient, disaient-ils, la réussite de l’élève. Mais moi, je constatais que ni les uns ni les autres n’étaient dans l’erreur. Mais plus il y avait d’obstination dans la défense de leurs opinions, moins ils prenaient en compte la réalité des élèves. Ils les voyaient comme une matière informe pouvant entrer dans leurs propres moules conceptuels. À la limite, plus les discussions pédagogiques s’animaient, plus on défendait une théorie ou l’autre et moins la réalité diversifiée des élèves était tenue en compte. J’ai alors constaté qu’en pédagogie, les meilleurs enseignants devaient être ceux qui favorisaient une approche éclectique, c’est à dire des enseignants capables d’utiliser des éléments de différentes théories pédagogiques en fonction de la réalité de l’élève pour qui ils devaient favoriser le succès.

je ne vois pas pourquoi dans un parti politique comme le PQ ce ne serait pas la même chose. Sommes-nous capable, au sein d’un parti politique, d’avoir l’humilité d’accepter que selon les dossiers, les circonstances, l’actualité, une approche plus de droite ou plus de gauche peut être la plus appropriée. Le dogmatisme est la pire façon d’appréhender la réalité.

L’éclectisme politique m’apparait donc nécessaire si on veut gouverner pour tous. Mais nos politiciens et les membres des partis politiques le veulent-ils seulement ? Veulent-ils se mettre au service de la population ou veulent-ils que la population soit à leur service ?

«De même que les administrations fonctionneraient de façon satisfaisante s’il n’y avait pas le public, de même les théories économiques seraient relativement faciles à établir sans la présence de cet insupportable gêneur qu’est l’homme.»
[Alfred Sauvy]

@ rod

La loyauté servile au parti et au chef est une caractéristique appartenant aux « liberals », tout comme leur agenouillement devant le ROC (qui leur siphonne 50% de leurs taxes et impôts) pour le remercier de sa grande générosité.

Droite gauche, gauche droite, ce sont des thèmes colonisateurs. Le temps qu’on perd à discuter nous éloigne des vraies choses. Ces thèmes sont diviseurs et qui a intérêt à nous diviser? Ceux qui veulent nous assimiler lentement mais surement. Parlons de notre pays à bâtir.

Autant je suis écoeurée de voir charest nous mépriser, autant je suis écoeurée d’entendre parler de droite-gauche. Parlons donc des vraies affaires puisque ces thèmes sont sujets à interprétation et ils nous font perdre un temps précieux pour s’occuper de l’avenir de notre Nation.

@Daniel Charette
Votre analyse est très intéressante. Dualité. C’est le premier mot que sa lecture m’a inspiré. Ce terme recèle en lui une idée d’opposition entre deux éléments, justement deux pôles. Or, un réflexe naturel nous pousse à choisir une voie au détriment de l’autre. À mon avis voilà où se situe le problème. La question que nous devrions nous poser est: comment sortir de cette vision binaire qui nous empêche d’identifier d’autres avenues. Edgar Morin, dans ses ouvrages, a semble-t-il étudier en profondeur cette question.

Personnellement, je viens de soumettre une réflexion portant sur l’éclectisme qui peut aussi être une approche pouvant nous aider à surmonter les pièges et les restrictions de l’approche binaires qui s’appuie sur la dualité.

«Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles.»[J.Dean]

Je trouve que vous y allez un peu fort avec Pierre Dubuc. Vous savez très bien que le 1,2% de voix ne représentait pas la sensibilité des gens à ses idées et que bien d’autres facteurs entraient en ligne de compte. J’ai l’impression d’y voir un règlement de compte, autant de sa part que de la votre.

Les textes et les dossiers de L’Aut’Journal sont très bien faits et très pertinents malgré quelques écarts et quelques textes qui comme vous le dites, contribuent à la division des indépendantistes.

Étant donné votre tendance vers la gauche, vous devriez être heureux de constater que la totalité de l’espace médiatique n’est pas contrôlée par des organismes tels que le Howard Institute, l’IEDM, l’Institut Frazer.

La droite et la gauche semblent malheureusement incompatibles, c’est pour cela que les deux sont essentiels en DÉMOCRATIE, afin d’éviter le « totalitarisme » d’un côté comme de l’autre…

Or, même en n’étant pas encore « indépendant », le Québec est dominé par la gauche depuis la Révolution tranquille, une gauche extrêmement HOSTILE à toutes les idées de droite, telles que la liberté individuelle, la réduction de la taille de l’État, l’ouverture au privé, la baisse de taxes et d’impôts, la création de richesses, la responsabilité individuelle, etc…

Bref, la gauche québécoise qui domine cepuis trop longtemps au Québec, avec l’appui des syndicats, refuse systématiquement de laisser les Québécois êtres vraiment LIBRES…Tout comme l’Église catholique auparavant!

La liberté, ce ne n’est pas juste bon pour une province, c’est davantage essentiel pour les individus qui constituent le peuple à l’intérieur de cette province ou de ce pays…

Et la gauche, ne réclame que la liberté de la province en continuant de chercher sans cesse à « contrôler » davantage le peuple qui la constitue, soit les Québécois…

La droite elle, au contraire de la gauche, exige de nous faire « foutre la paix » et de nous laisser LIBRES de faire nos propres CHOIX en assumant nos propres responsabilités…

Tant que cela ne sera pas cautionné par la gauche québécoise et les souverainistes, ces derniers n’auront qu’à se passer de tous les Québécois qui rêvent réellement de LIBERTÉ…De leur propre liberté!!!

Pour faire suite à mon commentaire précédent, j’ajouterais ceci :

Si la droite n’arrive pas à avoir sa place dans le Québec actuel, et ce, depuis la Révolution tranquille, comment s’attendre à ce qu’elle ait sa place dans un éventuel Québec souverain?

Le plus important ,question de survie national, est de se libérer de Charest et de ses libéraux.Eux ,ils sont devenus ni de gauche ,ni de droite mais corrompus donc incapables de gouverner pour le bien commun.

Je n’aime pas les extrêmes de la gauche et de la droite Quoi que les gens de l’extrême gauche sont absoluments brillants(Khadir)et l’autre extrême complètement nul(Duhaime,Marcotte).

Tout est possible avec la droite souverainiste mais tout deviendra impossible avec la droite fédéraliste.

@Louis Préfontaine
L’indépendance n’est ni à gauche, ni au centre, ni à droite. L’indépendance n’est pas un projet de société «clef en main», enfermée dans une idéologie. L’indépendance est une déclaration de souveraineté complète faisant sortir le Québec de la fédération canadienne. Nous aurons alors à nous pencher sur un papier constitutionnel qui reflètera le plus largement possible nos valeurs, laissant le champ complètement libre à toute les possibilités démocratiques: gouvernement de gauche, de droite, de centre etc. Je ne comprend pas pourquoi Q.S. et la gauche syndicaliste du P.Q. ne le comprennent pas encore.

@rod

Bravo d’admettre et d’affirmer que le PLQ est en pleine corruption !!!

Vous ajoutez « uni derrière son chef ».

Vous concluez donc alors que Charest est le corrompu et le corrupteur de la famille libérale.

Monsieur Lisée,

Depuis plus de 35 ans, la gauche socialiste du PQ a été très active dans la mise en place de mesures sociales et socialistes. Le Québec est au bord d’un gouffre financier et, si rien n’est fait rapidement, c’est le fonds monétaire international (FMI) qui nous dictera des coupures comme en Grèce. Nous vivons carrément au dessus de nos moyens et aucun parti politique (PQ et PLQ), à l’exception de l’ADQ), qui prend la situation au sérieux. Aucun des 2 partis de gauche et centre-gauche qui propose des solutions pour couper dans le gras au niveau de la fonction publique ou dans les trop nombreux programmes de subventions (à titre d’exemple, la FFQ, pour pouvoir tourner une video avec une arme A-47 ou pour suggérer que les femmes musulmanes puissent porter la burqua ou le hijab dans les garderies a prouvé son inutilité et démontré qu’elle reçoit trop d’argent du gouvernement.
La réforme scolaire, instaurée pas Pauline Marois a largement démontré son inefficacité et doit être abandonnée, même si «la Pauline» ne veut pas. Les commissions scolaires sont trop «staffées» et devraient être amincies très fortement, si ce n’est que l’on devrait carrément les abolir. Elles ne font rien pour le décrochage scolaire des garçons qui ne semblent pas important aux yeux du PQ et du PLQ.
Le PQ parle aussi d’abolir les subventions aux collèges privés : – mes enfants sont allés au collège privé, sauf l’ainée qui a terminé son secondaire, à partir du secondaire 3, à l’école publique.
1. nous n’étions pas riches, ma femme ayant fait le choix de demeurer à la maison pour s’occuper de l’éducation des enfants. Nous avons dû faire de nombreux sacrifices pour les envoyer à l’école privée. Je payais quand même des taxes à la commission scolaire.
Quand nous rencontrions le titulaire à l’école publique, il devait sortir la photo de notre fille pour savoir qui elle était, ce qui n’est jamais arrivé au privé. Notre fils (qui n’était pas un neurd) a réussi son secondaire au privé à cause de l’excellente collaboration de son titulaire qui l’a suivi et motivé.
Comme ministre des finances, son ministère a subventionné Vincent Lacroix, le fraudeur de Norbourg, pour 1 000 000$, comme quoi on ne regarde pas à la dépense quand il s’agit de l’argent des contribuables.
Il faudrait mettre les BS en mesure de travailler au travail, sous peine de couper les prestations d’aide sociale, et avec l’argent ainsi récupéré, en donner plus à ceux qui ont réellement besoin.
Comme ministre d’un gouvernement péquiste, elle a accepté de voter, sous le bâillon, la Loi inique sue les fusions forcées, sans oublier les fourberies de Jean-Marc Fournier en mutilant la loi sur les défusions.

En matière de santé, la création des agences a fait grimper, de façon exponentielle, le budget des hôpitaux par la création de nombreux postes de «pousseux de crayons» au lieu de diriger l’argent vers le personnel soignant.

La social démocratie a été un échec au niveau des services rendus et de coûts pharamineux qu’elle a engendrés.

Il est temps de redresser la situation et de ne pas hypothéquer davantage l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Les étudiants qui ne veulent pas faire l’effort de payer plus pour leurs frais de scolarité, font, aux plus jeunes, le même coup qu’ils reprochent à leurs ainés.

Le pays, s’il doit y en avoir un un jour, devra se faire avec courage et rigueur et non selon le bon vouloir des socialistes de la gogauche et des syndicats qui n’ont comme solution : taxons davantage les citoyens. Il faudra de l’abnégation et non du nombrilisme. Chose certaine, je ne veux pas d’un pays dirigé par une gogauche socialiste (dont fait partie maintenant le PLQ) et des syndicats irresponsables. Et j’ai fait partie du MSA et voté pour le PQ pendant 33 ans; mais ce temps est fini. Je suis pour la droite afin de rééquilibrer les choses et que l’on fasse les coupes aux bons endroits.

@ lagenteféminine,

Bravo pour votre commentaire # 27.

Merci d’exposer au grand jour la vérité sur la rectitude, plus élastique pour certains que pour d’autres, des comportements humains.

Droit, gauche, n’importe quoi. Vraiment, la politique au Québec manque un context comparatif. C’est la même affaire toujours, nous sommes commes nous et nous faisons commes nous. Franchement, donnez moi des examples ailleurs s’il vous plait. Avant de parler de “notre nation” “futur et conditionnel” faisez des comparisons historique et national (l’Ecosse peut-etre?)

Les commentaires vont dans tous les sens et comme le club des journalistes et chroniqueurs médias peut aimer parfois ironiser sur les opinions du -gros bon sens- d’une partie importante des blogueurs sur le net cela peut cultiver l’esprit de supériorité des pros. Élite dite superbement éclairée ou peuple des blogueurs pas si sot que ça, nous n’en sommes pas moins solidaires du Québec par la force des choses même dans le cadre de notre grande division politique.

Droite, gauche, centre, question nationale, il faut recréer les conditions de l’intérêt pour la politique chez les jeunes, encourager une coalition nationale dans le PQ et peut être carrément entre les trois partis d’opposition au parlement,promouvoir une sorte d’alliance articulée afin de nettoyer le Québec après 8 ans de faillite libérale.

Il serait souhaitable que les J.F.Lisée, M.Bock-Côté et Pierre Dubuc apprennent à s’entendre sur des points déterminants sur la souveraineté.

Sur la social démocratie, le néolibéralisme, la possibilité de faire débat ne faut t-il pas considérer que l’individualisme, la culture de l’égo dans le monde occidental donc au Québec réduit les possibilités d’échange réel, de dialogue entre les individus? Poser la question c’est plutôt y répondre. Et s’il faut un parti d’intérêts conjugués comme le PLQ allant jusqu’à susciter son omerta interne pour trouver une forme d’unité dans la société individualiste québécoise ça va très mal alors!

Petit commentaire sur l’affrontement gauche-droite. Une bonne partie du débat gauche -droite emprunte à une mécanique. Le plus d’État de la gauche devient une incantation, le moins d’État de la droite devient aussi une incantation. Si la question gauche-droite trouve forme dans des formules rituelles s’en en devient ridicule.

Gauche et droite ici comme dans le monde entier devraient être repensés. Ce n’est pas le sujet pour en traiter dans un forum sur -La droite et les souverainistes-.

± Daniel Charette,

J’aime beaucoup votre commentaire # 23,

et si ce n’était pas de la ‘référendite », plus ou moins aigüe, dont sont atteints les tenants de référendums toujours au plus tôt et à tout prix, jusqu’à l’indépendance finale, et de leurs sympathisants,

le PQ aurait beaucoup plus de sympathisants et conséquemment, beaucoup plus de membres et un bien plus large électorat.

Le parti politique que la grande majorité de la population désire porter au pouvoir prochainement est celui qui sera préférablement social-démocrate ou s’en rapprochera sensiblement et qui lui semblera le mieux préparé et le plus apte :

1) à bien gérer les finances et les services essentiels à la population, incluant la bonne gestion du filet social existant au Québec,

2) à créer et alimenter trimestriellement un fonds assurant la réduction graduelle de la dette,

3) à diriger la mise en valeur, développer et exploiter les ressources naturelles et autres ressources collectives du Québec au bénéfice inaliénable de la collectivité québécoise et à constituer un fonds d’héritage pour les générations futures que les générations futures seront légalement tenues de maintenir et de continuer d’alimenter.

@ Julie St-Hilaire
Pour répondre à la question no. 35.

Il est certain, advenant l’indépendance du Québec, que les Québécois seraient plus libres de la direction qu’ils désirent choisir.

Avec la situation actuelle, le Québec pourrait bien voter en majorité pour un Parti Libertarien. Ça changerait rien à sa réalité de province avec tout le lot de social-démocratie que ça apporte.

Et on en serait encore à envoyer une partie de notre argent à un autre peuple afin que son gouvernement exécutif choisi par ce même peuple décide de quoi en faire.

Pour finalement répondre, c’est justement dans un Québec souverain, que la droite aurait de meilleure chance de briller.

Mais… j’entends déjà la réponse de certains droitistes comme quoi il faut assainir les finances du Québec en premier (bien que nous sommes MENOTTÉS!) et bla, bla, bla…

C’est amusant.

JF Lisée a passé la semaine à nous dire qu’il n’y avait pas de montée de la droite au Québec et que la province était solidement encrée à gauche, mais aujourd’hui, il nous dit: « vous savez, le PQ est de droite aussi ».

Étrange…

Il n’y a pas et il ne peut y avoir de droite dans le mouvement souverainiste tant et aussi longtemps que notre industrie n’aura pas atteint un niveau économique proche de celui de l’Ontario.

L’Ontario, c’est le Canada politique, économique et judiciaire. Elle a profité du mouvement de francisation pour s’accaparer de plusieurs de nos industries. Le Québec bashing fait le reste. Nortel, comme exemple, était un joyau québécois depuis le début du siècle dernier. Après avoir déménagé le plus gros de ses investissements dans la province du génie administratif, elle a fait
faillitte.
Dans de telles conditions, le Québec n’avait d’autre alternative que de se servir de son gouvernement comme force motrice. C’est moins vrai avec Jean Charest mais, comme dirait Jean Chrétien: que voulez-vous?

@ remidam :

J’ai le même parcours que vous: j’ai aussi voté PQ une bonne partie de ma vie…

J’endosse votre message (#39) à « 110% »…
😉

***

Extrait de ce document qui vient de sortir:

http://www.conferenceboard.ca/temp/12dd6272-91cd-4934-82a7-b2215001dc20/11-138%20Les%20finances%20publiques%20%282981%29_WEB.pdf

« Les finances publiques du Québec l’heure des choix a sonné.

Cette nouvelle étude met à jour le bilan de santé financière du Québec et de son gouvernement provincial. Elle tombe à point nommé étant donné le débat qui fait présentement rage, entre autres sur l’universalité des soins de santé. Elle présente nos prévisions relatives aux équilibres
financiers du gouvernement du Québec sur l’horizon
2010-2031, compte tenu du vieillissement de la population et de son impact sur les dépenses publiques québécoises.

Car il est clair que ce changement démographique
important aura des répercussions considérables, notamment sur les dépenses publiques en soins de santé. Le groupe des personnes âgées de 65 ans et plus représentera une part sans cesse grandissante de la population québécoise
au cours des 20 prochaines années. Or, c’est ce
groupe d’âge qui aura les plus grands besoins en matière de soins de santé. Comment le gouvernement du Québec pourra-t-il se tirer d’affaires dans un tel contexte? C’est à
cette question et à plusieurs autres que cette étude tente de répondre.

(…)

Le vieillissement de la population québécoise
aura un double effet sur la santé financière
de la province : il propulsera les dépenses
en soins de santé et il limitera la croissance
économique potentielle du Québec.

Le Conference Board a calculé que, pour
simplement rétablir l’équilibre budgétaire
perdu dans la foulée de la dernière récession,
le gouvernement du Québec devra, en plus des
deux premières augmentations déjà prévues,
hausser la TVQ le 1er janvier des quatre années
subséquentes, de 2013 à 2016 inclusivement.
Par la suite, s’il veut préserver son équilibre
budgétaire, il devra hausser la TVQ jusqu’à
19,5 p. 100 d’ici 2030-2031, pour composer
avec les fortes pressions des dépenses publiques,
surtout en soins de santé.

L’heure des choix a sonné!

La preuve de bonne gestion des affaires publiques est toujours à refaire à chaque mandat pour tout parti,

et cette preuve, absolument nécessaire à faire par la députation actuelle du PQ pour être élue et réélue, sera au surplus beaucoup plus difficile à faire dans un contexte de poussée continuelle de l’aile des pressés qui chercheront constamment à ramener le focus des modérés, attentionnés à faire la preuve de leurs capacités de bonne gestion, vers leur objectif obsessionnel de tenue d’un référendum au plus tôt.

La population sait bien que le PQ d’hier n’est pas forcément garant de celui d’aujourd’hui, et il en est de même pour celui d’aujourd’hui par rapport à ce que sera celui des élections à venir dans 18 à 24 mois et ce, indépendamment de la qualité de la députation actuelle du PQ qui n’est toutefois pas la même que celle des gouvernements péquistes précédents et qui n’agira pas nécessairement de la même façon, selon les circinstances qui prévaudront dans l’avenir.

Bonsoir,

……. «… Le PQ ne doit en aucun cas laisser à d’autres les flambeaux de la saine gestion, de l’innovation et, oui, de la création de la richesse. Le PQ doit incarner ces méthodes, qui servent son objectif: un pays plus juste/prospère/solidaire et vert. » J.F. Lisée

Au sujet de la saine gestion, nous n’avons qu’à nous référer au passé (sous Lévesque-Parizeau-Bouchard) pour en être assurés.

Parlons même pas des catastraophes que furent
OU
– Jonhson (augmentation de la dette de plus de 20 G$ en 4 ans : de 1990 à 1994.
OU
– Charest de près de 50 G$ de 2003 à 2010.

– Sans parler du reste…

À chque fois que le PLQ passe quelque part, il laisse, hélas, les écuries d’Osias déborder de fumier !

***

…. « S’il arrive à convaincre sur ce point, comme sur les autres, il limera l’intérêt porté aux ex-et-futurs lucides et il créera les conditions d’une coalition qui n’aurait déplu ni à Lévesque, ni à Bourgault, ni à Parizeau » J.F.Lisée

Voilà le chemin est tout tracé.

Bonne soirée

Éclaircissements sur la preuve de bonne gestion des affaires publiques que la chef et la députation du PQ devront absolument faire; d’abord par son programme, pour être élue, et ensuite par ses réalisations pour être réélue.

Cette preuve de bonne gestion est toujours à refaire à chaque mandat pour tout parti,

Pour le PQ, elle sera cependant beaucoup plus difficile à faire dans un contexte de poussée continuelle de l’aile des pressés, qui chercheront constamment à ramener le focus des modérés, attentionnés à faire la preuve de leurs capacités de bonne gestion, vers leur objectif obsessionnel de tenue d’un référendum au plus tôt.

La population sait bien que le PQ d’hier n’est pas forcément garant de celui d’aujourd’hui, et il en est de même pour celui d’aujourd’hui par rapport à ce que sera celui des élections à venir et ce, indépendamment de la qualité de la députation actuelle du PQ qui n’est toutefois pas la même que celle des gouvernements péquistes précédents et qui n’agira pas nécessairement de la même façon, selon les circinstances qui prévaudront dans l’avenir.

De là, l’importance capitale pour Pauline Marois d’exiger à nouveau très fermement des pressés de tenir un référendum au plus tôt, incluant les militants, ANCIENS ET NOUVEAUX DE TOUS LES NIVEAUX, de suivre son plan d’action, son programme de gouvernement, ses décisions (politiques, administratives, et de parti) et son timing politique à la lettre.

SI LE PARTI ÉLIT UN CHEF OU LUI CONFIRME SA CONFIANCE, TOUS LE SUIVENT SANS EXCEPTION NI DÉFAILLANCE.

L’on ne tient plus de propos déloyaux sur la place publique ni dans les coulisses du parti et l’on ne mène plus d’initiatives hors ligne de parti, d’aucune nature, individuelles ou de groupes, incluant toute action militante visant à susciter ou favoriser la tenue d’un référendum sans que le chef ne l’ait demandé personnellement et formellement (officiellement).

N.B.: Ceux qui ne veulent pas s’engager à suivre la ligne de parti du PQ n’ont qu’à le quitter et à ne plus jamais parler ou faire qui que ce soit en son nom. Ceux là seront cependant sûrement autorisés à manger leurs bas et à maugréer en silence.

Si TOUS les péquistes et tous ceux qui s’identifient comme des sympathisants du PQ ou lui sont favorables ne consentent pas à se comporter enfin en partisans disciplinés et responsables, ils n’accompliront jamais rien de plus valable qu’aucun autre parti politique et ne convaincrons jamais la large majorité suffisante de la population du Québec à les appuyer et à les suivre JUSQU’AU BOUT dans quelque projet d’indépendance politique.

À la 2ième ligne de mon commentaire précédent :

Mettre des parenthèses avant et après, comme dans ce qui suit »… (et la députation du PQ) … »

Bonjour,
Comme l’ambiguïté depuis 40 longues années a toujours été partie prenante de la démarche nationaliste concernant la CAUSE, le même pattern d’ambiguïté a toujours été omniprésent dans le discours des nationalistes québécois. Dans les campagnes électorales, le Parti Québécois s’affichait de gauche tout en sachant bien qu’ils allaient gouverner plus à droite que les libéraux. Que voulez-vous ? C’est exactement cette riposte si familière à Monsieur Jean Chrétien que l’on doit utiliser pour la circonstance Le Parti Québécois a toujours parlé des deux CÔTÉS DE LA BOUCHE sur la question nationale et sur son orientation de gouvernance. En sachant bien que ses ouailles ne s’enfargeaient surtout pas dans les fleurs du tapis car tous les moyens étaient pris pour leurrer leur propre clientèle nationaliste qui a toujours dans sa grande soumission avalé des COULEUVRES. Et tout persiste aujourd’hui en voyant aller le péquiste MOYEN essayer de se dépatouiller dans une merdique situation de confusion. Qu’il était donc suave de voir Madame Louise Harel monter au front pour calmer des groupuscules de gauche en sachant pertinemment qu’elle n’était que le faire valoir d’un parti de droite légèrement centre droit qui avait toutes les grandes misères du monde d’accorder un gros 10 CENNES d’augmentation du salaire minimum une année sur deux quand les travailleurs étaient chanceux en sabrant comme personne dans les mesures sociales instaurées par les libéraux. Pauvres nationalistes fidèles à eux mêmes en faisant même mentir l’Histoire en faisant exactement la même chose avec leur gouvernance. Au moins avec les libéraux, nous savons d’avance que c’est l’ÉCONOMIE D’ABORD et l’amélioration TRANQUILLE des mesures sociales en place et pour le salaire minimum, au moins avoir LE COURAGE d’y aller à GRANDS COUPS DE 50 CENTS…..Avec plaisir, John Bull.

@ Elie

Je ne crois pas que nous ferions une fixation sur l’assainissement des finances publiques avant la souveraineté, si les souverainistes étaient de droite…

Parce qu’ils proposeraient de faire le ménage après la souveraineté, s’ils étaient de droite…

Mais, si aujourd’hui nous avons justement besoin d’un ménage dans nos finances publiques, c’est justement à cause de la gestion IRRESPONSABLE des gouvernements gauchistes successifs ( PQ et PLQ ), et sachant que le PQ est encore plus « à gauche » que le PLQ, et que c’est lui qui propose la souveraineté du Québec, le ménage des finances publiques doit inévitablement être fait avant une éventuelle souveraineté, si nous voulons éviter de nous retrouver avec un État gauchiste qui ne fera qu’empirer la situation une fois le Québec souverain…

Mais on a vu comment le PQ traite la droite au Québec…

Donc même s’il décidait demain matin de prétendre qu’il est prêt à faire un « virage à droite » pour faire la souveraineté, je doute que quiconque au Québec le croirait…

@ julie st-hilaire #34 & #35
À vous lire vous semblez étouffée par la solidarité humaine, les impôts, et la gauche. Dans la jungle les animaux sont entièrement libres, la loi du plus fort règne et se dévorent entre eux. Bravo pour votre beau discours. Sachez que dans un Québec pays vous aurez encore plus que maintenant la liberté d’émettre vos opinions pour tenter de convaincre les citoyens de voter pour votre parti, bleu, blanc, rouge, vert, jaune, etc.

@ Jean-Pierre Gascon

Êtes-vous en train de dire que c’est parce que le Québec est une province, que nous ne sommes pas libres, alors qu’en Alberta, qui est aussi une province, la droite est au pouvoir depuis des décennies, et ils sont plus riches, moins endettés et surtout, plus libres…

La souveraineté n’a rien à voir avec la liberté des Québécois, elle est un « outil » pour les isolés davantage, afin de pouvoir instaurer un régime communiste et d’atteindre enfin le Grand Soir tant espéré par les nostalgiques des années marxistes-léninistes, des années 60…

Car un peuple peut être « libre » à l’intérieur d’une fédération, en autant que ceux qui le dirigent veulent la « liberté des individus », et non le rêve utopique de la collectivisation qui « étouffe les individus » en les opprimant sans cesse dans leurs droits les plus fondamentaux…

Et vous avez raison, on ÉTOUFFE au Québec, et ce n’est pas lorsque l’on étouffe et opprime un peuple, que ce dernier peut être solidaire, puisque que chacun est plus occupé à « chercher son air » pour respirer…

@ julie st-hilaire

« La souveraineté n’a rien à voir avec la liberté des Québécois, elle est un “outil” pour les isolés davantage, afin de pouvoir instaurer un régime communiste et d’atteindre enfin le Grand Soir tant espéré par les nostalgiques des années marxistes-léninistes, des années 60… »

La mosaique de morceaux de terre bleu-rose-jaune et autres couleurs doit vous sembler bien étrange sur le globe terrestre… (Tiens, à quoi servent-ils donc?)

Vous savez? La plupart de ces pays existent fondamentalement pour autres choses qu’à assouvir des intérêts impérialistes.

Seigneur, donne-nous un parti véritablement de gauche, capable de défendre tous les Québécois, pas seulement un p’tit coin de rue de Montréal. Fais grandir en nous la solidarité, la compassion, le pragmatisme et la rigueur économique, mais délivre-nous de la droite individualiste, égoïste, égocentrique et mesquine.

Sur cet autel, je sacrifie maintenant la souveraineté du Québec au monde, afin que la lumière brille, et que le Québec puisse progresser pour toujours.

Aussi, je te le demande, Seigneur, exauce-nous, pour que nous puissions vaincre le mensonge de la corruption. Amen !

@ julie st-hilaire
Pourquoi vivez-vous au Québec ? Vous êtes libre d’aller vivre en Alberta, cette province que vous chérissez tant qui a construit son économique à l’aide des milliards en crédits d’impôts accordés par Ottawa aux pétrolières qui détruisent le sol, la faune et les sources d’eau potable pour des générations à venir. Et dire que 25% de cette aide économique provient des impôts et taxes des Québécois, c’est une honte !

C’est beau de lire tout ce brassage »d’idées » plus ou moins bien arrêtées sur les vertus et tares gogauche-drédrète et fédéraste-séparatisss.

Pour ce qui est du gogoche-drédrète, pour plusieurs le concept rappelle beaucoup le dossier des gaz de schiste : Il n’y a pas longtemps encore personnes ne savaient (ou même ne sait) ce que ça veut vraiment dire. Ainsi ceux, qui faute de mieux, se précipitent sur cette voie menant au »Grand Soir » d’une liberté individuelle totale, ne font que reprendre une vieille recette qui a toujours mené à l’accaparement des richesses par les ‘’plus aptes’’, les mieux organisés voire par les plus agressifs à s’imposersous le couvert de la ‘’loi’’ du ‘’Aux plus forts la poche’’ C’est historiquement sans exception, et ce mêmes pour les Libertariens qui malgré leur déni, désirent s’emparer du pouvoir d’État afin d’établir le cadre légal les mettant à l’abri des réclamations sociales des »moins biens adaptés » aux lois de la jungle du ‘’darwinisme social’’ qui les motive. Résultats : l’établissement d’une dictature plus ou moins formelle des »plus forts » sur une société de ‘’plus faibles’’ libres dans leur misère. Le Chili de Pinochet est un assez bon exemple de ‘’redressement nécessaire’’ afin de contrer le socialisme galopant. Exagération ? : Les médias X et leurs experts libertariens sont parfaitement à l’aise avec les interventions militaires occidentales de par le monde. Certains y participent même activement grâce au financement de grands holdings intéressés d’avantage par les ressources du pays envahi que par les droits démocratiques de son peuple. Exemple : É. Duhaime en Irak post-Sadam pour y faire la promotion de la démocratie !!! Un pensez-y-bien pour ceux qui sont envoûtés par le chant des sirènes du My-myself-and-I. Il est bon de noter que les chantres drédrètes citeraient toujours en exemple les Maddof et autres succes story à la Vincent Lacroix de ce monde si ces derniers ne s’étaient pas fait pogner… C’est le danger de voir la taille du compte de banque comme seule mesure de la réussite individuelle.

De son côté, la Gauche et ses expressions plus extrêmes souhaitent un »Grand Soir » où une élite éclairée ayant établi une égalité sociale à grands coups de programmes étatiques (voire à »grands coups » tout court, mais ça la drédrète n’a rien à lui envier…), remettrait volontairement le pouvoir aux travailleurs libérés de la classe capitaliste. Une belle »fin » en apparence il est vrai, mais qui a le fâcheux défaut de nier la nature humaine foncièrement égoïste. Celle-ci étant l’héritage d’une évolution où celui ou ceux qui monopolisent les ressources survivent au détriment des autres moins opportunistes ou plus faibles. Les tentatives de socialisme »total » nous prouvent bien que celui ou ceux qui détiennent le pouvoir (et les avantages physiques qui vont avec) ont tendance à vouloir le garder et font tout pour ce faire. Résultat : une autre forme de dictature qui maintient ‘’les cordeaux’’ entre les mains d’un petit nombre bien organisé et qui prétend que c’est ‘’en attendant que…’’.

La vraie question maintenant au niveau de l’organisation socio-économique du Québec (et même du Canada ou de tout autre État de la planète) : Que ce soit la ‘’Gauche’’ ou la ‘’Droite’’ qui soit la saveur du moment, ça change quoi si la création de la monnaie nationale est à plus de 95% de responsabilité (et d’humeur) privée? Si l’État (chien de garde des lois et du bien commun) ne peut réguler pleinement cette pierre angulaire du système d’échange économique, la couleur et l’idéologie de ‘’l’employé du mois’’ qui est à sa tête importe peu, la Finance privée étant toujours aux commandes. Et tant qu’aucune correction majeure du système ne se fasse, ça va demeurer comme pareil que ça se ‘’crosse’’ de la main gauche ou de la droite!

Pour ce qui est de ceux pour qui ‘’hors de fédéralisme point de salut’’ maintenant. Les expressions toutes faites comme »un tien vaut mieux que deux tu l’auras » expriment bien leur état d’esprit. Bien souvent en réalité, ça provient de ceux qui sont confortablement assis sur »la poche » grâce aux largesses et-ou au favoritisme du système à leur endroit. Ce genre d’expressions me fait irrémédiablement penser aux paroles de Camille Samson en 1995 qui voulait contrer les séparatisss en affirmant que ‘’le passé était garant de l’avenir’’ rien de moins !!! Et dire que pour certains, il s’agissait d’un réconfort… Sachez le donc : Le passé n’est garant que de lui-même et la plupart du temps c’est tant mieux comme ça. Pour ce qui est du »mon mien est mieux que deux ton-tien » c’est la même chose : Si nos ancêtres avaient eu ce genre de réflexion »gros gras bien confortables » et bien on serait encore en Afrique adossés à une grosse roche ou bien dans le fond d’un trou pour se protéger du frète et des grosses bébittes qui veulent nous manger. Et les ‘’Pères fondateurs’’ US si chers à la grosse drète, chanteraient encore le ‘’God Save Lisbeth’’ (En fait, un peu comme les actuels Canadians…).

Pour les Souverainistes-Autonomistes maintenant : Ça marche pas cette idée là qui veut que le ROC accepte de voir son gouvernement central accorder plus de pouvoir au Québec qu’aux autres constituantes de SA fédération. Ou bien encore, qu’il veuille de facto garder un lien ‘’négocié’’ avec le Québec sécessionniste. D’une part, ça fait tellement longtemps que le dossier pourrit la vie politique canadienne que plus personne ne veut en entendre parler. Le Quebec-bashing a tellement fait de chemin qu’il est virtuellement impossible de changer les perceptions d’un Québec chialeux et enfant gâté qui utilise la menace de séparation uniquement pour faire du chantage. Et à ce sujet, il serait injuste d’accuser uniquement les ‘’Anglos’’, on est capable de produire nos propres André Arthur et Maxime Bernier made in Kwebek… De plus : tout indépendantiste que je puisse être, comme une VASTE majorité de Québécois, je me serais accommodé du Rapport Allaire dont les recommandations se rapprochaient grandement du concept de Souveraineté-Association, mais ‘’en face’’ c’était déjà trop… C’était déjà trop pour le PLQ lui-même, alors imaginez pour les Real-Canadians ! Résultat : À force de cracher dans la soupe pour en faire plus pour en donner à tout le monde, on finit par gâcher la recette et on reporte aux calandres grecques (les Grecs n’ayant jamais eu de calandres, faut-il le rappeler), le ‘’Grand Soir’’ souverainiste. Ainsi autant les Indépendantiste, les Souverainiste (durs, mous avec ou sans sel…) et les éternels ‘’Assis-entre-deux-chaises’’ autonomistes finissent par se retrouver toute la gang le cul à terre.

La seule alternative qui reste est donc l’indépendance ou la lente disparition du Québec comme espace culturel distinct et seule nation Francophone en Amérique. Avenir appréhendé que je trouve infiniment triste même si ça fait saliver et applaudir bon nombre des actuels lecteurs. Car je crois d’avantage à un ‘’Grand Matin’’ pour le Québec qui au travers ses échecs et ses réussites n’en demeure pas moins une des sociétés phares de l’histoire humaine (n’en déplaise à ses détracteurs à tous vents). Une nation qui par ses défauts et ses qualités a su se maintenir seule face à l’adversité et qui sans être parfaite n’a jamais fait pire (et bien souvent a fait mieux) que les autres pour ce qui est de l’épanouissement individuel de ses ressortissants. La meilleure preuve réside dans le fait que ceux qui s’y sentent ‘’à l’étroit’’ et qui ‘’étouffent’’ ont toujours eu le droit D’EN PARTIR si tel était leur choix, et d’y revenir en cas de désillusion devant la réalité des ‘’paradis lointains’’.