La droite québécoise monte! Et si c’était le contraire?

C’est dans tous les journaux: la droite québécoise monte. Elle connaît un automne fulgurant.

Droite: les Québécois achètent?
Droite: les Québécois achètent?

Un demi-millier de libertariens en liesse à Québec. Un nouveau (futur, virtuel) parti de centre droit. Des sondages qui montrent que des idées de droite sont reprises par l’opinion publique. La cause est donc entendue. À droite toute !

Toute ? Non. Mettez-moi fermement dans la colonne des dubitatifs (ou des libertaro-sceptiques). À mon avis, cette démonstration reste à faire. Car il y a le bruit. Il y a les choses. Certes, le bruit de droite monte. Mais les choses sont plus têtues que le bruit. Étudions posément les données disponibles.

Le bruit: le volume de la droite monte

Qu’à l’automne 2010, la droite, notamment libertarienne, soit plus audible que jamais me semble indubitable. Un des précurseurs du mouvement, Martin Masse, conseiller du très visible député Maxime Bernier, le souligne dans son très intéressant billet de ce lundi:

Nos idées n’avaient pratiquement aucun écho dans les médias conventionnels avant l’arrivée d’Internet, pas seulement au Québec mais partout ailleurs, y compris aux États-Unis. Aujourd’hui, on les retrouve partout. Il se publie régulièrement dans le Journal de Montréal des textes qui n’aurait pu paraître que dans le Québécois Libre  [organe libertarien dirigé par M. Masse] il y a dix ans.

Au niveau du bruit, il faut additionner deux phénomènes.

PKP à l'IEDM, l'usine à idée de la droite québécoise, en 2006
PKP à l'IEDM, l'usine à idée de la droite québécoise, en 2006

D’abord la liberterianisation du Journal de Montréal et du Journal de Québec. À la faveur des lock-out, mais pas seulement, les chroniqueurs de gauche des deux grands quotidiens sont partis — décès de Pierre Bourgault, départ de Franco Nuovo, démission du social-démocrate de centre Bernard Landry, de Marie-France Bazzo et de Julius Grey, lock-out des plumes économiques centristes.

Richard Martineau, de droite populiste, est resté, tout comme Nathalie Elgrably-Lévy, devenue plus libertarienne qu’avant — victime de sarahpalinisation. Daniel Audet, de la droite patronale, est arrivé et Éric Duhaime, libertarien, s’est installé.

Ces deux grands vecteurs d’opinion, le JdeM et le JdeQ, ont donc considérablement penché sur la droite, alors même que l’empire Quebecor au grand complet a lancé depuis l’an dernier une campagne permanente contre l’État québécois, la fonction publique et les services publics et le syndicalisme, avec sa bannière Le Québec dans le rouge. (Note: ils versent d’intéressantes pièces au dossier, mais toujours du même côté de la balance.)

Ensuite, la radio de Québec, traditionnellement anti-élitiste et toujours à la recherche de voix rebelles, s’est montrée très perméable à ces porte-paroles libertariens et répercute leurs discours. Mon ami Éric Duhaime, véritable stakhanoviste des ondes, déborde de Québec et est maintenant l’invité régulier de son ancien patron Mario Dumont sur les ondes du pas-très-écouté Mario 360. Il est aussi l’invité hebdomadaire, avec le conservateur souverainiste Mathieu Bock-Côté, d’Isabelle Maréchal qui trouve que leur discours est plein de bon sens.

Pas étonnant, donc, qu’on les entende davantage. Mais au-delà du bruit, quoi? Je souligne pour ceux qui n’étaient pas là dans les années 1970 que le discours marxiste était à l’époque extrêmement présent dans le débat public. Les maoïstes réunissaient régulièrement, pas 500, mais plusieurs milliers de personnes dans des salles et dans des manifs. Les médias traditionnels leur étaient fermés, mais l’hebdo Québec Presse, puis le quotidien Le Jour — abonné à l’agence de presse cubaine — relayaient un discours de gauche dure. L’opinion n’en est pas devenue communiste pour autant*.

Les choses: la droite, combien de divisions ?

Redonnons la parole à Martin Masse, qui vit cette aventure de l’intérieur. Il fait preuve de lucidité (sauf à mon égard, mais tout est pardonné) et intitule opportunément son billet: Montée de la « droite » au Québec: la partie est loin d’être gagnée.

Il faudrait cependant éviter de crier trop vite victoire. Ce n’est pas la première fois qu’un discours critique envers l’interventionnisme étatique semble avoir le vent dans les voiles. Il y a une douzaine d’années, le Québec a connu une vague de remise en question du « modèle québécois ». Cette vague a alimenté le succès temporaire de deux politiciens qui tenaient un discours vaguement réformiste: Mario Dumont et Jean Charest. On sait ce qui leur est arrivé depuis.

Nous voici plus d’une décennie plus tard. La situation a évolué dans le bon sens sur le plan des idées, mais on fait du surplace ou on a même régressé sur le plan politique.

Il a raison. La droite a régressé sur le plan politique. Les votes et intentions de vote sont, c’est certain, la résultante d’un grand nombre de variables. Mais ils sont, en dernière analyse, les thermomètres de la température des idées.

J’ai colligé pour le graphique qui suit trois courbes électorales depuis 1981, en y ajoutant les intentions de vote enregistrées le 10 novembre 2010 par Léger mise-en-marché (ma traduction).

En rouge, les votes cumulés PQ+divers gauche dont Québec solidaire+Verts+Bloc pot.
En jaune, la droite au sens large: les votes cumulés PLQ+Parti libertarien+Crédit social+Parti conservateur du Québec+ADQ.
Je sais qu’il y a une grande difficulté à additionner le PLQ et la « vraie » droite. Ainsi, le PLQ de 1998, avec le nouveau Jean Charest pro-Mike Harris, était certainement de droite comme celui, au discours plus mielleux, de 2003. On ne peut cependant en dire autant du PLQ de 2008 ayant un programme économique similaire à celui du PQ, les cachoteries sur le déficit et la Caisse de dépôt en prime.

J’ai donc isolé, dans la ligne orange, les Crédit social, Union nationale et Parti libertarien existant en début de période, puis l’ADQ existant à compter de 1994. Voyez vous-mêmes:

Voyez-vous une montée récente de la droite ? Où ça ? (Cliquez pour agrandir)
Voyez-vous une montée de la droite en 2010 ? Où ça ? (Cliquez pour agrandir)

La grande nouvelle est que, pour la première fois en 30 ans, l’automne 2010 présente une majorité d’électeurs souhaitant voter pour la gauche: PQ+Québec solidaire+Parti vert. C’est le meilleur résultat à gauche depuis 1981, quand Lévesque a eu 49%.

L’autre nouvelle est la très réelle régression politique de la vraie droite, l’ADQ, en nette perte de vitesse depuis son pic de 2007.

Évidemment, je me répète, ces votes et intentions de votes sont polluées par un grand nombre d’autres considérations: les chefs, la question nationale, la corruption, etc.

Les choses, au niveau fédéral

Peut-être pourrions-nous regarder du côté du vote et des intentions de vote fédérales au Québec pour déceler la montée de la droite?

Dans le graphique qui suit j’ai mis:

En bleu pâle, le vote du Bloc Québécois, puis la dernière intention de vote mesurée par Léger ce 10 novembre. Évidemment, depuis 1997 et la prise de direction du Bloc par Gilles Duceppe, ex-marxiste et ex-permanent de la CSN, on pourrait vouloir additionner ce vote à celui de la gauche — mais je préfère l’isoler, pour plus de clarté.

En bleu foncé, on trouve le Parti conservateur (et ses prédécesseurs, le Reform et l’Alliance).

En orange, on trouve le NPD, additionné du Parti vert.

J’ai délibérément omis d’ajouter le Parti libéral du Canada, centriste. Mais à l’élection de 2008, il aurait fallu l’additionner à la gauche, car le programme écolo-progressiste de Stéphane Dion portait clairement vers la gauche (23,7% du vote au Québec).

Mais voyez ce que ça donne:

Vous voyez la montée de la droite depuis 2006 ? Non ? (Cliquez pour agrandir)
Vous voyez la montée de la droite depuis 2006 ? Non ? (Cliquez pour agrandir)

Ici encore, le mouvement récent le plus marqué est la chute du parti de droite fédéral depuis 2006, la montée du NPD+le Parti vert puis, à l’automne 2010, une première historique: le Québec compte davantage d’électeurs qui choisissent des partis de gauche que le parti de droite !

Les Québécois, comme Martine ?
Les Québécois, comme Martine ?

Sans même compter le Bloc, évidemment. (J’ajoute les verts à la gauche car la droite est ici clairement climato-sceptique, contrairement à l’essentiel de la droite européenne.)

Ces deux graphiques devraient nous conduire à conclure à une nette montée de la gauche.  Ou du moins nous interdire de parler d’une réelle montée de la droite.

(*J’ai étoffé ce paragraphe depuis sa première rédaction.)

Demain: les thèses de droite percent-elles vraiment dans l’opinion ?

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Merci de remettre les «bruits»m les cris et les rumeurs en perspectives, monsieur Lisée. Toutefois, si les québécois semblent un peu plus enclins à votre à «gauche» qu’à «droite» – au sens large! -, le gouvernement et le parti au pouvoir sont plus à droite dans leurs politiques réelles. Êtes -vous d’accord avec cette évaluation? En fait, il y a une _polarisation_ idéologique entre gauche et droite : il y a une nouvelle gauche québécoise plus à gauche (QS et Verts, IRIS, votre centre d’études), et une nouvelle droite plus à droite, plus vociférante et organisée (libertariens, «lucides», IEDM, CIRANO, JdM et PKP…, libéraux de Charest-Bachand, les restes de l’ADQ, le PC au niveau fédéral). L’Église catholique est aussi plus à droite qu’au cours des 30 dernières années.
Entre les deux pôles, le PQ semble plus désorienté et exsangue idéologiquement que jamais, et tend même vers la droite (il a formellement dissout son aile gauche) et courtise la clientèle de l’ADQ.
Les % d’intentions de votes ne sont pas clairement indicatifs des rapports de forces entre droite et gauche.

J’ose espérer que la gauche monte ,mais d’après moi celà va mettre beaucoup de temps avant que le peuple accepte certaines privations que la gauche va mettre en place dans son gouvernement;aussi il y a trop de chicanes entre les trois partis de <>

Le plus belle preuve de la montée de la droite ?

Il y a 2 ans, qui aurait fait un billet sur les libertariens ?

En passant je suis en total désaccord avec les graphiques.

JF Lisée classe à droite un paquet de partis qui ne le sont pas vraiment. L’Union National était étatiste et le Crédit Social… Classer le Crédit Social, le parti qui voulait payer la dette en imprimant de l’argent à droite… C’est une farce !

Ce que les graphiques montrent surtout, c’est que la droite n’a pas de véritable véhicule. Je me demande pourquoi Lisée n’a pas évoqué cette possibilité dans son billet…

À la dernière élection, ni le PQ ni le PLQ ont augmenté leurs nombres de votes mais 700 000 (qui était majoritairement à l’ADQ) ont décidé de ne pas voter (moi j’ai annulé mon vote).

Si JF Lisée voulait vraiment prendre la température politique, il aurait pu parler du sondage publié dans Le Devoir de samedi. Pas mal moins ésotérique que ses graphiques:

« Les priorités de la droite en tête »
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/310954/les-priorites-de-la-droite-en-tete

POSITION DES QUÉBÉCOIS SUR L’ÉCHIQUIER POLITIQUE:
-De gauche: 8%
-De centre gauche: 23%
-De centre droit: 22%
-De droite: 5%
-Ne sait pas: 35%

OPINION À L’ÉGARD DE L’INTERVENTION DE L’ÉTAT QUÉBÉCOIS:
-Moins d’État, moins d’impôt: 46%
-Même État, même impôt: 32%
-Plus d’État, plus d’impôt: 9%

Et quelle est la priorité #1 des Québécois ?

Réduire la taille de l’État ! Et la privatisation plus grande des soins de santé se classe en 3e position.

Et ces résultats ont été obtenus MALGRÉ la propagande étatique que diffuse la quasi totalité des médias.

Les libertariens défendent la société de consommation et la liberté du marché. Pour qu’il y aie marché, il faut produire et il faut acheter Gilles Dostaler dans le Devoir de ce matin (17/11/10) rappelle la base même de ce principe (qui a bien servi l’Europe -et donc l’Amérique (plan Marshall) après la Deuxième Guerre mondiale) « Comme Keynes et plusieurs autres l’avaient écrit, la protection sociale, et en particulier l’aide aux chômeurs, sert non seulement des objectifs moraux et politiques, mais aussi économiques en prévenant une chute trop brutale de la de- mande effective en période de récession ».

J’en ai marre des mots « droite » ou « gauche ».
On utilise ces mots qui ne veulent rien dire.
C’est une mode. La droite québécoise monte… quelqu’un pourrait élaborer sur le contenu de cette expression?

Appliquons la maxime du philosophe humoriste: Je ne suis ni à droite ni à gauche, bien au contraire.

Bonjour,
Le sondage de Léger Marketink think think de lundi dans La Gazette et le Devoir démontrait que le Parti Québécois avait seulement trois points d’avance sur les libéraux de Monsieur Jean Charest, ce qui est plus ou moins dans la marge d’erreur et en considérant les nombreux indécis, cela veut tout dire et la tendance se maintient. Le Parti Québécois a perdu 3 points de pourcentage depuis un mois avec les mêmes sondeurs en considérant que les libéraux ont 7 longues années de gouvernance dans le CORPS avec la grogne inhérente qui vient avec. Avec la sortie fracassante de Monsieur Gérard Deltell devenu malgré lui un HÉROS NATIONAL pour les nationalistes québécois, nul doute qu’avec cette attaque intempestive contre la famille libérale, il saura rallier les votes de la droite nationaliste qui niche au Parti Québécois. Et le prochain coup de sonde fera foi de tout et le Parti Québécois risque de se retrouver Gros Jean comme devant en 3 ème place, ce qui permettrait aux libéraux de reprendre la pôle du 1er Rang. Et avec la montée de la droite qui est évidente avec la convergence de Québécor qui est la principale source d’information des nationalistes québécois, les péquistes risquent fort de se retrouver dans le poulailler de l’Assemblée Nationale avec cet ineffable, cet indicible Monsieur Amir Khadir et comme dans la Ligne d’Improvisation, péquistes et Amir confondus pourront enfin lancer des claques. Au plaisir, John Bull.

La montée de la droite, je commencerai à y croire quand les québécois se diront prêts à couper modérément dans l’ensemble des programmes.
À l’heure actuelle, les sondages indiquent qu’ils sont prêts à couper dans des programmes ridiculement petits ou bien dans ceux qui touchent le voisin, mais surtout pas pas eux-mêmes.

Avant de virer « à droite toute », ils faut être capable de passer par la gauche raisonnable.
Or, le québécois moyen a le coeur à gauche et le portefeuille à doite, ce qui n’est pas du tout raisonnable. C’est toujours la faute du voisin si personne ne prend le taureau par les cornes.

L’État est considéré comme une bête désincarnée du citoyen, sur laquelle on pioche, un bouc émissaire. Quand il aura fait sa part de ménage et que nous resterons avec les trois-quart du problème de dette et de vieillissement sur les bras, quel prétexte inventerons nous pour nous défiler collectivement ? Quel sera le nouveau bouc émissaire ? Les boomers qui ne meurent pas assez vite?

Comme l’opinion publique est largement tributaire des messages véhiculés dans les médias, il faut de toute urgence que les gens de gauche prennent la parole et utilisent cet instrument de toutes les manières possibles.

À nous de nous retrousser les manches, à l’instar de vous, M. Lisée. Merci de montrer l’exemple.

Le problème m. Lisée c’est que tout ce verbiage autour de cette bipolarité politique se fait avec des mots vides de sens. Avec le résultat que chacun s’auto accorde un qualificatif qui lui fait belle jambe et on se retrouve avec une discussion public plutôt insignifiante.

Prenez vous par exemple, puisque que c’est vous la personnalité publique, vous vous définissez comme gauchiste progressiste. Pourtant vous avez déjà concocté un projet de privatisation d’Hydro Québec avec comme point pivot d’augmenter les tarifs de l’électricité au prix du marché spot d’exportation de l’époque, marché qui était assez élevé pour nous faire croire être plus riche qu’on le pensait. Vous mettiez même entre les mains de monsieur et madame tout le monde une portion d’action de la nouvelle Hydro privée. La chose devait permettre a chacun de pouvoir couvrir les augmentations du prix des kilowatts, et même d’accumuler un peu de richesse puisque qu’en payant un prix plus élevé ces kilowatts il y avait toute les chances d’être stimulé a mieux contrôler sa consommation. Avec comme résultat l’équation magique que moins de consommation résidentielle donnerait plus d’exportation a des prix fabuleux, tout le monde serait contents!

Bien sûr le but de l’exercice proposé n’était pas tout à fait désintéressé… Les capitaux dégagés de cette vente devaient servir à réinvestir dans un domaine qui ne vous est pas inconnu.., c’est-à-dire dans nos « pauvres» universités…

Inutile de dire qu’on a pas besoin d’être a l’extrême gauche pour trouver un peu beaucoup a droite une telle proposition qui repose entièrement sur les opportunités du commerce en mode libre marché avec ses voisins du sud. Je me souviens qu’un certain Léo-Paul Lauzon vous avait qualifié assez clairement, à votre grand déplaisir, «de droite». Vous aviez réclamez alors de celui-ci de ne pas trancher si abruptement ce qui est a gauche et ce qui est a droite. Pourtant, je crois qu’on peut dire que le «drettiste» Martin Masse devait apprécier au cube votre projet !

Il y aurait donc intérêt a mieux définir les particularités des orientations politiques possibles et de trouver un vocabulaire plus descriptifs de la réalité des choses, histoire de tourner moins a vide que présentement sur notre scène politique.

Certes les intentions des électeurs ici monte une monté de la gauche. Mais est-ce que la monté de la droite dans les média ne sera pas accompagné (à retardement) par une monté de la droite en politique? L’opinion publique ne se met-il pas au diapason de l’idéologie majoritairement représenté dans les média ou c’est l’inverse?

Je trouve votre analyse rassurante et j’aimerais, moi aussi, que les aspirations des Québécois continuent de tendre vers la gauche. je crois malheureusement qu’il est erroné de compter en bloc les verts parmi la gauche. Cela, parce que nombre d’entre eux sont très à droite, préoccupés uniquement de conserver les ressources de la nature à leur propres fins et peu désireux de les partager, notamment comme ces grands voyageurs qui désirent voir les grands sites culturels ou géographiques du monde fermés aux autres voyageurs. «Ne touchez pas à MA planète!» est souvent leur réel message.
F. Michaud

Gauche ou droite les québécois ont besoin d’un leader. Les François Legault, Joseph Facal ou Maxime Bernier ne peuvent devenir des leaders à long terme de la droite. Pas assez populiste et sans charisme ils ne font que surfer sur le mécontentement populaire avec l’argent de groupes privés d’intérêts privés. Le Québec n’a pas comme certaines provinces de l’ouest Canadien ce fond de conservatisme politique qui privilégie la réussite individuelle aux dépends d’une certaine justice sociale. La protection des plus faibles est trop ancrée dans nos mœurs politiques de par nos influences religieuses et notre solidarité de travailleurs syndiqués. Plus de 125 000 québécois se rallient derrière le leader de gauche Amir Khadir pour demander la démission du premier ministre. Malgré qu’il soit chef d’un parti marginal, 9% de la population considère qu’il ferait le meilleur premier ministre. Personne ne doute de ses compétences et de son intégrité. Il aurait l’étoffe pour mener le Québec à l’indépendance à condition bien sur… de réunir le bon moment et surtout le bon parti.

Ce qui doit monter au Québec c,est le centre indépendantiste et non pas la droite ni la gauche
Et à mon avis c’est ce qui monte

PLQ à droite, avec les congés parentaux, l’aide à la procréation assistée, les innombrables subventions aux organismes et entreprises, l’obligation de mettre des pneus d’hiver, … vraiment?

Je crois que les mots de droite et de gauche ont été inventés pour différencier les groupes de la Révolution tranquille. Ceux qui voulaient maintenir le régime d’après Duplessis et ceux qui voulaient des réformes pour impliquer davantage le gouvernement dans l’économie.
Bien sûr que la pression pour une intervention plus grande dans l’économie, venait des syndicats.Leurs succès leur ont apporté une grande puissance qui a concurrencé celle des grands entrepreneurs. J’en conclus donc que nos leaders syndicaux ne sont rien d’autres que des grands patrons qui ont pour but de maintenir un nouveau statut quo.
C’est cette nouvelle situation qui rend ridicule les références à la droite et à la gauche.
Les Québécois sont rendus là où ils voulaient être. À moins qu’il apparaisse un politicien d’une intelligente peu commune avec un programme révolutionnaire que le peuple peut comprendre, nous devons dire, c’est assez, les changements.
Ce qui s’est dessiné au milieu de toutes ces réformes, la plupart valables, ce n’est pas le centre. C’est plutôt le groupe des sans nom, les opportunistes qui ont appris à travailler avec la droite et la gauche dans le but se s’en mettre plein les poches… et ils semblent avoir réussi. C’est de là que vient la nécessité d’avoir une enquête qui réponde de la validité de toutes les allégations qui nourrissent les médias.
Le peuple sait très bien ce qu’il veut. Il veut tout simplement connaître ceux qui s’abreuvent trop généreusement à la mamelle de l’État.

Il y a un excellent article dans le NYT où Krugman démontre que la crise en 2008 est l’évidence même confirmant la pensée de Keynes par rapport a Friedman.

Il y a aussi l’excellent article de Frédéric Pierru, « Jeter le bébé pour garder l’eau du bain ? » expliquant la remontée (en volume) de la droite libertarienne.
En gros, c’est comme une secte affirmant que la fin du monde sera à telle date. Arrivez a cette date, toujours pas de fin du monde. Rationnellement, les faits devraient faire en sort de démontrer hors de tout doute qu’ils étaient dans l’erreur et reconnaître ainsi l’erreur. Mais pour des raisons psychologiques expliquées dans l’article, le fait est que la secte y croit encore plus dure!!!!

Afin de poursuivre dans le sens de Monsieur Arès et de son commentaire, je suis aussi d’avis qu’il est important de poser la question : qui parle ? (c’est-à-dire, vous…) Je trouve plutôt bâclée l’association que vous effectuez dans votre analyse graphique du Parti Québécois, de Québec Solidaire, du Parti vert, etc. En ce sens, j’aimerais mentionner le texte publié par l’historien Benoît Bréville, dans le numéro de novembre du journal Le Monde diplomatique, intitulé « La Révolution tranquille n’a pas eu lieu ». M. Bréville dresse le portrait d’un parti québécois qui, dès son tout premier mandat en 1976, s’est positionné comme souhaitant réduire le taux d’imposition des entreprises (Jacques Parizeau était alors Ministre des finances) et diminuer la taille de l’État qu’avait mis en place le parti de Jean Lesage.
La rhétorique de la droite qui consiste à se poser en victime des médias et à dénoncer le peu d’espace qui lui est accordé dans l’espace public est totalement fausse. La droite gagne en ce moment du terrain partout dans le monde et elle bénéficie, dans les médias, d’un manque de financement qu’elle a elle-même orchestrée. Le manque de contenu analytique sur nos ondes radio et télé, particulièrement remarquable dans le cas des médias publics, contribue à maintenir la population dans l’ignorance, ignorance qui profite à la droite. Il est frappant de constater que la majeure partie de ce qu’on entend dans les médias s’apparente à l’idéologie néolibérale. Je constate qu’il y a de moins en moins d’espace pour d’autres idées, des idées nouvelles et critiques de ce qui se passe actuellement. C’est d’autant plus troublant, vu les inégalités grandissantes partout dans le monde, ainsi que plus près de nous. Bref, je suis entièrement en désaccord avec votre analyse.

Le PQ, ne pouvant être à la fois un parti de référendums et un parti de bon gouvernement, ne peut pas constituer un gouvernement satisfaisant à court, moyen ou à long terme pour la majorité, non indépendantiste, de la population du Québec.

S’il n’existe pas d’autre alternative, les électeurs qui iront voter, seront forcés, à contre-coeur pour la grande majorité, de voter pour le PQ pour pouvoir se débarrasser de Charest et de son gouvernement dès les prochaines élections.

La vraie solution, à mon avis, serait qu’un nouveau parti autonomiste de centre-droit, modérément social-démocrate et modérément droitiste, soit bientôt fondé par le groupe des lucides et ses sympathisants, appuyé par la majorité non-indépendantiste des électeurs du Québec.

Le problème origine de « la main invisible » présente dans trop de domaines, pour fausser les règles démocratiques.

L’appui au discours de centre-droit ne diminuera pas au Québec tant que la dette publique ne sera pas remboursée ou presque, alors que l’appui de la majorité se portera vers un discours plus équilibré, c’est-à-dire axé sur le centre carrément.

Vive la droite économique!

Seuls les souverainistes de droite économique peuvent donner la souveraineté crédible aux Québécois.

Comment les souverainistes de gauche, comme Jean-François Lisée, peuvent-ils prétendre que le Québec peut être souverain avec le même niveau de services et d’impôts sans recours à la péréquation canadienne? Le modèle du Québec, que vante Mr Lisée, ne marcherait pas dans un Québec souverain.

La réaction disproportionnée de la gauche en général et des syndicats en particulier face au discours de la nouvelle droite démontre clairement que pour la gauche la soupe est de plus en plus chaude.

L’attitude de supériorité morale qui accompagne souvent le discours de gauche, incarnée par les groupies babyboomers Josée Legault et J-F Lisée, est de plus en plus contestée.

Le modèle québécois si vanté par ceux-ci nous a incontestablement endetté limitant sévèrement les choix futurs. Ça change le débat. Ce n’est plus est-ce souhaitable ou non, mais est-ce financièrement possible de continuer.

Ce qui me frappe c’est le clivage générationnel: les plus vieux sont plus souvent à gauche alors que les plus jeunes sont plutôt à droite. C’est l’envers de la révolution tranquille. Le pendule revient.

À AntonioN

Je vous suggère la lecture de «Pour une gauche efficace», vous verriez que M.Lisée est pas mal lucide dans les solutions qu’il propose.

On nous a toujours dit que le PQ était une coalition désirant faire la souveraineté.

JF Lisée vient enfin de démolir cette affirmation en avouant lui-même que le PQ est un parti de gauche qui veut faire la souveraineté.

De toute façon la plus belle preuve de la monté de la droite vient du résultat du sondage publié dans Le Devoir de samedi. Les gens veulent moins d’État et moins d’impôt.

@ Julien David

La pensée libertarienne ne prône pas du tout la « société de consommation ». Les libertarien ont toujours dénoncés la société de consommation.

C’est le keynésianisme qui défend cette option (pour preuve ses plans de relance et de dégel du crédit).

Citation d’Ayn Rand:

« Consumption is the final, not the efficient, cause of production. The efficient cause is savings, which can be said to represent the opposite of consumption: they represent unconsumed goods. Consumption is the end of production, and a dead end, as far as the productive process is concerned. The worker who produces so little that he consumes everything he earns, carries his own weight economically, but contributes nothing to future production. The worker who has a modest savings account, and the millionaire who invests a fortune (and all the men in between), are those who finance the future. The man who consumes without producing is a parasite, whether he is a welfare recipient or a rich playboy. »

M.Lisée, plusieurs vont reprocheront d’avoir associé le PQ avec la gauche de Québec solidaire et autre dans votre graphique des intentions de vote provincial de 1981 jusqu’aujourd’hui. Le gouvernement péquiste de 1997 de Lucien Bouchard du déficit zéro ayant contribué à la fondation de Québec solidaire!

Le centre droit en fait est dominant au Québec sur le plan économique avec une ouverture des Québécois à gauche sur le plan des mœurs partielle néanmoins puisque nous avons été tous témoins ou acteurs du sort réservé à A.Boisclair en 2007. Le parti virtuel Legault sur papier pourrait fonctionner parce que défini de centre droit encore que son obsession des équilibres budgétaires ou son caractère de droite économique moralisatrice du type: -les Québécois sont paresseux- rappelons nous des lucides en arrière du projet F.Legaul-L.Bouchard pourrait identifier ce virtuel mouvement à la droite libertarienne qu’effectivement majoritairement les Québécois rejettent.

La question principale d’actualité. La droite libertarienne peut telle avoir du succès dans une société québécoise ébranlée par la faillite d’un gouvernement qui a promu les partenariats publics privés et qui est accusé d’encouragement à la collusion et à la corruption? C’est le profit privé des entrepreneurs qui se coalise pour obtenir les faveurs du gouvernement libéral.

Autre observation importante. Notre question nationale dans le Canada peut difficilement être écartée en faveur d’un affrontement exclusif gauche-droite.

Je suis entièrement d’accord avec vous. La droite parle fort, mais à cause de son manque de profondeur et de son discours idéologique inspirant comme une visite chez le dentiste, elle frappe un mur. Ce n’est pas Harper ni Bush avant lui qui vont aider à convaincre la population de leur donner un chèque en blanc. Regardez ce que Harper a fait de la réputation jadis très enviable du Canada sur la scène internationale. Imaginez maintenant ce qu’il serait capable de faire avec une majorité.

Martin Masse du Québécois Libre semble vouloir préciser des choses:
http://www.leblogueduql.org/2010/11/mont%C3%A9e-de-la-droite-au-qu%C3%A9bec-la-partie-est-loin-d%C3%AAtre-gagn%C3%A9e.html?cid=6a00d8341cb44a53ef013489269f02970c#comment-6a00d8341cb44a53ef013489269f02970c

« En fait, non. Tant mieux si M. Lisée trouve mon éditorial intéressant, mais il déforme mon propos et fait preuve une nouvelle fois de la même incompréhension que je dénonçais avec son analyse du recul politique de la droite.

Dans le passage où il me cite, pour ceux qui ont lu mon article au complet, l’allusion à la régression politique concerne le fait que les partis et gouvernements que l’on qualifie « de droite » sont en fait aussi étatistes que ceux « de gauche » et adoptent des positions qui n’ont rien à voir avec les idées libertariennes. Lorsque M. Lisée dit que j’ai raison et lorsqu’il poursuit avec ses graphiques montrant que l’appui au Parti conservateur diminue à Ottawa, ou celui envers l’ADQ et quelques autres partis marginaux diminue au Québec, il est donc complètement à côté de la track.

J’ai dû l’écrire 50 fois, mais répétons-le encore une fois pour ceux qui n’ont pas encore compris: de mon point de vue libertarien, L’ADQ EST UN PARTI DE GIROUETTES CONFUSES QUI A PLUS SOUVENT TRAHI QUE DÉFENDU LES IDÉES EN FAVEUR DE MOINS D’ÉTAT, GEORGES W. BUSH A ÉTÉ UN PIRE PRÉSIDENT QUE BILL CLINTON, ET STEPHEN HARPER UN PIRE PREMIER MINISTRE QUE JEAN CHRÉTIEN.

Donc, si on revient à l’analyse de M. Lisée, la régression politique des idées libertariennes a eu lieu non pas avec la récente perte de popularité de ces partis, mais plutôt, en excluant Dumont, quand ces politiciens étatistes de droite (ou qui le sont devenus graduellement comme Harper) ont accédé au pouvoir.

M. Lisée, comme la plupart des commentateurs politiques qui sont incapables de faire la distinction entre les libertariens et les étatistes de droite, a vraiment de la difficulté à intégrer cette perspective dans ses analyses. C’est pourquoi je le critiquais dans le texte ci-haut lorsqu’il prétendait que la crise actuelle était la faute de la droite, elle qui a été au pouvoir tant de fois ces dernières années, alors que cette droite presque toujours étatiste n’a pas cessé d’appliquer des politiques économiques qui ne se distinguent aucunement de celles de la gauche étatiste – en fait, dans certains cas, elles ont été pires. Bref, la distinction à faire n’est pas entre gauche et droite, mais entre étatiste et pro-marché.

Comment peut-on se prétendre expert de la politique sans comprendre une distinction aussi simple? Ou bien est-ce que ça fait son affaire d’entretenir la confusion?

Remarquez que ça aiderait si mes amis du RLQ par exemple arrêtaient de se définir systématiquement comme à droite et d’utiliser le mot droite au premier degré, en se sentant ensuite obligés de préciser qu’ils ne sont pas la droite religieuse, la droite militariste ou la droite de Bush, ni même la droite libertarienne dans le cas de Johanne parce que c’est trop radical. Quand on se définit soi-même sur cet axe, il ne faut pas se surprendre si nos opposants vont s’en servir pour nous amalgamer, soit par confusion ou par malhonnêteté intellectuelle, avec tout ce qui ne correspond pas à nos idées mais correspond tout de même à cette vision binaire simpliste. »

@Mathieu
Peu importe la condescendance dont fait preuve M. Masse à l’endroit de ses critiques — même lorsqu’on lui donne raison –, le fait est qu’il n’y a pas d’autre façon de mesurer l’adhésion électorale des Québécois à la droite que de mesurer son vote et son intention de vote en faveur des véhicules politiques qui se disent de droite, soit l’ADQ et le Parti conservateur.

Je comprends parfaitement que des libertariens pur jus comme M. Masse soient déçus de ces véhicules, et estiment que leurs idées régressent au sein du Parti conservateur, par exemple. J’ai d’ailleurs déjà parlé du désenchantement de la droite fiscale américaine face à George W. Bush, qui avait accru la présence de l’État dans l’économie, tout en poursuivant le démantèlement de l’appareil réglementaire entamé par Clinton. (Au moins, Clinton s’est excusé.)

La pureté idéologique de M. Masse est pratique et lui permet de ne jamais prendre de responsabilité pour les échecs patents des politiques des partis de droite, comme les marxistes-léninistes qui affirment que leur foi politique est la bonne, car toutes les expériences d’application de leurs thèses étaient mauvaises.
jfl

@Mathieu

Au lieu de crier, commencez, les droiteux, à
vous parler.

Actuellement, c’est la cacophonie.

Pour savoir si les idées de droite percent quoi de mieux qu’une étude initiée par le CERIUM sur les valeurs des Québécois. Pas un sondage Internet de Léger Marketing… Une vraie étude avec un questionnaire validé, comme les enquêtes sur les valeurs menées à l’échelle mondiale et inspiré des travaux de Bréchon (http://www.scienceshumaines.com/index.php?id_article=13677&lg=fr)

Par ailleurs, ce qui est inquiétant dans le brouhaha de la droite, c’est l’absence de riposte articulée(autre que sur ce blogue). La droite s’organise comme l’a fait la droite américiane avec ses think thank pseudo-scientifiques, ses charlatans et des démagogues des radios poubelles ou du Journal poubelle. Ils travaillent à long terme à (dé)former les esprits. Ils ont compris que la meilleure arme des dominants est le cerveau des dominés.

@Mathieu
Le plus grand avantage des libertariens, c’est qu’ils n’ont jamais été au pouvoir. On ne peut pas leur mettre dans la face leur mauvaise expérience politique. On est donc d’accord, ils ne sont pas comme les conservateurs ou les républicains.

En fait, il ne s’agit que d’une théorie (et je suis poli en ne la qualifiant pas de religion).
Comme toutes les théories elle est parfaite.
Mais elle n’a pas passé le test de la réalité.

On ne parlera pas trop du sophisme de comparer une théoriee pafaite aux imperfections d’un système qui a connu l’épreuve de la réalité avec ses erreur d’application et tout. Enfin, passons…

Par contre, j’ai bien lu dans un texte Martin Masse que l’idéologie libertarienne n’embrasse pas l’idée de la répartition des revenus par l’État. La charité privée suffirait!!!!

http://www.scribd.com/doc/36308704/Martin-Masse-Libertin-Libertaire-Libertarien

Si c’est pas de l’extrême droite c’est quoi ça ? On peut appeler ça autrement, je m’enfous, ça demeure épouvantable à mes yeux. Tous les pays développés ont un impôt progressif. Le flat tax de l’Alberta est aussi un impôt progressif à cause de la généreuse exemption de base.

note : Pour dissiper les doutes sur le motivations, j’ai des revenu bien au-dessus de la moyenne des contribuables et donc je paie plus d’impôt que le citoyen moyen.

J’en conclus qu’un Libertarien est un personne qui rêve d’une société dénuée de son essence : l’entraide et le partage.

Mathieu. La société pro marché des libertaires voudrait réduire exclusivement la société qui devrait plutôt être identifié à une nation ou communauté à une libre association d’individus. C’est alors métaphysiquement et socialement réduire le Québec à une implosion atomique.

Fragmenter à ce point le corps social d’en éliminer quelque référent que ce soit entre individus de rendre impossible alors quelque sentiment commun que ce soit. Tout cela de la part des libertaires ne ressemble t-il pas à une forme d’extrémisme voire de totalitarisme?

Déjà ne définissons nous pas la société moderne comme celle du -confort et de l’indifférence-. Les libertaires ne défendraient pas la société de consommation. Hum! La civilisation moderne dont fait partie le Québec depuis 1950-1960 n’a fait que développer un rapport étroit entre l’individu sujet et la chose objet. Ce qu’on définit comme un rapport métaphysique entre le sujet et l’objet. Fanatisés, les libertariens ne cherchent qu’à aller qu’au bout de cette vision métaphysique.

Si les libertariens ne sont que des utopistes illuminés, ils ne valent guère mieux que leurs adversaires inversés qui ne sont que les communistes marxistes à sens unique.

Dans les faits, l’État indépendamment de tout jugement de valeur a toujours accompagné le développement de l’économie de marché si ainsi ce n’est pas un hasard. L’éducation de masse condition d’une société industrielle ou d’une société de services généralisés incompatibles avec l’analphabétisme a besoin de l’État pour investir un secteur économique peu rentable pour le marché. Tout comme la société industrielle de services sophistiqués a toujours besoin du bras de l’État de nos jours pour monopoliser l’usage de la force physique et garantir la sécurité des personnes que le libéralisme premier a identifié comme citoyens.

Les libertariens sont déconnectés comme les marxistes exclusifs. Les libertariens ne croient pas aux citoyens mais aux individus. Les marxistes ne croient pas aux citoyens mais aux travailleurs seulement. Le point commun des libertariens et des marxistes leur rejet commun de la nation, de l’État nation.

Le sens critique nous interdit de succomber aux sirènes des libertariens.

@ Jean-François Lisée

Vous ne comprenez rien à rien.

Un parti politique peut bien se dire de droite, ça ne veut pas dire qu’il veut un État plus petit. Tout ce que vos jolis graphiques montrent c’est l’absence d’une option « moins d’État dans nos vies « .

Ce qui ressort dans ce débat gauche/droite c’est surtout le manque de culture politique des élites quand vient le temps de parler de « la droite ».

En passant, c’est grâce, entre autres, à des gens comme Martin Masse que votre facture de téléphone a diminué. Cette réalisation est un « échec » moins patent que d’avoir mordu la poussière non pas dans 1, mais dans 2 référendums.

Ce ne sont pas les libertariens qui sont obligés de « moderniser » leurs idées parce que la population n’en veut plus. Nous n’avons pas besoins d’utiliser des artifices cosmétiques pour entraîner la population dans une « cage à homard ».

@ Jean François Lisée, vos commentaires # 34 et 35 en réponse @ Mathieu,

Drôlement bien répondu monsieur Lisée.

Merci pour cette réponse juste, détaillée et honnêtement irréfutable.

@ Pierre Bouchard

Tu fait parie de la tonne de gens qui critique les libertariens sans même avoir pris le temps de t’informer.

Les libertariens prône la coopération volontaire, pas l’individualisme, ou la « confort et de l’indifférence » (une tare qui est plutôt cultivée par les étatistes qui s’imaginent que c’est à l’État que revient le devoir de régler tous les problèmes).

Le “coopérativisme” est l’une des pierres angulaires du mouvement libertarien.

D’ailleurs le dernier prix Nobel d’économie, décerné à Elinor Ostrom (qui a fortement été influencé par Hayek) démontre justement que les modèles coopératifs sont supérieurs au modèle étatique.

Il va s’en dire que ce prix Nobel a réjoui les économistes d’inspiration libertarienne.

http://cafehayek.com/2010/05/on-the-private-provision-of-public-goods-2.html

Pour citer Ludwig von Mises:

“What alone enables mankind to advance and distinguishes man from the animals is social cooperation.”

Avant de critiquer, il faut s’informer.

Correction à mon commentaire précédent @ Jean François Lisée, son commentaire # 34 et non 34 et 35,

@ Jean, votre commentaire # 35 @ Mathieu,

Permettez que j’utilise presque les mêmes mots d’approbation que je viens d’utiliser pour monsieur Lisée dans mon commentaire précédent:

Drôlement bien répondu monsieur Jean.

Merci pour cette réponse juste, détaillée, particulièrement bien envoyée et honnêtement irréfutable sur l’idéologie libertarienne telle qu’exposée par Martin Masse entre autres.

bien sur qu’il faudrait avoir plus de gouvernemaman de la gaugauche…que le gouvernement s’occupe de tout, et devrai prendre toute notre paye au complet tant qu’y être, ils sont tellement bon a géré notre argent,pourquoi pas développé plus de programme socialiste tant qu’a y être, tout les gens devrai être syndiqué même s’il sont travailleur autonome comme dans les garderies subventionné privé et avoir une pension de député après 5 ans sur le marché du travaille, est ce quelqu’un peut nommé une chose que le gouvernement a fait qui fonctionne bien?? (a part nous volez bien sur)
224 000 000 000$ dans le trou et ont en veut plus
gauchiste et égoïste rime bien ensemble ici
si ont fait pas le ménage dans le gouvernement et les finances publiques qui le feras? les gauchistes…ha ha ha. allez demandé aux grecs comment il trouve ça se faire imposé un grand ménage par leur créancier, ça vas arrivé ici aussi si rien ne change et nos enfants vont pissé sur notre tombe quand ont sera partie

La Gauche endette l’État en tentant autant que possible de gouverner d’une façon minimalement juste pendant que la Droite endette l’État en développant des infrastructures déficitaires telles que le réseau routier pour ainsi favoriser les vendeurs de chars, de pétrole, de maison en banlieue et les garagistes de tout acabit quand il ne s’agit pas de pire, engraisser le très riche Complexe militaro-industriel.

john-james charest est le meilleur exemple de l’endettement de l’État Québécois par la Droite en faveur des privilégiés, lui qui se dit un défenseur du climat, le faux-jeton.

Quand à harper, lui qui commença son « règne » en accordant des baisses d’impôt aux pétrolières et qui par la suite a fait faire un 180° aux politiques de dépenses militaires pour engager le cadnada pour près de 50 milliard$, ce harper ayant débuté avec un gouvernement affichant des surplus d’exercice de plus de 10 milliards par année, ce retrouve aujourd’hui avec un énorme déficit pour lequel on peut s’attendre au pire pour les nombreux vulnérables du pays.

La Droite utilise toujours des « faux discours », promettant le progrès économiques et des baisses d’impôts comme arrivant « par miracle », simplement parce que ce sont eux, les supposément plus fins que les autres qui connaissent tout, entre nous surtout comment abuser des plus faibles, des ressources et de l’environnement.

Ce sont les progrès humains qui sont les vrais indicateurs d’une bonne gouvernance et dans ce domaine, les politiques sociales cherchant à favoriser l’Égalité des Droits entre les individus, en particulier entre les hommes et les femmes, ces politiques-là sont le reflet d’un vraie Démocratie, de l’égalité de la valeur d’un vote faisant que la « majorité » qualifiée souvent « silencieuse » se fait entendre.

Les USA sont un très bon exemple de l’odieuse gouvernance de la Droite, elle qui a dépensé au-delà des capacités réelles du pays dans l’armement depuis plus de 60 ans, elle qui a abandonné sciemment les ouvrières et ouvriers les plus vulnérables en ne créant pas de programmes pour recycler cette main-d’œuvre et en plus en GELANT le salaire minimum à $5.37/h pendant 15 ans, pendant que les riches se gavaient dans les gigantesques profits découlant de la relocalisation des industries en Asie et de la privatisation des services de l’État durant les Présidences Clinton et W.Bush/Cheney, cette dernière ayant été qualifiée « du plus grand vol de l’histoire de l’humanité ». Tout cela pour le pire bilan économiques de tous les temps et on a encore des ‘‘croyants’’ qui veulent encore de la Droite ?!?

J’en ai marre de la Droite et pire de l’extrême Droite qui nous attend au détour d’une élection qui donnerait la majorité à Harper, ce qui équivaudrait au joug des pétrolières et autres multinationales pouvant durée 25 ou 30 ans, sinon plus, ce qui consisterait à laisser s’établir ici en Amérique du Nord, un vrai de vrai Big Brother, le pire scénario possible considérant les misères nous étant déjà promises à cause des changements climatiques.

Assez du ‘‘rêve américain’’ faisant de quelques-uns des archimillionnaires sur le dos des multitudes et de la biosphère au complet. À la réalité, les deux pieds sur terre et, à la vraie Démocratie !

Il me semble Mr Lisée que vous oubliez quelques sondage paru récemment. Un qui plaçait le partie fictif de centre droit de Francois Legeault en avant du PQ et du PLQ.

Et l’autre de la fin de semaine dernière paru dans le devoir de léger Marketing qui plaçait les Québecois de droite et de centre droite a 27% contre 31% pour la gauche et centre gauche. 35% des Québecois ne savent toujours pas ou se situé parce que le vocabulaire gauche droite est tout récent au québec.

Votre analyse me semble utiliser les songages qui sont favorable a sa thèse mais ignore ceux qui ne la supporte pas.

Pourriez-vous m’éclairer la dessus Mr Lisée?

Bonne journée

Marc André Brunelle

Je n’ai pas de grands mots , et je ne fais partie d’aucune élite.Je ne suis qu’un travailleur qui fait ses heures a toutes les semaines et qui s’interroge a la réception de mes cheques de payes a voir passer toutes ces déductions qui me semblent, ne font qu’engraisser des régies de ??,des congés parentaux,des abribus a $16K,des administrateurs gouvernementaux de programmes X et de gigantesques organigrammes pour gérer la santé et l’éducation. Je ne m’en caches pas, malgré mon salaire dits moyens ($21.91/heure),et avec mes 2 ados, j’en arrache. Les fins de mois sont serrés, et chaque décision d’achats doit etre bien planifié.Alors quand j’entends des gens me dire que l’on peut faire les choses autrement,aussi efficacement et a moindre couts, ca viens me chercher, pas quand une richarde comme Claudette Carbonneau lance que pour regler les problemes de l’état, on n’as qu’a augmenter les impots, pas quand Tremblay et ses reves me demandent encore d’aller chercher dans mes poches pour qu’il finances son tramway. En bon québecois, on n’est cassé,et si on ne se grouilles pas, ce seras mes enfants et le votres qui le seront. Alors, droite ou gauche, je m’en fous.Ce que je veux, c’est que l’on administre mon argent, comme je le fais, avec le peu que l’on me laisse. Mon discours vous semble populiste, désolé, je fait parti de ce peuple, pas de l’élite déconnecté!

Intéressante et encourageante analyse..

Mais nous avons toujours été fermement convaincus-es qu’il y avait « un peuple de gauche » au Québec, comme le disait si bien mon camarade Gordon Levebvre.

Le travail de l’UFP et de Québec Solidaire consistait donc à « rassembler » cette gauche beaucoup trop éclatée dans toutes sortes de causes et de courants, dans un parti et une force politique.

En ce sens, vous me permettrez de vous corriger sur un léger détail Monsieur Lisée…

Il belle lurette que le PQ n’est plus de gauche, et encore, je suis généreux.. car l’a-t-il jamais été ! ?

En aucun temps, nul ne peut se prétendre de gauche et laisser crever de misère ses concitoyens-nes à 500$ par mois..

Et qui plus est, que le PQ avait laissé en place les Boubous-Macoutes du précédent gouvernement libâral..

«Nul ne peut se prétendre patriote, s’il abandonne les siens dans la misère» » – CM

_____________________

Christian Montmarquette
Membre fondateur de Québec Solidaire

* * *

«Quand j’ai rencontré Madame Marois…»:
http://www.pressegauche.org/spip.php?article2938

.

Nous sommes passés au Québec du catholicisme au socialisme, quelle sera la prochaine étape? le communisme…

En 1976, un sociologue russe émigré en Israël, écrivait un livre intitulé : La corruption en Union soviétique…

La corruption qui existe au Québec depuis des décennies, tant sous Duplessis ( de droite nationaliste ) que sous Jean Charest aujourd’hui ( de gauche fédéraliste ), est-elle le signe que l’on est en train de « sortir » du socialisme pour aller enfin vers le capitalisme, ou au contraire, l’achèvement du socialisme vers le communisme, comme le rêvent certains, particulièrement les nationalistes de gauche ( souverainistes ), depuis les années marxistes de la Révolution tranquille?…

@ Jean :

« J’en conclus qu’un Libertarien est un personne qui rêve d’une société dénuée de son essence : l’entraide et le partage. » (sic)

Les libertariens ne sont pas du tout contre l’entraide et le partage comme vous le dites mais ils veulent que cette entraide et ce partage soient LIBRES et CONSENTIS et non coercitifs comme c’est le cas présentement.

Les libertariens veulent donner DIRECTEMENT l’aide à ceux à qui ils veulent la donner, sans l’intermédiaire des ronds-de-cuir de l’État tentaculaire qui sont surpayés et protégés mur-à-mur qui volent ainsi plus de la moitié des contributions.

@ Jean:

J’ai oublié de vous copier ce petit texte qui illustre la philosophie libertarienne en matière de « contribution »:

« Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche. Tout ce qu’un individu reçoit sans rien faire pour l’obtenir, un autre individu a dû travailler pour le produire sans en tirer profit. Tout pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu’il a préalablement confisqué à d’autres. Quand la moitié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des efforts car l’autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils bénéficieront à d’autres, cela mes amis, s’appelle le déclin et la fin d’une nation. On n’accroît pas les biens en les divisant. »

Dr. Adrian Rogers

Nous ne pouvions pas parler en bien de la droite tant que George Bush etait la réference.
Maintenant, il reste a voir si les Quebecois seront pret a:
– rester en Afghanistan
– permettre au lois du marché de créer l’éfficacité dans les domaines de la santé et l’éducation
– valoriseront ceux qui crée la richesse
– et, oui, de commencer à aimer Stephen Harper…!
une grosse commande ?

On peut toujours faire dire aux chiffres ce qu’on veut, dit le dicton !! Je pense cependant qu’il est normal et habituel que ce soit une portion minoritaire de la population qui soit de ce courant de pensée et conséquemment, c’est notre mode de représentation qui est « faux » et laisse des gouvernements à tendance Droitiste s’installer très et trop souvent.

Je ne sais pas si la Droite monte ou non. Pour moi, c’est un mouvement associé à la naïveté des gens, à la croyance sans preuve et autres idéologies bien exploitées par les riches et puissants pour prendre le pouvoir et détruire la Social-démocratie et alors, il s’agit d’une grave menace au progrès et à la Justice sociale, d’un recul à l’obscurantisme tel que favorisé par les « créationnistes ».

Il m’apparait plus qu’évident que les faux discours nous mènent aux désastres, tel celui niant les causes humaines sur les changements climatiques et conséquemment, l’objection à l’imposition d’une taxe pour diminuer l’usage des énergies fossiles et à la création de réserves financières pour parer aux dégâts, aux grands détriments des finances des États.

Tant de la Gauche que de la Droite, il faut regarder la réalité en face.

P.S. Le « créditisme » est bel et bien un mouvement de Droite, l’ancêtre du Reform-Alliance Party de Preston Manning, les mêmes idéologies véhiculées par Sarah Palin. Décadent !

@ Trebor

La gauche est créationniste. La gauche est réactionnaire et rétrograde.

Explication.

Pour les « créationnistes biologiques », la vie est trop complexe pour être le fruit de principes biologiques simples. Par conséquent, les « créationnistes biologiques » croient que la vie est le fruit du « design intelligent » d’un Dieu qui a su outrepasser ces principes pour créer notre univers. Sans ce Dieu, notre univers serait chaos car sans une planification rigoureuse, l’ordre ne peut émerger des actions non planifiées de la main invisible de l’évolution.

Pour les « créationnistes sociaux », la société est trop complexe pour être le fruit de principes économiques simples. Par conséquent, les « créationnistes sociaux » croient que la société est le fruit du « design intelligent » des bureaucrates qui ont su outrepasser ces principes pour créer nos communautés. Sans ces bureaucrates, notre société serait chaos car sans une planification rigoureuse, l’ordre ne peut émerger des actions non planifiées de la main invisible du marché.

Les « créationnistes biologiques » ne m’inquiètent pas, ils représentent un groupe marginal dont les croyances n’affectent pas ma vie. Par contre, les « créationnistes sociaux » ne sont pas marginaux, ils ont déjà pris le pouvoir. Leurs croyances en une bureaucratie capable de « design intelligent » affectent nos vies en nous privant des libertés économiques essentielles à l’épanouissement d’une société.

Les « créationnistes biologiques » n’entravent pas l’évolution des espèces. Par contre, les « créationnistes sociaux » entravent l’évolution des sociétés.

@ Allen F Mackenzie

« – permettre au lois du marché de créer l’éfficacité dans les domaines de la santé et l’éducation
– valoriseront ceux qui crée la richesse
– et, oui, de commencer à aimer Stephen Harper…! »

De l’ignorance de votre part ou de la désinformation?

Les Québécois sont en bien meilleure santé que le peuple des USA qui eux ont un système privé qui coûte plus de deux fois plus cher.

Pour votre information 56% des très gauchistes médecins des ultra gauchistes USA veulent un système à payeur unique comme au Canada. Ils sont tanés et écoeurés de se tirailler 4 heures par jours avec les compagnies d’assurances.

C’est sa la rentabilité du tout privé de la santé.
=======

Le Québec a presque toujours eu une tendance de centre droite.

La droite c’est la religion, la piété et le créationnisme.

Vu que le Québec est tellement dévot à l’église, pas demain que l’on verra la droite comme aux USA.

Francois 1 #48

« Le partage librement consenti » des libertariens me fait penser à ce qui se passe dans certains États américains qui n’accordent pas d’aide sociale aux adultes sans enfants à charge (un cas unique parmi les 15 pays les plus riches). Le long des autoroutes, on voit parfois « will work for food ». C’est ce qui risque d’arriver avec votre belle théorie libertarienne.

À votre citation de Rodgers, les gouvernements ont historiquement répondu tant bien que mal par ce qu’on appelle dans le jargon « les mesures d’employabilité ».

Vous trouvez que bien des gauchistes vivent sur un nuage avec leur déni des problèmes d’endettement. Je suis d’accord. Sauf que les libertariens, eux, rêvent de l’étage supérieur : le 7e ciel où règne Économie 101 et rien d’autre.

Note : Économie 101 = théorie que l’on enseigne à titre de cours d’initiation. Elle est basée sur les hypothèses de compétition parfaite, de rationalité parfaite et d’information parfaite. Une des conclusions magiques de cette théorie est que la simple recherche « égocentrique » du profit maximise le bien-être de la société.

Étant économiste moi-même, je prends garde de ne consulter que les études mieux branchées sur la réalité, plutôt que ces contes de Disneyland.

Mais quand on croit à l’économie 101, l’idéologie libertarienne devient le nec plus ultra du Nirvana. Bien sûr je déforme tout… parce que personne n’aime se faire démasquer.

Francois 1 #48

« Le partage librement consenti » des libertariens me fait penser à ce qui se passe dans certains États américains qui n’accordent pas d’aide sociale aux adultes sans enfants à charge (un cas unique parmi les 15 pays les plus riches). Le long des autoroutes, on voit parfois « will work for food ». C’est ce qui risque d’arriver avec votre belle théorie libertarienne.

À votre citation de Rodgers, les gouvernements ont historiquement répondu tant bien que mal par ce qu’on appelle dans le jargon « les mesures d’employabilité » et « les sanctions monétaires pour avoir refusé d’accepter un emploi ».

Vous trouvez que bien des gauchistes vivent sur un nuage avec leur déni des problèmes d’endettement. Je suis d’accord. Sauf que les libertariens, eux, rêvent de l’étage supérieur : le 7e ciel où règne Économie 101 et rien d’autre.

Note : Économie 101 = théorie que l’on enseigne à titre de cours d’initiation. Elle est basée sur les hypothèses de compétition parfaite, de rationalité parfaite et d’information parfaite. Une des conclusions magiques de cette théorie est que la simple recherche « égocentrique » du profit maximise le bien-être de la société.

Étant économiste moi-même, je prends garde de ne consulter que les études mieux branchées sur la réalité, plutôt que ces contes à la Disney.

Mais quand on croit à l’économie 101, l’idéologie libertarienne devient le nec plus ultra du Nirvana. Bien sûr je déforme tout… parce que personne n’aime se faire démasquer.

Si la droite libertaire, oups, excusez moi, les libertaires, pensent avoir le vent dans les voiles, c’est en raison de la corruption qui est mise à jour par la presse québécoise.

Il y a actuellement un ras de bol qui mène vers un réaction primaire compréhensible des citoyens à l’égard des politiciens et des gouvernements et, tout ce qui concerne la chose publique, plus précisément le bien commun. Les libertaires voient donc une occasion de réduire la présence de l’état.

Il y a quelque chose de paradoxal dans cette situation pour les libertaires dans une société démocratique. Les libertaires peuvent ainsi casser du sucre sur le dos des politiciens puisque ceux-ci doivent rendre compte aux électeurs de la gestion du bien commun. Mais voilà, si le bien commun est dissout au profit des individus, les libertaires (et tout citoyen) ne peuvent exiger des entreprises privées une reddition de compte équivalente à ce qui prévaut dans la sphère publique. Les seuls moyens de contrôle dont diposeraient les citoyens seraient la justice avec les aléas que cela implique et la détention de titres de propriété d’entreprises cotées bourse qui sont contrôlés par les marchés financiers sur lesquels il y a peu de prises.

La corruption n’est pas l’apanage de politiciens et d’administrateurs publics. Il en va également d’intérêts privés qui, eux, n’ont vis-à-vis les citoyens de compte à rendre qu’à l’administration de la justice.

Avec un état rapetissé au minimum, de nombreux citoyens, dont des libertaires, se verraient complètement floués et laisser à eux-même.

Est-ce que la gestion de certains biens publics peux être confiée à des intérêts privés? En fait tout dépend de ce qui est jugé d’intérêt commun ou non. On peut en débattre. Prenons chaque service offert par le gouvernement et évaluons les avantages et inconvénients pour les individus.

Mais qu’en est-il de la solidarité? Peut-on la laisser uniquement sous la gouverne des individus bien intentionnés? Il y a-t-il moins de déshérités et d’injustices dans des pays où les secteur public est réduit au minimum? Nous voyons actuellement un écart grandissant entre les riches et les pauvres en occident.

Un chercheur anglais (la magazine l’Actualité a fait un reportage sur ses recherches il y a quelques mois) a récemment fait des analyses statistiques très étendues sur la relation entre le bonheur et l’écart entre les riches et les pauvres. Il a découvert que plus les sociétés sont ‘égalitaires’ plus les citoyens sont heureux (évidemment,on ne parle pas des pays communistes où avec raison la relation serait inversée). Des citoyens tels que les danois et les suédois trônent au palmarès des citoyens heureux. Évidemment, si l’état occupe une place importante dans ces pays, le privé joue un rôle que l’ensemble de leurs citoyens approuve.

Bien sûr, les forces occultes de la corruption sont présentes dans tous les pays.

Oui, nous devons tout faire pour réduire la corruption comme peau de chagrin. C’est notre responsabilité comme citoyen.

Et bien non, le libre marché et l’intérêt particulier ne peut le faire à la place des citoyens.

Et oui, la lutte contre la corruption requière la liberté de parole.

Mais quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, la liberté n’apporte ni bonheur, ni avenir sans solidarité, parce sans elle, la liberté n’est que factice et inopérante, puisqu’elle n’appartient qu’à une minorité de possédants et à quelques potentats, et ce, pour le malheur de tous.

Et jusqu’à ce jour, il n’y a que l’état qui a permi que la solidarité humaine rayonne au-delà de la cellule familiale et de la tribu.

Alors, cet état, il faut le nettoyer et non le jeter avec l’eau du bain.

@ David

Quelle fausseté libertarienne!

Se fier au site antagoniste est une grave erreur. C’est de la tromperie. L’OCDE est la vraie place.

Sortez les facteurs que vous voulez. Selon l’OCDE dans presque tous les domaines excepté 3 avec différence minime (cancer du sein, prostate et colo-rectal le Canada est très en avant des USA sur la santé. Les Canadiens vivent environ trois ans plus vieux. De plus les USA sont blâmés par l’OCDE pour la très mauvaise santé des américains au cours de leur dernières dix années de vie. Taux de mortalité infantile deux fois supérieur à ce lui du Québec et de Cuba.

Sont très mauvais pour le cardio respiratoire, très mauvais pour le diabète et pour l’ensemble des maladies.

De plus le système des USA coûte environ 7 000 dollars per capita contre 3 200 pour le Canada. PLUS DU DOUBLE pour une santé médiocre.

L’OCDE est la référence.

@David

Je suis content que vous ayez citer Normand Baillargeon au sujet du guide d’autodéfense intellectuelle…. il ne reste que plus qu’à l’appliquer!

Pour le système de santé américain, vous m’avez beaucoup fait rire!

@ Albert

Désolé de te l’apprendre mais mais chiffres viennent en grande parti de l’OCDE !

Et les taux de survie au Cancer eux vienne du Lancet Oncology, l’une des revue médicale les plus respecté de la planète.

Pour le reste, comme je l’ai montré, les maladies chronique sont mieux traité aux USA, les cancers sont mieux traités, lorsqu’on normalise les conditions l’espérance de vie est plus élevé.

Tu sais, si le système de santé coûte plus cher aux USA c’est parce que leur hôpitaux sont plus récent, leur équipement plus moderne et parce qu’ils n’ont pas des liste d’attentes aussi longue.

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la littérature scientifique qui a pris le temps d’étudier la question.

Un exemple (parmis la tonne qui est disponible):

Life expectancy in the United States fares poorly in international comparisons, primarily because of high mortality rates above age 50. Its low ranking is often blamed on a poor performance by the health care system rather than on behavioral or social factors. This paper presents evidence on the relative performance of the US health care system using death avoidance as the sole criterion. We find that, by standards of OECD countries, the US does well in terms of screening for cancer, survival rates from cancer, survival rates after heart attacks and strokes, and medication of individuals with high levels of blood pressure or cholesterol. We consider in greater depth mortality from prostate cancer and breast cancer, diseases for which effective methods of identification and treatment have been developed and where behavioral factors do not play a dominant role. We show that the US has had significantly faster declines in mortality from these two diseases than comparison countries. We conclude that the low longevity ranking of the United States is not likely to be a result of a poorly functioning health care system.

http://papers.nber.org/papers/w15213

@David
Moi qui croyait que le système de santé au États-Usine coûtait plus chère parce que les frais d’administration sont les plus élevés au monde et que les salaires des médecins sont 4-5 fois plus élevés qu’ailleurs dans le monde.

Pour le reste, faut encore avoir les moyens de se soigner aux États-Unis… et les moyens de faire le dépistage.
Je peux admettre que les traitements sont meilleurs que que ceux qui l’ont vivent plus longtemps. Mais cela ne semble pas contre-balancer ceux qui ne sont pas soignés et meurt plus tôt… d’où l’explication de taux de mortalité plus bas aux États-Unis!

@ Benton

Il est très facile de comprendre pourquoi le système américain coûte plus cher.

Âge moyen des hôpitaux
USA: 9 ans
Canada: 40 ans

Nombre de médecin par million d’habitants:
USA: 2 400
Canada: 2 100

Nombre d’infirmières par million d’habitants:
USA: 10 500
Canada: 8 800

Nombre de médecins et d’infirmières par patient:
USA: 5,3
Canada: 4,3

Nombre de chirurgie par million d’habitants:
USA: 89 900
Canada: 44 700

En passant, les gens sans assurance aux USA ont des taux de dépistage du cancer identique aux Canadiens qui profitent pourtant d’une assurance universelle.

Et les stats sur les taux de rémission du cancer, inclus les gens avec et sans assurance.

D’ailleurs, les gens sans assurance aux USA ont plus haut taux de rémission que les gens assurés par le gouvernement (medicaid).

C’est dans le lien que j’ai donné.

@David

Déjà qu’au Canada, même si cela nous coûte rien, le taux de personnes qui passent des examens de dépistage n’est pas fort… imaginez s’il fallait payer en plus!

@ Benton

Au Canada les test de dépistage ne coûte rien ?

Donc les techniciens, les médecins et le matériel qui est utilisé pour pour faire le dépistage sont tous gratis ?

S’il y a si peu de dépistage au Canada (par rapport aux USA), c’est à cause du rationnement (parce que c’est PAS gratis).

Le gouvernement est le probleme pas la solution. Il faut privatizer le systeme de sante et d’assurance sante en autres.
Avant de me dire que ca ne marche pas en prouvant comment boiteux le system americain se trouve, je voudrais rappeler que le system americain a plein d’intervention et de regulation du gouvernment qui empeche le libre marche de permettre une feroce competition de baisser les prix et augmenter le service. Tout le monde comprend que dans un libre marche, les compagnies doivent offrir le meilleur service au meilleur prix afin d’augmenter la part du marcher. Seul le gouvernement va creer des monopolies avec des regulations – ou encore parce que le govt est le monopolie (comme c’est le cas presentement).

JF Lise, je te conseille de lire le livre « Rollback » de Thomas Woods pour que tu vois l’autre philosophie qui voit le gouvernment comme le problem – plutot que la philosophie ou le gouvernement est la solution comme tu adhere presentement.

M. Lisée vous utilisez trop le terme Libertarien. C’est comme si j’écrivais un article sur le PQ, parti de gauche et que j’utilisais le terme « Communiste » à toutes les phrases.

Je suis de droite et aucunement Libertarien. Je lis le Journal de Montréal et je ne vois pas du Libertarien là-dedans.

Ce qui change au Québec c’est que les gens commencent à CONNAÎTRE LA DIFFÉRENCE ENTRE DROITE ET GAUCHE. Il y a vingt ans les gens votaient pour Mulroney en masse au Québec sans même réaliser qu’ils vôtaient à droite. Les gens vôtaient pour un mouvement, une personnalité ou du bon « bord ».

Ce qui change donc c’est que désormais quand un politicien propose quelque chose on entend enfin des intervenants dire « c’est à gauche ceci » ou « c’est à droite cela ». Et c’est ce qui fait toute la différence car enfin les gens vont voter selon leurs vraies valeurs.

Cessez d’associer la masse de droite à un mouvement Libertarien car c’est de même tout journaliste malhonnête pourrait dire:

Les électeurs de religion musulmane veulent tous un gouvernement Islamique;
Les gauchistes aspirent tous au communisme;
Les hommes veulent tous que les femmes n’aient pas de pouvoir;
Les immigrants viennent tous pour abuser de notre système;
etc.