La faute au peuple ?

Cette semaine, les mémoires de Jean Garon atterrissent dans les librairies du Québec.

Parues chez VLB Éditeur, ses plus de 500 pages portent un titre peu étonnant pour cet homme de 74 ans encore et toujours allergique à la langue de bois : «Pour tout vous dire».

Indépendantiste de la première heure au Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), Jean Garon fut aussi un des membres fondateurs du Parti québécois.

Rares seront ceux à rester indifférents devant quelques unes de ses observations peu charitables sur le Pierre Bourgault de l’époque du RIN et plus tolérantes d’un Maurice Duplessis qui, de par son nationalisme, aurait au moins, selon Jean Garon, «sauvé les meubles» pour le Québec.

Par après, au PQ, Jean Garon deviendra surtout un fidèle compagnon de route des chefs René Lévesque et Jacques Parizeau – ce dernier signe d’ailleurs la préface de «Pour tout vous dire». Il fut un ministre mémorable de l’Agriculture sous M. Lévesque, puis candidat à la chefferie et enfin, ministre l’Éducation sous M. Parizeau.

Les chapitres de ses mémoires portant sur ces passages politiques marquants de sa carrière en valent d’ailleurs amplement le détour.

Le tout, avant l’arrivée de Lucien Bouchard à la tête du PQ et du gouvernement. Celui qu’il qualifie d’homme au« sincérités successives» préféra l’évincer définitivement du conseil des ministres au point que Jean Garon trouva la serrure déjà mise sur la suite ministérielle de l’Éducation le jour même de l’annonce du nouveau Conseil des ministres… C’est pour dire.

Dans sa préface, M. Parizeau décrit d’ailleurs Jean Garon en ces mots :

Militant, député, ministre, maire, personnage coloré, passionné, travailleur acharné, Jean Garon nous livre ici un remarquable témoignage d’une vie consacrée au service public, de convictions politiques tenaces et profondes et d’une indiscutable intégrité. Il y a quelque chose de rafraîchissant et de rassurant, alors même que notre société éprouve une sorte de dégoût à l’égard de la politique.

Quant à Jean Garon lui-même, il lance ses mémoires d’une manière aussi ferme que limpide:

Je n’ai jamais méprisé mes adversaires politiques pour leurs idées quand ils agissaient sur la base de leurs convictions et non pour servir leur intérêt personnel. Par contre, j’ai toujours eu en horreur ceux dont la principale motivation est la défense d’avantages non dits, les leurs ou ceux de leurs puissants commanditaires. Dans notre arène politique, on les trouve en majorité au Parti libéral – Jean Charest en est le plus bel exemple -, mais aussi parfois au sein du Parti québécois. Ainsi, j’ai toujours pensé que Lucien Bouchard, dont les allégeances ont été si changeantes, travaillait d’abord et avant tout pour Lucien Bouchard.

Quant à ses convictions de base, écrit l’ex-ministre, elles reposent essentiellement sur la social-démocratie – la défense du «bien public»- , la «morale civique», la défense de la langue française et l’indépendance du Québec inscrite dans son ouverture sur le monde.

***

Ce mardi, dans Le Soleil, on rapportait quelques extraits des mémoires de Jean Garon.

Parmi les plus percutants, on trouvait ceci sur Pauline Marois :

Je l’ai connue jeune attachée politique, jeune députée et jeune ministre et, dans ces années d’apprentissage, elle m’a plus impressionnée par sa fougue et son audace que par son jugement et son sens politique. J’ai vu Pauline Marois changer d’idée très souvent, aussi souvent qu’elle changeait de ministère et, depuis son élection comme première ministre, elle ne m’a pas donné l’impression d’avoir beaucoup changé sur cet aspect.

Jean Garon écrit aussi douter de la capacité de Mme Marois à unir un camp souverainiste de plus en plus fractionné depuis le dernier référendum.

Sur Lucien Bouchard, jugeant comme d’autres avant lui, que l’ex-premier ministre et ex-chef du PQ n’a jamais vraiment été un souverainiste, il note ceci:

Lucien Bouchard a toujours été un nationaliste profondément conservateur, ancré dans le passé religieux du Québec, et jamais un souverainiste social-démocrate. Il en a parfaitement le droit, mais pourquoi avoir voulu être chef d’un parti dont la raison d’être est justement la souveraineté et dont, dans le fond, il rejetait la philosophie sociale-démocrate?

Sur l’ex-ministre péquiste François Legault, recrue de M. Bouchard et aujourd’hui chef de la Coalition avenir Québec, M. Garon se fait cinglant en entrevue: «Les gars à Bouchard sont des opportunistes».

Sur ce qu’est devenu le Parti québécois au fil des ans, l’ex-ministre avance qu’il est essentiellement aujourd’hui un parti de «carriéristes».

Sur ces brèves amourettes avec l’ADQ de Mario Dumont après son départ de la politique québécoise, il précise qu’elles ont pris fin le moment où il fut persuadé que le chef adéquiste avait définitivement tourné la page sur son «Oui» de 1995.

De 1980 à 1995…

Mais c’est surtout ce qu’on rapporte de ses mémoires sur les défaites référendaires de 1980 et 1995, qui risquent de retenir l’attention.

Loin d’y avoir vu un soutien massif au fédéralisme, en entrevue avec Le Soleil, M. Garon dit y voir plutôt un signe de la «peur» des Québécois face à l’inconnu :

Le peuple québécois est un peuple peureux. Il ne faut pas se compter d’histoire. On est des pissous. On a même peur de dire que ça se passe en français au Québec. On donne l’impression d’avoir peur de notre ombrage. On est tellement identifié à avoir peur. (…) Je n’haïs /sic/ pas les Anglais. La moitié de ma famille est d’origine allemande, irlandaise. Ma femme est américaine. Les Canadiens anglais défendent leurs intérêts. On a qu’à défendre les nôtres. On est peureux de s’assumer.

Or, s’il est vrai que M. Garon n’est pas tendre envers ses compatriotes qui, écrit-il, le «décourageaient parfois avec leur mollesse», le fait est que s’il mentionne en effet cette «peur» dans ses mémoires, son analyse des deux défaites référendaires prend également plusieurs autres facteurs en considération. Et il le fait de manière presque chirurgicale.

Heureusement, d’ailleurs. Surtout que ces deux référendums ont eu des résultats fort différents – en 1980, le Non l’emportait par 702 140 voix alors qu’en 1995, les résultats furent serrés avec une victoire majoritaire du Non d’à peine 54 288 voix.

Sans compter que dans processus politiques aussi complexes que deux référendums sur la souveraineté du Québec, une multitude de facteurs est inévitablement à considérer lorsque vient l’heure de l’autopsie. Incluant, en tout premier lieu, les intérêts des principaux acteurs politiques et d’affaires qui, invariablement, ont influé sur un vote aux enjeux aussi élevés pour le Québec que pour le Canada.

Quiconque aura vécu, suivi et/ou étudié de très près l’avant, le pendant et l’après de ces deux référendums, pourrait en attester amplement…

***

Loin d’être seulement une question de «peur»…

Et donc, revenant sur ces deux défaites, dans ses mémoires, M. Garon est loin de se contenter de la seule «peur» des Québécois comme explication des résultats.

Il parle de ceux qui, parmi ses propres collègues sous René Lévesque, «ne voulaient même plus essayer» de convaincre les Québécois…

Il revient aussi sur la «démarche» référendaire de 1980 elle-même et sur sa très longue question. Il précise qu’il était en désaccord «dès le départ» avec ce «mandat de négocier la souveraineté, et non pas sur la souveraineté elle-même». «Je me suis rallié par solidarité», ajoute-t-il, «mais sans jamais renier la légitimité d’une indépendance acquise lors d’une élection». (Ce qui, en passant, était la position du PQ à sa fondation.)

Jean Garon note également d’autres facteurs importants ayant contribué à ce qu’il appelle «le plus grand de nos rendez-vous manqués», dont:

– les «discours de peur» économique véhiculés justement par le camp fédéraliste;

– parlant des membres du gouvernement Lévesque, il dénonce ce qu’il appelle «nos propres doutes»;

– il voit aussi «notre relative aisance matérielle» comme une des clés des défaites;

– le retour surprise de Pierre Trudeau en 1980 à la tête du PLC et  au pouvoir tout juste avant la campagne référendaire;

– l’«affaire» des Yvettes et l’«arrogance péquiste», écrit-il, qu’elle révélait;

– une campagne référendaire «en dents de scie» où «tout était très confus» et «sans plan de match bien arrêté»;

– la promesse trompeuse de Pierre Trudeau faite en fin de campagne aux Québécois à l’effet que s’ils votaient Non, il mettait en jeu les «têtes» de son propre gouvernement pour leur donner le «changement» qu’ils souhaitaient;

– le rôle délétère de l’arrivée au PQ d’une «aile bleue» non souverainiste issue de l’Union nationale;

– l’incontournable «influence prépondérante» auprès de René Lévesque du ministre et proche conseiller Claude Morin, dont on apprendra publiquement, en 1992, qu’il avait été une taupe au PQ, soit un informateur payé par la GRC

***

«Quels débats byzantins nous avons eus!» se désole-t-il en écrivant sur 1980:

La souveraineté avant l’association, l’association avant la souveraineté, ou les deux en même temps? René Lévesque (…) hésitait et cela paraissait. (…) nous avons eu droit à une question de 120 mots où «souveraineté» n’apparaissait qu’une seule fois. Il faut le faire! La question était assortie de la promesse d’un second référendum, présupposant une entente préalable avec le reste du Canada, ce qui était loin d’être certain.

«Pas étonnant», lance-t-il, «qu’une majorité de Québécois, même ceux qui étaient tentés par le OUI, aient trouvé la question peu claire.»

Sans compter, note-t-il, le manque de clarté politique de toute l’opération.

Comment compter sur le «bilan» du «bon gouvernement» de René Lévesque, demande-t-il aussi, lorsque ce n’était même pas l’objet du référendum? «Qui était l’adversaire», ajoute-t-il, «le premier ministre du Canada, le chef du Comité du Non, l’organisateur libéral de la criconscription?». Et «comment promettre des mesures concrètes sans programme électoral?».

Et de remarquer avec justesse qu’en 1980, ils avaient «fait campagne essentiellement sur la fierté, une idée excellente en soi, mais pas pendant trois mois»…

Quant à la défaite serrée du référendum de 1995, Jean Garon rappelle aussi des facteurs explicatifs qui lui étaient spécifiques:

– le non respect de la loi électorale du Québec par le gouvernement Chrétien (une loi à laquelle, par ailleurs, il n’était pas soumis);

– les millions de dollars en fonds publics qu’Ottawa engagerait avant et pendant la campagne;

– les citoyennetés candiennes accordées à vitesse grand V et accordant rapidement le droit de vote au référendum à des dizaines de milliers de personnes;

– d’autres dizaines de milliers de personnes inscrites sur la liste électorale, mais dont des analyses montreraient plus tard qu’elles n’avaient même pas le droit de vote;

– l’ethnicisation de certains discours politiques et la division du vote francophone;

– une campagne référendaire où les «grands stratèges» du PQ, note-t-il avec ironie, mettaient trop l’emphase sur le «sauveur» Lucien Bouchard sans envoyer en même temps sur la glace les «meilleurs joueurs» de l’équipe. «Encore une fois, les ego ont primé sur la cause»;

– et enfin, la perte de contrôle de la campagne, dès ce moment-là, par M. Parizeau «au profit d’un petit groupe d’apparatchiks qui, autour de lui, préparaient déjà sa succession».

***

Bref, on voit bien à la lecture des mémoires de Jean Garon qu’aussi déçu fut-il des résultats des deux référendums, il reconnaît aussi d’emblée et avec détails, que cette présumée «peur» des Québécois est loin, très loin, d’expliquer à elle seule les défaites référendaires.

Il n’hésite donc aucunement à reconnaître la part importante de responsabilité portée également, et plus encore, par les élites politiques des deux époques.

Et que dire de l’après-1980 et 1995?

Quel fut l’impact sur l’option de la souveraineté des décisions prises respectivement par les René Lévesque et Lucien Bouchard?

Que dire, par exemple. de la tentative en 1981 de René Lévesque de prendre part au rapatriement de la constitution canadienne par Pierre Trudeau – pourtant l’adversaire le plus redoutable à date des forces souverainistes -, de même qu’à la préparation de sa nouvelle charte des droits (1)?

Que dire, ensuite, de son acceptation du «beau risque» de Brian Mulroney, lequel ferait imploser son propre gouvernement et se terminerait, pour M. Lévesque lui-même, sur une fin de carrière douloureuse teintée à l’interne, comme le note si bien Jean Garon, de multiples «jeux de coulisses» et de «manigances de palais».

Que dire de l’impact d’un Lucien Bouchard et de son gouvernement qui, dès 1996 et malgré la quasi-victoire du Oui au référendum de 1995, cessaient néanmoins toute promotion active de leur option au profit d’une quête obsessionnelle du déficit-zéro? Jean Garon confirme d’ailleurs qu’il faisait partie de ceux qui se «méfiaient» du nouveau chef péquiste dès la démission de Jacques Parizeau. Une démission que M. Garon qualifie de «grande catastrophe» pour le PQ et la souveraineté.

Bref, pour Jean Garon:

L’ère Bouchard a été bien triste. Pas parce que je n’étais plus au Conseil des ministres – je n’aurais pas pu y rester bien longtemps de toute façon -, mais parce que j’ai vu alors le parti de militants que j’avais contribué à fonder devenir de plus en plus un parti de carriéristes intéressés avant tout par le pouvoir, parce que j’ai vu des pans entiers de l’héritage de René Lévesque être remis en question, et parce que j’ai vu la force atteinte par l’option s’effilocher, petit à petit. C’était encore plus frustrant que sous Pierre-Marc Johnson parce que, cette fois, nous étions très près du but.

Parlant toujours de Lucien Bouchard – qu’il décrit comme une «personnalité ombrageuse» et un «premier ministre autoritaire» tolérant mal la «dissidence» -, il constate ce que d’autres avant lui ont vu, soit que «celui-là même qui a prétendu être le grand responsable de ce résultat serré a arrêté de faire la promotion de la souveraineté, alors qu’il aurait fallu retrousser nos manches».

Et d’ajouter crûment que devant l’«offensive» pro-unité nationale «sans précédent» lancée par Ottawa après le référendum de 95, Lucien Bouchard «a laissé faire».

Puis, Jean Garon de constater la même dynamique de recul qui s’est alors enclenchée sur la question linguistique et la social-démocratie :

Avec son triple virage à droite sur la souveraineté, la langue et la social-démocratie, Lucien Bouchard aurait dû fonder lui-même la Coalition pour l’avenir du Québec de sa recrue François Legault, plutôt que de saboter l’héritage de René Lévesque.

Ou encore ceci :

De sauveur de l’option, Lucien Bouchard était en train d’en devenir le fossoyeur. (…) Il a affaibli l’État comme pas un (…) Sans le vouloir sans doute, il a préparé le terrain au règne de Jean Charest qui s’accommodait très bien d’un État plus faible.

Ce qui, rappelle-t-il, aura également ouvert la porte à des pratiques accélérées de corruption dans un appareil d’État trop affaibli.

Et soit dit en passant, lorsque je chroniquais au quotidien Le Devoir du temps du premier mandat Bouchard, ce même «triple virage» et ses effets négatifs, je les avais d’ailleurs analysés sous toutes leurs coutures et en étais venue à des constats et des conclusions fort similaires.

***

En d’autres termes, ces deux défaites référendaires et tout ce qui s’en est suivi au Québec, sont très loin d’être uniquement, comme on dit, la faute au peuple…

D’autant que cette fâcheuse tendance à l’autoflagellation collective sans prise en compte de la complexité réelle de certains phénomènes politiques est un sport particulièrement prisé au Québec. Comme si le vieux fond judéo-chrétien n’était jamais très loin…

Cette même fâcheuse tendance – laquelle, comme par hasard, a comme «avantage» corollaire de déresponsabiliser les élites politiques et d’affaires -, on peine d’ailleurs à la retrouver de manière aussi prononcée dans d’autres sociétés occidentales.

Sûrement qu’un jour, on fera une thèse de doctorat sur ce quasi réflexe d’autoflagellation collective face, répétons-le, à des phénomènes politiques pourtant d’une grande complexité où les acteurs politiques et les accidents de l’Histoire, pour le meilleur et pour le pire, jouent un rôle souvent bien plus déterminant qu’on ne le pense.

***

En conclusion, Jean Garon dit toujours croire en «des jours meilleurs» pour le Québec et l’option indépendantiste.

Mais pas à court terme, ni nécessairement avec Pauline Marois qui, selon lui, «n’a pas su gagner le cœur des Québécois» et semble encore refuser de s’ouvrir à une plus grande unité du camp souverainiste élargi hors des frontières péquistes.

«Elle aussi», remarque-t-il, «a subi l’usure du temps et accumulé son lot de contradictions dans l’exercice du pouvoir au PQ pendant de nombreuses années».

Sur le gouvernement Charest, ses mots sont particulièrement clairs et durs alors qu’il dit comprendre pourquoi des gens, «surtout les jeunes», en ont été carrément «dégoûtés».

Sur la commission Charbonneau, il souhaite par conséquent qu’elle aille au fond de cette «auge» qu’est la caisse électorale des libéraux. Et ce, écrit-il, «même si cela éclabousse un peu le Parti québécois qui, avec l’âge, semble s’être laissé aller à la facilité des cocktails de financement avec leur face cachée, les prête-noms». Le lien entre corruption, collusion et cartels de firmes privées organisés pour ramasser le maximum de contrats publics en échange d’un financement généreux des partis politiques, ne date d’ailleurs pas d’hier.

C’est donc du côté des jeunes, eh oui, entre autres de ces fameux «carrés rouges», qu’il dit retrouver aujourd’hui son inspiration et son espoir :

Le réveil récent de la jeunesse, avec sa lutte contre la hausse des droits de scolarité et les concerts de casseroles qui ont suivi, me donne confiance.

Bref, les mémoires de Jean Garon sont une lecture fascinante, incontournable et férocement d’actualité pour quiconque s’intéresse à la politique québécoise et au mouvement souverainiste.

***

Sûrement pas une infopub…

Comme politologue et chroniqueure, je préfère avant tout les ouvrages d’analyse politique, mais j’affectionne aussi le mode «autobiographique». En partie pour les incontournables «révélations» des jeux de coulisses, bien sûr, mais surtout parce qu’il permet, entre les lignes, de mieux comprendre la conception qu’un ex-politicien se fait de LA et DU politique comme moteur de l’Histoire.

S’il est vrai que certaines de ces autobiographies prennent parfois la forme d’auto-panégyriques d’une superficialité abyssale ou encore, d’une infopub quelconque et vide de toute substance parce qu’elle vise essentiellement à donner de la visibilité à un tel ou une telle en attendant l’ouverture possible d’une succession ou d’une course au leadership, il reste que cela demeure l’exception. Et n’est certes pas le cas pour les mémoires de Jean Garon!

Le mode autobiographique – le vrai -, permet aussi de mieux déceler de quelle manière un ex-politicien influent se se perçoit lui-même et par conséquent, comment il aimerait être perçu par la population. Sans oublier ce qu’il aimerait voir les historiens retenir un jour de son travail.

Alors, ça vous inspire?

***

(1) Parlant de rapatriement, on attend aussi pour la semaine prochaine, la sortie d’un ouvrage signé Frédéric Bastien : La bataille de Londres. Dessous, secrets et coulisses du rapatriement constitutionnel.

N’hésitant pas à parler en termes de «coup de force constitutionnel», l’auteur fouille justement ici un des phénomènes politiques les plus complexes de l’histoire moderne du Canada et du Québec.

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15 commentaires
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Bonjour,

Et pour tout dire, ce bouquin ne fera jamais un atterrissage dans ma bibliothèque non pas par préjugés contre Monsieur Jean Garon mais tout simplement que pour Nous les Canadiens qui habitons la province de Québec en très grande majorité, ce sont des « choses » que nous savions déjà. Tout comme les nationalistes québécois en très grande majorité sont des « pissoux », soit des peureux avec constamment la queue entre les deux jambes en ayant une peur BLEUE de prononcer « INDÉPENDANCE ET SÉPARATION » , soit l’ultime passage obligé . Ce bouquin ne fait que marteler aux nationalistes qui n’ont jamais voulu « SAWOUÈRE » ce que nous les Canadiens savons depuis des lustres en regardant aller les nationalistes aveuglés et pognés dans les émotions dites « nationales ».

En terminant, tout en revenant d’un aller retour de fin de semaine à Montréal, je fus tout à fait surpris d’entendre différents échos qui fusaient de partout dans certains cafés du Plateau Mont Royal . Tout en expliquant à certains vieux nationalistes québécois furieux de de PAVÉ de Monsieur Jean Garon en leur posant cette question : Est ce que parce que l’immense majorité des nationalistes québécois sont de descendance « RURALE » qui fait que ce groupe de nationalistes soient si « SLOMO » ? Comme disent en anglais nos amis Canadiens en parlant de « SLOW MOTION ». L’autre explication de cette « slow motion » serait que les nationalistes québécois par atavisme continuent avec les patterns normands dont nos péquistes sont les descendants de ces agriculteurs de la France profonde. Et comme me disait tout à l’heure dans un café près de chez moi un vrai de vrai indépendantiste de l’Option Nation en réplique à mes propos sur le côté SLOW MOTION de nos nationalistes, celui ci répliqua devant toute la tablée que « slow motion » voulait dire en vrai québécois « PAS VITE SUR LES PATINS »….. Tout en opinant du bonnet, je quittais les lieux ravi de cette réplique appropriée……. Avec plaisir, John Bull.

On avait demandé à Michel Chartrand quels sont les trois principaux défauts des Québécois?

Il avait dit en premier: on est pas trop brave…..

Bien qu’il y ait une part de vérité dans cette affirmation, je la trouve injuste. Les Québécois ont montré énormément de courage en survivant sur une Terre de Cain (faut voir la réaction des nouveaux immigrants aux premiers hivers pour réaliser à quel point on est fait fort). Ils ont montré beaucoup de courage lors des 2 Guerres mondiales. Ils ont montré beaucoup de courage en parcourant tout le continent en canot.

Le manque de courage se trouve plus du coté des petites élites qui ont toujours couché avec l’occupant. La trahison des Péquistes, qui refusent de parler de souveraineté depuis 17 ans, en est un bel exemple. L’exemple peut-être le plus choquant. Et le moins dénoncé.

Les parasites fédédéraleux québécois auront beau continuer à nous insulter à qui mieux mieux, ils n’en restent pas moins des abjectes parasites qui préfèrent laisser aux autres, le ROC, la responsabilité de gérer et d’administrer le Québec.

Garon semble avoir bien gardé, lui, les yeux ouverts. C’est évident pour Garon qu’à part se faire vivre par les autres, il n’y a aucun intérêt pour lui à rester dans cette confédération canadienne qui n’a jamais été capable ni n’a jamais voulu accueillir en son sein une nation libre et indépendante.

«La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n’en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.»
[André Pronovost]

Bien sûr que la peur n’est pas le seul obstacle à l’acceptation de l’idée du pays. Ce qui me frappe de l’attitude de Jean Garon c’est cette amnésie bien sentie de ce qui s’est réelement produit lors du 2e référendum. S’il avait endossé la stratégie de l’approche du bon et méchant ( Tandem Parizeau et Bouchard) et qu’il s’était impliqué, dans la région de Québec, peut-être que le vote aurait été positif au lieu d’être négatif dans cette région. Au lieu d’embarquer dans le plan de match, il a boudé et ensuite il vient faire la morale..

Outre cela, j’aime beaucoup ce personnage plus grand que nature qui a beaucoup donné surtout au monde agricole. Si on parle aujourd’hui d’une plus grande autonomie alimentaire au Québec, on lui doit. Son passage à l’éducation n’aura pas été concluant malheureusement. Mettons qu’il ne faisait pas dans la dentelle et son approche reflétait beaucoup celle du monde agricole. Tout un boureau de travail et à la blague, à l’époque, on gageait sur la durée de vie de ses chauffeurs qui l’amenaient partout au Québec.

Merci pour cette question où vous mettez en exergue son approbation de la stratégie du beau risque alors qu’il semble la renier par la suite. Comme quoi son image ne peut souffrir de cette ambiguité ou de ce repli stratégique.

J’aimerais aussi bien sûr qu’on approfondisse toute la dynamique politique depuis 1976 pour enfin faire un bilan de tout ça. Certainement qu’on apprendrait beaucoup et surtout nous évitez de refaire toujours les mêmes erreurs.
Admettre que le beau risque a préparé la stratégie du 2e référendum serait certainement un pas dans la bonne direction. Admettre aussi que l’inertie politique pratiquée depuis 1995 ne donne strictement rien.

Les séparatistes purs et durs, en Écosse et au Québec, qui s’imaginent qu’ils peuvent former rapidement un pays séparé de leur fédération, se trompent lourdement.

L’Écosse tiendra un référendum sur sa séparation de la Grande Bretagne en septembre 2 014 seulement, parce qu’il n’y a qu’environ 30 % de séparatistes en Écosse qui veulent, quand même en cas de séparation, conserver la Reine et la monnaie anglaise.

Tout ce qui précède, ressemble beaucoup à la situation au Québec sauf que la Reine anglaise, on pourrait s’en passer ici, pendant que nous arborons, sur notre drapeau québécois, chose incongrue, 4 fleurs de lys de la royauté française, déchue et guillotinée en 1 793, quand ils ont adopté la république.

Vous êtes d’un manichéisme éprouvant. Soit il y a les «séparatistes purs et durs», soit des fédéralistes mous. Des expressions vides de sens, vides de réalité.

Vous oubliez, sans doute volontairement, les citoyens qui ont le goût et le désire de ne plus jouer les « Tangy » canadiens ni les sangsues fédéraleuses. Il y a ceux et celles qui veulent toujours assumer toutes les responsabilités normalement attribuées à une nation adulte. Il y a ceux et celles qui ne souhaitent pas vivre comme des parasites du ROC. Des adultes normaux quoi !

Si l’Écosse vous inéresse tant allez-y M. Bousquet et tenez-nous au courrant. En attendant, ce qui m’intéresse c’est le Québec …

«Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.»
[ Winston Churchill ]

En plus, les fleurs de lys représentent, pour nos Premières Nations, un de leurs envahisseurs, le roi français qui en avait 3 sur son fanion, c’est comme si le drapeau Union Jack anglais était imposé aux Québécois francophones.

Le Québec, produisant 80 % de tout le sirop d’érable au monde, il aurait été plus approprié de montrer, sur notre drapeau, la feuille d’érable verte, suggérée par notre Société Saint-Jean-Baptiste en 1 903, ce qui est un signe bien nord américain qui conviendrait mieux aux Québécois et à nos Premières Nations qui n’apprécient pas majoritairement la monarchie, français déchue ou anglaise, encore régnante

Bonjour,

La faute au peuple ? Bien sûr que les nationalistes québécois sont des peureux, soit des pissous dans le dialecte de la nation québécoises dans un Canada UNI. Mais quelle est cette peur bleue dans le fond ? Le 14 d’Octobre 1968, lors de la fondation du Parti Québécois dans Laurier Dorion sur la rue Christophe Colomb, j’étais présent sur les lieux en tant qu’observateur parmi quelques trois cent citoyens dont la grande majorité étaient des membres du RIN sous la COUPE de Monsieur André d’Allemagne qui n’était pas encore marié à la célèbre chroniqueuse qu’est Madame Lysianne Gagnon de la PRESSE. Et Monsieur René Lévesque entre quelques bouffées de fumée qui faisait rougir la cigarette jusqu’au filtre disait en substance aux militants nationalistes présents sur place ce qui suit : Il ne faut pas parler d’indépendance, les québécois n’en veulent pas. Voilà pourquoi il faut parler de souveraineté, un concept emprunté du Front National de l’Hexagone, un parti d’extrême droite comme le Vlaam Block . Le Front National est un parti ULTRA NATIONALISTE dont les militants arpentent les rues de France en hurlant : La France aux Français. Ça vous dit quelque chose à vous autres les nationalistes québécois ? Et en cette époque du Front National en 1968, je crois que Messieurs Charles Pasqua et Philippe de Villiers en faisait partie de mémoire.

En outre, la faute du peuple a le dos large car c’est aussi la faute de Monsieur Pierre Elliot Trudeau qui en 1980 avertit nos nationalistes québécois qu’un NON allait vouloir dire OUI à du changement. Mais nos nationalistes québécois qui n’ont jamais été « fort sur l’écoute » ont interprété le tout à leur façon pour se foutre totalement de la démocratie. En croyant qu’un NON voulait dire un OUI en 1980 et en 1995 pour en faire un autre comme dans une série de hockey où le Canada mène 2 à 0 présentement. Est ce une série trois de cinq ou bien quatre de sept ? Anyway, si la tendance se maintient, un NON veut dire un OUI à continuer pour nos « séparatistes qui s’ignorent ». Ou bien ils font semblant les p’tits VLIMEUX……

Finalement, Monsieur Bernard El Latino Landry , cet économiste patenté par l’UQUAM qui se trompait allègrement « d’une coupelle de zéros » dans ses prévisions économiques promit dans une envolée patriotique de son cru la souveraineté dans 1,000 JOURS. Quel cynisme de faire planer ainsi ses disciples quoique c’est un mal pour un bien pour nos nationalistes que ce soit plutôt dans 100,000 JOURS le Grand Soir de la Terre Promise pour ce petit peuple qui a tant et tant souffert. En y allant SLOMO, la Terre Promise viendra comme disent les anglais d’une façon slow motion….. Au plaisir’, John Bull.

L’aveuglement volontaire est une des pires tares des esprits mesquins et rabougris. Ce ne sont pas les « les nationalistes québécois [qui] sont des peureux, soit des pissous dans le dialecte de la nation québécoises dans un Canada UNI.» Les seuls et les vrais trouillards, les lâches, ce sont évidemment les fédéraleux québécois qui n’osent pas se lever et mettre le poing sur la table. Ces personnages ne sont que des parasites du système fédérsal canadien qui espèrent se faire vivre par le ROC tout le reste de leur triste vie. Tout ce que ces sangsues, ces parasites espèrent c’est que ceux qu’ils identifient comme leurs maîtres continuent à les nourrir et les protéger.

Les vrais peureux ce sont les fédéraleux québécois qui craignent devoir un jour ou l’autre prendre leurs responsabilités. En attendant ils espèrent continuer le plus longtemps possible à ne pas prendre leurs responsabilités, à vivre comme des lâches.

«Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.»
[Winston Churchill]

Une question comme ca: qu’est-ce qu’un ultra fédéraliste faisait là parmi tous ces séparatistes en 1968?
A moins que vous soyez un agent de la Police Montée?

La peur est un facteur qui est considéré dans le sens que les libéraux fédéraux et provinciaux ont fait campagne contre l’indépendance en 1970, 73, 80, 94, 95, 98 indéfiniment..

Plusieurs facteurs ont été mis de l’avant pour expliquer le Non celui de 95 y compris. L’absence de misère économique, la peur évidemment, l’attachement au Canada mythifié des coureurs des bois et le travail idéologique des notables de l’après défaite des Patriotes pour convaincre le peuple que le Canada
confédératif c’est celui des deux peuples fondateurs du Canada jusqu’en 1970. L’individualisme occidental qui dénationalise, désocialise le rapport aux autres et à soi même dans le tout collectif. La valeur des politiciens péquistes n’est pas seul en cause même si la cuvée des L. Bouchard et F.Legault et précédemment P.M.Johnson est proprement ambivalente et opportuniste.
Un phénomène dans le monde occidental depuis 1945 comprenant le Québec, aucun changement politique d’envergure n’a existé en dehors de l’assentiment de la super puissance américaine dont la culture détermine l’Occident depuis 1945. Pendant qu’avec l’assentiment américain, le Mur de Berlin est tombé et que la techno structure européenne à l’Ouest a abouti avec tous ses ratés et surtout son durable déficit démocratique.

Quant à la haine de soi du peuple québécois ou auto flagellation, il faut regarder du côté de l’abandon historique français comme du déni international de son existence pour saisir le comment du pourquoi se rappeler qu’une portion importante de Canadiens français ont immigrés au 19ème siècle aux É.U exprimant là une coupure négative avec l’histoire qui a laissé des traces pendant que les notables issu du même peuple chantaient une confédération jamais approuvée par le peuple! Une confédération construite pendant un règne conservateur tout autant politique que religieux dont le pouvoir de l’église s’est avéré abusif dans un cadre de subordination politique!

En 1960, pourtant sous J.Lesage, des ministères ont été réorganisés, deux ministères créés dont l’éducation et la culture. En 1976, un gouvernement Lévesque a suivi celui de Lesage en innovant et en reconstruisant le Québec par la loi 101 notamment. L’indépendance aurait pu être faite et éviter l’impasse actuelle, l’attraction forte de la haine de soi car l’auto flagellation est dans le décor à force de blocage politique durable.

La nationalisation de l’électricité en 1963 aurait dû créer un mouvement politique plus fort. La réalité n’a pas suivi.

Je partage la perception de monsieur Garon sur plusieurs points , surtout concernant le PQ d’aujourd’hui . Premièrement le peu de sens politique et les carences au niveau du jugement de Pauline Marois ne peuvent plus être cachés a la population car elles sont dévoilés au grand publique jour après jour .

Le nationaliste conservateur et un ti-peu hypocrite du grand Narcisse Lulu Bouchard est tout a fait exact en ce qui me concerne . Tu ne peut être ami avec Papy Desmarais et être un grand souverainiste en même temps …voyons !

Et que dire des » arrivistes » autonomistes qui ont contaminés le PQ depuis 1995 et dont une bonne partie se retrouve dans l’entourage de la garde rapprochée de Pauline Marois et fortement influencé par le grand Narcisse ci-haut mentionné !!!!!

Le gouvernement péquiste se dirige vers le précipice ! En faisant un pas en avant peut-être que le parti pourra se refaire une beauté comme jadis !

Oui M. Drouin, pour être optimiste, les Québécois, en solide majorité, veulent un Québec souverain…dans le Canada comme ils forment une nation…dans le Canada.

Les ancêtres des Québécois canadiens ont été les premiers Canadiens. Notre Société Saint-Jean-Baptiste a été à l’origine de l’hymne O’Canada et de la suggestion, en 1903, de la feuille d’érable sur un drapeau nationaliste mais, c’est le Canada qui a sauté sur ces 2 symboles canadiens-français.

Nous, nous avons adopté, en 1 948, un symbole de la royauté française, la fleur de lys, reniée par les Français de France qui l’ont remplacée par leur drapeau bleu, blanc et rouge.en 1 793. Toute une erreur adoptée par les nationalistes québécois à la fête nationale. Le fanion du CH semble encore plus populaire.

Bonjour,

Diantre ! Mais « kossé » que les vieux schnooks nationalistes du Premier Lit du Parti Québécois ont fait au Bon Dieu pour devenir de « telles gripettes » ? Mais pauvre Ti Coune comme Denis Arcand nomme nos nationalistes…….. Avec de tels pleutres tout à fait incapables de parler d’indépendance depuis plus de 45 ans, vous avez choisi la « masturbation intellectuelle » de la pseudo souveraineté associative dans la semaine des quatre jeudis. Trop peureux pour parler d’indépendance en ayant fait avorter la Mère Porteuse du RIN dès 1968 afin de pouvoir « zigonner sans conséquences » dans le matelas de la pseudo souveraineté.

Et maintenant, vous autres les couards nationalistes du Québec, pourquoi avoir parlé d’association et de partenariat avec NOUS AUTRES LES CANADIENS pendant plus de 45 ANS ? Allez mes Ti Pits, ce doit bien être parce qu’on est pas « SI PIRE QUE ÇA » ? Car vous n’êtes pas assez NIAISEUX pour parler d’association et de partenariat avec des « salopards », n’est ce pas ? Avec plaisir, John Bull.

Les Québécois un peuple de peureux? Une gang de pissoux? Mais voyons donc M. Garon. Au référendum de 95 il aurait suffit de 55000 voix de plus pour le Oui et on dirait maintenant quel peuple courageux! On a trop tendance à généraliser. Moi je dirais qu’en 95 il y a eu 49% des Québécois qui n’ont pas eu peur de dire Oui. Un grand nombre de Nons sont des irréductibles. Le pourcentage de peureux est peut être de l’ordre de 10%. Ça ne fait pas de nous un peuple de peureux.