La fin des deux solitudes ? Voir, c’est savoir!

C’est donc entendu, pour tout le Canada et les chaumières fédéralistes, l’élection du 2 mai marque le grand retour des électeurs québécois dans la grande aventure fédérale canadienne.

Les points de convergence, après tout, sont nombreux entre eux et nous. Et même si, selon un sondage récent, une majorité de Québécois estiment que le fédéralisme comporte plus de désavantages que d’avantages, l’important est de construire sur ce qui nous unit, n’est-ce-pas?, plutôt que de s’apesantir sur les menus détails où nous divergeons.

Or il se trouve que le million 300 mille personnes qui ont participé à l’exercice politiquement scandaleux qu’a été la Boussole électorale de Radio-Canada (scandaleux car, même si on répondait qu’on voulait l’indépendance, la Boussole nous suggérait de voter NPD, PLC ou PCC) ont aussi répondu à 30 questions.

Ce n’est pas rien, car ce sont des questions sur les 30 dossiers les plus importants de la politique canadienne ces temps-ci — selon les politologues consultés pour élaborer le questionnaire.

Donc, nous avons un portrait superbement informé des convergences et divergences entre le Québec et ses voisins. Je vous invite fortement à consulter les cartes des 30 réponses.

Mais j’en ai choisis quelques unes, pour vous donner une idée:

 

Voulez-vous que le Québec soit formellement reconnu comme nation dans la constitution. Je ne vous laisse pas deviner: en noir, c'est non !

Bon, vous me direz que j’ai fait exprès de choisir une question qui choque.
Alors je choisis un thème moins politique. Le registre des armes à feu. Devrait-il être aboli ?

En bleu, c'est plutôt oui.

Ok, ok. Ça, on le savait.
Au moins tout le pays est maintenant sur la même longueur d’ondes
pour le retour de nos soldats d’Afghanistan, non ?

Étonnant, les Québécois sont les seuls à tenir au retour des troupes!

Bon, changeons de sujet. Au moins, les langues officielles sont un point de convergence essentielle, non ?
Suggérons une affirmation empreinte de bon sens:
Parler le français ou l’anglais devrait être une condition pour immigrer au Canada.

C'est fou comme les Québécois semblent y tenir davantage...

Et que dire de celle-ci. On demande si le mariage ne devrait être
qu’entre un homme et une femme:

Mariage gay: les Québécois ne veulent pas revenir en arrière. Le ROC, oui.

Je ne vais pas vous donner les 30, mais croyez-moi. Dans certains cas, la différence est faible (sur les jeunes contrevenants devant être jugés comme adultes, par exemples) mais sur la fiscalité écologique, des riches ou des entreprises, sur l’essentiel des questions sociales, économiques, militaires, les deux solitudes s’expriment, tantôt légèrement, souvent avec force, comme ici, où on demande s’il faut faire plus ou moins d’efforts pour accommoder les immigrants:

Hummmm. Quelqu'un a dit "divergence" ?
Hummmm. Quelqu'un a dit "divergence" ? Un beau "moment fédéraliste" en perspective !

 

Les commentaires sont fermés.

La seule ombre au tableau concerne le détaillé des circonscriptions urbaines. Les gens du Nord du Québec ont ici une importance démesurée par rapport aux gens de la région urbaine de Québec, de Montréal, de Toronto ou de Vancouver.

Reste que oui, la tendance frappe l’internaute. Un fossé? Un ravin? Un précipice? Un océan? Que dis-je, un gouffre semble séparer les deux pays.

On est rentré dans l’rang! Plus clair que ça, on sauve le canada à nous seul.

Cela peut sembler un peu court comme commentaire. Ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres, mais il est inévitable que les héritiers spirituels de Thomas d’Aquin (tout est accessible à l’intelligence humaine sauf Dieu (?)) ne pensent pas comme les héritiers de Luther (les maîtres du peuple étant choisi par Dieu il est acceptable que le peuple souffre (?)). ;-)?(-:

La démonstration est éloquente. Le contraste des couleurs – politiques – est saisissant. Au tribunal de l’intelligence, la cause est entendue depuis fort longtemps. Et pourtant… nous pateaugeons interminablement dans la mouise. Il n’y a pas d’unanimité au Québec quant au choix de notre destin. Les anglos et les allos apparentés aux anglos maintiennent le fort sans état d’âme. Voter avec leurs pieds, en autant que rien ne bouge, ça ils adorent. Les souverainistes de tout horizon tantôt ils gardent le cap – comme vous le faites admirablement bien depuis la publication de vos ouvrages sur « le menteur », tantôt ils regardent ailleurs en attendant des jours meilleurs. Ces deux portions représentent grosso-modo 30 % chacun de l’échiquier de la question nationale. La balance – comme le veut l’expression – font et défont les gouvernements et/ou les oppositions. Pour eux, la finalité des choses n’a peu ou pas d’importance. Seule l’opportunité compte… modulée parfois à la hausse ou à la baisse selon qu’ils se sentent plus ou moins insultés par l’Autre – celui qui prend toutes les poses du vainqueur de 1760. Cette frange incertaine dans ses choix, vire selon le vent pour ne pas couler. D’une certaine manière, cette frange du Québec est traversée par une puissante névrose: la crainte de son propre engloutissement. N’y avait-il pas un peu de cela dans cet incipit célèbre de Hubert Aquin dans « Prochain épisode »: «Cuba coule en flammes au milieu du Lac Léman pendant que je descends au fond des choses.»

Il faudrait être complètement aveugle pour ne pas saisir que les valeurs et les choix de société que les Québécois souhaitent ne sont pas les mêmes que ceux du ROC.

Et si l’on retourne un peu dans le passé, pour évaluer depuis les vingts dernières années les pourcentages de vote de chacun des partis aux élections fédérales, on constate qu’il y a, invariablement, une façon différente de voter au Québec. Et ce fait n’est pas qu’en raison du Bloc. Au-delà du Bloc, les plateformes électorales qui se situent plus à droite sur l’échiquier politique trouvent plus d’appuis à l’extérieur du Québec, et beaucoup moins au sein de celui-ci.

Alors que faire de cette différence de valeurs et d’opinions?

Les fédéralistes depuis plus de 50 ans tentent de renouveler le pays, de réformer le Canada, de changer les choses, mais sans succès à chaque tentative. Les échecs ont tellement été nombreux et destructeurs que depuis quinze ans, depuis le deniers référendum qui s’est soldé par un résultat très divisé, aucune tentative de changer les choses n’a même été tentée! Aucun effort! Le fruit n’est pas mûr selon les fédéralistes!

Quelles sont les options devant nous? Le statu quo? Vous en connaissez d’autres pays dont l’une de ses composantes ne fait pas partie de sa constitution, ce document fondateur de chaque État? Le statu quo n’est pas une option.

La réforme du fédéralisme? Je le dis sans retenue, je suis souverainiste. Je souhaite que le Québec vole de ses propres ailes, en laissant le Canada faire ses propres choix. Que chacune de ces deux nations distinctes puissent vivre selon ses choix et ses valeurs, et ce en bons voisins qui peuvent signer des accords commerciaux et agir en peuples accueillants. Mais même si je suis souverainiste, il y a une option que je serais prêt à signer dès maintenant: une véritable confédération.

Par définition, une confédération est le regroupement d’États indépendants, sans gouvernement central, qui ne sont regroupés que pour faciliter les échanges commerciaux, la libre circulation des biens et des personnes, partageant pour ce faire un passeport commun, possiblement une monnaie commune.

Au départ, la Canada devait être une confédération. Il est devenu avec le temps, sans que le peuple ne soit consulté, une fédération possédant un gouvernement central fort, gouvernement possédant un pouvoir de taxation (que les deux Grandes Guerres sont venues concrétiser temporairement au départ, mais ces pouvoirs se sont incrustés…) et un pouvoir de dépenser.

Si le Canada devenait ce qu’il devait être, je serais un fier Canadien.

Mais je n’y crois pas, je n’y crois plus. Pas à la suite d’autant de tentatives de réforme du pays rejetées au fil du temps. Nous sommes obligés de constater que le ROC ne voit pas le pays de la même façon que nous le voyons, ne souhaite pas les mêmes choses que ce que nous souhaitons. Pourquoi nier l’évidence? Pourquoi ne pas prendre acte du fait que ces visions contraires ne sont pas réconciliables?

La troisième option est la seule encore possible: la souveraineté. Et qui sait, placés devant l’inévitable, devant le choix des Québécois qui se seront enfin levés et affirmés, le ROC pourrait peut-être changer et devenir une véritable confédération…

Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée… Et je ne crois pas que les gens du ROC soient fous, bien au contraire.

Bizarre le noir dans le bas-du-fleuve au sujet du régistre des armes. Lors de la dernière partielle dans ce comté, le PCC l’avait arraché au Bloc justement parce que le Bloc était pour le régistre des armes ce qui horripiliait les chasseurs du coin.

wow!

Le Québec social-démocrate contre le ROC républicain. On voit se dessiner deux échelles de valeurs complètement différentes. Et comme les valeurs sont le fondement de l’action, les Républicains du ROC prendront des décisions qui déplairont beaucoup aux socio-démo.

Il va y avoir du sport avec les républicains majoritaire au pouvoir! Si Harper ne se tasse pas au centre, le choc des deux solitudes va peut-être faire trembler la fédération.

Mais les Québécois sont des pissous. Ils vont accepter de prendre leur trou. Ils vont japper mais ne mordront pas la main du ROC, de peur de perdre leur nanane, les transferts de la péréquation. C’est triste mais j’ai bien peur d’avoir raison!

@ Max: je te ferai remarquer que tu as dit: un gouffre semble séparer les deux PAYS. Lapsus quelque peu révélateur qui montre bien comment l’idée est devenue naturelle.

Je crois que ce 2 mai est la solution à ce que la logique humaine veut……………. un pays enfin,

Le fédéraliste en moi est soudainement face à une dissonance cognitive majeure…
On va aller faire dodo voir ce que ça donne…

Il demeure un mystère dans le reste du canada, j’en conviens. Mais comme la société capitaliste a fait ses ravages et beaucoup de gens vivent dans l’ignorance, j’achète l’idée d’un de vos internautes que nous pourrions être des survivants. Le nouvel ordre mondial a ses limites et est coincé dans son système, il veut vous faire croire que votre vote ne sert à rien même s’il croit contrôler toutes les avenues. Le problème est que malgré la programmations les acteurs que nous sommes et les acteurs du systèmes jouent des rôles dans le système mais sont imprévisibles LOL LOL LOL

@ Michel: j’ai bien peur que tu ais raison malheureusement! Pissou est le bon terme.

Bonjour,
On n’a juste à relire un petit peu notre histoire, je parle du rapport Laurendeau &Denton et du rapport Pepin & Robert pour réaliser que rien n’a changer au Canada, car selon ces rapports le concept des deux nations étaient irréconcilliable et 50 ans plus tard c’est toujours le cas. C’est à croire que les Québéçois sont incohérents dans leur choix et qu’ils aiment cela. Exemple (Trudeau à Ottawa & Lévesque à Québec, pour la guerre en Afganhistan dans le ROC et contre au Québec, Mariage guai, jeunes délinquants, autant de différence.)
Clément Marcotte.

M. Sylvain Gauthier, une véritable confédération, c’est ça qui avait été proposée aux Québécois aux référendums de 1980 et 1995 sous les noms de souveraineté-association et souveraineté-partenariat. Ce n’est pas le ROC qui nous a fermé la porte sur les doigts, ce sont les Québécois qui ont voté NON à ces options.

Un solide OUI à, disons 60 %, aurait changé bien des choses mais le ROC ne pouvait quand même pas, nous accorder ce que nous ne voulions pas à ce moment-là.

Faudrait voir à accorder à toutes les parties, ce qui serait accordé au Québec dans une confédération ou une fédération renouvelée, pour ne pas faire de jaloux, autrement, les autres Canadiens vont juste nous haïr, ce qui n’est pas bon pour le voisinage, nos exportations et tout le reste comme le tourisme.

Le Canada et le Québec ont toujours été deux pays différents et ils le seront tant et aussi longtemps que des québécois francophones vivront au Québec.

Les John Bull de tout acabit auront beau nous insulter ici en toute liberté, le fait reste indéniable : le Québec et le Canada forment deux pays, dont l’un impose à l’autre sa constitution, ses lois ses impôts et sa Cour suprême. Voilà la vérité brute que ces graphiques démontrent noir sur blanc.

«La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence. L’intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n’en a pas.»

[Claude CHABROL]

La quadrature du cercle canadien est la suivante: les Canadiens veulent conserver le territoire du Québec dans la fédération, que cela plaise ou non aux Québécois.

Qu’est-ce que c’est qu’etre reconnu comme « nation dans la constitution » ? La reste du Canada y lit plutot, « reconnu comme nation » ce qui explique leur desagrement, alors « dans la constitution » veut-il dire qu’on reconnait le Quebec comme nation sous l’arche d’une constitution partagee de mer a mer ? Ok, c’est beau, mais est-ce une prelude a « reconnu comme nation » point finale ? Ou est-ce un etat permanent ? Just asking.

Scandaleux? Permettez-moi de partager avec vous cette haute voltige demagogique observee.
Des conditions gagnentes pour le Canada au Quebec!Tu y pense tu? C`est quoi la date? 1760?C`est encore nous autre les coupables…Pour revenir au Canadiens,c`est vrai qu`ils sont conditionnes d`une autre facon par ceux qui les exploitent…C`est pour ca que pour moi le meilleur choix serait qu`on se depoussiere chacun dans notre petite misere et a notre facon mais ils vallent bien une association et ca,il ne faux pas le perdre de vue.
Andre de Calgary

La démonstration de la boussole électorale est éloquente. La plus grande « menace » à l’unité nationale canadienne, et la plus grande opportunité pour les souverainistes, n’est peut être plus le besoin identitaire des Québécois mais plutôt la polarisation entre les sociaux-démocrates du Québec et les canadiens-anglais plus à droite.

Cette polarisation est beaucoup plus fondamentale que je ne le pensais avant de voir ces cartes. A la lumière de ces résultats, le PQ doit réorienter le message de la souveraineté vers un projet social-démocrate d’abord et les questions d’identité ensuite.

Pour reprendre un terme utilisé en mathématiques à la fin d’une démonstration.. CQFD! (ce qu’il fallait démontrer!)

Et après on dit que les Québec et le Canada veulent la même chose. Le contraste est frappant. On ne parle pas que de légère différence d’opinion, mais d’opinion complètement contraire.

Sur 30 cartes, au moins 25, soit 83%, démontrent que le Québec veut quelques choses de différents sur des sujets considérés comme chaud et de premières importance.

Je sais que la boussole a plusieurs lacunes, mais une différence net ne laisse aucun doute.

Réveillez-vous fédéralistes, ça ne marche pas! C’est un non-sens! Si au moins le RoC était ouvert à des changements, votre position serait défendable, mais ce n’est pas le cas.

Expliquez-moi, après ces résultats (et ceux du 2 mai), comment le fédéralisme peut être favorable au Québécois!!!

L’anglicisation croissante du Canada risque de contaminer le Québec comme un cancer sournois,indolore… tuant la richesse de la francophonie en Amérique du Nord Réveillons-nous!
Espérons que les prochaines élections provinciales (dans 2 ans) viendront renverser quelque peu la vapeur par un renforcement de la loi 101 – bien « maganée et édentée » à l’usure depuis son adoption (1977), par la francisation obligatoire des entreprises de moins de 50 employés, par l’augmentation des ressources humaines et financières pour intégrer convenablement nos immigrants à la francophonie, finalement par une déclaration d’indépendance politique du Québec où nous cesserons de donner 50% de nos taxes & impôts à Ottawa, etc. Nous (francophones) étions plus de 60% à la Conquête (1759-60) et maintenant nous ne représentons plus que 23%. C’est dramatique pour la diversité culturelle et linguistique mondiale.
J’ai traduit de l’espagnol au français l’histoire du français (Chap. 6 du livre de Carlos Prieto : «5000 años de palabras» (2007) – 15 pages. C’est le document le plus récent que je connaisse sur cette question de la disparition des langues… Si ça VOUS intéresse, faites-moi signe !
12 mai 2011

Le dernier graphique est sur les efforts pour accommoder les « minorités religieuses ». Ce n’est pas exactement la même chose qu’accommoder « les immigrants » comme vous le dites.
Cordialement, NdV

« Mariage gay: les Québécois ne veulent pas revenir en arrière. Le ROC, oui. »

Pas vraiment. Les Maritimes et les regions urbaines en Ontario, C-B et une bonne partie du Nord du Canada ne veulent pas revenir en arriere non plus.

Et c’est pas le seul exemple ou la carte est pas si divisee que ca. Les regions francophones des Maritimes, entres autres, sont souvent du meme bord que le Quebec. Mais bon, elles sont habituees a etre oublie par le Quebec de toute facon…

Curieusement la question du financement publique des partis politiques semble faire consensus pratiquement partout dans le Canada, incluant le Québec. Et curieusement la majorité des répondants à la boussole seraient plutôt en défaveur de ce financement. En somme presque tout le monde est d’accord avec les Conservateurs qui voudraient mettre fin au dit financement. Voilà une chose que je trouve bien singulière.

La question de la marijuana est assez intéressante aussi. On aurait pu penser que les québécois étaient les plus en faveur de sa décriminalisation. Hors, il n’en est rien. Les plus farouches opposants à la criminalisation de la possession se trouvent à la frontière de la Colombie-Britannique et des États-Unis. Cela laisse entendre qu’il y a à Vancouver comme dans la zone frontalière une méchante intégration de la drogue en général. Curieux quand même que l’Ouest soit plutôt Conservateur.

Se peut-il que bien des gens votent conservateurs pour se protéger ? Quand on n’est pas trop sûr de ce que l’on fait. Vaut p’t’être mieux voter du bon bord. Ainsi, je suis un modèle de vertu côté face et je vote comme il faut…. Quant à mes vices côtés piles, vous n’en saurez rien ! En d’autres mots on pourrait dire que la dualité de l’espèce humaine fait l’affaire du conservatisme qui récompenserait par son immobilisme sur certains dossiers, certaines formes de comportements sociaux qui pourraient ressembler à y bien regarder à l’expression hardie de ce qui s’appelle la duplicité.

Enfin, c’est seulement une opinion hypothétique, ça n’a rien vraiment de scientifique ! C’est un peu comme la boussole électorale quoi ! Just for fun !

Bonjour,
Sains d’esprit, les québécois ! Tel est le titre dans la section Idées du Devoir du 9 de Mai 2011 de la longue diatribe incendiaire de Monsieur Norman Lester qui descend en flammes le jugement des québécois et de leur insignifiance. Cet auteur du Livre Noir sur le Canada Anglais n’y va pas avec le dos de la cuillère. Une vraie tonne de briques ou plutôt une volée d’invectives met en doute le bon jugement des québécois sur le plan politique. Avec l’atomisation de la société, les québécois qui étaient non politisés semblent plus confus que jamais. Dans ma situation, j’ai fait le test avec honnêteté de la boussole électorale et le tout m’indiquait que j’étais un fier libéral, ce qui est le cas. NPD de coeur et libéral de raison avec ces deux partis centralisateurs comme il se doit. Ayant entendu beaucoup de commentaires de jeunes étudiants qui firent le test de la boussole, ces jeunes se croyaient de gauche en étant favorable au Bloc Québécois mais avec la question sur l’ouverture à l’immigration, ceux ci se cantonnaient dans une position frôlant l’extrême droite qui sévit au Québec sur le grand manque d’ouverture à l’Autre. Avec son nationalisme, le Québec est profondément de droite dans son inconscient collectif mais tellement habitué de dépendre des mamelles de l’État, le québécois peut fort bien avoir des errances profondes entre ce qu’est la gauche et la droite. Les québécois vont voter en bloc pour Monsieur François Legault et sa Coalition pour l’Avenir du Québec si celui ci se pointe le nez. Plutôt un raz le bol généralisée dans la société qui se croit distincte mais ne sait pas exactement OÙ ! Cela dépend beaucoup de ce qui va s’exprimer à Tout le Monde en parle, la messe dominicale…. Bien à vous, John Bull.

Il est remarquable de voir à quel point l’électorat semble se comporter en consommateur. Les programmes politiques sont mal connus. La participation aux instances des partis est le fait d’une très petite minorité. Beaucoup d’électeurs se arrêtent leur choix en écoutant des émissions à la frontière du spectacle de variétés et de l’information.
On ne peut nier que l’électeur moyen est mieux informé aujourd’hui qu’il y a cinquante ou cent ans. La complexité des enjeux exige une participation du plus grand nombre que la puissance et la disponibilité des moyens de communication permet.
Le comportement actuel de l’électorat démontre que l’importance de l’idéologie a été occultée. Ce concept a été dépeint comme suspect par les courants de pensée et d’action dominants des trente dernières années. Pourtant, l’idéologie permet de construire des systèmes cohérents. Bien sûr, il faut se méfier des excès.

Toute cette analyse n’est basée que sur le résultat des votes (la boussole n’a rien de scientifique). Alors que chacun sait que bien des gens s’abstiennent de voter quand ils considèrent que leur vote n’aura aucun poid si leur conté semble acquis par une tendance opposée.Donc si 40% ne se déplace pas voter (bien sur il y en a une propotion qui ne sont pas inétressé, doonc probablement 30% de gens qui considèrent ne pas avoir de poid, ça n’est pas négligeable).
Essayer de stimuler la flamme séparatiste sur de tels données n’est pas sérieux. Toute personne ayant un sens critique voit bien que cet échantillonnage ne peut constituer une base probante pour tirer de telles conclusions.
On a peut-être tiré trop vite nos conclusions concernant le NPD. Ne serait-il pas possible que les québécois ne votent que pour des chefs québécois? Des chefs qui s’identifie de culture et d’origine Québécoise? C’est vrai que la question consitutionnelle nous divise et que toutes orientations confondus on veuille la régler mais de prétendre que ça soit la séparation ou le statut quo qui l’emporte est faux selon moi les gens sont prêt a des compromis pour arriver a une solution acceptable pour tous.
C’est pourquoi une question claire du genre voulez-vous la séparation? Ou voulez-vous le statu quo? Serait NON-Non on veut en finir avec cette question et trouver une solution qui ne laissera pas insatisfait 30% de la population. Alors une proposition de fédéralisme renouvelé qui concilie les 2 extrêmes sera acceptée par la très grande majorité j’imagine plus 70%. Laissant les indifférents et quelques pur et durs des 2 extrêmes, qui seraient de toute façon jamais conciliables à une majorité possible.
Si le libéral veut renaitre de ces cendre il devra vaincre sa peur de ne pas passer dans l’ouest avec un chef québécois et proposer un chef le plus rapidement possible qui aura du temps de pour convaincre l’électorat canadien de sa volonté a concilier l’est et l’ouest, de sa capacité a sortir de son organisation le crime organisé qui a détruit sa réputation (on se souvient… de tout ceux qui se ne souvenaient plus de rien devant le juge Gomery) et de réformer sa plate forme sur le nouveau modèle du libéral au Québec c’est à dire développement durable, intervention de l’état dans la règlementation et la participation mais plus en institutionalisant tout, c’est à sire en laissant une place au partenariat multiparti état-entreprise-employés… espérant que représentation d’employés que les syndicats seront remplacés par des coopératives de travail. Au lieu d’avoir un représentant qui a un intérêt financier propre opposé à la productivité et la rentabilité, les coopérative elles ont les mêmes intérêt que l’entreprise et l’état mais avec faisant valoir davantage les dimensions sociale, santé et environnementale.
Un code du travail et un salaire minimum basé sur le minimum pour vivre avec une limitation sur les augmentation et le plafonnement des bonus. Pour réguler la croissance des revenus des autres professions et limiter les profits exorbitant des entreprises comme les banques en les taxant davantage.
Pour en revenir aux données qui ont étées utilisées elles ne sont pas représentatives pour fin d,analyses scientifiques que l’ensemble de la population dont on ne peut espérer en tirer des conclusion sur l’ensemble de la population.

Voulez-vous que le Québec soit formellement reconnu comme nation dans la constitution. Je ne vous laisse pas devinez: en noir, c’est non !
La tache bleu pale dans le Québec, c’est Papineau, voir ex-Lawrence Cannon, conservateur.

Pour en savoir plus voir :
Pontiac Québécois et le role de l’Église

http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2007/les-sacrifies-de-la-bonne-entente.html

LES SACRIFIÉS DE LA BONNE ENTENTE
Lundi 18 novembre 2002

Je dirais que ce qui s’est passé le 2 mai dernier pourrai possiblement devenir le début d’un futur roman de politique fiction dont le titre serait :

Comment faire l’indépendance du Québec par l’intérieur du Canada sans se fatiguer !

Tout dépendra :

1.
De ce que le PCC majoritaire en chambre et au sénat déposera comme projets de loi
diamétralement opposés aux valeurs de la société québecoise.

2.
Du nombre de motions unanimes que l’Assemblée Nationale votera à l’encontre de ces éventuels projets de loi conservateurs.

3.
De la capacité du NPD en général et de la députation québecoise du NPD en particulier de
prendre le relais et de défendre les intérêts de la société québecoise sans s’aliéner sa base
électorale du « Rest Of Cadenas ».

C’est vraisemblablement « l’intensité » relative de ces trois ingrédients qui aura un impact sur
la baisse, le maintien actuel ou la montée de la ferveur souverainiste au Québec.

Concernant le NPD, j’invite tout le monde a lire la fameuse « Déclaration de Sherbrooke » de 2005, mentionné à plusieurs reprises pendant la campagne électorale, disponible sur le site internet de la député Francoise Boivin ici :

http://www.francoiseboivin.com/fr/docs/Declaration_Sherbrooke_FR_V2.pdf

On croit rêver. On y parle entre autre :

De fédéralisme assymétrique ; De fédéralisme coopératif ; Etc….

Chose certaine, jamais le NPD n’appliquera le contenu de cette déclaration.

Il perdrait alors toute sa base électorale actuelle et potentielle dans le ROC.

Dans les faits, le NPD est piégé par les résultats non prévus du 2 mai dernier.

Il est coincé entre « l’arbre » canadien et « l’écorce » québecois.

À droite, toute!

Ce qu’il faut retenir des élections (les pourcentages sont arrondis à l’unité):

— Dans le ROC, 48% des électeurs ont voté PCC, disons, pour faire court, la moitié des électeurs.

— Dans le ROC, 26% des électeurs ont voté NPD,
soit essentiellement le même pourcentage que les 23% pour le BQ au Québec.

Ceux qui ont voté pour le PCC dans le ROC avaient le choix entre le PLC (21% dans le ROC), plutôt centre-droit, enfin pas vraiment à gauche, n’est-ce pas… et le NPD un peu plus gauchiste, mais si peu.

Convenons-en, le vote à droite du ROC est très dominant, le ROC est à droite.

C’est ainsi. Ce qui nous ramène aux «Two solitudes».

Je crois que le défi pour les indépendantistes sera de trouver la façon d’illustrer aux Québécois les différences entre le Québec et le ROC et le 2 mai dernier, l’élection a scellé définitivement ce fait. Ceci, avant de se faire mettre dehors par l’ensemble canadien parce que le Québec est disfonctionnel comme le démontre votre article.

Il faut remercier l’enquête de R.-C. avec » La Boussole « qui démontre sans conteste que le Québec est une société distincte.

Nation québécoise : à part la langue, qu’est-ce qui nous distingue vraiment? J’ai vécu en Saskatchewan, en COlombie-Britannique, au Manitoba et en Ontario et je peux affirmer que ce sont des mondes à part entières. Leur économie, leur mentalité et leurs moeurs sont distinct.

Registre des armes à feu : le Québec est pour puisque c’est de l’intervention gouvernemental. Autrement, c’st un gaspillage éhonté d’argent. À ce sujet, je me demande pourquoi on ne consulte jamais les policiers pour connaitre sa véritable utilité. 11k consultations par jour me semble disproportionné; ça fait une consultation aux 8 secondes!

L’Afghanistan : pour ce point, on est d’accord. On n’a pas d’affaire à intervenir dans les affaires intérieures d’un autres pays – parce que c’est ça maintenant : une guerre civile entre les patchoun (?) et le reste du pays.

Connaitre les langues officielles : le gouvernement n’a pas à s’en mêler. Si un immigrant veut vraiment immigrer dans un pays, il apprend la langue de la place. S’il échoue, ses enfants vont réussir. C’est ce qui arrive avec ma belle-famille aux ÉU : les jeunes de ma génération parlent tous anglais comme n’importe qui né dans le pays.

Mariage gay : Harper n’osera jamais refaire le vote, car il sait qu’il se mettra à dos l’OUest. Levant l’a dit durant la soirée électorale : pour pouvoir espérer former un gouvernement, le Reform a dû passablement diluer son vin.

Accomodement pour les immigrants : l’opposition du Québec vient du fait que l’État est porteur d’identitié. C’est donc l’extrême opposé au multiculturalisme. Du moment que les immigrants respectent nos lois et notre constitution, ils peuvent faire ce qu’ils veulent.

Le 2 mai me fait penser à un Québécois assis à un bar en Ontario à l’heure du « last call » qui, un peu saoul et déprimé se met a « cruiser » la seule fille du bar qui n’est absolument pas dans ses goûts. Mais, il aime l’oranger de sa robe et se dit qu’à cette heure, c’est sa dernière chance…

Une rencontre du troisième type qui ne ferait pas d’enfants forts, si jamais ces deux là se mariaient par dépit.

On s’aime, mais de loin ! Ou comme touristes, ça va. Mais au dela de la discussion sur la météo, rien ne nous rapproche. Alors pourquoi forcer les choses ?

Si le Roc ne tenait pas tant à nous…

Depuis le 2 mai le Québec ressemble à une jeune mariée qui croit qu’avec l’amour elle pourra changer le comportement de son mari macho.

Solitude! Solitude! Pauvre Québécois émotifs. Quand nous verrons les résultats de ce que Harper va nous donner et nous faire et que Layton restant stationnaire, les Québécois se rappelleront. A ce moment on pourra dire; Chassez le naturel et il revient au galop. Je n’ai vraiment pas hâte de voir ces résultat. N’oublions pas non plus que Harper avant d’être chef des conservateurs, ce groupe se nommait et était du Reform Party. Extrême droite.

Peut-être noterons-nous encore plus de différences dans l’avenir entre le Québec et le ROC. En effet, il y a fort à parier que l’arrogance naturelle du ROC aura la bride sur le cou maintenant que la quasi disparition du Bloc laisse à penser pour tous les fédéralistes que la souveraineté a été écrasée au Québec et qu’elle n’est plus un obstacle à leur expression haineuse.

«La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain.»
[Voltaire]

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ces paroles de Robert Charlebois, pourtant pas le plus souverainiste des auteurs québécois:
Titre « L’indépendantriste »; ça dit mieux que moi ce à quoi tout cela me fait penser…
________________________

Elle enfile un bustier fleurdelisé
Pour afficher son autonomie
Il repasse son t-shirt unifolié
En bougonnant après les colonies

Elle e trinque au bon roi Français premier
Il tète son scotch from the old country
Elle dit que tous ça c’est sa faute à lui
Il ronfle tout seul dans son lit queen la nuit

Faut qu’on sépare, y faut qu’on splite
C’est toi qui pars ou moi je te quitte
Prends le Pacifique, je garde l’Atlantique
Forever indépendantriste

Faut qu’on sépare, y faut qu’on splite
C’est toi qui pars ou moi je te quitte
Sois pacifique, je reste authentique
Together indépendant triste

En chambre bleue quand elle démaquille
Sa constitution frêle de veille fille
C’est la première à revenir en arrière
Une dernière fois pour que demain soit hier

Il se sont aimé well souverainement
Mais maintenant les enfants sont grands
Et la maison où ils étaient heureux
Est à vendre sur la terre de nos aïeux

Faut qu’on sépare, y faut qu’on splite
C’est toi qui pars ou moi je te quitte
Prends le Pacifique, je garde l’Atlantique
Forever indépendantriste

Faut qu’on sépare, y faut qu’on splite
C’est toi qui pars ou moi je te quitte
Sois pacifique, je reste authentique
Together indépendant triste

Elle l’a aimé son bel Ottawa
Des rockies en passant par Moose Jaw
Je me souviens ne croyez pas qu’elle pleure
D’un océan à l’autre des larmes de bonheur

Faut qu’on sépare, y faut qu’on splite
C’est toi qui pars ou moi je te quitte
Prends le Pacifique, je garde l’Atlantique
Forever indépendantriste

Faut qu’on sépare, y faut qu’on splite
C’est toi qui pars ou moi je te quitte
Sois pacifique, je reste authentique
Together indépendant triste

Vous êtes gentil en qualifiant l’exercice de la Boussole électorale de Radio-Canada de « politiquement scandaleux ».

Monsieur Lisée, vos chroniques n’ont pas l’habitude d’être bêtes comme celle-ci. Je suis sûr que vous l’aurez remarqué depuis. Une telle carte donne une importance beaucoup trop démesurée aux régions immenses peu peuplées alors que la population est en réalité concentrée en de petits endroits. Je ne veux pas enlever d’importance aux gens des régions, mais une comparaison des grands centre (Montréal, Québec, Toronto, Winnipeg, etc.) serait beaucoup plus honnête. S’il-vous-plaît, ne sombrez pas dans un manichéisme de merde, restez intelligents. Sinon vous perdrez toute crédibilité et je vous classerai et ne vous lirai plus.

Mis à part ceux et celles qui vivent dans le déni ou pratiquent l’aveuglement volontaire, y a-t-il quelqu’un que cette démonstration étonne vraiment?

Ceux et celles qui croient que le RduC va adhérer à une réintégration du Québec dans le giron constitutionnel canadien autrement que par la ratification pure et simple de la Loi constitutionnelle de 1982 tel que rédigée se bercent d’illusion. C’est le jeu du RduC depuis plus de 30 ans. Soit: finir par avoir les québécois à l’usure.

J’ai la profonde conviction que les québécois, lors d’un plébiscite, préfèreraient majoritairement le statu quo plutôt que de se doter d’État libre et capable d’assumer son destin et son développement.

Le RduC reconnaît le caractère distinctif du Québec en autant que ça demeure de l’ordre du folklore.

Il y en a même sur ce blogue qui ne voient aucune différence entre les québécois et les canadiens du RduC, même avec tous les faits qui historiquement nous ont distingué, même avec tous les tableaux que vous publiés ici.

Les Britanniques eux-mêmes ont reconnu que les québécois formaient une société ayant un caractère distinctif il y a plus 237 ans en adoptant « The Quebec Act, 1774 », 14 George III, c. 83 (U.K.).

Il semblerait que nous ne serons jamais écoeurés de mourir. Serions-nous « une bande de caves »?

@lagentefeminine

« Pour en revenir aux données qui ont étées utilisées elles ne sont pas représentatives pour fin d,analyses scientifiques que l’ensemble de la population dont on ne peut espérer en tirer des conclusion sur l’ensemble de la population. »

Vous venez de faire toute ma fin de semaine,
Les chiffres avancés par la boussole ne sont pas crédibles je l’avoue, mais que dire de vos supposition:

« Alors une proposition de fédéralisme renouvelé qui concilie les 2 extrêmes sera acceptée par la très grande majorité j’imagine plus 70%. »

Hihihi… Ça c’est très scientifique!!!

La région de Montréal est difficile à voir sur la carte. Elle représente quand même environ 50% de la population québécoise…

Cette déboussole était doublement mystifiante et tordue parce qu’elle pouvait même associer un électeur indépendantiste au Parti Vert si cet électeur était plus ancré à gauche sur le plan économique tout en ayant des préoccupations environnementales! Pourtant, le Parti Vert lui-même se réclame de l’extrême-centre, c’est là même la principale distinction entre ce parti et le NPD!

@Eric

il appert que cette délimitation géographique est justement celle de la chambre des communes à Ottawa. Les régions rurales y ont toujours eu un poids surdimensionné. (C’est voulu, pour « équilibrer » le poids des métropoles qui sont généralement plus riches…)

C’est donc tout à fait logique de se servir de ces données. Car ce sont les Communes qui votent sur ces questions.

Là où il y a un problème méthodologique, c’est au niveau de la technique d’échantillonnage qui n’est ni aléatoire, ni représentative statistiquement…

Mais à ce que je sache, ces cartes ne seront pas publiées dans un périodique académique.

Le Québec est et restera toujours une simple province égale aux autres et aussi aux trois territoires, n`en déplaisent aux tenants de la cause d`indépendance.

La majorité des québécois est fier de ces racines canadiennes.
Ou que les tenants de la cause présente uniquement que la seule question pertinente:

» Êtes-vous en faveur d une indépendance pure et simple du Québec d`avec le Canada ? »

Telle devrait être la question et nulle autre. DE dire qu il y aurait une négociation avec les autres provinces adviendrait a dire que le ROC accepterait ceci et négocierait sans rien éprouver envers les québécois, qui auraient détruits ce pays, le Canada….faut pas charier hein, le sentiment ou ressac anti-Québec serait elle que les négociations risqueraient d`être très amères et dures.

Il y a des différences notables effectivement ceci dit lorsqu’on assume ces différences on ne vote pas pour un parti pan canadien comme le NPD!

L’élection du 2 mai est une absurdité et interroge sur des carences éducatives chez les Québécois.
Les Québécois se sentent différents dans le Canada mais sont incapables de tirer les conclusions appropriées et sont en toujours en attente d’un ou de prophètes quitte à les inventer comme récemment le bon Jack.

Depuis le 2 mai, que savons nous des Québécois?
10 jours plus tard après le 2 mai, des milliers de citoyens doutent des Québécois. La langue française est un point d’irritation majeur dans la condition canadienne, les Québécois s’accommodent toujours et toujours tout en infligeant une raclée non méritée au Bloc Québécois.

Pourrait-on faire disparaître la St Jean Baptiste pour les deux prochaines années? Si les gens sont conséquents par leur vote du 2 mai, ils devraient s’abstenir de se promener avec des fleurdelisés!

On peut penser sans se tromper que l’existence de R.-C. passe par une ‘soumission en sourdine’ (sournoise, hypocrite, malhonnête) aux idiOligies ‘reformists’ (sous forme de diktats) du ‘harper government’ maintenant dangereu$ement majoritaire alors, que je regrette donc le vol du référendum de 1995 (perpétré par 2 d’ici, jean chrétien et jean charest).

Je pense que c’est maintenant désespéré !

La démocratie se meurt !

‘Que reste-t-il, de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours, . . . de ma jeunesse !!’

Vos commentaires sont pertinents et suscitent une réflexion.Il faut tenter de comprendre pourquoi le peuple a laissé tomber de si dignes représentants du Bloc Québécois. J’accepte mais je ne comprend pas ce qui s’est produit… Les média ont joué un rôle important dans cette élection.. Certes, Guy A Lepage a reçu tois chefs des partis politiques mais Il a reçu la journaliste Hébert 24 heures avant le vote et cette dernière a « descendu » le BLOC
sous des dehors D’OBJECTIVITÉ..Lepage tente de se justifier mais ce sera peine perdue.. Il dit qu’il a perdu ses élections.. Faites-moi rire..

Je vous demande d’essayer comparer deux autres solitudes: les Indiens et les québécois. Que penseriez-vous de diviser le Québec? Il faut trouver un terrain d’entente, c’est tout.

Ces images me semblent aussi être de la poudre aux yeux, étant donné qu’on n’y voit pas les tendances dans les grands centres. Avoir les résultats en chiffres aurait été plus approprié. Peut-être qu’en tant que journaliste, vous pourriez avoir accès à ces chiffres ?

J’ai lu plusieurs commentaires concernant l’accomodement des immigrants. La question ne concernait pas les immigrants, mais de minorités religieuses. C’est très différent. Le Québec est une société qui tend vers la laïcité. C’est donc normal que nous ne soyons pas très ouverts aux accomodements religieux.

Ce n’est pas parce que Lester écrit au Devoir qu’il gagne en crédibilité Monsieur Bull.

Citer un panphlétaire qui a tendance au jaunisme n’est pas pour ennoblir le messager.

En dehors du fait que cette carte n’est pas scientifique, faut-il une preuve supplémentaire au fait que nous sommes deux solitudes ?

Belle article M. Lisée. Rien de scientifique mais, reste néanmoins que les cartes sont éloquentes. Un fossé abyssale semble séparer le Québec du ROC. A quand le pays? Souverainiste désillusionné faite moi le plaisir de vous lever encore uen fois car l’idéal n’est peut-être plus si loin. Comme l’a dit l’un de nos célèbre auteur, M. Vigneault, « Je vous entends demain parler de liberté »!

La non-pertinence est une volonté clairement exprimée aux dernières élections. »0 ans d’immobilisme et toujours aucune solution de régler l’impasse constitutionnelle.
Plus de 100 contés dans l’opposition officielle vaut pas mal mieux qu’un bloc qui ne fait que nous mettre dans le coin et restreindre notre développement économique et social.
Ça n’est pas a Ottawa de créer un consensus au niveau de la société québécoise. Les positions sont trop divisées on a besoin de trouver une solution qui conviennent a la très grande majorité. Là question de la séparation fait de moins en d’intéressés. Le statu quo non plus. Mais 20ans d’immobilisme ont causé assez de mots d’insatisfactions pour commander le changement. On veut résoudre cette question et passer a autres chose. En tout cas le passer a autres chose a été très clairement exprimé. Peut de temps avant le vote M. Duceppe mettait en garde M. Layton concernant la nécessité de gagner des sièges et non un pourcentage de votes intéressé, disant que lui M. Duceppe connaissait bien ou marquer pour que ça compte. Eh! bien fut pris qui croyait prendre. Faire renaitre le bloc est inutile puisque malgré la crainte qu’à pu succité l’impact du changement, les gens finiront par apprécier les avantages de participer plus activement dans la prise de décision et d’avoir plus d’influence dans les orientations prises à Ottawa.
Bien sur on aurait aimé être au pouvoir aussi massivement mais on peut dire qu’on est massivement dans l’opposition et on peut s’attendre a des réalisations concrète durant ses 4 années puisque c,est claire le Québec est un poid politique important et ceux qui arriveront a les séduirent aux prochaines élections auront plus de pouvoir que se soit aux commandes ou a l’opposition ça pèse dans la balance.
C’est le temps de sortir nos grands projets, un pont habité, le trens-québec comme transport en commun dans les communauté urbaines, si le fédéral a une vision plus large alors allons-y pour un transport rapide d’une côte a l’autre… attention aux inondations par contre. Ça prend un transport suspendu, des cité autosuffisante, des tour agricoles. Vite des infrastructures durables a taux d’intérêts garanti bas ferme pour 45 ans. 4 ans c’est assez pour faire les partenariats, les plans, monter le financement et commencer la construction. Il ne faut pas attendre et prendre le risque qu’il y ait un gouvernement minoritaire après, ça reporterait tout nos projets aux calandes grecs. Au lieu de juste faire un amphithéatre a Québec pourquoi pas une cité autosuffisante avec commercial, industriel, institutionnel, résidentiel, agricole, culturel, héliport, marinas, casinos, condo-hotel et sportif. Avec une participation du fédéral au développement de nouveaux projets de cité durable reliées par transport rapide électrique suspendu. Une à Québec(peut-être bien au milieu du fleuve a Québec aussi), Une au milieu du fleuve à Montréal(qui sert de pont habité et d’héliport), une autre entre Laval et la Rive-Nord à Boisbriand, une autre à Gatineau (le nouveau pont demandé pour se relié Ottawa), Il va s’en dire que toute ces cités auront une équipe de Hochey et seront reliée par le transport électrique rapide. Si les autres provinces veulent mettre de l’avant des projets semblables on pourra les relier.
Pour le plan nord, au lieu de construire des villes selon les normes de construction habituelles dans le plan nord, on aura des cités autosuffisantes durables(agriculture, institutionnelle, résidentielle, commercial, industriel, communes-autos et bixis inclus, divertissement, condos-hotel, casino, culturel et sportif) tous les bâtiments sont reliés et autosuffisants (énergie, eaux, gestion des déchets) et les reliera avec le transport suspendu au lieu de route conventionelles(asphaltée:nids de poule inclus). Développer des cités autosuffisantes durable dans chaque régions et y amener le transports en commun suspendu, électrique.
http://www.maisonapart.com/edito/autour-de-l-habitat/urbanisme-ville/eco-cites—des-villes-nouvelles-100–ecolo-1961.php
http://www.ecocity2011.com/accueil/default_f.asp
http://sustainablecities.net/
http://www.artes-curitiba.com/opera-arame-parana.htm
http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://www.cyberarchi.com/images/articles/11792_05_d.jpg&imgrefurl=http://www.cyberarchi.com/actus%26dossiers/transports-ouvrage-d-art/index.php%3Fdossier%3D73%26article%3D11792%26photo%3D5&usg=__mthxoKhFVoBlWQNvZq7HIWWYut4=&h=391&w=500&sz=153&hl=fr&start=0&zoom=1&tbnid=-UlEnO-0hmHVAM:&tbnh=152&tbnw=189&ei=iCHPTb6-NcfngQeelpzCDA&prev=/search%3Fq%3Dpont%2Bhabit%25C3%25A9%26hl%3Dfr%26sa%3DX%26rls%3Dcom.microsoft:fr-ca%26rlz%3D1I7GPEA_en%26biw%3D1419%26bih%3D671%26tbm%3Disch%26prmd%3Divns&itbs=1&iact=hc&vpx=1139&vpy=293&dur=6171&hovh=198&hovw=254&tx=216&ty=80&page=1&ndsp=18&ved=1t:429,r:11,s:0
http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/portfolio/542393-expo-zaragoza-2008-le-pont-habite-de-zaha-hadid?387=542396
http://www.pont-habite.com/memoire/html/intro.shtml
De là a créer des espaces internationaux pour relier des pays(dont les citoyens seraient citoyens du monde avec une monnaie internationale hum! il n’y a qu’un pont… pardon qu’un pas.

Désolé. Il est statistiquement impossible de tirer des conclusions sur un sondage internet sur une base volontaire.

C’est un grand manque de rigueur qui vous discrédite, malheureusement.

On a laissé tomber « les nobles du Bloc »! Il ne faut tout de même pas exagérer. Le Bloc a été pertinent à Ottawa au cours de son premier mandat. Par le suite, il est redevenu redondant année après année. Même discours, même stratégie, même programme, mêmes promesses irréalisables, même opposition, même chef arrogant et narcissique. Cette aventure souverainiste dans la Capitale d’un pays qu’on souhaite quitter au plus sacrant, c’est comme un couple en instance de divorce qui continue à partager la mêrme couche. Sans compter que la souveraineté a vraiment souffert de cette ambiguité ou de cet écartellement. Puisque qu’on avait le Bloc pour supposément défendre nos valeurs à Ottawa, on n’a peut-être moins senti le besoin de se battre pour réaliser l’indépendance, dans nos murs, au Québec. « Les Nobles du Bloc » ont maintenant le devoir de rentrer dans leur pays à bâtir et de convaincre les souverainistes mous qu’ils ont contribué à ramollir de reprendre du service au Québec. C’est ici, chez-nous, qu’on va vraiment voir ce que ces grands penseurs ont dans le ventre. Riches de leur belle pension, ils pourront maintenant consacrer tout leur temps à la conquête de la souveraineté québécoise.

« scandaleux car, même si on répondait qu’on voulait l’indépendance, la Boussole nous suggérait de voter NPD, PLC ou PCC »

Je ne suis pas d’accord.
On peut très bien vouloir l’indépendance et ne pas voter pour le Bloc.
L’indépendance, c’est pas du ressort du Fédéral, c’est au Provincial qu’on la fera.

L’indépendance, c’est pas une question sociale comme l’armée ou les impôts; et chacun sait qu’il y a des indépendantistes très à droite comme il y en a très à gauche. Suggérer que ces gens vont voter pour un seul et même parti me semble étrange.

M. Lisée disons que dans l’analyse des faits votre impartialité analytique est contestable vu que tous savons que vous faites partie du giron du PQ et du BLOC et que vous êtes un séparatiste inconditionnel.Heureusement dans ce grand pays la démocratie permet à tout ses citoyens de s’exprimer librement. Il fut un moment donné qu’un certain M Parizeau voulait museler la presse qui semble t’il n’était pas d’accord avec ses opinions, heureusement on est encore au Canada.

Lundi le 15 mai 2011
Le plus gros parti politique du Canada.

Ayant participé de près cette année aux élections fédérales, j’ai été moi aussi confondu devant des résultats qui semblent avoir mystifiés tout le monde. Dans ma modeste clairvoyance d’analyste d’estrade, j’avais anticipé qu’à la fois les Conservateurs et les Libéraux allaient en manger toute une au Québec. Ce qui s’est effectivement produit. Par contre ma sagacité aura été battue en brèche alors que j’ai pronostiqué contre toute évidence étant donné les résultats, que le Bloc Québécois allait s’en tirer honorablement et que le NPD ne dépasserait pas la barre des 6 ou 10 députés au Québec, et encore.
C’est ce qu’on appelle se planter, mais je m’accorde toutes les excuses parce que personne ne pouvant lire l’avenir, la plupart des analystes, commentateurs et sondeurs, s’ils voyaient bien la vague Orange du NPD, n’ont pas plus que moi pronostiqué que le NPD allait faire élire ici un nombre si époustouflant d’élus, 59 députés, alors que depuis un demi-siècle on n’en a jamais vu au Québec plus qu’un. C’est renversant, et je me suis comme vous tous retrouvé sur le dos le jour du scrutin.
Je consulte le site d’Élections Canada pour tenter d’y saisir une tendance, une poussée quelconque qui expliquerait, l’inexplicable.
Thomas Mulcair, l’ineffable, qui raconte aux lendemains de cette élection que ses propres sondages annonçaient une telle percée, fait dans le triomphalisme de ruelle, lui qui dès les débuts de cette élection s’attardait à dire à qui voulait l’entendre qu’il allait se faire réélire dans Outremont et qu’il s’attendait à devoir bagarrer fort pour se maintenir en poste. Facile une fois la victoire acquise contre tous les pronostics, de venir faire le faraud en claironnant à coup de trompe à tous les carrefours qu’il savait lui, ce que tout le monde ignorait.
Seulement les données d’Élections Canada elles ne mentent pas. Si le NPD est premier au Québec, il est deuxième au Canada, talonné de près par les Libéraux/Conservateurs et talonné encore de plus près par le Bloc au Québec. Le jeu de la répartition des sièges aux élections d’ici favorise d’étranges résultats. Maintenant additionnez donc ensemble les électeurs qui ont voté pour le NPD et le Bloc. Cela fait un méchant paquet de gens de gauche pensez-y, et combien dans le tas sont indépendantistes ? Un gros gros paquet! Si les sièges étaient octroyés à la proportionnelle, le NPD ne se pèterait pas tant les bretelles. Et si on regarde la participation aux élections, celle-ci affiche un taux d’à peine 61% contre 58% en 2008. Ce sont parmi les résultats les plus bas depuis que le Canada existe.
On voit bien que le parti le plus puissant au Canada comme au Québec, en termes réels d’électeurs, n’est pas celui des Conservateurs, ni celui du NPD, encore moins ceux des Libéraux et du Bloc, mais bel et bien celui des Abstentionnistes.
Avec une participation aux urnes qui frise l’indécence pour un pays qui se targue de démocratie, personne, je dis bien personne, ne peut se vanter d’avoir ébloui l’électorat dont près de 40% sont restés chez eux le jour du vote. Et dans ce 40% de gens qui ne veulent pas participer aux élections fédérales combien ici encore sont indépendantistes? Intéressant sujet de réflexion non?
Bref pour ce qui en est des élections du 2 mai dernier, pas de quoi plastronner devant les médias. La modestie dans une pareille victoire pour ceux qui ont gagné est de mise, d’autant plus que se profilent déjà sur l’horizon politique immédiat, des lendemains qui déchantent. La tâche sera rude, surtout pour Jack et Thomas. Souhaitons-leur beaucoup de sagesse à défaut de chance. La chance ils l’ont déjà eue.
Sauront-ils l’utiliser à bon escient? On verra !
Clément Sauriol
Montréal

Léger complément

Nombre de députés

Pourcentage du vote
Conservateur
Libéral
NPD
Vert

033 *** 45,5 ** 13,4 ** 32,5 ** 07,7 Colombie-Britannique

028 *** 66,8 ** 09,3 ** 16,8 ** 05,3 Alberta
014 *** 56,3 ** 08,6 ** 32,3 ** 02,7 Saskatchewan
014 *** 53,5 ** 16,3 ** 25,8 ** 03,6 Manitoba

106 *** 44,4 ** 25,3 ** 25,6 ** 03,8 Ontario
010 *** 43,9 ** 22,6 ** 29,8 ** 03,2 Nouveaux-Brunswick

075 *** 16,5 ** 14,2 ** 42,9 ** 02,1 Québec

004 *** 41,2 ** 41,0 ** 15,4 ** 02,4 Île-du-Prince-Édouard
007 *** 28,4 ** 37,9 ** 32,6 ** 00,9 Terre-Neuve-et-Labrador
011 *** 36,7 ** 28,9 ** 30,3 ** 04,0 Nouvelle-Écosse

001 *** 49,9 ** 28,6 ** 19,4 ** 02,1 Nunavut
001 *** 33,8 ** 33,0 ** 14,4 ** 18,9 Yukon

001 *** 32,1 ** 18,4 ** 45,8 ** 03,1 Territoires du Nord-Ouest

Avec 18,9 % de verts que le Nunavut alloue plutôt aux conservateurs, sans être une société distincte, le Yukon se distingue mais ne compte qu’un député.

Avec 66,8 de conservateurs, sans être une société distincte, l’Alberta se distingue par 10 % plus de conservateurs que la Saskatchewan et le Manitoba. Ces deux dernières comptent 10 % de plus de conservateurs que l’Ontario.

Le Québec, n’en parlons pas, que ne ferait-il pas pour faire connaître sa je ne sais quoi : lassitude, différence, insoutenable légèreté d’être ?

Avec 41,0 % de vote libéral, L’Île-du-Prince-Édouard devient le château fort de ce parti suivi de près par Terre-Neuve-et-Labrador. Le Nouveau-Brunswick ressemble davantage à l’Ontario. La Nouvelle-Écosse à Terre-Neuve à ceci près que les conservateurs y dominent alors qu’à Terre-Neuve-et-Labrador ce sont les libéraux qui mènent.

Deux solitudes ?

– Au moins une dont la députation sera majoritaire dans l’opposition officielle, presqu’un retour en force à la case Bouchard.

Ce n’est pas de rêver en couleur que d’en voir quatre autres. La prochaine étape pour le NPD est de prendre le pouvoir. Comment imaginer une constitution asymétrique, à géopolitique variable.

Prochainement sur cet écran, d’une autre planète, L’amour à cinq ou deux.