La « Gauche efficace » pour les nuls

L’expression gauche efficace semble beaucoup embêter les scribes de droite ces temps-ci. Ainsi, à la fois Richard Martineau et Joseph Facal ont chacun, cumulativement à cinq reprises en moins de dix jours, douté de son existence.

Juste avant les achats de Noël, la droite fait de la pub pour mon livre!
Juste avant les achats de Noël, la droite fait de la pub pour mon livre!

Pour le second, croire que la gauche peut-être efficace relève du gag — je n’ose en conclure que seule la droite est efficace, ce que ne semble pas démontrer l’auto-régulation du systême financier international ces dernières années. Pour le premier, toute volonté de créer de la richesse, peu importe ses modalités, doit n’appartenir qu’à la droite. Voici la lettre ouverte que j’ai adressée au premier, suivie de quelques remarques pour le second:

Puisque chacun se demande quel livre offrir pour  Noël, je remercie Richard Martineau d’avoir, deux fois récemment, cité mon ouvrage « Pour une gauche efficace ». Le chroniqueur semble cependant avoir de la difficulté avec le concept. Selon lui, je propose de : « baisser le fardeau fiscal des entreprises, réduire les impôts des Québécois plus fortunés, hausser les frais de scolarité et privatiser partiellement Hydro-Québec ». Il y voit des mesures « de droite ». Il me fait plaisir de l’éclairer.

Entreprises. La droite veut réduire les taxes et impôts, rapetisser l’État, réduire les services. La gauche classique, c’est l’inverse. Sous le vocable « gauche efficace », je propose de réduire le fardeau des entreprises, mais seulement de celles qui acceptent, notamment, 1) d’assurer la formation continue de tous leurs salariés; 2) d’associer  leurs salariés aux discussions sur l’avenir de l’entreprise et de l’augmentation de sa productivité.

Fardeau fiscal des fortunés. La droite rêve de les « libérer » de l’impôt. La gauche classique note, comme moi, que la réduction de leur fardeau depuis 25 ans est un non-sens. Dans mon esprit, la « gauche efficace » admet qu’on ne peut augmenter ces impôts tant que nos voisins (USA, Ontario) ne le feront pas. Mais je propose d’augmenter le fardeau autrement : par une tarification variable selon le revenu. Pourquoi un médecin montréalais aurait-il le même revenu et paierait les mêmes impôts que son collègue torontois, mais ne paierait sa garderie que 7$ par jour, alors que le Torontois le paie 50$?

Frais de scolarité. La droite veut les augmenter. La gauche classique veut le gel. Je refuse d’ériger une barrière financière à la porte des universités. Mais j’estime qu’il est « de gauche » et « efficace » d’exiger aux diplômés, lorsqu’ils deviennent de haut salariés, de rembourser les 2/3 du coût de leur formation. Ainsi, on pourrait injecter dans le réseau universitaire les  600 millions qui lui manquent.

Hydro Québec. La droite souhaite hausser les tarifs, quitte à appauvrir les petits salariés. La gauche classique veut le statu quo. Je propose un « big bang » : qu’en une nuit, les tarifs augmentent au niveau ontarien mais que simultanément, les impôts baissent et les prestations augmentent. Aucun Québécois ne serait appauvri. Au contraire, chacun tenterait de réduire sa consommation, donc d’augmenter son revenu disponible. (Une taxe carbone serait introduite pour le gaz et le mazout.) Voilà qui est efficace – rendre les énergies renouvelables rentables – mais de gauche – protéger les ménages ! Une vente possible, surtout aux Québécois, de 25% d’Hydro, permettrait ensuite de réduire la dette et de mieux financer les programmes sociaux. (Note: évidemment, pout être rentable, cette vente devrait être faite dans des conditions optimales: avec un marché boursier très élevé d’une part, et des taux d’intérêts sur la dette élevés d’autre part. Sinon, il n’y a pas de différence de revenu pour la collectivité.)

Je note que Richard n’a pas relevé mes propositions pour une plus grande syndicalisation du secteur des services, un investissement massif contre la pauvreté et l’analphabétisme, la nationalisation de l’éolien et le soutien à l’économie sociale et coopérative. Une prochaine fois?

Cette brève mise au point n’épuise évidemment pas le sujet. Mais j’ajouterais au bénéfice de Joseph Facal qu’une approche de gauche efficace ne se limite pas à un souci d’arrondir les aspérités, comme il l’écrit, de politiques classiques de création de richesse ou de réaménagement tarifaire ou fiscale.

Pour la gauche efficace telle que je la conçois:

1) Aucune réforme n’est acceptable si elle conduit à un appauvrissement de Québécois de moyen ou de faible revenu. C’est pourquoi je me suis opposé au budget Bachand et à sa cotisation santé régressive. Je ne trouve rien de courageux dans la tarification des pauvres. C’est pourquoi aussi le rapport Montmarquette-Facal sur la tarification a souffert de mortalité infantile: (presque) rien n’était prévu pour, ni amortir, encore moins éviter, un appauvrissement des Québécois du bas de l’échelle et de la classe moyenne. Cette absence de conscience sociale constitue, à mon avis, un angle mort bien représentatif d’une pensée de droite.

Ainsi, Joseph ne voit pas de différence entre, d’une part, des propositions passées de hausses de tarifs d’Hydro-Québec assortie de vagues suggestions de compensation pour certains clients peu fortunés et, d’autre part, ma proposition d’innocuité totale et garantie de la hausse de tarif pour la totalité les citoyens du Québec. Pour lui, c’est la même chose (de la pure récupération, écrit-il). Pour moi, ne pas saisir la différence est bien la preuve de l’espace politique qui sépare la droite de la gauche.

Le souci permanent de protéger nos citoyens du bas de l’échelle est au contraire considéré comme du misérabilisme par les tenants de cette école politique. Pour plusieurs d’entre eux, par exemple, la Loi québécoise de lutte contre la pauvreté, une loi en pointe de la recherche sociale sur le sujet, est risible, assimilable à une loi contre la gravité. Voilà l’esprit de la droite que je rejette de toutes mes forces.

2) Rien n’est plus important que l’amélioration des compétences des citoyens eux-mêmes. C’est pourquoi je propose un nouvel effort pour la présence des enfants de faible revenu dans les garderies — ils y sont sous-représentés –, l’introduction de maternelles trois et quatre ans dans les quartiers défavorisés (des péquistes de droite, par exemple, étaient opposé à la généralisation de la maternelle cinq ans!), un droit individuel à la formation des salariés en entreprise et la création d’un vaste chantier pour réduire significativement, en dix ans, l’analphabétisme au Québec. Voilà des mesures, à la fois sociales et économiques, qui met l’humain à la bonne place: au centre du projet.

3) Toute réforme de création de richesse doit être concue non pour, d’abord la créer, ensuite la distribuer comme le dit la droite, mais être concue dans une perspective de création/distribution simultanée.

4) La richesse doit être mieux répartie. Le fardeau fiscal de nos citoyens privilégiés a été spectaculairement réduit ce dernier quart de siècle, comme celui des autres riches nord-américains. Il faut donc trouver d’autres moyens : la tarification différenciée selon le revenu, les amendes et contraventions en proportion du revenu, une plus grande tarification des grands consommateurs d’électricité, etc.

Tout cela étant dit, je reste toujours intrigué par la volonté de certains qui se disent, à bon droit, réformistes, de dénigrer les propositions, l’approche ou la terminologie des autres. Puisque la seule chose essentielle est le progrès de la société québécoise et que le degré de difficilté des réformes est, toujours, très élevé, il m’a toujours semblé plus constructif d’identifier les points de convergence chez les propositions des uns et des autres et de s’appuyer sur ces convergences pour faire avancer les choses. C’est cela, aussi, à mon humble avis, la gauche efficace.

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Bonjour,
Avant de pouvoir le commenter, je vais tout d’abord le lire. Par la suite, je serai en mesure de pouvoir le faire. Merci

Au Québec, nous n’avons que des étatistes (de gauche ou de droite):

-La *patronat* ne veut pas que le « p’tit peuple » puisse renoncer aux programmes sociaux. Non, ils veulent seulement que les travailleurs payent toujours plus.

-Les *syndicats* non-plus ne veulent pas que le « p’tit peuple » puisse dire NON à la syndicalisation forcée.

-Les *lucides* ne veulent pas faire maigrir l’état, NON, ils veulent nous taxer d’avantage pour que LEURS programmes s’autofinancent. Ils adorent le « modèle Québécois »… « one size fits all »

-Les *gauchistes efficaces*… tout cela et encore plus de collectivisme et des LOIS/règlements…

Par exemple, personne -parmi les « grands » penseurs- veut permettre à McGill ou autres universités de privatiser leurs programmes (comme le MBA que McGill voulait privatiser, ce qui n’aurait PAS fait mal aux pauvres et cela aurait permis à cette université de financer ses autres programmes… déficitaires).

Personne dans nos élites veut que les universités puissent charger le plein montant pour les facultés de médecine, de droit, et etc, et ce, tout en montant les bourses pour ceux qui ne pourront pas se payer ses études. Non, cela va contre leurs valeurs « égalitaristes ».

Le Québec est foutu!

Il n’y a PAS de liberté de choix ici.

Tout doit être imposé par le gouverne-maman et tout doit être « universel » et égalitaire.

Et bien, TOUTES les société qui font ça, finissent dans la dèche.

Toutes les sociétés socialistes -surtout celles qui gèrent de façon centralisée- « nivellent par le bas » et finissent endettées et mal gérées…

Un jeune étudiant sur un autre blogue parlait de ce problème (à propos du financement des universités) :

« si au moins le gouvernement disait, pour 1$ d’augmentation donné par les étudiants, le gouvernement s’engage à donner 1$, là ça serait un pacte équitable »

Et moi j’affirme que c’est un SYMPTÔME « normal » d’une telle société (i.e. collectivisée et centralisée).

Quand NOTRE argent est géré par quelqu’un qui ne sens pas directement responsable de cet argent(ou 100% redevable de cet argent), il va INÉVITABLEMENT le gaspiller ou l’utiliser pour d’autres fins.

La solution ?

« Privatiser » (je sais, ce mot fait peur au Québec!), les facultés universitaires (surtout celles qui offrent des formations qui vont permettre de gagner beaucoup de sous), et augmenter les bourses pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer ce genre de cours.

Actuellement, la social-démocratie centralisée « one size fits all » dogmatique, subventionne indirectement les riches (c’est encore eux qui profitent le plus des cours universitaires peu chers), au détriment des pauvres et de la classe moyenne.

Et nos comportements (par rapport aux études), vont finir par ressembler aux comportements RESPONSABLES des gens des autres provinces et pays qui ne gèrent pas de façon socialiste et centralisée.

Et nos taux de diplomation VONT AUGMENTER, la valeur des diplômes aussi et les universités vont cesser d’être sous-financées et dépendantes du gvt central.

Mais je sais, je parle dans le vide… surtout au Québec !

Une personne qui parlerait de droite efficace, commettrait un pléonasme.

À l’opposé, parlé de gauche efficace c’est un oxymoron.

Avec respect,
La Suède a essayé, peut-on dire inventé dans beaucoup de cas, toutes les subtilités imaginables de « capitalisme socialisant » avec les résultats qu’on sait.
La France, la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, les É-U ET la Grande Bretagne doivent prendre des virages à droite très pénibles sous peine d’être obligés de consacrer une portion insoutenable de leur budget au remboursement de leur dette nationale, au détriment de la santé, l’éducation, l’environnement etc.
Les cent cinquante dernières années nous enseignent que seul le secteur privé peut créér de la richesse pour les populations qui lui permettent de croître. Tous les autres systèmes, sauf UN qui est encore en évolution (Chine), ont été des désastres financiers, humains et politiques colossaux.
Vous savez fort bien que vous ne pourriez maintenir vos revenus si votre produit n’était pas compétitif (qualité, prix) pour répondre à une demande.
Le secteur privé délaissera rapidement les territoires (province, pays cités plus haut par exemple, continent ou région) les moins « accueillants », les plus « règlementés ».
C’est comme ça.
Au Québec, on n’est même pas foutus d’administrer nos villes correctement, sans détourner des fonds.
Provincialement, les montants sur-facturés nous feront collectivement perdre connaissance, car tout se sait éventuellement.
Alors, tout cela pour vous prier d’aplliquer vos talents à des propositions plus urgentes et réalisables.
Avec respect.

Une gauche efficace !

Oui, J,en rêve depuis longtemps. Française, j’ai vu se déliter depuis les années 70 toute l’utopie de Gauche.
Aussi bizarre qu’il y paraisse, j’ai une éducation chrétienne , il m’en reste peu de chose, devenue agnostique, je suis aussi devenue une adepte de la parole christique. Non pointle « aimez-vous les uns les autres » mais le sens du partage, du don.
Un don social. Pas du bénévolat en remplacement des devoirs de la communauté, mais des devoirs d’aide et de soutien à eux qui souffrent, ceux qui peinent, ceux qui font des bénéfices éhontés pendant que sous leurs yeux des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants crèent à petit feu. On pourrait même dire des millions si on ouvre le regard sur le monde.
Oui il existe des formes d’imposition efficaces, des régulations de taxes en fonction des revenus, dans beaucoup de domaines. Les 200$ pour se soigner sont une goutte d’eau pour certains et un étouffement final pour d’autres. Ne pas être capable de le supposer est l’exemple-même d’un total aveuglement.
Alors Bravo pour votre livre, et que le Québec, la France, et les états désunis en prennent de la graine.
Odile

Merci M. Lisée pour ces précisions.
J’avais déjà entendu ces affirmations et elles m’inquiétaient un peu, mais présentées comme vous venez de le faire, ça me semble beaucoup plus juste et intéressant.

M. Lisée,

J’ai lu votre ouvrage « Pour une gauche efficace » avec grand intérêt au cours de l’été et dois admettre que j’ai été stupéfait de tout l’éventail de possibilités offert au gouvernement pour augmenter la richesse des Québécois sans réduire le nombre de services gouvernementaux. Franchement, je vous félicite!

Il y a cependant un accroc à votre méthode de restructuration de la société québécoise. Je parle bien sur de la privatisation partielle d’Hydro-Québc. Personnellement, je ne suis pas très favorable à une quelconque privatisation d’Hydro-Québec, mais là n’est pas l’essentiel de mon propos. En fait, là où je m’interroge surtout c’est dans la somme des actions à privatiser. Dans votre ouvrage vous avancez un montant de 25 % des actions d’Hydro-Québec que vous mettriez à la disposition des investisseurs québécois. Comme je le disais, je doute personnellement du bien-fondé de cette pratique, mais là n’est pas mon propos. En fait, si un gouvernement québécois allait de l’avant avec une telle privatisation d’Hydro-Québec, le gouvernement serait forcé de verser des impôts au gouvernement fédéral en vertu d’une loi fédérale établissant à 9 % le seuil au-delà duquel une société publique n’a pas à verser d’impôts au gouvernement fédéral.

Il faudrait donc revoir certains de vos chiffres pour prendre en compte cette réalité. Évidemment, je suis tout aussi souverainiste que vous, alors dans la perspective où cette restructuration se mettrait en place dans un Québec souverain, votre analyse est des plus pertinentes. Par contre, si ce n’est pas le cas, il faudrait calculer le seuil d’imposition fédéral auquel la nouvelle Hydro-Québec serait soumise et déduire ce montant récurrent des bénéfices de la société.

Il serait par contre possible, dans une échelle moindre, de privatiser seulement 9 % de la société, mais d’aller chercher le manque à gagner, soit dans un mode de tarification différent (en fonction du revenu comme vous le proposez, par exemple), ou une privatisation sectorielle de la société, mais dont la somme totale d’actions privatisées ne dépasserait pas le seuil de 9 % (privatiser la distribution ou la production, mais conserver le transport, par exemple, un peu à l’instar de l’Ontario). Ainsi, le revenu obtenu par la privatisation sectorielle pourrait être supérieur à une simple privatisation monolithique de la société.

Bref, votre analyse est intéressante et mérite de s’y attarder plus longuement, mais la réalité est quelque peu différente de ce que vous présentez dans certains dossiers. Execellent ouvrage tout de même!

Cordialement,

Marc-André Pharand

Je suis tout a fait d’accord avec les nuances que vous apportez a votre propos Monsieur Lisée. Au final, la question est : est-ce que votre programme de gauche efficace ressemble plus a la pensée de la gauche ou de la droite québécoise dans le débat actuel? Vous savez très bien que vos propositions seraient beaucoup mieux reçu a l’institut économique qu’a la CSN. Votre argumentation pour éloigner vos propositions de ceux de la droite classique sont particulières, comme si la droite voulait réformer pour laisser crever les pauvres. La vérité est qu’en 2010, la droite veut les réformes responsabilisantes et la gauche le statut quo et l’immobilisme dans les grands dossiers. Vos propositions sont beaucoup plus proche de la droite que de la gauche dans le Québec de 2010 et Facal et Martineau ont raison de le souligner.

L’humain au centre des réformes, encore heureux qu’il y ait des gens comme vous qui le propose. Si on comptait sur les Martineau de ce monde pour arriver avec des idées nouvelles nous serions bien en peine. Évidemment quand on ne fait que se regarder le nobril et qu’on évite de se comparer c’est utile pour le discours mais moins dans la pratique. Les propositions Facal-Martineau-Dumont-Deltel; ont toutes été essayées avec le résultat que l’on connaît. Pas besoin d’aller bien loin, juste au sud de nos frontières c’est le bordel…et que dire de l’Europe, parlez-en à l’Irlande.

Si j’écris un livre et qu’il ne se vend pas je n’ai pas d’argent pour vivre. Mais si l’état me supporte d’une autre façon je vis quand même et ne réalise peut-être pas que de produire et d,invesir dans dans véhicules qui ne sont pas rentable économiquement on s’appauvrit. Voilà la vrai vie. La droite n’est pas là juste pour produire de l’argent elle permet si elle est EFFICACE de centrer une partie de ses richesses à obtenir un équilibre. Qui permet de mieux payer, socialement équitable, responsable et avec une vision durable du développement.
Construire sans détruire. Nos ancêtres le faisait. Ça fait un demi-sciècle que ça a vraiment pris une autre tournure. Pourquoi? Gauche, gauche, droite gauche. Un déséquilibre.
La technoligie devait libérer les humains et les amener dans la société du loisir. La travail c,est la santé du moment qu’on a du temps, de l’énergie et de l’argent pour avoir un équilibre. Au lieu de l’offre et la demande, les fixations des prix devraitent être le coût réel (incluant des conditions de travail équitable, chacun en fonction des responsabilités, risques et de l’effort)+ un profit acceptable. On sait bien que sans profits aucune entreprise ne peut survivre. Pas même des auteurs.

Le syndicalisme n’est rien d’autre qu’une protection (quasi mafieuse) qui ajoute une taxe au revenu de tout les salariés.
Vendre une partie d’hydro??? On a collectivement payé pour et on va la vendre a rabais. Non mais on peut permettre la compétition. Donc accepter que le privé investisse dans des chasses gardés de l’état sans fermer les entreprises d’état permettre aux gens de choisir. Donc les entreprises de l’état pourra offrir des services subventionnés aux nécessiciteux et prix réel aux autres. Nationalisé l’éolien??? Dans les fait cette société appartient a hydroquébec. Mais renforcer les lois pour ne permettre qu’à l’état d’exploiter ses ressources. Donc pas le droit d,avoir une éolienne domestique?? Toujours l’état qui controle tout. Après ça quoi on nationalise l’eau et l’air qu’on respire. On a pas tous besoin d’une maman. Mais on est tous d,accord pour supporter maman financièrement collectivement pour qu’elle puisse aider les plus démunie et qu’elle légifère. Quand la mère controle tout personne ne s’émancipe. Maman va finir par crever de faim. Je sais que je me répète mais cesser la corruption. Obliger les entreprises et tout les personne a payer sa part pour assurer collectivement le développemnt de ressources et le soutient en aidant les plus démunies. On peut avoir des universités, des hopitaux, des compagnies d’électricités, de jeux, casinos, et alcool, comme on a des assurances de santé, de perte d’emplois des systemes privés et publics en obligeant tout le monde a contribuer au public autant en heures de travail que financièrement. Donc les meilleures médecins, prof etc en travillant 1 journée par semaine au public contribuent au maintient a à l’amélioration des conditions. Et ça pour tout le monde. Si on travaillent tous gratos pour le système une journée et qu’on peut faire profter d’autres entreprises qui se développeront (en assumant une part des coûts de l’état et pas après dépenses dans la comptabilité avant dépenses. Les syndicats on a pas plus besoin de ça qu’on a besoin de la mafia. On a qu’à avoir des normes du travail applicables partout qui assure des conditions de travail acceptable pour tout le monde.

Malgré tout vous proposez toujours de continuer d’offrir plus de services publics que les autres provinces avec un productivité moindre (20% de moins que l’Ontario). C’est strictement impossible, vous et votre gauche prétendument efficace foncez vers un mur.

La supposée belle tenue de l’économie du Québec ces dernières années repose essentiellement sur la croissance de l’endettement public et privée, c’est une situation intenable qui non seulement fait que nous repoussons les problèmes à plus tard mais nous les empirons.

un grand penseur commente le bouquin et les propositions en disant que la gauche entraine un état de dépendance infantile des citoyens. Mais qu’en est-il d’un état de droite élu qui se fout tellement de l’avis de ces mêmes citoyens qu’il dépense l’argent de leurs impôts sans consultation et au mépris des plus faibles, tuant nature, et hommes laissant crever les uns quasiment de faim et les autres de crise cardiaque par abus de champagne et de foie gras? En fait j’éructe mal, les pauvres meurent obèses les artères bouchées car ils n’ont que de la bouffe de merde et pas le temps pour le jogging entre les 45 heures et plus au salaire minimum de misère juste pour survivre, puis les transports et un peu de sommeil en regardant occupation double(Histoire d’oublier!)
On se croirait en 1956 quand on faisait encore la chasse aux sorcières communistes et collectivistes. Ah, c’est beau la pensée libérale de droite !

Monsieur Plante, Depuis quand la France prend-elle un virage à droite ? elle est à droite depuis plus de 10 ans, elle aide les banque et les riches au point et depuis 10 ans devient de plus en plus rigide et intolérante. Vous me raconterez ce que vous trouvez gauchiste en France, que ça me remonte un peu le moral (ou me fasse rire, ça fait si longtemps que ça ne m’est pas arrivé concernant mon ancien pas !)

Concernant Hydro-Québce

Un petit détail, Monsieur Lisée, HQ est actuellement considérée par le fédéral comme une société de la couronne et à ce titre a l’insigne privilège de ne pas payer d’impôt. Changer son statut ne fera qu’accroître le déficit fiscal en envoyant à Ottawa une partie des profits d’Hydro-Québec.

Quant aux augmentations de tarifs, la structure tarifaire actuelle est composée d’un montant fixe et de montants croissants (pour les particuliers) en fonction de la consommation. Je suis en accord avec une augmentation dans la mesure qu’on pénalise les excès de consommation par une autre tranche progressive sans augmenter voire même réduire le montant fixe (redevance mensuelle).

Quant à Martineau, il ne mérite même pas l’encre avec laquelle vous écrivez, aussi virtuelle soit-elle.

Problème sérieux à regarder sereinement.

Gauche, droite, centre gauche, centre droite, quel est le point commun entre toutes ces façons de gérer une société et son économie.

Dans un premier temps, on peut dire que la création de richesse est un objectif commun, pour la gauche et la droite, dans un deuxième temps, la façon d’y parvenir à peu près la même.

Ce qui les distingue, c’est la façon de redistribuer cette même richesse, on sait tous où chacun s’en va avec sa vision propre.

Revenons à ce que la droite et la gauche en commun et surtout ce qu’ils semblent ignoré dans ce qu’ils ont en commun. Pour créer de la richesse il faut transformer des ressources (matière et énergie) en biens où en services que l’on transige de toutes sortes de façon, honnête où pas, peu importe, ce n’est pas le propos aujourd’hui, le résultat étant le même en bout de ligne.
Ce que nos amis Lisée et Facal ignorent (surprenant) où ne veulent pas parler (probable) c’est la disponibilité futur des ressources. Hors c’est pratiquement un lieu commun de dire, aujourd’hui, qu’au point de vue ressources naturelles on vit présentement sur le capital, celui-ci ne pouvant que s’épuiser, élémentaire n’est- ce pas. Je spécifie ici ‘’ressources naturelles’’ au cas où certains puissent s’imaginer qu’il y est d’autres types de ressources.
Donc, hors de tout doute, on se dirige vers une discontinuité de toutes les ressources. Ce qui veut dire diminution graduelle, puis rareté et tout simplement disparition des dites ressources à plus où moins long terme. C’est ça que veut dire ‘’manger le capital’’ c’est ce que nous devons réaliser chers blogueurs et par la suite demander à nos amis Lisée et Facal de parler des ‘’Vrais Affaires’’
Nos amis que je respecte tout les deux, sont des adeptes de la croissance à tout prix pour l’un et contrôler pour l’autre hors la croissance c’est l’accélération de l’utilisation des ressources qui sont déjà en diminution, cul de sac? Comment peut-on planifier l’avenir d’une société par la croissance tout en sachant que notre principal et unique fournisseur est en décroissance.
Pour une, le pétrole, ressource la plus spectaculaire. L’intelligentsia de l’armée américaine prévoit qu’il va manquer en 2015 10 millions de barils de pétrole par jour. Ils ont déjà trouvé l’alternative (Semaine Verte 5 déc.) Voyez- vous les conséquences sur les prix de tout? Sur la croissance? Il faut vraiment approfondir ces questions.
On pourrait continuer longtemps sur cette lancée, mais demandons à nos amis très articulé de s’exprimer ‘’sereinement’’ là-dessus.

Alain Audet

L’esprit de la gauche efficace m’intéresse depuis la lecture de votre livre et je pense bien ne pas être le seul. Je trouve cela dommage que les critique semble s’attaquer davantage à la forme qu’au fond. À ce que je saches, il y a des débats même au sein de la gauche ou de la droite classique sur certaines idées. Alors Pourquoi rejeter en bloc le projet de «gauche efficace» simplement par désaccord avec certaines propositions? Personnellement, je crois que la «gauche efficace» réponds aux attente de réformistes de gauche et de centre-gauche qui ne se reconnaissent pas dans le discours immobiliste de certains acteurs de gauche au Québec. Elle pourrait même rallier plusieurs acteurs de «centre-droite» qui gardent un fond progressiste.

Excellent texte.

Si je peux me permettre, j’aimerais donner une nouvelle appellation à la « gauche efficace », le « gros bon sens »! Ça enlève les histoires de gauche – droite.

Sylvain Plourde

Ceux qui chialent le plus au sujet de l’équilibre budgétaire de l’État sont les mêmes qui, contradictoirement, approuvent les baisses d’impôts des mieux nantis année après année depuis deux décennies. Ce n’est pas honnête et leurs élans sont en grande partie responsables de la débâcle économique mondiale. Mais ce groupe est toujours vu comme le plus crédible dans le débat. Faut croire qu’il faudra une deuxième catastrophe économique pour changer cette perception – ça ne saurait tarder. Pour éviter le pire, il est important de faire perdre à la droite cette crédibilité économique qu’elle ne mérite pas du tout. Depuis les années 80, les théories économiques colportées sont toujours les mêmes (trickle down), n’ont jamais été renouvelées et les dernières années démontrent clairement qu’elles sont une nuisance pour l’intérêt public. Les partisans de cette droite, figée dans les idées comme dans le temps, représentent, à moyen et long terme, la plus grande menace économique pour le Québec.

On comprend donc que la gauche par elle même n’est pas efficace et que le seul moyen de la rendre efficace est de la faire progresser vers la droite.

Ça on le savait déjà.

La solution -> la recherche de l’équilibre : ni trop à gauche, ni trop à doite, mais un mélange des deux. Le « droitisme » n’est pas La Solution. Vous (les droitistes) règlerez des problèmes pour simplement en créer de nouveau et finalement devoir « repencher » vers la gauche… le retour du pendule quoi. Le nouveau défi qui s’offre à nos sociétés modernes est justement de délaisser ces idéos gauchistes ou droitismes pour en arriver à atteindre un équilibre qui sera bénéfique pour tous : un équilibre économique, social et environnemental.

Dire que Richard Martineau représente la droite est poussé fort !

Il est plutot dans la demagogie et la contradiction constante !

Facal est plus cohérant et crédible !

@David

Tiens donc, un chevalier Tea Partier du Québec !!!

Ça doit pas être facile de se la jouer libertarien au Canada ! MDR

Au fond, tu gueules mais sans plus…..lol

Le pouvoir et l’efficacité se retrouvent au centre !

Le communisme tout comme le libertarianisme est voué à l’échec !

Fin du débat !

@ David
J’ai bien hâte de voir une droite empathique. Dommage pour vous, les libertarien, la vie n’est pas une série de calcule mathématique dont le seul objectif est l’efficacité.

Quel valeur moral reste-il à la droite libertarienne? Ne me parlez pas de liberté, car pour vous il ne s’agit que de la capacité à établir transactions financières.

Ça me rappelle Condorcet
« Aux yeux d’une nation avide, la liberté ne sera pas plus que la condition nécessaire à la sécurité des opérations financières».

Pour Hydro-Québec à 3 « têtes » (production, transport et distribution de l’électricité), voici une solution:

2 des 3 « têtes » sont profitables et plus facilement gérables par UNE entité, mais la partie déficitaire, c’est la distribution *locale*… et comme par « hasard », lorsque cela est géré de façon locale (comme Hydro Sherbrooke par exemple), c’est bien géré, ET surtout, cela donne plus de revenus/choix aux localités.

Indépendamment de ça: nous pouvons dès maintenant mettre en place des mesures pour rendre la gestion d’Hydro beaucoup plus profitable.

***

Pour les tarifs d’Hydro, voici des solutions:

Je pense qu’il aurait moyen de satisfaire tout le monde, si nous *transférons le concept du bloc patrimonial* et ce, en modulant les tarifs selon l’idée de Jean-François Lisée (et je ne suis pas souvent d’accord avec lui, mais sur celle-là, je trouve qu’il a raison):

Je le cite:

« Québec souhaite utiliser les tarifs d’Hydro à des fins fiscales, chaque point de pourcentage d’augmentation générant environ 1,4 milliard. Il serait cruel d’augmenter les tarifs d’Hydro pour tout le monde après que la société d’État a convaincu les Québécois pendant des décennies de se chauffer à l’électricité. Ce serait les piéger. On peut cependant introduire dans la tarification d’Hydro une progression beaucoup plus forte que l’actuelle. Pour l’instant, les 30 premiers kilowattheures (kWh) par jour sont facturés à 5,45 ¢, ce qui équivaut à la consommation d’une famille moyenne. Au-delà, le coût du kilowattheure est de 7,46 ¢. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Haussons le deuxième tarif au niveau ontarien, soit 10 ¢ au lieu de 7,46. Puis, ajoutons une autre augmentation à partir de 45 kWh, au tarif new-yorkais, 19 ¢. On aura introduit une progressivité qui touchera les garages et piscines chauffés et sera une forte incitation à la réduction de la surconsommation. »

http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/budget-l%E2%80%99heure-de-verite-pour-jean-charest/2628/#more-2628

***

Haussons les prix… SEULEMENT dépassé un certain seuil de consommation. Les plus démunis sont protégés, les écolos sont contents-contents, la gaspillage va diminuer, les exportations augmenter, tout comme les profits d’Hydro.

***

J’irais même plus loin:

Au lieu de faire comme la ville de « Mourial » qui a banni les poêles à bois de son territoire (dites merci aux « écololos » déconnectés!), encourageons les Québécois à revenir au chauffage au bois, en subventionnant raisonnablement l’achat de poêles 99% NON-POLLUANTS (ça existe!).

Résultat:

-Encore moins de gaspillage d’énergie (le chauffage par l’électricité, ce n’est vraiment pas l’idée du siècle…);

-Plus de marge pour exporter notre électricité ou pour attirer des gros consommateurs;

-Nos producteurs de bois de chauffage pourront plus facilement sortir de la crise qui affecte ce secteur.

– Nos fabricants de poêles à bois -modernes et non-polluants- vont jubiler et pourront plus facilement investir pour devenir encore plus performants pour exporter…

Qu’en pensez-vous ?

****

Questions par rapport au chauffage au bois:

« Et la pollution ? »

Les nouveaux poêles «à haut rendement», sont vraiment pas/peu polluants.

Extrait d’une pub de France:

« Rappelant le chauffage d’antan, le poêle à bois est devenu aujourd’hui un élément incontournable de modernité dans une pièce à vivre.

Économisez sur votre facture énergétique :
Certains poëles atteignent un rendement de 85% !
Une consommation de bois réduite pour une chaleur vraiment plus agréable… le chauffage au bois est vraiment l’alternative !

Simple à mettre en oeuvre, très rentable dans notre région forestière, décoratif et durable, un poële à bois augmente la valeur de votre maison.

Bon à savoir : vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 40% sur l’acquisition de certains foyers au titre de la promotion des énergies renouvelables ! »

http://www.les-arcades.com/poele.php

***

« Émissions de gaz? ».

Moins que si le bois se décompose en forêt.
😉

***

« Problèmes d’approvisionnements ? »

Plus les forêts seront privatisées, mois il y aura ce genre de problèmes. Pour l’instant, 92% de la superficie totale du Québec est collectivisée. Le rendement des terres privées est beaucoup plus élevé que les terres «communistes». En plus, en vendant ces terres aux Québécois, le gvt pourrait payer une partie de sa dette…

Et pour l’emploi -en région- c’est une très bonne chose:

Extrait:

« C’est une filière d’approvisionnement locale, créatrice d’emplois : à énergie distribuée égale, l’exploitation du bois induit 3 fois plus d’emplois que l’utilisation du fioul ou du gaz. Dans une région boisée comme la nôtre, la mise en place de filières bois de proximité pérennes permettrait de réinjecter localement les dépenses de chauffage, au lieu de les exporter. »

***

« Cendres à enfouir? »

C’est bon pour remplacer le sel à déglacer ($), pour faire du compost et plein d’autres trucs (comme du décapant!).

***

« Un retour vers notre beau passé nostalgique? »

Pourquoi pas? Rien ne remplace la chaleur d’un poêle, et c’est plus romantique que des «cailles» électriques.

🙂

***

Et il existe aussi des chaufferies commerciales très performantes…

p.s.
Et c’est vrai qu’en Europe, la ‘filière’ du chauffage par le bois, est PLUS avancée qu’ici !!!

Quand l’état aide les banques ou les multinationales, c’est un « bs de riches », ou c’est du « crony-capitalism » ou une mesure étatiste, mais cela n’a rien, mais vraiment rien à voir avec la philosophie libertarienne.

Plusieurs ici essayent de mélanger tout le monde…

***

Pour ceux qui veulent s’instruire:

« Qu’est-il arrivé au tigre celte? »

http://www.republiquedebananes.com/2010/11/25/quest-il-arrive-au-tigre-celte/

Et:

« Intérêts privés versus intérêt public »

http://www.republiquedebananes.com/2010/11/28/interets-prives-versus-interet-public/

@ William:

« Fin du débat ! »

Votre façon plutôt partiale et unilatérale de « mettre fin au débat » est-elle prophétique de ce que VOTRE « centre » a l’air?

Décrivez-nous le, votre « centre » juste pour voir…

Je trouve amusant d’entendre parler de gauche efficace. C’est peut-être parce qu’au Québec on ne sait pas ce qu’est la social-démocratie. Pour véritablement comprendre ce que c’est, il faut regarder du côté de la Suède, de la Norvège, du Danemark et de la Finlande. Ce sont des pays qui arrivent dans les dix premiers dans les palmarès d’indicateurs économiques ET sociaux. Comme quoi croissance économique et développement social peuvent aller de pair.

La Suède a dépassé les États-Unis comme pays le plus compétitif selon le Forum économique mondial (FEM). C’est pourtant un des endroits au monde où les impôts sont les plus élevés. C’est aussi un des endroits au monde où les services publics sont les mieux développés et à moindre coût. Les Suédois consacrent 9,4% du PIB à la santé alors que c’est 16% aux É-U (Québec 11%) et les soins dentaires et oculaires sont couverts par leur assurance-maladie publique. La Finlande score numéro 1 depuis plusieurs années dans le palmarès du FEM pour son système d’éducation. Le Danemark avec son système de « flexi-sécurité » qui en retour d’une flexibilité accrue de la main d’oeuvre, compense les chômeurs à raison de plus de 80% du revenu et rend disponible une offre de formation et de perfectionnement individualisée. Des exemples comme ça, il y en a des tonnes (de copies…).

Si on veut d’une gauche efficace, allons voir ce que fait la gauche efficace ailleurs dans le monde. Fiscalité élevée, juste et progressive: à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens. Des services publics performants qui rendent disponibles une main d’oeuvre bien formée, éduquée et en santé aux entrepreneurs et investisseurs du monde. Une croissance économique nourrie par le développement social et vice-versa. Un cercle virtueux.

Une droite qui intègre des principes de gauche et bat la gauche sur son propre terrain! (Il y a actuellement des gouvernements de droite au pouvoir au Danemark, en Finlande et en Suède).

La privatisation d’Hydro-Quebec serait une erreur monstrueuse qui va à l’encontre du bien collectif quelle représente. Les actionnaires ne vont PAS refléter la population du Québec, mais bien une partie, et à terme il ne faudrait pas se surprendre que les gros actionnaires soit également des gros actionnaires dans d’autres industries de l’énergie comme les gazières, et on aura encore plus de Lobbyiste du Pétrole nommés à la tête d’Hydro et de projets rétrograde de centrales thermiques. Et on nous dira encore qu’on gaspille énergie, oui c’est ça, on devrait réduire notre consommation énergie électrique propre pour le chauffage et augmenter la combustion d’hydrocarbure, bravo. La soi-disant compétition du privé est une blague pour les pétrolières, vous ne choisissez que le logo de la compagnie qui va vous fou##er. En Angleterre la privatisation a fait exploser les tarifs, les consommateurs on le choix du logo qui va les siphonner c’est tout, même chose en Équateur, et en plus les tarifs modiques re-circulait dans l’économie locale alors qu’une fois privatisée l’électricité équatorienne a siphonné une fortune hors du pays(Wall Street, paradis fiscaux, etc).

Je n’ai pas lu votre livre, mais selon moi, la gauche doit avancer en s’appuyant sur les initiatives stratégiques, la technologie, le démocratisation(participation citoyenne, ouverture, transparence, au lieu de centralisation bureaucratique).

Hydro par exemple devrait avoir un gestionnaire(ex:Président) élu par la population du Québec (pas simplement nommé, encore moins choisit par une clique d’actionnaires) et on devrait instaurer des mécanismes démocratiques dans sa structure(certains postes élu par les employées).

On pourrait réduire les coûts relies à l’informatisation des services publics, en particulier en santé et en éducation, par un programme participatif de développement de logiciel libre (comme au Brésil je crois), et aller plus loin en amorçant un développement participatif du matériel éducatif et de certains aspects de la gestion de l’éducation, on pourrait réduire les dépenses en éducation, réduire les frais de scolarités, rendre le contenu et les tests gratuits et accessibles en ligne et bénéficier de la participation des étudiants dans autant de volets qu’il est possible de le faire. A terme, une grande partie de la contribution des étudiants serait des contributions créatives, la participation et la mise en pratique de ce qu’ils apprendraient, plutôt que le modèle archaïque de payer pour être des spectateurs.

La droite fait maintenant ce que les religions ont fait longtemps:
S’approprier les vertus.
Ça, et légitimer les abérations inérantes à leur vision tronquée de la réalité.

On voit quelque chose de bon et on prétend ensuite en être l’origine. On voit quelque chose d’ignoble, on accuse l’autre d’en être l’origine ou l’on banalise la chose si la culpabilité ne peut être niée.

@ Marc

Excellente intervention.
Le problème au Québec, c’est que les gens veulent des services scandinaves en payant des impôts américains.

On peut tout de même s’inspirer des méthodes de gestion scandinaves (plus efficaces) dans un cadre plus restreint de services publics.

@ Francois 1 : le centre de William est à VOTRE gauche, ça tout le monde le sait! IL est aussi à la droite du prof Lauzon…

Pour paraphraser Dominic #24

Se préoccuper de la responsabilité financière sans tenir compte de responsabilité sociale mène à la faillite sociale. Ça c’est la conséquence la philosophie libertarienne.

Se préoccuper de la responsabilité sociale sans trop tenir compte de la responsabilité financière, ça mène tôt ou tard à la faillite financière, qui elle nous rapproche de la faillite sociale à plus long terme.

Évidemment, on est plus proches de la deuxième situation, mais la solution n’est sûrement pas dans la première option.

Est-ce qu’un de nos partis politiques prêche la gauche efficace ? Lequel s.v.p. ?

S’il n’y en a pas, pourquoi ?

Les libertariens, tout comme les communistes, sont des extrêmistes poliiques qui perdent leur temps et énergie dans une idéologie qui ne sera jamais représentée au pouvoir !

David prêche dans le desert 😉

@ Sebas,

Je comprends que vous tenez mordicus à vos convictions, qui vous semblent – probablement depuis longtemps – les meilleures, et n’êtes peut-être pas prêt à vous ouvrir facilement à d’autres concepts de fonctionnement, en pratique (dans la vraie vie) possiblement plus équilibrés, plus socio-démocrates et plus économiquement efficaces dans leurs globalités.

Mais si vous faites l’effort de regarder le film suivant, AVEC UNE RÉELLE OUVERTURE ET JUSQU’AU BOUT, ET SI VOUS VOUS LAISSEZ SUFFISAMMENT DE TEMPS DE RÉFLEXION, vous constaterez peut-être, en vous efforçant de ne pas retourner automatiquement ou trop rapidement vers les réponses toutes faites que vous connaissez à l’évidence par coeur et »inside-out », qu’il peut exister des formules plus équitables, plus motivantes et plus économiquement efficaces de vivre-ensemble :

http://le-revenu-de-base.blogspot.com/

Le modèle scandinave serait l’idéal pour le Québec !

Un modèle sociale-démocrate mais qui n’a pas peur du recours à certaines idées connues pour être de la droite !

Bonnes idées à creuser. Mais une petit remarque:
« qu’en une nuit, les tarifs augmentent au niveau ontarien mais que simultanément, les impôts baissent et les prestations augmentent. Aucun Québécois ne serait appauvri. »

Sauf qu’on passe d’un système progressiste d’imposition à un système dégressif (taxes via tarifs), et même anti-progessiste. En effet, je doute que quelqu’un qui fait 300 fois mon salaire consomme 300 plus d’électricité.

@ Sébas #28
décembre 6, 2010 à 2:35

« …encourageons les Québécois à revenir au chauffage au bois, en subventionnant raisonnablement l’achat de poêles 99% NON-POLLUANTS (ça existe!). »

Faux!

Vous parlez au travers de votre chapeau de quelque chose que vous ne connaissez absolument pas pas.

Travaillez-vous pour un fabriquant de poêle à bois?

De plus le combustible bois est beaucoup plus cher que l’électricité et le pétrole et le gaz.

En fait c’est le combustible le plus cher.

C’est pas drôle être un libertarien!

@ Xavier DB

Mon pauvre…

Tu accuses les libertariens de ne faire que des calculs mathématique alors que Mises, dans son opus « Human Action » rejète précisément cette façon de voir le monde (contrairement à keynes, Mises a toujours considéré qu’il était possible de faire tenir le monde dans une équation).

Bref, tu confirmes le pattern habituelle: ceux qui méprise le plus les libertariens sont ceux avec les connaissance les plus déficiente à propos de cette philosophie.

C’est normal, les gens ont toujours tendance à attaquer ce qu’ils ne comprennent pas.

P.S.: La valeur morale défendu par les libertarien… Question très simple. mais tu ignores la répondre car tu ignores tous des libertariens.

Donc ce principe fondamentale c’est celui de la non-agression.

Avec les dettes accumulées par l’occident, les libertariens sont assurés de triomphé à moyen et long terme. L’État à semer les graines de sa propre destruction.

@ William Weinberg

Le modèle Suédois serait considéré comme l’extrême-droite au Québec.

En Suède, on a libéralisé l’équivalent d’Hydro-Québec et les transports en commun de même les postes ont été confiés au privé. De plus, les gens ont désormais la possibilité de se retirer du système de pension ou d’assurance-chômage pour aller vers le privé.

Les réformes néo-libérales ont aussi permis l’introduction de bons en éducation (voucher) et le privé a une place de choix dans le système de santé. Du côté de la fonction publique, la rémunération les employés de l’État s’effectue selon la performance et non plus uniquement selon le principe d’ancienneté.

Et que fait le gouvernement suédois en ce moment pour contrer les effets de la récession ? Il diminue le fardeau fiscal de la population ! Notez aussi que la Suède a refusé de sauver le constructeur automobile SAAB de la faillite.

À titre indicatif, 80% de4s nouvelles écoles construite en Suède sont privées.

Adopter le modèle Suédois, serait une énorme victoire pour les libertariens du Québec.

http://www.csmonitor.com/World/Global-News/2009/0514/sweden-hardly-a-socialist-nightmare

Le modèle suédois demeure un modèle social-démocrate !

Le recours au privé dans l’enseignement et la santé a lieu mais le gouvernement rembourse ceux qui n’ont pas les moyens de payer !

J’en sais quelquechose puisque ma soeur travaille pour une firme de communication basée dans la capitale suédoise !

« Adopter le modèle Suédois, serait une énorme victoire pour les libertariens du Québec. »

Faux!

Le modèle suédois est le ou un des plus interventionniste au près du privé, ce que les libertariens déteste à mourir.

Dans ce pays la libre entreprise est super encadrée.

À remarquer que sa paye ce gouvernement interventionniste.

La Suede est presentement sabotée, elle continue quand meme d’avancer forte des accomplissements et des progres du passé (ils partent de haut), mais petit a petit, elle va s’enfoncer, les ecarts entre riche et pauvre risque d’augmenter graduellement, les injustices et l’intolerance vont gagner du terrain, les compagnies d’assurance vont commencer a syphonner des milliards comme les grosses sansues(ce qui nous attend ici), etc.

Le Chili de Salvador Allende, que Kinsinger (et la banque Chase) ne voulait pas avoir comme exemple de societe un peu plus sociale pour ne pas donner d’idees aux autres populations d’Amerique du Sud asservis par le modele neo-colonial de Republique de Banane approuvé par Wall Street, a connu un revirement pas mal moins graduel que la Suede, avec l’ami de Milton Friedman, le dictateur Pinochet.

Il y a la droite, il y a la gauche. Il y a l’objectif, il y a l’obstacle. Que je prenne à gauche ou à droite, peu importe, l’essentiel consiste en l’atteinte d’un objectif ou l’évitement d’un obstacle.

Droite efficace et gauche efficace me conviennent parfaitement.

Le dogmatisme est une grave erreur parce qu’il s’érige en absolu, de telle sorte que la rigidité s’installe.

Tout ce que je veux au fond, c’est l’avénement d’un monde équitable. Avouons que nous en sommes très loin. Pourquoi?

Parce que une toute petite minorité d’individus impose ses règles absurdes, destructrices, à tous les autres, en les appauvrissant, en les acculant à la misère et à la mort.

Il se trouve que certains endossent ce système démentiel et d’autres qui sont très en colère contre tout ce non-sens.

Celles et ceux qui en bénéficient ou qui espèrent en tirer quelque profit, souhaitent préserver, renforcir ce système. Ils se mettent à son service.

Tandis que ceux qui en souffrent ou ne peuvent accepter que d’autres en fassent les frais, se mobilisent dans le combat pour la justice et la paix.

Qui l’emportera? Peu importe l’issu du combat ultime, celles et ceux qui oeuvrent pour la justice et la paix sont déjà vainqueurs!

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