Pauline Marois et le Conseil du patronat : la grande séduction

En jurant dur comme fer devant lui qu’elle maintenait le cap sur le déficit-zéro dès 2013-2014, Pauline Marois faisait roucouler d’aise le Conseil du patronat (CPQ).

Dans un long discours livré à l’assemblée annuelle du CPQ, la première ministre – en profitant aussi pour remercier Pierre-Karl Péladeau «au nom de tous les Québécois» de s’être «proposé» pour «servir le Québec» en échange de quoi il fut nommé président du C.A. d’Hydro-Québec -,  a surtout demandé au milieu des affaires de l’appuyer plus ouvertement dans sa difficile quête du déficit-zéro :

«On a entendu plusieurs groupes faire connaître leur déception et je ne les blâme pas. C’est normal. Là où je suis un peu déçue, c’est d’entendre si peu de voix nous appuyer. Nous nous sentons un peu seuls, parfois.»

Peut-être pourrait-elle aussi se demander pourquoi…

Alors que vendredi dernier, La Presse faisait état d’une rencontre privée entre la première ministre et quelques grands patrons du Québec inc. pour mesurer leur appui au cas où elle doive reporter le déficit-zéro d’un an, Mme Marois, quant à elle, affirme plutôt qu’au contraire, ce qu’elle attend d’eux est leur appui pour son atteinte rapide.

Ce mardi, à l’Assemblée nationale, elle reprenait d’ailleurs sa demande avec une candeur étonnante pour une chef de gouvernement:

«Je leur ai dit que j’avais besoin d’aide pour qu’ils nous appuient parce que c’est difficile de faire ce que l’on fait. Ça demande du courage.»

La candeur, elle réside dans sa confirmation d’une proximité marquée entre le politique et le milieu des affaires jusqu’au PQ. Mais aussi, dans le sentiment d’impuissance qui semble habiter Mme Marois quant à sa capacité de convaincre elle-même la population – et ses électeurs traditionnels -, de sa démarche.

De toute évidence inquiète des impacts électoraux de son choix (1)– au point même d’implorer un appui plus visible du Québec Inc. -, avec ou sans cet appui, la première ministre semble néanmoins s’entêter à foncer à tout prix vers le déficit-zéro. Quitte même, comme elle le notait ce mardi en période de questions, à puiser dans les réserves pour couvrir la baisse de revenus découlant du ralentissement économique créé en partie par les compressions imposées au nom du même déficit-zéro. Comme dit la chanson : «l’arbre est dans ses feuilles»…

À l’instar de la grande chasse au déficit-zéro des années Bouchard, ce même entêtement risque pourtant de produire les mêmes effets néfastes. Autant sur l’activité économique que sur la qualité déjà fragilisée des services publics et des grandes missions de l’État – notamment, la santé, l’éducation et la redistribution de la richesse.

Comme je l’expliquais dans mon billet de vendredi – «Le prix de l’austérité» -, un tel entêtement va toutefois à l’encontre de voix qui, de plus en plus nombreuses de par le monde, s’élèvent contre les conséquences négatives sur les économies et les populations nationales de ces mêmes politiques d’austérité ou encore, de déficit-zéro à tout prix.

Ces conséquences étant connues et documentées, Françoise David de Québec solidaire suggérait donc en point de presse que si la première ministre voulait vraiment «discuter» du sujet en public, qu’elle convoque :

«la Commission des finances publiques qui serait saisie d’un mandat spécifique, un mandat d’initiative pour évaluer la possibilité de reporter d’un an l’atteinte de l’équilibre budgétaire. Donc, les députés participent à cette commission, et on pourrait aussi y entendre des experts, que l’on souhaite le plus indépendants possible, des milieux d’affaires.»

D’autant plus, notait-elle, que la demande n’est pas d’ignorer complètement l’équilibre budgétaire, mais de le reporter d’au moins un an pour le bien des «clientèles» visées par les compressions et les services publics.

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Pendant ce temps, l’opposition officielle libérale critique les compressions autant qu’elle appuie l’atteinte rapide du déficit-zéro. Cherchez l’erreur.

Même contradiction du côté de la CAQ. Son chef, François Legault, allant même jusqu’à invoquer une possible décote du Québec par les agences de notation si Mme Marois ne tient pas tête sur le déficit-zéro.

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L’otage des groupes de pression?

Alors, qui dit vrai dans toute cette histoire de plus en plus confuse? Est-ce La Presse lorsqu’elle avance que Mme Marois aurait cherché privément l’appui des gens d’affaires pour un report possible du déficit-zéro? Ou est-ce Mme Marois elle-même qui, au contraire, jure qu’elle implore leur appui pour son atteinte toujours aussi rapide dès 2013-2014?

Un indice se trouve peut-être dans ce même discours livré lundi à l’assemblée annuelle du Conseil du patronat. Mme Marois y disait ceci:

«Pendant la dernière campagne, on a entendu des gens répéter tous les jours que le Parti Québécois était l’otage des groupes de pression et que je n’aurais pas le courage de contrôler les dépenses. Or, c’est exactement ce que je fais, avec toute mon équipe. Et, oui, ça demande du courage.

J’ai dit très clairement en campagne électorale que notre gouvernement allait équilibrer les finances. Je vous le redis aujourd’hui : le gouvernement va équilibrer ses finances et réduire l’endettement du Québec!»

Serait-ce là une des clés expliquant son entêtement à vouloir atteindre le déficit-zéro dès 2013-2014? Du moins, pour le moment.

Au-delà de son espoir évident de voir l’équilibre budgétaire lui donner une victoire majoritaire à la prochaine élection, ce passage trahit un quelque chose de plus profond, de plus révélateur encore. Ce quelque chose est cette espèce de réflexe installé depuis plusieurs années au sommet du PQ consistant à répondre – pas toujours, mais souvent -, aux perceptions véhiculées par ses adversaires politiques au lieu de fonder sa prise de décision sur la raison d’État et une analyse étayée des faits.

Une de ces «perceptions» est justement celle d’un parti «otage des groupes de pression». Un parti qui, par conséquent, devrait se montrer plus intransigeant encore face à ceux lui demandant, contrairement au milieu des affaires, de retarder le déficit-zéro d’au moins un an. Question de tenter au moins d’atténuer ses conséquences néfastes sur l’économie et les services publics.

Or, lorsque Mme Marois dit se désoler de voir son parti perçu comme un «otage des groupes de pression» en se disant prête à faire ce qu’il faut pour briser cette même perception, il importe de bien comprendre de quoi il s’agit dans les faits.

Ceux qui, de leurs tribunes, dénoncent souvent les «groupes de pression» pour leur influence sur les élus, font habituellement référence aux «syndicats» et à la «gogauche» en général. D’où la nécessité, semble croire Mme Marois, de s’en libérer en prenant le chemin nettement moins social-démocrate d’un déficit-zéro rapide et des compressions douloureuses qu’il nécessite.

Pendant ce temps, le Conseil du patronat ou autres représentants du milieu des affaires, quant à eux, semblent rarement perçus par les gouvernements comme étant des «groupes de pression» dont ils courent tout autant le risque d’en devenir les «otages».

Et pourtant, ce sont bel et bien des groupes de pression. Qui plus est, leurs entrées dans les coulisses du pouvoir, tous partis confondus, sont nettement plus aisées et discrètes que celles dont jouissent bien d’autres «groupes de pression» pourtant plus souvent dénoncés…

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Pour la version complète du discours de Mme Marois devant le Conseil du patronat, c’est ici.

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Que se cache-t-il derrière les politiques de déficit-zéro et d’austérité?

Bref, pas étonnant qu’Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat, ait tenu à «féliciter» Mme Marois pour son «effort» «dans le cadre de la gestion de ses dépenses» tout en l’implorant de ne pas reporter l’atteinte du déficit zéro.

Et c’est là que ça devient très intéressant.

À preuve, cet extrait de ce qu’en rapporte ici Le Devoir:

«Le Conseil du patronat invite en même temps le gouvernement à s’échapper du mode de raisonnement traditionnel consistant à faire tomber le couperet sur tous les ministères, ou presque. Il appelle plutôt à un remodelage de l’État-providence québécois. « Est-ce qu’il y a des domaines d’intervention qui devraient peut-être être moins prioritaires et que l’État, pour des raisons d’équilibre, de mission effective, devrait peut-être laisser tomber telle ou telle mission?», s’est interrogé à haute voix M. Dorval. Il s’est toutefois gardé d’esquisser des pistes de solution, jugeant que « ce n’est pas au Conseil du patronat de dire au gouvernement : “voici la mission à abandonner”. C’est à la société », a affirmé M. Dorval.

Et voilà dans toute sa splendeur le but ultime et amplement connu des politiques de déficit-zéro à tout prix ou d’austérité plus destructrices encore.

Le premier objectif étant, sous prétexte d’un équilibre budgétaire obsessionnel, de réduire petit à petit le rôle de l’État dans la création et la redistibution de la richesse – autant en rendant les régimes fiscaux moins progressifs qu’en affaiblissant le caractère universel et «gratuit» des principales missions de l’État.

Le second objectif – conséquence du premier -, est d’ouvrir petite à petit au secteur privé une partie des mêmes domaines d’activité dont les États se désengagent pour cause de compressions majeures imposées au nom d’un équilibre budgétaire érigé au rang de dogme économique.

En cela, M. Dorval n’évente aucun grand secret, ni grand complot. Dans les années 80 et 90, soit pendant ou après les années Reagan et Thatcher, cette recette fut déjà largement éprouvée…

Ce qui en étonne plusieurs depuis le dépôt du budget Marceau en novembre dernier est la persistance avec laquelle le Parti québécois, tout en se disant social-démocrate, s’enfonce néanmoins dans ce même schème de pensée, ce même dogme, depuis le dernier référendum. Quitte à couper, semble-t-il, jusque dans l’aide sociale.

Au point où Mme Marois, en entrevue avec Le Soleil, se disait même incapable de «donner suite à des motions votées à l’unanimité à l’Assemblée nationale» réclamant «que les pensions alimentaires destinées aux enfants ne soient plus amputées des prestations d’aide sociale». «Nous n’en avons pas les moyens maintenant. Ça ne veut pas dire que nous ne le ferons pas plus tard», de dire la première ministre.

Comme quoi, les dogmes peuvent rendre sourd et aveugle, voire même muet. Du moins, sur certains sujets…

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«La souveraineté, c’est payant», mais pas tout le temps…

Ainsi, devant le même Conseil du patronat, Mme Marois n’a soufflé mot de l’option de son parti et de son gouvernement.

Et ce, même si le Parti québécois venait à peine de revamper son site web et de lancer sa nouvelle campagne de «promotion de la souveraineté».

Logo de la nouvelle campagne de promotion lancée par le Parti québécois: «la souveraineté pour tous», mais pas devant des gens d'affaires, il semble bien...
Slogan sur le site du Parti québécois: «La souveraineté pour tous»… mais pas nécessairement devant des gens d’affaires…

Dans une série de mini-capsules au «look» fort professionnel et diffusées sur le site du PQ, la première ministre y vante pourtant les nombreux avantages économiques de l’indépendance.  Une d’entre elles se termine même avec Pauline Marois lançant : «La souveraineté, c’est payant. Très payant!».

Peut-être, mais pas tout à fait assez, on dirait bien, pour en parler devant le Conseil du patronat. Et ce,  malgré le sujet de son allocution, laquelle portait pourtant en grande partie sur l’économie et les finances publiques.

Il faut dire que cette campagne de promotion est limitée à l’internet et semble surtout viser les militants eux-mêmes ainsi que les souverainistes passés quant à eux soit à Québec solidaire, soit au jeune parti Option nationale de Jean-Martin Aussant. Donc, pas vraiment de quoi à inquiéter le milieu des affaires.

Après tout, sous prétexte d’être minoritaire, le gouvernement Marois a délégué au Parti québécois la responsabilité de promouvoir l’option souverainiste – scindant ainsi pour la première fois sur ce sujet le discours du gouvernemental de celui du parti.

Bref, c’est comme si en 2007, au moment où il se retrouvait minoritaire, Jean Charest avait délégué au PLQ la promotion du fédéralisme et renoncé du même coup à la porter comme chef de gouvernement ou à y investir des ressources publiques pour la soutenir.

Inconcevable, en effet.

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Le monde est petit…

À cette même assemblée annuelle, le Conseil du patronat, comme il le fait à chaque année, récompensait également «l’engagement de personnalités importantes au développement économique du Québec en intronisant trois nouveaux membres à son prestigieux Club des entrepreneurs».

Parmi ces trois récipiendaires, on retrouvait le docteur Sheldon Elman, fondateur du «groupe santé» privé Medisys – «le plus grand fournisseur privé de services de soins préventifs de santé au Canada». Sa note biographique rappelle aussi qu’en 2008, il «a cofondé Persistence Capital Partners, un fonds de capital d’investissement établi à Montréal et axé sur les occasions d’affaires et la croissance dans le domaine des services de santé au Canada».

Persistence Capital Partners est aussi la firme privée à laquelle Philippe Couillard s’était joint comme associé après son départ du gouvernement Charest dans des circonstances qui lui avaient valu une enquête du Commissaire au lobbyisme du Québec. (Au terme de cette enquête, le commissaire n’avait conclu à aucune contravention à la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme du fait que messieurs Couillard et Elman avaient tenu des rencontres privées pour établir les modalités de leur association à venir au moment où M. Couillard était encore ministre.)

Eh oui. Comme le monde est petit, tout de même…

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Addendum:

(1) Cette inquiétude chez Mme Marois, on en trouve d’ailleurs un indice encore plus concret dans un sondage publié au lendemain de la mise en ligne de ce billet. Dans le cadre de son enquête mensuelle faite de manière non-probabiliste, CROP place le PQ à 25%, le PLQ à 38%, la CAQ à 22% et Québec solidaire à 11%.

S’il fallait que de prochains sondages indiquent une chute tout au moins comparable du PQ et une remontée à nouveau marquée du PLQ sous Philippe Couillard, il est toutefois à se demander si la première ministre et son entourage finiront un jour par entendre et comprendre les sirènes d’alerte qui, pourtant et au-delà des hauts et des bas des sondages, ne cessent de s’accumuler au fil des ans pour le Parti québécois.

(Sur le sujet, voir mon billet du 13 mars: «Quand les sirènes d’alerte se multiplient».)

Quant au taux d’insatisfaction envers le gouvernement Marois, à 65%, il demeure élevé. Ce qui commence à prendre des airs de tendance lourde.

 

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Si c’est à la société de déterminer ce que doit faire nos gouvernements, on est pas sortis de nos déficits. La société veut des bonbons, toujours plus de bonbons, le patronat et les syndicats et les autres aussi. Tout le monde tire la couverte de l’état jusqu’à ce qu’elle cède périodiquement

Mme Marois, malgré tous ces lobbies égoïstes, vous vous en tirez très très bien, félicitations !

La gauche veut continuer l`endettement catastrophique du Québec. Avec tout ce qui se passe en Europe avec les pays en faillite à cause de l`endettement, le Québec pourra pas y échapper s`il continue dans la folie de l`endettement que la gauche veut. C`est sûr que ça fait mal l`austérité. Ça fait des années qu`on vit au dessus de nos moyens. Etes vous responsable ?

Votre commentaire est d’une telle assurance …
En fait il existe d’autres discours qui n’offrent pas la même certitude. On évoque très souvent l’action délétère du FMI qui prend carrément en otages certains pays. On évoque également certains grands spéculateurs comme George Soros qui n’hésitent pas è faire plier les genoux aux pays qui ne pensent pas comme eux ou qui offrent, de par leurs situations particulières des opportunités intéressantes de faire quelques milliards carrément sur le dos de leurs citoyens. Et que dire des agences de notations dont les décisions sont de nature à ruiner certaines économies ntionales. N’oublions pas que ces agences de notation sont des entreprises privées qui appartiennent aux grandes banques mmondiales à la solde des grands spéculateurs.

Alors, je ne suis pas si certains que les politiques d’austérité ont toutes les vertus qu’on leur attribue spontanément et trop facilement.
Évidemment vous avez du lire le dernier ouvrage de Stiglitz : « Le Prix de l’Inégalité ».

«L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête.»
[Blaise Pascal]

Bien sûr, nos amis du Parti Libéral du Québec doivent se bidonner dans le moment présent . Avec le vrai pouvoir en « main » par l’entremise du petit mais efficace « Piton Rouge » qui en moins de deux peut envoyer en orbite toute la gang des péquistes. Tout en convenant que Monsieur François Legault ainsi que la CAQ piaffent déjà d’impatience.

En outre, avec la sortie de Monsieur Jean Garon qui dans un bouquin traite nos amis les péquistes de « peureux et tant qu’à faire de vulgaires pissous », Monsieur Bernard El Latino Landry vient d’en remettre une couche en affirmant que « souverain n’est que schnoute » depuis 45 ans et que indépendant veut dire les « VRAIS CHOSES » comme nous les Canadiens savions tous depuis belle lurette. En ayant tellement utilisé des locutions latines pour faire son FRAIS ou mieux de faire le JARS devant des péquistes éberlués et tout à fait mystifiés par « l’instruction de Bernie », ceux ci se fermaient les yeux en roucoulant tout en se félicitant d’avoir « tombés dans de si bonnes mains ».

Par ailleurs, le Parti Libéral et la CAQ regardent la gang des péquistes louvoyer dans l’affirmation nationale exactement comme dans le bon vieux temps de l’Union Nationale de Feu Maurice Le Noblet Duplessis. Toutefois, la seule chose qu’il reste à faire pour le Parti Québécois est de mettre de pleines pages d’annonces dans le New York Times et le Wall Street Journal pour inviter leurs amis Yankees de droite pour venir investir ici dans la province de Québec. Tout comme ces banderoles aux couleurs du Québec qui devaient « PENDOUILLER de haut en bas » des 110 étages des deux tours du World Trade Center le 13 de Septembre 2001, soit DEUX JOURS APRÈS LE 11 Septembre 2001. Monsieur Bernard El Americano Landry avait investi 60 millions de notre argent pour dire aux YANKEES et à la face du MONDE comment les nationalistes québécois, ces mangeux de Hot Dogs aimaient leurs amis les YANKEES. Et dire que ces fiers partisans du FREE TRADE voulaient prendre le dollar américain en PLUSSE sans se donner la peine de franciser IN GOD WE TRUST. En perdant au CHANGE car le dollar Canadien est BILINGUE depuis des lustres.

Finalement, tout en laissant toute la gang des péquistes gouverner totalement à droite encore un bon bout de temps, de quoi les vieux péquistes du Premier Lit, celui de TI POIL parleront ils dans le bon vieux porte à porte et les bonnes vieilles assemblées de cuisine. Avec les rêves virevoltant au plafond avec les volutes de fumée de bonnes pipées qui fleurent BON le Gros Tabac Canadien ? Y aura t’il encore des péquistes pour se marcher sur le « CORDON DU COEUR » en se croyant de gauche les pôvres. Et comme vient de me dire au café près de chez vous un vrai indépendantiste qui devint membre du 1 % des vrais d’Option Nationale, celui ci m’affirma au sujet des péquistes : « Y s’en sont TU FAITES des ACCRAIRES les tabar……. ? Au plaisir, John Bull.

« sous prétexte d’être minoritaire, le gouvernement Marois a délégué au Parti québécois la responsabilité de promouvoir l’option souverainiste – scindant ainsi pour la première fois sur ce sujet le discours du gouvernemental de celui du parti. »

Je ne vous suis pas. S’il fallait que le gouvernement consacre un seul sou des fonds publics à la promotion de la souveraineté, je n’ose pas imaginer le tollé de l’opposition. Les libéraux ne se sont pas gênés pour accuser le gouvernement de faire la promotion de la souveraineté en faisant promener Gilles Duceppe et Rita Dionne-Marsolais à travers la province pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la souveraineté.

« …en faisant promener Gilles Duceppe et Rita Dionne-Marsolais à travers la province pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la souveraineté. »

« Rien à voir avec la souveraineté » dans la même phrase que les noms « Gilles Duceppe et Diane Dionne-Marsolais »???

Youhou… Y a quelqu’un là dedans???

Évidemment, pour vous et les autres Québécois parasites du système fédéral, Ottawa et surtout Harper ne peuvent jamais rien faire qui pourrait nuire aux intérêts du Québec.

Mais aimez mieux vous référer à la Bible ou à d’autres théories fumeuses pour orienter votre réflexion et vos pensées.

Je crois que vous exagérez passablement dans votre analyse. Le PQ n’est pas obligé de marcher dans les pas de QS. Le bien-être du Québec ne passe pas obligatoirement par les mesures de QS. Vous parlez comme s’il faisait des coupures draconiennes dans les finances publiques alors qu’il se contente de réduire la progression des dépenses, ce qui n’avait pas été fait sous le règne libéral.

En résumé, je dis bravo au PQ. Le Québec ne pourra qu’être gagnant d’avoir une meilleure santé financière dans les prochaines années.

Cela ne fait pas des années que le Québec vit au dessus de ses moyens, mais cela fait des années que les libéraux mettent dans les poches des plus nantis les argents que la société Québécoise aurait besoin pour équilibrer son budget. Ce que le conseil du patronat veut c’est revenir au temps de la St-Vincent de Paul, lorsque que les organismes de charité s’occupaient de nourrir les plus pauvres en faisant des quêtes ou les notables étalaient leur compassion et étaient honorés par leurs pairs. Ils ont perdu cet aura du bienfaiteur de la société et s’ennuient du »temps des bouffons » . Le conseil du patronat serait peu être d’accord avec un programme de »stamp food » comme au États-Unis. Quand a Madame Marois au lieu de fricotter avec le conseil du patronat et de faire l’hypocrite auprès de l’électorat comme Mitt Romney l’a fait, elle devrait plutôt suivre l’exemple de Barack Obama qui a passé son temps à défendre la classe moyenne et les plus démunis pour éventuellement être réélu. A moins que madame Marois fasse de la fausse représentation et que dans ses petits meeting cachés elle soit une réplique de Mitt.

Pauline Marois et le Parti québécois = 0 (zéro!) crédibilité en économie, en éducation, en santé…en fait, en quoique ce soit.

VITE des élections que l’on foute dewors cette bande d’incapables qui nous fait HONTE.

S’il fallait vous donner une note sur vos commentaires en économie, histoire, politique ( toutes des sciences « molles » ) ce serait aussi zéro, mais à toutes les puissances !

Il est peu recommandé d’appliquer un remède de cheval à un patient trop faible pour le supporter. C’est pourtant ce que s’apprêtent à faire Mme Marois et Stephen Harper, et pour les mêmes raisons idéologiques.

Des gens pourtant crédibles et plus intelligents que ces deux derniers se sont prononcés contre l’obsession maladive du déficit zéro. Mais il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Il n’est pas trop tard pour faire machine arrière, changer de cap, mais ces deux comiques sont-ils assez évolués pour ce faire…

Vamos a ver, comme on dit en pays hispanophone. Ou, comme on dit ici : » On verra! »

Fasse le ciel que le chemin de Damas soit encore fréquentable. 🙂

Le constat à faire tout en relativisant les sondages truqués en partie de La Presse consiste de voir que la politique de centre droit du PQ est un échec que QS est à 10% pendant que le PQ plonge en bas de 29% d’appuis. Si la CAQ ne monte pas, la politique droitière du gouvernement Marois profite au PLQ parti associé à la corruption!

Les quelques programmes positifs de nettoyage de la corruption par des lois sur le financement des partis combiné avec des coupures occultes des fonds de l’État puis cette charge sur les assistés pendant que de longues queues des soupes populaires se font dans le Parc Émilie Gamelin à Montréal attaque de front un électorat de gauche qui a élu le PQ en septembre ou de centre gauche si l’on préfère habitant l’Est montréalais mais surtout la Montérégie et le Saguenay Côte Nord qui a fait la différence pour donner ce gouvernement Marois de peine et misère le 4 septembre. Le PQ mené par des stratèges de marketing politique a tenté de gagner l’électorat caquiste pourtant celui de base reste pourtant à 20% et en Chaudière Appalache et Québec on ne veut toujours rien savoir du PQ. La radio poubelle a fait du PQ, d’O.N et de QS des antéchrists dans cette capitale qui cultive la droite par réflexe identitaire maladif! Bref, là ou le PQ pourrait jouer gagnant c’est de conclure une entente avec QS et O.N pour que les partis de gauche nationaliste théoriquement encore puissent obtenir plus de succès dans la région de Québec comme de celles de l’Estrie puis Beauce tout au moins malgré la prépondérance libérale et caquiste.

-Lucien Bouchard-l’indépendance ne se fera pas à gauche-, elle semble définitivement ou presque ne pas pouvoir se faire à droite non plus entre la capitale sa culture régionalisante décalée du Québec et la Beauce hyper capitaliste. Sans parler du Montréal anglophone et de son caractère canadien.

Bref, échec de l’approche -responsable des finances publiques de Mme Marois- dont l’augmentation de frais publics comme sous J.Charest enrage le peuple. Pourtant le précédent Bouchard aurait dû faire école, la pénurie de services ou son appréhension défait les gouvernements.

Pauline Marois si responsable devrait suivre l’exemple McGuinty et démissionné comme premier ministre en durée et devenir pm temporaire le temps de la sélection d’un nouveau chef pour le PQ. Un Bernard Drainville par exemple moins à droite et ouvert à des ententes avec Option Nationale et peut être avec Québec Solidaire voici un possible déblocage parce que oui dans cette période de cynisme politique nous pourrions retrouver les libéraux au plus tard en mars 2013 sinon avant. Et puis un système proportionnel mixte uninominal comment croire qu’un déséquilibre serait si important que ce serait l’Ouest de Montréal qui élirait les gouvernements à Québec? Une proportionnelle intégrale oui effectivement mais pas partielle. Le PQ est en train de préparer le retour au pouvoir des libéraux par ses errements et ça se serait impardonnable!

Ce qu’il faut lire et entendre de nos autonomistes péquistes . Réveillez-vous ou endormez-vous pour de bon mais de grâce arrrêtez votre mascarde . Le PQ a la sauce Marois est pitoyable et c’est un souverainiste qui vous le dit . Le dernier sondade CROP nous donne un aperçut de la déconfiture de ce gouvernement beaucoup plus adéquiste que péquiste ! Couillard le grand chum du bon docteur Porter et le nouveau chef du parti de la corruption libéral se retrouve en tête des sondages alors que le PQ- Adéquiste dégringole de façon alarmante .

Tantôt a droite , tantôt a gauche , souverainiste devant les siens , adéquiste devant le Conseil du Patronat . Pauline Marois se met a genoux devant le Québec Inc . alors que son parti tire sur les bénéficaires de l’ aide social tout en reculant sur la majorité de ses promesses électorales .

C’est plutôt le PLQ qui devrait dire un gros BRAVO a Pauline Marois pour les avoir remis sur la mappe électorale et en tête des sondages !

Merci madame Marois ! Je sais pour qui voter la prochaine fois ! Et non ! Pas pour Couillard , ni pour Legault quand même mais par pour vous non plus !

@ jackwood

“Avec tout ce qui se passe en Europe avec les pays en faillite à cause de l`endettement, le Québec pourra pas y échapper s`il continue dans la folie de l`endettement que la gauche veut.” (jackwood)

Toujours la même prière de la petite droite conservatrice les deux yeux farmé ben dur qui se rivent souvent dans le mur.

Depuis sept ou huit ans c’est uniquement la DROITE de Harper qui à endetté le pays pour enrichir les riches de DROITE et même les étrangers.

De même qu’au Québec ce sont des conservateurs déguisés en libéraux, toujours la DROITE, qui ont monté la dette à coup de déficit pour aider les riches avec des cadeaux dont le chemin du nord et des baisses d’impôts.

« Etes vous responsable ?”

Et Oui! La petite droite est responsable d’avoir voté, encouragé et appuyé cet endettement tout en accusant la gauche pour des gestes qu’Ils ont eux même posés. C’est de la projection.

« Etes vous responsable ?”

Avec de telles déclarations de la petite droite est-elle responsable?

Non!

@ François 1

« Pauline Marois et le Parti québécois = 0 (zéro!) crédibilité en économie, en éducation, en santé…en fait, en quoique ce soit.

VITE des élections que l’on foute dewors cette bande d’incapables qui nous fait HONTE. »

Finalement elle est comme les dretteux de la petite droite simpliste et comme les libertariens, endoctrinés, mais en moins pire.

Elle au moins elle n’a pas mis l’économie l’Amérique et l’occident dans le trou comme la drette à tendance libertarienne l’a fait, c’est-à-dire les Bush, Harper, Charest et bien d’autres qui ont berné les dretteux et les libertariens qui en redemandent.

Je n’aimes pas Marois, mais encore moins les cocus content de la petite droite misérable dogmatique ignorante qui fait de la propagande de ce qu’elle ignore.

De ce moins pis-aller que représente le PQ au pouvoir d’intendance coloniale de la Province of Kwibek il demeure un fait, celui du parti républico-bananier liberull se retrouvant sur les banquettes de l’opposition et dont la colère ne dérougit pas depuis septembre dernier. Le comportement de ce parti républico-bananier et de ses partisans dans le rôle de l’opposition est d’un ridicule consommé, le « style » hystérique de « loose cannons » qu’ils ont adopté n’a rien de surprenant. PATHÉTIQUE !!!