La juste colère des Anglos contre Charest

Le titre de la chronique de Don MacPherson, dans la Gazette de jeudi, dit tout : Charest’s Contempt for Anglos is Showing (Le mépris de Charest pour les anglos paraît).

Tabachnick (avec la moustache) avec des élèves anglos (Photo The Gazette)
Tabachnick (avec la moustache) avec des élèves anglos (Photo The Gazette)

De quoi s’agit-il ? Depuis octobre dernier, les présidents des deux plus importantes commissions scolaires anglophones ont demandé un rendez-vous au premier ministre. Ils veulent lui parler de l’accès à l’école anglaise. Vous le savez, la Cour suprême a donné un an — jusqu’en octobre prochain — à Québec pour trouver une solution aux « écoles passerelles », qui permettaient à des parents de contourner la loi 101 en « achetant » un an d’enseignement primaire anglophone à leurs enfants. Le gouvernement doit déposer d’ici six semaines un projet de loi à ce sujet.

À l’évidence, ce blogueur estime que ces passerelles doivent être fermées à double tour. Un droit ne s’achète pas. Cependant, le refus du premier ministre d’ouvrir sa porte aux représentants anglophones est choquant.

Comme l’indique MacPherson :

En tant que présidents des deux plus importantes commissions scolaires anglophones, Angela Mancini et Marcus Tabachnick peuvent être considérés comme les principaux élus de la communauté anglophone du Québec.

En effet. Et un petit rappel historique pour les souverainistes qui liraient ces lignes. À l’automne 1994, Jacques Parizeau avait pris sur lui d’inclure, dans le Projet de loi sur la souveraineté du Québec, non seulement les futurs droits constitutionnels des anglo-québécois dans un Québec souverain prévus au programme du PQ, mais une disposition précisant que la communauté anglophone — dans des modalités à définir — aurait droit de veto sur toute modification à ses droits.

Il s’agissait donc d’être plus respectueux de la « société distincte » que représente la communauté anglophone du Québec, que le Canada ne l’avait été envers le Québec. On le sait, les Québécois n’ont pu opposer leur veto au recul de leurs droits linguistiques et d’éducation dans la constitution de 1982.

Comment le veto anglophone aurait-t-il pu s’exercer ? Nous ne l’avions pas explicité, mais il nous paraissait évident qu’il devrait s’agir d’un collège électoral formé des présidents de Commissions scolaires anglophones et de maires des villes bilingues. La représentativité des premiers est la plus forte. Si les souverainistes le savent, comment le chef du PLQ ne le sait-il pas ?

Redonnons la parole à MacPherson :

Charest semble trouver le temps de rencontrer chaque représentant étranger mineur qui passe par le Québec. Mais le bureau du premier ministre a non seulement ignoré la demande de rencontre des deux présidents de commissions, mais n’a même pas accusé réception de la demande.

Ce n’est pas une bonne façon de traiter les représentants de la minorité historique québécoise. D’autant qu’ils ne réclament pas nécessairement le maintien des écoles passerelles. Le colmatage de ce trou dans la loi 101 les privera d’environ 500 admissions par an, soit, à terme, 2 500 étudiants du secondaire sur 45 000.

Ils s’inquiètent de l’avenir plus global des effectifs scolaires anglophones et proposent de remplacer la source demain tarie des écoles passerelles par une autre. (J’y reviens).

La sécurité linguistique pour tous

D’abord, je me sais iconoclaste sur cette question dans les milieux nationalistes, mais je persiste et signe. La question posée est une vraie question.

Une politique linguistique québécoise réaliste et rassembleuse doit avoir pour objectif d’assurer la sécurité linguistique des francophones — c’est-à-dire de maintenir leur caractère nettement prédominant, y compris sur l’île de Montréal. Il y a, en ce cas, aujourd’hui, réel péril, qui mérite des correctifs majeurs.

Cette politique doit également avoir pour objectif de maintenir la sécurité linguistique des nations autochtones et de notre minorité historique, anglophone.

Et c’est un paradoxe que, d’une part, comme le démontre amplement Charles Castonguay et le récent rapport Curzi, l’anglais ait une force d’attraction plus forte que le français pour provoquer des transferts linguistiques alors que, simultanément, le nombre d’inscrits dans les écoles anglaises est en baisse.

J’établis donc ce principe : si, pour les francophones, il devait y avoir déclin significatif de sa proportion dans la population générale et, pire, risque de minorisation sur l’île de Montréal, il faudrait introduire des correctifs.

De même, si on devait constater un déclin significatif des effectifs scolaires anglophones, de nature à nuire au dynamisme de cette communauté, il faudrait introduire des correctifs.

Quel péril ?

Y a-t-il péril, aujourd’hui, du côté anglophone ? Certainement pas à McGill ou à Concordia, en plein boum, ni chez les Cégeps anglophones, à la force d’attraction montante. Cependant, les prévisions d’effectifs scolaires primaires et secondaires disponibles sur le site du ministère de l’Éducation indiquent en effet une baisse marquée.

Les présidents Angela Mancini et Marcus Tabachnick affichent des chiffres préoccupants. Cependant, ils témoignent des mêmes conséquences de la dénatalité que les chiffres existants pour l’école française.

Ainsi, de 2002 à 2010, les effectifs anglophones ont chuté de 11 % — c’est beaucoup — et les francophones de… 13 %. Ce qui fait que la proportion d’élèves anglophones par rapport au total est restée stable à 12 %, soit un peu plus que le poids relatif de la communauté anglophone au Québec. En effet, la proportion d’anglophones au Québec est de 8 % pour la langue maternelle et de 11 % pour la langue d’usage, cette dernière mesurant la langue parlée à la maison.

Donc, grosso modo, il faudrait s’inquiéter pour la masse critique de la communauté anglophone si ses effectifs scolaires étaient de moins de 10 %. Ce n’est pas le cas.

Montréal, un cas à part ?

La situation proprement montréalaise est cependant plus préoccupante. Au primaire, les effectifs francophones ont chuté, de 2002 à 2010, de 16 %. Les effectifs anglophones : de 27 %.

La proportion anglophone/francophone s’est détériorée, passant de 37 % d’anglos en 2002 à 32 % en 2010.

Cela me suffit pour accepter la crainte légitime des Commissions scolaires anglophones de Montréal. Cette tendance semble si forte que, pour quiconque croit sincèrement à la préservation du dynamisme de notre minorité nationale — et je suis de ceux là — il vaille la peine de se pencher sérieusement sur la question. (En plus, évidemment, de tout ce qu’il faut faire pour le français.) Je ne conclus pas. Je dis que le cas mérite attention.

Si on constatait qu’il y a vraiment, du moins à Montréal, péril pour l’éducation anglophone, pour sa masse critique, quel remède devrions-nous envisager ? Rouvrir les écoles passerelles ? Pas question !

Les commissions scolaires anglophones évoquent une solution plusieurs fois discutée dans le passé, et toujours rejetée car le besoin ne se faisait pas sentir. Il s’agirait de permettre aux nouveaux immigrants qui proviennent de pays anglophones et dont la langue d’usage est l’anglais (les Américains et Britanniques, par exemple) d’inscrire leurs enfants à l’école anglaise. Il y a plusieurs façons d’en établir les paramètres pour calibrer cet appel d’oxygène sans provoquer de hausse intempestive.

Voilà le genre de choses dont peut parler un premier ministre québécois avec les représentants de la communauté anglophone seulement si une condition préalable est constatée : que les francophones sachent que ce premier ministre fait également tout ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité linguistique du français.

Peut-être Jean Charest sait-il qu’il ne passe pas ce test.

Laisser un commentaire

Que fait-on avec une clientèle captive ? On l’a prend pour acquis sachant que leur aversion pour la souverainté et le PQ fera en sorte qu’ils ne voteront jamais pour le PQ ! A moins qu’il fondent un nouveau parti fédéraliste du West-Island mais ce serait très surprenant … Les anglos sont devenus les esclaves captifs des libéraux , tant au Québec qu’au fédéral … Ils sont un peu les artisans de leur propre malheur !

Si Charest a des ambitions fédérales, il ne veut surtout pas être perçu comme pro-francophone, car il sait fort bien qu’au ROC c’est le Québec bashing qui donne des votes. Par ailleurs, les anglo-québécois pourraient lui faire très mal s’ils partaient en croisade…ce que je souhaiterais car alors cela permettrait de soulever le sort des écoles francophones au Québec.

L’effectif scolaire anglophone québécois a chuté d’environ 60% entre 1971 et 2001, alors que le déclin pour l’ensemble des écoles du Canada n’a été que d’environ 10% pour la même période.

On se demande pour quelle raison il faudrait calculer à partir de 2002 comme vous le faites.

Concernant la taille de la communauté anglophone, si on la mesure par la « première langue officielle parlée » plutôt que par la langue utilisée à la maison, les anglophones constituent 13,4% de la population, et non 11%.

La distinction que vous faites entre Montréal et le reste de la province recèle une réalité intéressante. Les écoles situées dans les communautés anglophones continuent de connaître des baisses importantes d’effectifs. L’augmentation en dehors de Montréal est liée à des enfants qui sont dans les faits francophones, mais avec un parent ou un grand-parent anglophone, et qui fréquentent l’école anglaise. En dehors du grand Montréal et de Gatineau, les écoles anglaises sont en fait dominées par des élèves francophones.

Je suis entièrement d’accord avec votre proposition d’élargir l’accès à l’école anglaise aux enfants d’immigrants anglophones.

Moi-même fils d’immigrants anglophones, je n’ai échappé à la loi 101 que parce qu’ils sont arrivés deux ans avant son entrée en vigueur. J’ai donc pu aller à l’école anglaise. Appliquer la loi 101 n’aurait servi à rien dans mon cas car ma « conversion » à l’anglais était terminée bien avant que je mette les pieds à l’école.

Je crois que le bon critère pour l’accès à l’école anglaise, en plus de la clause Canada, serait que la langue maternelle d’au moins un des deux parents soit l’anglais. La langue maternelle des parents est un critère tout à fait applicable qui est déjà utilisé dans le reste du Canada pour encadrer l’accès à l’école française.

Le Québec accueille 40 000 immigrants par an, disons. Cela signifie qu’il accueille 20 000 enfants d’âge scolaire par an, en gros, de catégorie immigrants et enfants d’immigrants (le chiffre précis n’est pas important). Le réseau francophone d’écoles primaires et secondaires s’enrichit donc de ces 20 000 têtes par an. Malgré cela, il PEINE à maintenir ses effectifs estudiantins: tout le monde l’admet. 


Dans une situation d’équilibre scolaire anglophone/francophone, le réseau francophone s’enrichirait de 18 000 têtes immigrantes par an, et le réseau anglophone s’enrichirait de 2 000 têtes immigrantes par an. Dans les 2 cas, cela ne servirait qu’à MAINTENIR, de peine et de misère, les effectifs estudiantins. 


Si un afflux de 18 000 têtes par an ne fait que maintenir les effectifs francophones, il devrait être clair à tout esprit de bonne foi que l’affflux de 0 tête immigrante par an dans le réseau anglophone actuel lui cause une diminution, en gros, de 2 000 étudiants par an. Si on tient compte de la mobilité plus grande des diplômés anglophones (ils cherchent et acceptent plus facilement un emploi à Boston, New York, Seattle ou Chicago), il est clair que le réseau anglophone d’écoles primaires et secondaires se dégonfle, en gros, de plus de 2 000 étudiants par an. Ces pertes continues et continuelles, dans un réseau d’à peine 100 000 étudiants, feront en sorte que ce réseau DISPARAITRA (ou sera réduit de 90 %) en l’espace de 2 siècles.

Camille Laurin et plusieurs autres esquissent un sourire de stupéfiante et troublante satisfaction face à ce scolocide en douce. Mais ce n’est pas sain pour le Québec. « Scolocide » : de « schola », école, et « caedere », tuer ; néologisme spécifique au Québec, décrivant la politique de disparition à terme des écoles primaires et secondaires publiques au Québec, tel que prévu par toute application d’une loi de type 101 dans un contexte Nord-Américain (forte mobilité des résidents et population qui ne se maintient ou ne s’accroit que par l’immigration).

Le réseau primaire et secondaire anglophone au Québec est à l’image du réseau scolaire anglophone de Thetford-Mines: celui-ci est passé de 2 écoles dans les années 70 (une petite: le A.S. Johnson Memorial School; une grosse: l’école St-Patrick) à une seule école maintenant: le A.S. Johnson Memorial School qui combine maintenant, et de peine et de misère, la clientèle du Memorial et du St-Patrick.

Ecoles anglophones les plus proches, quand le A.S. Johnson Memorial School disparaitra (car il disparaitra si la loi 101 n’est pas changée): à Québec ou à Sherbrooke! Nouveaux sourires stupéfiants et troublants chez Camille Laurin et penseurs du même acabit.

Dans l’esprit de l’électorat, Johnny Boy n’est plus premier ministre….les sondages le confirment.

Les anglos réalisent en tout cas selon l’article qu’ils n’ont pas un accès privilégié chez l’imposteur.

Tout compte fait, l’expression « Mettre tous ses oeufs dans le même panier » s’applique dans leur cas.

Je vais m’inquiéter , si vous le permettez, du sort du français dans le ROC avant de pleurer sur celui des anglophones québécois.

Quequ’un pourrait-il me définir ce qu’est « la langue d’usage ». Serait-ce la langue parlée à la maison?

Angela Mancini et Marcus Tabachnick c’est très anglos!
Mancini et Tabachnick sont la preuve vivante de l’échec de TOUTES nos politiques linguistiques.

Alors SVP M, Lysée, n’en rajoutez pas.

Les Anglos (langue maternelle) en font pas 11% de la population du Québec, mais juste 8%.
Si on enlève les Anglos venus d’ailleurs, les Anglos nés au Québec ne doivent pas représenter plus de 5 ou 6% de la population du Québec (je n’ai pas trouvé le chiffre). Alors que 11% des élèves étudient en anglais au Québec c’est un scandale.

C’est en effet rafraîchissant. Si la sauvegarde du français doit être l’une de nos préoccupations maîtresses, vous cernez tout à fait à quel point nos égards face à notre minorité nationale doivent être de lui permettre survie et épanouissement. Bien que nous ne voyons que de façon rarissime se point de vue émis sur la place publique par la communauté anglophone du Québec, nous devons accepter que cette communauté rassemble des gens qui sont historiquement et qui peuvent être moralement aussi Québécois que tout autre citoyen de la Nation.

Une bien intéressante problématique. Et vos propos feront grincer des dents plus d’un Québécois francophone revanchard. Car, après le Rapport Durham, comment ne pas résister à la tentation de vouloir assimiler, «par attrition», la minorité anglophone du Québec?! Mais beaucoup d’eau a coulé sous les ponts… La compréhension, le respect et même l’admiration mutuels entre les deux communautés linguistiques se sont renforcés. Je le sais pour avoir travaillé dans plusieurs entreprises où se côtoyaient chaleureusement les membres des deux communautés.

Mais il va de soi que sans certaines garanties quant à sa survie, la communauté anglophone québécoise n’appuiera jamais le projet souverainiste : ils ne sont pas plus stupides que nous. 😉

D’autre part, je déplore le peu de couverture médiatique offerte à la culture anglophone québécoise (par Radio-Canada, par exemple). Que sait-on de leurs artistes et de leurs oeuvres, de leurs lieux et de leurs moments de rassemblement et de partage? Je me souviens, avec quelque nostalgie et grand plaisir, d’avoir assisté à l’une de leurs soirées de poésie. Nous connaissons et apprécions un Rufus Wainright et une Margie Gillis (qui maîtrise d’ailleurs fort bien le français) et… ?

Pourtant Angela et Marcus ne sont pas des anglophones mais des immigrants qui au Québec devraient avoir l’obligastion de respecter notre langue nationale le français.
Pour nous les Québecois il existe 9 provinces canadians ou nous devons nous angliciser sans possibilité de franciser les étrangers.

Je comprends très bien votre souci de justice, d’équité pour les anglophones du Québec.

Personnellement, c’est la situation du français au Québec qui m’interpelle présentement. Je ne suis vraiment pas disposé à me porter à la défense de l’anglais maintenant.

Quand nous aurons réussi à nous débarasser des imposteurs au pouvoir et que le Québec aura récupéré ses pleins pouvoirs, alors, nous pourrons veiller à ce que les anglophones ne se sentent pas menacés.

Je me sens terriblement égoïste en ce qui concerne ma langue maternelle présentement. C’est assez étrange mais je me sens comme en situation de survie à cet égard, pour le moment. Ne m’en demandez pas trop monsieur Lisée!…

Quand nous aurons la tête sortie de l’eau, nous pourrons commencer à regarder quelles autres langues sont menacées…

Chaque chose en son temps.

Peu importe tous les efforts qui seront faits pour satisfaire les anglophones du Québec, ces derniers ne voteront jamais pour l’indépendance du Québec, car fondamentalement, cela ne leur plait pas de vivre en français.

En 95, ces droits pour cette « fameuse société distincte » a t-il aidé à faire gagner le référendum auprès des anglophones? La réponse est non et sera toujours non.

C’est une perte de temps.

Au cours de mes nombreux voyages a l etranger, j ai constate que les Anglophones ( Americains et Britanniques en tres grande majorite) ouvraient des ecoles BI-LINGUES ( la langue du pays d accueil , son histoire et sa geographie et les autres matieres en anglais ).

Pourquoi n en serait il pas egalement le cas au Quebec pour les ecoles anglaises ?

Cela donnerait meme un avantage a leurs enfants qui seraient des anglophones bilingues en face de francophones moins bien outilles linguistiquement.

Que J. Charest en parle aux presidents de commission scolaire anglophone !

« écoles primaires et secondaires publiques ANGLOPHONES » dans le dernier paragraphe de mon 07h22. Le mot mis en majuscule avait été oublié.

Il n’y a pas que JF Lisée qui en a fumé du bon, monsieur Racicot aussi.

«La compréhension, le respect et même l’admiration mutuels entre les deux communautés linguistiques se sont renforcés.» Ah oui? Vous lisez pas la Gazette, ni le Suburban, vous n’écoutez pas CJAD. Vous devriez.

Vous voulez de la culture anglo monsieur Racicot, c’est simple, écoutez espace musique, particulièrement en après midi et notamment à compter de 17h30, vous allez en avoir pour votre argent de la monoculture anglosaxonne.

Pour que je me désole de l’effritement du réseau scolaire anglophone du Québec, il faudra d’abord que les anglophones se définissent comme Québécois. Après on verra.

Quant à cette idée loufoque de permettre à tous les immigrants se disant anglophones d’accéder directement à l’école anglaise qu’est-ce qu’on inventerait pas pour faire passer un chat pour une marmotte.

La cour Suprême a reconnu la validité de la section de la Loi 101 qui confère aux immigrants le droit de recevoir un enseignement dans la langue officielle du Québec, afin de favoriser leur inclusion et leur intégration dans leur société d’accueil.

On voudrait peut-être l’édulcorer encore un ti peu parce que les anglos essayent de se faire passer pour des martyrs?

Et quand on lit des choses comme ce que dit monsieur Hall, écoutez-le : «je n’ai échappé à la loi 101 que parce qu’ils sont arrivés deux ans avant son entrée en vigueur. J’ai donc pu aller à l’école anglaise. » Ouf! Monsieur a échappé à la Loi 101…

Ça monsieur Hall, c’est du mépris vous en rendez-vous compte ? Ce n’est pas une punition que d’être scolarisé en français. C’est pas le goulag l’école en français monsieur Hall. C’est pas du caca le français monsieur Hall, c’est une langue internationale, c’est la langue commune des Québécois et c’est la langue officielle du Québec.

Foutaise que ces arguties. Incluant celles de JF Lisée.

Comment une minorité peut ne pas mal traité une autre minorité?

Si la minorité n’était plus une minorité mais elle-même, autonome, on pourrait traité les anglais mieux que les anglais nous traite dans le Canada.

Mais interdire aux francophones de devenir angalais, c’est maltraiter qui?

La minorité anglophone du Québec est sûrement parmi les plus choyées au monde.

La radio anglophone semble être majoritaire à Montréal.

De plus, il existe au Québec un scandale systémique : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent autour de 25 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu’elles devraient avoir. On en est rendu au point où le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais.

Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d’enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu’au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.

Quand cessera-t-on de se tirer dans le pied?

Après avoir assisté à la performance mémorable de la ministre Courchesne dans le dossier des écoles juives, nos deux leaders anglicisés n’ont pas à craindre; pas besoin d’une rencontre médiatisée et sous les projecteurs pour avoir l’oreille du gouvernement Charest.

N’ayez crainte, le message a passé.

Victor, ouvrez vos yeux!

La majorité des écoles anglaises à Montréal sont soit billingues ou immersion. L’école anglaise de ma fille n’enseigne qu’en français jusqu’en 3ieme année. Les choses ont beaucoup changé depuis le temps de la madame d’Eaton’s unilingue.

Votre blog est fort bien raisonné. Je soutiens à 100% la colère des anglophones. Leurs revendications sont déjà bien minimales. Mais voilà que les francophones s,’insurgent envers une langue dont ils méprisent les pratiquants et SURTOUT parce qu’ils sont incapables d’aimer leur langue, la langue française. Selon les québécois francophones et leurs dirigeants ce sont les lois qui commandent L’usage du français.Ils ont si peu de considération envers eux-mêmes qu’ils portent le blâme de leur incapacité sociale sur les autres. Ils sont bien à plaindre.

Ce que je trouve triste pour les anglo-Québécois, c’est qu’ils sont presque condamné à voter libéral…

PQ = trop Souverainiste
QS = devenu trop Souverainiste
ADQ = trop nationaliste
PVQ = trop marginal

J’espère que l’impopularité de Jean Charest pourra permettre à au moins un compté anglophone d’élire un vert (ils arrivent deuxième dans plusieurs circonscriptions du West-Island). Ça ferait du bien à notre démocratie.

La Réalité.
Comme d’autres, une gérante d’origine chinoise d’un dépanneur de mauvaise humeur parce que j’ai protesté a refusé de me servir en français dans le Vieux Montréal, il y a deux ans sans parler d’autres incidents.

Les allophones d’origine pakistanaise, indienne, chinoise de Hong Kong renforcent la société anglophone de Montréal sans parler de tous les immigrants réfugiés que Québec ne contrôle pas qui majoritairement vont opter pour l’anglais sans oublier selon un exemple plausible que l’instabilité politique au Pakistan pourrait s’avérer être une menace pour le français à Montréal. Par la colonisation britannique, l’anglais est la deuxième langue au Pakistan c’est pourquoi, il ne faudrait pas qu’une immigration forte de réfugiés pakistanais s’installe à Montréal.

Précision. Les Pakistanais ne sont pas pour moi des boucs émissaires, ils symbolisent seulement que la précarité du français à Montréal est la seule préoccupation qui ne soit sérieuse. L’exode des familles francophones du centre ville vers le 450 qui fait de cette zone limitrophe maintenant de Montréal, une demi- forteresse du Parti Québécois réduit dans le Montréal central, le français comme langue parlée à la maison. Si les fils et filles d’immigrants tout en connaissant le français s’inscrivent dans des cégeps anglophones, à la maison quelle sera la langue parlée dans les nouveaux foyers? On devine que ce sera l’anglais.

Un exemple étranger en guise de réflexion. Crise linguistique en Belgique présentement, Bruxelles et la région BHV, sont des zones majoritairement wallonnes et francophones en pleine province flamande ce qui créé néanmoins dans une Belgique plus fédérale et décentralisée que ne l’est le Canada malgré cela un immense bordel politique. La Flandres coupé en 2010 de sa métropole majoritairement francophone c’est comme si bientôt demain, le Québec francophone serait coupé de sa métropole majoritairement anglophone. Voilà l’enjeu pour les Québécois dans un Canada, une Amérique nordique de langue anglaise dont les médias américains par le câble sont accessibles dans tout le Québec. Que la population anglophone ne soit plus de souche portant des noms comme Macpherson et Jennings ne le fera pas disparaître puisque une portion importante de l’immigration la rejoint cette population.

Pour M. Charest c’est simple : peu importe le dossier, c’est le vote qui compte, même si cette décision entraîne une déchéance pour la province qu’il dirige. Sommes chanceux qu’il ne dirige pas le pays ! Mais ils sont nombreux apparemment à ne pas s’occuper des intérêts du Québec qui irrite par ses demandes « pas rap »…

Juste l’argent et les intérêts politiques : ça conduit où ce manège ? Dans l’mur sur lequel est écrit : Vous êtes pas tanné bande de caves ?

Gilles de NDH écrit:

Et quand on lit des choses comme ce que dit monsieur Hall, écoutez-le : «je n’ai échappé à la loi 101 que parce qu’ils sont arrivés deux ans avant son entrée en vigueur. J’ai donc pu aller à l’école anglaise. » Ouf! Monsieur a échappé à la Loi 101…

Ça monsieur Hall, c’est du mépris vous en rendez-vous compte ? Ce n’est pas une punition que d’être scolarisé en français. C’est pas le goulag l’école en français monsieur Hall. C’est pas du caca le français monsieur Hall, c’est une langue internationale, c’est la langue commune des Québécois et c’est la langue officielle du Québec.

——————————–

Le fait d’être content d’avoir été scolarisé en anglais ne fait pas de moi quelqu’un de moins Québécois, ou qui respecterait moins le français comme langue commune au Québec.

Si je pensais que le français était du « caca » comme vous semblez le croire, je ne vois pas pourquoi j’écrirais dans cette langue.

Mais l’anglais, ce n’est pas du caca non plus. C’est une des deux langues du Canada et la langue d’une minorité considérable de Québécois.

Dites-moi, monsieur, en quoi cela aurait été plus juste que je sois exclu de l’école en ma langue maternelle, qui est aussi la langue maternelle de mes parents, alors que mes compatriotes de parents Canadiens anglais pouvaient y aller?

Par exemple, le droit pour tous les enfants de francophones en Ontario d’aller à l’école française est de nos jours reconnu par la législation de cette province. Certes, ce droit a été obtenu après un combat acharné de la part des Franco-Ontariens contre une injustice flagrante qu’ils subissaient depuis longtemps.

Mais voulez-vous que les Anglo-Québécois aient les mêmes droits scolaires que les Franco-Ontariens de 2010 ou que ceux de 1913? Que penseriez-vous si l’Ontario excluait les enfants de Français ou de Belges francophones des écoles françaises de leur province?

Je comprends que pour certaines personnes la loi 101 est devenue quasi sacrée. Ils voient la moindre critique comme un blasphème. C’est sûrement votre cas, car vous m’accusez de « mépris », comme si critiquer la loi 101 revenait à insulter l’ensemble des Québécois francophones.

On peut même accepter le principe de la loi sans être d’accord avec tout jusque dans les moindres détails. Il ne faut pas se fermer les yeux sur le fait que certaines de ses dispositions peuvent avoir des effets pervers.

Refuser de traiter les enfants d’anglophones immigrants sur un pied d’égalité avec les enfants de Canadiens anglais relève d’une petitesse d’esprit qui consiste à faire le minimum légal requis. La distinction n’a aucun sens hormis celui-là.

Je n’en reviens pas, le français est en grave difficulté à Montréal, nous subventionnons les institutions d’enseignement supérieur anglophones plus généreusement que les nôtres, nous connaissons un taux de décrochage scolaire affolant et nous devrions nous intéresser au sort des écoles anglaises ?

Je me souviens des déménagements et des masses de maisons à vendre dans le West Island après l’élection de 1976, des propos haineux de la communauté anglophone, des menaces à peine voilées lors de la commission parlementaire sur la Loi 101, des commentaires nauséabonds des villes du West Island contre Mme Harel et le PQ à l’époque des fusions, des propos à la limite du racisme des partitonnistes lors des deux référendums et de nombre d’autres choses aussi.

Voilà pourquoi je me fiche comme d’une guigne du sort des écoles anglaises. Comme le mentionnait un intervenant, ces gens-là n’ont aucun intérêt et aucun attachement pour le Québec, ils sont très mobiles et étudient pas cher au Québec pour ensuite déménager dans le ROC ou aux USA, alors moins nombreux ils seront et mieux cela sera.

Je préfère nettement des immigrants de partout au monde qui s’inscriront dans nos écoles et que nous fassions un réel effort pour dispenser des cours d’anglais efficaces et même pour ceux qui sont doués la possibilité d’apprendre
une troisième langue. Si les européens le font, pourquoi pas nous.

Je n’ai rien contre les anglophones, mais rien pour non plus. Qu’ils fassent comme nous dans l’immense bassin anglo-saxon qui nous entoure, qu’ils se débrouillent. Quand on voit leurs médias, leurs institutions, leurs commerces, leurs hôpitaux et qu’on entend plus souvent de l’anglais que du français à Montréal, leur sort ne m’inquiète pas.

Il n’est pas question qu’ils commencent à récupérer une partie des immigrants. N’ont-ils pas déjà suffisamment émasculé la Loi 101 (200 amendements), n’ont-ils pas déjà suffisamment démontré le peu de respect dans lequel ils tenaient la majorité francophone ? Si nous leur donnons cinq centimètres, ils en réclamerons 10, puis 20 et cela n’aura pas de fin. Si nous leur permettons d’assimiler certains immigrants, les autres voudront aussi s’assimiler à l’anglais, tout ce beau monde ira chialer à la Cour Suprême et nous serons encore une fois les dindons de la farce.

Le Canada nous a-t-il reconnu le droit au maintien de notre poids démographique ? Certainement pas. Faites un sondage chez nos anglophones juste pour voir s’ils veulent qu’on respecte le poids démographique du Québec. Ils sont représentés par des députés du PLC et le PLC a unanimement voté contre. Non, le poids démographique c’est bon pour eux, pas pour nous.

Il y a des limites à l’angélisme et votre position M. Lisée les dépasse outrageusement.

Que les anglophones du Québec se contentent de ce que le ROC accorde au Québec en matière de poids démographique, rien. Ce qui est bon pour nous est bon pour eux. Quand on ne donne rien, on ne peut s’attendre à recevoir.

Lors du vote sur le poids démographique du Québec, plusieurs internautes anglophones répondaient que si nous voulions plus de députés, nous n’avions qu’à faire plus d’enfants. Voilà ma réponse aux anglophones du Québec. Vous voulez plus d’écoles, faites des enfants pour les remplir et ne compter pas sur ceux des autres pour le faire. Il y a des limites aux deux poids, deux mesures.

De plus en plus ça donne l’impression que Charest arrive à un carrefour où tout le rejoint.Résultat de 7 longues années d’incompétence et de corruption.

Sur la langue il ne peut bouger car une crise linguistique risque d’éclater au Québec et si cela se produit il perdra des appuis dans le roc.Car ne l’oublions pas, sa cote de popularité est très élevé chez les Anglais.Je crois même qu’il est le politicien le plus populaire au Canada Anglais !Quand même incroyable,ça démontre aussi comment nous sommes mal foutus au Québec…

Linda Hart,

Que vous n’ayez personnellement rien contre les anglophones, mais « rien pour » non plus, c’est votre droit. Mais le gouvernment québécois n’est pas à vous, il nous appartient à tous et il doit agir au nom de tous. Le gouvernement québécois, lui, doit se préoccuper des intérêts des anglophones aussi.

Je crois que les anglophones québécois seraient ravis que le Québec conserve plus de poids aux Communes. Ce qu’il y a, c’est que c’est difficile à vendre au reste du pays.

Si vous vouliez être assurée de conserver le poids du Québec, alors vous – ou les Québécois dans leur ensemble – auriez dû voter pour Charlottetown.

Je crois que votre analyse est inutilement complexe. Ne serait-ce simplement l’absence de dons majeurs provenant des commissions scolaires anglophones qui explique le refus du premier ministre à les rencontrer?

Monsieur Hall

Effectivement monsieur, écrire que vous avez «échappé à la Loi 101», c’est exactement ça, du mépris.

Quand on se réjouit d’échapper à quelque chose, c’est parce que l’on considère que ce à quoi on écghappe n’est pas un avantage. Les mots ne sont pas neutres.

C’est quand même curieux, il faudrait considérer l’accès à l’école anglaise comme une chance, et l’accès à l’école française comme un désavantage.

Vous devriez voir la charte de la langue française comme étant aussi respectable et importante que la charte des droits de Trudeau monsieur Hall.

Peut-être devriez vous profiter de l’occasion pour prendre conscience du fait que la langue si elle importe aux anglophones, elle importe aussi pour les francophones.

Et quand on voit toutes les acrobaties que font certains pour y «échapper», que vous ne puissiez comprendre que cela est choquant, en tout respect permettez moi de vous dire que cela me désole et me déçoit beaucoup. Et que je trouve qu’il y a du mépris en effet dans cette attitude.

M. Lisée,

Votre article illustre bien que l’électorat anglophone est considéré comme étant un otage du PLQ. René Lévesque et Jacques Parizeau avait davantage de considération pour les anglophones que n’en a Jean Charest.

Toutefois, les anglophones du Québec ne sont pas à plaindre. S’ils acceptaient de s’intégrer
( pas s’asssimiler ) davantage à la majorité francophone et qu’ils votaient un peu plus pour le PQ, ils réaliseraient qu’ils pourraient y trouver leur compte. Il n’est jamais bon de mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Par ailleurs je pense qu’un anglophone né au Québec, qui y réside et qui refuse d’apprendre le français se comporte en colonisateur.

Marc Tremblay, Québec

Bravo Linda Hart. Pas très politiquement correct mais on s’en fiche.

«Un ministre, ça ne se vend pas ! Ça s’achète parfois ! Mais ça ne se vend pas !» [Raymond Devos]

Gilles NDH,

Vous considérez comme méprisant que je sois heureux d’avoir pu échapper à l’application d’une loi qui m’aurait empêché de fréquenter l’école en ma langue maternelle, qui est une des deux langues du Canada.

Un francophone ontarien aurait-il été « méprisant » s’il avait dit qu’il avait « échappé » à une loi l’obligeant à aller à l’école anglaise?

Une commission du bilinguisme!

Nos deux langues nous appartiennent. Il est temps de choisir entre demeurer dans une bulle ou s’ouvrir au monde. La langue francaise s’est répandu au Canada. Contrairement à ce que d’autres affirment.

Rappelons-le, René Lévesques était pour l’entraide aux anglophones DU QUÉBEC. Il les comptait aussi comme des Québécois. Des Québecois de souche disait-il. Un autre ancien ministre du PQ et très populaire auprès des Péquistes dit cela: « Quelqu’un dans notre société d’aujourd’hui, est infirme ».

Il est temps que nous cassions cette barrière créer par un parti politique qui se veut contrôlante tout en se donnat l’excuse qu’être Québécois n’est qu’en francais. Connaitre une deuxième ne change pas qui nous sommes.

M Lisée
Sur le thème des sociétés distinctes et des raisons de chacune d’être respectivement pour ou très contre la souveraineté, je fais une recommandation publique : ‘Les Raisons fortes’, par Gilles Gagné le sociologue de l’université Laval.

Je suis d’accord avec madame Linda Hart. Le français est en chute libre quels que soient les sondages et recensements. Ce n’est pas parce qu’on sait parler à peu près le français qu’on peut se targuer être francophone. Il n’y a qu’à se promener dans les rues de Montréal et même les quartiers qui historiquement étaient purement francophones pour se rendre compte que le français est en train de mourir. Un bilinguisme pour tous, bien bonne idée mais dans les faits la langue parlée à la maison est celle que l’on utilisera le plus spontanément. Une amélioration du contenu des cours d’anglais dans les écoles francophones point barre.
Certains immigrants qui sont venus pour avoir une vie meilleure, qui peuvent parfois être déçus, j’en conviens, mais qui ont été accueillis dans une culture tourner le dos à celle-ci, ça me semble franchement irrespectueux. Ils ne sont pas venus pour faire ou protéger un pays mais à tout le moins devraient-ils respecter les gens qui y vivent en vivant en français. Et pourtant, la plupart des immigrants que je connais parlent le français et même mieux que bien des québécois de souche. Cherchez l’erreur? Pourquoi donc le français disparaît-il? On doit admettre que les immigrants peuvent avoir été floués quand on leur dit en arrivant que votre terre d’accueil est française et que lorsque c’est le temps de trouver du travail, eh bien, il n’en est pas question car ils ne parlent pas assez bien l’anglais, d’où leur envie d’inscrire leurs enfants dans les écoles anglophones.
Les anglophones du Québec non content de tirer la langue dans certains cas quand on leur demande de répondre en français et de m’accueillir en français d’ABORD sont des bébés gâtés. Mais que veulent-ils de plus : leurs radios, poste télés, hôpital, commission scolaire et j’en passe? Personnellement, je les trouve trop choyés. On est minoritaires, NOUS francophones dans la mer d’anglophones d’Amérique du nord , il est normal qu’on doive se protéger car la loi du nombre fera le reste. Si les gens pensent que nous sommes de petites gens bornées, libres à eux mais lorsque le français deviendra minoritaire à Montréal, vous pouvez être sûrs que le français appris par la supposée minorité anglophone s’étiolera et que l’on parlera de moins en moins français à Montréal. Merde, francophones, respectez-vous que diantre avant de parler de respecter l’Autre. Ce n’est plus du respect que se laisser effacer de la carte pour ne pas vexer le voisin, c’est de la paresse et du laisser-aller car on n’aime tellement pas la confrontation et le trouble, nous autres.Et vous savez quoi? C’est la meilleure, j’ai déjà rencontré des immigrants parlant difficilement le français critiquer l’autre immigrant qui n’utilisait que l’anglais en disant pourquoi ne font-ils pas l’effort de parler la langue des gens de la place comme moi je l’ai fait? C’est une question de respect. De plus, une personne a ajouté que c’était la faute des Québécois qui laissait tout faire et tout passer. Emmenez-moi plus d’immigrants comme cela SVP. J’aime mieux cela que des anglos bornés qui ne veulent pas parler français.

@C’t’assez (#36)
» La langue francaise s’est répandu au Canada. Contrairement à ce que d’autres affirment… …Connaitre une deuxième ne change pas qui nous sommes. »

P’tit comique, va…

La langue française s’est répandue au Canada, oui, au point d’être la langue de la majorité, à une certaine époque, dans chacune des provinces et chacun des territoires du Canada, pris individuellement.

Vous en avez oublié un boutte, mon ami. Depuis cette apogée qu’elle a connue, la langue française a reculé partout, sauf au Québec.

Le français était prédominant bien au delà de nos frontières (je parle du Canada); à Détroit, qui comptait au début du XIXe siècle plus de quotidiens francophones qu’il en subsiste au Québec 200 ans plus tard, des éditoriaux « alarmistes » annonçaient la fin de la suprématie du français avant 1850.

Guess what!

Ouep! Le français est vivant partout! La preuve, c’est que 60000 des 3 millions d’Albertains déclarent le français comme langue maternelle, mais pour la moitié d’entre eux, c’est l’anglais qui est la langue parlée à la maison.

Une partie de ma famille paternelle s’est établie en Saskatchewan en 1923. Deux francophones, qui ont eu des enfants bilingues. Leurs enfants bilingues ont « produit » des enfants dont aucun ne parlait français quand ils ont fondé à leur tour un foyer. J’en ai rencontré quelques-uns il y a 15 ou 20 ans; they wouldn’t even understand a sentence such as « Marie va à l’école ».

Nuf’ said…

Monsieur Hall vous dites : «Vous considérez comme méprisant que je sois heureux d’avoir pu échapper à l’application d’une loi qui m’aurait empêché de fréquenter l’école en ma langue maternelle, qui est une des deux langues du Canada.»

Tout à fait. Parce que vous considérez que c’est une punition d’avoir eu à fréquenter l’école en français…

À quel pourcentage estimez vous la possibilité qu’un Pakistanais ou n’importe qui qui vient d’un pays colonisé par les Britaniques qui arrive ici, donc d’un pays étranger, apprenne à parler lire et écrire le français, si il n’y a pas de mesures spécifiques pour le faire?

Quand on arrive de l’étranger monsieur Hall, on est un invité. Et quand on est un invité, on essaye de comprendre quels sont les usages de l’endroit où l’on arrive.

La Loi 101 c’est une mesure législative légale et légitime vous savez. Alors chercher y échapper comme vous dites, vous appelez-ça comment ?

Quelle que soit la loi, chercher à y échapper c’est ne pas la reconnaitre. Chercher à échapper à la loi de l’impôt ou chercher à échapper à la Loi 101 c’est du pareil au même.

Un francophone Ontarien qui se voit refuser l’accès à l’école française, c’est pas la même chose. C’est un Canadien et il a des droits constitutionnels. Un immigrant, fut-il anglosaxon, sorti directo de la cuisse de la Reine Victoria c’est pas la même chose qu’un citoyen canadien. Le Canada a des lois et ici c’est pas la Grande Bretagne.

Depuis le rapatriement (illégitime) de la Constitution en 1982, le Canada ce n’est plus une colonie Britannique. quand vous arrivez ici, vous êtes un immigrant monsieur Hall, pas un propriétaire qui vient considérer de haut les natives et qui intreprète les lois du pays à sa convenance…

je sais que ça vous choque que je vous dise ça et je ne le dis pas à dessein de vous choquer ou de vous insulter. C’est la réalité telle qu’elle est. Où bien on a des lois et on les respectes, ou bien c’est l’anarchie. Et disons que je connais pas mal notre histoire, et que ce fut moins jojo que vouspensez que de vivre ici pour nos ancêtres sous la domination Britanique puis sous celle des Gouvernements fédéraux issus de cette culture.

C’est pour ça monsieur Hall que des lois comme la Lo 101 sont importantes pour le peuple Québécois et pour la Nation québécoise.

Et tant mieux si aujourd’hui vous pouvez vous définir comme québécois. Je le souhaite et l’espère sincèrement.

Gilles de NDH,

Vous avez écrit:

« Quand on arrive de l’étranger monsieur Hall, on est un invité. Et quand on est un invité, on essaye de comprendre quels sont les usages de l’endroit où l’on arrive. »

« quand vous arrivez ici, vous êtes un immigrant monsieur Hall, pas un propriétaire qui vient considérer de haut les natives et qui intreprète les lois du pays à sa convenance… »

Vous devez avoir compris qu’il n’y a aucun usage québécois que je n’ai pas respecté, à moins que vous considériez qu’il soit d’usage au Québec de renoncer à ses droits scolaires reconnus par la loi. Ce qui semble vous déranger en fait, c’est qu’un fils d’immigrants exprime une opinion sur les lois du Québec avec laquelle vous n’êtes pas d’accord. Alors vous me traitez d' »immigrant » et d' »invité ».

Je suis né au Québec. Je ne suis pas un invité, ni au Québec, ni au Canada. J’ai grandi au Québec, et personne de ma connaissance, francophone, anglophone ou allophone ne me considère comme un invité. Un Ontarien né de parents français ne serait pas plus un invité au Canada. Je traite d’égal à égal avec les gens, qu’ils soient Canadiens de la première génération ou de la quinzième.

Personne dans le monde civilisé ne pense que quelqu’un qui est né et a grandi dans un pays y est un invité. Invité de quel pays? De celui de ses parents qu’il ne connaît peut-être même pas? Au bout de combien de générations devient-on citoyen à part entière? Vous avez droit à votre avis, mais en dehors d’une poignée de gens amers qui ne comprennent pas que dans le Québec moderne, ce n’est pas la pureté ethnique qui compte, vous êtes à peu près seul.

Au risque de vous choquer, Gilles de NDH, je suis Québécois, que vous l’aimiez ou non. J’ai les mêmes droits que vous au Québec, y compris celui de m’exprimer sur ses lois. Non, en fait, à bien y penser, j’ai plus de droits que vous, car j’ai le droit de scolariser mes enfants dans ma langue ou dans l’autre, alors que vous n’avez pas ce droit-là.

Monsieur Hall :«Au risque de vous choquer, Gilles de NDH, je suis Québécois, que vous l’aimiez ou non. J’ai les mêmes droits que vous au Québec, y compris celui de m’exprimer sur ses lois. Non, en fait, à bien y penser, j’ai plus de droits que vous, car j’ai le droit de scolariser mes enfants dans ma langue ou dans l’autre, alors que vous n’avez pas ce droit-là.»

1- «je suis Québécois, que vous l’aimiez ou non.» Ce n’est pas ce que j’ai dit, c’est parfaitement le contraire.

2- «j’ai plus de droits que vous, car j’ai le droit de scolariser mes enfants dans ma langue ou dans l’autre». Je n’ai pas moins de droits que vous monsieur Hall et je ne souffre pas d’avoir fait scolariser mes enfants den français, bien au contraire. Ce n’est pas une souffrance. Et ils ont appris à parler anglais à un niveau suffisant pour l’utiliser de façon fonctionnelle au besoin, car c’est ce qu’elle représente dans notre société.

Mais c’en eut été une pour vous c’est clair puisque vous vous réjouissez d’avoir échappé à la loi. Conséquemment je maintiens ce que j’ai dit à propos de votre déclaration, telle que vous l’avez formulée.

Mais qu’est-ce que c’est que c’t’histoire de « minorité menacée »? Le projet n’est-il pas d’un pays Québec d’expression française? Les anglos qui se disent et sont sans doute maintenant très bilingues, ne seront aucunement bafoués dans un Québec français: ils parlent français! C’est ce que font les francos dans les autre provinces: ils sont bilingues, donc parlent anglais en public! Quel est le problème? Camille l’avait voulu ainsi, son Québec, aussi français que l’Ontario est anglaise!

Puisque la fréquentation des écoles anglaises diminue au même rythme que celle en français, il n’y a pas de problème!! Il y a moins d’enfants des ceux côtés, c’est tout. C’est normal.

Il faut par contre s’assurer d’ajouter un test de français obligatoire dans tous les CEGEPS et toutes les universités pour les étudiants étrangers afin de favoriser l’apprentissage du français ce qui leur donnera un gros plus, tout en aidant le centre-ville à parler plus français (parce que les étudiants étrangers ici pour quelques sessions n’ont actuellement aucune raison d’apprendre le français).

En prime, cela aidera McGill à conserver ses médécins formés par nos taxes à rester ici, car ils quittent souvent parce qu’ils ne parlent pas français… En fait tous les médecins résidants à qui j’ai eu affaires à l’Hôpital Royal Victoria étaient unilingues anglais : c’est normal qu’ils quittent à la fin de leur formation!

M. Lisée,
Vous avez baissé énormément dans mon estime.

Qu’ont-ils donc à se plaindre les anglophones??? On ne leur enlève pas leurs écoles ni le droit d’y aller!! Qu’ils fassent des petits au lieu de venir piger dans le réseau francophone ou chez les nouveaux arrivants. Et surtout qu’ils s’intègrent à la majorité au lieu de se guettoïser dans l’ouest de la ville. Qu’ils respectent le fait qu’ils vivent dans une province reconnue officiellement unilingue francophone et non pas bilingue comme le N.Brunswick. Qu’ils mettent plus d’efforts pour apprendre notre langue.
Le SPEAK WHITE c’est terminé.