La ministre de l’Immigration nous écrit. On lui répond.

La ministre Weil nous écrit.

Le blogue aime le courrier, vous le savez. Cette fois, la ministre québécoise de l’Immigration, Mme Kathleen Weil, a cru bon de prendre la plume, après avoir pris connaissance d’une chronique portant sur son travail.

Je vous l’offre avec mes remarques entrelardées:

Une chronique de M. Jean-François Lisée, dans laquelle celui-ci exprime ses inquiétudes quant à l’incidence de l’immigration sur l’avenir du français au Québec, me fournit l’occasion de rappeler la politique et les récentes actions du gouvernement à cet égard.

Conscient de l’absolue nécessité d’assurer la pérennité du français au Québec, le gouvernement a placé le maintien de la vitalité de la langue française au cœur de sa politique d’immigration. Nos actions à cet égard se situent sur deux plans. Au chapitre de la sélection, nous nous employons à optimiser le nombre et la proportion des immigrants connaissant le français. Les résultats sont probants : la part des immigrants connaissant le français à leur arrivée au Québec est passée de 47 % en 2001 à 65,1 % en 2010. Dans la catégorie des travailleurs qualifiés, cette proportion atteint 90 % pour ce qui est du requérant principal, c’est-à-dire la personne qui fait l’objet de la sélection. Soulignons par ailleurs que, parmi les immigrants ne connaissant pas le français, plus de deux personnes sur cinq sont des enfants qui, en vertu de la Charte de la langue française, seront scolarisés en français.

Comme vous le savez, Madame la ministre, le Vérificateur général a, l’an dernier, mis en doute la totalité de ces chiffres. Ayant tenté de vérifier si les candidats retenus avaient effectivement une connaissance du français, il a du constater que dans la moitié des dossiers, il était impossible de tirer cette conclusion. Les chiffres que vous présentez n’ont par conséquent aucune crédibilité.

Au chapitre de la francisation des immigrants adultes, le Québec a, depuis 2008, considérablement accru et diversifié son offre de services, de manière à franciser plus tôt, davantage et mieux. Cette offre comprend une gamme étendue de cours, à temps plein et à temps partiel, qui sont suivis dans des établissements scolaires francophones, dans des organismes communautaires, dans les milieux de travail, ou en ligne. Ces efforts de francisation se déploient dès l’étranger, au moyen notamment du programme de francisation en ligne et grâce aux ententes que nous avons conclues, dans 27 pays, avec 97 partenaires, dont des Alliances françaises, auprès desquels les candidats sélectionnés peuvent entreprendre leur francisation avant même leur arrivée au Québec.

Vous m’en voyez ravi, Mme la ministre. Mais vous n’êtes pas sans savoir que cette action est encore nettement en retrait des exigences linguistiques de plusieurs nations européennes qui sont dans une situation linguistique beaucoup moins fragile que le Québec.

Une de nos mères patries, le Royaume-Uni, exige désormais une connaissance de base de l’anglais de chaque candidat régulier à l’immigration. Cette condition est éliminatoire. Cela signifie qu’un travailleur immigrant qui ne peut, avant d’arriver au Royaume-Uni, démontrer sa connaissance de l’anglais n’obtiendra pas de visa. Il ne me semble pourtant pas avoir lu que la situation de l’anglais à Londres était plus précaire que celle du français à Montréal.

En outre, des cours spécialisés, visant à préparer les immigrants au marché du travail, sont offerts dans les domaines de la santé, du génie et de l’administration. Tous ces cours sont gratuits et plusieurs sont assortis d’allocations. En 2010-2011, près de 28 000 immigrants ont eu recours aux services de francisation du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, ce qui représente une augmentation de plus de 53 % en trois ans.

Encore des bonnes nouvelles, Mme la ministre. Mais vous taisez les hauts taux d’absentéisme, de décrochage et d’échec qui sont monnaie courante dans ces cours. Et vous ne pouvez ignorer que plusieurs nations européennes sont beaucoup plus exigeantes (et généreuses) en rendant les cours de langue obligatoires. (Voir notamment l’étude comparative du juriste José Whoerling ici – pdf.)

Au surplus, les tests standardisés de français, qui sont déjà utilisés pour la sélection des immigrants depuis quelques années, ont été rendus obligatoires en décembre 2011.

Voila la grande nouvelle que vous nous annoncez. Jusqu’alors, seulement 2% des candidats devaient passer ces tests. Maintenant, ce sera le cas de tous les candidats au statut de travailleur qualifié. Nous saurons donc pour la première fois avec certitude, si les données sont rendues publiques, quelle est le véritable niveau de connaissance du français de ce segment d’immigration. Ce n’est pas trop tôt et je vous en félicite (et je note au passage qu’il est rétrospectivement ahurissant de constater qu’aucun gouvernement péquiste précédent n’a agi de la sorte).

Cependant vous n’annoncez pas que l’échec des candidats à ce test conduira à un refus de leur dossier, jusqu’à ce qu’ils le repassent quelques mois plus tard après un nouveau séjour à l’Alliance française. C’est dommage car la dégradation de la situation du français à Montréal ne nous permet plus un tel laxisme.

Ces efforts sur le plan de la sélection et sur celui de la francisation, qui se conjuguent aux effets de la Charte de la langue française, portent leurs fruits. Les données du recensement de 2006 révèlent notamment que, parmi les immigrants admis au Québec entre 1996 et 2006 dont la langue parlée à la maison est autre que leur langue maternelle, plus de 75 % ont choisi le français. Toujours selon les données de 2006, 78 % des personnes immigrées présentes au Québec connaissaient le français, et 65 % déclaraient le français comme langue le plus souvent utilisée au travail.

Tout est vrai dans ce que vous dites, chère ministre. Mais vous n’ignorez pas que les 75% d’immigrants récents choisissant le français s’obtient en soustrayant les non-francophones que nous avons accueilli et qui sont ensuite partis ailleurs. Vous n’ignorez pas que lorsqu’on combine ce 75% d’immigrants récents ayant choisi le français à tous les immigrants antérieurs, la proportion de ceux qui passent au français tombe à 51% — alors qu’il en faudrait 88%  pour assurer le maintien de l’équilibre linguistique actuel entre la majorité francophone et la minorité anglophone.

Finalement vous n’ignorez certainement pas que ces chiffres ont peu d’importance, car si ces transferts linguistiques sont un référendum sur le français et l’anglais, on doit à la vérité d’indiquer que le taux de participation est exécrable. Seulement 38% des allophones font ce transfert. Donc, 62% gardent leur langue d’origine à la maison. C’est énorme.

En novembre 2011, j’ai annoncé les orientations adoptées par le gouvernement à la suite de la récente consultation publique sur la planification de l’immigration pour la période 2012-2015. Ces orientations prévoient notamment que les volumes d’immigration seront ramenés à 50 000 admissions par année et que les exigences relatives au niveau de connaissance du français chez les candidats de la catégorie des travailleurs qualifiés seront augmentées. J’ai bon espoir que ces orientations, qui ont recueilli un large consensus lors de la consultation publique, feront en sorte que l’immigration continue non seulement de contribuer au dynamisme économique et démographique de la société québécoise et à l’enrichissement de son patrimoine socioculturel, mais également à la vitalité du français au Québec.

Ô combien j’aimerais, chère ministre Weil, que vous ayez raison. Cependant peut-être avez vous entendu parler de cette étude de l’Office de la langue française concluant que la composition linguistique actuelle de l’immigration allait conduire inexorablement à une minorisation du nombre d’habitants de l’île de Montréal qui ont le français comme langue première, au cours des quelques années qui viennent.

Le phénomène déborde aussi sur les banlieues.  Cette certitude en entraîne deux autres: l’affaiblissement de l’attractivité du français et de la volonté de défense de la langue française.

Votre politique de forte immigration, dont les impacts économiques et démographiques présumés positifs sont fortement contestés par les travaux récents réalisés un peu partout en Occident sur l’effet de l’immigration, ne font qu’alimenter ce mouvement de fragilisation. La seule politique susceptible de mettre un cran d’arrêt à ce déclin serait la décision de favoriser massivement les candidats à l’immigration qui ont le français comme langue première au point d’entrée, et qui au surplus répondent spécifiquement aux besoins du marché de l’emploi. Cela réduirait, certes, les niveaux d’immigration. Mais cela assurerait à la fois un réel ressourcement de la majorité francophone et un réel succès d’intégration des immigrants choisis.

Réécrivez-moi lorsque vous en serez là.

Kathleen Weil

Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles

Très cordialement,

Jean-François Lisée

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Le problême que vous ne semblez pas saisir, M Lisée, est que l’intégration ne se fait pas avec un gun sur la tête. Les enfants de ces immigrants sont ceux qui deviendronts francophones le jour oû ils vont s’inscrire à l’école.

Les immigrants non-francophones apprenent vite que ceux-ci, généralement Arabes, Africains ou Haitiens ont un taux de chômage très supérieur aux « pures-laines » malgré leurs diplômes.

Ajoutez à cela le discours moralisateur, souvent culpabilisant, et à l’occasion carrément xénophobe de certains nationalistes, et vous comprendrez leur inquiétude face à ce fardeau de devenir Québébécois francophile du jour au lendemain.

Vous avez le choix entre deux immigrants potentiels suivants:

1) Un suisse qui a le français langue première avec un niveau d’éducation de CEGEP.

ou

2) Un indien qui ne parle pas français mais avec un PhD en genie informatique de MIT.

Lequel des deux le génie Lisée va-t-il choisir?

La sélection déficiente des immigrants au Québec s’avère le problème le plus important. Il faudrait avoir une vision à long terme de la politique d’immigration et favoriser la compatibilité culturelle et économique.

Il ne faut pas oublier que l’immigration musulmane dîte francophone a apporté ,en peu de temps, la crise des accommodements raisonnables.La ministre Weil a fait preuve de couardise en reculant devant les récriminations du Conseil du Patronat et des lobbies musulmans dont le Congrès Maghrébin du Québec. Cherchez l’erreur! Elle voulait équilibrer la provenance des immigrants par continent. Elle a reculé…c’est digne de son gouvernement..

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201108/17/01-4426715-limite-a-limmigration-africaine-quebec-recule.php

L’immigrant arrivant de Chine ne parle peut-être pas le français, mais ses enfants apprendront la langue de Molière. L’immigration latino-américaine est compatible culturellement aux valeurs québécoises.

Je comprends l’importance du français, mais à force de mettre l’accent sur le français le Québec se dirige tout droit vers un mur au niveau social, culturel et économique.

Voici ce qu’affirme un professeur des HEC à propos de la politique d’immigration du Québec.

Louis-Jacques Filion, titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat Joseph-Armand Bombardier HEC-Montréal, affirme que le retard du Québec au niveau économique s’explique en partie par la politique d’immigration au Québec.

Il dit: «Autre facteur qui explique notre retard : la provenance de nos immigrants. Dans le reste du Canada, 80 % des immigrants viennent de régions où le taux d’entrepreneuriat est élevé, comme l’Inde ou la Chine. Au Québec, ce taux est de 25 %.

Enfin, nous n’avons pas su développer notre capacité à créer des entreprises. Ce ne sont pas nos ressources naturelles qui assureront notre survie, c’est plutôt le potentiel entrepreneurial des personnes qui fait la force d’un État. ” »

( ndlr: Louis-Jacques Filion devrait expliquer sa position au Conseil de Patronat et aux Chambres de Commerce qui ne veulent pas équilibrer la provenance de notre immigration..)

Source: Les Affaires. Tendances, samedi, 13 mars 2010, p. 16

Le vérificateur général du Québec , Renaud Lachance, a déposé un rapport accablant démontrant l’ineptie des fonctionnaires québécois dans la sélection des candidats à l’immigration. On ne vérifie même pas l’authenticité des diplômes. Sont-ils authentiques ? Croyez-vous qu’un diplôme d’une université au Maroc a autant de valeur qu’un diplôme de l’UdeM ou de McGill?

Le journaliste Yves Chartrand:
«Selon M. Lachance, ce système comporte de très nombreuses déficiences, au point où «seulement 9 % des candidats sélectionnés présentaient un profil répondant aux exigences dans les domaines de formation privilégiés par le Québec.

Renaud Lachance va même jusqu’à affirmer que 34 à 50 % des dossiers acceptés ne possédaient pas pourtant «toutes les informations nécessaires» pour garantir la justesse de cette décision. Un dossier sur deux!»

http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiqueprovinciale/22517-limmigration

Après Yolande James et Christine St-Pierre, peut-on parler d’incompétence ou plutôt d’une volonté sournoise de ce gouvernement de renégats d’angliciser à tout prix le Québec.

Et les bons Québécois d’aller béatement à l’abattoir comme si de rien n’était. Faudra bien parler un jour de l’holocauste du peuple québécois et désigner les vrais responsables de ce génocide.

Depuis que le PLQ a pris le pouvoir en 2003, il y a eu un GROS RELÂCHEMENT chez les fonctionnaires de l’OLFQ. On ne nous dit pas TOUTE la VÉRITÉ dans les annonces et rapports des organismes mandatés légalement pour PROTÉGER ADÉQUATEMENT le français au Québec. Combien de temps les immigrants (supposément francophones(?) ou allophones doivent-ils consacrer à l’apprentissage INTENSIF du FRANÇAIS ? Quel est leur taux de réussite et dans quelle proportion le font-ils ? Combien de temps doivent-ils attendre avant de pouvoir s’inscrire aux classes de francisation? 6 mois ? 1 an? 2 ans? 5 ans? Les professeurs de français qui leur enseignent parlent-ils au début la langue de ces immigrants et à quel rythme passent-ils EXCLUSIVEMENT au FRANÇAIS ??? Quel ratio prof/élèves est-il exigé minimalement???… Plus de 10 étudiants/groupe-classe est TOTALEMENT INEFFICACE…et je suis moi-même professeur de français langue tertiaire au Mexique depuis + de 10 ans pour l’affirmer et ce, quelle que soit la méthode utilisée… NON à l’ANGLICISATION (+/- camouflée et HYPOCRITE des nouveaux Québécois, d’où qu’ils viennent !

Et quand l’ADQ questionnait le besoin en immigration au Québec, étiez vous de ceux qui les défendaient ou de ceux qui lançaient des pierres?

Une proportion importante des chômeurs de la région de Montréal est issue de l’immigration. Et le dollar canadien, artificiellement gonflé par les sables bitumineux, rend nos produits manufacturiers beaucoup moins compétitifs. Donc forte possibilité de chômage accru.
N’y aurait-il pas lieu, sinon de cesser toute immigration, au moins de la diminuer de 50% pour les deux ou trois prochaines années. Le temps de demander à des experts ( démographe,sociologue,économiste) de répondre à quelques questions extrêmement importantes:
—Avons-nous besoin de l’immigration?
—Si oui, de quels types d’immigrants avons-nous besoin?
—Quelles sont les conditions essentielles pour une intégration efficiente des immigrants reçus?
Jamais, ni les gouvernements, ni les organes d’information, ni les universitaires n’ont-ils pris le temps d’aborder ces questions.
Aucune étude systémique de ce phénomène, tant au niveau canadien que québécois, n’existe.
Tout le monde dit que nous avons besoin de l’immigration. Les journalistes le disent. Les politiciens le disent. Les hommes d’affaires le disent. Ça doit être vrai. Pendant des centaines d’années, les médecins, les charlatans, tout le monde disait que, quand un malade était fiévreux, il fallait le saigner afin de le débarrasser des mauvais germes qui étaient en lui. Jusqu’à ce qu’un chercheur se pose la question et découvre que c’était la pire chose que l’on pouvait faire à quelqu’un qui est fiévreux.
Il y a des questions qu’ils faut se poser….surtout quand on ne connaît pas les réponses.

Non à la souveraineté multiculturaliste de Québec solidaire
La position de Québec solidaire pave ainsi la voie à la consolidation, au Québec, du multiculturalisme déjà bétonné par la constitution canadienne
Daniel BARIL
Tribune libre de Vigile
jeudi 2 février 2012
http://www.vigile.net/Non-a-la-souverainete
Le 25 janvier dernier, le député de Mercier, Amir Khadir, affirmait que Québec solidaire était le seul parti capable de réaliser la souveraineté du Québec. Deux jours auparavant, Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire, participait à un débat sur la laïcité organisé par la librairie Paulines avec Jean-Marc Larouche et Guy Rocher, trois des auteurs du livre collectif Le Québec en quête de laïcité.

Il est inquiétant que les deux dirigeants de la commission Bouchard-Taylor puissent être impliqués d’aussi près avec des partis politique, tel que Québec Solidaire et le NPD, faisant la promotion de la « laïcité ouverte ». Pouvons-nous réellement compter sur eux pour régler le débat sur l’identité nationale, la laïcité et les accommodements raisonnables? Ma réponse est non.

Vous êtes presque de droite quand il est question de langue… 😉 Sincèrement, continuez à porter le flambeau. Merci. Et la comparaison avec l’Europe est toujours boiteuse, ou à notre avantage. Nous ne sommes qu’une minorité linguistique dans une mer anglophone, non une minorité linguistique parmi d’autres.

Je regrette que le formation donne l’illusion d’une entrevue alors qu’on sait que ça n,en est pas une cet qui donnerait lieu a des répliques différentes. Je ne suis pas certaine que cette forme ne puisse être interprétée comme un biais. Vaudrait mieux numéroter les paragraphe et donner les arguements numérotés dans le texte qui suit. Plus difficile pour le lecteur mais plus rigoureux au niveau de l’intégrité des propos.
Ou bien on apuye sur un hyper lien pour avoir tout au long vos réflextions sur le propos. Même si les couleurs sont différentes ce qui est un effort pour distinguer ce qu’on ne distingue plus c,est que ce n’est pas une entrevue. En donnant la possibilité au long de consulter votre réflexion sur ces propos en cliquant sur l’hyperlien et en donnant a la fin un lien pour votre version intégrale. Le contenu est le même mais la forme plus honnête. 😉

Mme la ministre a une belle plume…et vous avez du répondant. Pour avoir eu, parmi mes proches, quelqu’un qui travaillait au ministère de l’Immigration et qui devait étudier les dossiers de candidats à l’immigration chez nous, (notamment des immigrants investisseurs étrangers, ou des immigrants avec une spécialité professionnelle en forte demande ici), le critère de la langue n’ÉTAIT PAS éliminatoire. Tout au plus lui donnait-on un pointage faisant partie d’un ensemble d’autres critères. Désolant.

Vos critiques sont toujours bien appuyées de sources pertinentes. J’adore!

Contrairement à la tendance actuelle en politique, vos cherchez à éveillez l’électeur au lieu de l’endormir.

Merci!

« Ces efforts de francisation se déploient dès l’étranger…

…au moyen notamment du programme de francisation en ligne et grâce aux ententes que nous avons conclues, dans 27 pays, avec 97 partenaires, dont des Alliances françaises, auprès desquels les candidats sélectionnés peuvent entreprendre leur francisation avant même leur arrivée au Québec. »

Bien oui on leur apprend par les internets à dire oui, non, bonjour et merci, s’il vous plaît étant trop difficile et hop tout à coup Pour Les Libéraux, ils maîtrisent le français cé cé, cé bien simple ils parlent le bilingue fluents en arrivant.

La réalité est tout autre, devenus ainsi bilingue ils peuvent facilement franchir les douanes canadiennes et choisir par la suite la langue qu’ils utiliseront dans la vie.

Le français comme langue de travail doit être officialisée, sinon l’anglais, cette langue toute croche (un fait ressenti jusque dans les muscles de la bouche) au sonorité rappelant le barbarisme (les sauvageries, les cris magnifiés dans la musique populaire anglo-saxonne) sinon nos origines primitives (Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ouar ! Ouen ? Ouèr ? Ouai not ! Ouao ! . . . Ouèlt !!!), cette dite ‘‘linegOuég’’ se collant bien aux facilités de la vie conditionnée, aux paresses physiques et intellectuelles créées par les technologies de l’électronique, se collant bien à l’ignorance institutionnalisée à base d’idiOlogies issues de la bêêêêtise, des idiOlogies très favorables à un monde hiérarchisé (sous un djeu introuvable) aux relents de l’aristocratie infiniment gloutonne enfin, cette dite langue a un pouvoir d’attraction puissant, bien enraciné dans la nature subjective de l’individu, l’animal se justifiant par rapport au chef du troupeau, l’animal se conformant instinctivement pour la survie de l’espèce, l’animal se fortifiant, se pensant plus fin en se soumettant(entendre ici de l’auto-esclavage bête), « l’humal » se ‘‘croyant’’ ainsi faire partie du groupe au pouvoir tout en n’étant qu’un consommateur conformiste ‘outrancier’ à l’esprit totalement lessivé. Ouao !

Uniquement le fait qu’on entende dire allègrement que la langue anglaise est supérieure à la française, confirme la forte tendance à l’obscurantisme, à l’ignorance crasse.

Est-ce que cette affectation très malheureuse aurait atteint nos dirigeants obnubilés par le matérialisme destructeur de l’écosystème terrestre ? . . . .

Je m’oppose à cette tendance actuelle du nivellement par le bas en faveur d’une très petite minorité, celle d’un pouvoir dictatorial niant l’Égalité des Droits et Libertés, imposant la loi de la jungle au détriment de la Justice humaine. Je m’oppose au ‘‘Grand Frère’’, à la domination, là !

Vive le Québec . . .Libéré du pouvoir ‘Ouasp’ et totalement Souverain sur son territoire terrestre, sans djeu ni djable !

Vive la langue française ! Vive la Liberté !!! (dehors john-james/kathleen, dehors les anglais, de NOTRE gouvernement)

Dialogue à la canadienne:
On échange, on discute, on propose sur des questions complexes mais que de temps perdu, diront certains de l’autre côté de l’Atlantique.

Côté Paris, on affirme, on fait monter la sauce avec les media pour aboutir au clash final et au départ d’une partie des Députés de l’Assemblée nationale, en séance.
Si cela continue, j’émigre au Canada (mais je suis un peu âgé pour cela) en gardant l’adresse de ce blogue, à toutes fins utiles.

Au lieu de finasser ainsi, le gouvernement du Québec, nation à forte majorité française, ne devrait-il pas rendre le français nécessaire à tout immigré en s’affairant à appliquer la charte de la langue française à tous les employeurs, rendant obligatoire l’usage du français au travail? Québec français! ‘n’derstand?

Les libéraux ne feront jamais cela. Dans quinze ans, il faudra près des deux tiers des francophones du Québec pour obtenir un référendum gagnant pour la souveraineté au lieu du 6o% nécessaire en 1995. Les fédéralistes le savent.
Les péquistes le savent, mais ils ont peur de passer pour xénophobes et racistes en faisant quoi que ce soit pour changer réellement les choses. Les souverainistes auront été les fossoyeurs du pays possible en n’osant pas changer les choses lorsqu’ils étaient au pouvoir. Alors, continuons à vouloir naïvement « faire le ménage », à s’occuper des « vraies affaires », à reporter le prochain référendum aux calendes grecques. Pendant qu’on dort, les fédéralistes, eux, administrent la dose létale.

De ce côté, ce qui intéresse le PLQ, ce n’est pas la pérennité du français chez nous, ni l’intégration harmonieuse des immigrants. Non, c’est avant tout d’augmenter le nombre de comtés sûrs où Anglos et Allos votent massivement libéral.

Les chiffres lancés et trafiqués par les libéraux ne sont qu’écrans de fumée et poudre aux yeux pour nous distraire et nous faire croire qu’ils agissent pour la masse, alors que le leitmotiv caché derrière tout ça a toujours été : «les copains d’abord» (les copains ‘libéraux’, s’entend…!)

Monsieur Lisée:

Rassurez-vous, les immigrants, comme vous dites, ne sont pas une menace à la sécurité linguistique et identitaire de la société québécoise. Beaucoup d’entre elles et d’entre eux maîtrisent même mieux la langue de Molière et de Tremblay que la moyenne de la population.

Aussi sont-ils, sont-elles, bien moins en tout cas que les néo-nazis qui s’insèrent de plus en plus dans les interstices de la pensée au Québec (au fait pourquoi « néo » et pas « nazis » tout court?) Et, malgré votre verbomotricité calculée, vous n’en dites rien. Étrange silence.

Signé: un immigrant pure laine.

@ amaury leveaux
@lagentefeminine
quand on veut vraiment être de mauvaise foi; quand on n’a plus d’arguments on invente…
le texte de lisée est clair: la ministre en bleu et lisée en noir!!! faire semblant d’un manque d’honnêteté me semble malhonnête; u désaccord sur le fond aurait mieux porté mais plus difficile à faire… attendons JB va nous le servir…il est souvent de mauvaise foi mais au moins il est capable de structurer une pensée.

vaut mieux être ppauvre et heureux que riche et malheureux dites-vous,m levreaux; et si on choisissait un ingénieur francophone plutôt qu’un cégépien anglophone… avec vos « si » on peut dire n’importe quoi…

Connaissez-vous le TEFaq?

Test standardisé, conçu en France, utilisé par le ministère de l’Immigration du Québec afin d’évaluer le niveau de français des immigrants, non détenteurs d’un Certificat de Sélection du Québec, vivant au Québec et ce parfois depuis quelques années.

Je vous mets au défi, M.Lisée de passer cet examen.

Je crois que pour garder notre majorité et protéger notre langue, nous devrions abaisser le nombre d’immigrant à recevoir et surtout accepter « seulement » ceux qui parlent « couramment » le français. Point à la ligne.
On ferait d’une pierre trois coups:
1- le chômage baisserait,
2- il n’y aurait plus de problèmes d’intégration 3- une économie certainement en n’ayant plus à offrir des cours de francisation, plus de tests, de rapports, de « contrôle de la qualité » etc qui coûtent une fortune à l’État.

Comme le mentionne si bien «immigrant pure laine » dans un de vos commentaires précédents, je tiens à souligner également le succès et la justesse des propos de la ministre, madame Weil. En effet, je fus de la première vague d’immigrants de cadre français venu au Québec récemment afin de faciliter l’embauche et l’immigration des jeunes par la formule rapide des permis de séjour vacances travail. Maintenant, à titre de cadre, je n’embauche plus majoritairement que des jeunes venus de mon pays d’origine car ces deniers au moins savent écrire et ils s’expriment mieux en français. Ils constituent ainsi un meilleur réservoir d’employés potentiels. Pour ce qui est du néonazisme ou du racisme rampant contre les Français, votre lecteur a tout à fait raison et c’est pourquoi nous avons choisi d’habiter le secteur ouest de Montréal.
Immigrant «pure petite laine»

@ monsieur Lambert,

que vous dites vrai! C’est le premier intérêt stratégique du Clan fédéraliste de réduire la densité socio-culturelle francophone du Peuple québécois. La politique d’immigration massive du Parti Libéral de Jean Charest sert à cela bien évidemment! Quelle bêtise que la politique du Parti Québécois dans ce sossier. C’est à pleurer!

Madame la ministre aura beau dire, c’est monsieur Lisée qui a raison. Répondez-lui madame la ministre! Oserez-vous enfin hausser les critéres de sélection et exiger le français des immigrants ? Oserez-vous?

Et si on faisait passer les mêmes tests à nos concitoyens pure-laine?

Je me demande si 50% des Québécois zé des Québécoises le passeraient…

Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien…

Dormez, dormez braves citoyens, il est minuit moins une et Kathleen Weil au grain…

Nous devrions commencer par mette de l’ordre dans notre maison avant d’ouvrir toutes grandes les portes à une immigration massive improvisée.

Ce semblant de gouvernement est fidèle à lui-même, il fait tout à l’envers, en commençant par la fin.

@ Immigrant pure laine

« Rassurez-vous, les immigrants, comme vous dites, ne sont pas une menace à la sécurité linguistique et identitaire de la société québécoise. Beaucoup d’entre elles et d’entre eux maîtrisent même mieux la langue de Molière et de Tremblay que la moyenne de la population. »

Combiens?

@Immigrant pure laine

Vous avez déjà entendu le français de Sam Hamad?
30 ans au Québec et toujours incapable de faire une phrase sans faute

Avez-vous déjà entendu parler des vieux Italiens? Des vieux Grecs ici depuis 40 ans? La plupart sont incapables de parler français correctement.
Les immigrants qui parlent français correctement sont soient des Français, soient des intellectuels africains ou haitiens. L’immense majorité des autres immigrants parlent peu, pas ou mal français.

Bref, c’est un mythe de soutenir que les immigrants parlent mieux français que la moyenne des Québécois. C’est vrai seulement pour une toute petite partie du million d’immigrants qui vivent maintenant au Québec.

Si on sélectionne bien les immigrants pour le niveau de français, il ne faut pas craindre mais au contraire se réjouir, et en plus c’est sûr que les enfants seront mieux intégrés et parleront peut-être mieux français grâce à la scolarisation et à un meilleur contact avec la société. C’est un sacrifice aussi en quelque sorte que l’immigrant fait pour offrir un meilleur avenir à ses enfants. Maintenant, il est vrai que les immigrants issus de communautés catholiques s’intègrent plus rapidement dans la société québécoise qui est de patrimoine catholique. D’autre part, regardez en France, plusieurs étrangers sont devenus de grands auteurs francophones : le libanais Amine Maalouf, des Sénégalais et bien d’autres. La peur que j’ai, c’est de voir le Québec basculer dans la xénophobie, qui est le fléau actuel de l’Europe.

@M. Poupore (#21)

Vous mettez le blogueur au défi de passer le TEFaq, un test de compréhension orale en français. Vraiment?

Voici un échantillon du test de compréhension orale, tel que trouvé sur le site web du promoteur, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Je laisse le soin au lecteur de juger si M. Lisée, dont la langue maternelle est le français, passerait le test. 🙂

Ce n’est pas facile d’attirer les immigrants ayant le français comme langue première, car ils sont déjà pour la plupart bien dans leurs pays (les Français, les Belges et les Suisses). Rappelons que d’autres pays (non européens) ont le français pour langue officiel (comme le Sénégal). Le français n’est pas ma langue maternelle mais je l’ai appris très tôt au Liban et j’ai obtenu des diplômes d’universités françaises, donc il ne faut pas généraliser et dire que la majorité des immigrants ne parlent pas bien français. L’immigration sélective actuelle ne prend que des immigrants bien qualifiés, la majorité ont déjà séjourné de longues années en France ou en Belgique pour leurs études(Africains, Libanais…).

@Immigrant pure laine

Je suis tout aussi choqué que vous de lire les propos d’un soi-disant intellectuel hyper mediatisé comme Lisée. L’idée d’accepter seulement des gens qui ont le français comme langue première (donc accepter seulement des Français, Suisses et Belges) est déguelasse, une idée digne du Front National en France ou autre partie politique d’extrême droite en Europe.
C’est à vomir.

M Lisée,

Vous défendez encore une fois des mesures restrictives par rapport aux immigrants, sans proposer d’autres solutions. Et ce, malgré une promesse faite en réponse à mon dernier commentaire (qui date déjà d’un bail), de revenir sur celles-ci. Au lieu de mettre de l’avant des mesures inclusives, positives, vous prêchez encore simplement l’élimination à la source. Percutant? Oui. Habilement recherché? Oui. Mais je vous demande: Comment encourager en même temps l’adhésion à la culture Québécoise par ces mêmes immigrants que vous admettez ne pas vouloir voir rentrer au Québec?

Je ne dis pas que les restrictions à l’immigration sont à proscrire automatiquement de peur d’écorcher les oreilles des immigrants, mais vous devriez arrêter de taper sans cesse sur le même clou! L’émotion égoïste prend ici le dessus sur votre rigueur habituelle. Certes, certains québécois nationalistes peuvent être séduits par votre position revendicatrice à la dure. Toutefois, ce genre de harangue pseudo-didactique et l’approche exclusive et mécanique du on-ferme-les-portes-aux-zimmigrants ne contribuent pas à traiter ce problème de la manière nuancée.

Bon 4 février!

Demandez à Fabienne (Française et institutrice à la retraite et son mari Jean-Marc (Français aussi technicien en electicité industrielle )pourquoi le Québec les a refusés comme immigrants alors que le Nouveau Brunswick les a acceptés. Eux ne le savent toujours pas. Peut-être que Madame la Ministre pourrait leur dire que des gens dans la fin quarantaine le Québec n’en veut pas même s’ils ont payé leur maison et 2 autos comptant en arrivant et qu’ils maîtrisent le Français et contribuent maintenant à nos voisins.
Je peux donner leurs coordonnées à notre ministre.
Signé ,immigrant arrivé il y 44 ans.

@Amaury Leveaux

« Vous avez le choix entre deux immigrants potentiels suivants:

1) Un suisse qui a le français langue première avec un niveau d’éducation de CEGEP.

ou

2) Un indien qui ne parle pas français mais avec un PhD en genie informatique de MIT.

Lequel des deux le génie Lisée va-t-il choisir? »

Le problème est qu’un grand nombre de diplôme provenant de l’étranger ne sont pas reconnu au Québec.

Vous seriez surpris de savoir le nombre d’ingénieur immigrant qui conduit des taxis à Montréal.

Et en passant, c’est un peu ridicule de classer l’utilité des gens selon leur diplôme. Un technicien informatique n’est pas moins utile à la société qu’un notaire. Pourtant, le premier n’a qu’un DEC.

Il y’en a qui aime se gargariser de gros mots, »renégats » »l’holocauste du peuple québécois » et »génocide »
Je vous suggère de vous acheter un dictionnaire et de méditer sur la signification de ces mots.
Et tant qu’a méditer, ils pourraient relire le texte de Philipe à février 7, 2012 à 23:46.
D’ailleurs M Lisée devrait lui aussi y penser. Le Québec est en train de ce tirer dans le pied mais c’est pour la bonne cause.

@Kevin #35

Sous-entendez-vous qu’un PhD en génie informatique de MIT ne serait pas reconnu au Québec? Franchement le fait même de mentionner la plupart des universités québécoises dans la même phrase que MIT est à mourir de rire.
N’importe quelle société au monde s’arracherait un individu si talentueux et si qualifié. Sauf le Québec de monseigneur Lisée bien sûr. Ici c’est seulement le parler français qui importe.

« Nous saurons donc pour la première fois avec certitude, si les données sont rendues publiques, quelle est le véritable niveau de connaissance du français de ce segment d’immigration. » (Le blogue de Jean-François Lisée. « La ministre de l’Immigration nous écrit. On lui répond ».) – Parlant de langue française, j’aurais une première question. N’aurait-il pas fallu écrire « […] quel est le véritable niveau […] ?

« C’est dommage car la dégradation de la situation du français à Montréal ne nous permet plus un tel laxisme. » (op. cit.)

Même si le phénomène de l’anglicisation au Québec s’observe surtout à Montréal et dans la région métropolitaine, doit-on rappeler qu’il ne s’agit pas du portrait de l’ensemble DU Québec.

Ne doit-on pas plutôt attribuer cette conséquence à la mondialisation des échanges économiques et à l’intégration des nouvelles technologies, plutôt qu’à l’immigration seule ? Phénomène linguistique s’étant par ailleurs historiquement observé dans ce même secteur du Québec au moment de l’industrialisation, il y a plus d’un siècle.

Même un immigrant Français, voire un ressortissant d’anciennes colonies françaises installé à Montréal risque, tôt ou tard, devoir faire des affaires en anglais avec l’étranger. Doit-on considérer fermer les frontières [virtuelles] du Québec au développement économique, ou plutôt à l’immigration, pour assurer l’avenir et la vitalité de la langue française à Montréal et dans la région métropolitaine ?

Quand j’entends des ministres québécois parler d’autres « minisses », du « tourisse ». Quand je lis la pauvreté de la rédaction dans certains quotidiens de masse. Etc.. Je m’inquiète d’abord de notre propre capacité à être des ambassadeurs crédibles de cette langue française que l’on prétend être l’élément identitaire fort du Québec.

La question demeure. À quoi doit-on attribuer le manque de pouvoir d’attraction de la langue française au Québec ? À un phénomène concurrentiel économique international, au laxisme des natifs à soigner et promouvoir jalousement leur langue maternelle ou à l’immigration ?

Enfin, j’aimerais que l’on garde aussi en tête que l’adoption de la langue officielle (ou des langues officielles) d’un pays hôte des immigrants se fait sur plusieurs générations. Des descendants de Québécois de souche semblent par ailleurs encore dans ce processus…

Il est évident que certains arabes tels Libanais, Algériens, Africains parlent très bien français, parfois bien mieux que les Québécois. Par conséquent, cher M. Lisée, vous devrier les admetre parmi les immigrants « de choix » pour le Québec. Généralement, ils ont des compétences.

D’autre part, que le Québec reste français ce n’est guère suffisant.Ils sont trop nombreux ceux qui parlent et écrivent un bien mauvais français. Il ne s’agit pas d’illétrés. A la radio de Radio Canada, il y a des invités qui font bien des fautes. Quand on aime une langue, on s’efforce de la bien parler. Il y a des dictionnaires et des grammaires pour corriger les fautes. Il y a le linguiste de Radio Canada. Et la lecture pour perfectionner son français, enrichir son vocabulaire. Ici le vocabulaire est terriblement restreint. Malheureusement, l y a des mots passe-partout dont on fait un trop grand usage. Nadine Magloire

L’immigration et le Québec

1.- Il y a actuellement au Québec un mantra (qui commence cependant à être démasqué) à l’effet que le Québec a absolument besoin de plus d’immigrants. Aucunement prouvé. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d’accueillir plus d’immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s’intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d’immigrants.

On prend exemple que dans une région on manque de tel type de travailleurs (parce qu’on ne les paye pas assez ou qu’on n’a pas préparé la relève) pour dire qu’il faut aller chercher des travailleurs dans d’autres pays. Pourquoi ne pas former ici nos gens en conséquence, les médecins et les infirmières par exemple, ou les techniciens qu’on désire ?

De plus, l’immigration incontrôlée de personnes sans grandes compétences ne résulte qu’en une diminution des salaires des faibles salariés, comme il a été amplement observé et démontré aux États-Unis. Et cette diminution se répercute aussi à la baisse sur l’ensemble des salaires. On sait alors pourquoi les entreprises y sont favorables.

À qui profite l’immigration ?

2.- L’immigration effrénée est en train (si ce n’est déjà fait) de nous faire perdre notre pays.

Plus de 50% des allophones vont au cégep et à l’université en anglais, et commencent ainsi leur vie sociale et adulte en anglais : la meilleure recette pour qu’ils restent anglophones le reste de leurs jours! Alors, avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois francophone. On se tire dans le pied.

Alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales du Québec.

Le génocide culturel du peuple québécois francophone est en marche, gracieuseté du gouvernement libéral du Québec.

3.- D’autre part, il est indéniable que l’une des causes du déclin du français à Montréal est l’immigration incontrôlée de personnes qui ne s’intègrent pas à la majorité francophone, mais qui s’intègrent à la minorité anglophone.
Il y a un parti au Québec qui s’accommode très bien de cela, le parti libéral, qui va chercher la majorité de son appui électoral chez les anglophones et les allophones, et qui arrive au pouvoir grâce à la division des francophones. C’est démocratique, mais c’est suicidaire pour le Québec français.
L’avenir du Québec ne peut s’écrire que par une meilleure instruction donnée à nos enfants, et par des efforts soutenus en recherche et développement. Nous serons alors plus productifs. L’augmentation de notre productivité est la vraie la clef de notre survie comme peuple francophone et la clef de la santé économique et sociale du Québec.

Savez-vous M. Lisée qu’en France les films québécois sont sous-titrés en français (de France) ???? Savez-vous que les Belges emploient des mots en français qui font rigoler les français ? Lequel c’est mieux, d’avoir un immigrant avec un français perfectible mais dont les enfants seront parfaitement francophones ou bien des anglophones qui se déplacent d’autres provinces vers le Québec où ils gardent leur anglais fanatiquement pour d’infinies générations ?

Le problème est celui de l’usage politique de l’immigration. Tant et aussi longtemps qu’il en sera ainsi, il n’y aura qu’un dialogue de sourd faisant appel à des arguments sophistes et futiles. D’un côté on veut des futurs Québécois, et de l’autre, on veut de futurs Canadiens. Et il y en a pour dire que la question nationale est dépassée.

Pourtant, la question de l’immigration en est une importante – les deux camps savent qu’elle est incontournable. Tant que la question nationale ne sera pas réglée (par l’indépendance ou par un rapport renouvelé avec Ottawa)nous ne verrons que ce genre de sottises: un gouvernement qui, heureux de se cacher derrière la vertu, accuse ses adversaires d’être contre l’immigration tout en se frottant les mains des gains politiques d’une telle immigration.

Les Québécois dans l’ensemble ne sont évidemment pas contre l’immigration. Bien au contraire. Seulement, dans le contexte politique actuel, les perdants politiques se questionne du bien-fondé de cette manœuvre.

Et l’immigrant dans tout ça? Il se trouve au centre d’une joute politique où il est sommé de faire un choix. Il est courtisé sans relâche par les deux camps. Ne voulant pas, le plus souvent, prendre parti (ce qui est logique) il se trouve par défaut à appuyer le statu quo, au grand plaisir d’un des camps (devinez lequel).

Car là est justement le nœud: comment dépolitiser l’immigration, et intégrer les nouveaux arrivants, au moment même où le débat identitaire n’est clairement pas réglé au Québec.

D’ici là, nous n’avons pas fini d’entendre la petite politique, la mauvaise foi et les petites accusations hypocrites. Des deux camps.

@bouchecl

Une farce ce test, on leur donne 40 minutes pour le faire et je l’ai fait en 10, sans aucune erreur. Il faut être un analphabète technique pour considérer cette patente comme étant un défi !

Si c’est cela le test que Québec fait passer à ses immigrants, pas surprenant que n’importe qui puisse se qualifier. Parfaitement ridicule.

@lagentefeminine

Il ne s’agit nullement d’une entrevue, il s’agit d’une réponse écrite de la ministre à une chronique de M. Lisée.

Comme vous n’avez rien à dire, mais qu’il faut bien que vous critiquiez, comme d’habitude, alors vous racontez n’importe quoi.

La formule utilisée et parfaitement honnête et très intéressante, car elle permet de comparer les deux points de vue en séparant clairement les sujets abordés.

Il faut être soi-même assez malhonnête merci, pour trouver le moyen de qualifier la façon de faire de M. Lisée de malhonnête.

Il a publié intégralement le texte de la ministre, il s’est donné la peine de le diviser en sections et de répondre à chacun de ses arguments et en plus, il emploie deux couleurs, afin qu’on puisse aisément distinguer l’argumentaire de chacun

De toute façon laministre n’a rien à dire. La preuve, elle cite des chiffres.

La réalité est facile à comprendre. Quand le français sera lalangue de travail nécessaire partout pour trouver un emploi, il n’y aura plus nécessité de faire des contorsions statistiques.

Ce qui au demeurant semble être la seule chose qu’elle soit capable de faire.

Quant à la question d’assurer la pérennité du français au Québec, confier cette responsabilité à une gang d’anciens d’Alliance Québec et d’aplaventristes quand ce n’est pas de victimes consentantes comme «La» Christine, c’est vraiment confier à l’aveugle l’avenir du peuple.

Une petite mise au point sur la langue
.
En Allemagne, 90% des Allemands sont unilingues germanophones.
Or l’Allemagne est la plus puissante économie européenne.
Donc il n’est pas nécessaire que tous les citoyens d’un pays soient bilingues pour être un pays prospère.

Je viens de l’Oklahoma et j’ai commencé à apprendre le français depuis un an et deux mois. Je suis désole pour mes fautes de grammaire, mais 1,2 ans n’est pas assez long pour maitriser la langue.

Je suis un travailleur temporaire ici à Montréal et je peux attester que la nouvelle règle qui rend l’examen de français obligatoire marche bien. Après le lancement de la nouvelle règle, je consacre au moins quatre heures par jour à la pratique de la langue française. Bien que je dédiait deux ou trois heures au français auparavant, le nouvelle règle, a certainement « lit a fire under my ass ».

Cependant, je ne comprends pas pourquoi vous ne pensez pas qu’une personne devrait pouvoir reprendre l’examen après des leçons additionnelles. Si l’étudiant réussit la deuxième fois, il va être un témoignage de ses efforts et sa passion pour l’apprentissage de la langue de Molière.

En outre, ce n’est que mes deux cents . . . mais je pense que le plus grand obstacle pour apprendre une nouvelle langue est le manque de confiance. Le français est une langue très difficile . . . et pour l’apprendre, on a besoin de prendre beaucoup de temps pour écouter, regarder la télévision (bonne interview sur TLMEP, en fait) et avoir nombreuses conversations dans les environnements contrôlés et non contrôlés. On a besoin de faire beaucoup de fautes avant que les leçons de grammaire deviennent utiles. Je n’améliorerai pas mon français s’il a besoin d’être parfait avant de le parler.

Alors, je pense que se concentrer sur la perfection est très contre-productif.

@Kevin et Amaury Leveaux:

Un diplômé du MIT sera admis au Québec et travaillera ici, peu importe sa langue. Lâchez-moi l’idée que son diplôme informatique ne serait pas reconnu, parce que, dans ce domaine spécifique, tous les diplômes le sont. Au pire, ils font passer des tests de sélection (probablement inutile pour un diplômé du MIT).
Deuxièmement, vous devez différencier « favoriser massivement »(ce que dit M. Lisée) de « accepter exclusivement »(ce que vous voulez lui faire dire). Un diplôme de pointe dans un domaine où il y a manque, on s’entend que ce n’est pas la même chose qu’un technicien dans un domaine où il y a surplus? Bon.
Pour ce qui est des supposés ingénieurs qui font du taxi, ce ne sont pas des ingénieurs informatiques, ça je peux l’affirmer.
Faut quand même pas délirer.

PS

Je travaille dans ce domaine-là.

« Savez-vous M. Lisée qu’en France les films québécois sont sous-titrés en français (de France) ???? » (Frédéric)

Rien de plus normal quand il y a du joual dans le film.

En passant les films français sont-ils sous-titrés par des Québécois au Québec?

Après on vient dire que les Québécois sont des ignares des langues.

Comparons ce qui est comparable. La situation en France et au Royaume Uni en ce qui a trait à l’immigration est fondamentalement différente. Ces deux pays, et la France en particulier, imposent des critères qu’on voudrait impossible à satisfaire. Arrêter le flux migratoire si faible soit-il fait l’objet de promesses électorales. Rappelons qu’en 2002 LePen, avec sa xénophobie ouvertement et fièrement affichée, s’était rendu au deuxième tour de l’élection présidentielle. J’espère que le Québec ne voit pas l’immigration de la même manière.
Quant à la maîtrise du français, parmi les premiers pays origine en nombre d’immigrants on compte trois pays francophones la France, le Maroc et l’Algérie. Beaucoup choisissent le Québec à cause de la langue. Ceux qui adoptent l’anglais semblent y être poussés par la difficulté d’intégrer le milieu professionnel francophone « de souche ».
Mais au-delà de ses considération statistiques, quel est le but caché derrière cette volonté de démontrer que l’immigration mettrait en péril le fait francophone au Québec ? Est-ce la partie visible d’un iceberg (montagne de glace pour les puristes) dont la partie immergée représenterait un profond renfermement sur soi et une xénophobie latente ?

Afin de bien comprendre la politique d’immigration de Madame la Ministre, il est probablement important de se rappeler que la citoyenne Kathleen Weil, fut un membre actif et en règle d’Alliance Québec…

Montréal ne sera plus française dans moins de 20 ans et aucune étude, analyse ou sondage ne pourra contredire cette réalité. La tendance lourde à l’anglicisation est irréversible et tout à fait visible et perceptible aux yeux et aux oreilles de l’observateur le moindrement aguerri. Le milieu des affaires et du commerce a choisi de se laisser entraîner sans réagir dans cette spirale qui fera du français un moyen d’expression de plus en plus folklorique. La Loi 101 n’est plus respectée depuis belle lurette. Le multiculturalisme à la Trudeau a fait fondre les murs de la résistance et les immigrants se tournent vers l’anglais aussitôt rentrée au Québec et dès qu’ils ont reçu leurs premiers papiers officiels. Aujourd’hui, l’anglais est maintenant exigé dans tous les milieux de travail (il suffit de vérifier les offres d’emplois ppubliés dans les différents médias pour s’en convaincre) et l’unilinguisme d’un candidat anglophone n’est plus un empêchement pour accéder à des postes prestigieux des secteurs publics ou privés. L’incident de la Caisse de dépôt en est un récent exemple frappant et désolant. La seule façon d’éviter la folklorisation du français, c’est de redonner des crocs à la Loi 101 et, malheureusement, aucun parti politique québécois est en mesure ou a le courage de placer cet élément de programme en tête de liste de ses priorités. Croire au maintien du statut majoritaire du français à Montréal, c’est utopique. On appelle ça avoir l’imagination fertile!

Mme Weil me déçoit énormément. Dans le Presse de samedi dernier on la voit en présence des dirigeants d’une école Turque, ouverte par un extrémiste islamique où la religion musulmane très strice y est enseignée et la prière obligatoire durant la journée. Cette école est acceptée chez-nous, subventionnée de nos deniers. Mme Kathleen Weil, prenant la parole lors d’un souper en présence de ces directeurs les a même félicités. Oû allons-nous avec ce gouvernement qui prône le non enseignement de la religion dans nos écoles et qui permet aux musulmans et aux juifs d’enseigner leur religion.

Maintenant que je sais que Mme Weil faisait partie d’Alliance-Québec, je comprends tout. Ces gens tentent tout pour assimiler les Québécois. La langue anglaise enseignée aux enfants de 6e année va les conduire directement à écouter la télévision en anglais pour se perfectionner et les chansons anglaises pour faire in. Je suis inquiète Mme la Ministre. Vos paroles ne sont que du vent, votre intention, nous éloigner de notre langue française et de notre culture.

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