La nouvelle arme du PQ

Le député du Parti québécois Nicolas Girard a imprimé sa marque à l’Assemblée nationale en faisant tomber le ministre de la Famille, Tony Tomassi. Ses attaques méthodiques, dignes d’un artilleur pilonnant sans relâche les positions ennemies, ont ébranlé le gouvernement Charest.

La nouvelle arme du PQ
Photo : Jacques Boissinot / PC

 

Jeune député de la relève, il n’en est pas moins déjà un vieux routier de la politique, comptant une vingtaine d’années de militantisme.

Quelles seront ses prochaines cibles ?

 

Lieu de naissance
Montréal

Âge
38 ans (le 5 juin)

Enfant
Un fils de deux ans

Fonction
Député péquiste de Gouin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille

Nombre de questions posées à la Chambre depuis décembre
120 (seule Pauline Marois a pris plus souvent la parole au sein de l’opposition)

Formule favorite
« Le scandale des garderies libérales » (changée pour « l’affaire des garderies libérales » après l’ajout du mot « scandale » à la longue liste des termes parlementaires interdits)

Mandats
Élu facilement en 2004 lors d’une partielle ; réélu en 2007 et en 2008 face à Françoise David, de Québec solidaire

Candidat appuyé lors de la course à la direction du parti de 2005
André Boisclair. Organisateur en chef pour le PQ à l’occasion des élections générales de 2007, qui ont mené au départ de Boisclair.

Emplois
Attaché politique et attaché de presse de plusieurs ministres des gouvernements Bouchard et Landry (1998-2003)

Études
Baccalauréat en science politique, étudiant de maîtrise en relations industrielles, Université de Montréal

Militantisme étudiant
Impliqué dans les associations étudiantes au cégep et à l’université ; fonde en 1992 le Rassemblement des jeunes pour le Non à l’accord de Charlottetown ; porte-parole des étudiants pour le Oui lors du référendum de 1995 sur la souveraineté

Âge d’obtention de sa première carte de membre du PQ
17 ans

Âge au moment du décès de René Lévesque
15 ans. Félix Leclerc écrit alors un mot qui scelle son avenir : « La première page de la vraie histoire du Québec vient de se terminer. À ceux qui restent d’écrire la deuxième. »