La productivité, qu’est-ce que ça mange en hiver ?

Il semble que le seul objectif d’une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) ait été d’affirmer que les travailleurs québécois, selon leur secteur d’activité, ne sont pas plus paresseux que leurs homologues ontariens.

Politique«Productivité». Le mot est à la mode par les temps qui courent.

La semaine dernière, le nouveau président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, en a parlé quand il a suggéré que les hausses salariales des fonctionnaires devraient dépendre de leur productivité.

Presque au même moment, l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) choisissait de remettre en question la notion, par ailleurs universellement acceptée, que le Québec accuse un retard de productivité par rapport à l’Ontario.

La question se pose, donc : la productivité, qu’est-ce que ça mange en hiver ?

*           *           *

La richesse des États — celle qui permet de financer les programmes publics — se calcule normalement par leur PIB. Le PIB mesure la valeur de toute l’activité économique générée par une région donnée : plus le PIB est élevé, plus la région est riche. (Un État peut aussi être riche en bonheur, mais celui-ci finance plus difficilement des réseaux de santé et d’éducation, de même que les infrastructures et la culture.)

Le PIB d’un État dépend de trois facteurs essentiels : le travail, le capital et la productivité, qui mesure l’efficacité avec laquelle on utilise les deux premiers facteurs.

Quelques exemples schématiques permettent de distinguer ces notions importantes.

Imaginez un pays A et un pays B. Chacun compte 1 000 habitants, et tous les deux se spécialisent dans la construction de pédalos. Dans chaque pays, tous les travailleurs reçoivent une formation sur la construction de pédalos, et tous les outils et matériaux nécessaires à leur assemblage. Tout le monde travaille de 9 à 5, du lundi au vendredi.

Dans le pays A, 300 travailleurs s’activent pendant un an et produisent 300 pédalos. Dans le pays B, 600 travailleurs s’activent pendant la même période et produisent 600 pédalos.

Au bout de l’année, le pays B a donc produit deux fois plus de pédalos que le pays A. Pourquoi ? Parce que, toutes choses étant par ailleurs égales, le nombre d’heures travaillées y était deux fois plus important. Le pays B aura donc un PIB plus élevé que le pays A en raison du facteur de travail.

Imaginez maintenant les pays C et D. Chacun compte 1 000 habitants, et tous les deux se spécialisent dans la confection de guirlandes de Noël. Dans chaque pays, les gens travaillent de 9 à 5, du lundi au vendredi. Par ailleurs, tant le pays C que le pays D comptent 500 travailleurs à temps plein.

En début d’année, tous les ouvriers du pays C reçoivent 10 caisses de froufrous argentés, 5 bombes aérosols de fausse neige, une tresseuse électronique et une formation sur les dernières tendances en matière de décorations hivernales. Par ailleurs, ils travaillent sur des chaînes de montage de guirlandes de haute précision.

Dans le pays D, les ouvriers reçoivent deux rouleaux de papier d’aluminium, une paire de ciseaux, et un manuel d’instruction en suédois.

Au bout de l’année, le pays C a produit pour 20 km de guirlande de Noël. Le pays D, pour sa part, en a produit pour seulement 1 km (et de moins bonne qualité). Pourquoi ? Parce que, toutes choses étant par ailleurs égales, les investissements étaient beaucoup plus importants dans le pays C. Son PIB sera plus élevé en raison du facteur d’investissement.

Imaginez maintenant deux autres pays : E et F. Chacun compte 1 000 habitants, dont 500 travaillent à temps plein, de 9 à 5, du lundi au vendredi. Cette fois-ci, chaque pays confie à ses travailleurs 1 million de dollars à faire fructifier à leur guise.

Les 500 travailleurs du pays E prennent leur million de dollars, ils achètent les matériaux et les outils nécessaires et, au bout d’un an de travail, ils ont construit un bel hôtel-spa-minigolf, dont la valeur commerciale est de 10 million de dollars.

Pendant ce temps, les 500 travailleurs du pays F ont pris leur million de dollars, ils ont acheté l’équipement nécessaire et, au bout d’un an de travail, ils ont conçu un nouveau prototype de moteur à hydrogène et enregistré les brevets correspondants, dont la valeur commerciale est de 100 millions de dollars.

À la fin de l’année, le PIB du pays F sera supérieur à celui du pays E. Pourtant, ils ont le même nombre de travailleurs, et ils ont bénéficié du même investissement en capital. La différence, c’est la productivité : les travailleurs du pays F ont su tirer une valeur plus importante de leur travail et de l’investissement de capital que les travailleurs du pays E.

Au sens économique, les travailleurs du pays F ont été plus «productifs» que ceux du pays E. Ce n’est pas nécessairement qu’ils ont travaillé plus fort, ou que leurs voisins sont paresseux : c’est simplement qu’ils ont su transformer leurs ressources et leurs heures de travail en produits de plus grande valeur.

*           *           *

Revenons maintenant à l’IRIS et à M. Coiteux.

Que veut dire le président du Conseil du Trésor quand il affirme qu’il faut lier les hausses de salaires de la fonction publique à des hausses de productivité ?

Il dit, essentiellement, que les augmentations salariales des employés de l’État devraient découler d’une conversion plus efficace de leurs ressources et de leurs heures de travail en services publics.

Le diagnostic sous-jacent — qui ne s’applique pas nécessairement de la même manière aux infirmières, aux médecins, aux employés du MTQ ou à ceux de la SAQ — est que les investissements de l’État, combinés à la quantité d’heures travaillées, ne génèrent pas suffisamment de résultats. Autrement dit : une partie trop importante des ressources publiques sont englouties par le système lui-même, plutôt que d’être transformées en services à la population.

Il va de soi que tous n’accepteront pas cette analyse — au premier chef, les syndicats qui voudront protéger leurs acquis. Il faudra voir les études et les arguments des uns et des autres.

Que veut dire l’IRIS, pour sa part, quand il affirme que les travailleurs québécois ne sont pas moins productifs que ceux de l’Ontario, alors que toutes les études économiques démontrent que la productivité économique du Québec est moins élevée que celle de l’Ontario ?

L’IRIS commence son étude avec les mêmes données économiques que tout le monde concernant le Québec et l’Ontario, mais affirme ensuite qu’on ne peut pas les comparer… sous prétexte que l’Ontario compte sur des industries dont la productivité est plus élevée que celles du Québec.

L’IRIS décide donc de «procéder à un ajustement» pour moduler la structure industrielle ontarienne sur celle du Québec — éliminant ainsi l’incidence des industries ontariennes plus productives — et effectue une comparaison sur cette base. Le résultat de cette comparaison tronquée, qui revient essentiellement à comparer le Québec avec lui-même, est que le Québec serait aussi productif que l’Ontario.

Mais qu’est-ce que cela veut dire exactement ? À quoi sert-il de comparer deux États, par ailleurs comparables, tout en écartant des différences essentielles de la comparaison ? Quelle utilité y a-t-il dans le fait de manipuler les chiffres pour faire disparaître des divergences significatives ?

C’est un peu comme si on voulait démontrer que le Canada produit davantage de films que les États-Unis — si on exclut la production de Hollywood.

Ou, comme le faisait remarquer une connaissance, affirmer que les attaquants du Canadien de Montréal sont meilleurs que ceux des Penguins de Pittsburgh — si on exclut Sidney Crosby et Evgeni Malkin.

Ou, pour reprendre l’exemple ci-dessus, comme si on refusait de comparer les pays E et F, sous prétexte qu’ils ont choisi de concevoir des produits différents.

Il va de soi qu’en manipulant les données pour éliminer les éléments qui contredisent la conclusion recherchée — fixing the facts around the policy, comme diraient les Britanniques — on peut faire apparaître toutes sortes de résultats étonnants. Ils n’ont pas toujours beaucoup d’utilité ou de pertinence, cela dit.

*           *           *

Deux dernières remarques.

Premièrement, il arrive effectivement que certaines comparaisons soient inopportunes — par exemple, quand elles sont faussées par des caractéristiques naturelles trop différentes. C’est pour cette raison, entre autres, qu’on évite habituellement de comparer le Québec à l’Alberta : la présence de pétrole donne en effet un avantage «injuste» à l’économie albertaine. Pour le meilleur et pour le pire, les provinces dépourvues de pétrole seront toujours impuissantes à en faire apparaître. Mais ce raisonnement ne vaut pas pour les comparaisons entre le Québec et l’Ontario, deux provinces dont la géographie et les ressources sont comparables. A priori, on ne voit donc pas quel obstacle naturel empêche l’économie du Québec de rivaliser avec celle de l’Ontario.

Deuxièmement, il semble que le seul objectif de l’étude de l’IRIS ait été d’affirmer que les travailleurs québécois, selon leur secteur d’activité, ne sont pas plus paresseux que leurs homologues ontariens. Il s’agit, autrement dit, d’une tentative de rassurer les travailleurs québécois en leur disant qu’ils n’ont rien à se reprocher personnellement.

Si l’exercice peut avoir une certaine valeur comme remonte-moral individuel, son utilité comme guide pour les politiques publiques est toutefois difficile à saisir. Les politiques économiques, quelles qu’elles soient, ne cherchent pas à culpabiliser ou à vanter les individus. Elles cherchent plutôt à mettre en place les conditions d’une activité économique plus vigoureuse.

En l’occurrence, l’IRIS soutient que l’avantage de productivité de l’Ontario s’explique avant tout par sa structure industrielle, différente de celle du Québec. L’argument est intéressant. Dans ce cas, pourquoi l’IRIS ne suggère-t-il pas que le Québec s’inspire de la structure industrielle ontarienne (ou d’une autre structure industrielle plus avantageuse) — et des conditions qui les rendent possible — pour hausser sa propre productivité ?

Voilà qui, pour une fois, aurait été imprévu.

* * *

À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

Laisser un commentaire

Les gens de l’Iris, à la différence de Jérôme Lussier, comprennent les principes économiques qu’ils étudient. Avec ce texte de Jérôme Lussier, je n’ai jamais lu autant de sottises depuis un sacré moment. Ses exemples se rapportant à la productivité et au PIB sont si simplistes et même insignifiants qu’ils constituent un bêtisier à eux seuls.

On aimerait plus de détails M Sauvageau. Dire simplement « qu’il ne comprend pas », qu’il est « insignifiant », « simpliste », qu’il écrit des « sottises », des « bêtises », c’est faire preuve de beaucoup de vocabulaire, mais ça nous avance peu quant au fond de votre raisonnement.

Je crois que vous en demander trop à M. Sauvageau. Je soupçonne qu’il est même très accablé depuis le 7 avril dernier. Donc, ayons pitié un peu pour lui et laissons-le avec ses illusions!

De grâce, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit. Oui, j’ai mentionné que Jérôme Lussier avait écrit des sottises, mais ce sont ses exemples qui sont simplistes et insignifiants. Quant au mot bêtisier que vous confondez avec « bêtises », il signifie selon Larousse : « Recueil plaisant de sottises, de perles, sottisier ».

Le fond du raisonnement ce sera dans un autre commentaire.

Sauvageau est l’exemple typique du « diplômé en sciences molles pas de maths » qui commente abondamment mais qui manque cruellement de connaissances de bases.

Ajoutez à cela le fait qu’il se soit fait remonter brusquement les bretelles le 7 avril dernier et vous avez le topo.

« Le propre des imbéciles est de détester tout ce qu’ils ignorent. » proverbe anonyme

Vous devez être un syndiqué qui a peor d’être obligé de commence r à travailler

— Quelques points d’abords sur ABCDEF :

Dans les faits si le coût du travail est deux fois moindre dans le pays B que dans le pays A, le facteur travail dans le calcul du PIB sera strictement égal pour A et pour B. B sera beaucoup plus productif à tous les niveaux. D’autant que plus de personnes au travail contribue à faire rouler l’économie.

Pour C et pour D. Le modèle d’affaire de D serait très rapidement insoutenable. Seule une économie collectiviste pourrait « peut-être » maintenir les emplois pendant quelques temps. L’investissement sert essentiellement à rencontrer des objectifs de productivité.

Les investissements se dirigent préférentiellement là où les sommes investies ont une chance de retour rapide. C’est la base de tout capitalisme : le retour et la vitesse du retour sur investissement.

Le cas de F et E est exact ; toutefois ceux de E, ont un retour sur investissement avec un facteur de 10, ce qui donne un résultat déjà en tous points excellent. L’accroissement du capital est fondamentalement basé sur la rotation, ce qui veut dire par la répétition d’activités lucratives dans le temps. E pourrait être tout aussi rentable ou même dépasser F dans le temps.

Vous établissez que l’innovation lorsqu’elle améliore le niveau de vie et la qualité de vie des gens est presque toujours payante. Pour se faire, cela prend une culture propice à ce genre de développement. Une des faiblesses du Québec, c’est qu’il n’y a pas assez d’innovation dans tous les domaines, ici le « tous » est particulièrement important. C’est finalement la capacité de produire de la valeur ajoutée sous toutes ses formes sur une longue période de temps, qui est le principal facteur de prospérité des nations.

Cette capacité commence en amont par l’éducation et se poursuit par une structure entrepreneuriale qui facilite l’accroissement de toutes formes de production de qualité (valeur) ajoutée. Il est évident que le plein emploi contribue à cet accroissement, tout comme de la même façon le nombre de personnes qui ont un travail, contribue pareillement à l’accroissement du bien commun. En ce sens, l’accroissement du PIB (tout particulièrement per capita) est en lien direct avec la démographie.

— Sur la productivité des fonctionnaires :

Du point de vue du travail, un employé qui travaille pour la fonction publique ou parapublique, peu importe que cette fonction soit fédérale, provinciale ou municipale. Un travailleur reste un travailleur. La seule différence, c’est l’employeur.

Théoriquement toute fonction, tout service rendu peut être accompli invariablement par un travailleur financé par des fonds publics, privés ou mixtes. La chose s’applique aussi bien pour des juges, des policiers, des soldats, etc.

Ce qui justifie de confier l’accomplissement de toutes sortes de services à des employés appointés par l’État ou toute forme de collectivité publique, est d’un point de vue strictement économique que le travail accompli par le serviteur de l’État offre un avantage concurrentiel indéniable, si le même service ou un service équivalent était rendu par le privé.

Par les temps qui courent justement, cet avantage concurrentiel est très loin d’être prouvé. Les fonctions publiques coûtent cher, la supériorité de la quantité ou la qualité des services rendus n’est pas prouvée comparée à celle des services équivalents qui sont ou seraient rendus par le secteur privé.

Pire, les fonctions publiques voient dans de nombreux cas leur pouvoir d’achat croître sensiblement plus vite que celui des employés du privé et quoiqu’il en soit, le coût des fonctions publiques augmente plus vite que les revenus de l’État.

Un tel modèle sociétal est insoutenable durablement. C’est pourquoi, la productivité des employés de l’État est fondamentale pour restaurer l’avantage concurrentiel et qualitatif que devrait représenter logiquement toutes les fonctions publiques.

Ce qui signifie qu’il faut reformuler l’organisation du travail et donner aux employés de l’État les outils pour surperformer.

M. Drouginsky, qui êtes-vous et que faites-vous dans la vie? Je lis les commentaires sur le site de l’Actualité quelques fois par année et à chaque fois, inmancablement, j’y trouve un commentaire de votre part. Comment trouvez-vous le temps d’avoir une opinion sur tout?

Vous pourriez poser la même question à François 1 (qui fût 1er il n’y a pas si longtemps). L’un d’une éloquence et d’un verbe juste et précis, bien documenté, un grand intellectuel (c’est mon avis, je cherche toujours l’avis de Drouginsky à chaque nouveau sujet) et l’autre, trop prévisible, redondant, franchement moins intéressant, mais tout aussi présent.

@ Marc-André Le Tourneux,

Mon Dieu, vous êtes trop aimable. Tous ces compliments me tournent la tête. J’apprécie avec plaisir d’apprendre que ce que j’écris peut avoir quelquefois son utilité. Faites-nous profiter aussi de votre opinion cela permet d’enrichir le débat.

@ Julie,

J’apprécie votre commentaire, toutefois vous devriez lire plus régulièrement le site de l’Actualité, vous vous apercevriez sans-doute qu’il n’y a pas toujours de commentaires de ma part. Heureusement.

C’est vrai que j’ai un point de vue sur toutes sortes de sujets. Je pense que je suis curieux de nature depuis mon plus jeune âge. Au fil du temps on finit tout de même par apprendre quelques petites choses. J’écris depuis l’enfance également, au début des poèmes, j’ai appris l’usage du clavier pratiquement adolescent.

Cela me permet de rédiger mes commentaires assez rapidement. J’ai une formation diversifiée, ce qui aide également, j’ai travaillé dans toutes sortes de domaines, y compris en art, c’est ma formation de base. J’apprends relativement vite et j’aime l’observation.

— Et puis vous, dites-nous en plus sur vous.

Que voici une analyse pertinente et éclairante sur les petites manipulations et les tripotages de chiffres auxquelles s’adonnent les organismes gauchistes pour tenter de sauver un modèle québécois complètement désuet et obsolète; d’ailleurs, a-t-il déjà été pertinent notre modèle? Le fait que personne, absolument personne au monde ne l’ait imité est passablement explicite sur la sagesse des autres peuples non?

On sent bien qu’au Québec, depuis la raclée qu’a subi le Parti québécois (si des élections avaient lieu aujourd’hui, ce parti serait rayé de la carte!) et la victoire formelle du l’Équipe du Tonnerre de Philippe Couillard du Parti Libéral du Québec, que les mentalités commencent à changer et que les gauchisto-interventionnistes à go-go deviennent de plus en plus isolés sur leur planète.

PLUS de 80% des québécois et des Québécoises APPUIENT les mesures d’austérité obligatoires si nous voulons sortir de l’enfer dans lequel nous a plongé 50 ans d’administration gauchiste.

BRAVO et encore MERCI à Monsieur Lussier pour sa grande lucidité et pour son intelligence.

L’austérité de l’État est la prospérité du peuple!!!

Je ne savais pas que Jean Charest (neuf années à diriger la province) était un gauchiste.

Monsieur Sauvageau, faites ici ce que monsieur Lussier tente de faire: démontrez au moins minimalement ce que vous affirmez.

Des données qui ont beaucoup d’influence sur le PIB et la productivité des États-Unis : les bas salaires, les dépenses militaires (dépenses du Pentagone, guerres et lutte contre le terrorisme), et enfin les catastrophes naturelles. Sans aller jusqu’au PIB du bonheur, il y a effectivement certains éléments qui devraient être retranchés du calcul du PIB.
De toute façon, le gouvernement n’a qu’à emprunter la solution des multinationales pour doper leur productivité et la valeur de l’action : mettre à pied 20% de leurs employés, ou faire de l’impartition, de l’externalisation … Toutes ces conneries qui créent de la richesse fictive et permettent de payer des dividendes avec de l’argent réel.
Si un hôpital devient une entreprise et non pas un service, alors le malade est un client captif. Et nous en sommes là présentement! Alors, que veux-t’on réellement régler comme problème?

J’abonde dans le sens de Mario Tremblay. La productivité est tout ce qu’il ya de plus relatif et est impitoyablement liée à la loi de l’offre et de la demande, dont certains direont qu’elle mène l’humanité à sa perte. On ne peut hélas vivre sans, et ce, avec tous les modèles existants.

Une réflexion troublante mentionnée dans presque tous les manuels sérieux d’économie sous une forme ou sous une autre : « Tout accident de la circulation, tout sinistre, contribue invariablement à l’accroissement du PIB ». N’y a-t-il pas dans la destruction le meilleur outil d’accroissement de productivité dans ces conditions ?

Est-ce ce que nous voulons ? Il semble que c’est ce que désire la société de consommation dans laquelle la planète entière vit. Et l’industrie de la guerre est le meilleur instrument de productivité à cet égard. Vive les F35, c’est génial pour augmenter la productivité, surtout quand ils s’écrasent par surcroît ! Suivons ce modèle au Québec, il y aura garantie de succès. Mais il ne faudra pas pleurer si on en subit les conséquences.

Le ton de ce commentaire de M. Sauvageau est déplacé et ne permet pas les échanges d’opinions différentes entre gens qui se respectent, tout en différant d’opinion.
Guy T.

Toutes les comparaisons sont toujours boiteuses. Il reste un fait, indéniable: en matière de croissance de la productivité, l’on peut toujours se comparer à soi-même ou à nos semblables. M. Coiteux a raison de demander aux centrales syndicales de s’engager en cette matière. Mais il y a un gros hic: il faudrait que les syndicats commencent par accepter l’évaluation, ce qui implique une gestion par résultats et la comparaison avec d’autres unités administratives, ou le secteur privé, ce qu’ils refusent par entêtement dogmatique depuis des décennies.

Personnellement, je ne suis pas aussi indulgent que vous. Je souhaite que le Québec se compare aux meilleurs et si les meilleurs sont l’Alberta et bien parfait. On aurait du pétrole au Québec, est-ce que l’on peut étudier comment l’Alberta a fait pour devenir riche, car nous on sait comment on est devenu pauvre!

L’analyse est intéressante. J’en retiens surtout un questionnement sur le rôle de l’IRIS et la mission qu’elle se donne, sur ses dirigeants et leur idéologie.

On écrit: !À quoi sert-il de comparer deux États, par ailleurs comparables, tout en écartant des différences essentielles de la comparaison ? Quelle utilité y a-t-il dans le fait de manipuler les chiffres pour faire disparaître des divergences significatives ? »
C’est majeur. Une étude qui utilise des fonds publics pour remonter le moral des travailleurs? Rien pour contribuer à la transformation de notre structure économique, à la remise en question qui s’impose? Étrange.
Pas la première fois que les conclusions et les méthodes de cet institut m’étonnent et même m’inquiètent, mais cette fois, je crois qu’on a dépassé la limite de l’acceptable et que l’IRIS devrait nous dire à quoi il pense servir…
FCB

Pierre Fortin avait poser la question un jour, pourquoi ça coute 10% plus cher construire une bâtisse commercial (genre Wallmart) à Trois-Rivières qu’à Kitchener, c’est ça la productivité.

Bonjour,le PIB (produit interieur brut) importation vs exportation quand nous importons plus que nos exportations le total nous donne un bilan negatif,
Pourquoi? Bien pour produire de l’argent neuf il faut que nos exportations soit en plus $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$que nos importation$$$voila l’argent neuf ,les budgets de 1976 a 2014 sont fait en prevision du PIB et il y a les depenses de Etat,evasion pour paradis fiscaux,bien quand la prevision est fait et n’est pas la il y a la recette parfaite pour des bilan negatif voila ou est le Quebec et il va avoir d’autre province qui vont suivre .
Pourquoi? Bien depuis 1976 a 2014 industrie forestiere et du papier etait le principal joueur pour les exportations et avec la cette baisse ajouter une loi sur les paradis fiscaux et des budgets en prevision au lieux de en fonction de ARGENT NET bien la recette parfaite pour mettre les provinces et les trois-territoires et meme un pays dans troubles.
Pourquoi? Bien avec la recette d’une legislation qui permet la sortie d’argent net de sortir du pays suivie d’une baisse de nos exportations comment une province peut faire pour se sortir de la bien il faut changer les choses et faire le grand menage et radier la loi sur les paradis fiscaux pour garder l’argent dans le pays et avoir des entreprises exportatrices pour avoir des exportations a la hausse et faire des budgets en FONCTION de cette nouvelle argent et si le tout n’est pas fait bien deux grandes provinces sont frapper Ontario et le Quebec et les autres vont suivre si rien n’est fait bien si ils ont pas compris bien il ne comprendra jamais,il faut stopper le monstre qui a ete creer.
Bonne reflexion.

Excellent texte M. Lussier, la productivité c’est comme l’innovation, il y a autant de définitions que de personnes à qui vos posés la question. Pour faire suite au commentaire de M. Sauvageau, c’est effectivement basic comme exemples, par contre comment faire autrement pour que les gens du ministère (syndiqué devrais-je plutôt dire) comprennent ce que veut dire le mot « productivité » dans un contexte de développement économique (je suis commissaire industriel). Le PIB du Québec tel que vous le mentionné pourrait définitivement ce porter mieux, par contre il y a un lien direct à faire entre le terme « Productivité » et « Proactivité », malheureusement tel que la loi de Pareto du 20/80, 20% de nos entrepreneurs sont proactif et plus de 80% sont curatif, donc pourquoi s’améliorer à produire plus, si de toute façon j’ai des commandes sur le fax ?? Je travaille quotidiennement avec eux afin de les convaincre de faire de l’amélioration de productivité afin de diminuer l’impact de la pénurie de main-d’œuvre (en produire plus avec moins de personnels) et faire en sorte que la ligne du bas ne soit pas entre parenthèses et croyez-moi, vaut mieux s’acharner sur le 20% de proactifs si on veut des résultats positif collectivement et finir par s’en sortir un jour $$ !

À mes détracteurs. J’ai fait un commentaire à chaud, en donnant mes premières impressions de cette lecture. À 5 heures de l’après-midi, j’avais autre chose à faire plus importante que d’écrire une critique détaillée avec de longues explications, ce que je m’empresse de faire maintenant.

On peut définir le PIB comme étant « la somme de tous les biens et de tous les services produits au cours d’une période de temps » (André Raynauld) et il se calcule de trois façons différentes. Ces trois façons sont : les dépenses, les revenus et la production finale (valeur ajoutée) pour les entreprises. La productivité (du travail) se calcule en fonction du PIB divisé par le nombre d’heures travaillées.

Selon Statistique Canada, « Le PIB réel est en lien direct avec d’autres variables macro-économiques tel (sic) l’emploi, les cycles économiques, la productivité et la croissance économique à long terme. » Par les définitions de la productivité, du PIB et le commentaire de Statistique Canada qui précède, on remarque que la productivité n’est pas un facteur du PIB – déjà qu’il faut connaitre le PIB pour mesurer la productivité. Productivité et efficacité ne sont pas synonymes, j’y reviendrai plus loin.

Je reprends le premier exemple de J. Lussier (A-B). Pour simplifier l’explication, disons que les pays A et B n’ont qu’une seule entreprise. Supposons maintenant, que l’entreprise du pays A fabrique des pédalos de luxe. Il est raisonnable de croire que ces pédalos se vendront à un prix plus élevé que le concurrent du pays B. Si A vend ses pédalos trois fois plus chers que B et que le PIB des entreprises se calcule en fonction de la valeur ajoutée, c’est A qui aura un PIB plus élevé. Quelle sera la productivité maintenant ? Puisque A a une valeur ajoutée plus élevée, donc un PIB plus élevé, et moins d’heures travaillées que B, A aura une productivité plus élevée, mais il aura produit moins de pédalos, il sera moins efficace. On constate que dans ce cas-ci, le travail n’a pas été un facteur du PIB – sinon par les salaires distribués aux travailleurs -, c’est la valeur du produit final qui est le facteur.

Dans le second exemple, il est vrai que l’investissement en équipement contribue à augmenter le PIB, sauf que c’est en vertu de la valeur ajoutée que tout cela se calcule, c’est elle le facteur déterminant.

Le troisième exemple est le plus loufoque puisque le moteur-brevet (prototype, faut-il le souligné) et l’édifice ne sont que des estimations. Ces deux projets n’ont été l’objet d’aucunes activités économiques – pas de ventes, pas de revenus -, par contre, les travailleurs des deux pays ont dépensé la même somme, donc le PIB sera le même tant pour l’un que pour l’autre. La productivité restera la même.

Jérôme Lussier mentionne : « Que veut dire le président du Conseil du Trésor quand il affirme qu’il faut lier les hausses de salaires (sic) de la fonction publique à des hausses de productivité ? Il dit, essentiellement, que les augmentations salariales des employés de l’État devraient découler d’une conversion plus efficace de leurs ressources et de leurs heures de travail en services publics. » Quand on confond aussi aisément productivité et efficacité, il ne faut pas s’étonner de ce genre de commentaire. J’aimerais bien qu’il m’explique comment on mesure l’efficacité dans un service public, s’il faut en juger par ses exemples précédents, ça promet. S’il veut de la productivité, pas de problème, il s’agit d’augmenter les salaires pour augmenter la productivité (petit rappel le PIB se calcule aussi en fonction des dépenses).

S’agissant de l’Iris qu’il y a-t-il à vouloir comparer des pommes avec des pommes ? Pour rester sur le thème Hollywoodien, quand l’Académie distribue ses oscars, ne le fait-elle pas en comparant des films de fiction avec des films de fiction, des documentaires avec des documentaires, des courts-métrages avec des courts-métrages ?

Arrêtons les abstrctions et parlons avec des vrais chiffres. Les employés du secteur public (excluant infirmières, professeurs et policiers) travaillent 1595 heures par an. Si nos fonctionnaires travaillaient autant que ceux du reste du Canada (1693 heures), on pourrait accomplir la même quantité de travail, mais avec 10 200 fonctionnaires de moins ! Encore mieux, si nos fonctionnaires travaillaient autant que les Québécois du secteur manufacturier, on pourrait se passer de 26 000 fonctionnaires. Voilà des gains simples de productivités et là on n’a même pas modifié le travail, juste travailler plus d’heures.

C’est à Jérôme Lussier qu’il faut s’adresser pour ces « abstractions » comme vous dites, j’ai seulement repris ses exemples.

Vous allez couper où au juste ? Chez les travailleurs de la santé, les instituteurs, les ingénieurs – pour ce qui en reste ? Ne me parlez pas des « pousseux » de crayons, avec les chiffres que vous nous soumettez, ils ne seront pas assez nombreux.

@ Marc Sauvageau,

— Vous dites : « À vrai diret, ceci n’est pas l’oeuvre d’un grand intellectuel, mais ce serait plutôt celle d’un élève médiocre du secondaire. » (sic)

« À vrai diret ! » C’est une expression que je ne connaissais pas 🙂

À vrai diret donc, vous me faites encore trop d’honneur que de comparer mes lettres à celles d’un élève médiocre du secondaire. Je suis un médiocre dans toute l’acception du terme, un vrai médiocre qui se complait dans sa médiocrité, un vulgaire parmi les vulgaires, je suis d’ailleurs parfaitement illettré et ce texte est écrit par une machine automatisée.

En résumé de vos derniers propos ici totalement « hors-sujet » cela vous dérange comme toujours que d’autres internautes soient gentils et aimables avec moi. Pas fort !

@ Marc Sauvageau,

— Vous écrivez ceci : « J’aimerais bien qu’il m’explique comment on mesure l’efficacité dans un service public » et vous écriviez antérieurement : « Quand on confond aussi aisément productivité et efficacité », tout comme vous écriviez encore : « S’agissant de l’Iris qu’il y a-t-il à vouloir comparer des pommes avec des pommes »

Ici vos propos sont ambigus puisque vous confondez précisément productivité et efficacité. Quoiqu’il en soit, pour mesurer la productivité précisément, il faut comparer les choses par branches et/ou par secteurs d’activité. Les diverses fonctions publiques ne sont pas identiques. Lorsque vous pouvez comparer sans problème les activités comparables dans les diverses fonctions publiques provinciales, comme vous pouvez mesurer la productivité de ces diverses fonction équivalentes, d’un pays par rapport à un autre ou avec des États américains par rapport à un autre, etc….

De la même façon, certaines fonctions peuvent être tout aussi bien menées par des entreprises privées. Ici encore, il devient possible de comparer le niveau d’activité de la fonction publique par rapport à celui des entreprises privées œuvrant dans des secteurs comparables.

Ainsi pour améliorer la performance des fonctions publiques, il est possible de détablir des procédures de travail, de déterminer les allocations de personnel adéquates aux diverses fonctions et d’établir des objectifs.

N’oublions pas que ce qui est recherché ; c’ est précisément de valoriser le travail et non l’inverse ; tout en s’assurant de maintenir des services de qualité à un coût qui soit compatible avec la capacité de financer les services publiques par les citoyens. Finalement, la satisfaction des usagers et aussi un bon moyen pour apprécier pleinement ce que vous définissez vous-même comme de l’efficacité.

Il n’y a rien de contradictoire dans ce que j’ai écrit. J’ai démontré que la productivité et l’efficacité (être productif) n’étaient pas des synonymes. Quand j’ai écrit : « J’aimerais bien qu’il m’explique comment on mesure l’efficacité dans un service public », c’était en réaction à ce passage du texte où Jérôme Lussier déclare : « les augmentations salariales des employés de l’État devraient découler d’une conversion plus efficace de leurs ressources et de leurs heures de travail en services publics. ». L’efficacité dont il est question, c’est le rendement des fonctionnaires au travail. Il s’agit donc de comparer le travail du fonctionnaire présentement avec ce qu’il pourrait potentiellement faire et tirer le maximum de son travail. Dit de façon savante, c’est de vouloir implanter le taylorisme en milieu de travail ou pour être plus moderne la méthode « Lean ». Ça rien à voir avec les façons de se comparer aux autres.

En addenda

Vous écrivez « Quoiqu’il en soit, pour mesurer la productivité précisément, il faut comparer les choses par branches et/ou par secteurs d’activité. » Pouvez-vous me dire où vous avez trouvé cette explication ? Selon Statistique Canada, « la productivité du travail est une mesure du produit intérieur brut réel par heure travaillée. ». C’est qu’il faut mesurer avant de pouvoir comparer et qu’on ne mesure pas la productivité en faisant des comparaisons. On peut comparer la productivité avec tous les secteurs d’activité de l’économie, mais il faut auparavant la mesurer.

@ Marc Sauvageau,

Mes propos font référence au manuel de l’OCDE intitulé : « Mesurer la croissance de la productivité par secteur et pour l’ensemble de l’économie. »

La définition de Statistique Canada est une définition générale. Lorsque chaque secteurs contribuent de manière distincte à l’accroissement du produit intérieur brut (PIB).

Estimez-vous que les diverses fonctions publiques ne soient pas incluses dans les divers secteurs de l’économie ?

Si on ne s’entend pas sur les termes, ça devient un discours de sourd. Enfin, quelle que soit la définition, la productivité est une mesure en lien avec le PIB et elle s’applique dans tous les secteurs de l’activité économique. Je ne crois pas avoir affirmé que la fonction publique était différente. J’ai même donné un exemple pour augmenter la productivité de la fonction publique. Je ne vois pas où vous voulez en venir.

@ Marc Sauvageau,

— Votre question était la suivante : « Pouvez-vous me dire où vous avez trouvé cette explication ? », j’ai répondu à votre question.

— Vous ajoutez les propos suivants : « Si on ne s’entend pas sur les termes, ça devient un discours de sourd. » L’usage veut qu’on ne parle pas de « discours » de sourd mais plutôt de « dialogue » de sourds. Hors pour qu’il y ait dialogue il faut être deux et pour qu’il y ait dialogue de sourds, cela prend deux sourds.

En ce qui me concerne, j’entends je pense encore assez bien merci. Pour qu’il y ait dialogue entre vous et moi, il faudrait qu’il y ait une volonté de dialoguer partagée. Hors depuis que nous échangeons sur les blogues, j’ai presque essentiellement observé que votre façon de communiquer consiste à vouloir imposer à tous votre vision, tout comme vos définitions de toutes sortes de choses comme « allant de soi » !

— Encore une fois vous nous démontrez que vous saisissez les choses plutôt croches. Au lieu de les regarder simplement.

Là où je veux en venir, c’est que vous devriez être plutôt heureux, satisfait et content que je persiste à communiquer en toute modestie avec vous. Et ce, malgré nos différences d’opinions et de vues. C’est prodigieusement incroyable comme je suis bon 🙂

Cher Monsieur Drouginsky, pour vous démontrer que je n’ai pas l’esprit croche, je vous donne raison sur le mauvais emploi du mot discours, qui aurait dû être, comme vous m’en faisiez la remarque, un dialogue de sourds. Cette confession étant faite, ma question portait davantage sur l’utilisation de votre part des mots « mesurer » et « comparer » que vous ne sembliez ne pas distinguer, d’où ma remarque sur le sens des termes à utiliser. Le point essentiel dont je voulais soulever avec vous, était peut-on comparer la productivité avant de l’avoir mesuré. Ma réponse était qu’on ne peut comparer la productivité sans la mesurer.

J’ajouterai que mes remarques ou mes questionnements étaient basés sur une tentative de comprendre la personne qui me faisait ses commentaires. Il n’y avait aucune malice de ma part. Lorsqu’on s’aperçoit que notre interlocuteur ne maîtrise pas son sujet, je crois qu’il est normal de demander à celui-ci où il veut aboutir.

Sachez monsieur que j’évite de faire des commentaires sur des sujets que je ne connais pas. Mes définitions ne sont pas des secrets d’état, elles sont facilement vérifiables sur internet (le site de Statistique Canada en ce qui concerne l’économie) ou, comme ici sur la question du PIB, on les retrouve dans n’importe lequel livre d’économie qui traitent des comptes publics dont un, auquel je me suis référé, celui d’André Raynaud – ancien député libéral, soi dit en passant – Institutions Économiques Canadiennes.

Vous aurez remarqué que je ne suis pas intervenu sur votre commentaire principal, même si je le considère tout aussi niais que celui de Jérôme Lussier. Je note aussi, que depuis un certain temps, d’autres intervenants vous écorchent, j’espère que vous ne m’en attribuerez pas la faute. Je ne sollicite pas vos commentaires, vous me pardonnerez donc, si je ne vous remercie pas pour votre si grande bonté.

@ Marc Sauvageau,

Le fait d’être confronté à mon ignorance par un esprit aussi brillant que vous contribue éloquemment, votre éloquence, pas la mienne évidemment, à contempler en face ma médiocrité. Ce qui ne peut que me forcer à prendre quelques hauteurs.

Une fois de plus néanmoins, vous démontrez par vos propos que vous ne cherchez à comprendre que des mots et jamais le sens des textes qui vous sont soumis. En français les mots sont indissociables du sens de la phrase et de leur contexte. Ce que vous n’avez de toute évidence pas appris.

Je prends bonne note que vous ne sollicitez plus mes commentaires. Je vais par conséquent répondre positivement à votre requête. Donc au plaisir Marc, de ne plus jamais communiquer avec vous.

Je ne comprends pas le sens des textes soumis, vraiment ! Et vous, savez-vous ce que vous écrivez ?

Lorsqu’un « grand intellectuel » – je soupçonne celui qui a écrit ça, d’être un humoriste fraichement diplômé de l’École Nationale de l’humour – écrit que « Du point de vue du travail, un employé qui travaille pour la fonction publique ou parapublique, peu importe que cette fonction soit fédérale, provinciale ou municipale. Un travailleur reste un travailleur. La seule différence, c’est l’employeur. » Je dois m’incliner devant vous, quelle trouvaille ! Il faudrait proposer votre nom comme candidat pour le prix Nobel d’économie, bien que je voie davantage votre nom sur la liste des gagnants du prix Nobel de littérature, aux nombres de mots que vous mettez dans vos commentaires, ça mérite bien une récompense. Le Québec entier, vous sera éternellement reconnaissant de cette découverte. Que deviendrait-il s’il ne l’avait pas su ?

À vrai diret, ceci n’est pas l’oeuvre d’un grand intellectuel, mais ce serait plutôt celle d’un élève médiocre du secondaire. Le paragraphe qui suit est pire encore et là, j’évite l’analyse des exemples soumis par Jérôme Lussier.

Je participe sur des blogues par pur divertissement, je ne me prends pas au sérieux, même si parfois j’écris des commentaires sérieux et je dois dire qu’avec vous, en matière de divertissement, j’ai été bien servi.

@ Marc Sauvageau,

Veuillez prendre note que la réponse à vos mots prend précisément place en dessous de vos commentaires du 13 mai 2014 à 17 h 16 min.

« Le chercheur constate, par exemple, que la productivité horaire a augmenté au Québec, de 1997 à 2012, de 36 % dans le secteur financier, où il se produit en moyenne 49 $ par heure travaillée contre 16 % en Ontario, que la hausse a été de 26 % dans le secteur manufacturier (44 $/h) contre 18 % en Ontario et que l’amélioration s’est élevée à 49 % dans les services d’utilité publique (222 $/h) contre 6 % en Ontario. Il rappelle toutefois que la finance ne compte que pour 5,8 % de l’économie québécoise, contre 7,2 % en Ontario, et que si le secteur de la fabrication est proportionnellement plus important au Québec (19,9 %) qu’en Ontario (17,7 %), le Québec s’est traditionnellement spécialisé dans l’industrie légère, moins productive, alors que l’Ontario compte une plus forte proportion d’industries lourdes, comme l’automobile et la machinerie »

L’article du Devoir est clair. L’Ontario est plus riche parce qu’elle a la finance et les autos. Toronto a vidé Montréal de ses sièges sociaux et a longtemps compté sur l’auto pour être riche. Au Québec, c’était et c’est encore trop les PME.
C’est beau les PME, mais faut qu’elles deviennent grosses, produisent à meilleur cout, et paient mieux leurs travailleurs.
Nos gazelles doivent exporter à travers le monde ce qu’elles ne font pas assez

Toronto n’a pas « vidé Montréal de ses sièges sociaux » (sic) mais le Parti québécois l’a fait, lui. Je me souviens très clairement de l’exode VOLONTAIRE de ces sièges sociaux (avec les jobs payantes et les précieux contacts qui vont avec!) vers l’Ontario suite à l’élection de Lévesque en 1976. Ce fut une autre catastrophe crée de toute pièce par les péquistes.

De plus, nous avons également eu une industrie de l’auto au Québec mais nous avons malheureusement failli à la tâche. Comme pour le reste…

LA solution? Réduire la taille du gouvernement québécois et ainsi réduire les très lourdes charges sociales que doivent supporter nos entreprises ET abolir la Formule Rand qui donne à la mafia syndicale un pouvoir démesuré et nuisible aux intérêts supérieurs du Québec.

Bonjour Monsieur Lussier. Je pense que vous n’avez pas compris ce que veut dire le mot productivité. Il s’agit de la quantité de biens produits par unité de travail ou de capital et non pas un choix de ce qu’on décide de faire. Entres autres, de bons outils (capital) peuvent permettre de produire plus de biens que pas d’outils du tout ; une bonne connaissance de l’emploi de ces outils (travail) pourra également permettre de produire plus que si une trop grande partie du travail est consacré à essayer de savoir comment tel ou tel outil fonctionne.

Ceci étant dit, l’histoire des pays E & F n’est pas terminée. Le pays, F, qui a investit ses ressources dans ce prototype de moteur à hydrogène et en détient les brevets, ne trouve pas d’autres investisseurs pour en débuter la production à grande échelle. En effet, n’en faire ne serait-ce que 100/an demande trop d’argent, de matériaux et de tests. Comme peu d’acheteurs pouvant amortir les coups ne se proposent et que de plus, des alternatives moins fancy et moins cute sont disponibles et font la même job avec le même niveau de qualité, les producteurs n’osent pas se lancer dans l’aventure. Entretemps, l’hôtel du pays E permet de loger des touristes et constitue une pièce d’infrastructure de plus pour favoriser son industrie touristique. Par conséquent, le pays E est plus riche (même si ce n’est pas de beaucoup plus qu’avant la distribution de subventions) que le pays F qui lui, se retrouve gros jean comme devant. Heureusement, il n’a qu’un seul prototype (que personne ne veut) ce qui est plus facile à ranger que s’il en avait plusieurs.

Où est la productivité là-dedans. Nulle part. Dans ces exemples, les énoncés et les scénarios n’en ont pas besoin. Les exemples des pays A jusqu’à F sont niaiseux, impertinents (à la notion de productivité) et inutiles.

En passant, l’idée de l’IRIS est que la productivité d’un territoire n’est pas un gage de la vaillance de ses travailleurs. Je suggère que vous relisiez le document.

Ce qu’il faut considérer, c’est que M. Lussier n’est qu’un FABRICANT DE CONSENTEMENT qui vise une population submergée par la pensée néo-libérale dominante, celle-là même qui nous a apporté la crise financière de 2008, dont on tente encore de se relever….

Cette même pensée promulgue qu’il faut affaiblir les États, diminuer les règlementations et laisser la bride sur le coup à nos banquiers experts en investissement OFFSHORE, en zone franche et en blanchiment d’argent….

C’est CELA qui est payant, mais cela n’apparait malheureusement dans le calcul du PIB !!!!!!!

Lire: Les PARADIS FISCAUX: la filière canadienne par Alain Deneault (2013) FASCINANT…

Imaginons un pays G. Dans ce pays, il y a une usine qui fabrique des pédalos. Voulant augmenter sa productivité, le directeur de l’usine annonce aux employés qu’ils n’auront des augmentations de salaire que s’ils augmentent la quantité de pédalos produits. C’est logique!
Pendant ce temps, le chef de la production, voulant mesurer la qualité de fabrication, les processus et la productivité donne comme nouvelle consigne que chaque employé doit maintenant présenter une planification des étapes qu’il compte réaliser avant de produire chaque pédalo et décrire en détails dans un cahier les étapes qu’il a effectivement réalisé pour chaque unité produite. De plus, il doit consigner sa production dans un fichier informatique pour générer des statistiques. Enfin, à certaines étapes de la production, un surveillant externe, appelons-le Bureau de surveillance des professions du pays G, vérifie que la fabrication respecte de hauts standards de qualité, ce qui augmente le souci déjà présent des employés de rendre un produit fait avec soin.
En fin d’année, quelle est donc la seule conclusion possible? Que l’usine a été moins productive et que les employés n’ont donc pas droit à une hausse de salaire parce qu’ils n’ont rien fait pour augmenter la productivité (sûrement des syndiqués!).

Prenons maintenant le pays H et le pays I. Dans ces pays on retrouve deux usines de fabrication de voitures. Comme dans le pays G, les directeurs des deux usines offrent des hausses salariales à la condition que la productivité soit améliorée. Alors que dans le pays H les employés essaient tant bien que mal d’augmenter leur productivité, dans le pays I, les employés commencent à découvrir qu’en ne passant pas beaucoup de temps à s’occuper de détails tels la bonne mise en place du coussin gonflable, ils gagnent du temps et réussissent à produire davantage de voitures.
En fin d’année quelle est donc la seule conclusion possible? Que les employés de l’usine I mérite amplement leur augmentation de salaire, eux qui ont travaillé si fort.

Bien sûr, ces exemples sont un peu simplistes, mais je pense qu’il peut être bon de les ajouter à la liste des exemples pour ceux qui seraient tentés de croire que tout se résume à la productivité des employés.

Les plus populaires