La réforme de la discorde

Dictatorial, le ministre de la Santé? Gaétan Barrette balaie les critiques du revers de la main et promet de compléter rapidement sa transformation du réseau de la santé.

Les médecins ne sont « vraiment pas » trop payés, dit le ministre. Mais « il va falloir me trouver de très, très bons arguments pour leur donner plus que les sommes prévues. (Photo: Jean-François Desgardes/Journal de Québec/Agence QMI)
Les médecins ne sont «vraiment pas» trop payés, dit le ministre. Mais «il va falloir me trouver de très, très bons arguments pour leur donner plus que les sommes prévues». (Photo: Jean-François Desgardes/Journal de Québec/Agence QMI)

Médecins, infirmières, pharmaciens, gestionnaires… Des milliers de professionnels et de cadres du réseau de la santé sont sur le pied de guerre. Ils accusent le ministre de la Santé de précipiter les réformes sans les consulter et sans mener d’études sur les contrecoups de ces mesures. Beaucoup d’entre eux accusent aussi Gaétan Barrette de se comporter en dictateur, allergique à la critique.

Le principal intéressé n’en a cure.

«Connaissez-vous une seule personne qui fait des changements rapides et qui n’est pas taxée d’être dictatoriale ? Trouvez-en une, et je vais essayer de la prendre comme modèle», lâche-t-il d’un ton sans appel. Il a beau piloter le ministère le plus grand et le plus complexe, qui accaparera bientôt 50 % des dépenses de l’État, où travaillent des centaines de milliers d’employés, cet ancien radiologiste considère sa vie de ministre comme beaucoup moins stressante. «Je suis un angiographiste, dit-il. Quand je dilate une artère carotide, il y a un niveau de tension qui est beaucoup plus élevé que quand je vous parle, croyez-moi.»

Contre vents et marées, Barrette, ancien président de la Fédération des médecins spécialistes, promet désormais d’utiliser ses talents de négociateur pour combattre le «corporatisme» de tous les professionnels de la santé et mettre en œuvre son ambitieuse — et controversée — réforme.


À lire aussi:

Libérer les données de la RAMQ? «Je n’ai aucun problème avec ça», dit le ministre Barrette


La santé occupe une part toujours grandissante des dépenses de l’État. Or, l’accès aux soins demeure difficile. Entendez-vous, et comprenez-vous, la frustration du public ?

Non seulement je l’entends, et je la comprends, mais c’est la raison fondamentale pour laquelle je me suis lancé en politique. C’est pour ça que je crée des guichets d’accès à un médecin de famille, des supercliniques, et que je change le mode de financement des hôpitaux. Je comprends très bien les critiques des gens, mais à un moment donné, pour améliorer les choses, il faut que quel­qu’un dirige, gouverne ! Gouverner, ça veut aussi dire mettre en place des règles. Le problème du réseau, c’est que jusqu’à ce que j’arrive, c’était laissé au bon vouloir de bien des gens, particulièrement les médecins. Je suis en train de corriger ça.

Vous avez annoncé la création de 50 «supercliniques» médicales. Or, la Fédération des méde­cins omnipraticiens n’était pas à vos côtés lors de l’annonce. Et les infirmières dénoncent le fait que ces cliniques soient uniquement centrées sur les médecins. Pouvez-vous réussir sans la collaboration de ces deux grands partenaires ?

Il faut faire la distinction entre le discours public des organisations, dont la mission est de défendre des positions carrément politiques, et le discours en coulisses. C’est normal, pour des fédérations de médecins et d’infirmières, de défendre leur territoire. Derrière la vertu, il y a du corporatisme. Tous les professionnels, sans exception, viennent me voir pour me demander plus d’argent, de territoire, de liberté. Les hygiénistes viennent me voir pour avoir plus de place par rapport aux dentistes, les optométristes veulent plus de place par rapport aux ophtalmologues et aux opticiens, les infirmières veulent plus de place par rapport aux pharmaciens et aux médecins, les pharmaciens veulent plus de place que les médecins, les médecins veulent garder leur place, et les sous qui vont avec… Tout le monde est, à la base, corporatiste.

Exergue BarretteVous aussi, vous l’étiez quand vous présidiez la Fédération des médecins spécialistes ?

Quand j’étais de l’autre côté, j’ai toujours pensé que nos positions devaient être dans l’intérêt des deux parties. Actuellement, il y a un déséquilibre de l’autre bord. Mais ce qui m’importe, c’est ce qui se dit en dehors des caméras, c’est là que se disent les vraies affaires. En coulisses, les gens comprennent très bien ce que je fais.

En raison de votre statut de médecin, beaucoup de gens ont l’impression que vous accordez un traitement de faveur aux médecins. Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans le droit des patients, dit que vos réformes ne «touchent ni le statut ni le revenu des médecins». Que répondez-vous à ces critiques ?

La réponse est facile : regardez ce que je fais plutôt que de regarder ce que vous dites, vous, les journalistes. Le statut, dans la société, c’est vous qui le faites. C’est vous qui relayez l’information. Moi, je vis avec. L’important, c’est de mettre en place ma réforme, qui sera bénéfique pour la population. Non, il n’y a pas d’avantages particuliers pour les médecins. Ça m’amuse toujours d’entendre les commentaires de Jean-Pierre Ménard, qui considère que je favorise les médecins, alors que les médecins me diabolisent en public et en privé.

Il est vrai que votre réforme ne fait pas l’unanimité parmi les médecins. L’un d’eux, Simon-Pierre Landry, président du Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée, déplore qu’avec votre réforme « on va utiliser des spécialistes pour faire le travail des généralistes dans les hôpitaux et des médecins de famille pour faire celui des infirmières dans les cliniques ». Que répliquez-vous à ces commentaires ?

Venant de la part de quelqu’un qui se présente comme un intensiviste alors qu’il ne l’est pas, je lui suggérerais de faire ce qu’il préconise ! La médecine d’urgence, c’est une spécialité. Lui est un médecin de famille qui a la majeure partie de sa pratique à l’hôpital.

C’est qu’on ne veut pas entrer dans les attaques personnelles, monsieur le ministre…

Ce n’est pas une attaque personnelle. Quand un individu se présente comme étant le représentant d’un profil de pratique, et qu’il fait exactement le contraire, ça a un intérêt public. Si Simon-Pierre Landry croit à ce point à la première ligne, donc à l’accès à l’extérieur de l’hôpital, qu’il le fasse lui-même.

Son travail d’omnipraticien, à l’hôpital, sera donc accompli par un spécialiste, beaucoup mieux rémunéré pour faire le même travail.

Ce n’est pas ça du tout. Vous ignorez le fait que ceux qui veu­lent le moins faire de la médecine de famille, ce sont les médecins de famille eux-mêmes !

Ce que disent ces médecins de famille, c’est qu’on devrait peut-être laisser les cas les plus simples à des infirmières praticiennes. Qu’en dites-vous ?

Écoutez, on va régler ça tout de suite. Ou vous me laissez vous répondre, ou on arrête l’entrevue. Si vous les avez, vos opinions, écrivez-les.

Que voulez-vous dire ?

Vous ne me laissez pas terminer mes réponses !

Je vous écoute…

Bon. Alors, le concept de médecin de famille, ce n’est pas de travailler à l’hôpital à temps plein. La médecine de famille, c’est une médecine de proximité, de cabinet. Sans spécialisation, sans niche. Sur le terrain, des médecins veulent avoir une pratique hospitalière. Ils me reprochent de les forcer à faire de la médecine de famille. Je ne les force pas, c’est ce pour quoi ils sont formés ! Les médecins de famille peuvent-ils faire un peu d’hôpital ? Oui. Que de l’hôpi­tal ? Non. Que personne ne vienne me dire que j’introduis un concept anormal.

Exergue Barrette 2Ce que disent ces médecins de famille rejoint le discours des infirmières. Pourquoi ne pas laisser les cas les plus simples à des infirmières praticiennes ?

Pourquoi ils ne le font pas ? Rien ne les en empêche. Ils ont juste à engager des infirmières et leur laisser une place. Ils ont la rémunération adéquate pour faire ça. C’est ça, la réalité.

La réalité, c’est aussi que vous avez promis de former et d’embaucher 2 000 infirmières praticiennes, et que vous n’en formez que 50 par année. Où en êtes-vous dans cette affaire ?

Ça me fait plaisir de vous donner un cours, mais écoutez-moi. Les médecins ont une rémunération suffisante pour s’embaucher des infirmières et leur laisser la place. Ils ne le font pas. La balle est dans leur camp. Pire encore, dans les groupes de médecine familiale, on leur envoie des infirmières additionnelles qui se plaignent qu’ils ne leur laissent pas assez de place.

C’est dans la cour des méde­cins, pas dans ma cour à moi ! Pourquoi les gens qui chialent le plus contre ma réforme sont des médecins à l’hôpital ? Vous êtes-vous posé la question ?

Vous fermez la porte aux cliniques dirigées par des infirmières, sans médecins. Pourquoi ? Le modèle fonctionne en Ontario.

En Ontario, le ministère de la Santé ne semble pas heureux du résultat. Ça génère toutes sortes de consultations sup­plémentaires avec des méde­cins. Le modèle que je pré­conise est l’interdisciplinarité dans des groupes de médecine de famille. Avec un partage des activités entre les infir­mières, les médecins et les autres professionnels.

Pour favoriser cette collaboration, beaucoup de professionnels de la santé disent qu’il faut réformer le mode de rémunération pour diminuer le paiement à l’acte. C’est ce qu’a fait, notamment, la Ville de Taber, en Alberta. Êtes-vous ouvert à de tels changements ?

Ce que je fais, ça ressemble à ce qui se fait ailleurs. Dans les médias, on n’entend que des critiques «biaisées». Le cas de Taber est le meilleur exemple. À Taber, les médecins ont des cibles de volume et des punitions financières s’ils ne les atteignent pas. Allez le voir sur place, vous verrez.

Les augmentations de rému­nération accordées aux spé­cialistes grugent une grande partie des hausses du budget de la Santé depuis des années. Ça en laisse peu pour les autres employés. Avez-vous été trop gourmand dans vos exigences salariales, quand vous étiez président du syndicat des spécialistes ?

Vraiment pas. Les médecins québécois restent moins bien payés qu’en Ontario.

Ce n’est pas ce que dit l’Institut canadien d’information sur la santé.

Il faut regarder les bons tableaux !


À lire aussi:

Pourquoi comparer le salaire des médecins québécois avec ceux des médecins ontariens?


En tenant compte de la «clause remorque» que vous avez accordée aux médecins, qui leur donnera droit, d’office, aux augmentations accordées aux employés de l’État dans leurs dernières négociations, quelles sommes peuvent s’attendre à recevoir les médecins dans les prochaines années ?

Le plancher, ce sont les sommes que les médecins avaient accepté d’étaler sur une période de sept ans [NDLR : soit 2,3 milliards de dollars par année de plus en 2022], en plus des hausses de 5,25 % accordées aux employés du secteur public.

Il y a de fortes pressions, ailleurs au Canada, pour contenir, voire diminuer, les sommes versées aux médecins. Allez-vous en tenir compte ?

Oui. C’est pourquoi il va falloir me trouver de très, très bons arguments pour donner plus aux médecins que les sommes déjà prévues.

Vous avez mis fin aux activités du commissaire à la santé et au bien-être du Québec. Vous semblez éliminer toutes les voix discordantes, les contre-pouvoirs. Ça inquiète beaucoup de gens dans le réseau.

Ça n’a rien à voir. La meilleure démonstration, c’est que j’ai demandé au commissaire de s’assurer qu’il peut terminer ses travaux. Si j’avais voulu le museler, parce qu’il fait des travaux très délicats actuellement [sur le mode de rémunération des médecins et la révision du panier de services assurés par la RAMQ], je lui aurais dit : c’est terminé et t’arrêtes tout. Au contraire, je lui ai dit qu’il pouvait continuer au-delà de la date de sa prise de retraite. Qu’il pouvait très bien terminer ses travaux avec son équipe, ce qu’il va faire, et que les fonctions qui lui étaient dévolues vont simplement être transposées dans la loi de l’INESSS [Institut national d’excellence en santé et en services sociaux] pour éviter les doublons, c’est tout.

Des médecins et des gestionnaires vous accusent d’avoir un style de gestion «dictatorial». Que leur répondez-vous ?

Connaissez-vous une seule personne qui fait des changements rapides et qui n’est pas taxée d’être dictatoriale ? Trouvez-en une, et je vais essayer de la pren­dre comme modèle. Chaque fois qu’on fait des changements le moindrement draconiens, et ceux que je tente d’apporter sont considérables, le réseau va réagir et tenter de faire tomber les réformes en les ralentissant. C’est sûr que la première critique qu’on va entendre, c’est : il est dictatorial. Si vous pensez que ça m’affecte… Écrivez-le : ça ne m’affecte pas.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

22 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Après avoir foutu le bordel partout dans le système on le reverra dans 2 ans sur le bord d’un lac en Estrie et le système de santé pansera ses plaies sans lui…… belle job de bras n’empêche que sur le fond il a de bons arguments mais un bon leader sait rallié les troupes à ses idées …. gestion autocratique plutôt que participative nous verrons en 2018 ce que les électeurs préfèrent, je suis souhaite de retrouver son lac le plus vite possible

Je pratique la médecine et la chirurgie depuis 40 ans. J’ai fait la politique de la santé avec l’ADQ de Mario Dumont. Je suis très heureux de voir enfin un ministre qui sait où il s’en va et qui le fait. Je suis pleinement conscient de la difficulté de la tâche de Gaétan Barette et je salue son courage et sa détermination. On jugera l’arbre à ses fruits.

La médecine de famille se fait en dehors de l’hôpital, dans les bureaux de médecins traditionnels, ce qui devrait plaire à ceux qui ont choisi cette profession. Au Québec particulièrement, les médecins ont des tâches hospitalières qui sont en conflits avec l’organisation de service de première ligne qu’ils déménagent dans les salles d’urgence. La conclusion est que les vraies urgences sont encombrées par des cas qui ne relèvent pas de l’urgence, et les files d’attentes indécentes qui en résultent.sont tolérées par la population qui n’a pas le courage de réagir car la situation de chacun ne se prête pas à la critique dans ces moments justement si critiques que se présente la maladie. Bravo M. Barette pour votre action globale si importante pour tous. C’est devenu un euphémisme de citer les cliniques vétérinaires ou de dentistes pour comparer l’offre de services médicale. Les médecins peuvent faire plus et mieux pour donner des services à la population qui les paie très bien pour ça.

Ne lâchez surtout pas, Monsieur Barrette. Il faut aller au bout de la réforme. Ce sera un événement au Québec, après tous les reculs des gouvernements successifs et en dépit des efforts de Marc-Yvan Côté, Jean Rochon, Michel Clair…

Au moins avec le ministre, on ne fait pas du sur-place, nous avançons. Et j’espère que monsieur Couillard ne le changera pas de ministère.

Selon la lecture que j’en fais, il me semble que M. Barrette a du bon sens. Le système de santé actuel a de gros problèmes. Exemple mon conjoint cherche actuellement un médecin de famille et ce depuis belle lurette. Il n’a pas encore de réponse et il est dans une situation présentement ou un médecin de famille est primordiale pour analyser sa situation face à la CSST. Espérons qu’avant longtemps le nouveau système règlera en partie les problèmes pour enfin bien servir la population. Il est vrai que l’herbe semble toujours plus verte chez le voisin. Il me semble qu’en Ontario, les citoyens semblent plus servis que nous. D’ailleurs, mon fils qui a une situation de santé assez précaire a toujours reçu que de bons services en Ontario car nous dans l’Outaouais, une hopital pour enfant, il y avait seulement CHEO. Il m’est aussi arrivée de voir à obtenir des services à l’Hopital Montfort car l’attente était beaucoup moins longue et ma situation ne me permettait d’être assis sur une chaise pendant des douze heures ! Donc M. le Ministre, je vous laisse ma pleine confiance pour rétablir notre système de santé et ça presse. Une dernière question: Est-ce normal que 50 % de argents du gouvernement québecois soient attitrés à la santé ? Nous avons tellement de chats à fouetter que moi aussi je suis un peu beaucoup étourdie. Pourquoi nous les québécois nous sommes la province à demander de ses citoyens à payer le plus d’impôts au monde et c’est selon les média d’hier ??

Curieux quand même que certains puissent croire qu’il est possible de réussir une réforme en profondeur sans diagnostic valable, sans consultation, en valorisant qu’une partie des professionnels, en créant des structures monstres,etc.. Si c’est le cas, il faudra abolir les sciences de la gestion.

Je suis un peu d’accord. En lisant les réponses, je vois bien qu’il les a travaillées d’avance. En fait, j’ai la très nette impression qu’il maitrise l’art de dire ce que les gens veulent entendre.

À quand un reportage provenant des intervenants du milieu?

Presque à tous les jours on voit et/ou entend un « intervenant du milieu » syndiqué et priviligié du système archaïque actuel se plaindre des réformes et de la modernisation de ce ministère improductif et malade.

Il est grand temps que quelqu’un qui a du coffre et de la prestance prenne les bonnes décisions et qu’il fasse en sorte que le public soit enfin au centre de ce ministère.

BRAVO à Monsieur Barette et à toute son équipe.

Bravo M. Barette.
Un de mes proches vient d’être opéré. Un remplacement total de la hanche a l’hôpital Pierre -Boucher. D’abord, à l’automne, une rencontre d’une quinzaine de patients en attente de la même intervention. Durent la journée, prise de sang, rencontres ergo. physio,. CLSC, médecin, rencontre de la table de tous les intervenants pour de l’information générale. Efficace, courtoise cette journée.
Le jour de l’opération, arrivée en chirurgie d’un jour et transféré dans une chambre après la chirurgie. Excellente prise en charge par les équipes de soins. Aucune négligence. Service dévoué. Même le service des repas s’est avéré très potable. Pas gastronomique, mais tout à fait correct. Une préoccupation constante pour assurer le confort et le bien être du patient. Efficacité et courtoisie de surcroît là aussi. Je pense qu’à cet hôpital, il y a un souci d’améliorer la façon de travailler . Bravo et merci pour tout.
S.v.p. Ne pas m’insulter.

C’est connu qu’au Québec, il y plus de médecins par habitant que presque partout ailleurs au Canada. Malgré cela, le nombre de personnes sans médecins de famille est très élevé par rapport aux autres provinces. Résultats : les urgences débordent, plus que partout ailleurs.

Dans ce contexte, il me semble que la réforme du Dr Barrette tombe sous le sens : Faire en sorte que nos médecins de famille travaillent plus en cabinet, en gmf et bientôt en super-clinique (et recourir aux super-infirmières idéalement). Ça diminuera le nombre de patients sans médecin de famille et, au final, ça diminuera le nombre de patients et le temps d’attendre aux urgences.

Et ce n’est qu’une partie de la réforme. Le financement des hôpitaux à l’activité est une autre révolution prometteuse. Sans oublier les modifications importantes apportées dans les pharmacies.

Ça en fait beaucoup pour un seul homme. J’espère qu’il est bien entouré. Qu’il a des fonctionnaires, haut-fonctionnaires et du personnel politique compétent pour l’appuyer.

Il est normal que la réforme fasse beaucoup de mécontents et que ce soit eux qu’on entend presqu’exclusivement dans les médias.

Sauf que les simples citoyens sont très nombreux à soutenir le ministre Barrette. Personnellement, je lui dit : « Bravo, lâche pas! »

Le problème est que m. Barrette ne consulte pas les proncipaux intéressés et qu’il oublie la réalité des services sociaux puisqu’il ne connaît pas sa pratique et son fonctionnement. Souvent à vouloir gouverner et faire de grands changements à court terme sans faire une évaluation des besoins malheureusement nous risquons d’avoir plus d’effets nephastes que positifs. Je ne suis pas contre la réforme dans sa globalité mais pouvons-nous la faire intelligemment. Oui je travaille au niveau des services sociaux et je défends les besoins des sujets. Je vous en prie, venez nous consulter avant d’instaurer une uniformité partout alors que les besoins sont différents donc l’application de vos mesures également .

Ça doit faire à peu près 50 fois que l’on « consulte » dans ce ministère mais que l’on tablette les consultations.

Pour une fois qu’un ministre se grouille le c.., je lui dit BRAVO!

Heureux de voir enfin un ministre de la santé s’attaquer à ce fouillis administratif et pachydermique qu’est devenu le Ministère de la santé au Québec.

Les réformes seront-elles parfaites? Non mais au moins il aura commencé à faire tourner la roue dans le bon sens et aidé à changer les mentalités jurassiques de ce nid de privilégiés.

En France, en Allemagne, en Suisse, au Danemark, en Belgique, le système de santé fonctionne très bien, les médecins sont bien payés, il n’y a pas de files d’ attente (en tout cas, pas les listes indécentes qu’ on a ici), les urgences ne sont pas engorgées, on peut choisir sans attendre (et changer au besoin) son médecin de famille… Vous vous êtes posé la question « POURQUOI »??? Parce que le système de santé est bien organisé et il n’est pas « parasité » comme ici!
Ici, au Québec, tout fonctionne a l’envers, malgré les salaires exorbitants des médecins. Je veux que les médecins soient bien payés parce que notre santé se trouve entre leurs mains,… mais ne pensez-vous que nous, les patients, nous avons le droit d’être servis au niveau de ces salaires??? Cet état pitoyable du système de santé, ‘est le résultat de l’influence de l’Ordre des médecins et des autres organisations qui ont eu comme but seulement l’augmentation des salaires des médecins sans offrir aux patients des services au niveau de ces salaires. Le docteur Barrette a commencé à démanteler le monopole de cette pieuvre médicale… et les « rois » du système médical crient à tue-tête, effarouchés par la possibilité de perdre leurs privilèges. En fait, qu’ est-ce qu’il faut faire? D’après moi il y a trois mesures essentielles à prendre rapidement:
– créer des cliniques (ou super-cliniques, selon les plans du dr. Barrette) avec des services d’urgence 24/24, 7/7, ce qui va contribuer à désengorger les Urgences à l’hôpital;
– obliger les médecins de famille à travailler seulement ou majoritairement dans leur cabinet et les payer selon un algorithme qui combine les heures travaillées et le nombre des patients pris en charge;
– payer les médecins spécialistes selon un algorithme qui combine les heures travaillées et les actes médicaux et qui pénalise les longues absences ( fini les congés de six mois au soleil avec des salaires exorbitants!)
J’avoue que je ne comprends pas la population du Québec, celle qui a déclenché la guerre contre la hausse des taxes scolaires du gouvernement Charest mais qui accepte en silence cette situation intolérable… Des gens qui attendent des mois, voire des années, qui souffrent et qui meurent faute de services médicaux fournis à temps… Inexplicable!
Bonne chance, docteur Barrette! Vous avez mon soutien!

Je viens de terminer la lecture de cet article dans sa version papier. Je suis tout simplement outrée par une telle arrogance du ministre de la santé. Au fur et à mesure que l’entrevue avançait, je sentais un fort malaise s’installer. C’est comme si j’y étais… Je n’aurais pas voulu être dans les souliers de ce journaliste qui s’est quand même bien « sorti du bois » face à cet impertinent personnage.

C’est un individu non blairable. Obtu, malhonnête intellectuellement, lui seul a les bonnes réponses. Il a toujours l’attitude d’un matamore.

Premièrement monsieur Barrette n’a encore absolument rien fait pour améliorer la situation en santé au Québec. À part des coups de gueule, des changements cosmétiques et des promesses non tenues je ne vois rien qui nous fasse croire qu’il y aura des changements efficaces suite à son passage au ministère de la santé. Les médecins sont maintenant surpayés. Ils ne voient pas plus de patients et les urgences continuent de déborder. Les associations de médecins continuent de faire la pluie et le beau temps en exerçant leur monopole. Ils ont obtenu de ne pas se faire concurrencer par les cliniques d’infirmières qui font leurs preuves de façon très positive en Ontario. Les pharmaciens sont maintenus à l’écart et avec l’aide de M. Barrette ils le resteront. Les « supercliniques » ne sont que de la poudre aux yeux et un moyen de consacrer la chasse-gardée des médecins. Et M. Barrette s’est assuré
de faire disparaître tout organisme qui pourrait avoir le pouvoir de critiquer les médecins et le ministre. Alors je ne vois vraiment pas de quoi se réjouir.

+Moi un médecin ses comme un morceaux de cochon plut que tu leur donne a mangée plus qu’il on t veules moi jais hue la preuve de mon médecin de famille un mal suivie et un t dialyse3fois par semaine