La réincarnation de la génération lyrique

Quand j’étais jeune, dans les années 1970, on entendait exactement ce qu’il y a dans cette vidéo de mai 2012.

Elle est produite par le Réseau de Résistance des Québécois, dont l’action est souvent critiquable. Cependant je la mets en ligne car, plus que des dizaines d’autres vidéos produites depuis le début de la grève , elle illustre à merveille un phénomène très particulier: la réincarnation de la génération lyrique.

Les auteurs de la vidéo en sont conscients, qui entrelardent les citations récentes de Gabriel Nadeau-Dubois ou de Dominic Champagne avec celles du syndicaliste choc de l’époque: Michel Chartrand.

Les mots, la cadence, tout est presque pareil. On se croirait dans une soirée post-Octobre-70 « Poèmes et chants de la résistance » (j’ai encore le vinyle), où dans les assemblées de soutien de l’hebdo Québec-Presse, de Gérald Godin.

À l’époque, comme aujourd’hui, la majorité de l’opinion publique était contre. Ils votaient Bourassa. Mais Godin est devenu ministre et a même battu Bourassa dans son comté. Comme quoi les lyriques d’aujourd’hui sont le plus souvent les réformistes de demain.

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Bravo! Une autre contribution démagogique au pourrissement actuel. Un autre pas vers l’annulation des sessions d’hiver et toutes les conséquences et misères imprévues qui en découleront.

L’heure n’est pas aux drôleries, cher militant Lisée. Je comprends que le fondement du journalisme typique soit « sensationalism, conflict and laziness » (Jon Stewart), mais ce n’est pas une raison pour mettre continuellement de l’huile sur le feu.

L’éducation est une valeur trop importante pour empêcher d’étudier des dizaines de milliers d’étudiants d’étudier, comme on le fait depuis 12 semaines sous prétexte factice d’un vote majoritaire illégal en assemblée, suivi ensuite de nombeux blocus illégal d’entrée de collèges et de salles de classe.

Non à la meutocratie; oui à la démocratie.

PS aux analphabètes fonctionnels: le « Bravo! » était ironique… Bien sûr qu’il y aura des leaders de demain parmi les boycotteurs, mais il y en aura encore plus parmi les non boycotteurs: des leaders fourmis qui agissent et construisent en silence pendant que les leaders cigales crient, chantent et dansent. On entend et voit plus ces derniers que les premiers, mais les premiers font avancer la société plus loin.

M. Godin a abattu Bourassa mais il a aussi contribué fortement à abattre P.M. Johnson. Un tough, ce Godin, un « abatteur » de chefs politiques.

Monsieur Lisée,

Comment un homme sensé et intelligent tel que vous peut-il se convaincre que la présentation sur son blogue d’une vidéo qui glorifie le RRQ et la violence, avec l’objectif évident de rendre encore plus toxique une situation qui l’est déjà, est responsable socialement? Et ce alors même que vous tenez ces dernières semaines un discours dans lequel vous tenez indirectement le gouvernement responsable de par ses actions et inaction des vitres cassés, des boules de billard lancées, des plans d’étude brisés et des yeux perdus?

En quoi votre billet ne représente-t-il pas une incitation indirecte à la violence? Dois-je le considérer supérieur moralement et intellectuellement simplement parce qu’il soutient le « bon côté »? Doit-on alors mettre votre action sur le compte de l’esprit partisan duquel si peu d’entre nous semblent être capables de se défaire? Quelle part de responsabilité accepterez-vous si les prochains jours voient une recrudescence de la violence dans nos rues?

Je m’attendais à mieux de votre part. Je suis déçu.

le mot démocratie est a la mode et beaucoup trop de nos élus ce cachent derrière ce mot pour nous passer leurs couleuvres

C’est un véritable réveil de la jeunesse et ceux qui ont choisis de leur faire tirer des balles de plastique par leur police politique et poussent toujours plus loin l’affrontement, après une supposée entente pourraient s’en mordre les doigts.

Il n’y a rien pour arrêter un peuple en marche contre la médiocratie et la corruption et ce ne sont pas les mononcles décérébrés de la drette bouffonne qui envahissent les blogues qui y changeront quoique ce soit.

Je trouve assez pitoyables les gens comme vous qui continuent à encourager les étudiants à boycotter leurs cours, et ce faisant, utilisent les étudiants pour faire leurs guéguerres contre Charest. Ce serait ironique que les étudiants utilisent les mêmes stratégies pour exiger aussi des meilleurs profs, disons plus motivés à enseigner qu’à faire de la recherche très lucrative… Peut-être Sarkozy a-t-il eu raison de traiter certains québécois de sectaires? Que l’on aime Charest ou pas, il est notre premier ministre et respect est dû au premier ministre, dans une société civilisée. Dans une anarchie, c’est autre chose et nous n’en voulons pas!

Non à la meutocratie; oui à la démocrassie, aurait dù écrire l’«Honorâle» qui précède!

Cher « honorable » (qui n’avez pas même le courage d’écrire votre vrai nom, votre texte déborde de fermeture, de rancoeur, de jugements de valeur et de mépris. C’est exactement la même réaction que le gouvernement Charest, et c’est exactement pourquoi les étudiants sont toujours dans la rue.

Ceux qui jettent de l’huile sur le feu, ce sont les gens qui tiennent votre discours.

Bonjour,

Pour ce qui est de la prévision sur la génération actuelle qui deviendra les réformistes, on verra. Je ne l’espère pas, du moins. La différence entre les deux générations est haut niveau du nombre. La génération lyrique représentait une majorité de jeunes qui prenaient la place dans la société. Aujourd’hui, c’est une minorité à qui la génération lyrique ne laisse pas de place encore.

« …les premiers font avancer la société plus loin. »

Ouais plus loin, nous sommes au bord du gouffre; allez les fourmis, encore un petit pas.

On sent qui se passe de quoi. Qui aurait pu prévoir qu’un archange nommé Gabriel et ses anges Léo,Martine et Jeanne seraient tombé du ciel pour nous secouer et nous réveiller ?

Bonjour Mr.Lisée,

Vous dites: « Elle est produite par le Réseau de Résistance des Québécois, dont l’action est souvent critiquable. »

Pourriez-vous me citer quelques une de ces actions que vous jugez criticables s’il vous plait?

merci d’avance

A l’ineffable « honorable », patron de son salon, porte voix des fossoyeurs de la démocratie, des petits majoritaires et dictateurs avec 24% des voix exprimés. Toi dont les muses se prennent à la figure tous les râteaux, malveillance chronique mêlé de quelques habitudes parlementaire. Écoute bien mon orignal, sort du troupeau et va jouer dehors, sort de tes pantoufles et prend le nord. Toi qui es si grand en dedans, crachant et vociférant sur la faune libre qui s’exprime. Sache que pour réfléchir il faut d’abord embrasser quelques incertitudes et pour aimer il faut d’abord s’accepter et avoir un nom. Sort de chez toi gros animal, fait gaffe aux chasseurs, aux carnassiers ou tout autres Wendigos néolibéraux, sous le soleil et entre les jeunes et vieux arbres veille quelques idées bien étranges que tu pourras gouter, en voici déjà deux: l’honnêteté et la liberté.

Ceux qui semblent craindre le lyrisme sont nos grands fédéralistes,ceux qui sont en amour et ça pour toujours avec le Canada.

Ils doivent craindre que le message leur échappe.Dans les circonstances avec les médias sociaux, c’est effectivement ce qui semble se produire.

Leurs messages ou spinnent est qu’il n’y a pas où n’a pas eu lieu le printemps Québécois. Mais moi je crois que le meilleur est à venir…

Eux doivent cependant rêver qu’arrive un printemps canadian tout en rouge

Ce qui compte pour la moitié des Québécois, c’est la sonorité, le rythme, le blanc et noir, et le pathos d’un discours. Donnez-lui en, et il répondra, presqu’indépendamment du contenu. Qu’un orateur s’adresse à leur thalamus plutôt qu’à leur cortex préfrontal, et son travail de tribun est accompli, les foules en transe sont assurées, pour le plus grand mal du développement de l’humanité.

Quand on parle à cette moitié-là de la population québécoise, il est aisé de dire n’importe quoi et attirer quand même des foules.

Ce qui est fabuleux, c’est de constater qu’en contexte de crise morale… alors que les Libéraux font la démonstration de leur misère intellectuelle et managériale, certains campent dans la fange du désonheur des scandales économiques.

Pauvres illétrés du sens commun où l’on demande minimalement de discerner entre politicaillerie et raillerie…

Les Libéraux sont à l’avenir ce que Duplessis était au passé.

Commentaire #4

je savais que G.Godin avait été un redoutable politicien, mais pas à ce point là ! 🙂

@ honorable

Depuis le début de ce conflit avec les étudiants et le gouvernement, vous nous parles et martelez l’illégalité.

Alors M. honorable si vous nous expliquiez à nous, les supposés analphabètes fonctionnels, ce qui est illégal avec références les # des articles de loi qui sont transgressés. Sinon vous n’aurez peut être que transmis des ouï-dire. C’est important de prouver ses affirmations, surtout quand on insiste aussi longtemps.

Dans un deuxième temps, il est connu et ce n’est un ouï-dire, que les administrations font un grand gaspillage des fonds qui proviennent de la démocratie si précieuse pour vous, c’est-à-dire celle des les citoyens dont vous êtes. Qu’attendez-vous pour dénoncer ces faits avec autant de vigueur que l’acharnement que vous mettez à décrire plus ou moins exactement les étudiants sans nous donner de références légales pour appuyer vos propos.

Vous savez certainement aussi, vous qui me semblez posséder une certaine instruction, que bien des hommes souvent même qualifiés de délinquants et de nuls par des gens bourgeois jaloux à la culture douteuse sont devenus dirigeants d’entreprise, de grands scientifiques ou des politiciens qui ont fait de grande choses pour la démocratie. Albert Einstein est un de ces grands et je ne crois pas qu’un seul universitaire scientifique Canadien même avec plein de titre accolé à son nom peut se mesurer à Einstein ou même espérer atteindre la hauteur de sa cheville.

Référence, voyez, il vous le dit lui même :
http://geekfestmtl.com/wp-content/uploads/2010/02/albert-einstein-1.jpg

Voyez-vous, j’en mets une référence moi. C’est pourtant simple.

Je suis fiers des gens qui se tiennent debout devant la bourgeoisie et ces étudiants en sont.

Finalement pour votre PS vous savez certainement très bien qu’il y a des universitaires analphabètes fonctionnels important avec doctorat et bien d’autres titres accrochés à leur nom.

C’est qui est bien, avec l’Histoire, c’est qu’elle peut nous permettre de prédire le futur.

Ceux qui ont tenté de bloquer la Révolution tranquille ou bien Mai 68 (en France), sont vus aujourd’hui comme les parias de l’Histoire, comme les promoteurs d’un obscurantisme moral et social qui n’a fait que retarder une évolution inéluctable. Les héros d’aujourd’hui s’appellent Godin, Chartrand, Lévesque, Lesage, Morin, etc. Ou bien Cohn-Bendit, en France. Ils n’ont pas gagné toutes leurs batailles, mais par leur combat et leurs idées, ils ont néanmoins gagné la plus importante : celle de l’avenir.

Dans 20 ou 30 ans, quand on se penchera sur le printemps 2012, on se rappellera de l’héroïsme des manifestants qui en ont perdu des yeux, mais aussi de figures comme Gabriel Nadeau-Dubois. Les parias de l’histoire sont déjà facilement identifiables. Ils s’expriment d’ailleurs ici, sur ce blogue, sans même se douter que notre mémoire collective voudra un jour oublier que nous ayons pu être si injustes et méprisants envers une jeunesse qui a un jour, enfin, décidé de se lever. Vous ne le savez pas encore, mais vous êtes les futurs parias de l’Histoire.

Je pleur de joie et d’espoir en regardant cet vidéo! Il était temps que la jeunesse se réveille si les vieux veulent s’endormir nous scandrons le cri d’alarme!
Merci

Quelques réflexions d’un passé récent… et une joke:

« Les autorités déploient des efforts infinis pour étouffer dans l’oeuf les rares intellectuels profonds ou de valeur. Et d’âge en âge, on observe toujours que ce sont ceux qui sont détestés et fréquemment punis par leurs maîtres, les fugueurs et les exclus qui, après coup, ajoutent au trésor de l’humanité. Mais certains – et qui sait combien? – dépérissent avec une tranquille obstination et finissent par succomber. » Herman Hess (1877-1962, Prix Nobel de littérature, 1946)
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» Je ne suis pas fier quand mes élèves ont appris des équations nouvelles. Par contre, quand ils ont appris quelque chose à leur sort d’hommes, à l’intérieur d’un univers, d’une société en particulier et quand ils ont compris qu’ils pouvaient le prendre en charge à titre personnel, j’ai atteint mon objectif qui est, non pas d’apprendre des techniques, mais d’armer les gens… » Albert Jacquard (Manipulateurs ou manipulés, revue Québec-Science, janvier 1980, vol.8, no5)
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« Un enfant n’est pas un vase qu’on remplit, mais un feu qu’on allume. » Montaigne
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« Ne méprisez pas la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie. Charles Baudelaire
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« Si comme adultes nous acceptons honnêtement d’accompagner nos enfants dans leurs interrogations, il est possible que notre propre réflexion s’affranchisse peu à peu de la pensée formatée pour s’orienter vers une véritable réflexion sur le sens de nos choix. Particulièrement ceux d’hier. D’un pourquoi à l’autre, vous risquez d’être confronté à l’idéal que vous aviez à leur âge et de vous faire asséner à la face même vos contradictions et incohérences, si non vos trahisons. Peu à peu, si vous acceptez toujours de les accompagner jusqu’au bout, ils pourraient vous conduire du mensonge à l’authenticité, de l’asservissement à l’épanouissement, de l’ambition de tout avoir à celui d’être pleinement. » Jacques Denault, papa et grand-papa
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« Complot d’enfants

Nous partirons
Nous partirons seuls
Nous partirons loin
Pendant que nos parents dorment
Nous prendrons le chemin
Nous prendrons notre enfance
Un peu d’eau et de pain
Et beaucoup d’espérance
Nous partirons pieds nus
En silence…
Nous partirons
Vers l’horizon… »

Félix Leclerc (1950)
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Et pour terminer, le récipiendaire de l’humoriste de l’année étudiante est nul autre que Pierre Reid, ex-ministre de l’Éducation, ex-recteur de l’Université de Sherbrooke, avec sa fabuleuse joke: « Et c’est pas facile d’être un gouvernement quand on a en face de soi des intervenants (les représentant étudiants) qui ne sont pas crédibles. » (Source: http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/education/archives/2012/05/20120508-132849.html)
Bravo Pierre! Ding et Dong peuvent aller se rhabiller.

@youlle, voici 2 indications qu’une association étudiante n’a nullement le droit ou le pouvoir d’empêcher un étudiant d’assister à ses cours, quelque soit la majorité d’un vote:

1) “Les associations n’ont aucun droit formel «de forcer un étudiant, contre son gré, à pratiquer le boycottage de ses cours et de lui en faire supporter les effets», a écrit le juge Jean-François Émond de la Cour supérieure, mercredi.” (Yves Boisvert)
.

2) « Les associations étudiantes n’ont jamais eu le droit légal de faire appliquer à tous les étudiants les décisions prises par la majorité. » (Jean-François Lisée, 16 avril 2012)

Je ne comprends vraiment pas comment toute personne douée d’un peu de discernement pourrait même imaginer qu’une association étudiante puisse imposer à l’étudiant lambda soit: le boycott de ses cours, une grève de la faim, ou encore un code vestimentaire. Il y va du plus pur sens commun.

Une simple lecture des règlements qui régissent les pouvoirs (en fait, le peu de pouvoir) d’une association étudiante rend la chose évidente.

Je ne vous blâme pas entièrement car s’il y a des gens qui ont fait tout un cover up sur ce sujet, c’est bien la classe journalistique en général. Et tout spécialement les journalistes du Devoir et de Radio-Canada. Ils ont tout fait pour appeler « grève » ce boycott afin de mieux occulter que les associations n’avaient nullement le droit d’imposer à ses membres quelque boycott que ce soit.

J’entrevois aisément de nombreux recours collectifs à l’horizon de la part des dizaines de milliers d’étudiants qui ont été lésés injustement par l’abus de pouvoir des associations étudiantes.

Le RRQ est uniquement surveiller par le SCRS à cause de son idéologie extrémiste. Ils ont aussi été des acteurs important de l’émeute de Victo. Que penser quand on voit l’actualité faire la promotion de ces extrémistes.

@Nic (#5)
Décidément, on n’en finira jamais de chercher des responsables, actifs ou inactifs, directs ou indirects, attiseurs du feu social ou « teasers » du bras armé de la justice.
Je crois que tous les gérants d’estrades qui se scandalisent de la « violence » (il y en a eu bien peu, en définitive, de la violence, sinon en raison de la multitude des manifestations et de l’oeil grossissant des médias) et tentent d’en faire porter le chapeau à l’un ou l’autre camp perdent leur temps. Dehors, il y a une lutte réelle, ouverte, quelque chose comme les balbutiements d’une révolution. Ce n’est pas en jouant les vierges offensées et en regrettant le bon vieux temps où on dormait tous à poings fermés qu’on va trouver une solution qui établisse une nouvelle harmonie.

M.Lisée,
C’est pas faux qu’il y a des atomes crochus entre cette jeunesse en action et leurs grands-parents (il y a souvent des solidarités invisibles qui sautent ainsi une génération). Par contre, une différence non-négligeable entre les lyriques de la fin des années soixante et les « deux mille douzards » d’aujourd’hui, c’est le côté plus désespéré des combats actuels. Le monde ne leur est pas acquis d’emblée, ils n’ont pas la force du nombre et la caution des générations plus âgées.
Un combat désespéré, ça signifie plus de colère et d’intransigeance dans l’action, et moins de fleurs bleues.
Si on souhaite canaliser pour le mieux cette puissante volonté de changement, il va falloir que les générations établies fassent preuve de beaucoup plus de compréhension et de capacité d’auto-critique, sans quoi ils n’ont pas fini de déplorer une escalade de violence.
(et là, je vois d’avance une couple de ti-counes qui vont me taxer d’irresponsabilité, et prétendre que j’incite à la violence…)

@ honorable

Je vous ai demandé de prouver, prouver vos écrits, mais je vois que probablement vous ne savez pas ce qu’est le code civil ni le code de procédure pénale ni une preuve. En avez-vous déjà entendu parler?

Vous dites :

« Je ne comprends vraiment pas comment toute personne douée d’un peu de discernement pourrait même imaginer qu’une association étudiante puisse imposer à l’étudiant lambda soit: le boycott de ses cours, une grève de la faim, ou encore un code vestimentaire. Il y va du plus pur sens commun.

Une simple lecture des règlements qui régissent les pouvoirs (en fait, le peu de pouvoir) d’une association étudiante rend la chose évidente.” (honorable)

Quels règlements, quels numéros? Pas des indications et je vous le demande pour la deuxième fois.

Maintenant je vais vous en donner une référence et cette personne s’y connaît infiniment mieux que vous ou un scientifique de labo.

« La Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants (LAFAEE) confère à toute association accréditée le monopole de représenter les étudiants et de promouvoir leurs intérêts. Elle reconnaît à tout étudiant le droit de participer à la formation de cette association et à ses activités. ____

Il a même conféré à sa loi une portée « quasi constitutionnelle » puisqu’elle rend « sans effet » toute autre disposition inconciliable.

À la lumière du régime législatif aménagé par la loi, le droit de ces « dissidents » paraît plutôt douteux. » (Christian Brunelle – Professeur titulaire à la faculté de droit de l’Université Laval)

http://www.ledevoir.com/societe/education/348806/injonctions-et-greve-etudiante-la-primaute-du-droit-en-pe

Maintenant honorable prouvez honorablement à ce Monsieur que vous avez raison. En attendant et à la lecture de vos écrits, vous avez tort sur ce sujet.

Alors pour vos peurs de bonhomme sept heures, soit les recours collectifs, tout le monde peut dormir en paix, vous parlez au travers de votre chapeau. C’est votre idéologie personnelle et de la propagande contre les jeunes que vous écrivez et non pas la réalité ou la loi.

PS. Il y a des gens qui préfèrent voir les autres à genoux, ainsi ils se sentent plus à la hauteur.

Il était temps, non, que nous chantions à nouveau? En passant, j’y suis un ti-peu, aussi, dans ce montage. Quelques phrases à peine. Mais j’en suis fier.

Tout simplement magnifique! Bravo à tous ceux qui plantent les graines du changement!

@ Paul Robert
Avez-vous des preuves monsieur que le RRQ a directement été responsable de la violence lors des incidents à Victoriaville ? Aucune n’est-ce pas, c’est bien ce que je pensais…

La grève des étudiants a ranimé en moi l’espoir de changer la société. Au fil des années, j’avais perdu les illusions de jeunesse que j’avais quand je travaillais bénévolement pour le PQ de 1973 à 1980. Au fil des années, je suis devenu désabusé de la politique après le référendum en voyant le PQ devenir un parti comme les autres. Fuck la cause de l’indépendance,on met l’option en veilleuse (on veut se faire ré-élire). Je n’ai plus milité par la suite. Les manifestations étudiantes me ramènent les émotions de ma première manifestation en 1973 quand Pinochet a fait le coup d’état au Chili pour renverser Allende. Je remercie notre jeunesse de m’avoir rajeuni. Comme disais Bob Dylan: »I was so much older then… I’m younger than that now » et vous m’avez redonné l’espoir que: »The times they are a-changin’. MERCI

Cette génération n’a rien de différente des autres, il n’y a pas de réincarnation.

Il y a 70% des gens qui travaillent (le % qui ne boycott pas) et 30% qui veut se faire vivre par les autres (en boycott).

Rien de nouveau au Québec.

@youlle: » monopole de représenter les étudiants et de promouvoir leurs intérêts », cela n’implique nullement qu’une association étudiante puisse imposer à l’étudiant lambda le boycott de ses cours. Cela veut dire que l’association peut, par exemple, informer le gouvernement que dans certains départements de sciences humaines, une majorité d’étudiants s’oppose à la hausse des frais de scolarité, et que cette majorité propose la solution alternative X.

» La Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants reconnaît à tout étudiant le droit de participer à la formation de cette association et à ses activités. » Cela signifie que si l’association vote majoritairement une activité de boycott, tout étudiant PEUT participer à cette activité, c’est-à-dire boycotter ses cours. Nulle part il n’est écrit que l’étudiant DOIT participer à cette activité: la loi protège les droits individuels de l’étudiant. C’est donc écrit NOIR sur BLANC pour qui a appris à lire correctement: un vote majoritaire de boycott n’oblige AUCUN étudiant à boycotter ses cours. Le faire, comme l’ont imposé les pseudo leaders étudiants depuis 12 semaines, c’est de la pure illégalité mêlée d’intimidation tout aussi illégale.

Vos citations ont le grand mérite de confirmer en tous points mon commentaire #24. Je vous remercie de votre aide.

@ M Lisée, vous devriez comme Le Devoir le fait maintenant, interdire de publication les pseudos qui refusent de publier leur identité vraie, d’autant depuis qu’on se propose d’interdire les masques dans les manifs.

@ pseudo honorable

Vous avez raison, mais qu’en partie… comme l’a observé fort justement, Christian Brunelle – Professeur titulaire à la faculté de droit de l’Université Laval dans son texte publié dans Le Devoir du 30 avril 2012 – Injonctions et grève étudiante – La primauté du droit en péril? – http://www.ledevoir.com/societe/education/348806/injonctions-et-greve-etudiante-la-primaute-du-droit-en-pe

… si la loi actuelle ne réglemente pas nommément le droit de grève étudiant, cela ne veut pas dire que la démocratie étudiante ne doit pas prévaloir pour autant, en toute justice comme en droit.

« À l’évidence, le législateur a ainsi voulu inciter les étudiants à unir leurs forces, en s’inspirant fortement du modèle de représentation syndicale applicable en matière de travail. Il a même conféré à sa loi une portée « quasi constitutionnelle » puisqu’elle rend « sans effet » toute autre disposition inconciliable. »

[…]

«
Par ailleurs, les tribunaux ont reconnu que la liberté d’expression acquiert une importance accrue lorsque le message qu’elle véhicule est de nature politique. La décision, prise en assemblée, de déserter les cours et de dresser des piquets de grève est clairement de cette nature et résulte d’un choix collectif et non individuel. Assimiler une telle décision non pas à une « grève » – comme pour mieux nier sa nature collective -, mais plutôt à un simple « boycottage » des produits d’« un fabricant de jus de raisin ou un magasin de grande surface » (sic) confond liberté d’expression commerciale et liberté d’expression politique, comme si l’une valait l’autre. L’éducation n’est pourtant pas une marchandise ! »

He OUI, elle l’est, du moins c’est ce que tente de couler dans le béton l’actuelle privatisation forcée libérale/syndicale de l’éducation des Québécois,es. Pas étonnant que des juges nommés par le gouvernement selon un processus plus que douteux prennent fait et cause pour la marchandisation de l’éducation…

Ici, le flou juridique nous catapulte à l’époque de Duplessis, celle qui ne reconnaissait pas le droit de grève ni ne l’encadrait pas.

L’abus de pouvoir dont vous parler est celui de la minorité activiste ploutocratique qui n’ose pas agir à visage découvert… dont vous… Normal, c’est honteux !

Bonjour M. Lisée,

Merci pour votre billet! Le titre a accroché mon attention. Est-ce qu’il s’agit d’une référence au livre François Ricard? Ce qui est paradoxal dans notre conjoncture est qu’au même moment qu’un nouveau militantisme de gauche s’affirme, un discours conservateur semblable à celui de Ricard circule de plus en plus. Des journalistes et des pseudo-intellectuels, comme M. Bock-Côté et Stéphane Kelly, s’attaquent violemment aux luttes des années 60 et 70. Le mouvement étudiant actuel me donne espoir, mais la vague de fond brune que l’on voit dans l’espace public au Québec m’inquiète.

Vous êtes une voix importante dans les débats contemporains. Merci pour tout!

La seule ressemblance qu’il y a entre la génération lyrique et la grève des étudiants est cette contestation massive de notre jeunesse qui a atteint la rue.

Pour la génération lyrique, tout était possible, il s’agissait de le vouloir pour l’avoir. Il avait le nombre pour eux.

Pour celle-ci, tous les horizons sont bouchés, l’avenir est morose, la classe moyenne s’appauvrit et s’endette.

Depuis l’année passée, le peuple renoue avec la contestation, car il reflète en effet le ras-le-bol de cette société qui profite qu’à une minorité.

Je crois que le mouvement des indignés de Wall Street a fait des petits.

@Sylvain Lévesque (#27)

Chère vierge excitée,

Vous avez dû lire ce que j’ai écrit en diagonale ou peut-être est-ce le balbutiement de révolution qui vous rend la vue trouble, mais c’est exactement ce que je disais: certains, comme M. Lisée, aiment pointer du doigt le gouvernement comme celui qui met de l’huile sur le feu par ses actions alors qu’eux même se permettent de mettre en ligne des vidéos qui représentent du kérosène sur le brasier. D’autres aiment passer sous silence la violence policière afin de mieux pouvoir attaquer ces étudiants qu’ils voient comme de violents anarchistes. Et il y a ceux qui critiquent vertement l’incapacité de Charest d’initier une négociation mais qui, quand il le fait finalement, crient ensuite que les leaders étudiants étaient en fait trop fatigués et en manque de Red Bull et qu’ils en ont oublié de lire le texte. Tous ceux-là se décrètent penseurs et sages, mais pourtant leurs aveuglements idéologiques respectifs les empêchent d’avoir l’honnêteté intellectuelle et morale dont ils aiment se draper.

Et vous, à traiter ceux qui ne balbutient pas comme vous de « vierges offensées » et de « ticounes », arrivez à tous les surpasser.

Sincèrement,

Votre vierge offensée

Wow! C’est à visionner absolument. J’y ai vu un peuple en marche vers la liberté, j’y ai vu une jeunesse en marche vers la richesse de sa société, j’y ai vu une société riche de sa volonté commune de se donner une âme.

Bravo et merci M.Lisé de nous rappeller à la mémoire mesa années de résistance et de lutte pour un Quebec libre et fier de partager nos richesses .Toute cette lutte des droits de scolarités entrepris par notre belle jeunesse me ravive le coeur et ma fièvre de porter haut ma conviction qu’un peuple se doit de resister au néo=libéralisme ambiant………….

@ honorable

« Cela signifie que si l’association vote majoritairement une activité de boycott, tout étudiant PEUT participer à cette activité, c’est-à-dire boycotter ses cours. »

Cela n’est encore une fois que votre interprétation personnelle et vous n’êtes pas juriste.

« Nulle part il n’est écrit que l’étudiant DOIT participer à cette activité: »

Et nul part il n’est écrit qu’il ne peut pas faire la grève.

« Vos citations ont le grand mérite de confirmer en tous points mon commentaire #24. »
Faux! Au contraire le juriste en question n’absolument pas de votre avis.

Maintenant je reviens à la raison pour laquelle je vous ai écrit l’illégalité. Vous écrivez depuis le début que les étudiants sont dans l’illégalité.

Pour la troisième fois et la dernière donnez-nous les textes de loi qui vous permettent d’affirmer que les étudiants sont dans l’illégalité comme vous le martelez depuis le début. Prenez vos responsabilités en main.

Sinon j’en conclus et je ne serai pas le seul, que vos affirmations sont sans fondement et que ne vous faites que de la propagande contre les étudiants ce qui est contre le Québec comme d’habitude.

Finalement c’est une bonne chose que certains descendent dans la rue. La puissance de l’argent est devenue trop grande et certains ne l’acceptent pas. Si le mouvement continue et que le gouvernement continue dans la qu’il à prise depuis des années d’autre descendront.

Évidemment il y aura de la casse et les états qui ne représentent plus que les grands pouvoirs monétaires en seront les responsables.

Je trouve ce vidéo touchant!

Si nous pouvons recommencer à croire au possible, nous pourrons changer ce monde pour le mieux.

Si rien n’est fait pour corriger les injustices les plus flagrantes, les mouvements prendront de l’ampleur et ce partout sur la planète.
Nos élites devraient s’inspirer de grands « révolutionnaires » comme Otto von Bismark,Franklin Delano Roosevelt ou même Teddy Roosevelt.
Elles devront lâcher du lest si elles ne veulent pas tout perdre (même la vie changements climatiques obligent)à long terme.

Ce matin à la radio quelqu’un disait que nos étudiants doivent payer plus cher car il avait payé plus et que d’autres, ailleurs dépensent encore plus.
Des fois j’ai l’impression que ces gens sont jaloux du cran de ceux qui osent prendre la parole.

@ honorable #35

L’article 52 de LAFAE rend obligatoire la décision prise à la majorité de payer la cotisation fixée par l’association.

Mutatis mutandis une décision prise à la majorité pour tout autres activités n’aurait-elle pas le même effet? N’engage-t-elle pas tout le monde? Ne devient-elle pas la convention, la loi des partis?

La loi d’interprétation à son article 41 §2 ne dit-elle pas :
Une telle loi reçoit une interprétation large, libérale, qui assure l’accomplissement de son objet et l’exécution de ses prescriptions suivant leurs véritables sens, esprit et fin.

@youlle: mais bien sûr que tout étudiant peut « faire la grève » (votre vocabulaire biaisé pour signifier « boycotter ses cours »). MAIS il n’a pas le droit d’obliger un autre étudiant à boycotter ses cours.

J’ai hâte que vous suiviez des cours d’analyse syntactique et grammaticale. Il est clair que vous faites partie des gens qui pensent savoir lire mais en sont incapables, d’où l’expression « analphabètes fonctionnels » pour désigner, selon les experts, 50 % de la population québécoise.

@Marc Sauvageau, réponses à vos questions.

Mutatis mutandis une décision prise à la majorité pour tout autres activités n’aurait-elle pas le même effet? NON

N’engage-t-elle pas tout le monde? NON

Ne devient-elle pas la convention, la loi des partis? NON

Les droits individuels (comme le droit d’assister aux cours qu’on a payés, de manger ce que ça nous tente de manger, de choisir la couleur de ses vêtements, etc.) ont toujours priorité sauf lorsqu’ils sont spécifiquement abrogés.

Il n’y a aucun vote majoritaire qui peut dicter si vous aller assister ou non à vos cours, quelle nourriture vous allez manger, ou quelle couleur de vêtement vous allez porter, n’en déplaise à tous les esprits totalitaires à tendance social-communistes qui semblent proliférer sur ce blogue et ailleurs au Québec.

@ Honorable #49
Vous affirmez :«Il n’y a aucun vote majoritaire qui peut dicter si vous aller assister ou non à vos cours, quelle nourriture vous allez manger, ou quelle couleur de vêtement vous allez porter, n’en déplaise à tous les esprits totalitaires à tendance social-communistes qui semblent proliférer sur ce blogue et ailleurs au Québec.»
Si je vous comprends bien, vous êtes en désaccord avec le maire Tremblay sur le port du masque.

Et quelles sont les bases juridiques de vos affirmations?

@ honorable:

Pour votre admirable intervention # 1 ainsi que pour toutes les réponses logiques et sensées que vous avez eu la patience de produire aux valets de pied de JFL, je vous dit BRAVO!

Ces laquais qui semblent profondément troublés par vos affirmations sont depuis longtemps dépassés par votre logique et votre cohérence et surtout par votre entêtement à vouloir utiliser la raison et les faits pour les désarçonner.

Les faits! C’est qu’ils sont pas hanitués à ça, eux qui enfilent les phrases creuses pour dissimuler la pauvreté de leur argumentation.

Et on s’étonne des votes de cette semaine? Le gouvernement ne comprend toujours pas la profondeur du phénomène. Il est désemparé. Mais contrairement aux radicaux des années 1950 ou 1960, le mouvement étudiant d’aujourd’hui a déjà, en partant, l’appui du tiers de la population et de la totalité des organisations syndicales, populaires, féministes, etc. Nous étions 300,000 à Montréal le 22 avril. Aussi, le mouvement de 2012 peut compter sur Québec solidaire, un parti de 10,000 membres capable de faire élire des députés. L’avenir n’est pas si loin…

@ honorable

« Il est clair que vous faites partie des gens qui pensent savoir lire mais en sont incapables, d’où l’expression “analphabètes fonctionnels” pour désigner, selon les experts, 50 % de la population québécoise. »

Encore une affirmation sans fondement. Faites-vous de la projection?

Et vous contestez un juriste au sujet des étudiants en affirmant qu’il est de votre avis alors que précisément c’est le contraire. Vous essayez de profiter d’un flou juridique.

De plus, personne n’a pu lire la preuve de vos affirmations.

Vous ne faites que nous donner votre opinion plus que discutable comme si sa faisait loi pour de la propagande contre les étudiants en disant n’importe quoi à tort et à travers.

Vous essayez de former une oligarchie et les jeunes étudiants sont plus réaliste que vous ainsi qu’une bonne partie de la population aussi. Vous allez PERDRE, il y a trop de monde contre vous.

Pôvre Benoît Renaud… Le boycott étudiant est MARGINAL. Ceux qui sont dehors ne représentent même pas le quart de tous les étudiants. Toutes les sciences sérieuses (enfin, pour la plupart) sont en train de finir (si ce n’est pas déjà fait) leur session. Seules les « sciences » sôôciales de pouilleux et de pelleteux de nuages n’apportant aucun avenir sont dehors. Tiens donc.