Rentrée politique : la session de tous les dangers

Avec son retour en force sur le terrain identitaire, le gouvernement jouerait son va-tout.

La session de tous les dangers...
La session de tous les dangers…

La stratégie politique tient parfois de l’art, mais jamais de la science exacte. Preuve à l’appui : le projet de Charte des «valeurs québécoises».

Au printemps, alors qu’il vivotait dans les 25% d’appuis, le gouvernement minoritaire de Pauline Marois y voyait la clé d’une possible victoire majoritaire à la prochaine élection.

Populaire auprès d’une majorité de francophones depuis la «crise» des accommodements raisonnables de 2007, l’idée d’une vraie Charte de la laïcité s’est cependant métamorphosée à la fin mai en Charte des «valeurs québécoises». Et ce, impossible de le nier, à des fins essentiellement électoralistes.

Avec son retour en force sur le terrain identitaire, le gouvernement jouerait son va-tout.

S’il est évident que tout gouvernement, à quelques mois d’un scrutin, fasse des calculs électoralistes – c’est dans la nature de la bête -, le diable se cache malheureusement parfois dans la manière dont il s’y prend. Ce qu’il faut regarder de près est le «comment» et avec quelles politiques publiques il le fait. Bref, ce qu’il propose pour cueillir des votes est-il ou non une bonne chose pour le bien commun? Ou est-il prêt à le sacrifier au nom d’une victoire espérée?

En ajoutant aux nécessaires balises de demandes d’accommodements religieux cette interdiction kafkaesque et à géométrie variable du port de signes religieux dans la fonction publique et parapublique – tout en conservant en plus le crucifix à l’Assemblée nationale – le gouvernement Marois s’est montré prêt à jouer dans le film de la politique de division au lieu de légiférer pour le bien commun.

Pourquoi cette interdiction des signes religieux dits ostentatoires qu’il propose joue-t-elle contre le bien commun? Parce que :

– il est incapable de faire la démonstration, même minimale, de la nécessité objective de la partie la plus contentieuse de son projet de Charte;

– il sait fort bien que dès 2007, au moment où il faisait la même proposition à des fins électoralistes – question alors de sortir le PQ de son statut de 3e parti -, celle-ci divisait déjà le mouvement souverainiste lui-même;

– il doit sûrement savoir que même si cette interdiction est «populaire» auprès d’une majorité de francophones, elle polariserait le Québec;

– il doit sûrement savoir qu’elle essuierait une fin de non recevoir des élus montréalais et des directions d’institutions publique de la métropole, là où les minorités religieuses sont plus nombreuses;

– et il doit sûrement savoir qu’elle allait créer des tensions inutiles, voire de la méfiance, envers certaines minorités religieuses plus visibles. Notamment, envers les femmes musulmanes, employées ou non de l’État, qui portent le hijab.

Et voilà que, sans surprise, tout ça, c’est précisément ce qui se passe depuis le dévoilement officiel de son projet de Charte des valeurs.

Or, voilà maintenant la vraie surprise pour les stratèges du gouvernement. Depuis que son projet concret est mis au jeu et le «débat» auquel ce dernier dit convier la population est enclenché, l’appui des francophones diminue. En trois semaines, il est passé de 65% à moins de 50%. Les variantes régionales ont beau être ce qu’elles sont, le recul est réel. Du moins, pour le moment. Car maintenant que le débat est lancé, l’«opinion publique» ne restera pas figée. C’est certain.

En plus de l’offensive que tentera de reprendre le gouvernement sur le plan des «communications», des points de vue divergents s’expriment et s’exprimeront aussi.

Ah… la «chicane»…

Pour le moment, certains ont avancé que ce recul de l’appui des francophones serait dû à la présumée peur qu’auraient les Québécois de la «chicane». Ah, la «chicane»… Un cliché qui n’en finit plus de servir d’explication paresseuse à tout et à rien.

Si les Québécois avaient si peur des «débats», ils n’auraient jamais passé à travers trois référendums – incluant celui sur l’Accord de Charlottetown.

Il est nettement plus probable que ce mouvement d’opinion – qu’il soit ou non permanent -, découle plus du «débat» enclenché depuis le dévoilement du 10 septembre que d’une quelconque peur des «chicanes». D’autant que dans les faits, le projet détaillé de la Charte des valeurs circulait déjà amplement depuis la première fuite médiatique savamment orchestrée et parue le 20 août dernier.

Or, les Québécois étant des gens patients, ils ont presque tous attendu l’annonce officielle du 10 septembre pour en discuter publiquement. Et discuter, ils le font. Le gouvernement Marois voulait imposer sa Charte comme le thème dominant de la saison politique. Eh bien, il a eu ce qu’il voulait.

Une fois le projet devenu concret, les critiques se sont multipliées. En premier lieu, par ailleurs, au sein du mouvement souverainiste lui-même. Une tête, et pas n’importe laquelle, a même roulé en son nom avec l’expulsion cavalière de la députée Maria Mourani du caucus bloquiste. Une exclusion approuvée en entrevue par le ministre même responsable de la Charte, Bernard Drainville. C’est pour dire.

Ce très mauvais spectacle de partis souverainistes incapables de tolérer la moindre dissidence articulée dans ses propres rangs et ce, en même temps qu’ils invitaient les gens à un grand «débat public», aura également contribué au recul actuel de l’appui à la Charte chez les francophones.

D’autant que ces critiques exprimées à travers le Québec – de même que les dissidences nombreuses chez les souverainistes -, ne se font PAS contre la Charte elle-même, mais contre l’interdiction des signes religieux. Grosse nuance.

Le gouvernement a beau feindre de l’ignorer en essayant de monter la fameuse «majorité silencieuse» contre des «élites intellectuelles» qu’on accuse d’être «déconnectées» du «vrai monde», cette nuance demeure pourtant cruciale dans ce débat public.

Restera à voir, durant cette session très préélectorale, si ce recul chez les francophones se maintiendra au non au gré des mêmes débats.

Si cet appui ne remonte pas, il faudra voir si le gouvernement, lui, reculera ou non. Du moins, sur l’aspect le plus contentieux et le plus inutile de son projet de Charte : l’interdiction à géométrie variable du port de signes religieux dans les secteurs publics et parapublics.

Pour le moment, Jean-François Lisée – ministre de la Métropole et un des principaux artisans du virage «identitaire» de 2007 -, se dit prêt à faire montre de «souplesse». Mais en entrevue à Pas de midi sans info, s’il disait qu’il y aurait «bonification» quant au «droit de retrait transitoire» dont pourraient se prévaloir certaines institutions publiques, il refusait clairement de laisser tomber l’interdiction contentieuse des signes religieux.

Pendant ce temps, le même jour de la rentrée parlementaire, son collègue président du Conseil du Trésor, semblait pourtant déjà prendre ses distances de la cette «grande» priorité gouvernementale. De son côté, il préférait insister pour dire que la vraie priorité de l’automne serait la «création d’emplois».

Un lourd tribut à payer

Or, qu’il recule ou non en bout de piste sur la question des signes religieux et qu’il fasse ou un un «compromis» avec la CAQ, le dommage est déjà fait.

Dans sa hâte de prendre le contrôle de l’ordre du jour politique avec sa Charte des «valeurs québécoises», le gouvernement Marois aura surtout réussi à fractionner encore plus un mouvement souverainiste déjà fragile. Sans compter le dommage fait à l’option en projetant d’elle-même une fausse image d’intolérance.

Le tout, c’est indéniable, en endommageant de surcroît le «vivre-ensemble» entre la majorité francophone et les minorités religieuses dites «visibles».

Et qui sait si à force de grandes «stratégies» de polarisation, le gouvernement n’aura pas également réussi à dénaturer le projet même d’une vraie charte de la laïcité adaptée aux réalités québécoises et montréalaises?

C’est là, un bien lourd tribut à payer pour une «stratégie» essentiellement électoraliste alors que d’avoir balisé les demandes d’accommodements religieux en retirant le crucifix de l’Assemblée nationale par souci de cohérence – le tout laissé lâchement en plan par les libérauxaurait déjà constitué une avancée importante pour la neutralité religieuse de l’État et l’égalité hommes-femmes.

***

L’héritage empoisonné

Pour Philippe Couillard, son refus initial de tomber dans la marmite de la Charte des «valeurs québécoises» fait maintenant place à sa propre stratégie électoraliste. Ainsi, il crie haut et fort qu’on devra lui passer sur le corps avant d’adopter cette Charte.On ne lui connaissait pas sa propre tendance au déchirage /sic/ de chemises – comme disait ma grand-mère -, mais il semble apprendre assez vite ce grand classique de la politique québécoise.

Et ce faisant, il dit à ses électeurs : votez nombreux pour le PLQ si vous voulez bloquer la Charte du PQ. Message reçu, c’est clair. 10/4.

Oups. Manque de chance. La veille même de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, l’héritage empoisonné de l’ère Charest le rattrapait durement.

Non seulement, le PLQ avait été visité fort discrètement cet été par l’Unité permanente anticorruption, mais un de ses députés s’était fait prendre à tenter de collecter des fonds en rappelant à sa «cible» de financement la générosité passée envers elle du gouvernement libéral…

En réaction, Philippe Couillard a dit trouver le geste de son député «inacceptable et inapproprié». À l’Assemblée nationale, le député fautif a même présenté ses excuses formelles – un geste impensable sous Jean Charest.

Le chef libéral a beau comprendre qu’il doit se dissocier illico et clairement d’une ère Charest qui aura fait du PLQ une redoutable machine à ramasser de l’argent, son principal handicap est qu’il en faisait partie jusqu’en juin 2008.

Réussira-t-il néanmoins d’ici l’élection à se débarrasser du lourd nuage d’allégations qui flottait constamment au-dessus de la tête du gouvernement Charest?

Ces allégations de financement politique occulte, de favoritisme généralisé et tutti quanti, ce sont bien là, les vraies «casseroles» que traînent encore les libéraux.

Ou, comme le dit si bien mon collègue Alec Castonguay, réussira-t-il à sortir des «eaux boueuses que les Québécois ont souhaité nettoyer en mettant le gouvernement libéral précédent à la porte»?

Bref, c’est mal parti pour le successeur de Jean Charest.

 ***

Le pouvoir ou rien?

Quant à François Legault, dont la Coalition avenir Québec (CAQ) a les pieds pris solidement dans le ciment de son statut de 3e parti, il cherche surtout à s’imposer comme :

– l’homme du compromis sur la Charte des valeurs;

– l’homme de la «classe moyenne» qui veut diminuer ses impôts;

– l’homme de l’économie avec son Projet Saint-Laurent qui ne lève pas de terre;

– priant que la commission Charbonneau mettra autant le PQ que le PLQ sur la sellette, il espère aussi être vu comme l’homme du «grand ménage» des mœurs politiques.

Or, depuis la dernière élection et l’arrivée de Philippe Couillard – malgré même la gouvernance décevante du Parti québécois -, la CAQ reste coincée sous la barre des 20% d’appuis. C’est peut-être suffisant pour détenir la «balance du pouvoir», mais ce que voulait François Legault en créant la CAQ avec l’ex-recruteur libéral Charles Sirois, c’est le pouvoir. Point.

Et s’il ne le prend pas à la prochaine élection, mon petit doigt d’analyste me dit que le chef caquiste ne fera pas de vieux os en politique active… La CAQ, non plus.

 ***

Le défi de Québec solidaire

Alors qu’Option nationale ne survivra peut-être pas au départ surprise de son chef-fondateur Jean-Martin Aussant, Québec solidaire tentera de s’établir comme la seule alternative restante pour les souverainistes-progressistes qui ne s’identifient plus ou pas au PQ. Du moins, c’est son pari.

Pour ce faire, Françoise David et Amir Khadir tenteront de recruter quelques nouveaux candidats de prestige pour le démontrer. À ce chapitre, il serait fort étonnant de voir QS se priver de courtiser l’ex-députée bloquiste Maria Mourani. Pour QS, elle serait sans nul doute une prise importante.

***

Hors de la Charte, point de salut?…

Au-delà des manœuvres préélectorales, d’autres dossiers moins «tactiques» attendent les Québécois. Eh oui. Il y a une vie possible hors de la Charte des valeurs… Dont ces dossiers :

– Le pétrole : le gouvernement Marois étant particulièrement ouvert à la filière pétrolière, cette industrie y trouve déjà et y trouvera encore une oreille attentive. Autant pour l’exploitation des gisements possibles de l’île d’Anticosti que pour des projets controversés d’oléoducs visant à trouver de nouveaux marchés au pétrole albertain issu des sables bitumineux. Pour cette industrie de même que pour les gouvernements albertain et fédéral, le Québec est un joueur majeur dans cette expansion de marchés.

– Le projet de loi substantiel sur l’aide médicale à mourir promet de faire consensus à l’Assemblée nationale et la population.

– La commission Charbonneau poursuivra son étude des stratagèmes de collusion, de corruption et de financement politique occulte. Son «rapport d’étape» dû pour la fin janvier en inquiète déjà plusieurs.

– Sur le «déficit-zéro : le ministre des Finances cherche à rassurer les marchés en jurant qu’il gardera le cap pendant que la première ministre multiplie les messages contradictoires pour tenter de rassurer les critiques d’une décision qui affaiblit l’économie et les services publics.

– La commission Ménard-Carbonneau-Grenier sur le printemps érable poursuivra ses travaux alors qu’elle est boycottée de toutes parts et jouit de zéro crédibilité. Voilà le prix à payer pour avoir refusé de créer une vraie commission d’enquête publique et indépendante sur les agissements policiers pendant la grève étudiante de 2012.

– La commision Duceppe sur l’assurance-emploi, elle, a de meilleures chances d’être un exercice crédible.

– Le projet de loi sur les mines décevra-t-il autant que le «nouveau» régime de redevances minières proposé par le gouvernement Marois?

– Le projet de loi 14 sur le renforcement minime de la Loi 101 risque de mourir au feuilleton. Alors que la vraie priorité – francisaton et intégration des nouveaux arrivants – prend le bord, le gouvernement préfère jouer dans les signes religieux. Si le gouvernement minoritaire ne peut forcer l’adoption du projet de loi 14, il aurait toutefois pu agir en agmentant considérablement les ressources financières et humaines allouées à la francisation des immigrants adultes… Ce serait déjà ça de pris.

– L’assurance-autonomie du ministre de la Santé sera passée au peigne-fin à l’Assemblée nationale. Ce projet prometteur saura-t-il ou non livrer la marchandse qu’il promet – une aide concrête à domicile pour les personnes vulnérables, âgées ou handicapées?

Enfin, à la mi-octobre, Stephen Harper livrera son discours du Trône. La position qu’il y prendra face au Québec pour mieux se distinguer du chef libéral Justin Trudeau et du chef néo-démocrate Thomas Mulcair aura sûrement un impact sur la dynamique politique québécoise…

 

 

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Bref, vive la charia, vive le Coran, vive le voile islamique, vive le Canada anglais et, principalement, Québec solidaire !

Contre le PQ et Mme Marois, les mêmes arguments reviennent ici, souvent.

IL est écrit dans le ciel que durant l’automne qui vient la politique québécoise fera dans l’appréciation de « valeurs », notamment celle des enveloppes brunes, jaunes et blanches de l’industrie de la corruption, du financement occulte des partis politiques, des signes ostensibles des divers cultes divins, des redevances sur les ressources naturelles et des nombreux sondages. Les Québécois n’ont plus rien à envier des gouvernements à l’italienne.

Ils ont aboli la peine de mort alors que la majorité des Canadiens étaient contre
ILs ont passé le Libre-échange alors que 56% des électeurs avaient voté pour des partis qui étaient contre
Ils ont passé le mariage homosexuel alors que la majorité des Canadiens étaient contre

Alors, pourquoi le PQ se gênerait de passer sa charte des valeurs?

Bonjour,

Certainement qu’après coup, tout en réalisant en pensant le long terme, toute cette pantalonnade grotesque de nos pauvres amis de la gang des péquistes finira en queue de poisson. Un triste gadget électoraliste qui devait exciter le « poil des jambes de Baptiste et de sa semblable ». Toutefois, cette pseudo charte des valeurs dite québécoises permettait de travestir des valeurs communes et universelles pour se permettre de faire avaler « rien que d’une claque toute la patente » à des nationalistes en sérieux manque de sensations fortes qui consistent à « casser du sucre sur le dos des étranges » ainsi nommés dans le dialecte du Québec en régions.

En effet, cette rentrée politique se fera en marchant sur des oeufs. Toutefois, pour la grande majorité des québécois qui se considèrent comme Canadiens, l’idéal serait de laisser nos bons nationalistes du Parti Québécois continuer de faire le travail de « SAPE » afin de mettre la foutue Cause Nationale « à terre ». Car depuis longtemps que cette pauvre Cause est sur le cul, laissons les péquistes se dépatouiller avec la gouvernance encore un bout et tout en gageant ma chemise que les dernières illusions de nos « séparatistes » vont tomber. Tout en entendant déjà de petits cris d’orfraies qui s’indignent : « On n’est pas des séparatistes, on est des souverainistes ».

En outre, avec toute cette mésaventure de cette esclandre pour se « taper une joyeuse tempête dans un verre d’eau », les nationalistes québécois viennent de « brûler leurs dernières cartes » avec la Cause. En se mettant à dos le milieu intellectuel et tous les différents citoyens venant d’ailleurs dans une très forte majorité. Car même avec un OUI majoritaire à 65 % ou 70 % de Pure Laine tricotés ben serrés ensemble, la Communauté Internationale ainsi que la Commission de Venise rejetteront derechef ce vote ethnique du Pure Laine. Car la tyrannie de la majorité ne fera jamais des « enfants forts » aux yeux de l’ONU.

Finalement, je ne crois pas du tout que l’aggiornamento nécessaire puisse se faire maintenant au sujet de cette foutue et pseudo charte des valeurs à la québécoise tout simplement parce que les positions sont tout à fait braquées, tout à fait campées. N’est ce pas Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine qui dans un aphorisme écrivit : L’Uniformité c’est la mort, la Diversité, c’est la VIE. Et dire que c’est bel et bien ce vieux camarade vitamine qui fut collaborateur des Karl Marx et de Pierre Joseph Proudhon. Car en se permettant d’écrire en 1867 : Fédéralisme, socialisme et antithéologisme, le vieux camarade Bakounine est l’un des penseurs qui contribuèrent par leurs « lumières » à la fondation du Canada en 1867. Afin de contrer les affres et les misères du nationalisme en les « FONDANT » dans une Fédération. Toutefois, nous devons un profond respect dans cette diversité pour tous ceux qui croient en un Dieu quelconque. Simplement comme fait le Canada d’avoir cette ouverture du VIVRE ET LAISSER VIVRE en partageant l’espace commun et les libertés individuelles de chacun : La liberté possède la longueur d’une corde pour s’y pendre, n’est ce pas les péquistes ? Ma liberté à moi commence vraiment ou celle de l’Autre finit. Dans le profond respect de la liberté de cet Autre. Et non pas que la laïcité devienne un « intégrisme » bien plus FORT que ce que celle ci PRÉTEND COMBATTRE sans Foi ni Loi. Cette pseudo laïcité à la québécoise est plutôt la « CROIX ET LA BANNIÈRE » en 2013 malheureusement……. Avec plaisir, John Bull.

Le PQ est devenu conservateur et réactionnaire et fuit dans le rêve romantique et les projets fumeux. Son noyau dur continuera de rêver de pétrole très virtuel (il y a trente ans, c’était l’essence synthétique issue de la biomasse), de société homogène aux valeurs indigènes (tuque, pipe de plâtre et crucifix) et de religion laïque (la république à Papineau telle qu’on veut bien l’imaginer). Les autres iront voir ailleurs. La société québécoise moderne, les jeunes d’abord, construit son identité, brique par brique, dans toute sa diversité, .

Et merci Monsieur Jacques Saint Cyr qui par la lucidité de vos interventions tout à fait ciblées de redonner du « tonus » à ce bloque. Merci pour ces intenses bouffées d’air frais du « gars qui a beaucoup voyagé ». Quel baume que de vous lire avant de « pogner les nerfs pour de vrai » morbleu…….. Au plaisir, John Bull.

Mme Legault,

Je n’ai rien lu de votre part sur la décision de la Cour suprême du Canada signifiant « pour des parents et pour le Conseil scolaire francophone de Colombie-Britannique (CSF) qui se battent pour l’égalité en éducation française, qu’ils devront traduire des centaines de pages de documents pour leur cause reprenant le 7 octobre prochain. » (http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2013/07/26/001-decision-cour-supreme-canada-traduction-documents-csf-gouvernement.shtml)

Avez-vous un opinion sur ce sujet d’actualité ou préférez-vous ne pas en parler ?

C’est bien beau de déblatérez sur tout ce qui passe ici, mais ce serait bien de prendre conscience des merdiques situations engendrées par la Cour suprême du Canada à l’autre bout du pays qui, comme le disait Duplessis, semble bien toujours pencher du même bord en ce qui concerne le français au Canada.

Oui, certainement ! Mais pas au prix de m’offrir une constipation en règle ! Je ne suis pas le « gorlot » qui écrit sur différents blogues rien que pour s’afficher….. Au moins, j’aime bien me réveiller très tôt le matin en ayant cette « ligne de vie » par le respect de ne point faire attendre personne. Et ça, non jamais….. Yves Rioux.

Bakounine père de la Confédération. Diantre!

J’ignorais que nos pères de la Fédération du Canada étaient aussi instruits.

Cela dit, je partage l’opinion de Bakounine : la diversité c’est la vie.

Comme je l’ai déjà écrit, j’ai travaillé 36 ans au fédéral et j’ai croisé de nombreuses religions ou leurs adeptes si vous préférez. Cela me défrisait quotidiennement car je crois toujours que afficher ses croyances religieuses sur la place publique est de la dernière indécence. Mais je n’en perdais pas le sommeil. Ma vie n’était pas menacée, ni ma propriété. Alors…

Vivre et laisser vivre, même le feu au derrière.

Nonobstant le discours ronflant mais vide d’un certain dinosaure qui se prend pour une tordue référence historique, nous devons admettre, Mme Legault, qu’effectivement nous risquons d’avoir une rentrée politique haute en couleur.

Le dossier de la charte continuera à attiser le courroux de tous ces ayatollahs libertariens qui ne se rendent pas compte qu’aucune discrimination ne sera faite envers aucune religion en particulier. En cela tous les citoyens sans exception seront tout à fait libre de leurs choix de vie. Par exemple personne n’exigera qu’un juif doivent travailler dans une boucherie où on égorge les porcs.

Évidemment ceux qui s’opposent à tout ce qui est Québécois continueront à nous inonder de leur fiel. Mais l’ensemble des dossiers que vous évoquez dans votre texte prendront une place particulière.

Quant à moi je continuerai de me bidonner en lisant les tournures de phrases tarabiscotées qui naviguent entre la grossièreté recherchée et l’expression ampoulée d’une culture démodée de nos très anciens collèges classiques.

«La culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.»
[Françoise Sagan]

@ Denis Drouin,

— Vous écrivîtes ceci :

« Par exemple personne n’exigera qu’un juif doivent travailler dans une boucherie où on égorge les porcs » (sic)

Cela fait déjà belle lurette que les porcs ne sont plus égorgés au Québec et que les bouchers laissent l’abattage des animaux à des spécialistes.

— Vous ajoutâtes cela :

« Quant à moi je continuerai de me bidonner en lisant les tournures de phrases tarabiscotées qui naviguent entre la grossièreté recherchée et l’expression ampoulée d’une culture démodée de nos très anciens collèges classiques. » (sic)

C’est vous cher ami qui de toute évidence êtes quelque peu passé de mode. Difficile de se refaire une beauté après le passage de l’outrage du temps. Rappelez-moi donc cette phrase — s’il vous plait — et que vous aimiez tant : de cette sorte de « vulgum pecus» qui voit la paille qu’il y a dans l’œil du voisin et pas le « madrier » qu’il y a dans son propre globe oculaire. Qu’ainsi il me soit aussi permis d’en rire à gorge déployée.

« Une patrie est un soporifique de chaque instant. » — Emil Michel Cioran

Merci de vos commentaires monsieur Serge Drouginsky. Je note avec un certain sourire votre utilisation du passé simple (ajoutâtes). Ça me plait. Est-ce le charme suranné des vielles façons d’écrire enseignées à une autre époque ? Est-ce la précision intrinsèque de la tournure de phrase. ? Je ne saurais dire.

Quoiqu’il en soit, je reconnais là votre sens de l’humour et de l’auto dérision. En effet, votre subtile esprit nous présente une perspicace antinomie : l’usage d’un temps conjugué fort peu usité de nos jours alors que les lettrés d’antan l’utilisaient abondamment, y voyant là un signe distinctif les extrayant de la plèbe d’une part et d’autre part, le « C’est vous cher ami qui de toute évidence êtes quelque peu passé de mode.», qui se veut une affirmation quant à ma nature vieillotte. Par la présentation de cette contradiction toute en finesse, vous confessez que nous sommes beaucoup plus près l’un de l’autre que certains esprits grossiers n’auraient pu le remarquer de prime abord.

Mais attention monsieur Serge Drouginsky de ne pas vous barrer les pieds dans votre propre dialectique quelque peu élimée. En effet, vous eussiez acquis (tiens ! vous m’influencez déjà et me poussez même à vous dépasser grâce à un conditionnel passé deuxième forme) un peu plus de mordant si, au lieu d’utiliser l’expression «vulgum pecus» qui à la source est un barbarisme reconnu, vous aviez utilisé la formule en conformité avec les règles de la syntaxe latine : « vulgus». Mais bon, personne n’est parfait …

Toutefois, vous avez raison monsieur Serge Drouginsky quant au passage du temps. Soyons soucieux, vous et moi de ne pas trop paraître d’un âge révolu comme d’autres se plaisent à le démontrer. On pourrait croire que nous sommes, nous aussi, restés attachés à notre passé.

Par contre je reste perplexe devant l’utilisation du mot «madrier» alors que l’expression consacrée utilise plutôt le mot «poutre». Ce désire de vous démarquer de la plèbe est-il la manifestation compréhensible d’un peu d’orgueil ? Ou est-ce une jactance qui subtilement remonte à la surface, telle le phénomène des actes manqués amplement décrit par monsieur Freud ?

Ha ! (Crédieu ! Encore une forme vieillotte !) Quel plaisir avons-nous à tout ainsi disséquer !

Et dire que c’est «la session de tous les dangers» de Mme Legault qui nous inspire.

«Analyser l’humour c’est comme disséquer une grenouille. Il y en a que ça intéresse et les grenouilles en meurent.»
[Elwyn Brooks White]

Bonjour,

Bien évidemment que le tout peut paraître anodin pour la très grande majorité de nos amis les péquistes qui sont loin d’être politisés, les dommages causés par cet embrouillamini sur cette supposée charte des valeurs à la québécoise seront incommensurables. Tout à fait assez graves pour que certaines hautes instances à l’internationale soient déjà alertées par ce non sens, ce « pétage de broue nationaliste » qui n’a ni queue ni tête pour l’oeil averti de celui qui est au parfum de tous les méandres de la politique politicienne.

En effet, surtout sur le plan politique, nos amis du Parti Québécois viennent de mettre définitivement une « croix » sur la pauvre Cause Nationale parie sur le « reculons » depuis le référendum de 1980. Car oublions le référendum de 1995 avec son 49.4 % d’Effet Bouchard et rien d’autre. Et pourtant, quelle ingratitude ont nos nationalistes québécois envers le Dalaï d’Alma ? Monsieur Lucien 49.4 % d’Effet Bouchard eut cette emprise sur nos nationalistes québécois en les faisant « planer si haut » que certains en ont encore le vertige. Comment cet homme aux allures de jésuite, comment ce tribun comme jamais nul autre lui arrivera à la cheville possédait cet ascendant, toute l’hyper puissance de son aura sur les nationalistes du Québec qui ceux ci dans un élan national ont su « péter plus haut que le trou » et de loin avec ce 49.4 % d’Effet Bouchard essentiellement. Le reste n’est que pétage de broue nationaliste et rien d’autre, ce que nous pouvons constater maintenant avec nos amis du Parti Libéral qui mènent dans les sondages malgré TOUT ce qui leur est reproché.

En outre, depuis cet incident lors du référendum de 1995 concernant Monsieur Jacques Parizeau et les votes soi disant ethniques, le Parti Québécois essaya de colmater tous les trous, d’amenuiser depuis ce malheureux incident les aspérités, toute la rugosité acrimonieuse de certains vieux croûtons du Premier Lit de Ti Poil envers les « ethnies ». Et dire que maintenant, tout ce semblant d’ouverture envers les Autres, tout ce faux vernis vient d’être égratigné de plus belle. Tant d’efforts bousillés « rien que d’une claque » me disait un chaud partisan d’Option Nationale dont le chef nationaliste tant adulé et mystifié vit « sa conquête de plein gré » sous le Ciel clément de l’Angleterre.

De plus, dans le « real politik », le Parti Québécois vient comme affirmé en haut du texte de mettre pour de bon et façon définitive une croix sur son projet de la Cause gisant avec la « pantoufle à terre » depuis trop longtemps. Fini la respiration artificielle enfin ! Ce qui ravivait bien des espoirs nationalistes. Avec cette pseudo charte des valeurs soi disant québécoises, le virage définitif de l’affirmation nationale au sein du Canada est maintenant pris pour de bon. Mais OÙ est donc passé le fameux Article UN du programme de nos péquistes ? Car tout ce charabia démontre en filigrane l’abandon officiel de cette pseudo souveraineté associative dans la semaine des quatre jeudis.

En terminant, avec cette pseudo charte aux relents de « racisme déguisé », le Parti Québécois s’est définitivement mis à dos tous ceux de la communauté internationale qui avoir cru retrouver un certain capital de sympathie pour le nationalisme québécois depuis ces incidents de 1995. Car même avec un pointage de 70 à 75 % de OUI chez le Pure Laine, jamais la Commission de Venise ni les hautes instances de l’ONU n,accepteront ce pointage tout à fait ethnique. Le ciel est à tout jamais gris pour la Cause maintenant. Au plaisir, John Bull.

M. John Bull, le multiculturalisme est certainement du racisme déguisé ou de la xénophobie. C’est ce que j’avais pu observer quand j’étudiais l’anglais à Londres. Je me permets de citer AUTOPSIE IN VIVO. Pourquoi pas? « Tous les apprentis de la langue anglaise étaient enfermés dans une sorte de « réserve » bien qu’on n’en vît point les frontières. Le « British council » s’occupait très bien d’eux. Ils avaient à leur disposition écoles, bibliothèques, clubs, etc. Mais pas de contact avec les Anglais. A croire que ceux-ci redoutaient d’être contaminés et que la Grande Bretagne perdît son orgueilleuse insularité ». Non! Le multiculturalisme de ce pays ne peut servir de modèle au Québec. Vivement la charte des valeurs québécoises.Nadine Magloire

Mon « petit doigt » me dit que l’ensemble des partis se sont donnés pour objectif de terminer l’année au mieux. Tous fourbiront leurs armes en vue de la joute ultime qui pourrait bien se produire au printemps 2014. Encore que tout soit possible et que nos élus ne décident de prolonger leur session faute de mieux.

On ne sait trop si le PLC ne se trouve confronté à quelques peaux de bananes laissées tombées négligemment dans une quelconque glacière par quelques ex-ténors du parti. Pas facile pour Philippe Couillard de demeurer « cool » dans la circonstance.

Les hostilités pourraient reprendre néanmoins vers la mi-novembre quand ce brouillon de Charte soumis à débat à nous le peuple, soit enfin rédigé dans une forme admissible par les parlementaires. Mon « petit doigt » me dit (il me parle souvent) que ce sont les valeurs d’une vraie société laïque qui vont être mises de l’avant, puisque au fond à peu près tout le monde est pour la laïcité. Pourquoi se mettre une partie du « bon peuple » à dos pour de simples questions vestimentaires. Après tout, les croyants savent très bien suivant leurs croyances que c’est ou bien Dieu ou bien le Démon qui nous habitent ou parfois tour à tour les deux à la fois.

Les initiés savent très bien que l’un et l’autre peut prendre toutes les apparences lorsque ni l’un ni l’autre n’ont besoin de symboles ostentatoires pour influer sur le comportement des âmes qui sont en leur possession. Et si l’État ignore cela, c’est qu’il n’est pas laïc !

La CAQ va devoir se trouver sa personnalité tant au sens propre qu’au sens figuré. J’entendais aujourd’hui encore Jacques Duchesneau, c’est incroyable comme son message passe autrement mieux que celui de François Legault.

Qu’on le veuille ou pas la politique, ce sont d’abord des êtres humains et certains humains politiciens sont plus doués que d’autres pour convaincre les gens. Ainsi, Lucien Bouchard me faisait croire dans les bienfaits de la souveraineté lorsque définitivement pas Pauline Marois. Et moins encore le ministre Drainville au chapitre des valeurs. Le PQ — hormis peut-être Jean-François Lisée — ne dispose pas de bon commis voyageurs crédibles. Ce n’est donc pas sur les valeurs qu’il doit travailler, c’est plutôt sur la gamme produits et sur son marketing.

Voici la vraie nature du Québécois !
Piégé à CKOI Qc, Lucien Bouchard affirme ne pas vouloir faire de sortie publique sur la #Charte, mais a été consulté par @BernardDrainville.
Facile a comprendre pourquoi le % de ceux qui étaient favorable a diminué. soudainement »le bonhomme sept-heure » sort ( Trudeau, Desjardins,Taylor, les maires fraudeurs de Montréal) et fait Boouoou.
Maudit Paul c’est pas Chrétien ce que l’ont veux faire la on change -tu d’idée après tout on est des Québécois, pas des Russes comme Taylor a dit.

Je suggère à tous ceux qui sont contre la charte des valeurs québécoises la lecture de certains livres qui leur ouvriront peut-être les yeux:: LES SOLDATS D’ALLAH A L’ASSAUT DE L’OCCIDENT de Djemila Benhabib et LES ISLAMISTES SONT DÉJA LA – Enquête sur une guerre secrète, de Crhistophe Deloire et Christophe Dubois. Du premier il est dit: »Dans un récit en arabesque qui passe du général au particulier, qui entremêle
l’ analyse des idéologies aux exemples de leurs conséquences réelles sur les individus, en Egypte ou en Iran aussi bien qu’au QUÉBEC ou en Belgique, Djemila Benhabib lance ici un appel à la vigilance démocratique et un plaidoyer sans concession pour la laïcité. » Ce livre est publié chez VLB éditeurs.

Le second ouvrage que je vous suggère est de deux grands journalistes français. « La guerre secrète entre les islamistes et la République a déjà commencé. Christophe Deloire et Christophe Dubois nous livrent une enquête passionnante et effrayante sur cette discrète infiltration qui menace notre liberté à tous ». Josée Legault est une spécialiste de la politique. Je me demande si elle a lu ces deux ouvrages car elle semble plus intéressée à combattre Mme Marois et les péquistes qu’à réfléchir sur les agissements des musulmans d’ici. En 1939, les Européens s’étaient montrés d’une coupable insouciance concernant Hitler et ses ses cohortes de nazis. On dirait que l’histoire se répète. Ces jeunes femmes qui soudain ont manifesté la nécessité de porter le voile alors que leur mères ne le faisaient pas, c’est, je l’ai déjà dit, la cinquième colonne des islamistes. Le peuple Québécois est jeune. Mais il doit bien exister encore quelques vieux qui se souviennent. et, j’espère, des jeunes qui ont un peu étudié l’Histoire récente, celle du siècle que nous avons quitté depuis seulement 13 ans! Nadine Magloire

Le second ouvrage qu je vous suggère estr de deux grands journalistes

M. John Bull, la réflexion de M. Parizeau sur l’argent et le vote ethnique le soir du référendum est la STRICTE VÉRITÉ même si l’indignation fut grande à l’époque. Les humains n’aiment pas les vérités qui leur sont lancées en pleine face. Je l’ai vérifié tout ma vie, ma longue vie (81ans). Je suis moi-même une « ethnique ». D’un petit pays minable, mais qui a su un jour conquérir son indépendance alors qu’il était composé d’anciens esclaves. J’ai donc voté « oui » aux 2 référendums. L’exception qui confirme la règle…Nadine Magloire

Vous m’impressionnez Madame. Je dirais même que vous m’inspirez.

Autant dans votre réponse et dans l’ensemble de vos commentaires ont sent votre humanisme, autant celui à qui vous répondez ne s’alimentent qu’aux racines de la haine. Il faut être bien malheureux pour s’acharner à haïr à ce point. Mais heureusement vous êtes un baume pour ceux qu’il attaque continuellement et sans relâche. Le Québec s’est certainement enrichi en vous accueillant. Il pourrait même, madame Magloire, s’en faire une «gloire» 🙂

«Il y a des gens qui sèment des parcelles de soleil sans faire ombrage aux autres.»
[Florence Halley]

Les commentateurs de blogs aiment bien se cacher derrière un surnom. Moi, je signe toujours de mon nom. Je n’ai pas peur d’afficher mes opinions même si cela m’a causé parfois du tort. JOHN BULL : »Nom d’un personnage symbolisant l’Angleterre ou encore l’Anglais typique. Ce monsieur serai t-il « british »?On cite la Grande Bretagne et son multiculturalisme, sa tolérance. Je ne pense pas que ce pays puisse servir de modèle au Québec. Quand je vivais à Londres dans les années 1956-57, on pouvait voir afficher très crument: pas de personnes de couleur sur les annonces d’appartement ou de chambre à louer. ùil y avait alors beaucoup d' »ethniques », les sujets colonisés de sa majesté ou anciens sujets. J’imagine que leur nombre a quintuplé vu qu’en général ça va assez mal dans ces pays. J’imagine que le racisme anglais a quintuplé lui aussi car on n’aime pas se voir envahis par des gens qui ont des moeurs tellement différents et qui à l’occasion deviennent des meurtriers. Je suggère la lecture d’un essai de Neil Bissoondath, d’origine trinidadienne mais tout à fait intégré à Québec SELLING ILLUSIONS – THE CULT OF MULTICULTURALISM IN CANADA paru en 1994. Il y a une version française. Neil Bissoondath est aussi romancier. A mon avis aussi grand que son oncle prix Nobel de littérature. Nadine Magloire

Bonjour,

Bien évidemment, tout en disant merci à Madame Josée Legault pour ses choix « éclairés » de topo, par la présente, je me permets de répliquer à Madame Nadine Magloire. Avec cette présomption que cette dame est d’origine Haïtienne. Car je me permis depuis le début des années 1960 de côtoyer plein d’Haïtiens dans la métropole de Montréal et de même livrer combat à leur côté et de leur côté de part mon vieux fond d’activiste dans les tripes. Et tout d’abord pour affirmer en toute connaissance de cause que tous les Haïtiens que j’eus la chance de connaître étaient et de très loin infiniment plus politisés que tous les nationalistes québécois ensemble. Et à vrai dire, le nationalisme haïtien et le nationalisme québécois sont identiques ou presque. Toutefois, après avoir souventes fois lu attentivement de vos commentaires, je pus remarquer toute l’intolérance qui vous anime, vous la catholique de souche tout comme nos nationalistes québécois. Et quelle intolérance envers la religion islamique dans vos propos. Et n’oubliez jamais que les musulmans d’aujourd’hui sont les boucs émissaires de nos bons nationalistes québécois tout comme furent dans un passé pas si lointain les Italiens et les Polonais et comble de l’ironie, les Haïtiens qui arrivèrent ici au début des années 1960 afin d’être des « bouches trous » pour pallier à un manque flagrant de main d’oeuvre. Tout ça dans la foulée de la construction du Métro de Montréal ainsi que toutes les infrastructures d’Expo 1967.

En effet, pourquoi mordre avec tant de rage la main amicale toute Canadienne qui vous accueilli ici avec une immense cohorte d’Haïtiens au début des années 1960. Tous ces Haïtiens condamnés à laver la vaisselle et à conduire misérablement des voitures taxi dans la métropole et se faire traiter de tous les noms par les bons québécois nationalistes et Pure Laine. Alors étudiant au tout début de l’UQUAM pour y faire un baccalauréat en psychologie, je pris mon permis de chauffeur taxi à Montréal en 1967 afin de gagner mon pain et de payer mes études. Tout comme j’étais dans le jargon du métier un vulgaire « hustler », je choisis de travailler pour la compagnie Métropole. Tout comme parfois je fus obligé de travailler sur à peu près toutes les compagnies comme Expo Taxi, SOS Taxi, Beaubien Taxi, Hochelaga Taxi ainsi que sur La Salle et Diamond Taxi. Pauvre Madame Nadine Magloire qui avez la mémoire qui flanche ! Car les Blancs de Peau nationalistes à l’Est de Saint Laurent en appelant une voiture taxi disaient carrément au « dispatcher » : Je ne veux pas d’Haïtiens, pas de NOIRS. Et tout ça était sur les ondes des voitures taxi. Et pour déloger un Haïtien qui osait prendre sa place à ses risques et périls sur un « stand de Diamond » à l’est de Saint Laurent, les autres chauffeurs blancs de peau et Pure Laine nationalistes du trognon téléphonaient en sourdine au « dispatcher » : il y a un « BOUBALOU au 19 » soit coin Rachel et Christophe Colomb. Et le répartiteur tout de go demandait le 19. Alors que le chauffeur Haïtien se faisait donner « une fausse adresse » pour l’envoyer dans le champ selon l’expression consacrée de l’époque. C’est à dire que pour déloger grossièrement le chauffeur Haïtien, le répartiteur l’envoyait tout bonnement sur une « FAUSSE ADRESSE ».

En outre, pourquoi tous les chauffeurs de taxi Haïtiens sans exception aucune étaient tous condamnés à travailler tout l’OUEST de la ville de Montréal où résident les Anglophones qui les acceptaient ? Tous les Haïtiens qui conduisaient des voitures taxi étaient condamnés à travailler pour Diamond Taxi, Vétérans Taxi ainsi que Hemlock’s Taxi dans l’Ouest de la ville jusqu’en 1975, alors qu’arriva la Charte des Droits et Libertés du Québec par l’entremise du Parti Libéral et de Feu Robert Bourassa. Et pour contrer votre manque de mémoire ou bien si celle ci est sélective, j’étais du côté HAÏTIEN par humanisme et tout à fait par dégoût du racisme lors de la fulgurante algarade soit cette ÉMEUTE DU TERMINUS VOYAGEUR qui dura toute une nuit au coin de Berri en face du Terminus Voyageur. Lors de ce GRAND SOIR où les chauffeurs de taxi Haïtiens se révoltèrent et prirent de force tous les « STANDS du Terminus Voyageur . De sanglantes batailles s’ensuivirent entre les chauffeurs nationalistes et Pure Laine et les chauffeurs Haïtiens. Car aucun chauffeur de taxi Haïtien à l’EST de Saint Laurent n’avait le droit d’aller sur un « stand » pour blancs de peau seulement. N’est ce pas du racisme, n’est ce pas de la ségrégation Madame Nadine Grégoire ?

Par ailleurs, après l’adoption de la Charte des Droits et des Libertés du Québec en 1975, toutes les compagnies de l’Est de Montréal qui refusaient d’engager des Noirs se virent obligées de le faire. Ainsi, Beaubien Taxi, EXPO taxi, Métropole taxi, SOS taxi, Boisjoli taxi ainsi qu’Hochelaga taxi commencèrent d’employer des NOIRS forcés par la LOI. Seulement de mémoire, les Taxis COOP refusèrent ety contestèrent le TOUT en Cour Suprême où bien évidemment ils perdirent devant cette Charte des Droits et des Libertés.

Tout en concluant Madame Nadine Magloire pour encore une fois vous affirmer que le nationalisme québécois et celui d’Haïti sont tout à fait identique avec les mêmes patterns de ressentiment. Essayez donc de lire un de mes amis Haïtiens, soit Monsieur Rodney Saint Éloi qui fonda sa maison d’édition ayant pignon sur la rue Bélanger Est à Montréal qui est en même temps l’éditeur de Dany Laferrière soit Mémoire d’Encrier. Tout en allant sur Google, vous cliquez cette phrase complète soit : Combattre la toute puissance du ressentiment. Le tout est un texte de Monsieur Rodney Saint Éloi présenté à Port au Prince sous l’invitation de mémoire encore de Madame Nancy Rock. Ou bien allez sur : http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/saint-eloi_combattre.HTML. Ainsi, vous découvrirez en lisant ce texte récité à Port au Prince soit : Combattre la toute puissance du ressentiment en cliquant sur Google que vous avez tout simplement changé de nationalisme en passant par le nationalisme Haïtien au nationalisme québécois. Et si vous n’avez pas peur encore une fois des mots, allez sur Google et cliquez sur cette phrase : combattre la toute puissance du ressentiment. Un texte très fort de Monsieur Rodney Saint Éloi dans la foulée de la puissance évocatrice du brillantissime MARC ANGENOT…… Avec plaisir et je signe Yves Rioux car la plupart des intervenants le savent………

En addenda : suite à une quelconque erreur de frappe, mon lien est inexact. Il suffit d’aller sur Google et cliquez sur cette phrase complète soit : comprendre la toute puissance du ressentiment. Et merci en m’excusant vivement pour cette méprise……. Avec plaisir, John Bull.

Nous pourrions tout aussi bien demander à M. Yves Rioux de nous dire ce qu’il pense de votre opinion. mais peut-être pense-t-il tout comme vous. Ce ne serait que normal.

Dans votre dernier paragraphe, vous parlez, M. Rioux de ressentiment. Où peut-on voir du ressentiment dans le projet gouvernemental d’une charte des valeurs ou même dans le texte de Mme Magloire, qui nous adresse des mots d’une très grande lucidité et d’un très grand espoir. Cette dame, contrairement à vous M. Rioux, ( Oh ! je m’excuse. Je devrais plutôt dire Mr Bull votre co-chambreur) n’utilise pas toutes les ressources de sa pensée pour ridiculiser voire même insulter.

Quant à votre cours sur l’histoire du taxi à Montréal, je ne peux lui donner plus de crédit que son auteur peut en avoir, lui qui a plutôt une identité ambigüe.

Alors saluez bien M. Rioux de ma part.

«Internet est le rendez-vous des chercheurs, mais aussi celui de tous les cinglés, de tous les voyeurs et de tous les ragots de la terre.»
[Alain Finkielkraut]

M, John Bull ou Yves Rioux, votre dernier paragraphe est bien confus. Je ne suis pas arrivé à comprendre ce que vous voulez dire au juste. Je suppose que vous n’avez aucune idée de qui est Nadine Magloire. J’ai fait de la radio et du journalisme dans mon pays d’origine. Mais ici c’est à peine si j’ai pu trouver un travail de dactylo. Je me suis inscrite à l’Université Concordia pour un diplôme de traductrice que je n’ai pas eu. J’ai vécu dans une très grande solitude. Je ne me suis fait qu’un ami québécois connu au parti québécois. J’ai du éviter les Haïtiens, leurs intrigues, leurs tratrises. J’ai du lutter longtemps contre la dépression nerveuse. J’ai perdu mon statut social. Il y a quelques 8 ans j’ai eu l’idée d’écrire des « lettres engagées » que j’envoyais à des journalistes, à des écrivains, à des connaissances, à des membres de ma famille en Haïti, aux Etats-Unis, en France, au Canada. Quelques journalistes , très peu , après m’ont demandé de les enlever de ma liste. Ils me trouvaient sans doute culottée, moi une inconnue, de me permettre de leur envoyer des lettres où j’opinais sur différents sujets. Je suis la bête noire de la radio de Radio Canada parce que je me suis permise de les critiquer à l’occasion. Dans mon pays d’origine j’avais publié deux courts romans qui avaient fait scandale parce que j’osais parler de sexe assez crument. LE MAL DE VIVRE (1068) , LE SEXE MYTHIQUE (1975). A Montréal, j’ai publié en 2009 AUTOPSIE IN VIVO et en 2010 AUTOPSIE IN VIVO – LA SUITE. Radio Canada a fait complètement si lence sur ces deux romans parce que j’avais eu l’outrecuidance d’écrire au Vice-président de l’époque ce que je pensais de lui quand il a suprimer la Chaïne Curlturelle de Radio-Canada. Stanley Péan, collaborateur de Radio Canada, en 2009 était le président de l’Union des Écrivaines et écrivains du Québec (L’Uneq) et rédacteur en chef du magazine gratuit LE LIBRAIRE n’a même pas annoncé la sortie d’AUTOPSIE IN VIVO dans un magazine consacré aux livres. Sans doute pour ne pas déplaire à ses patrons de Radio Canada et très probablement parce que je suis dans AUTOPSIE IN VIVO très critique d’Haïti, des Haïtiens et particulièrement des intellectuels Haïtiens. Mon manuscrit était terminé depuis 1981. Les Haïtiens d’ici ont fait silence sur ces deux romans. Des critiques Québécois aussi parce qu’avec le grand malheur arrivé à Haïti (tremblement de terre en2010) il n’,était pas question de parler d’un livre si critique au sujet des Haïtiens qui ont eu soudain toutes les qualités!

Si je vous raconte tout cela c’est que MOI, j’aurais toutes les raisons de détester québécois et Haïtiens). Tandis que les Haïtiens de Montréal n’auraient jamais eu en Haïti la vie qu’ils ont ici. Quand il s’agit de racisme s’il y a un pays où il règne c’est bien en Haïti. On l’appelle « préjugé de couleur ». Quant à votre ami Rodney Saint-Éloi, dans une de mes « lettres engagées » j’ai eu l’occasion de relever combien il avait gardé de ressentiment au sujet du dédain dont il avait été victime, enfant, par d’autres appartenant à des familles bourgeoises. Je ne sais pas du tout à quoi vous faites allusion par « Combattre la toute puissance du ressentiment »., un texte de Saint-ÉloyIl y a un proverbe créole qui dit: « neg raï neg depuis kan guinée ». Traduction: « ». Hélas les choses n’ont guère changé.

Cela ferait du bien au Québécois de passer quelques mois en Haïti. Cela leur permettrait de constater combien ils sont chanceux de vivre ici et ils se plaindraient un peu moins. Quant aux « ethniques » de Montréal, je doute qu’ils retourneraient dans leur pays d’origine si on votait la charte des valeurs québécoises. J’ai séjourné dans divers lieux. Malgré TOUT, malgré le peu d’accueil que j’ai eu des Montréalais et de mes compatriotes, c’est à Montréal que j’aime vivre. Nadine Magloire.

Si j’ai laissé passer des fautes vous m’excuserez étant donné mon âge, mes problèmes de santé et ma fatigue. A propos, je suis fort bien soignée à l’hpopital Notre-Dame.

ADMIN : Je sens qu’on s’éloigne de plus en plus du ou des sujets de ce billet. Nous allons donc clore ici cet interlude haïtien. Merci.

Non, on ne s’éloigne pas du sujet. Les Haïtiens si fiers de leur indépendance acquis par leurs ancêtres d’anciens esclaves n’ont pas voté « oui » pour la souveraineté du Québec en 1980 et 1995 parce qu’ils ont cette crainte absurde qu’après l’indnépendance les Québécois les chasseraient du Québec. A votre avis d’où leur vient une telle idée? Ils sont silencieux concernant cette charte. Pourquoi? Il redoute les représailles du Fédéral dont ils reçoivent de l’argent. Car le Canada et le Québec fournissent aux immigrants des subventions pour garder leurs coutumes. Combien de Québécois participent aux activités des Haïtiens ou à celles d’autres communautés? Le multiculturalisme c’est la multiple solitude. Cette charte pourrait servir de ciment. NM

@ John Bull, alias Yves Rioux, qui écrit ici :

«Oui, certainement ! Mais pas au prix de m’offrir une constipation en règle ! Je ne suis pas le « gorlot » qui écrit sur différents blogues rien que pour s’afficher….. Au moins, j’aime bien me réveiller très tôt le matin en ayant cette « ligne de vie » par le respect de ne point faire attendre personne. Et ça, non jamais….. Yves Rioux.

Par John Bull le 18 septembre 2013 à 14 h 52 »

Comme me le faisait personnellement remarquer le modérateur de ce blogue, je ne vois aucun rapport entre votre commentaire et le sujet présenté par Mme Legault.

Aussi je serais heureux que vous expliquiez en terme plus clair comment vos propos confus ont un lien avec le sujet du jour.

Bonne journée M. Yves Rioux 😉

«La meilleure façon de manquer d’humour c’est d’affirmer qu’on en a.»
[Didier Nordon]

Bonjour,

Avec cette rentrée politique, la session automnale sera bien sûr de tous les dangers lorsque nous nous laissons aller notre flair pour juger de la direction et de la vélocité du vent. Nos amis du Parti Libéral ainsi que la CAQ vont tout faire pour laisser aller le Parti Québécois dans cette gouvernance provinciale. Et lorsque les nationalistes québécois s’apercevront sur le « tard » soit dans un an ou deux de gouvernance sans parler un seul mot de la pauvre Cause, que pas un traître mot concernant la foutue Cause Nationale, ceux ci réaliseront sur le tard que le Parti Québécois est devenu un parti comme l’Union Nationale. Et que la pseudo pseudo souveraineté du Québec dans la semaine des quatre jeudis ne fut qu’un leurre depuis le référendum de 1995 car n’eut été de l’Effet Bouchard, le pointage était tout à fait en bas du score de 1980.

Et c’est alors que le Parti Québécois vivra la session de tous les dangers lors nos amis les péquistes qui semblent totalement inconscients de ce qui se joue dans leur dos. En étant encore une fois les dindons de la farce alors que leur propre parti soit le Parti Québécois s’ingénie à leur jouer dans les émotions en leur stimulant le « patriote intérieur » avec cette grossière farce de charte des valeurs à la québécoise. Car nos amis de la gang des péquistes semblent oublier que le Parti Québécois est minoritaire et peut tout à fait être renversé « rien que d’une claque » par le Parti Libéral et la CAQ. Ce pseudo show de boucane fera voir qu’un immense boucan aux citoyens politisés tandis que nos péquistes n’y verront que du feu encore une autre fois, les pôvres.

En terminant, les débats de cet automne à venir risquent d’être fort houleux à l’Assemblée Législative du Québec. Et non pas l’Assemblée Nationale dont l’adjectif, le qualificatif national est « réservé » pour un pays et non pas une province qui prit dans la caboche de nos nationalistes un rêve éculé pour une réalité. Car même avec un nationalisme totalement identique au nationalisme Haïtien qui est basé sur le ressentiment, nos nationalistes québécois devront bien se mettre dans le cabochon un jour qu’il n’y a qu’un SEUL ET UNIQUE pays francophone dans les Amériques et c’est la Perle des Antilles, soit Haïti. Car les Haïtiens ont eu assez de « couilles eux autres » en 1804 pour renverser la France colonisatrice et les sortir dehors avec de grands coups de pieds au cul. Les Haïtiens, tout en étant pieds nus avaient assez de courage pour s’assumer et sortir la France du paysage. Tandis qu’ici au Québec, nos nationalistes québécois tout en ayant la chance « d’avoir les bottines fournies par Ottawa » ratèrent deux fois plutôt qu’une en trouvant le tour, même avec les bottines et le cash de’Ottawa de se « mettre les deux pieds dans la même bottine » et tout bousiller. Bien sûr, il n’y aura toujours qu’un seul pays francophone dans les Amériques et c’est HAÏTI…… Oublions les grandes gueules d’ici, pseudo charte des valeurs ou pas, rentrée politique ou pas ? Au plaisir, John Bull.

A propos de ma réponse à John Bull ou M’ Rioux, la traduction du proverbe créole qui, comme par enchantement, a disparu c’est LE NEGRE HAIT LE NEGRE DEPUIS LA GUINÉE. Nadine Magloire

Qui crée la division? 95% des journalistes, éditorialiste et commentaires qu’on filtrent sont contre la charte en annonçant une catastrophe épouvantable. C’est fascinant de voir comment vous êtes devenue aussi rétrograde et réactionnaire qu’André Pratte. Où est passé votre acuité politique? On se croirait en pleine propagante de droite. Je ne vous reconnais plus.