La saison (morte) des idées au PQ et au Bloc

Peut-on sérieusement penser que les péquistes ont perdu des appuis au profit de la CAQ et des libéraux parce que les électeurs trouvaient que Pauline Marois n’était pas assez souverainiste ?

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Photo: Ryan Remiorz/La Presse Canadienne

PolitiqueLa défaite électorale du PQ a fait mal aux indépendantistes. Un travail colossal de reconstruction les attend. Ils doivent rebâtir, faire les choses différemment et amener une nouvelle vision. Après celle de 2004, une nouvelle saison des idées est lancée pour les souverainistes.

BQ-FLQ : même slogan

Commençons par le Bloc. Mario Beaulieu vient d’être élu à la chefferie et promet de mettre le cap sur la souveraineté, toute voile dehors. Lors de son discours de victoire, il a même scandé un «nous vaincrons» bien senti.

Ce slogan est tristement célèbre, car il était entre autres utilisé par le FLQ durant la Crise d’octobre. Peu, toutefois, se rappellent que cette harangue a aussi été reprise à son compte par le FRAP, exactement à la même période. Principal parti d’opposition municipal, celui-ci faisait la lutte à Jean Drapeau aux élections de l’automne de 1970. Le maire de Montréal n’avait fait ni de une ni de deux, s’empressant d’associer le FRAP aux extrémistes. Résultat : Drapeau avait fait élire 52 conseillers municipaux sur 52.

Au-delà des slogans douteux, reconnaissons quand même quelque chose au nouveau chef : la clarté. Il croit en l’indépendance, et celle-ci sera son seul enjeu électoral.

On se demande toutefois sur quelle planète vivait M. Beaulieu, le 7 avril dernier. Les libéraux n’ont eu qu’à agiter le spectre référendaire pour que le PQ enregistre son pire résultat depuis 1970. Peut-on sérieusement penser que les péquistes ont perdu des appuis au profit de la CAQ et des libéraux parce que les électeurs trouvaient que Pauline Marois n’était pas assez souverainiste ? Comme dit l’adage, poser la question, c’est y répondre.

Dans ce contexte, projetons-nous dans l’avenir et imaginons la campagne électorale fédérale de 2015. Alors que les rouges seront toujours fermement au pouvoir à Québec, le Bloc dira aux électeurs que c’est le moment de voter pour la souveraineté dans le contexte d’un scrutin fédéral. Tout cela alors que les autres partis discuteront de finances publiques, de transferts aux provinces, d’environnement, de suicide assisté, de prostitution, etc.

À moins d’un revirement de circonstances extraordinaires, ce qui est peu probable, on voit mal comment le Bloc pourra faire un mois de campagne en ramenant tout à l’indépendance. Son message sera complètement déconnecté des enjeux de l’élection.

Ajoutons à cela que le chef bloquiste devra tenir compte de ce qui se passe au PQ. Si le futur leader péquiste refuse de foncer tête baissée (ce qui est probable), le Bloc sera en porte-à-faux avec le grand frère souverainiste.

Si le choix n’est pas encore arrêté, il y a tout lieu de croire que les principaux candidats auront une attitude bien plus attentiste que celle du parti souverainiste fédéral. Dans un cas comme dans l’autre, les bloquistes seront dans une position intenable.

D’ici là, le débat d’idées se poursuivra du côté du Parti québécois. Il est très intéressant d’observer les pistes de solution lancées par les députés, candidats défaits et militants depuis le 7 avril : «il va falloir travailler plus fort» ; «on doit rejoindre les jeunes» ; «il faut refaire notre branding» ; «il faut parler de souveraineté, avec passion» ; «il faut mieux expliquer» ; «Québécois, dites-nous dire quel genre de pays vous voulez, embarquez !».

Ces formules et appels au militantisme constituent une copie conforme d’opérations que lançait le PQ au milieu des années 1980, alors que le mouvement souverainiste était dans un creux de vague. Il s’agissait de «sortir, parler et convaincre». On allait rencontrer les gens, on leur parlait de souveraineté, on tentait de les convaincre et, en fin de compte, l’aiguille des sondages restait désespérément mauvaise pour la souveraineté.

Faut-il s’en surprendre ? En politique la parole ne suffit pas à donner le ton au débat. Les idées, les valeurs d’un parti politique doivent s’incarner et s’illustrer par des propositions concrètes alors qu’il est dans l’opposition et par des décisions et des gestes une fois qu’il est au pouvoir. Le cas échéant, les beaux discours demeurent sans lendemain.

Lisée-Cloutier-Trudeau : même méthode

Parlant de propositions concrètes, regardons maintenant la seule qui ait été formulée à ce jour.

Comme trop souvent au PQ, celle-ci touche la méthode plutôt que le fond : il s’agit d’élargir la course à la chefferie pour en faire une primaire ouverte.

Tous ceux qui se déclarent sympathisants pourraient participer. Cette approche risque de diluer les principes nationalistes sur lesquels le PQ s’est construit au profit d’un concours de popularité basé sur les sondages du moment, et dans lequel tout le monde peut voter.

Il est intéressant d’examiner d’où vient cette idée au Canada. Le Parti libéral fédéral défendait la même idée en 2011 avec la machine de Justin Trudeau, qui poussait dans cette voie. Des changements permettant aux sympathisants de voter pour le chef ont été apportés en vue de la course au leadership.

Voilà ce qui a permis l’élection de M. Trudeau, un personnage sans vision ni substance, si ce n’est son hostilité au nationalisme québécois. Certes, il est excellent à faire la une des magazines people ou à mettre en scène ses talents de boxeur. Est-il pour autant un bon chef politique ?

De la même façon, en France, la primaire ouverte a mené au choix de François Hollande, élu par les sympathisants socialistes. Ce dernier enregistre les pires scores d’impopularité dans l’histoire de son pays.

Après la défaite électorale de 2003, le PQ s’était lancé dans «la saison des idées» afin de sortir des limbes. L’exercice s’était conclu à l’automne 2004, après que plusieurs propositions eussent été formulées et auxquelles le chef Bernard Landry se disait ouvert.

Les militants voulaient utiliser des fonds publics pour mousser la souveraineté ; on souhaitait aussi établir un cheminement précis entre l’élection et le référendum. Il avait été entendu également que cette consultation populaire se tiendrait sous supervision internationale.

Porté par son verbe lyrique, M. Landry voyait d’ailleurs l’indépendance advenir dans un horizon de cinq ans. Quelques mois plus tard, il n’était plus aux commandes de son parti. Deux ans après, avec André Boisclair à sa tête, le PQ ne formait même plus l’opposition officielle à la suite des élections de 2007.

Au lieu du printemps du peuple québécois, les souverainistes s’étaient retrouvés en pleine saison morte.

* * *

À propos de Frédéric Bastien

Frédéric Bastien est professeur d’histoire au Collège Dawson et l’auteur de La Bataille de Londres : Dessous, secrets et coulisses du rapatriement constitutionnel. Il détient un doctorat en histoire et politique internationale de l’Institut universitaire de hautes études internationales.

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37 commentaires
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Faudrait être borné et prétentieux comme le PQ pour penser ça, ou nombriliste devrais-je dire

M. Bastien, vous êtes avec Mathieu Bôté, Eric Bédard, Beauchemin, un des stratèges derrière la candidature de PKP.. Vous êtes toujours dans le déni.

Qui tirait les ficelles depuis l’élection de Pauline Marois? Vincent Marissal avait écrit une chronique très éclairante à ce sujet. c’était votre groupe de conservateurs nationalistes.

Et quel fut le résultat de cette stratégie nationaliste identitaire ethnique? La défaite du PQ… Alors ne cherchons pas plus loin la méfiance des progressistes péquistes envers les conservateurs nationalistes.. Pauline Marois, élue par la gauche, avait entrepris grossièrement un virage tout à droite avec l’arrivée de PKP.

Et non seulement un virage tout à droite mais républicain.. le rejet des institutions britanniques.

Eh! bien je vous informe que ce sont: et de un, le discours identitaire « incarné par une Charte xénophobe », et de deux, une vision » républicaine » en lieu et place du système judiciaire et législatif canadien, qui ont plombé l’élection de Pauline Marois.

Les Québécois sont foncièrement inclusifs et réfractaires à l’instauration d’une république pour le Québec. L’exemple de la France par les temps qui courent n’incitent guère à reproduire un tel système.

L »idée du système parlementaire britannique avec sa royauté symbolique se retrouve confortée et de loin jugée préférable à l’idée « d’un individu » président qui incarne tout un peuple.

Et c’est précisément la mission que se donner PKP…devenir le premier Président de la république du Québec. Pour ses enfants, il veut non seulement leur laisser Québécor en héritage, mais un pays républicain…. Une oligarchie en devenir??…

Alors sachez que le candidat PKP fait plus de tort à la Cause souverainiste que ne saurait le faire les progressistes nationalistes péquistes sur lesquels vous vous acharnez.. ils font l’objet d’une campagne de dénigrement tous azimuts de la part de votre clan nationaliste conservateur.

L’idée d’un vote élargi et non réservé aux membres vous déplait car il en va de l’élection ou de la non-élection de PKP..

Je n’ai jamais été aussi fière d’être québécoise que le soir du 7 avril dernier. Les Québécois ont su lire entre les lignes de la propagande médiatique ambiante..

Ils savent aussi lire entre les lignes de celle qui continue à sévir.. la droite, la CAQ, Legault et sa photogénique conjointe.. voilà qui deviendra le terreau à exploiter par l’armada de chroniqueurs du média qui se targue de ne pas avoir de ligne éditoriale!!!…

Michel Hébert avait pondu une chronique intitulée « Les cons » par laquelle ciblait avec tellement de justesse le cœur de la débandade péquiste.. « les journalistes prennent les citoyens pour des cons »… Il a dû retirer sa chronique.

Alors M. Bastien poursuivez dans le déni si bon vous chante.. l’humiliation qui s’ensuivra n’en sera que plus souffrante!

Vous trouver que les québécois penchent vers les valeurs monarchiques et fédérales canadiennes et qu’ils rejettent les valeurs républicaines et souverainistes. Vous simplifiez la question identitaire des québécois et opposez xénophobie et inclusivité comme si cela était deux valeurs opposées. On voit dans vos propos que vous êtes conservatrice ou du moins néolibérale. La question de la souveraineté ne s’éteindra jamais tant qu’on ne réglera pas l’inclusion de l’identité québécoise dans la constitution canadienne. Et oui, il serait tout à fait possible que le Canada puisse évoluer vers une république en abandonnant la monarchie, le sénat et l’esprit de domination anglaise. Le monde évolué et ce n’est pas toujours dans la même direction.

Je ne me fais pas d’illusion.. Depuis le 7 avril il existe sur certains blogues un tri parmi les commentaires dont je fais moi-même l’objet. pas en raison de l’étiquette mais en raison des idées….

Ce n’est pas l’idée que je me fais du Québec!

Faudrait arrêter d’avoir honte des Felquistes!
A peine 6 morts en 10 ans de brassage. A une époque ou les Canadiens-francais étaient avant-derniers des 14 groupes ethniques de Montréal.
En Irlande du Nord: 3000 morts dans les années de plomb dans une population 4 fois plus petite.
Pis en Afghanistan, Rick Hillier a envoyé une trentaine de Québécois sauter pour rien sur des bombes.


Landry… le Grand Dérangeant comptait les dodos avant Buenos Aires (le sommet de la Zlea) mais refusait de dépenser une seule cenne noire pour la promo de l’indépendance pendant que la gang à Chrétien flambait 300 millions dans les commandites (et n’ont toujours pas remis une seule piasse aux contribuables volés).

Le PQ c’est un parti de ticounes. Feront jamais l’indépendance. Après 46 ans, on le sait maintenant.

« En Irlande du Nord: 3000 morts dans les années de plomb dans une population 4 fois plus petite. Pis en Afghanistan, Rick Hillier a envoyé une trentaine de Québécois sauter pour rien sur des bombes. » (sic)

…et que dire de la shoa contre les Juifs…

Plusieurs mauvais ne font pas un bon vous savez surtout que presque toutes les victimes des crimes felquistes étaient d’innocentes personnes qui n’avait rien à voir avec les élucubrations de ces disjonctés.

On attache tellement d’importance au mouvement souverainiste dans les médias que s’en est devenu rodondant. Le PQ est en déroute, se cherche, tergiverse, joue à la girouette, sort de son brassage d’idées avec LA SOLUTION et à chaque fois, c’est à recommencer. Est-ce qu’il pourrait se retirer en retraite fermée et nous ficher la paix, pour un certain temps, eux préfèrent la retraite ouverte sur la place publique croyant que parmi la population quuelqu’un se lèvera et criera «Eureka». C’est vraiment le déni total, on voit bien ce qu’on veut voir en évitant de voir la réalité en face, on s’est égaré en chemin et on peine à se retrouver. Pourtant, c’est si simple avec une quarantaine d’années à vouloir faire l’indépendance, l’option est au plus bas, alors qu’est-ce qu’on fait? Ranimer la flamme, inutile. On ferme boutique et on repart sous une autre entité avec de nouvelles valeurs communes à redéfinir. Face au mur, on ne s’obstine pas si d’autres veulent continuer, laissons-leur la place.

Quand on n’a rien à dire, on se tait et c’est ce que devrait faire le PQ s’il n’avait pas autant d’oeillères, il devrait cesser de se pavaner sur toutes les
tribunes médiatiques en se grattant le bobo en public d’une façon indécente, qu’il aille panser ses plaies avec dignité et vraiment réfléchir avec ses troupes sur le pourquoi de cette monumentale gifle, on ne les croit plus et ils devraient dégager le paysage pour un bon bout de temps et ça presse!

Les québécois leur ont pourtant dit un NON retentissant le 7 avril et ils n’ont pas encore compris qu’on veut la paix et non la guerre avec le Canada, qu’on est rendu ailleurs que dans leurs chicanes perpétuelles et leurs façons de déformer la vérité pour nous faire avaler leur idéologie et leur démagogie, ils reviennent aux idées de 1980 pour tenter encore de nous rentrer tout ça de force dans la gorge. Et comme vous dites si bien: « Les beaux discours demeurent dans lendemains. »

Péquistes, on ne vous croit plus, dégagez!

Comme souverainiste « mou » j’avais été invité à la Saison des idées de 2004 pour comprendre finalement que je ne comprenais rien. Les deux rencontres auxquels j’ai participé étaient menées par des indépendantistes purs et durs auquel l’idée même d’indépendance suffisait. Moi pas car j’avais aussi besoin d’avoir confiance en ses leaders et de bien comprendre le type de pays que l’on me proposait. J’ai osé alors utiliser la comparaison avec Haïti qui malgré l’accession à son indépendance…Sur le site de la Saison des idées, on a préféré mettre plusieurs poèmes de Raoul Duguay…

« Moi pas car j’avais aussi besoin d’avoir confiance en ses leaders et de bien comprendre le type de pays que l’on me proposait. »
Vous voulez votre pays ou non gillac?
Vous le dites vous même, vous êtes mou sur la question.
Comme si, un Québec devenant un pays avec une philosophie et des leaders puissants et inspirants…à votre goût devenait figé dans le temps, ainsi et à jamais.

Une fois le Québec un pays, il y aura encore un parti libéral, et d’autres partis politiques aussi, qu’il faudra élire en se fiant sur des promesses inconsidérées et quoi d’autres? De la corruption! Des docteurs! Le docteur Porter!
Par contre les libéraux ne pourront plus se faire élire, comme depuis sous Robert Bourassa en nous faisant peur avec la séparation cachée du PQ si on vote pour celui-ci.
D’un autre côté, ils ne se gêneront pas pour promettre aux anglâs, aux immigrants et aux mous comme vous, qu’une fois élu, ils feront comme ils ont fait à Montréal alors qu’ils ont « défusionné » la nouvelle ville avec tout ce que cela à coûté en plus que contrairement aux promesses de Charest, jamais tout est revenu comme avant, mais cela a créé encore plus de niveaux de gouvernance avec la Montréal défusionné et désillusionné plus ingouvernable que jamais dans toute son histoire…c’est-à-dire qu’ils recolleront le pays du Québec avec le pays du Canada, comme province en faisant alors toutes les concessions nécessaires…mais ça ils ne le diront pas!

Là comme ailleurs, mou d’un bord ou de l’autre, ça fait jamais des enfants forts!

Lorsqu’on est mou gillac tout ce qu’on peut faire c’est du sur place, et tout ce qui peut arriver, c’est que ceux qui sont en place décident pour nous!
Alors mon ti-gillac, en ce moment c’est Harper, Couillard et Coderre ou Labaume qui décident…ce qui est bon pour nous!
Avant qu’ils ne soient élus une première fois, vous saviez et compreniez, nous savions et comprenions ce qu’ils proposaient ou ce qu’ils vous promettaient? Vous aviez, nous avions confiance en ses leaders?

Pour mener à bien mes affaires, je n’ai confiance en personne d’autres que moi.
Personne ne sait mieux que moi ce qui me plait.
Malheureusement, je ne peux pas être un plombier, un menuisier, un architecte, un comptable, un médecin, un ministre et quoi d’autres connaissant et qualifié.
Pire, malheureusement, je ne suis pas seul dans mon futur pays!
Malgré tout, il m’arrive encore très souvent d’être encore dur mais pur…et toujours sur la question de faire mon pays. Sur ça au moins je mourrai très dur j’en suis sur!

C’est justement avec des gens comme vous que je ne voulais pas faire l’indépendance, des gens incapables de respecter l’autre (l’expression mon ti-gillac vous trahit).

Bravo pour votre perspicacité gillac, vous m’avez démasqué!
À trop s’enfarger dans les fleurs du tapis, les autres passent et déjà ils sont trop loin pour savoir si on c’est blessé.

si F. Hollande recueille les pires scores d’impopularité, cela veut-il dire qu’il recueille les meilleurs scores de popularité?

Il y a trop « d’élucubristes » sur ce blogue…… Toujours les mêmes, à croire qu’ils sont payés pour répandre leur fiel… Comme dit le chef : laissez reposer la viande… avant de la servir.

Je suis tellement d’accord avec vous Louise.
Cependant lorsque j’étais jeune, il y avait la maxime ou la marotte, je ne sais plus trop: celui qu’il dit est celui qui l’est!
À part de vous plaindre d’autrui, vous n’avez rien à partager?
Si chacun n’avait que cela à dire, il ne resterait plus qu’à fermer ce site et tous les autres.
Vous avez des jugements!
Avez-vous des opinions aussi?

il n’y a pas que moi qui ai l’épiderme sensible à ce que je lis. Je suis une simple citoyenne. Je lis les blogues mais pas tous et je ne commente presque pas non plus. Même j »avais cessé complètement pour la simple et bonne raison que beaucoup de haine se déversait malgré les sujets intéressants des articles. Ça dérape du sujet . Alors comme on nous le commande régulièrement: je la ferme. Je panse mes blessures. Elles sont nombreuses vu les dérapages et grossièretés colportés durant la campagne d’un côté comme de l’autre, journalistes compris. Profondément blessée je suis. La défaite crève-coeur de madame Marois dans son comté m’a renversée. Mais je reste convaincue que nous devons devenir un peuple qui se gouverne lui-même. J’ai toujours pensé que les québécois prennent le temps d’étudier, d’analyser et d’atermoyer même, avant de prendre une décision. Quand elle sera prise, ils ne reviendront pas en arrière. Je suis souverainiste. À jamais. J’ai un devoir de mémoire envers mes enfants et mes ancêtres.

Chacun doit prendre sa place.
Le silence ne renseigne pas beaucoup voir pas du tout sur ce que l’on attend.
Chacun son choix.
Mais critiquer d’autres non pas sur ce qu’ils disent, mais parce qu’ils s’expriment, qu’ils le font trop en plus, et pas de la bonne façon pour finir, plus j’y songe et moins je comprends!
D’autant plus qu’il n’y a aucune obligation de lire quelque blogue que ce soit ou quoi que ce soit d’autres. Ainsi on s’assure de ne jamais être heurté.

Vous êtes très fort! Ça m’apprendra à faire un commentaire… je ne pense pas que l’environnement me convienne!

« Mais je reste convaincue que nous devons devenir un peuple qui se gouverne lui-même. J’ai toujours pensé que les québécois prennent le temps d’étudier, d’analyser et d’atermoyer même, avant de prendre une décision. Quand elle sera prise, ils ne reviendront pas en arrière. »

Madame Louise, juste au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, il y a eu deux (2) référendums avec des dates choisies par vous, avec des questions choisies par vous, avec des modalités choisies par vous, etc… et où la nation québécoise a dit NON à votre pays imaginaire. Pourquoi alors pouvez-vous « revenir en arrière » et en espérer un troisième alors que si les Québécois avaient dit « oui », nous ne pourrions pas revenir sur notre décision (plutôt utopique)?

De plus, dans votre intervention, vous laissez entendre que les Québécois n’ont pas bien compris le message des indépendantistes péquistes. Hum…ça voudrait dire que les Lévesque, Morin, Parizeau, Landry, Boisclair, Marois, Lisée, Drainville et autres grands ténors de l’indépendance auraient tous été de mauvais communicateurs et qu’un utopique grand vizir viendra un grand soir nous mener à la Terre promise?

Le séparatisme est mort et enterré. Get over it!!!

Tiens donc, French the first ride again et raconte n’importe quoi en prenant ses désirs pour des réalités.
Pourquoi vous perdez ainsi votre temps, d’ailleurs plusieurs autres comme vous et qui marottent toujours la même rengaine, mais si seulement c’en était qu’une rengaine, à penser, à essayer de convaincre de 1- que parce qu’il y a eu 2 référendums de perdus on ne devrait plus y songer et de 2- la cause est terminée.
1- De quelles façons ont-ils été perdus? Dans tout les cas ils ont été « trickés »… le fédéral ne respectant aucune règle…non seulement mais le monde des affaires aussi;
2- Ce ne sera pas terminé tant qu’il y aura des appuis, tant qu’il y aura des porteurs et des leaders, peu importe leurs qualités et leurs maladresses.
Et si vous et vos acolytes prenez la peine de répéter aussi souvent votre message, c’est que vous êtes de très mauvais vendeurs qui pensez qu’en disant le contraire de ce que vous savez être, espérez convaincre les mous, les naïfs, les ignorants et les peureux. Mais en 2014 cette méthode ne pogne plus beaucoup…à part avec ceux que j’ai décri et ce depuis la naissance du monde.
Un mensonge ne deviendra jamais une vérité.
Mais un menteur qui ne connait que le mensonge et la duperie pour convaincre le sera ainsi jusqu’à sa mort.
Et maintenant tenez-vous le pour dit, après votre mort vous irez tout droit en enfer rejoindre Trudeau et Chrétien, Harper et Mulroney, ainsi que de nombreux autres dont plusieurs docteurs de vos idoles!

« Renouveler » leurs idées???

Ça fait plus de cinquante (50!!!) ans que les péquisto-séparatistes essaient de nous faire entrer de force dans leur sacram..t de cage à homards; qu’ils tentent de faire voter « oui » à un peuple qui ne veut rien savoir de leur pays imaginaire. Ils ont tout tenté et ce, à plusieurs reprises (séparation, souveraineté-association, souveraineté, questions-fleuve référendaires tellement obscures que certains croyaient voter « non » en appuyant leur projet d’où la loi sur la clarté référendaire, promesses de conserver le dollar Canadien, le passeport Canadien, les fonctionnaires Canadiens, les frontières Canadiennes, les institutions Canadiennes, etc…, déchirage de chemise devant le refus de Meech alors qu’eux-mêmes étaient indubitablement contre à l’époque partageant le même camp que…Jean Chrétien, manipulation de toutes sortes et grossiers mensonges lorsqu’ils étaient au pouvoir et j’en passe et de meilleures…) et comme résultat final, ils sont aujourd’hui enlisés dans les bas-fonds des sondages et ils ne comprennent toujours pas que leur combat d’arrière-garde n’intéresse plus qu’une misérable poignée d’ébouriffés qui se rétrécit comme une peau de chagrin.

Le futur du Québec leur a échappé il y a belle lurette (leur dernière élection était clairement un accident de parcours) et ce sont QS, les Libéraux et la CAQ qui personnifient le plus les Québécois d’aujourd’hui et surtout ceux de demain, à savoir un Québec accueillant, ouvert sur le monde, économiquement solide et articulé et non plus un Québec rachitique et recroquevillé sur lui-même qui n’en finit plus de se victimiser et de remâcher la défaite des Plaines d’Abraham.

Vive le Québec LIBRE des séparatistes!!!

« Vendre » la souveraineté aux Québécois consisterait à leur en expliquer clairement le calendrier, les modalités, les coûts, les enjeux, les solutions concernant le budget, la péréquation, la monnaie, la dette, les frontières, le passeport, les
revendications autochtones, les coûts additionnels reliés à la défense, aux ambassades, aux aéroports, à la garde côtière, aux parcs, aux infrastructures, etc, etc, ce que les partis souverainistes se gardent bien de faire. Ils veulent un chèque en blanc, ils veulent la fin mais cachent les moyens… et quand on voit le cafouillage, les querelles intestines de ce bricolage d’idéologies que représente le PQ, on peut s’imaginer ce que serait la pénible négociation de l’indépendance, sur fond de ressentiments, avec le reste du Canada. On dira que j’agite les mêmes vieux épouvantails,
mais il n’est pas mauvais de les afficher à la porte de la cage à homards…

Pensez-vous c’est ce qu’a fait George Washington en 1776? lol
On fait un pays généralement contre un autre pays. Pas avec un programme de parti politique!
Les USA contre l’Angleterre, le Canada contre les États-Unis, Paname contre la Colombie, l’Algérie contre la France, l’Irlande contre l’Angleterre, l’Islande contre le Danemark, la Norvège contre la Suède, la Corée contre le Japon, etc.

On fait un pays parce qu’on étouffe dans le pays actuel et qu’on veut s’administrer nous-mêmes.

La game des souverainistes est de montrer à quel point le Canada nous étouffe. Ils refusent de le faire depuis 19 ans. Ils n’en ont que pour leurs maudites places en garderie et leur transport en commun.
Le PQ est devenu est parti plate, sans âme. Pauline et ses matantes l’ont tué.

Vous avez complètement raison, sauf que dans le cas du Québec, il est très difficile de démontrer objectivement que le Canada est l’ennemi qui étouffe le Québec. Va-t-on se séparer pour éviter les péages sur le futur pont Champlain ?

Washington n’a pas promis de garder l’armée, la devise et le passeport anglais une fois indépendant. L’Irlande n’a pas envoyé des députés de l’IRA à Westminster, ils se sont fait élire et sont restés chez eux alors qu’ici nous avons des députés du Bloc qui encaissent de généreuses pensions fédérales.

Vous voyez où je veux en venir, la relation Québec-Canada est trop confortable pour servir de repoussoir et d’incitation à la séparation. Depuis des années les souverainistes tentent par tous les moyens de provoquer des incidents mais la population ne les suit plus du tout.

Je suis contente que vous abordiez cette question qui va participer à l’élection d’un chef pour le PQ. Je suis en désaccord que le choix soit fait par les sympathisants ce sera un fouillis comme à l’élection de André Boisclair. Je suis membre du PQ et je pense que c’est à nous de décider qui sera le chef.
En passant je viens de terminer votre livre « la bataille de Londre » encore une fois je me suis rendu compte combien Pierre Trudeau nous a trahi
Louise G

D’autant plus que les partisans sérieux, qui tiennent à voter à tout prix, n’ont qu’à prendre leur carte de membre!
Mais ce n’est pas aussi ce qui a fait gagner la chefferie à André Boisclair, en faisant signer des cartes de membres en vitesse?

Lors du référendum de 1995 le PQ nous proposait un Québec »indépendant » mais avec la devise, l’armée et le passeport canadiens, ce qui entraînerait dixit Mme Marois »quelques turbulences ». Le choix était fort simple, j’ai choisi la version sans turbulences.

La stratégie des amis de Groulx vise la formation d’un Front National Québécois.. un nouveau parti conservateur qui se traduirait par la fusion du PQ et de la CAQ.

Jean-Marc Léger, un des amis de Groulx, avait dévoilé cette vision de façon détournée à l’occasion du sondage suivant la défaite du 7 avril alors qu’il prédisait une fusion PQ/CAQ…

La résistance des progressistes souverainistes péquistes nuit à la réalisation de la création de ce nouveau bloc de droite. De là l’acharnement dont ils sont la cible.

Mathieu Bock Côté ce matin dans sa chronique, tranche.. il y aurait un parti de trop… C’est que cette solution d’une fusion PQ/CAQ c’est la stratégie sur laquelle s’activent les conservateurs nationalistes en ce moment.

Je pense qu’ils sous-estiment les progressistes péquistes… on peut présumer que les les 19% qui votent encore péquistes soient les progressistes. Si les conservateurs péquistes et caquistes fusionnent, les progressistes qui ont délaissé le PQ pour QS pourraient réintégrer les rangs du PQ.

Et un autre point non négligeable, les fédéralistes conservateurs de la région de Québec qui ont délaissé la CAQ pour le PLQ aux dernières élections ne se rallieraient certainement pas à un front national conservateur dirigé par PKP et ses amis de Groulx.

Autant ces stratèges auraient invité les Québécois à voter Harper aux élections de 2015 si le PQ l’avait emporté le 7 avril, autant désormais ce sera l’élection de Justin Trudeau qui deviendrait une condition gagnante pour eux dans 4 ans.

Harper est décentralisateur, il n’était pas une menace « en cas de victoire » du PQ majoritaire le 7 avril dernier, au contraire. Tout ce qui aura été décentralisé aurait été cela de moins à revendiquer pour la future république.

Alors il faudra s’attendre à ce que la courroie médiatique, dont bénéficie le clan conservateur nationaliste serve à diaboliser Harper, Couillard et à encenser Legault….

Les voilà démasqués, du moins c’est l’interprétation que j’en fais.

Mais pourquoi la CAQ accepterait-elle de se fusionner avec le PQ?

Les caquistes n’ont qu’à attende et le fruit leur tombera bientôt de lui-même dans les mains…

Je crois qu’il faut que le parti Québécois fasse valoir le côté économique de la souveraineté, et être prêt à le prouver, à le défendre coûte que coûte. Prenons le livre « un gouvernement de trop » de Stéphane Gobeil et expliquons, démontrons, etc. Les libéraux sont champions à faire des » acroires » de peur quant à une économie viable dans une économie souverainiste. Que le PQ fonce et démontre le contraire. M. Gobeil sortez de l’ombre…. Nous avons besoin de vous.

Si l’indépendance était « payante » pour le Québec, ça crèverait les yeux et ça ne prendrait pas plus que quelques minutes à le démontrer clairement. Par exemple, le gouvernement albertain pourrait vendre sa séparation (s’il le voulait!) à ses concitoyens très facilement et ça ne lui prendrait pas 50 ans à le faire.

Dans le fond, les gauchistes et les écologistes qui endettent la province de Québec à grands coups de dizaines de Milliards depuis des lustres sont les meilleurs alliés des fédéralistes, rendant ainsi la Belle Province de plus en plus dépendante de la générosité du reste du Canada.

On appelle ça des idiots utiles.

Ben oui François 1, les pays qui ont accédé à leur indépendance, l’ont pensés, demandés et obtenus ou luttés pour devenir un pays, ont tout fait ça en se retournant sur un dix cents. L’Écosse est donc un pays depuis longtemps, l’Irlande aussi!
Du n’importe quoi!

CINQUANTE ANS (50!!!) Sir que les séparatistes tentent de nous faire entrer dans leur cage ‘a homards.

Vous appelez ça un dix cents (0.10¢) cinquante (50) ans???

Si l’argumentaire économique tait évident et faisait consensus, ça ferait longtemps, très longtemps que les séparatistes l’auraient mis de l’avant sauf que…toutes les données prouvent que sans la généreuse aide de nos frères canadiens et plus particulièrement des Albertains, le Québec trônerait aux côtés de la Grèce, de l’Islande et autres nations en faillite.

Tout ne tient pas qu’à des notions économiques, comme l’indépendance.
L’indépendance du Québec n’a jamais été prônée avant tout et surtout et que pour des questions économiques.
Trop font fausse route en ne voyant cela que de cette angle.
Et les manipulateurs tels que vous en font partie, parce que cela sert bien leurs campagnes de peurs…pas par sincérité.
Et c’est d’ailleurs pour cela que depuis quelques temps, qu’il y a autant de grands tarlas qui ne veulent pas quitter le foyer parentale…pour des questions économiques…et qui demeurent ainsi de grand adolescents attardés à bien des égards tant qu’ils ne déciderons pas tout en conséquence de ce qu’ils ont et de ce qu’ils peuvent en faire…ou d’agir pour changer des choses.

Les actuels élus sous la bannière du PQ ne semblent pas plus pressés qu’il le faut de faire du Québec un pays. C’est bien vrai que Pauline Marois a fait un virage à droite après son élection en 2012. Elle a alors complètement oubliée que c’était la gauche qui l’avait portée au pouvoir. Probablement sa façon à elle de dire aux québécois: faites comme moi, pensez Big et soyez Big! Voyons voir ce que Philippe Couillard va faire maintenant que les gaffes maladroites de Pauline Marois lui ont coûté sa carrière politique parce qu’elle n’a pas su écouter les québécois de classe moyenne et le petit peuple. L’histoire jugera toujours durement dure les politiciens qui se tracent un chemin en campagne électorale et qui font faux bond une fois élus.

Je crois, contrairement à vous, qu’il est urgent d’expliquer, d’illustrer le Québec indépendant aux Québécois, surtout aux jeunes à qui on a jamais expliqué les avantages de l’indépendance. Et pourquoi le Bloc ne ferait pas ça? Aussi, vous oubliez que le Bloc (Québec d’abord) a devant lui trois partis (Canada d’abord) : NPD, PLC et PC. Un peu comme le PLQ avec le PQ, CAQ, QS et ON.

Ça fait 50 ans qu’ils tentent de l’expliquer aux adultes et ils ont failli!!!

Pourquoi pensez-vous? Parce que les « avantages » n’existent que dans l’imaginaire séparatiste.