La science encore étouffée

Il y a plus d’un an, des scientifiques d’Environnement Canada ont produit une étude , revue par des pairs, sur les défis du Canada face aux changements climatiques, mais ils ont dû attendre des mois – après les élections du 2 mai pour être précis – avant d’obtenir l’autorisation du ministre Peter Kent, sourd aux demandes pressantes de son ministère en faveur de la publication du document.

Selon des notes internes obtenues par Postmedia News en vertu de la Loi d’accès à l’information, l’analyse des tendances canadiennes en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES) prévoyait une hausse marquée des émissions en provenance des sables bitumineux. Des éléments de l’étude ont servi dès janvier 2011 à étayer des passages d’un discours du ministre. En mai, elle n’était toujours pas publiée, au point où le sous-ministre a cru nécessaire d’insister auprès du ministre dans un mémo envoyé le 30 mai. Ce n’est qu’après en avoir reçu un second lui demandant de permettre la publication de l’étude qu’il l’a enfin autorisée. On était alors tard en juillet.

L’excuse offerte par le bureau du ministre : il était trop occupé pour répondre avant. Durant la même période cependant, il n’a pas manqué de temps pour rencontrer une dizaine de fois les lobbyistes du secteur pétrolier.

Environnement Canada refuse toujours par ailleurs de rendre publique une autre étude qui évalue les émissions par baril produites par le secteur des sables bitumineux sous prétexte qu’elle contient des informations qui pourraient porter atteinte à la sécurité nationale du pays et à ses relations étrangères, a-t-on répondu à Postmedia News.

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J’en ai marre! Comment le dire encore et encore? Et que faire? Pour s’insurger contre ce gouvernement dont les décisions et les non-décisions prouvent qu’il se fiche éperdument de la population qu’il méprise, au bénéfice des seuls intérêts de son parti et de ses « petits amis »?

@lemoutongris

Dans le contexte de ce blogue, ta carte, quoique fort éloquente, n’est malheureusement pas conforme idéologiquement parlant, donc non pertinente. Les Québécois doivent continuer à croire que toute l’Amérique est verte tendre en dehors de l’Alberta, et que cette dernière émet plus que les 600 centrales au charbon américaines, notamment.

Notre style de vie au Canada a un prix… Beaucoup aime critiquer mais peu laisserait tomber leur qualité de vie… un ne va pas sans l’autre malheureusement… Vive les Dollorama (ceux qui ne voient aucun lien, pensez-y un ti peu).

C’est quand même remarquable que ce gouvernement accepte des informations obtenu sous la torture et du même souffle diffuse l’information scientifique selon sont bon vouloir..

Vive le CanaDollorama à la sauce Martin…

« Obama veut transformer l’économie américaine en bioéconomie »

En voilà un qui a compris (comme Charest d’ailleurs) que pour satisfaire l’idéologie correcte, les symboles, bonnes intentions et déclarations de principe suffisent amplement. Alors, même si les centrales au charbon américaines émettent infiniment plus que l’Alberta, ce ne sera pas grave du moment que les États-Unis fabriquent des assiettes faites en pommes de terre. La gauche aura son symbole, et sera satisfaite de donner son imprimatur vert aux E-U, et les prix-poubelles à leur propre pays.

Et l’idée que les dites pommes de terre et le mais puissent servir à nourrir des gens plutôt qu’à fabriquer des objets courants est nulle et non avenue idéologiquement.

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