La semaine des cinq jeudis… ou presque

Les néo-démocrates auront réussi à étirer pendant 58 heures le débat sur le projet de loi spéciale forçant la reprise du service postal. Assez d’heures pour équivaloir à presque cinq jours de session. Or, même si l’adoption finale de la loi a eu lieu samedi, une coquetterie de la procédure parlementaire fait en sorte que selon les documents de la Chambre, tout le débat s’est déroulé le même jour, le jeudi 23 juin.

Un bien long jeudi qui aurait pu durer encore plus si le NPD n’avait pas mis un terme à ses tactiques d’obstruction lors de l’étude en comité plénier et en troisième lecture. Bien des gens se sont demandés pourquoi. Rendu là, le syndicat des postiers a plutôt suggéré au NPD de tenter d’amender le projet de loi. Il a aussi fait comprendre qu’une fois l’étude des amendements terminés – et rejetés – rien ne servait d’étirer la sauce, l’issue étant connue de tous. De plus, plus personne ne croyait à une reprise des négociations, toutes les tentatives faites avant et pendant le débat ayant échoué.

On pourrait croire à un échec du NPD, mais ce marathon parlementaire lui a permis de rassurer ses alliés syndicaux, de montrer au gouvernement que, même majoritaire, il n’aurait pas toujours la vie facile et, finalement, de souder rapidement un caucus composé en majorité de nouveaux venus, ce qui n’est pas à dédaigner en début de mandat.

Laisser un commentaire

Oui il y a eu aussi une demande de suspension des travaux le temps de la fête nationale.
Eh bien on a eu tout un respect de la part des conservateurs…… »NON » ont-ils dit incluant les minables ministres du Québec conservateur.

Belle analyse, mais le fait reste que tout le monde a perdu à ces élections, sauf les conservateurs et les verts.

Si le PLC avait été ouvert à une coalition, 60% des canadiens décideraient de leurs destinée aujourd’hui et des situations comme celles-là n’auraient pas lieu, on aurait un gouvernement moins autoritaire et autocrate!

Je dis le PLC ouvert à une coalition, mais la vérité était plutôt le ROC ouvert à partager le pouvoir avec le Québec…