La semaine en 4 nouvelles, sur le Web (comme Télé-Québec)

Parmi les sujets résumés par le blogueur Mathieu Charlebois, cette semaine : la chaîne Télé-Québec, qui l’a échappée belle, et la manifestation monstre (ou pas) contre l’austérité. 

PolitiqueVous avez eu une grosse semaine ? Dites-vous qu’au moins, vous ne vous êtes pas fait prendre à mélanger vos souvenirs (ou à en inventer), comme c’est arrivé au député libéral André Drolet.

Celui-ci a raconté aux journalistes ses vifs souvenirs, lorsqu’il est allé voir jouer Jean Béliveau, dans le temps où il était avec les As de Québec.

Le problème ? Monsieur Drolet est né en 1954. Jean Béliveau a quitté les As en 1953.

Oups. Je n’ai rien entendu de plus gênant depuis la fois où La Bolduc a oublié ses paroles en plein milieu d’un spectacle. Je m’en souviens, c’était au Monument national. C’est moi qui faisais la première partie.

Et pendant que tout le monde se cherchait un moyen de rendre hommage au hockeyeur disparu, il y avait aussi ces quatre nouvelles.

1- Une manifestation monstre (ou pas) contre l’austérité

Les rues de Montréal étaient prises d’assaut, samedi dernier, par des manifestants contre l’austérité. Combien de manifestants ? Ça dépend.

Selon le Journal de Montréal : «plus de 10 000».

Selon le collectif Refusons l’Austérité : «plus de 125 000».

Bref, entre 10 000 et 125 000 personnes. Choisissez votre chiffre préféré.

Le Parti conservateur du Québec (oui, oui, ça existe) a décidé de partir du calcul du Journal et de proposer le chiffre 8 204 672, soit le nombre de «Québécois qui n’ont pas participé à la manifestation».

gauchistes

Rappelons que le Parti conservateur du Québec a récolté 16 429 votes à la dernière élection, dans l’ensemble du Québec. On vous laisse faire le calcul du nombre de Québécois qui n’ont pas voté pour leur programme.

Le ministre Jean D’Amour, lui, dit avoir entendu le message des manifestations. «Le signal que je reçois, c’est qu’il faut mieux informer les citoyens», dit-il. Vous voyez, manifestants ? Vos slogans «On comprend rien !» et «Autant d’austérité, plus d’information !» ont été entendus.

2- Télé-Québec l’a échappé belle

La Presse nous apprenait, jeudi matin, que Télé-Québec a failli disparaître des ondes pour se retrouver exclusivement sur Internet. L’idée avait des partisans importants au sein du gouvernement.

«Ben quoi ? On a bien mis les Têtes à claques à la télé. Le chemin inverse se peut aussi» a justifié un député libéral, avant d’ajouter que «en plus, sur le Web, on n’a pas besoin de payer personne».

Le changement de mode de diffusion aurait évidemment eu des répercussions sur la programmation, qui aurait été remplacée en entier par le blogueur Matthieu Bonin et sa webcam, dans son salon.

La direction de Télé-Québec a quant à elle proposé que ce soit le Parti Libéral du Québec qu’on abolisse des ondes pour l’envoyer sur le Web seulement.

3- Les banques forcées de mettre l’épaule à la roue

Le temps d’une mise à jour économique, le ministre des Finances, Carlos Leitao, s’est déguisé en gauchiste taxeur de banques. Celles-ci devront fournir 125 millions de dollars supplémentaires par année, pour les deux prochaines années.

Ouch. Comment vont-elles y arriver ? Après tout, la Banque Royale du Canada a vu son bénéfice augmenter de 123 millions par rapport à l’an dernier, juste dans le dernier trimestre, pour un total de 2,33 milliards de dollars.

À la suite de ce douloureux choc fiscal, plusieurs institutions parlent de quitter le Québec à court ou à moyen terme. «La seule chose qui nous retient encore au Québec, a déclaré l’une d’elles, c’est que nos crayons sont attachés au comptoir par une petite chaînette».

4- La grande guignolée des médias

Jeudi se tenait la grande guignolée des médias.

Les organisateurs aimeraient remercier tous ceux qui ont été généreux cette année. Vos dons vont permettre aux journalistes et aux artisans des médias de manger à Noël.

J’ai personnellement offert de donner 300 dollars à un journaliste de La Presse, n’importe lequel, pour qu’il cesse de parler de jogging. Personne n’a vraiment pris mon offre, malheureusement.

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À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web et ex-chroniqueur musique à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue sur la politique avec un regard humoristique depuis 2014. Il a aussi participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut l’entendre régulièrement à La soirée est encore jeune, et le suivre sur Twitter : @OursMathieu

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