La sortie de pauvreté des familles monoparentales québécoises

Commentateur de droite apprenant que le modèle québécois sort les familles monoparentales de la pauvreté (image suggérée par l'internaute Youlle)

Nous interrompons, comme souvent le vendredi, le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Le modèle québécois, c’est certain, est très mesquin envers le 1% de la population la plus riche. Ces victimes de l’étatisme n’empochent qu’environ 11% des revenus globaux, alors que leurs homologues américains partent avec  plus du double, 24%.

Spécifiquement, le président de la Banque Laurentienne, par exemple, ne fait qu’un maigre 2,2 millions $ par an, celui de la Banque nationale 4,3. Ce serait au moins le double aux États-Unis.

Mais aussi intolérable que soient ces écarts de revenus pour le 1%, certains s’entêtent à examiner plutôt l’impact du filet social québécois sur les plus fragiles d’entre nous. Ainsi,  Simon Blouin, conseiller à la recherche au SPGQ mais s’exprimant à titre personnel, me fait parvenir les informations qui suivent sur le nombre de familles monoparentales qui ont recours à l’aide sociale au Québec au cours des 20 dernières années:

Un "success story"

On voit qu’à partir de 1996 le nombre absolu et la proportion de familles monoparentales ayant recours à l’assistance sociale est en baisse marquée, passant de 32% en 1996 à 12% en 2011. Un remarquable succès de réintégration au travail.

À quoi est-il dû ? Difficile d’en isoler chaque déterminants mais ces baisses sont concomitantes avec plusieurs mesures sociales-démocrates introduites par le PQ à compter de 1994: prestation automatique des pensions alimentaires, généralisation de la maternelle 5 ans et des services de garde à faible coût, couverture des besoins des enfants pauvres (puis supplément lorsque le gouvernement fédéral a pris le relais de cette mesure), assurance-médicament qui assure la gratuité aux enfants, équité salariale, investissement dans l’économie sociale, adoption en 2002 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Puis par le Parti libéral avec le budget Séguin et l’introduction de la prime au travail pour les bas salariés et la poursuite de la politique de relèvement du salaire minimum.

L’autre création de richesse

La droite n’en parle jamais, mais la réduction de la pauvreté est une des meilleures voies de création de richesse qui soit. Si moitié moins de familles monoparentales sont à l’aide sociale, c’est que les autres sont sur le marché du travail, à créer de la richesse pour elles et pour la société, à être actifs, engagés, productifs et à transmettre ces valeurs à leurs enfants.

Chaque gain de 1% de réduction de la pauvreté et de la dépendance des familles monoparentales équivaut à ouvrir une usine employant 3 500 personnes !

Voici ce que j’en disais, il y a peu, dans mon livre Pour une gauche efficace.

Le sujet de la lutte contre la pauvreté est « passé de mode ». Selon les sondages, on compte bien près de 70% des Québécois qui pensent qu’il faudrait y consacrer davantage de moyens (quoique des proportions semblables soient très hostiles aux prestataires d’aide sociale, vus comme des profiteurs). Mais le thème dominant de la « création de richesse » tend à évacuer le problème de la pauvreté comme un boulet, un sujet misérabiliste qui déprime l’action gouvernementale plutôt que de redonner de l’énergie au Québec.

Or, rien n’est plus coûteux, pour toute la société, que la pauvreté. Aux États-Unis, pays privilégié de la création débridée de richesse et du rapetissement de l’État, on a calculé en 2007 l’impact économique de la pauvreté des enfants à au moins 500 milliards par an, donc 4% du PIB total. C’est énorme. L’explication ? La pauvreté réduit leurs revenus futurs, donc leur productivité, donc les impôts et taxes sur leurs salaires. Elle conduit à un taux de criminalité plus élevé et surtout à un mauvais état de santé, donc à des frais médicaux supplémentaires.

Heureusement au Canada, et un peu plus au Québec, la pauvreté des enfants est moindre que chez nos voisins. Reste que le Comité consultatif fédéral-provincial-

territorial sur la santé de la population et la sécurité de la santé a calculé en 2004 que la pauvreté pèse, à court, moyen et long terme, 20% du coût total des soins de santé.  (Une proportion identique est identifiée par des études portant sur l’Union européenne.) C’est presque incroyable. Donc sur les plus de 25 milliards dépensés en santé au Québec chaque année, un cinquième, donc cinq milliards de dollars, pourraient être partiellement économisées, à terme, si on réussissait en à prévenir la cause : la mauvaise santé induite par la pauvreté. Voilà un gisement de richesse si on n’en a jamais vu un. Et on n’a pas compté les autres coûts : en aide sociale, décrochage/raccrochage, criminalité, baisse de productivité, etc. Sans même parler, sur le plan humain, de la perte de dignité et d’espoir.

A contrario, on note que les pays qui réussissent le mieux à réduire leur pauvreté, notamment celle des enfants, sont également dans le peloton de tête de la richesse par habitant. On revient toujours chez nos amis scandinaves. La Norvège est le seul pays industrialisé qui peut dire que sa pauvreté infantile est « très faible ». Il est aussi le troisième pays le plus riche au monde, après le Luxembourg et l’Irlande et avant les États-Unis. Les Pays-Bas (8e plus riche), le Danemark (9e) ont aussi réduit à moins de 5% leur pauvreté infantile.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Réduire la pauvreté des familles monoparentales en appauvrissant toutes les autres.

Clap Clap Clap

Imaginez si le préscolaire temps plein commençais a 3ans. Et qu’on augmente le salaire minimum a 18$ et qu’on ait plus de coopérative d’habitation ($location max 25% du revenu) et qu’on ait plus de temps partiel(avec une année de congé de maternité et une allocation pour la quatrième et cinquième journée de travail manqué durant les 3 premières années de vie de leurs enfants.)Au lieu de perdre nos infirmières on les garderais mais selon des modalités différentes). Dailleurs quest-ce qu’on attend pour faire du recrutement de masse auprès des garçons dans la profession d’infirmier. Avec l’obésité ça prend du bras pour manipuler des patients en centre hospitalier (quand y nous garde c,est vraiment parce qu’on est incapable de se lever pisser) et dans les CHSLD par exemple.

J’applaudis cette statistique. Je suis heureux de l’apprendre. Je n’avancerais pas comme vous le faites que c’est un remarquable succès de réintégration au travail parce qu’il peut y avoir d’autres facteurs tel qu’un changement de clientelle chez les mono. Je l’ignore.

C’est quand même une excellente nouvelle. Je vous encourage à persévérer avec ces billets du vendredi que je manque que très rarement.

Ho que je vais m’amuser à commenter ce billet…

Sur le graphique on voit que le nombre de familles monoparentales sur le BS diminue entre 1996 et 2001.

Qui était le premier ministre à cette époque ? Lucien Bouchard…

Lisée affirme que la proportion de familles monoparentales sur le BS diminue à cause des mesures sociale-démocrates qui ont été adoptées ?

Vraiment ? J’avais plutôt souvenir que les groupes sociaux à l’époque n’ont pas vraiment aimé la gestion de l’aide sociale faite par le gouvernement de Lucien Bouchard…

Voici ce qu’on pouvait lire dans La Presse le 27 septembre 1997…

« Pour Jean-Yves Desgagné, coordonnateur de la Coalition nationale contre la réforme de l’aide sociale – une quarantaine d’organismes à travers le Québec – les décisions du gouvernement péquiste face aux assistés sociaux sont plus odieuses encore que ce qu’avait fait le gouvernement libéral. «Sous le régime libéral, le discours était très méprisant à l’endroit des assistés sociaux, mais la gestion était plutôt sensée. Avec le PQ, le discours public est très social-démocrate, mais dans la pratique, on est dur avec les bénéficiaires», analyse M. Desgagné, adjoint de Louise Harel lorsque le PQ était dans l’opposition.

Pour M. Desgagné, on peut évaluer à 412 millions les compressions qu’ont dû encaisser les bénéficiaires de l’aide sociale depuis deux ans. Ces ponctions représentent annuellement 865 $ de moins pour chaque ménage qui reçoit l’aide de dernier recours, souligne-t-il. »

Et que pouvait-on lire dans La Presse le 1 décembre 1997 au sujet de l’aide sociale ?

Réforme de l’aide sociale : l’aile progressiste du PQ battue en brèche […]

«C’est une déclaration de guerre contre la jeunesse québécoise. Ces résolutions sont indignes d’un parti qui se prétend social-démocrate : la social-démocratie a eu un arrêt cardiaque au PQ. Elle est sous respirateur», s’est exclamé le président de la Coalition nationale sur l’aide sociale, Yves Desgagnés.

On dirait que c’est l’inverse de la sociale-démocratie qui a permis le recul du nombre de BS…

« conseiller à la recherche au SPGQ »

Ok, ouain…

» Aux États-Unis, pays privilégié de la création débridée de richesse et du rapetissement de l’État »

Ça y est, 0 crédibilité.

Meilleur chance la prochaine fois, mais vous vous plantez encore une fois

Un emploi pour tous est un mythe tenace. La vérité c’est qu’on a pl;us besoin de tout le monde pour que l’économie fonctionne.

Mais comme on est acroché aux vieux paradigmes économiques on continue de répartir la richesse d’une façon telle que cela ne profite qu’à une minorité.

La solution au problème de la pauvreté existe, C’est le revenu de base. Mais c’est trop difficile à comprendre pour les dretteux, ceux d’ici comme ceux d’ailleurs.

Pourtant : http://www.dailymotion.com/video/xgxhto_le-revenu-de-base-le-film_news

@ Paul Robert (# 1):

Exactement…et également en endettant lourdement tout un peuple et SURTOUT en « transmettant » la banqueroute étatique aux générations futures qui n’ont actuellement pas le droit de vote.

Clap…Clap…Clap…Monsieur Lisée!

Et en cette matière, votre propre crédibilité lemoutongris, vous l’évaluez à combien sur une échelle de 0/10

1 –
2 –
3 –
4 –
5 –
6 –
7 –
8 –
9 –
10 –

?

@David (#5)
Il faudrait ajouter à ces coupures celles en santé et en éducation qui ont mis à la retraite des milliers de professeurs, infirmières, médecins, etc…

Le gouvernement Bouchard fut un véritable désastre, n’est-ce pas?

Mais, attendez! Que vois-je ici: http://www.josephfacal.org/paul-martin-tout-ce-qui-brille-nest-pas-or/

Je cite un extrait: « Juste au moment où les dépenses de santé des provinces explosent en raison du vieillissement, Paul Martin coupe unilatéralement les transferts aux provinces de 21 milliards $ entre 1995 et 1999. La contribution fédérale au financement des programmes sociaux, qui couvrait à l’origine la moitié des coûts totaux quand Ottawa les lança, s’effondre pour ne plus représenter que 14 sous de chaque dollar public dépensé. »

Et ici: http://archives.radio-canada.ca/politique/national/clips/16423/

Je cite un extrait: « Mais comme le montrent ces quelques reportages du Téléjournal, l’assainissement des finances publiques sous Paul Martin ne s’est pas fait sans heurts. Ses opposants lui reprochent notamment le manque de mesures pour relancer l’emploi alors que le taux de chômage demeure élevé. Ils constatent aussi la diminution des transferts aux provinces pour la santé, l’éducation post-secondaire et l’aide sociale depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir. »

Le véritable responsable des coupures au Québec n’est peut-être pas celui qu’on pense. Certaines mauvaises langues pensent même qu’Ottawa a imposé un véritable « choker » économique sur l’économie du Québec, et Bouchard s’est retrouvé coincé.

Toutefois, pour la population, c’est le gouvernement du PQ qui a imposé ces coupures, et on s’est empressé de le remplacer par le gouvernement Charest.

Ce qui réjouira les dépendantistes, c’est que cet épisode a démontré que le PQ ne pourra jamais réaliser la souveraineté.

En effet, à n’importe quel moment, Ottawa peut étouffer financièrement un gouvernement PQ. Combiné à une bonne campagne de désinformation, le gouvernement PQ s’en retrouvera totalement discrédité. Si cela n’est pas suffisant, la Cour Suprême peut aussi mettre l’épaule à la roue.

« La solution au problème de la pauvreté existe, C’est le revenu de base. »

et d’ou viendra cet argent?

« Et en cette matière, votre propre crédibilité lemoutongris, vous l’évaluez à combien sur une échelle de 0/10 »

au moins 8. N’importe qui avec le moindrement de connaissance en économie sait pertinement que la DÉréglementation aux ÉU est presque inexistante

Il y en a quelque uns qui essayent d’imiter la photo en haut.

Il est faux de prétendre que de réduire la pauvreté appauvrit la société au contraire. Il n’y a pas d’argent à faire avec les pauvres qui peinent à se trouver de quoi à manger. Appauvrir les pauvres a aussi son impact sur la classe moyenne et les entrepreneurs et les commerçants. Allez donc demander aux grandes chaînes s’ils sont d’avis pour retourner ces gens-là sur le BS.

Ici on parle d’environ 40 000 familles de moins sur l’aide sociale ce qui sauve des centaines millions à l’état.

40 000 personnes de plus qui travaillent, produisent et qui achètent plus et qui font tourner l’économie d’avantage.

40 000 familles qui coûtent moins cher de soins de santé, encore des centaines de millions de moins à payer.

En fait l’état coupe les dépenses et on augmente les profits. De plus, plus tard, les enfants issus de ces familles auront une bien meilleure estime d’eux-mêmes, ce qui en fera des citoyens qui rapporteront beaucoup plus à toute la société autant sur le plan humain que sur le plan monétaire.

Et là nos dretteux, seraient-ils incapables de comprendre celà?

Non! La majorité comprend très bien et même trop, surtout leur mentor.

Sa les choque à chaque fois quand ils lisent qu’il se fait quelque chose de bien au Québec. Que voulez-vous, vu que c’est quelque chose de bien, sa force ces railleurs à dire des stupidités à la Bob Elvis et à mentir pour calomnier, diffamer, déblatérer et persifler leur propre coin de pays. Pour eux rien ne sera jamais bon au Québec même si c’était le pays le plus riche de la planète. Rien à faire.

Imaginez leur vie quand ils seront en train de railler auprès des infirmières à l’hospice. Sa existe déjà.

Je n’ai pas gratté le graphique colonne par colonne pour essayer de déduire un semblant de contradiction basé sur une opinion de seconde main au début de la période visée. Je n’en avais pas besoin vu le corps législatif adopté par le PQ et mentionné par monsieur Lisée. Mais je note quand même que l’individu rapporté par David a décrit ce qui, il me semble est la caractéristique principale du gouvernement Libéral, que ce soit en terme de réingénierie de l’état, de lutte au déficit, de défense du français, de plan Nord: il parle beaucoup pour dire ce que les gens veulent entendre(ici: parler contre la cible facile que constitue les BS) mais il n’agit pas.
Le PQ, en comparaison, a forcément l’air plus sévère puisqu’il gouverne.
Ma question: si les gouvernements Libéraux sont inactifs (témoignage de David à l’appui), pourquoi est-ce que David s’évertue à taper sur le gouvernement Bouchard en prétendant–> qu’il est plus libertarien qu’on pense? Aurait-il voté PQ à l’époque?
Faudrait pas s’antagoniser soi-même, surtout quand on a des groupies qui donnent des notes de crédibilité. Je dis ça de même.

« Il n’y a pas d’argent à faire avec les pauvres qui peinent à se trouver de quoi à manger »

heureusement que les industrialistes du 18-19e siècle n’ont pas pensé comme toi

« 40 000 personnes de plus qui travaillent, produisent et qui achètent plus et qui font tourner l’économie d’avantage. »

TOUT LE MONDE travaille?

.Sa les choque à chaque fois quand ils lisent qu’il se fait quelque chose de bien au Québec. »

« sa » nous choque de voir qu’on nous ment en pleine face et qu’on tord les chiffres.

Évidemment, ils sont plusieurs à vouloir débattre sur les vertus et vices de la gauche et de la droite dès qu’on parle d’économie et de richesse. Nous voulons tous que notre société aille mieux, que nous ayons du succès et que nous soyons plus heureux. C’est juste qu’on ne s’entend pas toujours sur la meilleure façon d’atteindre cet objectif.. 😉

Ici, l’article met en évidence un « détail » qui est souvent oublié des débats : à long terme, la pauvreté coûte très cher. Réduire la détresse économique des familles permet d’améliorer l’estime de soi des enfants, leur capacité à travailler, leur productivité et, de façon générale, leur contribution à l’économie. Ça permet de réduire les coûts liés à la santé et à la justice.

Et je ne parle que du côté « économique » du problème. Il y a aussi tout le côté humain!

Si le rôle d’un gouvernement est de structurer la société (par des lois, des programmes, des interventions… ou selon un autre point de vue par l’absence de lois, de programmes et d’interventions) pour avoir une société meilleure, la lutte contre la pauvreté devrait être une priorité (parce que, on le répète : la pauvreté a un effet « déstructurant » énorme).

On devrait avoir ça comme objectif commun. Maintenant, il faut s’entendre sur le « comment » réduire la pauvreté…

« “sa” nous choque de voir qu’on nous ment en pleine face et qu’on tord les chiffres. »

Dans le tordage lemoutongris, vous êtes vraiment imbattable.

@ GastonDeGatineau #12

Exact, vous avez entièrement raison.

Et c’est exactement ce qui va se produire dans quelques mois quand le PQ reprendra le pouvoir et découvrira les trous financiers laissés par les libéraux. Pas certain que le Très Honorable Harper viendra à son aide…

… à moins que Pauline nomme Éric Duhaime, François 1er, David et les autres au conseil des ministres

Z’avez vu Monsieur Lisée votre confrère Martin Coiteux qui démolit votre argumentaire de façon magistrale?

Du bombon!!!

http://martincoiteux.blogspot.ca/2012/03/lhomme-qui-voulait-changer-leau-en-vin.html

Extrait d’un commentateur:

« Mais sérieusement, c’est le problème avec les penseurs indépendantistes.
Il y a chez eux une forte capacité d’éviction intellectuelle des faits disons « fâcheux » qui auraient tendance à ne pas aider à faire gonfler la montgolfière PQ…
Vivre au crochet de la péréquation, gonfler la dette qui sera payée par d’autres que nous, se payer des services par l’argent qui nous vient du fédéral et que nous dépensons allègrement (en omettant de le mentionner) comme vous l’avez fait remarquer pour les pages 59-61 de son livre, franchement c’est pas fort.
Comme c’est pas fort le fait que Gilles Duceppe prend lui aussi sa pension du fédéral… ça ne lui cause pas une petite gêne ça?
Mais peut être qu’il ne le voit pas lui non plus?
Les chèques du fédéral ne sont pas comptabilisé sans doute dans les règles comptables souverainistes.
Un souverainiste m’avait déjà dit à propos de la péréquation » Le fédéral y vient nous voler dans nos poches pis y nous redonnent l’argent après en nous demandant de leur dire merci » … »

M-A-G-I-S-T-R-A-L!!!

Très bonne «comptabilité» signifiante, ça repose du discours courant et c’est encourageant.
Pour avoir été un temps monoparentale et avoir dû vivre de l’aide sociale – et je’en suis renconnaissante aux autres travailleurs pour ça – vos mots «perte de dignité et d’espoir» me font particulièrement plaisir.
Je vous félicite Jean-François, vous êtes un grande humaniste!

@francois 1:

Je me demande… est-ce un texte récent? Parce que ça fait tellement de fois que ses arguments se font démolir.. La péréquation par exemple: Même le ministère Québécois des finances l’a fait! Mais bon, si on ment suffisamment souvent, ça devient une vérité. Il connait la tactique, il est membre de l’idée fédérale après tout!

C’est vrai que, comme démonstration de mauvaise foi, c’est magistral. Il n’aime vraiment pas les méchants, ça paraît. Les séparatiss, je suis sûr qu’il les « ayiiiii ».
Quand quelqu’un est aussi troublé pour parler d’un sujet, il devrait consulter.

@francois1:
Ah bin! C’est pire que je pensais! Ta citation n’était pas une citation de monsieur Coiteux mais d’un blogueur à sa suite! Même plus capable de trouver des références sérieuses pour soutenir tes insinuations, maintenant tu te rabats sur les blogueurs à pseudos?!?
Il me semblait qu’on ne pouvait pas constamment nuira à sa propre crédibilité dans un texte signé sans que ça paraisse!
Si tu veux trouver une démonstration magistrale, essaie de trouver autre chose qu’un truc manichéen aussi stupide, de grâce. Ces trucs ressassés milles fois, ça se démolit en moins de deux!

@ François 1

Sa ne prend pas grand chose pour vous impressionner vous. Sa ne parles même pas de famille et d’aide sociale.

Un simple petit texte standard, ordinaire de fédéraliste payé pour rabaisser le Québec.

La routine quoi.

» Parce que ça fait tellement de fois que ses arguments se font démolir.. La péréquation par exemple: Même le ministère Québécois des finances l’a fait! »

le même ministère qui affirme, sans rire, qu’on peut se payer une cadillac sans le bailout annuel du Canada? qui dit que ce qui comtpe, c’est d’être heureux.

@lemoutongris:

Prétends-tu que les chiffres du ministère des finances sont vrais, oui ou non?

Si oui, alors OUI, j’utilise ce ministère-là MÊME si le ministre Bachand a proféré une niaiserie partisane.

PS: Au fait, la Cadillac, c’est de lui ou de toi? Pour savoir…

« Prétends-tu que les chiffres du ministère des finances sont vrais, oui ou non? »

non, ils ne sont pas vrais. Il OSE dire qu’on s’en tire sans péréquation.

@lemoutongris:

« non, ils ne sont pas vrais. Il OSE dire qu’on s’en tire sans péréquation. »

Non, il ne dit pas ça. Il dit, entre autres, qu’on reçoit moins de péréquation par habitant que les autres provinces qui en reçoivent. Si tu es capable de prendre une calculatrice, fais le calcul toi-même. Et si ça fait pas ton affaire, dis aussi que la calculatrice est socialiste.
Réplique si tu veux. Comme t’as des affirmations et pas de source, excuse-moi, mais je m’en crisse.

» Il dit, entre autres, qu’on reçoit moins de péréquation par habitant que les autres provinces qui en reçoivent. Si tu es capable de prendre une calculatrice, fais le calcul toi-même »

ça n’a AUCUNE importance. le fait demeure quand même : sans les 8G$ de bailout du Canada, on est en faillite et les programmes sociaux vont à la poubelle

Merci d’avoir attendu malgré l’absence de messages publicitaires mais pas de commentaires intéressants.

La question que je me posais à mon court commentaire # 3 était la suivante : est-ce que cette régression de 1996 à 2011 du « nombre absolu et de la proportion de familles monoparentales ayant recours à l’assistance sociale » ne serait pas aussi reliée au renouvellement de notre force de travail, l’entrée sur ce marché des 15-25 et la sortie des 55-65.

Vers 1996, j’ai observé approximativement que les 15-25 étaient près de 1,2 million, les 55-65 seulement 500 mille. Dans ce contexte, se trouver un emploi pour une parent ou un monoparental me semble plus difficile que lors des dates suivantes. En 2001, on trouvait 1,05 million de 15-25 contre 610 mille 55-65; en 2006, 1,017 contre 810 mille; en 2011, 994 mille contre 987 mille.

J’ajouterais cette concomitance démographique à la liste de vos concomitances politiques. Le taux de chômage en est une autre sur laquelle je m’interroge.