La super bonne idée des Jeunes libéraux

Il existe à Québec, tous les jours où l’Assemblée nationale siège, un bloc de 45 minutes communément appelé « Période de questions ».

Si on adoptait la très sage recommandation émise ce jeudi par la Commission jeunesse du PLQ, elle deviendrait la « Période de réponses ».

Les Jeunes libéraux débattront en fin de semaine d’une résolution qui se lit comme suit:

Réformer la période de questions et de réponses orales au bénéfice des citoyens en révisant le Règlement de l’Assemblée nationale de manière à ce que :

a. L’opposition fournisse au gouvernement les questions principales au moins douze heures à l’avance;
b. Toute question complémentaire puisse être adressée au gouvernement sans lui avoir préalablement été dévoilée;
c. Le Président de l’Assemblée nationale ait explicitement le devoir d’imposer une sanction parlementaire à tout membre du gouvernement qui éviterait manifestement et volontairement de répondre à une question après avoir reçu un premier avertissement.

Wow ! L’adoption de ce changement déclencherait une révolution. Pour l’instant, les membres du gouvernement peuvent éviter les questions à l’envi, ce dont le gouvernement Charest ne se prive pas.

Exemple. Savez-vous que, depuis le départ du ministre de la famille Tomassi, aucune enquête n’a été lancée pour faire la lumière sur l’extraordinaire coïncidence concernant l’attribution de places de garderies aux amis du ministre et du parti ?

Voici l’extrait d’un échange typique, de juin dernier, entre le péquiste Nicolas Girard et la ministre Yolande James, qui a remplacé Tomassi:

M. Girard: Nous avons découvert que, depuis 2003, près de 3 400 places ont été accordées à des actionnaires ou administrateurs de garderies commerciales qui ont généreusement contribué à la caisse du Parti libéral, pour un montant totalisant 325 000 $. Ils reçoivent des subventions annuelles de près de 34 millions de dollars du gouvernement libéral. Nous avons un tableau qui illustre parfaitement la croissance des dons au Parti libéral depuis 2003, en fonction de l’attribution de places à des garderies commerciales.

Comment la ministre explique-t-elle qu’entre 2007 et 2008 le financement d’actionnaires ou administrateurs de garderies commerciales est passé du simple au double, entre 2007 et 2008, de 52 000 $ [à 105 000 $]

Mme James: Le député fait le choix encore d’utiliser la même tactique. Et je tiens à lui dire ainsi qu’à l’ensemble des députés de cette Assemblée nationale: Notre gouvernement a proposé… et encore une fois le député ne s’est toujours pas engagé à suivre ce processus-là de renforcement dans l’attribution des places en garderie, en service de garde, M. le Président.

Quel est le processus, pour le bénéfice du député et l’ensemble de l’Assemblée nationale, M. le Président? Je vais le répéter: […]  Les directions régionales auront à mettre sur pied des comités consultatifs, qui feront des recommandations à la ministre, ce que je vais suivre. […] Puis, c’est terminé, le temps est venu pour le député de s’engager pour travailler pour les familles du Québec.
(On peut lire l’échange complet ici.)

Quel rapport entre la question et la réponse ? Aucun. M. Girard veut parler du passé récent, Mme James veut parler de l’avenir.

Grâce à la proposition des Jeunes Libéraux, la ministre aurait été avisée la veille de la teneur de la première question du député. Elle aurait eu le temps, donc, de préparer sa première réponse. L’impréparation — la surprise ! — ne pourrait être invoquée.

Si elle avait refusé de répondre à la question posée (l’apparence criante de collusion) le président lui aurait donné un premier avertissement. Si elle avait refusé une seconde fois, elle aurait subi une sanction. Laquelle ? Les Jeunes libéraux sont muets là-dessus. Espérons qu’ils seront plus précis pendant leurs débats de la fin de semaine.

Sans réfléchir trop rapidement, quelques options viennent à l’esprit:

* un petit choc électrique dans le fauteuil, croissant avec le nombre d’occurrences de non-réponses ?
* une réduction de salaire pouvant graduellement aller jusqu’à 75 000$ par an ?
* l’obligation d’assister au complet à un discours de Michael Ignatieff ?

Vous êtes, chers internautes, invités à en imaginer d’autres d’ici samedi matin, pour venir en aide aux Jeunes libéraux.

A contre-courant du chef

Le document déposé par les Jeunes du PLQ cite à l’appui de ses quelques propositions, toutes ciblées sur la démocratie, l’information, la justice et toutes dignes d’intérêt, des sources intéressantes: Mario Dumont (ex-chef trublion de l’organisation), Lucien Bouchard et… Ignatio Ramonet, du Monde Diplomatique !

Les citations de Bouchard et Dumont sont tirées de l’entrevue conjointe accordée à La Presse en mai dernier: On a pas le droit d’être cynique !

Dumont, y allait de cette observation sur l’attitude de Jean Charest à la période de questions:

MD : Moi, j’ai fait face à quelques premiers ministres. La façon dont Jean (Charest) traite ses vis-à-vis, tu [Lucien Bouchard] n’aurais jamais fait ça. Tu n’y aurais même jamais songé. Ce qu’il dit, de l’autre bord, M. Parizeau n’aurait jamais dit ça, et toi non plus.

Je confirme. La proposition des Jeunes libéraux arrive d’ailleurs à un très mauvais moment pour Jean Charest, lui qui tente de faire croire que la dégradation du niveau de débat à la période de question tient à la tonalité de son ancien leader parlementaire, le démissionnaire Jacques Dupuis, et de la chef de l’opposition, Pauline Marois, à qui il demande de «baisser le ton».

Il laisse entendre que le nouveau leader parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier, est moins partisan. On se bidonne dans les milieux informés! Fournier est un homme charmant dans le privé, mais pour l’avoir entendu poser des questions pendant cinq ans, sous MM Parizeau et Bouchard, et alors que M. Fournier était dans l’opposition, l’idée de lui accoler l’adjectif de «non-partisan» relève de la fiction pure.

À sa décharge, il ne faisait pas partie du quatuor des champions de la mauvaise foi. Pierre Paradis et Thomas Mulcair étaient, de loin, plus détestables. Juste derrière eux, l’alors chef libéral Daniel Johnson jouait le sous-entendu stratégique en introduisant dans ses questions à Jacques Parizeau, chaque fois qu’il le pouvait, une référence à l’alcool. C’était systématique et vicieux.

Quant au ton de Pauline Marois, il ne va pas à la cheville de celle du précédent chef de l’opposition et complétant le quatuor: Jean Charest.

Les jeunes souverainistes en renfort ?

Les Jeunes libéraux ont raison. Le problème de la période question n’est pas d’abord dans le ton. Il est dans le refus du gouvernement de répondre aux questions.

Et si les jeunes souverainistes, également réunis ce week-end dans un lieu différent, avaient une once d’esprit tactique, ils voteraient à l’unanimité une résolution appuyant la proposition des Jeunes libéraux…

Les commentaires sont fermés.

Bonne idée en théorie mais en pratique c’est une autre histoire.

L’idée de réfléchir afin de rendre les débats plus productif est très bonne mais malheureusement la politique partisane prendra toujours le dessus.

Très naïfs, ces jeunes libéraux, de croire que leur proposition de modifier la façon d’agir durant la période de questions, va recevoir l’appui de Jean Charest. Ce n’est pas par hasard que la période de questions est devenue ce qu’elle est… tout simplement à ce que le premier ministre a voulu qu’elle soit… une technique pour camouffler l’incompétence du
gouvernement. On voit le résultat.

La période de questions ORALES tourne presque toujours au cirque avec un gouvernement majoritaire.

Si les jeunes de n’importe quel parti avait un once de jugement pratique et voulait VRAIMENT lutter contre le cynisme et la mauvaise réputation de la politique en général, ceux-ci devraient davantage songer au fait que le pouvoir exécutif se confond avec le pouvoir législatif lorsque le PM du Québec ou de Canada a « les deux mains sur le volant ».

Bref, cette proposition de souffler les questions au gouvernement en place pour qu’il puisse mieux fabriquer sa bullshit hermétique ou homéopathique ne changera strictement rien.

La Révolution n’aura donc pas lieu parce que le président de la chambre capoterait ben raide a force de se demander si la réponse donnée par un ministre est directement reliée ou non a la question posée par un député de l’opposition (officielle ou non).

Non, ce qui serait révolutionnaire, c’est que les commentateurs politiques arrêtent de parler de tactique et de stratégie gagnante pour mieux se concentrer sur le contenu des questions. Ce que vous faites en citant l’échange ici.

Mais ce qui serait mieux encore, c’est une émission de télévision d’une heure ou on passerait au peigne fin la période de questions de la semaine écoulée pour mieux laisser la population juger elle-même, sans la participation du président de la chambre, de la pertinence ou non de la réponse du gouvernement.

En attendant, les jeunes du PLQ s’amusent a enculer des mouches pour ne pas brasser de la marde au sein du parti comme Dumont l’a déjà fait au moment ou il avait encore un certain sens politique et des convictions connus du grand public.

Autrement dit, si le chien de garde de la démocratie blâme les démocrates de ne pas faire leur job, il ne faudrait pas oublier que le beat de la politique provinciale et fédérale est enterrée sous les spins de tout un chacun et, au final, la population a affaire avec du PR, pas avec les hommes et les femmes qui sont payés pour répondre de leurs faits et gestes devant le tribunal populaire tous les jours.

I know it’s a shitty job but you know that somebody is being well paid to do it, so… Get busy!

Ha! Parisanerie, quand tu nous tient. Le problème est bien plus profond. Quand l’herbe à poux pousse, il faut l’arracher. Pas la tailler.

Cela est vrai dans une perspective de réforme. Il ne s’agit pas ici de faire tabula rasa de notre système politique; mais bien plutôt de démocratiser les partis politiques.

Il faut que les citoyens aient un contrôle sur les activités de leurs partis. Il faut qu’ils aient une part active dans la définition du programme du parti. Il faut que les partis soient redevables à ceux qui votent pour eux.

Parce que présentement, c’est la dictature des impératifs électoraux qui dominent. Et l’oublié est le citoyen. Autrefois, le député était le champion des ses électeurs, représenté à la chambre. Maintenant, le député est l’esclave de la ligne de partis. Résusltat: les débats en chambres sont stériles; c’est une tyrannie pour quatre ans.

Il doit y avoir un véritable contrat avec la population. Que le parti soit soumis à ses membres: il devrait être redevable à un programme préalable qui, s’il doit être changé, sa base doit être consultée pour l’avaliser.

Il faut absolument intégrer le citoyen dans le processus démocratique du débat politique. Sinon, la période des questions ne sera toujours qu’un exercice inutile se rapprochant plus du cirque que d’un dialogue.

Il existe actuellement un règlement qui oblige de répondre directement aux questions mais le président ne le fait pas appliquer.

Le chef anthropophage (au client dans le chaudron): « À quelle sauce voulez-vous être mangé? »
Le plat du jour : Mais je ne veux pas être mangé!
Le chef (autoritaire) : La question est : « À quelle sauce voulez-vous être mangé? »
Le plat du jour : Mais je ne veux pas du tout être mangé!
Le chef (péremptoire). Quelle sauce?
Au fait votre nom s »il vous plaît…. pour le menu

S’il ne manque que la sanction, on peut bien s’amuser un peu. Je me demande si la meilleure sanction contre un élu ne serait pas de faire connaître plus largement sa faute (parce que la cote d’écoute des débats parlementaire…).
Et si le président de l’assemblée nationale publiait dans un journal national la question (évidemment pas la réponse « pitch de vente », seulement la question que le coupable juge trop embarrassante) à laquelle le ministre a omis de répondre? Qui sait, une rubrique hebdomadaire peut-être? Le tout payé à même le budget de recherche du ministre fautif!
Et si après deux ou trois fautes, un pourcentage donné du budget de recherche du ministre était transféré au député ayant posé la question? Après tout, il ne lui sert pas vraiment s’il n’est jamais capable de répondre!!

Crime que j’chu méchant!

…et dire qu’il s’en trouve pour accuser le Parti Libéral de ne pas avoir de profondeur…

Cré jeunes libéraux , voila qu’ils innovent et proposent déja un règlement qui est en place mais que le président ne fait pas appliquer ….Alors leur résolution devrait être pour forcer le président a appliquer ses propres règlements …. Bel essai et il faudra faire mieux la prochaine fois …. Mais admettons que ce serait un beau spectacle de voir les ministres répondrent véritablement aux questions …. Tomassi qui était un grand comique , je l’imagine disant la vérité sur les garderies et le financement du PLQ , on aurait pissé dans nos culottes et Jean Charest aurait fait de drands dégats dans ses siennes …………

Je crois que l’idée d’obliger le gouvernement à répondre aux questions de l’opposition ne donnera pas du tout les résultats attendus. Un gouvernement qui ne veut pas rendre de compte à la population trouvera toujours le moyen de ne pas le faire, surtout quand un gouvernement est formé de nombreux avocats spécialisés dans l’art de ne rien dire quand ils ne veulent rien dire tout en donnant l’impression de dire quelque chose d’intelligent. Le reste du gouvernement est formé de langues de bois qui ne se délieront pas davantage parce que la langue de bois est souvent une règle imposée par le premier ministre ou par le gouvernement.

Quand donc le Président de l’Assemblée nationale pourra-t-il conclure qu’une réponse est satisfaisante ou pas? C’est loin d’être évident et la décision du président risque de ne jamais plaire suffisamment à l’opposition. On ne sera pas plus avancé. Vous imaginez, pour faire un travail sérieux, le temps que devra prendre le président pour réfléchir aux réponses et décider si elles répondent assez clairement aux questions. C’est un travail impossible à faire dans le feu de l’action.

Les Jeunes Libéraux devraient davantage se concentrer sur leur propre parti, sur l’attitude de leurs représentants à l’Assemblée nationale, sur la capacité de ceux-ci de respecter davantage la population, l’institution et la démocratie. Pourquoi ces Jeunes Libéraux ne se contenteraient pas d’exiger plus de respect et de transparence de la part de leur gouvernement.

La situation actuelle est très déplaisante mais elle a au moins le mérite de nous montrer la tribu qui nous gouverne sous son vrai jour. Le gouvernement actuel méprise profondément la population, l’Assemblée nationale et la démocratie. On devrait commencer à le savoir puisque ça fait trois mandats consécutifs que ce gouvernement agit ainsi. Et nous qui exigent supposément des réponses claires à des questions claires on réélit ces mêmes clowns élection après élection. Nous tenons pourtant une bonne partie de la solution, plus en tout cas que l’idée de forcer quelqu’un qui ne veut pas répondre à répondre. Il suffirait qu’on laisse de côté l’amour des Rocheuses et la peur irrationnelle de la souveraineté et qu’on s’abstienne de voter pour des gens qui ne nous respectent pas. On les connaît très bien les patineurs de fantaisie, les langues de bois et ceux qui savent répondre clairement aux questions qui nous concernent. Ce n’est pas compliqué. Il nous suffit d’élire les bons, ceux qui vont répondre clairement aux questions. Il faudrait également se demander pourquoi on ne répond pas correctement. Habituellement c’est pour cacher des choses.

Pour ma part je préfère, et de loin, qu’on laisse aller nos élus à leur guise. C’est la seule façon de savoir ce qu’ils ont dans la tête, dans le coeur et dans le ventre. C’est plus facile alors de distinguer les clowns des gens sérieux et d’élire ce qui convient le mieux pour gouverner le Québec.

Excellente idée! ; ) En tant que jeune souverainiste et péquiste, je les appuie totalement!

Selon le règlement du Sénat canadien :

24. (1) Lorsque le Président annonce la période des questions, un sénateur peut, sans préavis, adresser une question orale :
a) au leader du gouvernement au Sénat, s’il s’agit d’une question relative aux affaires publiques,
b) à un sénateur qui est aussi ministre, s’il s’agit d’une question relative à sa charge ministérielle, ou
c) au président d’un comité, s’il s’agit d’une question relative à l’activité de ce comité.

Questions supplémentaires
3) Si une question orale ne peut recevoir de réponse immédiate, le sénateur à qui elle s’adresse peut la considérer comme un avis.

Une question décrite aux alinéas 24(1)a) ou b),
a) qui nécessite des renseignements statistiques ou autres non disponibles immédiatement, ou
b) pour laquelle on demande une réponse écrite,

sera adressée par écrit au greffier du Sénat pour être inscrite au Feuilleton JUSQU’à CE QU’ELLE RECOIVE UNE REPONSE.

http://www.parl.gc.ca/information/about/process/senate/rules-f/senrules_04-f.htm

On pourrait aussi songer à quelque chose du genre. Le but final après tout c’est de s’assurer d’avoir non pas une réponse mais l’information que l’on recherche. Un préavis de 12 heures donnerait le temps au gouvernement de ‘spinner’ toute réponse. Obliger le gouvernement à répondre par écrit à une question écrite a des avantages. Des question et des réponses écrites permettraient au président de juger clairement si le gouvernement évite manifestement et volontairement de répondre à une question. Et on ne mettrait pas sur papier les platitudes que l’on entend de la bouche des ministres (enfin, le l’espère!)

Salut monsieur Lisée,

Très bonne idée. Trop bonne sans doutes pour que Jean Charest l’approuve! Imaginez un membre de la députation du PLQ obligé de répondre à une question. Les Charest, Fournier, Bachand et James, entre sutres, sont de meilleurs improvisateurs que les membres de la Ligue Nationale d’improvisation. Après tout ils improvisent la gestion du Québec depuis 2003. Les jeunes du PLQ peuvent toujours rever!

Bonjour,

Quel est ce nouveau piège à « cons » ?

Qui nous dit qu’il n’y a pas encore manipulation par les « grands frères » ?

Je pense que l’objectif, c’est d’obliger l’opposition à s’y rallier ; sinon ils pourront dire que : « Vous voyez nous avions raison de décrier l’opposition qui rabaissait les débats ; et ils ne veulent même pas que nous y remédions! »

K.O. Habile non de la part de John James !

M. Lisée, le ver est vraiment dans la pomme et J’ai bien peur que ayez raison : Sinon…

JRD

N.B. En effet, M. Mitriou, les jeunes Libéraux devraient davantage se concentrer sur leur propre parti, sur l’attitude de leurs représentants… (…)… et d’exiger plus de respect et de transparence de la part de leur gouvernement.

Mais quand le boss parle, le sous-fifre se soumet !

Bonsoir,

Après avoir lu les commentaires :

La « PALME » va à mediamaniaque

Le « CITRON », à François 1

Excusez-moi d’en avoir oublié d’excellents …

Bonne soirée,

JRD

Ben voyons donc !
Vous voulez rire ?!?!???

C’est une « ministre », s’cusez, sinistre farce, ce truc des jeunes libéraux, rien de plus. Ça sert à camoufler quoi au juste cette proposition bidon ? Elle sert qui, à quoi, et elle trompe qui ?
Libérez-nous des libéraux-aux-aux… 🙁

Comme dit l’autre, ça fait déjà partie des règlements de l’Assemblée nationale, et ça déjà donné quelque chose ???? Et vous avez déjà remarqué une différence dans le fonctionnement des règles, vous ? Eh ben moi, j’ai rien vu !

Quand le zigoto libârâl en avant a-t-il déjà obligé le questionné à répondre à la question plutôt que de garrocher à la pelle des sarcasmes, du cynisme, du mépris et autres insanités ??? Ils sont champions là-dedans, les PLQ. La période dite de questions est devenue au fil du temps, non plus un terrain de jeu pour enfants, comme c’était avant, mais bien la plus désolante image que l’on nous renvoie de notre société… et elle n’est pas bien belle, loin s’en faut !

@ Jean-Renaud Dubois:

Venant de vous, je considère le résultat de vos profondes réflexions comme un compliment.

Merci encore!

Bonjour,

Pour aller dans le style de médiamaniaque (qui a le mérite d’être drôle, en plus d’être pertinent) :

À 5:02 : N’est-ce pas l’heure du Coq chantant ?

À moins que vous soyez en prières – « sur les bords de la rivière Piedra » (Paulo Coelho) – avec les autre moines du monastère ?

Je privilégie cette dernière option, puisque vous semblez faire un travail de moine! C’est positif, là !

N.B. Le « Citron » c’était pour la profondeur de votre analyse sur le sujet en chronique…vous devriez prendre exemple sur Mme King.

JRD

@ François 1

Ce n’est que mon opinion, mais je pense qu’un libertarien devrait plutôt dénoncer le parti libéral pour être trop interventionniste.

Une sanction parlementaire…plus difficile à imposer au parti au pouvoir qu’à l’opposition… dans le cas de l’opposition c simple: retirer le droit de poser des question pendant une période déterminée.
Pour le parti au pouvoir, il pourrait s’agir d’un mécanisme impliquant les médias: Dans la semaine suivant un blâme du président pour ne pas avoir répondu à une question de facon délibérée, obligation pour le député/ministre de publier dans tous les grands quotidiens, en pleine page, une présentation d’excuses à la population et de plus fournir la question posée ainsi que sa réponse exacte, précise, sans autre information ou justification. Le frais pour couvrir cette »publicité » devraient être engagés par les fonds de l’association de circonscription du député concerné. Dans le cas de non respect de la publication des excuses et de la réponse à la question, une publication pleine page serait également faite,par le président de l’assemblée, avec la question posée, indiquant clairement que le député/ministre ne s’est pas accompli de sa tâche de parlementaire d’y répondre sérieusement et, étant pris en défaut n’a également pas respecté la sanction prévue. Le frais liés à la publication de cette »publicité » seraient déduis du financement de l’état au parti pris en défaut. Il faut frapper là ou ca fait mal… dans le porte-feuille.

C’est à se demander si cette proposition des Jeunes Libéraux ne vise pas plutôt le prochain gouvernement, celui des péquistes – tellement Jean Charest creuse vers le bas la popularité des Libéraux du Québec – qui auront alors à jouer le jeu de la démocratie véritable, alors que les Libéraux seront dans l’Opposition.

Fiction politique fort possible.

Puisque dans la vraie vie, Jean Charest va tirer sa révérence avant terme – prédiction – pour laisser sa place à un dauphin (lequel? Jean Fournier?), pendant que les péquistes vont encore s’enfermer dans leur propre piège, celui d’aller au front avec un chef dont la popularité est faible.

On connaît de tout temps la grande faiblesse stratégique des péquistes. C’est ce qui fait leur charme et leur malheur tout à la fois.

Un peu injuste et insultant envers nous ce commentaire…

«Et si les jeunes souverainistes, également réunis ce week-end dans un lieu différent, avaient une once d’esprit tactique, ils voteraient à l’unanimité une résolution appuyant la proposition des Jeunes libéraux…»

Mais je ne vous en veux pas….

Pourquoi les gens sont cyniques ?

Au Québec tout part de travers et on perd notre temps avec des futilité comme le format de la période de question.

C’est comme si lors d’un incendie au lieu d’évacuer le maison les gens s’obstinaient sur la couleur du tapis.

Il y a de quoi être cynique…

@ Nicolas:

« souverainistes » et « esprit tactique » dans la même phrase?

Eh ben…

Il y a une chose qui n’est pas dite; Jean Charest a pris sa part de responsabilité mais Pauline Marois dit qu’elle va continuer dans la même tangente.C’est immature de la part de madame. Je suis restée très surprise. Personnellement je trouve quelques députés péquistes très agressifs dans les débats, ex;Bertrand St-Arnaud,Bernard Drainville et Pierre Curzi, je pense toujours à l’inquisition quand ils posent des questions, surtout Bernard Drainville je serais incapable de répondre à un pareil monstre criard.

La super bonne idée des Jeunes Libéraux n’en est pas une à mon avis. Ils ont probablement tentés de faire une remontrance à leur parti au sujet des scandales et allégations au sujet du financement, de la nommination des juges, etc mais tout en prenant des gants blancs.

Le résultats M. Charest très fin politicien a évidemment saisi l’occasion de donner l’impression d’un méa-culpa au sujet du « ton » à l’Assemblée Nationale tout en incluant le PQ dans le méa-culpa.

Voilà on gardera l’impression qu’il y a eut un méa-culpa au PLQ!!! Dans les faits c’est comme si un homme faisait un méa-culpa convainçant pour avoir oublié l’anniversaire de son épouse alors qu’en cachette il a trois maîtresses bien entretenues.

Les plus populaires