Mario Beaulieu et l’inutilité de tirer sur la tige d’une tulipe

L’arrivée difficile de Mario Beaulieu reflète son parcours. Il évolue dans les cercles indépendantistes depuis longtemps. Entre des gens d’une même tendance, on se renforce les uns les autres, quitte à se déconnecter de la réalité.

Photo: Graham Hughes/La Presse Canadienne
Photo: Graham Hughes/La Presse Canadienne

PolitiqueDécimé à la dernière élection, le Bloc québécois est dans la tempête depuis l’arrivée à sa tête de Mario Beaulieu, ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB).

Suivant l’exemple de son collègue Jean-François Fortin, le député André Bellavance quitte le bateau, tandis que Claude Patry, transfuge néodémocrate, annonce qu’il ne se représentera pas. Même s’il vient tout juste d’être élu, la stratégie et le leadership de M. Beaulieu sont remis en question par ces événements.

Reconnaissons d’abord que la victoire de celui-ci est parfaitement légitime. Bon organisateur, M. Beaulieu a su mobiliser cette portion d’indépendantistes qui pensent qu’en martelant tous les jours le thème de la souveraineté, celle-ci remontera dans les sondages. Ceux qui connaissent l’ancien président de la SSJB-Montréal savent aussi que ses convictions sont profondes et son engagement sincère.

La chasse aux coupables

Depuis son arrivée, toutefois, le nouveau chef a fait de nombreuses erreurs.

Victorieux avec 53,5 % d’appui, M. Beaulieu aurait dû tenir compte du fait que sa majorité était courte. Le soir de son élection, au lieu de tenter de rallier les perdants à sa cause, le nouveau chef s’est lancé dans un discours franchement hallucinant. Outre le fameux «nous vaincrons» — un slogan utilisé notamment à l’époque par le FLQ —, il s’est permis de porter un jugement lapidaire sur l’œuvre de ses quatre prédécesseurs : qu’on se le tienne pour dit, Lucien Bouchard, Michel Gauthier, Gilles Duceppe ou Daniel Paillé seraient coupables de «20 ans d’attentisme et de défaitisme». L’heure est venue de «rompre» avec l’héritage cette bande de losers.

Vraiment, on se demande sur quelle planète l’ancien président de la SSJB vivait au cours des deux dernières décennies. Si le Bloc a pris une solide dégelée en 2011, cette formation politique a connu, dans l’ensemble, de bons résultats électoraux, en plus de faire un travail fort utile à Ottawa pour les indépendantistes.

Par exemple, en raflant le titre d’opposition officielle, en 1993, avec 54 sièges sur 75 et 49,3 % du vote populaire au Québec, les bloquistes de Lucien Bouchard avaient redonné l’élan au camp souverainiste à l’approche des élections provinciales de 1994 et du référendum de 1995.

On pourrait aussi rappeler l’élection fédérale de 2004. Après avoir dénoncé le scandale des commandites et mis le gouvernement libéral sur la défensive avec le thème du déséquilibre fiscal, les troupes de Gilles Duceppe ont également fait élire 54 députés et obtenu 49 % des suffrages exprimés.

Certes, les résultats n’ont pas toujours été aussi mirobolants. Sauf que le Bloc a toujours su, sauf en 2011, faire élire un fort contingent de députés à la Chambre des communes en défendant les intérêts québécois.

Tout cela n’est pas rien, et Mario Beaulieu, qui n’affiche pas une telle feuille de route, devrait se montrer respectueux au lieu de chercher des coupables à pointer publiquement du doigt.

Et si ce dénigrement fait partie de sa stratégie gagnante pour l’avenir, il devrait accuser d’autres personnes que ses prédécesseurs. Il pourrait commencer par Lucien Bouchard, à titre d’ex-premier ministre et non de chef bloquiste. M. Beaulieu fait sûrement partie de ceux qui trouvent que Bouchard a été timoré lorsqu’il était au pouvoir de 1996 à 2001.

Il pourrait aussi médire Bernard Landry, qui a été encore plus attentiste que Bouchard. Bien sûr, Mario Beaulieu ne le fera pas, puisque Landry l’a appuyé lors de son élection. Et tant qu’à vouloir semer la controverse dans son propre camp, il devrait aussi vilipender André Boisclair et lancer des pierres à Pauline Marois, eux qui n’ont pas su relancer le mouvement souverainiste lorsqu’ils étaient à la tête du Parti québécois (PQ).

S’il faut chercher des coupables à livrer publiquement à la vindicte des militants, c’est aux anciens chefs péquistes que le leader bloquiste doit s’en prendre, et non pas à ceux qui ont occupé son poste auparavant. Pour la simple et bonne raison que la souveraineté ne se fera jamais à Ottawa. Elle passe nécessairement par l’élection du Parti québécois et la tenue d’un référendum.

La pensée magique

L’arrivée difficile de Mario Beaulieu reflète son parcours. L’homme évolue dans les cercles indépendantistes depuis longtemps. On n’y rencontre que des convaincus et on ne parle qu’à des convertis. Entre gens d’une même tendance, on se renforce les uns les autres, quitte à se déconnecter de la réalité.

Voilà ce qui se produit chez bon nombre d’indépendantistes qui pensent qu’en parlant davantage de souveraineté, celle-ci va trouver un nouveau souffle.

Cette analyse constitue un déni total des derniers résultats électoraux. Le PQ a perdu des votes et des sièges au profit de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et de Québec solidaire (QS). Peut-on sérieusement penser que ce glissement s’est opéré parce que bon nombre d’électeurs trouvaient que Pauline Marois ne parlait pas assez de souveraineté et que les caquistes ou les solidaires en feraient plus ?

Si le manque de conviction indépendantiste de l’ex-première ministre avait été le facteur expliquant sa déconfiture, un nombre important de voix se serait reporté sur Option nationale (ON), qui incarne la pureté indépendantiste. Or, la proportion des votes recueillis par ON est passée de 1,89 % à 0,73 %.

Marteler le thème de l’indépendance dans l’espoir que cela permette au PQ de tenir (et gagner !) un référendum constitue de la pensée magique. Le contraire s’est produit en avril dernier. À partir du moment où l’arrivée de Pierre Karl Péladeau a donné de la crédibilité à l’idée (fausse) selon laquelle Marois se préparait à un référendum imminent, le vote péquiste s’est écroulé.

En refusant de constater cette évidence, les souverainistes à la Mario Beaulieu sombrent dans la fantasmagorie. En lieu et place, ils devraient plutôt méditer cette phrase que René Lévesque aimait bien répéter : ce n’est pas en tirant sur la tige d’une tulipe qu’on la fait pousser plus vite. Mais le nouveau chef bloquiste pense sûrement que l’ancien premier ministre était lui aussi un bon à rien.

* * *

À propos de Frédéric Bastien

Frédéric Bastien est professeur d’histoire au Collège Dawson et l’auteur de La Bataille de Londres : Dessous, secrets et coulisses du rapatriement constitutionnel. Il détient un doctorat en histoire et politique internationale de l’Institut des hautes études internationales de Genève.

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17 commentaires
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«Entre des gens d’une même tendance, on se renforce les uns les autres, quitte à se déconnecter de la réalité.»

C’est tout à fait cela. Non seulement on se renforce mais on s’auto-suggestionne parfois jusqu’au délire. Au lendemain du référendum de 1995, tel était le principal problème, une fois passé le verdict des urnes: l’auto-exaltation apoplectique des embrigadés du Oui ou du Non (PQ et PLC notamment) ; et la protestation comiquement indignée des uns et des autres : «Pis les fédéralisses, ils sont pas hystériques, eux autres!?» «Pis les séparatisses, ils sont pas hystériques, eux autres!?» De part et d’autre, ces salauds de militants refusaient d’admettre la dérive hystérique de leur camp respectif, calculant sans doute que les militants du camp d’en face auraient pu se servir d’une telle admission dans leur propagande.

La rhétorique de M. Beaulieu selon laquelle il n’existe pas de « durs » et de « modérés » – s’efforçant d’empêcher la distinction classique entre « colombes » et « faucons » – est exactement de la même farine et a exactement le même but stratégique que chez les patriotards William Johnson et Josée Legault en 1996-1997 : ces deux oiseaux-là, l’un fédéraliste ultra et l’autre séparatiste ultra, utilisaient exactement le même trucage rhétorique, qui consistait à hurler d’une part qu’il n’y avait pas de modérés et de radicaux dans leur camp respectif, tout en fustigeant… « les moutons » / « the lamb lobby ». Vérifiez et vous verrez. Avec, en plus, le même vocabulaire (« moutons »), ils martelaient la même impossibilité logique: « Ce n’est pas vrai, il n’y a pas de durs dans mon camp ! Par ailleurs, les maudits moutons… » Seuls des gens qui ne se voient pas aller sont capables de s’enfoncer ainsi dans un aussi flagrant illogisme.

Des deux bords, il y avait des fanatiques et des normaux (« moutons »). Ce qu’il faut faire en cas de polarisation, de montée aux extrêmes des deux bords, comme c’était le cas au lendemain du référendum de 1995, c’est dégainer deux sabres pour bien faire savoir au double lobby des lamproies que les moutons peuvent mordre – le seul langage qu’ils sont en mesure de saisir de toute façon. Avec des saloperies comme la menace d’élection référendaire et de séparation unilatérale d’une part, et la menace de partition du Québec et notamment de Montréal en cas de victoire du Oui d’autre part, la principale caractéristique des deux camps dans l’après référendum de 1995 était la prédominance d’une stratégie antidémocratique (d’ailleurs l’avocat Guy Bertrand passa de l’une à l’autre). Quand on lutte contre une polarisation, une dérive extrémisante entre deux camps ennemis, quand on veut vraiment nuire à la racaille polarisée de part et d’autre, la contre-attaque numéro un des modérés de part et d’autre viendra toujours de la question : « Voyons voir, quelle est la pire saloperie qui se trouve à être vraie des deux bords en même temps ? » Et ensuite, une fois qu’on a trouvé, c’est là-dessus qu’on cogne, en attaquant d’aplomb les Deux Turpitudes. L’idée est toujours de donner aux modérés de part et d’autre les moyens d’infliger aux radicaux de part et d’autre une défaite aussi humiliante que possible.

Un mouton,

Marc Provencher

Votre analyse est toute fausse

La performance du Bloc en 2004 ne dépend pas du déséquilibre fiscal mais du scandale des commandites, du parti propre au Québec. Ti-Gilles a poigné la fin de la vague.

La baisse du PQ après le poing de Péladeau est due au « vide péquiste », à l’absence de plan clair après une victoire majoritaire, à l’absence du discours souverainiste.

Désolé mais l’alternance qui a fonctionné depuis 40 ans ne fonctionne plus. QS syphonne 10 pts à gauche, la CAQ 30 à drette. Quand vous ajoutez le 20% d’anglos-allos et le 20% de feds purs et durs il ne reste plus de marge pour le PQ

La seule planche de salut est le vote souverainiste. En le travaillant bien, on peut monter à 40% et prendre le pouvoir majoritaire.

Let’s go Mario. L’indépendance à fond. Parle de Mam Tibo. Parle de la monarchie. Parle des bateaux à Halifax. Parle de la nouvelle chambre des communes qui sousreprésente le Québec. Parle des réfugiés qu’Ottawa dumpe dans les 4 coins du Québec. Parle des soldats québécois qui se suicident parce qu’ils n’ont pas eu de suivi. Parle de la politique pro-israel. Parle du sort pitoyable des Indiens et des réserves. Attaque Mario. Attaque.

Comment expliquer cette hargne, ce ton agressif à l’égard du nouveau chef du Bloc Québécois? Surtout de la part du patriote de l’année 2013 nommé par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal dont Mario Beaulieu était le président? Oui, M. Bastien a été nommé patriote de l’année 2013! Pourquoi « tirer » dans les jambes d’un autre patriote et même de lui attribuer faussement le « nous vaincrons » du discours de la victoire? M. Bastien ne semble pas croire en l’importance de la promotion de l’indépendance du Québec! Surprenant! Attend-il le Messie? Les conditions gagnantes? Un miracle?

M. Bastien ne fait que démontrer l’opportunisme du camp auquel il appartient (les PKP, Bédard, Coté, Facal, Beauchemin).

S’il en est un qui défendait cette idée de pédagogie c’est bien Mathieu Bock Côté..

Et le voilà lui aussi qui change de discours.. et cela après avoir été invité maintes et maintes fois invité sur les tribunes de Génération nationale, de la SSJB..

Je me rappelle très bien l’avoir lu ou entendu raconter une rencontre de la veille avec les militants de la SSJB. Il en était sorti complètement exalté! Comme il disait ne pas aimer conduire, il avait prolongé l’état de grâce dans lequel il était plongé en écoutant du Gilles Vigneault.

Alors MM. Bastien et Bock Côté vous n’avez vraiment aucune leçon à donner à Mario Beaulieu..

Je vous corrige, l’idée qu’il se préparait un référendum n’était pas fausse. Et vous le savez trop bien.. Une victoire majoritaire du PQ ouvrait la voie à la république du Québec.. Un livre blanc, une charte, des cours d’histoire nationaliste obligatoire, une loi 101, le rejet du multiculturalisme, du gouvernement des juges…

Pendant les 18 mois d’un gouvernement minoritaire le PQ a fait fi de la majorité. Il ne gouvernait pas la province mais jetait les assises pour leur Québec indépendant en devenir.

Les Québécois sont encore échaudés des entorses à la démocratie auxquelles s’était prêté le PQ. La fin justifiait les moyens.

Et maintenant les mêmes stratèges qui refusent d’assumer leur part de responsabilité dans la défaite du PQ changent brutalement de stratégie et renient maintenant celui qui persiste et signe dans sa foi souverainiste, Mario Beaulieu!

Pour savoir si on parle suffisamment d’indépendance, il faut surtout pas demander à la population au complet ce qu’elle en pense. La population, elle, ne sait pas qu’il faut en faire la promotion. On peut pas non plus se fier aux résultats électoraux d’ON, puisque ce nombre ne correspond pas du tout au nombre de ceux qui trouvent que le PQ devrait parler plus d’indépendance, et ce, pour toutes sortes de raisons (vote stratégique, démission du chef, positions de PQ/QS/ON/CAQ/PVQ/PLQ sur une variété de sujets, etc.). L’idée d’utiliser les résultats électoraux d’ON de cette manière ne tient pas la route.

En 2014, les indépendantistes qui croient qu’on devrait parler plus d’indépendance du Québec ont voté pour 6 partis différents : PQ/QS/ON/CAQ/PVQ/PLQ, pour toutes sortes de raisons. Pour les réunir les indépendantistes en un seul parti, il n’y a qu’un seul moyen : il faut que l’enjeu indépendantiste soit au cœur des débats.

Et avant qu’on dise que l’époque n’est pas propice : le % d’appui à l’indépendance dans les sondages n’est pas un indicateur fiable de comment le vent tourne, parce qu’il est influencé par le comportement du PQ ! Il y a 3 groupes de personnes qui répondent OUI ou NON à une question de sondage sur l’indépendance : ceux qui répondent toujours OUI, ceux qui répondent toujours NON, et ceux qui peuvent changer d’idée. Un PQ confiant et populaire fait augmenter l’appui au OUI, tout comme l’appui au OUI aide le PQ à être confiant et populaire. C’est un feedback malsain.

L’autre façon de faire ne fonctionnait pas plus. Si en 20 ans l’appuie a la souveraineté ne s’est pas amélioré c’est ben pas la faute a Beaulieu. C’est pas lui qui était là. Au lieu d,y tombé dans face, vous devriez le soutenir (si vous êtes indépendantiste bien sur) et de ne pas lui nuire.

M Beaulieu erre grandement. Il doit laisser les gens respirer. Il faut arrêter de parler entre nous
Il faut trouver d’autres solutions et se laisser du temps.. Le bloc N est plus une option.
Le PQ doit se Transformer sur le plan économique . PKP doit être le chef,

Ce n’est pas en mettant la tulipe à l’ombre qu’on lui permet de pousser…

Mario Beaulieu, a parlé de 20 ans d’attentisme… il parle des 20 ans qui nous sépare du référendum et l’auteur invoque l’élection pré-référendaire de 1993 !? WOW ! Tout un argument… N’IMPORTE QUOI ! Le reste est à l’avenant…

L’élection de 2004 et ses 49% de suffrages nous aurait fait ROMPRE avec l’attentisme ? VRAIMENT ! Certainement pas… Résultat des courses… l’élection de 2011… ET… il ne faudrait pas montrer du doigt les coupables !? VRAIMENT !? Il ne faudrait pas comprendre que la politique mise de l’avant a été RÉPUDIÉE par Le Peuple… !? VRAIMENT !?

Ce n’est pas le poing levé de PKP qui a fait chuter le vote péquiste… mais bien le fait que le PQ l’a ensuite MUSELÉ… ce qui d’évidence montrait qu’il n’était pas question de mettre de l’avant la DÉMOCRATIE contre la DICTATURE d’OCCUPATION canadian… dans ces conditions… AUCUNE différence entre la CAQ, le PQ, le PLQ… et le fait de rester chez soi… ainsi, ± 30% des Québécois,es ne se sont pas déplacé,es pour VOTER… dont au moins 50% sont souverainistes… soit 15% des électeur,trices qui ont dit au PQ, en somme, quand vous voudrez faire ce qu’il faut pour RENVERSER l’État de clair DÉNI démocratique canadian, on pourra trouver utile de se déplacer… puisque le PQ n’engageait RIEN qui vaille…

Ce n’est pas en mettant la tulipe à l’ombre qu’on lui permet de pousser…

« en plus de faire un travail fort utile à Ottawa pour les indépendantistes. » Tout est dit, le parti des indépendantiste et non des québécois!

Beaulieu est un bouffon de première et il est le meilleur atout que puissent posséder les fédéralistes.

Oui, dans l’après-1995, plusieurs ont découvert que non seulement le Québec en particulier mais le Canada en général était une terre fertile pour faire le bouffon.

Y fait peur ce Beaulieu. Il a commis toute une erreur lors de son discours suivant sa victoire au Bloc. Son appuie vient d’une bande de loosers, de bs, et de divers ratés qui ont décidés que leur échec était la faute des anglais.

Merci monsieur Bastien pour ce texte très instructif qui résume bien la pensée de la majorité. Continuez à éclairer nos lanternes.

Ce n’est pas René Lévesque qui évoquait la fleur qui pousse sans qu’on tire dessus…
C’était Claude Morin!

Peut-être que Claude Morin le disait mais Lévesque aussi. Il l’a dit à Pierre-Louis Mallen, qui lui-même me l’a raconté.

Frédéric Bastien.

Je suis en complet désaccord avec monsieur Bastien. Il faut au contraire parler plus d’indépendance, afin de convaincre les gens de ne pas s’égarer en votant pour le NPD ou PLC au fédéral ou la CAQ, le PLQ et bien sûr de ne pas diviser son vote. Vive Mario Beaulieu! Vive l’indépendance du Québec! Car il est plus que nécessaire.