La transition se prépare…

Photo: WikiCommons / CC2.0

C’est de bonne guerre. En fait, c’est une vieille tactique.

Le parti qui, face à un gouvernement sortant, se présente comme l’«alternative», commence, un moment donné, en pleine campagne, à parler de son «comité de transition» s’il venait à prendre le pouvoir.

Même lorsque les résultats d’une élection sont tout à fait imprévisibles – ce qui est le cas pour celle-ci -, le principal parti d’opposition à aspirer au pouvoir le fait essentiellement pour deux raisons.

1) Montrer qu’il sera «prêt» à gouverner dès le lendemain de l’élection.

2) Quitte à paraître présomptueux auprès d’une partie de l’électorat, tenter d’y installer l’impression que cela est non seulement possible, mais probable. Question aussi d’installer son ou sa chef dans l’image d’une prochaine ou prochain premier ministre.

D’autant plus si les sondages lui sont cléments. Soit parce qu’il est en avance – ce qui, pour le moment, est le cas pour le PQ.

Soit parce qu’il monte dans les intentions de vote – ce qui, pour le moment, est le cas pour la CAQ.

Ce que montre le CROP/La Presse de ce matin – lequel s’inscrit dans la continuité des sondages Léger Marketing/QMI et CROP/La Presse de la semaine dernière.

Et donc, plus tôt cette semaine, à presque mi-campagne – et surtout, à quelques jours d’une série de quatre débats des chefs -, La Presse rapportait qu’autant au Parti québécois qu’à la Coalition Avenir Québec, on se prépare à prendre le pouvoir… au cas où…

Ce jeudi, Pauline Marois le confirmait en entrevue à l’émission C’est bien meilleur le matin:

Ce que j’ai engagé déjà depuis quelques mois, je dois vous dire – parce que si j’aspire à être première ministre du Québec – donc, faut que je sache ce que je dois faire et comment on va organiser ça. C’est cependant comment on va organiser l’administration publique. Comment vont fonctionner les ministères. Qu’est-ce qu’on doit faire les premiers jours. Comment on va préparer justement les premiers cent jours d’un gouvernement. Quelles vont être les priorités. C’est à ça que s’attarde un comité de transition que j’ai créé.

Toujours selon La Presse, l’ex-chef de cabinet de René Lévesque et ex-sous-ministre aux Relations internationales, Martine Tremblay, aurait été «appelée par Pauline Marois et sa chef de cabinet, Nicole Stafford, à réfléchir à un éventuel gouvernement péquiste».

Du côté de la CAQ, si aucun comité formel de transition ne serait en place, ce serait  l’ex-chef de cabinet de Robert Bourassa – Mario Bertrand, surnommé l’«abrasif» dans les coulisses des pouvoirs et passé à la CAQ -, qui «serait responsable de la réflexion».

Bref,  même si rien n’est joué pour le 4 septembre pour les principaux partis – le CROP/La Presse de ce matin indique par ailleurs un taux élevé d’indécis à 19% -, le PQ, ayant déjà l’expérience du pouvoir et espérant très, très, très fort y retourner pour la première fois en presque dix ans, se prépare. Beaucoup.

Quant à la CAQ, on y réfléchit…

 

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Le sondage semble confirmer que le nombre d’indécis augmente,que M.Legault a le meilleur profil comme PM et que les femmes semblent appuyer le PQ. C’est un contexte très volatil où le vent peut être autant à l’avantage du PQ que de la CAQ. Une chose est sûre: nous voulons du changement et le PLQ en payera le prix.

Les débats entre les chefs marqueront certainement une tendance qui pourraient tenir jusqu’au vote. Trop de votalité peut avantager le PQ qui représente une valeur sûre. Si M.Legault démontre clairement que ses promesses sont réalisables, il pourrait avoir un avantage. Si Mme Marois s’affirme un peu plus et montre qu’elle a de la poigne, elle pourrait sortir du lot.

Quel duel télévisuel en vue! Certainement qu’après le premier débat, un sondage révélera une tendance qui pourrait se maintenir.

Si le parti qui prendra le pouvoir nous disait, le lendemain du vote, qu’il ne s’est pas préparé et qu’il faut qu’il réfléchisse à tout ça dans les prochaines, nous les prendrions évidemment pour des amateurs et nous mettrions en doute leur compétence à gérer les affaires de l’État.

Être présomptueux serait de déjà annoncer la composition du cabinet. Nous n’en sommes pas là.

«Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare!»
[Michel Audiard]

Mario Bertrand est passé à la CAQ ? Ce cynique (et redoutable) monsieur qui conseillait Robert Bourassa quant à la meilleure manière de manipuler l’opinion publique ?

Nous voyons tous que libéraux ou caqise, du pareil au meme.
La CAQ était la pour diviser le votre mais maintenent les dirigants ont laissés tombés CHAREST car ils savent qu il est fini
SIROIS fondateur de la CAQ qui était recruteur des futures députés libérauz pour l élection de 2008
BERTRAND encien chef de BOURASSA qui va ètre sur le comité de transition pour la CAQ.
2 plus 2 cela a toujour fait 4

La stratégie du Parti Socialiste en France pendant l’élection présidentielle a consisté par une campagne positive de présenter François Hollande comme le prochain président de la France en surjouant si l’on veut contre N.Sarkozy le président normal contre le président -anormal-.

L’approche péquiste du côté de la transition va dans ce sens sans doute encore que la répétition de ce thème de la transition se doit d’être pondérée et exprimé à travers l’humilité.

La perspective de dégager des enjeux de l’identité québécoise comme la langue ou la laïcité en parallèle avec des promesses ciblées sur les familles semble crédible et articulée de la part du PQ malgré la distorsion voulue des maires libéraux, des médias et du PLQ pour que la croix au parlement ou demain ou maintenant que la référendomanie devienne l’arme de peur en mode pré panique.

Évidemment qu’à partir d’aujourd’hui, la campagne électorale deviendra plus dure, plus virulente voire violente verbalement. L’épisode D.Benhabib en dit déjà très long par l’utilisation de la xénophobie contre la candidate péquiste pour comprendre que tous les moyens sont bons pour défaire le PQ dans les prochains treize jours, période ultime de l’élection.

Méchante campagne électorale à partir de maintenant. Les libéraux ciblés par l’usure, le PQ ciblé par l’avance, attaqué par les nouveaux partis sur la gauche nationale et à droite par le bloc opposé mais néolibéral du PLQ et de la CAQ.

Bonjour Mne Legault
Les planètes sont bien alignées pour la paassation de pouvoir aux souverainistes après le 4 septembre pour une très bonne raison.
Traditionnellement les québécois ne mettent pas leurs oeufs dans le même panier. Alors que les députés québécois libéraux étaient majoritaires à Ottawa avec leur chef Pierre-Élliot Trudeau,les péquistes ont pris le pouvoir à Québec avec René Lévesque à leur tête. La vague orange a peut-être chassé les bloquistes de la Colline parlementaire, une vague bleue se pointe à l’horizon à Québec avec l’aide de Jean Charest et François Legault qui se sont peinturés dans le coin à la défense d’un fédéralisme statu-quo immobile, fermé et sans contredit anti-québec.

F.Legault refuserait de maintenir au pouvoir longtemps un gouvernement minoritaire péquiste malgré les coûts d’une élection autour de plusieurs dizaines de millions et que ce gouvernement ne serait pas vieux.

F.Legault peu inspirant.

L’image parle d’elle même.
Jean Charest fait une conférence de presse sur le toit du Centre des congrès de Montréal suivi par une escadrille de policiers de la S.Q dans l’escalier alors que tout est calme à l’extérieur.
Ma question:
Pourquoi ne pas avoir utilisé l’ascenseur?

Le Québec est un État incomparable!

Une ensemble vivant, coloré, diversifié, dynamique et même excitant!

Restons calmes…À mon avis, l’équipe du Parti Québécois sera porté au pouvoir à cause de la qualité de ses candidats(es) et de cet heureux mélange, assez bien équilibré ma foi, d’expérience et de jeunesse. Bref,une formidable équipe!

Au chapitre du changement, une femme chef de l’État, constitue en soi quelque chose d’inédit et tout-à-fait novateur en politique québécoise. Je crois que le Québec accueillera madame Marois comme on découvre un excellent vin du terroir, ayant atteint sa pleine maturité. Par son engagement indéfectible et sa résilience, elle est en position d’ouvrir toute grande la porte du pouvoir, à une cohorte de femmes d’envergure.

Bien sûr, il y aura les débats télévisés, lesquels selon moi devraient permettre à cette grande dame, rompue à la direction des plus importants ministères, d’établir hors de tout doute qu’elle possède la stature d’une femme d’État.

Si une majorité d’étudiants vont voter ce sera un balayage du Parti Québecois et il y a longtemps que le PQ n’a pas eu une équipe aussi forte.
VIVE le QUÉBEC LIBRE

MICHEL

Si Legault tient tête a Charest, Legault sera Premier Ministre. Si c »est le cas, il faudra se demander dans quelle mesure le redoutable debater Charest ne se sera pas « couché »…

Si Madame Marois perd son calme et traite Legault de « traître » – en mots plus acceptables ( ou peut être pas !) – c’est une petite bouffée d »émotions qui pourrait servir encore ce dernier. Plus je regarde les signes, et plus je vois Legault vainqueur. Et qu’on aime ou non n’y change rien…

Pierre JC Allard

@ Pierre JC Allard

« Et qu’on aime ou non n’y change rien… »

Si Legault gagne le remplaçant de Charest l’appuiera. Si Charest gagne Legault l’appuiera.

Monon’c Paul est très prévoyant.

Du pareil au même. En fait un oui pour Legault est est un oui pour Charest et vice versa.