La tyrannie de la minorité

Dans les dédales de la légitimité démocratique

Mon estimé collègue André Pratte, éditorialiste en chef de La Presse, nous offre ce lundi dans un édito intitulé La tyrannie de la minorité, un intéressant calcul sur les rapports entre la majorité et la minorité. Le voici:

rappelons-le puisque personne ne semble vouloir en tenir compte, les grévistes ne représentent que 35% des étudiants du niveau post-secondaire.

Dans les universités, moins d’un étudiant sur trois boycotte ses cours. Enfin, le Québec comptant un million de personnes âgées de 16 à 25 ans, les grévistes constituent moins de 20% de la jeunesse québécoise. Pourquoi cette minorité devrait-elle dicter les décisions de l’État?

J’adore. Alors, je reconduis à l’étage supérieur:

rappelons-le puisque personne ne semble vouloir en tenir compte, le gouvernement libéral ne représente que 42% des voix exprimées lors du scrutin de décembre 2008.

Dans la totalité de l’électorat, 58% des gens ont donc voté contre les Libéraux. Enfin, le Québec comptant 5,540,000 électeurs inscrits, et puisque l’abstention a été massive lors de l’élection, l’appui populaire du gouvernement libéral constitue moins de 24% de l’électorat québécois. Pourquoi cette minorité devrait-elle dicter les décisions de l’État?

Évidemment, je badine. Je ne remets nullement en cause la légitimité du gouvernement. Mais je ne remets pas non plus en cause la légitimité des associations. Il est bien, de temps en temps, de chiffrer la chose, comme André et moi le faisons aujourd’hui.

Dubuc vs Dubuc

Mais pour ce qui est d’établir la légitimité, je vous imposerai deux citations de mon autre estimé collègue de La Presse, Alain Dubuc. La première, de ce lundi, d’une chronique intitulée Petit rappel sur la démocratie:

Le Québec est dirigé par un gouvernement élu, à qui les électeurs confient un mandat et à qui ils délèguent des responsabilités. Ce système imparfait peut mener à des erreurs et à des abus.

Nous disposons donc de mécanismes formels pour encadrer l’exercice du pouvoir, comme les institutions parlementaires, les lois et les tribunaux. À cela s’ajoute une foule de mécanismes informels pour amener un gouvernement à ajuster le tir — mouvements d’opinion, sondages, débats publics.  Enfin, le peuple dispose d’une arme ultime à travers ses choix électoraux.

Le débat sur les droits de scolarité a été soumis à ces mécanismes. La hausse a été largement expliquée dans un budget déposé par un gouvernement élu, qui a été adopté par l’Assemblée nationale.

C’est très bien dit. Et si j’étais d’une très grande mauvaise foi, je mettrais en cause ce mécanisme démocratique en citant le même Alain Dubuc qui, le 14 décembre 1999, dans un édito intitulé La démocratie et l’Assemblée nationale, affirmait ceci:

L’Assemblée nationale, tout comme la Chambre des communes, n’est pas un creuset démocratique parfait. Notre système de scrutin majoritaire uninominal à un tour et la discipline de parti font en sorte que le parti qui forme le gouvernement jouit d’un pouvoir excessif.

Au sujet des votes pris à l’Assemblée, il écrivait doctement que cela:

revient, dans les faits, après 35 heures de débat, à permettre au gouvernement d’imposer ses vues. Ce ne sont ni les élus, encore moins le peuple québécois qui s’exprimeront, mais le cabinet du premier ministre.

Notez la date: 1999. L’alors-éditorialiste Dubuc s’échinait contre la légitimité démocratique du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard, au sujet d’un projet de loi affirmant le droit du Québec à disposer de lui-même  (transparence totale: j’en étais jusqu’en septembre conseiller, c’est pourquoi je me souviens de l’édito). Aujourd’hui, Alain Dubuc s’échine au contraire à démontrer la légitimité du gouvernement libéral. Coïncidence ?

Démocrate avant tout, je me rallie au Dubuc de 2012. Le gouvernement Charest a la légitimité pour agir. Il le fait avec un rare mélange d’autisme, d’incompétence et, on peut le penser, de calcul électoraliste. Et, en effet, la population aura l’arme ultime, le jour du scrutin.

Laisser un commentaire

Le débat porte sur la légitimité des associations, le sens du mot « grève », la proportion de casseurs dans le mouvement étudiant… si peu sur le fond du problème: le financement des universités.
On est étonné d’apprendre que les dépenses de recteurs d’université soient si peu contrôlés, ou que la proportion de fonds publics dédiés à la recherche soient de 4 ou 5 fois celle dédiée à l’enseignement… Régler un dossier aussi complexe demande qu’on ne l’aborde pas juste en décrivant des bons et des méchants!
J’aimerais voir un gouvernement avec une vision claire du financement de l’éducation, un projet qui impliquerait des acteurs du privé, du public, ou peu importe, mais un système qui ne se contenterait pas de faire du patchage comme le fait le gouvernement libéral.

Merci M. Lisée de nous faire bénéficier de votre expérience, de votre mémoire, de vos archives et de votre passion pour la social-démocratie, qui n’aveugle pas votre raison!

Tyrannie et manipulation de l’opinion vont de paires à mon avis …

Et j’en profite pour me libérer de ma colère face à la mauvaise foi de la stratégie gouvernementale qui a délégué hier son JOKER sur le Réseau RDI, pour présenter son analyse et «ses calculs» sur la nouvelle proposition du gouvernement.

Ça vaut la peine de le souligner une petite observation à ce sujet …

Dans cette entrevue avec le réputé fiscaliste, ce dernier présente son analyse de la nouvelle offre, la qualifiant en termes quaisi-dithyrambiques …

Il est navrant de constater qu’à aucun moment au cours de l’entrevue, on informe le public que le professeur Godbout, se présentant ici sous le couvert de l’objectivité professorale, est un «LUCIDE» accompli et surtout qu’il siège au COMITÉ CONSULTATIF GOUVERNEMENTAL SUR LES FINANCES PUBLIQUES ET LA FISCALITÉ, comité dont les propositions sont à l’origine des politiques néolibérales récentes, et ayant teinté l’esprit des décisions gouvernementales quant à la hausse des droits de scolarité et à celles imposant de nouvelles tarifications des services publics.

A Bonenfant-Pouliot
Capitale-Nationale

Mme Beauchamp veut que chaque étudiants puisse voter sur sa proposition. On appelle ça le vote proportionnel, je ne crois pas que c’est vraiment ce qu’elle désire! 😉

Monsieur Lisée,

Voici le texte que je viens d’envoyer à André Pratte en réponse à cet éditorial:-

Rationalisation

Vous avez raison en disant que les étudiants qui boycottent leurs cours ne représetent qu’une petite partie des étudiants du niveau poste-secondaire. Soit un cinquième des jeunes québécois. Vrai aussi de prétendre qu’un gouvernement ne doit pas plier à chaque occasion ou un groupe manifeste son mécontentement suite à des décisions impopulaires. Je suis préposé aux bénéficiaires. Je fais donc partie des quelques 500,000 fonctionnaires qui ont négocié, via leur syndicats respectifs, ma convention collective. En nombre nous sommes donc près du triple des étudiants qui sont dans la rue depuis douze semaines. Donc un plus grand rapport de force et l’appui de l’opinion public de notre côté. Malgré cela nous n’avons pas obtenus ce que nous voulions. Les gains obtenus par nos représentants syndicaux ont été acquis au fil de plusieurs réunions de négociations de bonne foi avec les vis-a-vis gouvernementaux. Mais pourquoi donc est-ce différent avec les étudiants? Pourquoi le gouvernement a t-il attendu neuf longues semaines avant de convoquer les associations étudiantes à la négociation? À prime abord la proposition d’étaler la huasse sur sept ans plutot que cinq peut sembler intéressante. Par contre les étudiants, qui font aussi partie de la population désabusée et cynique envers certains élus, aimeraient voir un gouvernement responsable agir et freiner le gaspillage éhonté de notre argent par les universités ainsi que par tous les organismes gouvernementaux. Si j’étais à la place du premier ministre je ferais en sorte que les gestionnaires d’universités et directeurs d’organismes opérés par le gouvernement soient rendus imputables des décisions et dépenses, disons questionables qui augmentent les budgets et les déficits de façon exponentielle. Nous sommes tous témoins, jour après jour, dans les médias, de cette dilapidation de fonds publics et cela ne fait qu’accroitre la méfiance envers nos institutions démocratiques pour lesquelles nous devrions être fiers. Ne croyez-vous pas que ce gouvernement qui promettait il n’y pas si longtemps, via son ministre ds finances, Claude Bachand de faire 62% de l’effort budgétaire aurait plus de crédibilité tant face aux étudiants qu’envers la population en générale s’il s y mêttait vraiement? Une véritable preuve de rationalisation des dépenses pourrait faire en sorte de dénouer le conflit étudiant, rallier l’opinion public et raporter de nouveau millions qui sont actuellement dépensés de façon inadéquate et irresponsable. Le gouvernement ne devrait-il pas lui aussi faire a juste part en administrant nos institutions de façon rigoureuse? Après tout à ce que je sache ils sont élus afin de s’occuper (bien s’occuper) du bien public. Non?

Un aspect fondamental de la démocratie est le vote secret.

Question : est-ce que les votes de ces associations étudiantes sont des votes secrets ?

S’il est vrai que ce «gouvernement» agit avec un maximum d’autisme et d’incompétence il faut aussi noter que messieurs Pratte et Dubuc s’adonnent avec extase aux délices de la démagogie, flattant et excitant les fixettes populaires crasses pour mousser la popularité d’un «gouvernement» auquel ils ont vendu leurs âmes.

Je crois plus à «la tyrannie des mieux nantis représenté par le PLQ» qui ne représente que 24% des gens. Le reste, la plèbe, a juste à se démerder pour arriver à payer les impôts, taxes frais de toute sorte pour que le budget de l’état soit équilibré malgré le fait que par le systèmes des impôts sur les sociétés les biens nantis ne payent pas leur juste part..
Je suis curieux aussi de savoir comment les québécois des grandes villes vont voter et combien auront à coeur de remettre le PLQ au pouvoir pour pouvoir continuer de bénéficier de ses largesses…

En 2008 seulement 18% des Québécois francos ont votés pour Charest…

Ça fait donc neuf longues années que 82% du Québec français et de souche accepte ce gouvernement élu par cette minorité parlant anglais et celle multi ethnique.

Pratte n’a pas de leçons de démocratie à nous donner.

C’est vrai que ceux qui sont dans la rue sont brillants,bien organisés et que leurs chefs savent communiquer.

Si mr Pratte était honnête, il devrait reconnaître que ces jeunes dérangent beaucoup.

Que les étudiants doivent énormément fatiguer l’oncle Paul et tout ceux qui veulent nos richesses.

le duo dynamique frappe encore.

bravo jean-françois.

continue à confondre ces deux hypocrites!

Les rumeurs d’élection à Radio Canada confirment le jeu de J.J.Charest qui va tenter de gagner dans un nouveau scrutin en mordant le seul os qu’il dispose pour éviter de mordre la poussière après 9 ans d’un si mauvais gouvernement.

Une élection en début juin serait envisagée pour ce pm machiavélique qui disait que c’était
-grotesque- ce scénario.

Les Québécois devant cette élection seront confrontés à l’opération de manipulation des libéraux, devront décider encore s’ils se pensent vraiment comme une nation à travers cette tendance abstentionniste forte qui donne des gouvernements libéraux à répétition de façon pitoyable. Le vote divisif des francophones de plus permet aussi au bloc électoral libéral solide d’asseoir l’élection de gouvernements libéraux à répétition.

Les organisations étudiantes devront également se repositionner envers une responsabilité citoyenne élargie s’ils ne veulent pas devenir les responsables directs d’une réélection libérale ce qui serait très triste pour eux comme pour tous les Québécois progressistes qui en ont assez de ce gouvernement de donneurs de contrats pour souscripteurs au PLQ.

En fait, oui, l’arme ultime, pas terriblement létale: les élections, à une date voulue par le premier ministre, et dans un système électoral à la représentativité discutable. Mais bon, je badine également…

Bravo!
Pourquoi ne pas parler plus souvent de vote proportionnel. J’ai déjà «tweeté» que la crise actuelle serait très différente dans un système de représentation proportionnelle. Qu’en dites-vous?

Je dirais pour ma part que c’est le Dubuc de 1999 qui a raison. Seul le scrutin proportionnel à date fixe pourrait redonner un peu de crédibilité à nos gouvernements basés sur le modèle britannique.

On a qu’à voir aller le tyran Harper au fédéral pour voir ce qu’est la dictature de la minorité. Avec 39% des voix il change le visage complet du Canada qui devient un état monarchiste, policier, militariste et anti-écologique .

Il redessine en profondeur les contours de l’État fédéral sans rendre de comptes, sans s’expliquer, sans soumettre ses intentions à un examen sérieux et réfléchi.

Il introduit plusieurs réformes capitales dans des projets de lois fourre-tout sans que l’opposition n’ait le temps de les étudier et d’en débattre avant leur adoption, comme nous l’explique la journaliste Manon Cornellier du journal Le Devoir dans son éditorial ce matin.

http://www.ledevoir.com/politique/canada/348828/abus-de-pouvoir-budgetaire

C’est évidemment beaucoup plus important que les supposés dérives de la démocratie étudiante mais comme les éditorialistes de La Presse semblent être eux-aussi en mode pré-électoral, on ne peut compter sur eux pour en parler…

Bonjour M. Lisée,

La démocratie s’exerce aussi à divers paliers, de la coopérative d’habitation à l’État fédéral. Pour les cégeps et les universités touchés par la grève, des votes ont eu lieu et se refont périodiquement – parfois à main levé il est vrai, ce qui est absurde selon moi mais bon, ça serait à revoir impérativement. Ceux qui n’étaient pas d’accord avec la grève (ce qui ne veut pas nécessairement dire qu’ils étaient pour la hausse) ont manifestement perdu lors de ces votes. Mais où étaient-ils? Certains étaient dans les assemblées délibérantes mais à ce que je sache, la majorité n’y était pas. Or, les absents ont toujours tort (axiome mortel). Si ces derniers avaient voté, il n’y aurait pas eu beaucoup (voire il n’y aurait pas eu du tout) d’institutions en grève…

Le pire avec Pratte & Dubuc, c’est que leur mauvaise foi est tellement énorme qu’ils ne font que renforcer l’opinion de ceux qui pensent déjà comme eux. C’est aussi un des rares journaux au Québec qui n’a pas de forum où les lecteurs peuvent s’exprimer à la fin d’une chronique ou éditorial.

La raison est évidente, ils parlent à leur paroisse et répugnent la grosse majorité de ceux qui les lisent. (raison pour laquelle je n’achète plus »la presse » papier.)

Indépendamment du puéril barbouillage que Lisée essait de faire par dessus ces 2 excellents textes, une chose demeure claire, nette et sans appel: ce sont 2 excellent éditoriaux qui naviguent à des lieux au-dessus de la tête relativement totalitaire et solipsiste des 3 « leaders » boycotteurs (on ne doit tout de même pas emoloyer l’expression « leaders étudiants » pour 3 individus qui dirigent une minorité étudiante).

PS: « totalitaire et solipsiste » parce qu’ils n’ont pas respecté le désir des non-boycotteurs d’assister à leurs cours. Ils les ont répétitivement bloqué à l’aide d’une ligne de piquetage illégale. Une ligne de piquetage légale informe, met de la pression, mais ne bloque pas le passage, sauf s’il s’agit d’un passage vers un édifice qui appartient aux piqueteurs. Que je sache, aucun CEGEP et aucun building universitaire n’est la propriétét du groupe de boycotteurs.

Par contre, les non-boycotteurs n’ont jamais empêché quiconque de boycotter ses cours…

Si vous remplaciez »estimé » collègue par »sur-estimé » collègue, ça aurait déjà plus de bon sens. Si vous ajoutiez »sur-exposé », on irait dans la bonne direction.

Et si on se disait les vraies affaires et qu’on parlait de collègues »d’une malhonnêteté intellectuelle à se faire pousser le Pinocchio plus rapidement que les frais de scolarité », on serait tous un peu soulagés.

Mais merci d’exposer, plus subtilement, leur incohérence crasse.

À sophiste, sophiste et demi!

En plein dans les dents M. Lisée.

Bravo de nous démontrer toute la mauvaise foi de ces suppôts d’un autre genre de tyrannie.

Je viens d’envoyer un texte. Il porte davantage sur le paupérisme intellectuel de chroniqueurs, contrairement à Lisée, que sur la tyrannie de la minorité.

J’ai maintenant le goût d’écrire sur la tyrannie des minorités dans la plupart des aspects de la vie en société. Ainsi, au Québec et partout en Occident, les droits des minorités sont davantage pris en considération par les tribunaux que ceux de la majorité. Que ce soit les minorités linguistiques ou religieuses.

Cher honorable,

Si une logique, comme celle de Pratte, ne réussit pas à résister à un simple changement de perspective, c’est qu’elle est fausse à la base. De même, si les arguments de Dubuc ne sont vrais que si on ne cible qu’un seul groupe et faux si on se regarde soi, c’est que c’est illogique.

La logique est neutre, donc par définition, si c’est vrai à un moment, les mêmes arguments dans des conditions similaires seront tout aussi vrais.

Sinon, on fait dans la démagogie. Vous devriez le savoir, vous qui en faites usage jusqu’à plus soif.

Tout à fait d’accord avec « Renaud » Je n’achète plus La Presse depuis longtemps. Vive Le Devoir, produit de qualité…

Encore une fois merci M. Lisée, vos articles sont toujours pertinents et vos réponses bien appuyées ! Envoyez celle-ci à la Presse dans leur section lettres des lecteurs ?

@Renaud

Bonjour,

Je vous cite: « Le pire avec Pratte & Dubuc, c’est que leur mauvaise foi est tellement énorme qu’ils ne font que renforcer l’opinion de ceux qui pensent déjà comme eux. C’est aussi un des rares journaux au Québec qui n’a pas de forum où les lecteurs peuvent s’exprimer à la fin d’une chronique ou éditorial. » En effet, mais une page éditoriale n’est pas un blogue. Vous pouvez cependant toujours leur répondre par courriel. André Pratte par exemple m’a déjà répondu un dimanche, 20 minutes à peine après mon courriel. Mais c’était sur un aspect mineur du dossier. Cela dit, ce qui manque le plus, et dans La Presse et dans Le Devoir, c’est un forum de discussion dans leurs sections Environnement, où règne manifestement la pensée unique. Aucun commentaire, sauf via courriel, n’est possible. Ce qui est étrange.

Vos estimés collègues , monsieur Lisée , ne sont que des journalistes a la solde du PLQ et leur crédibilité ne vaut pas un sous noir ….

Entendu ce midi à la radio: André Pratte se présenterait pour le PLQ aux prochaines élections. Dans le comté de St-Laurent si j’ai bien compris…

William Raillant-Clark :
avril 30, 2012 à 13:31

Pourrait-on parler de la tyrannie des chiffres ? 50%+1 ?
– – – – –

Si on est en faveur de l’option qui obtient 50%+1,
cela fait très bien notre affaire.

Si on est contre l’option qui obtient 50%+1,
cela ne fait pas très bien notre affaire.

Si tout le monde pensait comme moi,
ça irait beaucoup mieux… pour moi.
(moi-même)

Pratte et Dubuc ont un biais évident. On finit toujours par trouver des contradictions en grattant un peu leurs écrits.

Ce que je trouve pour le moins étonnant, c’est que tous les opposants à la grève cherchent à la discréter comme moyen d’expression, en disant notamment qu’il s’agit d’un boycott et que les associations étudiantes n’ont pas le droit de grève. Or, c’est uniquement en comptant les étudiants en grève qu’ils jaugent ceux qui sont contre la hausse. De ce que j’en sais, il n’y a que deux ou trois associations étudiantes qui se sont prononcés « pour » la hausse. Même les assos qui ne sont pas en grève sont souvent du côté des manifestants et des grévistes.

Selon la logique de Jean-François Lisée et d’un grand nombre des commentateurs ici, le Québec indépendant refusera de se joindre aux Nations-Unies parce qu’un vote aux Nations Unies ne représentent pas un pourcentage égal de la population humaine.

Avec son raisonnement, Pratte nous dit que nous devrions être en accord avec l’abolition du registre des armes à feu!

Message aux étudiants qui ne votent pas mais qui se plaignent: vous n’avez pas à justifier en plénière votre vote; vous n’avez qu’à voter. Un point c’est tout.

Est-ce que Pratte nous dira que le PLQ ne devrait pas discuter la décision du PCC d’abolir le registre des armes à feu? Le PCC en avait fait part durant la campagne et il est létimimement élu! De toute façon même s’il n’est pas aboli, nous pourronsnavoir une injonction pour ne pas enregistrer notre arme…

La tyrannie de la minorité.

J’ai un exemple très concret de la tyrannie d’une extrême minorité qui coûte très cher aux contribuables. Par exemple, les augmentations astronomiques du projet du train de l’Est.

Suite à des études,en 2006, le gouvernement libéral annonce la construction du train de l’Est avec 11 nouvelles gares. Il chiffre le coût à 300 millions de $ avec une possibilité + 30 %. Ce train de 51 kilomètres emprunterait les rails du CN pour 38 kilomètres. Pour les 13 restants, une ligne serait construite au milieu de la 640 au coût de 70 millions $. Ce train permettrait à 11 000 banlieusards de délaisser l’auto pour le train. le train serait en fonction en 2010.

Brièvement,à l’automne 2010, les coûts estimés sont rendus à 478 millions et bondissent à 665 en 2011. Une chose est certaine la construction de gares accordée dès 2010 a permis à certains d’échapper au moratoire de la ministre du Trésor, madame Courchesne. En effet, celle-ci se réveille en août 2011 pour imposer un moratoire sur l’ensemble des contrats dont les travaux n’ont pas débuté. Comme par miracle, la construction de la gare de Saint-Léonard avait été accordée en 2010 à l’entreprise G. Giuliani pour 6,875 millions $ et celle d’Anjou pour 6,659 millions $ au groupe Dubé. De plus, en 2010, Louisbourg (Accurso) a obtenu le contrat de deux gares au coût de 21 millions $ (gare de Sauvé et gare d’Ahuntsic (celle-ci est construite à quelques mètres de la gare de l’Acadie achevée en 2008, pour 1,7 million $) Était-il nécessaire et moins coûteux de construire deux gares côte-côte que de prévoir une autre alternative ?

En février 2012, nous retrouvons avec des coûts estimés à 715 millions $ avec une gare en moins (Charlemagne) et des stationnements incitatifs coupés pour des économies de 43 million $ Le coût initial prévu était de 300 millions avec 11 nouvelles gares est maintenant de 715 millions avec une gare en moins. Le train de l’Est serait prêt au mieux fin 2013 et vraisemblablement en 2014 Quels seront les coûts finaux en 2014 ? Un milliard ?

Voilà la véritable tyrannie que nos bons éditorialistes ne dénoncent pas. Ils parlent de quelques vitrines brisées alors qu’un infime minorité avec certains membres du gouvernement vont chercher dans nos poches pour des projets de béton mal conçus et très onéreux. On prévoit que la gare de Repentigny coûtera plus de 12 millions.
J’aime mieux investir dans l’éducation que dans le béton.

Finalement, une recherche dans les archives de La Presse avec les mots Train de l’est + André Pratte et Alain Dubuc = aucun résultat.

Je ne suis pas surpris de ces contradictions de MM Pratte et Dubuc. Ils sont d’une mauvaise foi incroyable qu’ils doivent avoir une pensée à géométrie variable pour soutenir leur discours à l’égard des étudiants grévistes. Une vraie honte intellectuelle!

À cet égard, ils sont les Richard Martineau de La Presse.

Si j’étais étudiant je serais pour la grève. Si j’étais parent d’un étudiant je serais pour la grève. Quel plaisir, quelle joie de refiler une facture à quelqu’un d’autre. Nos jeunes l’ont compris. Les vieux comme moi nous payons 83% de leurs études universitaires. C’est trop peu pour eux. Pourquoi pas leur donner un salaire en plus de la gratuité ? Sauf qu’en cas de grève ils ne seraient pas payés.

C’est un boycott. Les étudiants sont libres en principe de le respecter ou non.

Avec un gouvernement élu démocratiquement, on n’a pas le choix de se soumette à ses politiques pendant 4 ans.

La contre-offensive de Pratte à Lisée vient de se dégonflé….

Monsieur Pratte oublie commodément que les facultés qui ont votés contre la grève ne l’ont pas fait à 100%… Mais on sait bien que pour lui les faits ne doivent jamais entraver l’expression de ses opinions.

André le pathétique mathématicien!

Aspire-t-il au un poste de ministre des finances? Ou mieux au Conseil du Trésor? S’il veut montrer qu’il sait compter, c’est raté!S’il veut faire la démonstration de la légitimité de la décision des Libéraux , alors c’est pathétique comme argumentaire!

La démocratie n’est pas un chèque en blanc. Et il est faux d’affirmer que nous sommes forcés de nous soumettre.Lorsqu’un gouvernement élu prend des décisions qui soulèvent un tollé chez une partie importante de la population, c’est un signe flagrant que la démocratie est malmenée. Si on avait dû se soumettre dans toutes les circonstances passées, le Mont Orford serait privatisé, il n’y aurait aucune commission d’enquête sur la corruption, des écoles à vocation religieuse seraient financées sans réserve et bien d’autres choses encore… La soumission,c’est bon pour ceux qui considèrent que les gouvernements sont comme des monarques élus, non, la liberté démocratique c’est la vigilance active et parfois activiste s’il le faut. Le problème, c’est que les gouvernements, une fois élus, se mettent à détester la démocratie, et ils le montrent bien.

L’étonnant Alain Dubuc ne cessera jamais de détonner des opinions desmaraisques dans les médias gescaresques.

A mon humble avis si on ne veut pas fausser la démocratie le Gouvernement peu importe le pari gouverne selon ses principes et nous aux Élection si nous ne somme pas content on le sacre dehors,sinon on se ramasse avec des gouvernements mi-figue mi-raisin sa danse sur une sur l’autre que les Libéraux ne cèdent pas donc ceux qui favorisent les étudiants voteront Pour le PQ,les autres la CAQ si il en restent voteront QS,Vert,Op IND,il en manque UN

Maxime Z., Vous avez totalement raison. Si vous allez lire les « Revendications » de l’ASSÉ (Association pour une Solidarité Syndicale Étudiantes) vous verrez que cette asso veut la gratuité scolaire et des stages rémunérés. Voici quelques extraits de leurs revendications :
L’ASSÉ se positionne pour la gratuité scolaire à tous les niveaux pour les étudiantes étrangères et les étudiants étrangers.
L’ASSÉ se positionne en faveur de la gratuité complète et universelle de l’éducation et de l’ensemble des services sociaux et publics.
L’ASSÉ s’oppose à toute forme de contigentement dans les programmes d’études collégiaux et universitaires, considérant qu’il s’agit d’une entrave à l’accessibilité à l’éducation ; que l’ASSÉ se prononce pour l’abolition de la cote R.

Est-ce que les gens qui n’ont pas voté aux élection provincial l’ont fait parce qu’ils doivent accepter de se faire intimider, voter a main levées, subir des réunions de 6 heures pour pouvoir participer et meme parfois voir le vote repris immédiatement après que l’assemblée soit levée? NON donc le processus est acceptable, meme si on devriat faire plus pour aller chercher la participation de tout le monde comme voter par internet ou par anticipation ce qu’on refuse catégoriquement aux assemblées étudiantes. Comment appelt-on l’aveuglement volontaire de ceux qui se disent intelligent mais raconte toujours les histoires dans le mauvais ordre ou partiellement? Comment doit-on considérer des société détat qui manipule linformation pour alimenter le conflit? En mettant la table pour augmenter les attentes a un niveau irréaliste pour creer les faits au lieu de les rapporter. Il n’y a pas d’élection qui ont été déclenché tant qu’a moi pas avant un bon bout de temps et les nombreux efforts que le gouvenrement a fait sont plus que satisfaisant. si quelqu’un doit voter sur la solution globale cest bien les électeurs dans un référendum pas dans des élections.
De toute façon on sen souviendra quand ça sera le temps des élections.
Un gouvernement qui met ses culottes pour briser des systèmes qui existent depuis des décennies que les autres prétendent navoir jamais vu. Colisé, marteau, upac, charbonneau, qui essaie de nous débarrasser du controle obsesif des syndicats, qui se tient debout devant les journalistes syndiqués, étudiants syndiqués, péquisses qui jouent les blanches neiges, kadir et Legault de la coalition qui nous croient assez bête pour ne pas avoir compris quil prévoit sapproprier le pouvoir EN COALISANT les autres aprtis si cest un gouvernement minoritaire, les fonfons de revenus québec qui jouSent une érgime de terreur avec les honnêtes citoyenns mais magouillent avec les mafieux. Moi jai du respect pour la personne qui dit meme si on va etre sali aussi on fonce et on fait le ménage. Au lieu du printemps québécois pour mettre le bordel avec les syndiqués lui il fait LE MÉNAGE DU PRINTEMPS VA-Y On Va être avec toi JUSQU’AU BOUT.

Il y a à se questionner sur la valeur démocratique d’un système politique (le Canada ( Dominion du ) et SES provinces, qui n’est à l’origine qu’un modèle d’affaires pour mettre la main sur les richesses naturelles de la moitié d’un continent) qui accorde un pouvoir presque absolu à un seul homme (comme s’il était un souverain) durant au moins 1460 à la suite de 30 jours de campagne électorale alors que tout est décidé en 3 minutes dans l’urne solitaire. Lorsqu’il y a votation, nous ne votons pas par la force et la conviction du nombre. Dans l’urne solitaire, il n’y a que les inquiétudes d’un seul qui sont mis en jeux.

Quelle est cette société accrochée au chacun pour-soi comptable que le néo-libéralisme des prédateurs a réussi à nous faire croire qu’il était humainement normal?

Gandhi disait qu’on jugeait une société à la manière qu’elle traitait ses animaux. Que faut-il penser d’une société qui ne serait pas prête à s’occuper de ses enfants efficacement et préfèrerait les traiter tous comme s’ils étaient les enfants des autres qu’on ne peut aimer?

À l’ONU dans le texte de la Déclaration universelle des droits de l’enfant, il est écrit qu’un enfant est un individu de moins de 18 ans. De plus, les recherches récentes (20 ans) en neurologie et en psychologie ont permis de conclure que le cerveau humain n’était pas entièrement actif et bien connecté avant l’âge de 25 ans et qu’en plus la partie qui nous est la plus nécessaire pour atteindre la maturité sociale, le frontal était la dernière à s’activer (?).

Pour ce qui est d’exiger que les étudiants deviennent les diplômés dont on a besoin et exiger qu’ils fassent plus que leur part : Les étudiants qui travaillent 20 heures et souvent plus par semaine, ne contribuent pas déjà à la richesse collective.

L’étudiant qui a la chance de naître dans une famille financièrement à l’aise ne risque pas l’endettement. Il suffit d’être malchanceux de naissance pour être livré à la férocité des banques. C’est cela qui s’appelle justice sociale. C’est à ça que cela sert la démocratie : à créer des exclus de naissance à s’acharner sur les plus faibles et les plus vulnérables?
Etc. Etc. …

Hahahaha!

Avec des analyse boiteuse on finie par s’enfarger dans les fleurs du tapis. La débarque à du être douloureuse.

@Honorable
Je vous recommande de suivre les trois cours de philo dans un Cegep près de chez vous, je suis sure que vous trouverez la matière passionnante, j’y ai été moi même et je ne regrette en rien le temps que j’ai passé sans ses cours.

@Annie B-Pouliot (#3)

Je me permet de donner le lien au reportage de RDI avec Luc Godbout auquel vous vous référez: http://www.youtube.com/watch?v=2-FGu-iFqT0

Plutôt que de vous attaquer au messager, il aurait valu mieux commenter sur son message.

Selon lui, les étudiants dont le revenu familial est de $60K ou moins seront avantagés par la dernière proposition du gouvernement. La hausse de la bourse auquel ils auront droit excédera la hausse des droits de scolarité. Exemple pour un revenu familial de $45K:

Hausse des droits: $1,778.
Hausse de la bourse: $4,920.
Gain net pour l’étudiant: $3,142.

Par contre, pour les familles plus aisées (>$60K), les étudiants devront s’endetter ou débourser davantage. On serait donc en présence d’une redistribution visant une plus grande équité sociale.

À moins que M. Godbout nous ait présenté une fausse analyse, il me semble difficile pour une personne de gauche de rejeter un tel scénario.

Je rigole évidemment de vos petites badineries qui ont le don de mettre vos têtes de turc en face de leurs contradictions. Mais sur une note plus sérieuse, vous devriez aller plus loin.

Je crois qu’il est normal que des minorités bruyantes fassent bouger des gouvernements. Après tout, des minorités plus silencieuses mais ô combien payantes et lucratives le font bien elles-mêmes, au mépris des institutions démocratiques.

Cette vision permet, je crois, de mieux comprendre pourquoi certains s’acharnent tant à délégitimiser l’influence de la rue et des militants.

Le tandem Pratte-Dubuc dit toujours le même message. Le gouvernement libéral a toujours raison et est toujours dans le droit chemin. Évidemment que Desmarais finance le PLQ et a la main haute sur le parti.

Je ne les lis plus depuis belle lurette. C’est toujours le même discours. Ça vaut pas la peine d’être lu. Ce n’est même pas de l’éditorialisme, c’est au contraire de la propagande des idées de Desmarais.

Le père de Pratte travaillait pour Desmarais.

@ Claude Desjardins

« Avec un gouvernement élu démocratiquement, on n’a pas le choix de se soumette à ses politiques pendant 4 ans..

M. Desjardins, ce on que vous employez m’inclue.

Juste pour vous dire que je ne suis pas un soumis et que je ne me soumettrai jamais.

Pour le reste, c’est vrai que l’offensive de Pratte est dégonflée.

Dubuc, Pratte, et les autres de l’édito de La Presse sont une bande de mercenaires: ils se font payer pour faire de la politique de manière peu subtile.

Merci M. Lisée de le mettre en évidence.

Argument TRÈS TRÈS faible.

Le PLQ a reçu la pluralité des votes lors de la dernière élection.

En ce moment, une MAJORITÉ d’étudiants ne sont pas en grève.

P.S.: En 1976, 59% des gens ont voté contre le PQ.

À DAVID:

Le fait de résumer en votre faveur et en 3 pauvres et malheureuses lignes le texte et les arguments entiers de M. Lisée me font réaliser la pauvreté et l’étroitesse de votre pensée. On fait bien dire ce que l’on veut aux chiffres et pourcentages quand on ne sait pas les défendre de pleine manière. Si vous souhaitez me convaincre de quoi que ce soit, aillez un peu de suite dans vos idées et discours. Comme vous le dites si bien, votre argument est « TRÈS TRÈS faible ».

À GASTON DE GATINEAU:

« Hausse des droits: $1,778.
Hausse de la bourse: $4,920.
Gain net pour l’étudiant: $3,142. »

1 + 1 = 2, tellement simple, n’est-ce pas? Pour une personne de gauche, je rejète effectivement ce scénario tellement simpliste. Il ne s’agit pas de ne prendre en compte que des chiffres ici et là; comparer de façon directe et sans autre distinction la hausse annoncée des droits versus la hausse des bourses puis annoncer un gain, le tout sans même faire la moindre allusion aux prêts et à ce que cela implique, à l’endettement à long terme, à l’accès le plus large qui soit pour qui souhaite s’éduquer et ce, peut importe sa couche sociale. Pour ma part et par de telles mesures, on ne fait que s’appauvrir collectivement, intellectuellement, artistiquement et monétairement. Par ailleurs, je considère bien mal le terme « droit » à l’éducation… Tous devraient avoir cet « accès ».

@ David

à moins que je ne vous comprenne mal, c’est votre argumentaire qui est faible. Vous nous dites que le PLQ a « la pluralité des voix. » OK, mais on ne peut faire deux poids, deux mesure. Si le PLQ a la pluralité des voix maintenant, le PQ l’avait aussi en 1999. Dans la même lignée, on ne saurait remettre en cause la légitimité des grèves étudiantes en disant que la majorité des étudiants ne sont pas en grève. C’est vrai que la majorité ne sont pas en grève, mais selon le principe de la pluralité des voix dont vous nous parlez, on n’est pas en mesure de remettre en question la légitimité des votes de grève là où ils ont eu lieu. Ça me semble élémentaire.

Quelqu’un sait si les étudiants à temps partiel ou formation continu sont inclus dans les chiffres? Je sais que quelques endroits, ce ne sont que les étudiants du régulier qui sont en grève (Valleyfield) (pas ceux de soir ou d’autres programmes qui PEUVENT être inclus dans les chiffres).

J’ai envoyé un couriel à Pratte suite à son article. Je lui écris ceci : « Je viens de lire votre texte “La tyrannie de la minorité”. Je comprends fort bien votre raisonnement voulant que la majorité ait préséance sur la minorité selon le suffrage démocratique, mais il arrive voyez-vous que certains événements appellent des révolutions et nombreuses sont celles dans l’histoire qui ont transgressé heureusement cette logique “a priori” démocratique. Je dis “a priori” car si le groupe minoritaire est spolié, agressé, réprimé par le groupe majoritaire, cette logique ne tient plus. Ceci dit, avez-vous lu ce texte et/ou lettre ouverte de l’éminent sociologue Guy Rocher paru tout récemment ? Pourquoi en effet d’autres pays rendent-il l’accès à l’université pratiquement gratuit et qu’il est soi-disant impossible de le faire chez nous ? L’université devrait être aussi vitale et précieuse que la santé, il en va du niveau futur de la population d’un pays et donc de sa richesse ».

Tout ce débat sur la légitimité, sur la valeur démocratique de telle ou telle organisation, c’est de la poudre aux yeux. Si vraiment les associations étudiantes étaient illégitimes, pourquoi le gouvernement négocierait-il avec elles? Il reconnait IMPLICITEMENT ses interlocuteurs, par la tenue même des négociations et des offres qu’il fait. Tout le reste, ces calculs, ces généralisations éculées que certains singes savants nous servent (genre « les-Étudiants-veulent-juste-lancer-des-roches »), tout ça n’est que spectacle.
Et franchement, si on veut que ce conflit se règle, faudrait peut-être se contenter de ne parler que des offres, du financement des universités, des prêts, etc. La technique plate quoi. Qu’on laisse les groupies de la loi et l’ordre au vestiaire!
De toute façon, ces gens-là ne règleront jamais rien.

Petit rappel de démocratie élémentaire à la minorité étudiante déconnectée du réel: j’ai nommé les « leaders » des associations étudiantes et la majorité des boycotteurs de cours.

1) Une association étudiante a le pouvoir d’administrer son budget et d’organiser certaines activités reliées à ce budget.

2) Elle n’a pas le pouvoir d’empêcher un étudiant d’assister à ses cours. Ni d’ailleurs de lui imposer un code vestimentaire, une grève de la faim ou le boycott de quoi que ce soit, peu importe qu’il y ait eu vote majoritaire ou non en assemblée générale sur ces sujets.

3) Les votes majoritaires ne sont applicables qu’aux activités contrôlées par l’association a du pouvoir. L’horaire des examens, des cours, le blocage d’entrées de collège, le boycott de cours, etc. ne font pas partie de ces activités.

Les leaders des associations étudiantes ont donc commis quotidiennement des gestes illégaux, ou incité quotidiennement à en commettre. Etant donné ces faits, il est clair que les journalistes qui leur attachent de l’importance sont motivés avant tout par un militantisme de mauvais aloi.

Merci à M. Archambault pour son commentaire #40.
Il expose très bien la relative importance de la hausse des droits de scolarité dans la plus large perspective d’une administration des fonds publics fort déficiente sur des secteurs budgétaires beaucoup plus significatifs pour le porte-feuille de la province, les transports dans le cas présent, mais on sait tous qu’il y en a d’autres. Les sommes que ce gouvernement accepte de débourser avec autant de légèreté mettent en relief le deux poids deux mesures qui anime le gouvernement dans ses choix idéologiques.

Et aussi merci à Taratata pour son lien, le rire est absolument nécessaire en ces temps troubles.
Un peu de démagogie pour répondre aux »Honorables » de ce monde.

@Gastondegatineau:
M. Gaston, étant moi-même graduée en 2005, je peux vous affirmer que l’offre décrite par M. Godbout peut certainement être rejetée par n’importe qui! On devrait arrêter d’augmenter les prêts et ou les bourses, mais plutôt en revoir tout le système. Pour ma part, mes parents gagnaient un revenu de +- 80000$. Donc selon cette offre, j’aurais eu à payer plus. Par contre, on ne tient pas compte dans le système actuel, de l’argent réel versé par les parents. Mes parents, par choix, par contrainte, peu importe, ne m,ont jamais donné de contribution financière pendant mes études. J’ai donc du payer mon loyer, mes frais scolaires, et souhaité qu’il en reste pour l’épicerie. COmme je n’avais pas droit aux bourses, j’ai travaillé une trentaine d’heures par semaine en étudiant et environ 70 par semaine l’été, pour espérer avoir mon 12$ par semaine pour mon épicerie. Je n’avais pas de cellulaire, pas d’internet, pas de câble. Alors pour moi, cette proposition est loin d’être acceptable. Finalement, il est déplorable que le système de bourses actuel encourage les étudiants qui ne travaillent pas. Combien d’étudiants ne travaillent pas l’été, parce qu’ils seront coupés dans leur bourse…

Les absents ont toujours tort. Une forte participation au scrutin des prochains mois devrait permettre qu’on vive enfin la chute de ce bouffon qu’est Jean Charest.

Corrections grammaticales et orthographiques à mon commentaire en attente d’approbation, s’il n’est pas trop tard.

Monsieur Lisée
Voici il y a 20 ans, presque jour pour jour, ce que Alain Dubuc écrivait à propos de la “démocratie musclé” de Trudeau et ces sbires. Je recopie mot à mot, entête y compris, la coupure de journal que j’ai conservé précieusement.
MONTRÉAL, MARDI 24 MARS 1992
LA PRESSE
Paul Desmarais, président du conseil d’administration
Roger D. Landry, président et éditeur
Cette fin de semaine, La Presse et d’autres médias révélaient, grâce à des documents restés jusque-là secrets, que le vol des listes de membres du Parti québécois, en 1973, avait été commis à la demande du cabinet Trudeau.
Faut-il ressasser ces vieilles histoires? Est-ce là une autre manifestation de la paranoïa des Québécois et leur tendance à voir des conflits partout?
Voler les listes de membres d’un parti démocratique, qui croit à la démocratie et la respecte, c’est extrêmement sérieux. Ce l’est davantage quand c’est un gouvernement qui téléguide l’opération. Ce l’est encore plus quand le but recherché, c’est la lutte à « l’infiltration séparatiste », une chasse aux sorcières primaire qui bafoue à peu prés toutes les facettes des droits politiques fondamentaux. Et cette philosophie des droits a mené à la répression pure et simple avec l’arrestation massive de gens que l’on savait innocents, en octobre 1970.
Tout cela serait sans doute oublié si les protagonistes de cette démocratie musclée ne s’en étaient pas si bien tirés. Aux États-Unis, ces manquements aux règles de la démocratie mènent à l’« impeachment » d’un président. Ici, rien. Le gouvernement Trudeau et ses proches, au dessus des lois, ont pu compter sur un cover-up qui commence juste à craquer grâce a la loi d’accès à l’information.
Cet épisode est riche en paradoxes. Notamment parce que la pire entorse à notre démocratie n’a pas été le fait du nationalisme québécois, mais du nationalisme canadien. Ou encore parce que ce sont des francophones, Trudeau le premier, qui ont été l’âme de cette chasse aux sorcières. Ou enfin que des hommes qui, après avoir consacré une grande partie de leur vie à lutter contre l’obscurantisme de Duplessis, ont repris les mêmes armes et le même discours primaire.
Mais le plus inquiétant, c’est que des hommes politiques, qui ont trempé à des degrés divers dans ces événements, sans n’avoir jamais eu à s’expliquer ou à exprimer le moindre regret, sévissent toujours dans notre vié politique. En tant qu’héritiers de l’ère Trudeau, comme Jean Chrétien, en tant qu’éminences grises, comme M. Trudeau lui-même ou Marc Lalonde, ou encore comme dépositaires de l’héritage humaniste de ce gouvernement, comme Gérard Pelletier ou Jacques Hébert.
Il est presque cocasse de songer que ces champions de la démocratie musclée, qui ont encore les mains sales, sont ceux qui nous ont légué la Charte des droits et qui sont perçus, dans l’inconscient collectif canadien, comme les pères de la démocratie à la canadienne.
Alain Dubuc
———————————————–
Que lira-t-on dans 20 ans sur les évènements d’aujourd’hui?
De toute manière, les gens qui s’alignent aujourd’hui sur le gouvernement Charest contre les étudiants, sont les mêmes qui hier s’alignaient sur Trudeau et plus tard Chrétien contre “les séparatistes” jusqu’à la Commission d’enquête Gomery.
Étrange peuple que ces québécois qui s’accommodent ou même soutiennent des gouvernements qui bafouent les règles démocratiques les plus élémentaires, qui pratiquent le mensonge, “la répression pur et simple” (A.D.), la désinformation, la corruption, la collusion, et toute cette merde qu’a révélé la commission Gomery et que s’apprête à en faire autant, la commission Charbonneau.
« Quand je parle à des étudiants et qu’ils ne comprennent pas, je leur dis : « Quand vous mangez une carotte, votre organisme l’assimile, mais quand le colonisé mange une carotte, c’est lui qui devient la carotte. » Gaston Miron

Un rapprochement entre la motivation non-dite des jeunes à contester un gouvernement sophiste qui gouverne en divisant au lieu de créer plus de solidarité, plus de cohésion et plus de conscience nationale … et les Patriotes

Toutefois, je suggère que les Patriotes ont assez donné pour susciter admiration ..
Ce serait retourner l’histoire que de croire que les Patriotes auraient pu porter le carré rouge… Il portaient la ceinture fléchée…

Je suggère plutôt —aux médias sociaux de reprendre l’idée- que les étudiants motivés par une contestation d’un gouvernement irresponsable portent la ceinture fléchée à toutes les manifestations…
Cela les rapprochera de leur Histoire, qu’ils ne connaissent généralement pas car elle n’est pas enseignée à la majorité des étudiants aux études collégiales ou universitaires… On méconnaît sont histoire..

Par ailleurs, la vertu réside dans le juste milieu, et un gouvernement national responsable doit oeuvrer à créer des consensus justes et équilibrés…

Bien votre
Michel P.
Montréal,
Rosement, Petite-Patrie

@Stéphanie (#68):
Vous avez totalement raison. Si les parents n’aident pas, cela rend les choses extrêmement difficile. Vous avez toute mon admiration pour avoir réussi à passer au travers.

J’espère que ceux qui disent que les étudiants sont tous des bébés gâtés avec cellulaire, voyage annuel dans le sud, et party dans les bar les fins de semaine ont pris note de votre « exception ».

Enfin, dans ce video: http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/5885585
M. Godbout présente également un scénario à $100K. Ici, pas de bourse, mais quand même droit à un prêt de $4,678.

Ce n’est pas la mer à boire, mais n’est-ce pas mieux que la situation actuelle?

@ Félix

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément.

Petite précision sur la démocratie

Le 30 avril 2012, dans les pages du quotidien La Presse, le chroniqueur Alain Dubuc nous fait la gracieuseté d’un billet intitulé “Petit rappel sur la démocratie”. Ce rappel, essentiellement, consiste à défendre l’idée selon laquelle un gouvernement démocratique, une fois élu, a toute la marge de manœuvre voulue pour gouverner, même lorsque ses décisions sont impopulaires. Selon Dubuc, il en est ainsi parce que nous disposons de mécanismes parlementaires qui nous protègent contre de possibles débordements, et qu’il n’y a conséquemment aucune raison de critiquer les politiques publiques issues de ces mécanismes. En somme, la démocratie, c’est une fois aux quatre ans qu’elle se joue, soit le jour du vote.

Je commencerai, M. Dubuc, par jeter les bases d’une discussion commune, puisque nous sommes d’accord sur une certaine quantité de points. Vous avez raison, nous avons des mécanismes parlementaires qui encadrent les débats et les politiques publiques, et ces mécanismes sont aussi perfectionnés que nécessaire. Vous avez raison aussi lorsque vous dites qu’il est possible, pour le peuple, de sanctionner un gouvernement qui s’est éloigné du bien commun, en lui retirant son appui électoral. Et vous avez raison, M. Dubuc, lorsque vous soutenez qu’un gouvernement, une fois élu, a la légitimité de gouverner. Je ne peux pas en disconvenir.

Je ne saurais toutefois m’accorder avec vous quant aux conclusions de votre article. D’abord, en ce qui a trait au rôle de nos mécanismes parlementaires, je vous renvoie au billet de Jean-François Lisée (http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-tyrannie-de-la-minorite/12597/#more-12597), qui vous confronte à vos propres positions, alors que vous peigniez un portrait moins reluisant de ces mêmes mécanismes : « L’Assemblée nationale, tout comme la Chambre des communes, n’est pas un creuset démocratique parfait. Notre système de scrutin majoritaire uninominal à un tour et la discipline de parti font en sorte que le parti qui forme le gouvernement jouit d’un pouvoir excessif ». Au sujet des votes pris à l’Assemblée, vous releviez que cela « revient, dans les faits, après 35 heures de débat, à permettre au gouvernement d’imposer ses vues. Ce ne sont ni les élus, encore moins le peuple québécois qui s’exprimeront, mais le cabinet du premier ministre ». L’idée ici n’est pas de vous embarrasser avec vos propres contradictions, mais plutôt de convenir avec vous que nos mécanismes, tout perfectionnés et nécessaires qu’ils soient, ne sont pas parfaits. Leur imperfection ne nous garantit donc pas que les politiques du gouvernement seront nécessairement axées sur le bien commun, d’où la nécessité de se réserver un droit de regard critique sur ces politiques. Seulement, pour que ce droit de regard ait une quelconque portée, il doit pouvoir se traduire par la possibilité de contester les décisions du gouvernement, sans quoi il est vain.

C’est ici que vous faites intervenir le vote. C’est le vote qui, selon vous, incarne cette contestation. Si une politique nous déplaît, alors il faut voter contre elle. Toutefois, je voudrais vous rappeler que le vote comporte lui aussi son lot de problèmes. Si le vote est le seul guide de l’action gouvernementale, alors vous devrez convenir avec moi que le gouvernement va nécessairement orienter ses politiques en fonction de calculs électoralistes plutôt qu’en fonction du bien commun, puisqu’il voudra être réélu. Mais qu’advient-il alors de toute cette frange de la population qui ne constitue pas directement son électorat? Leurs intérêts doivent-ils être négligés (pour ne pas dire réprimés) pendant quatre ans simplement parce qu’ils n’ont pas été le reflet de l’opinion majoritaire le jour du vote? Je ne crois pas que ce doive être le cas. Une majorité numérique n’est jamais preuve de vérité ou de justice. L’histoire de la démocratie s’en souviendra : des politiques endossant le racisme ou encore l’exclusion des femmes de la vie politique ont longtemps été votées à majorité. Pourtant, je crois que Rosa Parks a bien agi lorsqu’elle a refusé, au milieu des années 50, de céder sa place à un homme blanc à l’avant d’un autobus. Qui plus est, je ne lui aurais pas demandé de surcroît de condamner l’illégalité dans laquelle elle s’est inscrite ce jour-là, et ce, même si elle avait dû casser une vitrine pour le faire. Et vous vous doutez bien que je ne lui aurais pas expliqué qu’il lui faut attendre le prochain vote pour faire valoir son opinion.

Aujourd’hui, qu’advient-il des idées et des principes de justice que défendent une quantité sans précédent d’étudiants, de professeurs, de syndicats, d’artistes, de groupes communautaires, de parents et de travailleurs? Doivent-ils assister, résignés et impuissants, à la transformation de l’éducation en une bête marchandise, à l’érection d’une barrière économique entre eux et l’université, et à la spoliation aveugle du Grand Nord québécois? Doivent-ils se résoudre, liés par le temps qui les sépare du prochain vote, à voir le gouvernement actuel privatiser les profits et socialiser les pertes? Au nom de quelle incroyable logique devraient-ils tous s’incliner, muets, devant pareil projet?

Si, M. Dubuc, c’est au souvenir de cette démocratie là que le titre de votre chronique nous rappelle, sachez que je m’en dissocie. Sachez que j’estime nécessaire, pour une saine démocratie, de se réserver le droit de contester les politiques publiques autrement que par le seul vote. Sachez qu’aujourd’hui même je me rendrai à mon assemblée étudiante, et que je me prononcerai en faveur de la reconduction de la grève. Et sachez que je n’accepterai jamais béatement de me faire dire par un gouvernement, quel qu’il soit, qu’il est d’ores et déjà décidé de saper les conditions de justice et d’équité qui doivent régir une société démocratique.

L’éducation est probablement la plus grande richesse d’un peuple. C’est grâce à cette éducation dont j’ai personnellement bénéficié que je me sens aujourd’hui capable de critiquer avec nuances l’argumentaire que vous nous proposez. C’est grâce à cette éducation que des citoyens pourront faire, lors des prochaines élections, un choix éclairé, à l’abri de rhétoriques fallacieuses sur la juste part ou sur la violence « condamnable ». Et c’est au nom de cette éducation, M. Dubuc, que je vous invite, avant qu’il ne soit trop tard, à descendre avec nous dans la rue pour contester les politiques économiques du gouvernement actuel. Mais soyez sans crainte : dans la rue, vous ne serez pas cernés d’enfants-rois, comme vous nous appelez. Des enfants-rois ne sacrifieraient pas l’entièreté de leur propre session pour assurer à d’autres l’accès à l’université. Vous verrez plutôt des personnes réfléchies et responsables qui ont compris l’intérêt de chacun à défendre l’égalité des chances pour tous. Et je m’explique difficilement ce que vous voyez de déplorable dans tout ceci.

@Stephanie,

« Par contre, on ne tient pas compte dans le système actuel, de l’argent réel versé par les parents. Mes parents, par choix, par contrainte, peu importe, ne m,ont jamais donné de contribution financière pendant mes études. »

Si vos parents ne jugent pas que se soit important de vous aider, pourquoi cela deviendrait-il important que les autres le fassent?

Vous voyez, pour moi l’éducation c’est important. Ma conjointe et moi mettons de l’argent de coté depuis même avant la naissance de nos enfants. Nous serons donc en mesure de les aider, et ce au prix de plusieurs sacrifices. Et maintenant, soudainement c’est tellement important pour ceux qui n’ont pas fait de même que ce serait à moi, comme contribuable, de m’en occuper pour eux. Pas sûr…

« Si vos parents ne jugent pas que se soit important de vous aider, pourquoi cela deviendrait-il important que les autres le fassent? »

Chacun pour sois oeil pour oeil dent pour dent.

Si ton pére pis ta mére ne veulent pas payer arrange toié, travaille au lieu d’étudier.

Philosophie libertarienne. Le petit pain.

@Youlle

Le point ici n’a absolument rien à voir avec le chacun pour soi ou œil pour œil. Le point ici c’est qu’on demande à tous collectivement de contribuer. J’en suis. Là où je m’interroge, c’est lorsque ceux qui devraient le faire, ceux qui ont un salaire suffisant pour aider leurs enfants, ne le font pas, par choix ou peu importe. Comme contribuable je fais ma part, ce serait bien si les autres faisaient la leur aussi. Le blâme ici est envers les parents. A la limite je pourrais comprendre si c’était par contrainte mais par choix, désolé je n’accepte pas. Aider les moins nantis ça me convient. Quand ceux qui peuvent contribuer décident de ne pas le faire, j’accroche.

Ce n’est pas uniquement lorsque les enfants entrent à l’université que l’éducation est importante, c’est bien avant cela! Il serait bien que les parents assument leurs responsabilités, dans la mesure de leurs moyens bien sur, et ce pas seulement la journée où leur enfant s’inscrit à l’université. En utilisant votre paradigme, je n’aurais qu’à prendre les sommes mises de coté pour mes enfants et partir en voyage ou je ne sais trop quel autre loisir. A leur entrée à l’université je n’aurais qu’à refiler la facture aux contribuables. Je demanderais aux autres, alors que je pouvais le faire, de s’occuper de ce qui n’était pas important pour moi. Ceux qui ne sont pas d’accord pour payer à ma place seraient alors, selon vous, des adeptes du chacun pour soi, de sombres libertariens.

@ JeffB

« Aider les moins nantis ça me convient. Quand ceux qui peuvent contribuer décident de ne pas le faire, j’accroche. »

Et ce sont les jeunes qui en sont victime.

Voyez-vous, la gratuité réglerait une partie du problème.

Mais vous me donnez une idée JeffB.

Si on avait l’assurance instruction comme pour la santé tous ces problèmes seraient réglés et ce pour le même prix ou moins cher.

C’est toujours une bonne façon de faire payer tout le monde.

JeffB, ne prenez pas votre réalité pour celle des autres. Perso je viens d’une famille fortunée, mais il fallait toput de même que je travaille à plein temps pendant mes été pour me payer mes loisirs, mes vêtements de sortie et mes voyages, et ce depuis l’âge de 15-16 ans (pas d’allocation hebdomadaire de la part de mes parents, ce sont EUX qui étaient riches, pas moi). Cependant, il était hors de question que je travaille durant mes études qui étaient à plein temps : hors de l’école ce n’est pas terminé, il faut faire ses devoirs et revoir la matière (« travailler après le travail » quoi), tout en se gardant un minimum de temps pour rester en santé (sports, dormir, lire de bons bouquins, etc.)… Même si à cette époque l’accessibilité était relativement moins onéreuse et plus ouverte, je me considérais tout de même PRIVILÉGIÉ, car je n’avais ni loyer ni bouffe ni rien de tout ce qui est au bas de la pyramide de Maslow à payer ni à m’en soucier, pouvant me concentrer sur mes études. Qu’en serait-il aujourd’hui si je n’avais pas eu de tels parents? J’aurais fait des études qui m’auraient rendus à moitié performant devant utiliser la moitié de mon tempos pour survivre, et pour acquérir une moité de compétence acquise sur la limite de la note de passage…

Pour conclure mon message précédent :

« Qu’en serait-il aujourd’hui si je n’avais pas eu de tels parents? J’aurais fait des études qui m’auraient rendus à moitié performant, devant utiliser la moitié de mon temps pour survivre, et pour acquérir une moité de compétence sur la limite de la note de passage… »

Comprenez que si on étend cela à plus d’une personne, en l’occurrence à une majorité de la population, c’est très néfaste pour l’avenir et le développement du Québec (à moins que l’on tienne à n’en appeler qu’à l’immigration économique, ce qui serait aberrant).

Cela ferait-il aussi partie d’un plan de cette clique néòlibérale issue d’Ottawa, et qui avait comme premier mandat de tuer les souverainistes (en s’attaquant finalement à notre société francophone), afin de « remettre les québécois à leur place » : des moitié d’humains? On retourne en arrière, c’est la contre-révolution tranquille…

les jeunes qui vont terminer en 2012 n’auront peut-être que des diplômes à rabais.. et le temps perdu dans la rue ils le regretteront dans 10 ans peut-être.. mais il leur manquera. Je connais des professionnels qui ont travaillé et étudié avec bourses et prêts, je peux dire qu’ils sont compétents, humains et professionnels. Et leur culture ne fait pas défaut; de plus, ils sont responsables… On peut être à moitié performant, même avec tous les avantages que vous avez eus HawFest.

F.T., si ce que vous dites est vrai, comment se fait-il alors que le gouvernement relayé par « ses » médias (disons plutôt ses chums de Club mais ça c’est une appréciation bien personnelle), ne cessait de marteler qu’il nous manquait des compétences à tous les niveaux, afin de justifier l’immigration massive « vanne ouverte » Pour reprendre les mots de Charest qui s’en ventait? Faudrait savoir là!

D’autre part, vous parlez de « temps perdu qu’ils regretteront dans 10 ans », de « diplôme à rabais »… Mais d’où sortez-vous cette logique? Ils ne vont pas manquer des cours ni des notions importantes, ils ne vont que les reprendre lors du retour en classe, et bien entendu cela demandera donc une session de plus, et alors? Au bout du compte leur diplôme ne sera pas « à rabais », et au bout du compte ils se seront battu pour une bonne cause : si ce n’est pour eux ce sera pour leurs enfants (car eux ne sont pas soumis à ce conditionnement social de nos générations « XY » qui raillait le fait d’avoir des enfants, rendant les gens cyniques, de courte vue, éphémères et hyper-nombrilistes).

Les plus populaires