La vérité sur la fonction publique, par Jean Charest

"Fonctionnaire à la rescousse!" Pas exactement l'image donnée jusqu'ici...

Je ne vais pas en faire une habitude, mais je ne pouvais passer sous silence un extrait du discours de démission de Jean Charest où il parle de la fonction publique, et où il sort de son texte pour insister sur ce qu’il vient de dire. Lisez-bien: c’est la vérité:

Je tiens aussi à reconnaître et à remercier tout spécialement la fonction publique québécoise qui, à tous les niveaux, est une des meilleures fonctions publiques au monde. Et cela fait une différence dans la vie d’une société

Vous  savez, je quitte mes fonctions. Je n’ai plus rien, moi, à demander à cette fonction publique. Mais je tiens à leur rendre hommage. À leur dire merci. Et si je pouvais rendre un service aux Québécois c’est de leur dire à quel point nous sommes privilégiés d’avoir des hommes et des femmes qui nous servent si bien.

Cette déclaration est importante, notamment venant de quelqu’un qui, au départ, voulait sous-traiter à tout va tout ce qui pouvait être sous-traité au privé, par le monstre que voulait devenir l’agence de PPP, maintenant heureusement démantelée. Importante aussi de la part de celui qui, en ayant constamment réduit le nombre de fonctionnaires, a amplifié la perte d’expertise au sein du Ministère des Transports, perte qui a laissé libre cours à de nombreux dérapages.

Mais je sais que Jean Charest dit vrai, lorsqu’il vante la qualité de la fonction publique québécoise, non seulement parce qu’elle livre davantage de service que l’ontarienne, par exemple, pour chaque dollar géré, non seulement parce que nous avons moins de fonctionnaires (provinciaux et municipaux) per capita que la moyenne canadienne et qu’elle doit rendre des services plus nombreux qu’ailleurs, mais aussi parce que je l’ai vu à l’œuvre, pendant cinq ans, autour des Premiers ministre Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.

Une grande rigueur

Dans chacun des dossiers auxquels j’ai été associé, j’ai pu constater la qualité du travail, la rigueur des analyses, la rapidité de réaction, le sens de l’État d’un très grand nombre de fonctionnaires, de haut et de bas niveau. On me reprochait parfois d’appeler directement les fonctionnaires du bas de l’échelle, en contact direct avec une problématique, plutôt que de passer par la hiérarchie établie. C’est que je savais que je trouverais, là, une réponse précise et rapide à une question précise et urgente alors posée. J’ai très très rarement été déçu.

J’ai pu constater comme chacun que le Québec se présentait aux forums nord-américains avec un niveau de préparation supérieur à ceux de nos voisins. C’était vrai aussi dans la Francophonie, où nos représentants sont outillés pour discuter d’égal à égal avec la France ou la Suisse. Le professionnalisme de notre fonction publique est garante de la crédibilité de nos interventions, de notre réputation.

Je me souviens du jour où Lucien Bouchard, lui-même un ancien ambassadeur, reçut une note de remerciement d’un des plus grands commis de l’État français qui nous avait rendu visite peu avant, et qui affirmait que dans ses innombrables séjours à l’étranger, jamais il n’avait rencontré un service d’accueil (le « protocole ») aussi compétent que celui du Québec. Jamais.

Je me souviens aussi de notre participation aux fameuses visites de « Team Canada », où des gens d’affaires de tout le pays embarquaient dans un gros Boeing avec les premiers ministres du Canada et des provinces pour aller ouvrir des marchés en Asie ou en Amérique du Sud. Nous avions réussi à dégager dans cette parade fédérale une journée pour les provinces, où nos fonctionnaires du Ministère du développement économique organisaient des séances de maillage avec des entreprises locales. Non seulement les entrepreneurs québécois étaient-ils ravis de la formule, à leur avis supérieure à celle du fédéral, mais nous avons du gérer un problème imprévu: les entrepreneurs des autres provinces réclamaient le droit de venir aux séances organisées par les fonctionnaires québécois !

La rendre meilleure encore: mode d’emploi

La fonction publique québécoise peut-elle être plus efficace, déconcentrée vers les services de premières lignes en éducation et en santé, notamment ? Mieux régionalisée ? C’est l’évidence. Et c’est ce que Pauline Marois, qui s’y connaît, s’est engagée à faire.

Mais l’aveu tardif de Jean Charest sur la qualité de la fonction publique québécoise (« une des meilleures au monde ») met la table sur la méthode qu’il faudra employer pour la rendre meilleure encore. Pas la confrontation. Le partenariat. L’engagement actif de tous les artisans de la fonction publique et para publique québécoise dans un processus permanent d’amélioration de la qualité des services, de l’organisation. Cela passe, non par la dé-valorisation de la fonction publique qu’on a connu depuis trop longtemps. Mais par une valorisation de son rôle, de son travail, de ses tâches, de son statut. Il faut retrouver la fierté de travailler pour le service public.

Merci à Jean Charest d’avoir pointé, en son dernier jour, dans cette direction.

 

(Je me suis étendu sur ces questions
dans le billet « Cols bleus: la nation a besoin de vous« ,
dans la conférence « L’avenir du secteur public: ses salariés »
et dans Pour une gauche efficace)

 

 

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24 commentaires
Les commentaires sont fermés.

J’ai oeuvré à peu près toute ma vie dans la fonction publique.

Le texte de Lisée m’a profondément ému.

Pourquoi, me demanderez-vous?

Parce que c’est une belle reconnaissance publique. Comme on en a pas eu souvent.

Mais, la plupart des ministres que j’ai cotoyés nous manifestaient du respect et avaient confiance en nous. Que ces ministres aient été libéraux ou péquistes.

Une exception de taille : Pierre Paradis alors qu’il était ministre de l’Environnement. Durant tout son passage à ce ministère, il n’a jamais rencontré son sous-ministre en titre!Et, à plusieurs reprises, il a dit publiquement qu’il n’avait pas confiance dans ses fonctionnaires.

Jean-François Lisée ne dirait jamais cela. Moi, je vais le dire : Pierre Paradis est un trou-de-cul.

En tant que moi-même employée de l’État qui en a plus que ras-le-bol du « fonctionnaire bashing » de la part de tout un chacun, merci beaucoup à vous – et à M. Charest, bien que je dois vous avouer trouver ça légèrement effronté de sa part, pour toutes les raisons que vous mentionnez dans votre article.
Tout le monde peut avoir eu des mauvaises expériences avec le gouvernement, ça m’est arrivé à moi-même quand j’avais affaire à l’aide financière aux études (y compris la difficulté chronique de joindre un agent à la clientèle), mais il reste que vous avez là des milliers de travailleurs de la classe moyenne qui, en majorité, ont un salaire dans les 30000$ à 50000$ et ne sont pas si « gras dur » que ça. Oui, il y a la permanence, mais elle est de plus en plus longue à obtenir (spécialement si vous ne faites partie d’aucun « groupe cible » ou communauté culturelle) et elle n’existe pas juste pour gâter le monde. Vous trouvez qu’il y a de la corruption au gouvernement? Moi aussi! Mais imaginez combient ce serait pire si les employés de l’état étaient menacés de perdre leur job à chaque changement de gouvernement, comme c’était le cas avant.
Y aurait-il des gains d’efficacité à faire? Certainement! Des dédoublements facilement évitables, des confusions sur qui doit faire quoi, des instructions contradictoires, c’est sûr que j’en vois fréquemment. Le seul ménage dont je voudrais entendre parler, c’est celui-là. Il permettrait en outre que le remplacement d’une retraite sur deux soit réellement profitable, alors que comme c’est là une retraite, même non remplacée, mène à l’embauche d’un ou deux occasionnels à court ou moyen terme, car les tâches de la retraite non remplacée, elles existent toujours. Et quand vous avez des millions de dossiers, quand la clientèle, c’est la population québécoise, la job, elle s’accumule vite.
Désolée pour ce long texte. Félicitations pour votre victoire, M. Lisée. Je vous souhaite une belle et fructueuse carrière en politique.

Bravo!
En espérant que l’on stoppera la « gestionarisation » des services en santé, fléau qui mine toute la structure de soins mise en place depuis une 20e d’année au profit des ronds-de-cuir, des modèles HEC bref, d’une amputation de services directs à la population et une augmentation de pousseux de crayon!

Pour ce qui est de Jean Charest , on peut dire comme le proverbe « vaut mieux tard que jamais » et pour ce qui est de votre approche, bravo.

Enfin une approche positive pour toutes ces personnes qui oeuvrent pour le bien commun tout en étant décriées par des ignorants qui ne connaissent rien du travail qu’ils produisent et par des démagogues qui cherchent à se faire du capital politique et des cotes d’écoute en tapant sur ces préjugés.

Le partenariat que vous proposez s’il devait s’étendre devrait assainir le climat de travail dans tous les ministères et rendre les gens plus fiers de travailler pour l’état québécois.

les évidences c’est pas mon affaire ,tu les avales il en sort un bouc émissaire:magid sherfi;zebda merci m.lisée de vous battre contre les préjugés,mais bonne chance parce que ceux-ci ont la vie dur,particulièrement dans le village ou vous aller passer les quelques prochaines années je l’espère.domage pour sa carrière politique mais m.charest n’aura finalement dit que 3 vérités durant ces 9 années au pouvoir et toutes dans le même discours et en plus LA journée de son départ.

« Cette déclaration est importante, notamment venant de quelqu’un qui, au départ, voulait sous-traiter à tout va tout ce qui pouvait être sous-traité au privé, par le monstre que voulait devenir l’agence de PPP, maintenant heureusement démantelée. Importante aussi de la part de celui qui, en ayant constamment réduit le nombre de fonctionnaires, a amplifié la perte d’expertise au sein du Ministère des Transports, perte qui a laissé libre cours à de nombreux dérapages. »

Il n’y a pas un mot de vrai dans cette déclaration. Comme les Hollandais de la france, c’est la faute à Sarkozy… pardon à Charest. Mais voyons donc….

Merci Jean-François pour ton appui bien senti aux bons mots de monsieur Charest sur la fonction publique québécoise et sur le Protocole en particulier.
Félicitations pour ton élection et meilleurs voeux de succès dans les importantes fonctions qui t’attendent.
Michel Gagné

Monsieur Lisée a parfaitement raison, Dès l’entrée du Parti libéral majoritaire et Jean
Charest a été infiltré de telle sorte que Charest
ne pouvait plus gouverner ce sont les pouvoir de l’argent et pas n’importe quoi ?

La loi sur la Caisse de dépôt qui a été
modifiée de fond en comble et pour sunday interdiction des députés du partis Québécois
d’être informer On connait les résultat

Le Pq sera dans l’Obligation de faire un
ménage malgré lui c’est peut-être ça que voulait
dire François Legault quand il disait faire le
ménage ?

Merci de me lire

Ben voyons dont mettre les choses en perspectives. Le type sen va et il va peut etre aller au fédéral il est normal connaissant le pouvoir des syndicats quil leur fasse plaisir avant de partir. Mais des fonfons corrompus jen ai vu.
Un qui a mis fin a un programme de formation mlgré que je respectais toutes les règles(je travaillais pour le construtur verreux et mafieux( mais il était assez verreux pour ne pas me commissionner et prendre mes vente pour lui-memeou de refuser de les construire), Un qui essaiyait de me charger des montants en surplus en discutant avec il a fini par admettre quil etait relié au contracteur verreux que je poursuit. Un autre a essayé de couper mon petit cheque dallocation familiale sous prétexte que mes enfants ne vivaient pas ave moi alors que cétait archi fauxje suis avec le meme conjoint depuis plus de 35ans et les enfants vivianet sous notre toit.
Des résultats faussés pour ne pas madmettre a des cours danglais alors que des résultats précédents avaient confirmé un résultat inférieur et que je venais detre refusé a un emploi dan la fonction publique justement a cause de mon niveau danglais.
Donc si on a moins de fonctionnaires et quon paie plus cher dimpot cest peut etre parce quils sont trop bien payé ou quils font mal leur job. Il y en a encore un a mes trousses qui eesaient de prétendre que jai changé dadresse(non je nai pas de bs, de chomage ni autre allocation mais il essait de mintimider avec un gouvernement péquisse ou les fonfons font la loi oublie ça meme le protecteur du citoyen ne fera rien)la cause na pas encore été entendue apres plus de 10ans) parce quun fonctinnaire ne la as inscrite au role et quun autre a prétendu que le dossier était incomplet alors que cest fux.Il y a des accusé réception pour le prouver.
Des fonfons corrompus il y en a en masse ils ont collaboré avec Duchesneu moyennant quil leur garantisse lanonymat et pourtant il parait quapres il y a eu de grande économies comment ça se fait serait-ce que les fonfons ont refusé les enveloppes brunes et appliqué les regles a la lettre?
Jai hate de voir si la charbonneau va oser aller gratter du coté de la fonction publique.

Notre fiscalité peu compétitive explique pourquoi nous avons la fonction publique la plus pléthorique du continent…

Il n’y a rien de gratuit dans ce bas monde et le contribuable finit toujours pas payer la facture

Il faudrait rendre obligatoire l’économie au secondaire et au CEGEP…nous aurions pu éviter de vivre la douloureuse crise irrationnelle et enfantine des carrés rouges lorsque vous la regarder d’un point de vue économique…

Charest a effectivement raison. Nous avons les meilleurs fonctionnaires, du moins au Canada.

Nous avons les fonctionnaires qui travaillent le moins (en terme d’heure) et moins un fonctionnaire travaille, mieux le population se porte.

Avant de mettre au pas les fonctionnaires – donnant l’impression qu’ils sont des fainéants et des 2 de pique- relire le courriel de » Sophie » :beau témoignage, madame

je suis un ex. gestionnaire dans l’entreprise privée
Concernant les employés de l’Etat, les syndiqués, je trouve cyniques les commentaires des gens qui évaluent de l’extérieur :
1 . au golf, 2 employés du terrain qui jasent entre eux,
Réaction :
» regarde les se poigner le c.. »

2 . aux postes, 2 employés qui discutent ensemble :à » tiens, ils discutent de syndicat !!

3, avez-vous déja rencontré 3 v.p. d’entreprise en pleine discussion :
ils discutent peut-être de leur prochain voyage en Californie, de leur semaine de ski dans les Alpes françaises, de l’achat d’une Mercedes.à toit retractable,,,..

C’est un réel bonheur de vous lire M. Lisée. Je travaille dans le Fonction publique depuis près de 10 ans et je peux assurer qu’on y trouve des gens d’une extrême compétence qui travaillent chaque jour dans l’intérêt collectif.

David démontre par ses propos empreints de préjugés son ignorance. Sans la FP, comment voir son médecin gratuitement en présentant tout simplement sa carte d’assurance-maladie? Et le permis de conduire? Et nos enfants qui vont à la garderie et à l’école? Si nous avons le malheur de faire un grave accident de voiture, qui se chargera de nos prestation de la SAAQ? Et la rente de vieillesse de notre vieille mère? Vous savez qui développe les politiques et programmes qui sont institués dans l’intérêt commun? Et vous savez qui rédige les lois et règlements qui vous gouvernent? Qui s’assure que le gouvernement agit conformément aux lois dans votre intérêt? Tout ce travail colossal cher David, est exécuté au sein de l’appareil gouvernemental qui est efficace et loin d’être inutile. Que vous ayez eu de mauvaises expériences est tout à fait normal dans une entreprise aussi important que la FP. Il y a tjs place à l’amélioration et tout est perfectible. Qui n’a jamais eu de problème avec une entreprise privée que vous payez pour certains services? Doit-on mettre la clé dans la porte de ces entreprises pour autant? Vous les payez aussi David ces services et les employés qui y travaillent? La différence, c’est que vous ne les payez pas sous forme d’impôt. Le jour où vous comprendrez cela, vous changerez peut-être de discours. Dans l’intervalle, nous serons toujours là pour vous servir le moment venu malgré votre mépris.

Lorsque la fin justifie les moyens, on peut tuer sa mère et le justifier au nom du projet plus grand que soi. C’est Sartre qui se permettait de dire qu’il choisirait la cause à sa mère. Ce que Camus réprouvait au nom du réalisme. Une notion humaniste qui se perd. Et qui sous Jean Charest nous fait bien rire une fois qu’il ne sévit plus.

Et la fonction publique du Québec est compétente et coûteuse. Mais comment rouler en Cadillac et rêver aux économies de la Beetle ?

Oui, C’est une réalité que je vis. J’oeuvre au sein d’une organisation para-publique et je puis vous assurer que la tâche est autrement plus imposante que ce que j’ai vécu dans le secteur privé. D’ailleurs, lorsque des sous-traitants du privé viennent effectuer des travaux, je les trouve parfaitenment et totalement fonctionnaires dans le sens le plus péjoratif du terme. J’aimerais bien voir ces détracteurs de la fonction publique me suivre une seule journée.

C’est tellement drôle de vous lire M.Lisee, moi, simple citoyen, je n’ai pas cette perception de la fonction publique. Ce n’est pas que mauvais, il faut bien me comprendre, le problème avec la fonction publique c’est qu’elle dépasse ses fonctions, elle est intrusive dans mes droits et liberté. Elle n’est pas efficace, elle coûte trop cher, et tous votre système va s’écrouler bientôt, l’autruche c’est pas le sympathique Gérard mais vous autre les champions de la social démocratie. Moi je suis mobile et bilingue, j’attends et un jour je partirai et vous regarderai sombrer en vous déchirant car mathématiquement ça tient pas la route le système que nous nous sommes donnés. Je suis trop cartésien j’imagine, je nous souhaite bonne chance, et bonne chance au PQ.

« Elle n’est pas efficace, elle coûte trop cher, et tous votre système va s’écrouler bientôt, »

Le problème est que beaucoup de citoyens, pour juger de l’efficacité de la fonction publique, n’a comme point de référence que la qualité des services rendus.
Or, depuis 30 ans, la qualité a dégringolé, non à cause de la baisse de « qualité » des employés de l’État, mais parce qu’on a appliqué les « recettes » néo-libérales: « couper dans le gras » (réduction de personnel, coupures de services (ex: Bouchard a fermé l’équivalent de 7 hôpitaux juste à Montréal), privatisations tous azimuts, sous-traitance, PPP et autres contrats à des firmes.

Par exemple, pensez-vous que les problèmes dans l’éducation proviennent de la soudaine « incompétence » des profs ? Ou du fait que les classes sont surchargées, que les élèves en difficulté ont été « garrochés » dans les classes régulières en même temps qu’on supprimait les services d’aide à ces élèves, etc. ?

Toujours un bonheur de vous lire mon sieur Lisée. Vous sachez rester positif là où tout le monde a tendance à être cynique ou négatif. Et c’est surtout de cela que e Québec a besoin, encore plus que des recettes miracles que tous les partis proposent. La direction du Parti Québécois, ça ne vous tenterait pas un de ces jours?

Il y a un paradoxe. La CAQ a eu un langage plutôt dur envers la fonction publique.

Dans la région de Québec, la fonction publique est un moteur économique majeur. Or, la droite et la CAQ y règnent en maître.

Comment expliquer cerre radio poubelle qui tire à boulets rouges sur tout ce qui est syndicalisse, gauchisse,séparatisse?

Patrick Lagacé a produit un excellent papier là-dessus, durant la campagne. « La haine de soi ». disait-il!

La fonction publique excelle dans son autopromotion,elle crée des règlements au point de se perdre elle même,j aimerais vous voires etre ensevelit dans toutes la corespondance avec les intervenants,municipal,provincial,et fédéral,comme le sont les petites entreprises….les seules gens heureux de la fonction publique….sont payes par elle….

Je demeure à Québec depuis environ 7 ans et les gens de Québec, majoritairement libéraux et maintenant caquistes détestent les fonctionnaires au plus haut point. Pourtant il n’y a pas un québécois qui n’a pas un membre de sa famille, un ami, un cousin qui travaille pour l’État. Un vrai paradoxe! Je crois qu’ils sont jaloux des avantages (fonds de pension) et job à vie des fonctionnaires. De plus, c’est à cause des gens de Québec si on a pas notre pays. Lors du dernier référendum ce sont les fonctionnaires provinciaux de Québec qui ont voté massivement pour le NON, car ils étaient en négociation avec leur employeur à cette époque. Région gâtée qui n’a jamais vécu de récession et qui est très influencée par la radio poubelle et ce n’est pas d’hier que ça existe. Très à droite comme mentalité et pourtant une si belle ville!