La victoire rouge des étudiants, la colère noire des recteurs

«Blame it on Rio»: le voyage de la rectrice a-t-elle provoqué l'ire de JC ?

À quel moment Jean Charest a-t-il décidé de punir les recteurs d’université pour la grève étudiante ? Est-ce lorsqu’il a découvert que Heather Monroe-Blum, de McGill – pourtant une bonne amie du PM – venait de dépenser 9 500 dollars en billets d’avion pour un voyage de trois jours à Rio et à São Paulo fin avril ? Je ne sais pas. Mais une chose est certaine : l’inclusion dans l’entente entre Québec et les fédérations étudiantes d’une clause « internationalisation » sur la liste des postes de dépenses des universités qui seront sujets à examen ne semble pas complètement fortuite.

Les recteurs des autres universités pourraient bien offrir à Mme Monroe-Blum un exemplaire DVD du film Blame it on Rio, car, si on me permet maintenant de passer à une métaphore australienne, ils viennent de recevoir en plein front un immense boomerang orné de carrés rouges.

Depuis plus d’une décennie, les recteurs réclamaient une augmentation substantielle du financement de leurs universités. En attendant la hausse souhaitée des droits de scolarité, ils avaient reporté sur les frais obligatoires institutionnels imposés aux étudiants  (dits « frais afférents ») une série de dépenses nouvelles, accroissant par la bande le coût de l’éducation supérieure.

La hausse si longtemps souhaitée des droits de scolarité devait s’ajouter à ces frais pour garnir leurs coffres. Or, voilà qu’après 12 semaines de grève étudiante, le gouvernement accepte de jouer au jeu des vases communicants : avec les vases des recteurs ! La hausse des droits sera compensée par la baisse des frais afférents. (On peut lire le texte de l’entente ici.)

Comment? En instituant un véritable tribunal des recteurs : un Conseil des universités, qui scrutera à la loupe les budgets et dépenses de chaque université, y compris la publicité, les constructions immobilières, la création de programmes, etc. Les six recteurs y seront mis en minorité, devant huit syndicalistes, dont quatre étudiants, un représentant des cégeps, deux du monde des affaires, un représentant du Ministère et un président.

Le Conseil aura pour mandat de trouver, comme l’a dit Léo Bureau-Blouin, de la FECQ, « des millions et des millions de dollars » d’économies dans la gestion des universités. Ce pactole sera utilisé pour réduire les frais afférents d’une somme équivalente à la hausse prévue des droits de scolarité. (Ajout : cela ne suffira pas, les frais afférents n’étant pas assez élevés. L’espoir est que les sommes supplémentaires économisées seront reportées sur la baisse des droits, on ne sait trop comment.)

Le cauchemar est tel, pour les gestionnaires universitaires, que je ne serais pas surpris d’apprendre, demain matin, que les recteurs se mettent en grève.

Pour les étudiants : une victoire

Il s’agit donc, pour les fédérations étudiantes, non de la victoire totale, nette et précise qu’elles souhaitaient. L’augmentation des droits n’est pas abolie à proprement parler. Mais l’augmentation du fardeau étudiant l’est, avec certitude, pour l’année qui vient. Ensuite ? Ensuite, c’est un pari fait sur la capacité du Conseil des universités de dénicher des économies, puis sur la décision du ministère de l’Éducation de les faire appliquer. Mais on sera déjà, là, à la fin du mandat libéral ou tout juste (terminus : décembre 2013).

Les fédérations, avec l’aide de Mme Munroe-Blum et, avant elle, des deux millions en prime de départ versés aux gestionnaires démissionnaires de Concordia et, avant eux, du scandale de l’îlot Voyageur, ont ainsi réussi à mettre au centre du jeu la gestion des universités comme source d’économies potentielles. Il y a 12 semaines, les portefeuilles des étudiants étaient la cible. Aujourd’hui, ceux des recteurs les ont remplacés. Tout un exploit.

L’entente est-elle la meilleure possible pour l’accessibilité ou pour une « juste part » des uns et des autres dans le financement de l’enseignement supérieur ? Certainement pas. Mais dans le contexte politique et social du printemps 2012, c’est la meilleure entente possible pour les fédérations et pour le gouvernement.

Les étudiants devraient se déclarer satisfaits d’avoir protégé leur pouvoir d’achat pour au  moins l’année à venir, d’avoir mis les budgets des universités dans la mire, d’avoir introduit dans le débat public la notion de gratuité. De s’être dotés d’une capacité organisationnelle sans précédent. C’est déjà énorme.

La suite se jouera à l’élection, dans les programmes électoraux, dans les débats qui suivront.

Reste à connaître la couleur des carrés que porteront désormais à leurs vestes les recteurs. Certainement pas le rouge, couleur de leurs deux bourreaux : les étudiants et le gouvernement libéral. Je miserais plutôt sur la couleur de leur colère : le noir.

Laisser un commentaire

Dommage cependant que l’on doive laisser gagner le principe (le plus dangereux dans le débat actuel) de l’utilisateur-payeur. Là est la grande défaite.

Le gouvernement Charest (et ses conseillers) tentent de réinventer la roue.

C’est Jean Garon qui disait avoir mis sur pied – du temps où il était au ministère de l’Éducation – un organisme visant à surveiller les dépenses des universités. Apparemment, le gouvernement Charest en met un autre sur pied, n’étant pas conscient que l’autre était déjà en place. Il y a un ménage à faire dans la structure gouvernementale elle-même, à mon avis.

Éliminer les dépenses extravagantes, c’est bien, mais on n’économisera quand même pas des centaines de millions de dollars juste sur les budgets de déplacements. Je pense plutôt que quand le conseil provisoire va faire ses recommandations à l’automne, le gouvernement va annoncer qu’il y a pas assez d’économies pour diminuer les frais afférents à la session d’hiver. On se retrouve alors avec le plein effet de la hausse qui se fait sentir en plein hiver, à -22 au mois de janvier. C’est l’approche Koutouzov. L’hiver a eu raison de Napoléon, aura-t-il raison de GND?

Le gouvernement avait assez bien géré la crise déclenché par les gâtés pourris mais là il vient de gâcher tout ce qu’il avait réalisé, eg maintenir l’augmentation des frais de scolarité qui sont nécessaires. Il vient de dire aux étudiants qu’il ne sait pas gérer l’éducati. Et c’est vrai.

¨Ca n’a pas certainement une victoire rouge pour les 2 étudiants blessés gravement.

Appliquer une coupure de l’équivalent de la hausse des frais de scolarité sur les FIO n’est pas possible dans toutes les universités et encore faut-il voir quelles parties des FIO il sera possible de couper. Donc, il me semble qu’il faudrait faire une analyse froide de cette proposition car il est fort possible qu’elle ne soit pas réaliste dans plusieurs universités. De plus, si les coupures dans certains services aux étudiants, nous ne sommes pas gagnants, loin de là.

Marché de dupe. Les négociateurs devaient être liés par l’autorité exclusive du PM . Deux victimes des politiques de Charest qui se disputeront un pactole qui n’existe pas. Comme dans disputez- vous les miettes entre vous-deux. Un réveil pénible en perspective. Du moins j’espère qu’il y aura éventuellement réveil. Désolant!

On devrait faire ça aussi avec les impôts: faire la grève pour ne pas en payer davantage tant que l’argent sera mal géré. Oups… C’est de l’argent mal géré qui paie mon salaire…oubliez ça!

Quand est-ce qu’on se dote d’un contrat similaire pour emputer les dépenses du gouvernement et des municipalités afin de réduire nos taxes et nos impôts???

De penser que ce nouvel organe de vérification de la gestion des universités va générer de réels bienfaits, pour l’instant, ça exige de la part des étudiants un certain acte de foi… Les exemples sont légions de telles structures « consultatives » où la composition du groupe de travail et les stratégies politiques font en sorte que rien ne s’y joue au final. Mais pour l’instant on peut espérer. D’abord il y a pas mal de monde autour de la table qui ont un réel intérêt à voir les dépenses non-nécessaires diminuer. Ensuite ça créera forcément des conditions pour plus de transparence dans la gestion des universités, ce qui est toujours profitable au plus grand nombre.
Est-ce que ce compromis pourrait représenter une ébauche de solution, plus largement, pour toutes les causes où le gouvernement veut pousser de l’avant le principe d’utilisateur-payeur : c’est l’utilisateur qui paye sa « juste part », soit, mais au même moment l’utilisateur acquiert un droit de regard sur la gestion du service. Ça pourrait être un équilibrage intéressant.

Difficile de parler de « gains véritables » de part et d’autre mais il y a plus de bénifices colatéraux que de dommages. L’affirmation populaire pour une société démocratique, la démonstration de la nécessité de s’impliquer pour la faire fonctionner correctement, l’intelligence et la créativité de la jeunesse si souvent désavouée et plus de moyens pour que les deniers publics servent ce pourquoi ils ont été offert. Les étudiants allumés montrent à toute la population pourquoi nos services publics sont déficients et comment faire pour avoir des services de santé, d’éducation et d’infrastructure adéquat à la hauteur des millards que l’on y a mis collectivement.

Les chaperons à carrés rouges et la mère-grand Beauchamp, un conte pour les grands :

Le gros Loup Charest, le méchant, se servit de la mère-grand Beauchamp pour attirer les chaperons à carrés rouges éclatants, pour les bouffer goulûment. Ils se défendirent en marchant, sauvant ainsi quelques galettes et petits pots de beurre nourrissants, pour subsister jusqu’aux saisons nouvelles, évidemment.

Et si c’était vrai?

Pourtant, le président de la CREPUQ (Zizan?) ne paraissait pas trop débiné hier à la télé…

On comprend que les étudiants ont été beaux joueurs en ne forçant pas le gouv à perdre la face… pour sortir de crise, mais, moins élégante, la ministre pavoise: « la facture, ils devront l’acquitter!… »

Mais pour le gaspillage, d’accord avec vous qu’il y en a en masse… puis, le pied dans la porte, mettons Charest dehors et nationalisons les ressources naturelles (Aussant?)

Les frais afférents seraient un « vase des recteurs » selon Lisée.

Reality check: A UdeM, 54 % des frais afférents sont des frais d’associations étudiantes et de gymnase (CEPSUM).
A l’UQAM, 27 % des frais afférents sont des frais d’associatons étudiantes et de gymnase.

Preuve à partir de factures pour deux sessions universitaire tenues en 2011:

1) Université de Montréal (1): frais afférents de $272 et droits de scolarité de $1 445. Total de $1717


Ces frais afférents sont:
a) $19 en frais d’associations et activités étudiantes (FEUQ, FAECUM, journal étudiant, radio étudiante, halte garderie): $13 pour les associations étudiantes et $6 pour la radio et le journal étudiant et la halte garderie. 7 % des frais afférents.

b) $127.50 en frais de gymnase (CEPSUM). 47 % des frais afférents.

c) $125 en frais de gestion et droits d’auteurs

2) UQAM: frais afférents de $259 et droits de scolarité de $1 084. Total de $1 343.

Ces frais afférents sont:

a) $30.25 en frais d’associations et d’activités étudiantes: ( $28 en associations étudiantes et facultaires et $2.25 en radio étudiante). 12 % des frais afférents

b) $ 40 en frais d’animation sportive. 15 % des frais afférents

c) $127 en frais de services aux étudiants et en frais technologiques.

d) $62 en frais généraux.

En somme, les frais afférents sont beaucoup plus des vases d’associations étudiantes et sportives que des « vases des recteurs ».

M. Lisée s’est de nouveau comporté en démagogue.

Quelques détails additonnels:

A UdeM, $10.50 en FAECUM, %2.50 en FEUQ, $2.50 en halte garderie, $1.50 en journal étudiant et $2 en radio étudiante.

A UQAM, $2.25 en frais de radio étudiante et $28 en frais d’associatons étudiantes et facultaires.

(1) pour l’université de Montréal, je n’ai pas inclus le $149 pour transport en commun dans les frais afférents ou les droits de scolarité, puisqu’on s’éloigne pas, mal, ici, des activités de campus.

Désolé de péter la baloune, mais les étudiants croient que l’entente pour la session automne, est à l’effet que le FIO est de 125$ peu importe la valeur des économies d’échelle. Qui dit vrai? Je crois qu’encore une fois Charest à leurré les étudiants. J »ai été un carré vert jusqu’à hier, et cette manipulation est GROTESQUE. Étudiants payons un voyage dans le nord… de la Russie à M. Charest car il a leurré les étudiants.

Une personne qui a cru en la bonne foi de Charest, maintenant je voterai pour aucun de ceux qui se présente.

Ces derniers jours il y avait un peu moins de 40% des édudiants en grève. Ils ont fait la preuve que la casse, le bruit, les marches qui perturbent la circulation, le non respect des injonctions sont efficaces. Les étudiants minoritaires ont gagné. Ils préservent le droit sacré de ne rien payer pour leur instruction. Une attitude réactionnaire présentée comme révolutionnaire. Bravo, succès total.

Une bonne manière de réduire (un peu) les frais afférents: réduire à 20 cents par km les remboursements pour kilométrage automobile (1). Que je sache, l’université de Sherbrooke et l’UQAM paient 50 cents le km, et depuis de nombreuses années!

Un professeur de l’université de Sherbrooke qui va enseigner au campus Longueuil double son salaire pendant qu’il conduit son auto! Un chargé de cours de Montréal qui enseigne à l’UQTR triple ou quadruple son salaire pendant qu’il conduit son auto!

MAIS, les syndicats de professeurs seront contre, parce que c’est surtout eux, plutôt que les recteurs, qui profitent de ces remboursements exagérés par km.

(1) Ceux, dans le monde universitaire et collégial, qui utilisent leur auto pour fins de travail, utilisent une auto qu’ils auraient DE TOUTE MANIÈRE achetée. Ils devraient donc n’être remboursés que pour les frais d’essence, d’usure des pneus, des freins et du moteur: à peu près 20 cents par km, en somme.

‎ »…si cette génération peut finir par retourner en classe et finir ses études, j’ai hâte qu’elle arrive au pouvoir! » Sophie Bissonnette, réalisatrice.

Le comité provisoire mis en place n’est pas favorable aux étudiants qui se retrouvent minoritaires. Dans le camp des recteurs (6 membres), on peut y ajouter le représentant des cégeps(1); les membres nommés par la ministre (2 entreprise privée)et une autre personne du MELS nommée par la ministre. Donc, au mieux avec un bloc des syndicalistes (4 membres) les étudiants se retrouvent minoritaires 8-10 et avec le président (nommé par la ministre)qui devrait avoir un vote prépondérant ne se rangera pas évidemment du côté des étudiants.

Excellente analyse de l’entente avec les étudiants québécois.
Bernard Bujold (LeStudio1.com)

Le gouvernement Libéral a tout tenté pour briser le front commun des étudiants.

Les jeunes ont tenu le coup pendant 12 semaines et je crois que ce n’est pas terminé…

Car il y a plus que la hausse des frais de scolarité,la corruption,nos richesses naturelles ,une ministre assise à la même table avec des mafieux et collectant $60,000. provenant de la vente de drogue dans les cours d’école…

La grogne de ce printemps érable provient de tout ce qui est croche au Québec.Comme si tout c’était mis en place de façon naturel,au bon moment.

Mais la grande victoire des étudiants est de pouvoir rentrer la tête haute,bravo!

Ce qui me réjouit le plus a été de découvrir ces leaders étudiants :Nadeau-Dubois,Raynolds,Bureau-Blouin,Desjardins.

Pour les Québecois la grande victoire est la venue de ces jeunes leaders.Comme l’impression que le Québec a tremblé et s’est éveillé,enfin…

Peu importe qui a gagné vraiment entre les étudiants et le gouvernement. C’est tout le Québec qui s’est fait servir une leçon par sa jeunesse. On se plaignait que les jeunes étaient dépolitisés mais quand ils ont entrepris leur action, certains se sont plaints de leur façon de faire. Ils ont montré une volonté et une solidarité qui a effrayé les élites économiques qui ont voulu les ramener à un rôle de moutons pour mieux les contrôler. Les jeunes ont appris que la solidarité peut triompher, dommage que plusieurs jeunes aient manqué ce rendez-vous en jouant la carte de l’individualisme. C’est un peu le reflet de la société québecoise. Mais ce réveil nous mènera plus loin dans notre quête autonomiste.

Si j’ai bien compris, par cette entente mémorable, les économies des Universités c’est mon argent.

La facture a donc été passé aux autres et mon 83 % de part vient de grimper à 100%.

J’accepte ça pour la paix sociale.

Je reste convaincu que les ÉTUDIANTS n’ont absolument rien fait sinon que de faire dépenser plus de 10 millions dans la crise sociale mal gérée.

Les $2 millions en prime et le billet d’avion à $ 9500 martelés par M. Lisée: cela fait $ 10 par étudiant! Pas trop fort comme argumentaire massu!

La « victoire » étudiante martelée par M. Lisée se résumera probablement à ceci:

Au lieu d’augmenter de $ 1 625 en 5 ans, les frais de scolarité vont augmenter d’au moins $ 1 575 en 7 ans. Pourquoi $ 1 575? Parce qu’on pourra sans doute trouver matière à réduire les frais afférents de $10, $20 ou $30 par an, mais probablement pas plus que $50 par an.

Ma suggestion pour réduire les frais afférents de $40 par an: éliminer la plupart des frais d’associations et activités étudiantes.

Ma suggestion pour réduire les frais afférents d’au moins $ 120 par and: éliminer la plupart des frais d’associations et activités étudiantes, ainsi que les frais d’animation sportive.

La « victoire rouge » de M. Lisée va vite devenir un cauchemar jaune…

Offre du gouvernement:

1. Une compensation équivalente à la hausse des droits n’est garantie QUE pour l’automne 2012. Pour la session d’hiver 2013, ça va dépendre de l’humeur du gouvernement, mais ce n’est pas impossible… Pour la suite, rien n’est moins certain.

2. Les frais afférents devront être plus élevés que la compensation requise pour que la mesure prenne réellement effet. C’est 127$ pour la première session, et 254$ pour la deuxième. Si les frais afférents d’une université sont inférieurs à 254$, la hausse NE SERA PAS compensée.

3. C’est encore pire pour la suite, aucune université québécoise ne charge en FIO le montant final de la hausse qui est de 1778$ supplémentaires dans sept ans.

4. Entre temps, les représentants étudiants devront convaincre le comité provisoire qu’il y a une mauvaise gestion et indiquer où et comment couper (ce qui est tout-à-fait possible). Deux problèmes se posent :

a) Le comité est très mal constitué : 6 membres de la CRÉPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec), 2 du patronat (désignés par le ministère!), 1 du ministère, 4 membres étudiants (FEUQ, FECQ, CLASSE, TACEQ), 4 des syndicats, 1 de la Fédération des Cégeps (payé par le ministère!), et 1 président (désigné par le ministère) ; Total de 18 membres…

b) En conséquence, même si les étudiants démontrent hors de tout doute qu’il y a mal-financement et indiquent où et comment couper, les universités auront tout le loisir d’appliquer ou non ces recommandations.

En somme, c’est une offre à rabais qui garanti une seule chose : rien n’est acquis et il faut continuer la lutte. Cette offre ne mets en rien un frein à la marchandisation de l’éducation et au gaspillage éhonté des fonds publics par les universités.

Ne croyez vous pas plutôt que l’entente a D’ABORD été définie AVEC les recteurs, le jour d’avant lors de leur rencontre avec Charest?

Peut-on faire confiance à une ministre(Beauchamp) qui fait des levées de fonds avec des mafieux et ne les reconnait plus par la suite et une autre( Courchesne) qui a favorisé ?? les amis du parti pour les garderies. Est-ce que leurs signatures sur l’entente est digne de confiance ??

Cette entente, pas encore ratifiée par les étudiants en AG faut-il préciser, est sans doute une bonne nouvelle.

Mais ce sur quoi je ne décolère pas c’est que Charest et son gouvernement minable sont complètement responsables de ces 12 semaines perdues. Je ne peux pas croire que le ministère de l’Éducation et tout l’appareil gouvernemental avec son armée de spécialistes de tout acabit, n’auraient pas été capables d’identifier les mesures, ou d’autres semblables, qui auraient empêché l’éclatement de ce conflit.

Je peux pas croire que ça pris 12 semaines pour voir les pistes maintenant identifiées. Si Charest et son gouvernement ne l’ont pas fait, c’est qu’ils n’ont pas souhaité le faire. Le conflit sert les intérêts de Charest. Il l’a donc créé volontairement.

Jamais je ne pardonnerai au gouvernement Charest de s’être servi des étudiants pour accroître sa popularité en vue, évidemment, d’améliorer son image dans l’opinion publique qui devra prochainement se prononcer électoralement.

J’espère que les asso étudiantes feront payer très cher à ce gouvernement et à TOUS les candidats du PLQ au prochaines élections, leurs ignominieuses décisions aboutissant à ce conflit planifié qui aura coûté 12 semaines d’activités scolaires.

J’espère que les journalistes demanderont à la ministre et à Charest comment ça se fait que ça leur a pris 12 semaines pour en arriver là ? Pourquoi cette piste n’a pas été empruntée dès le départ. La vrai réponse est sans doute que s’il l’avait fait il n’y aurait pas eu de conflit et que Charest n’aurait pas été perçu comme le garant de la loi, de l’ordre et de l’autorité par une certaine clientèle libérale qui prenait de plus en plus le large.

12 semaines pour en arriver là ?

Quelle lâcheté !

«La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain.»
[Voltaire]

Bonjour M Lisée,

Enfin!

Après 82 jours de boycott et des dizaines de manifestations les associations étudiantes et le gouvernement sont enfin parvenus à s’entendre. Cette entente de principe ne prévoit pas de gel pas plus que la gratuité des frais de scolarité, cheval de bataille de la CLASSÉ. Par contre les étudiants ont tout de même gagné un point. En effet cette entente prévoit que les gestionnaires d’universités devront faire preuve d’imagination afin de faire baisser les frais afférants facturés aux étudiants d’un montant équivalent à la hausse instaurée par le gouvernement Charest. Le conseil provisoire qui verra le jour suite à ces négociations sera certainement en mesure d’identifier des économies intéressantes qui pourront par la suite être remises en baisse de frais aux étudiants. Nous savons tous que tout organisme public et gouvernementale, incluant les universités, souffrent d’une »structurite » aigue qui fait en sorte que l’argent qui devrait aller en services directs à la population est trop souvent mal dépensé. Ces négociations auront donc aussi permis au gouvernement Charest d’admettre en quelque sorte qu’il est vrai que certains administrateurs doivent se responsabiliser et cesser de dilapider comme bon leur semble les fonds publics. Tant qu’à y être les chefs syndicaux présents à la table de négociation auraient du demander que cette saine gestion s’applique à l’ensemble du réseau scolaire et aussi au gouffre sans fond qu’est devenu le réseau de la santé. Oui c’est un tout autre débat. Mais ne mérite t-il pas que l’on s y attarde aussi? Le conflit devrait donc prendre fin avec ces propositions. Ne reste qu’à chaque étudiant a peser le pour et le contre en votant sur la seule et unique entente négociée depuis le début de cette saga qui semblait ne pas avoir d’issue. Une entente accepatable car le gouvernement ne faisait preuve d’aucune ouverture et semblait vouloir gagner à tout prix cette guerre d’usure.

Jean Bottari

Montréal

Je crois que cette offre correspond assez bien aux positions des différentes parties. Le gouvernement voulait l’augmentation des droits de scolarités. C’est dans l’offre. Les associations étudiantes n’ont cessé de répéter qu’il fallait d’abord faire le ménage dans la gestion, éliminer le gaspillage pour économiser. L’offre leur refile ces économies, si elles existent. Donc, si les étudiants ont raison et qu’il y a des économies, leur facture diminuera. De plus, j’ai cru comprendre que si la totalité des frais afférents était couverte par des économies qui excèderaient ceux-ci, on procèderait à une diminution des droits de scolarité.

Donc, le gouvernement dit j’augmente, si les économies que vous prétendez existent, on baissera les factures. Il me semble que ça correspond à une partie du discours des associations étudiantes (l’autre étant on veut le gel ou la gratuité)

Ce qui est regrettable, avec cette entente, c’est qu’elle repose sur la bonne fois de la Ministre, dont le pouvoir discrétionnaire beurre généreusement les deux cotés de cette entente.

Considérant le comportement de la ministre ces derniers mois, c’est demander un pari de confiance aux associations étudiantes qui est probablement au-dessus de leurs capacité à faire de l’angélisme.

Bref, cette offre est un autre piège machiavélique du gouvernement Charest, puisque les étudiants seront taxés de bébés lala s’ils refusent de faire confiance à cette administration véreuse.

Je suis déçue de vous, Monsieur Lisée. Votre article vous rend complice de la stratégie électorale que vous aviez si bien dénoncé.

Les libéraux, avec cette entente, viennent d’acheter quelques mois de paix relative, en plus de faire plaisir à leur électorat.
Si j’étais un leader étudiant, je demanderais une entente (signée) avec le PQ. La présente entente ne couvre finalement que la session d’automne. Il y aura probablement des élections dès septembre et la défaite du PLQ est probable, elle aussi. Il faut donc s’assurer, par écrit, que le PQ va trouver une solution satisfaisante. Le rapport de forces au comité provisoire dessert les étudiants. C’est clair que ce comité ne «trouvera» pas de gras dans lequel couper. Il faut donc assurer ses arrières au plan politique.

Et la suite…..
Oui,le très bon côté de la crise étudiante est le retour de notre jeunesse face à leur implication dans les décisions prisent par nos élus. Mais ce qui est primordiale pour notre futur à tous,notre jeunesse va-t-elle poursuivre son implication quand des décisions de nos élus seront contestables et voir même préjudiciables?C’est ce que nous allons constater quand le jour du jugement sera venu,lire au »prochaine élection »:(Corruption,Plan Nord,l’arogance d’un premier ministre et plus encore).

Victoire quasi totale du gouvernement Charest!

La hausse des droits de scolarité est intacte. Même étirée sur sept ans, elle est encore toute là.

Hier, les représentants étudiant ont quasiment admis qu’ils ne s’attendent au mieux qu’à une réduction des frais afférents de $127,. s’ils arrivent à démontrer des gaspillages dans le budget de dépenses des universités.

Le président de la CREPUQ, avec un petit sourire narquois, disait que les recteurs ont acceptés de rechercher ces gaspillages avec les étudiants.

Le seul gain réel (apparemment) pour les étudiants, est qu’ils ont gagnés du temps: Une sorte de moratoire sur la hausse qui devrait durer jusqu’aux prochaines élections. Après, comme dirait Legault, « On verra! »

Si le PLQ est ré-élu, les étudiants auront perdus sur toute la ligne. Si le PQ est élu, alors, « On verra ».

Donc, on réchappe la session pour l’instant, et on prend la gageure que l’on pourra reprendre les négociations avec un gouvernement péquiste en 2013.

S’ils refusent cette « offre », cela voudra dire qu’ils acceptent de perdre leur session. À partir de là, les choses pourraient se radicaliser encore plus.

M. Lisée, vous vous faites prendre au piège.

Les étudiants ne paient pas 1178$ de frais afférant. Ils en paient entre 500$ et 800$. Grosso modo, l’offre retranche 120$ du 1625$ du départ.

Et vous parlez d’un tribunal des recteurs! Un tribunal des recteurs composé à majorité par des recteurs!!! Et des dirigeants d’entreprise…nommé par le gouvernement. WTF!

Cette offre est simplement un moratoire de 6 mois déguisé pour que le PLQ puisse partir en élection en paix.

Les journalistes sont tous tombés dans le panneau. Une chance qu’il y a de vaillants étudiants qui ont passé la soirée à décortiquer l’offre et à envahir les médias sociaux.

Cette offre est effectivement intéressante, sauf que je ne crois pas que les recteurs y seront représentés en minorité … Le président, les représentants du monde des affaires et bien sur le représentant du MELS sont tous nommés par la ministre elle-même. La méfiance me gagne sur ce point.

Quel pouvoir a réellement le CPU? Ce conseil aura pour mandat de faire des « propositions » au ministère de l’Éducation, pour dire où couper. Mais faire des « propositions » n’engage en rien… Comment savoir si celles-ci seront appliquées? Je n’ai lu nul part dans « l’entente » que le CPU aura un droit de coercition afin de s’assurer que les propositions de « coupes dans le gras » seront respectées. Cette entente, c’est du n’importe quoi… Notamment (mais pas seulement), pour cette raison.

« Un véritable Tribunal des Recteurs »??? Composé quasi à majorité par des recteurs, des « représentants » des milieux d’affaire (que font-ils dans les universités, les étudiants ne vont pas gérer les entreprises eux)et un représentant du MELS!
Et à voir à quoi on servit les commissions et comités mis en place par le gouvernement jusqu’à maintenant? Franchement y voir là une victoire, c’est avoir la mémoire courte.
Les étudiants ne seront pas dupes de cette offre « grotesque ». Mais auront-ils l’énergie de continuer? À faire rire de soi par le gouvernement et la CREPUQ pendant aussi longtemps, facile de devenir cynique.

Depuis QUAND les administrateurs PRENNENT leurs vacances aux FRAIS du PEUPLE ???
Je pense que j’en ai manqué « UNE »………..
Dans mon temps, à la direction des écoles, je payais mes vacances avec l’argent de mon salaire…………

Plusieurs intervenants de plusieurs blogues de même que une bonne partie de la population qui crachent sur les jeunes parce que sa les dérangent ne semblent pas se rendre compte que ce seront eux (Que l’on dit des pourris) qui vont mener dans 20 ans.

Et si ils ne changent pas, sa va mener d’aplomb et fermement et bien mieux que les deux générations qui les précèdent, ces chiâleux d’aujourd’hui qui seront en minorité.

J’espère qu’ils vont continuer.

Si la « correction d’une mauvaise gestion de l’université » entraîne des économies et par conséquent une baisse des frais afférents;

(pour rêver)
Si « la correction d’une mauvaise gestion de l’ÉTAT » entraîne des économies, y aurait-il en conséquence une baisse d’IMPÔT ?

Des gains?! je ne sais même pas si on peut prétendre que se sont des gains! Oui il faut admettre que la bonification du programme de prêts et bourses est un atout, mais la diminution des frais afférents, qui à la base même du principe du gel des frais de scolarité, n’aurait même pas dû exister. On ne gagne rien, la hausse demeure, et on n’a même pas l’assurance que les frais afférents seront totalement abolis. Mais ça va passer…1. tout le monde est écoeuré…2. le 3/4 des étudiants sont mal informés et vont interpréter ça comme une réduction de la hausse des frais de scolarité, ce qui n’est pas le cas…On se fait sincèrement baiser, mais brillant le gouvernement pareil…
Un étudiant SIDÉRÉ…

Je sais qu’on est pas tous d’accord sur le mouvement étudiant, mais sérieux, je crois aussi qu’ils ont gagné ce combat et surpris tout le monde par leur ténacité et par l’intelligence de leur discours.

Au même âge, je ne montrais pas une telle maturité et ma génération n’aurait jamais été en mesure de mener ce combat et encore moins, d’obtenir ce résultat.

Il était vraiment temps que quelqu’un se lève et se dresse. Je suis bien content de voir que c’est notre avenir qui a décidé de s’occuper de notre présent car nous avions déjà trop laissé passé.

Chapeau et surtout, MERCI aux étudiants.

Ce qui nous distingue des anglo-américains, de la propre constatation de chercheurs canadiens anglais (voir Region Apart: The Four Societies of United States and Canada, 2010, Oxford University Press), c’est notre propension à l’entraide, c’est notre attachement à préserver et promouvoir le bien commun. C’est à cette culture, c’est à ce modèle québécois auquel s’attaque Jean Charest. Après avoir fait pendant trois mois la guerre aux étudiants, le voilà qui recule. Rappelons-nous qu’il aurait pu et aurait dû nous épargner ces divisions, ces blessures et ces violences. Trois mois de perdu en bataille pour préserver ce qui nous rassemble et nous ressemble. Vivement des élections pour mettre un terme aux ravages de ces rapaces qui professent l’individualisme et le matérialisme des nantis au lieu de la solidarité et de l’entraide. Or, nous savons que l’humanité a bien besoin de ces qualités plutôt que de la satisfaction sans limite d’enrichissement du 1% (voir http://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2012/05/monde-meilleur).

La tete haute? Vous le savez, je le sais, les étudiants ont perdu, et ne veulent l’admettre, car s’ils l’admettent ils perdent reellement leurs sessions en echange de rien. Et vous, vous ne pourez l’admettre car vos lecteurs tout-est-injuste, tout-m’est-du, en quete de validation, iront lire cette desillusion ailleurs.

A la base, l’État a un problème de revenus parce que les gens fortunés et les grandes entreprises ont recours aux paradis fiscaux, aux baisses d’impôt des gouvernements depuis 30 ans, aux abris fiscaux et aux fondations. Pendant ce temps, on culpabilise le simple citoyen et lui font porter tout le poids des services publiques par des hausses de tarification dans tous les secteurs…. C’est une guerre fiscale et elle détruit tout sur son chemin!
http://rjfqc.net/?p=1

ericlauzon.wordpress.com

À la lecture de l’entente que M. Lisée a mis en ligne, il apparaît au point 4 que ce n’est que $125 des frais afférents qui seront « suspendus », le temps pour le Conseil Provisoire de compléter son travail.

Il n’y aurait donc aucun moratoire sur la hausse en tant que telle. À l’automne 2012, donc: +$254.

Essentiellement, le gouvernement Charest a maintenu la ligne dure. maintenant, c’est avec un couteau sur la gorge que les étudiants doivent retournés en classe, ou perdre leur session.

Leur seul espoir est qu’avec un éventuel gouvernement péquiste, qu’ils puissent renégociés cette hausse. Même cela, ils n’en ont aucune garantie.

M. Lisée Je serais entièrement d’accord avec votre analyse si les gains réalisés par une meilleure gestion ne s’appliquaient pas uniquement aux frais afférents, mais également aux frais de scolarité. Ce qui n’est pas le cas.

Dans le cas des étudiants de l’Université de Montréal, nos gains maximum possibles sont déjà plafonnés à 272,70$ par année, soient les frais afférents actuels que nous payons.

Qu’arrive-t-il avec les gains supplémentaires réalisés par une amélioration de la gestion au-delà des 272,70$??????

La ministre Beauchamp est la grande responsable de la violence dans ce conflit.

De un, elle a bougé à la dernière minute. Elle devait bouger après la grosse manif du 22 mars. Son atitude hautaine, voire méprisante (surtout quand elle a déclaré clairement son antipathie pour ce Gabriel, à TLMP)

De deux,la ministre, au lieu de négocier, s’est fiée aux injonctions, elle a sous-estimé le mouvement étudiant….et a jeté de l’huile sur le feu. Plus un conflit perdure, plus les chances de dérapage augmentent.C’est ce qui est arrivé.

Elle a été obligée de négocier de force….à la dernière minute. Elle est grandement responsable de toute cette dérive.

En fait, c’est plutôt assez horrible comme offre. Votre analyse, M. Lisée, est un peu décevante. Cette offre est un cheval de Troie, une façon de légitimer la hausse des frais de scolarité en mettant sur le dos des étudiants le fardeau de trouver où couper. Le conseil provisoire est complètement bidon. La faible réduction de la facture étudiante est entièrement tributaire du choix de la ministre d’appliquer ou non les recommandations faites par le-dit conseil, alors que celui-ci est complètement noyauté par des amis du gouvernement libéral. Tout cela n’est que poudre aux yeux. Il n’y a là aucune remise en question du modèle actuel qui érige l’éducation en pure marchandise. C’est véritablement une boîte de pandore qui sera ouverte par cette offre hypocrite, les étudiants en paieront le prix sur tous les plans. Je ne suis pas en grève depuis 3 mois pour une offre envenimée qui permettra au gouvernement libéral d’asseoir durablement ses politiques néolibérales sous la légitimation indirecte des étudiants.

M. Lisée, vos opinions porteraient plus de poids si vous saviez vérifier les faits les plus élémentaires. Le recteur de l’université McGill ne s’appelle pas Heather Monroe-Bloom. Elle s’appelle Heather Munroe-Blum.

Quelle victoire. Les étudiants n’ont gagné que le droit à une nouvelle partie de bras de fer… cette fois à portes closes face au bloc monolithique de tous ceux qui n’ont absolument aucun avantage à ce qu’on coupe dans quoi que ce soit au sein des universités. Et qui plus est, ce bloc du conseil provisoire est… majoritaire!!

M. Lisée, sauf votre respect, « dans le contexte actuel », il n’y a aucune certitude de l’ampleur des changements que ce mouvement peut imposer. Le choix est donc fort simple: cette proposition répond aux valeurs prônées par les étudiants en lute, oui ou non.

Voilà, si les étudiants entérinent cette entente de principe par leur vote à venir, ce ne sera que pour déclarer une trêve dans leur lutte pour une plus grande démocratisation de l’accès aux études supérieures. Cette trêve était aussi désirée par le gouvernement d’ici la prochaine campagne électorale dans laquelle l’accès aux études supérieures sera un enjeu . Cette entente de principe n’est certainement pas un règlement final l’objet premier de la crise que nous venons tous de vivre, celui sur une hausse des droits de scolarité faisant d’un droit fondamental qu’un privilège accordé aux mieux nantis de la société.

Honorable: Vous oubliez le petit détail que représente les 500$ millions de dépassement de coût de l’îlot Voyageur. Si vous voulez démolir un « argumentaire massu » (sic), eh bien, vous devriez au moins inclure la vraie massue dans l’équation.

Voilà, si les étudiants entérinent cette entente de principe par leur vote à venir, ce ne sera que pour déclarer une trêve dans leur lutte pour une plus grande démocratisation de l’accès aux études supérieures. Cette trêve était aussi désirée par le gouvernement d’ici la prochaine campagne électorale dans laquelle l’accès aux études supérieures sera un enjeu . Cette entente de principe n’est certainement pas un règlement final de l’objet premier de la crise que nous venons tous de vivre, celui sur une hausse des droits de scolarité faisant d’un droit fondamental qu’un privilège accordé aux mieux nantis de la société.

Comme le rappelait avec pertinence plus haut inukshuk, Jean Garon rappelait récemment: «avoir mis sur pied – du temps où il était au ministère de l’Éducation – un organisme visant à surveiller les dépenses des universités.»

Et il rappelait aussi que la ministre semblait avoir oublié de se servir des outils dont elle dispose déjà.

Grotesque a dit Charest ? ! Qu’est-ce qui est grotesque, le fait qu’il dise tout en même temps en parlant des deux côtés de la bouche ?

Toute cette annonce d’une nouvelle «patente» où on va mettre ensemble les recteurs les gens d’affaire (qu’est-ce qu’ils font là au juste?) les syndicats et les étudiants, ça me fait penser à quelque chose :

Dans un poulailler près de chez-nous, le boss arrive et dit aux poules bon ben à partir de maintenant on est plus producteurs d’oeufs. Non on devient producteurs de poulet de grill. Qui est pour, qui est contre, levez l’aile!

Et on va maintenant demander aux recteurs Pharaons patentés, ce qu’ils pensent de leurs dépenses?

Bonne chance les étudiants.

Vous devez écrire une contre-offre tres tres similaire mais qui protege vos interets.. c’est la seule solution, je vois pas comment le peuple pourrait accepter que Charest, devant un peuple assoifé d’une solution, refuse a une contre-offre raisonnable qui ne fait que proteger vos intérets dans l’entente..

faite une liste des endroits flou du contrats et des portes de sorties du gouvernement.

Je suppose que l’enjeux le plus important pour Arsenault va être dévoilé à l’acceptation de l’offre par toutes les associations étudiantes cest a dire les élections. C’est a vomir.

Ce n’est pas une victoire pour les étudiants dans la rue. Eux voulaient faire plier le gouvernement sur les hausses et le gouvernement n’a pas reculé d’un centimètre. Les leaders n’avaient plus le choix. Les sessions compromises étaient tellement en danger que les établissements les auraient tout simplement annulées et les étudiants en grève auraient tout perdu. La marge de manœuvre n’existait plus pour les associations et ils se devaient d’en arriver à une entente sinon une à une les associations de collèges et universités auraient quitté le navire. Les étudiants avec l’entente ne perdront pas tout, ils ne vont pas sauver les apprentissages de la session mais rien n’y apparaîtra sur le relevé de notes. Cette cuvée traînera dans son cursus une session faiblarde. Les profs ne recommenceront pas la session au mois de mai, ils vont, avec l’accord des établissements, dire aux étudiants faites des travaux et soumettez-moi le tout avant le 24 juin.

Je comprends, l’argument de Jean-Fraçois Lisée quand il dit que les recteurs vont être en colère. Les Universités sont en meilleures positions financières présentement que de l’époque des contrats de performance de Monsieur Legault. Lui aussi voulait sabrer dans les dépenses des Universités. Les Université font des surplus principalement en raison des étudiants étrangers. La CREPUQ a développé des ententes à l’internationale qui lui permet de recevoir des étudiants Hors-Québec avec des conditions de réciprocité ou autres (France-Québec). Pour les Universités cela représente une augmentation importante d’étudiants dans ces programmes et de pouvoir récolter des montants des EETC (Étudiants Équivalent à Temps complet) du MELS. Une classe de 125 étudiants qui compte 45 étudiants Africains avec visa étudiant ne coûte pas plus chers qu’une classe de 80 étudiants sans étudiants hors-Québec. Les Universités francophones au Québec ont des ententes avec à peu près tous les pays de la francophonie et avec des pays de l’Amérique du Sud (Brésil) et d’Asie (Thaïlande). Les universités anglophones du Québec ont probablement leurs ententes avec les pays d’influence Anglo-saxonnes.

Pourquoi personne ne pose de questions. Car les Universités en autant qu’elles ne font pas de déficit sont à peu près libre de faire ce qu’elles veulent. Le véritable pouvoir se situe à la CREPUQ et non au ministère de l’éducation qui n’ont plus l’expertise pour surveiller ce que font les Universités.

Les étudiants au Conseil provisoire sont minoritaires mais ils disposent présentement d’une couverture médiatique extraordinaire. S’ils reçoivent un appui des syndicats, ils pourront dénoncer les magouilles des recteurs (et il y en a beaucoup plus qu’on pense) et de relancer le débat à l’automne en pleine période pré-électorale. Cela pourrait placer le PQ en bonne position contre les recteurs et le gouvernement.

En fait, cette « entente de principe » est simplement le compromis TEMPORAIRE que nous étions nombreux à déclarer nécessaire depuis 2 mois pour sauver la session et calmer le jeu TEMPORAIREMENT:
– imposer un moratoire sur la hausse de septembre
– promettre de s’assoir pour discuter de la gestion et du financement de la gestion des universités.

Étant bien sûr évident que cette « solution » n’est que TEMPORAIRE et ne peut servir qu’à gagner du temps de part et d’autre et, surtout, de faire descendre la tension, le temps de s’attaquer aux questions de fonds.
Si le gouvernement et les recteurs veulent vraiment s’y attaquer.

selon moi ca vous prends une contre-offre tres similaire mais qui va proteger vos interets!!!!

et ce pour vendredi prochain…

A ce que je sache c’est ca des vrai negociations!!

Ce contrat a été forcer sous pression de la part du PLQ..
Meme ca c’est dans un sens illégal non?

Tout ça pour ça !?

Sauf votre respect, l’offre libérale ne tient pas la route, vous en convenez vous-même. Rien n’est réglé. Le coût du « coût nul » reste le même. La sous-scolarisation des québécois,es en pourra être contrée par la privatisation forcée de l’éducation nationale. Une fois qu’on aura fait le ménage dans la sur&mal-administration des universités, les frais resteront.

Les étudiant,es doivent rejeter l’offre libérale mais retourner en classe pour terminer la session en cours. En septembre, si le gouvernement libéral est encore là… et s’il impose toujours de force sans mandat électoral la privatisation forcée de l’éducation nationale… on verra bien ! Comme dit l’autre… Entretemps ! Les partis en faveur de la démocratisation de l’éducation nationale n’auront qu’à se faire élire pour engager une grande Corvée québécoise | Éducation nationale, pour abolir la privatisation forcée libérale.

M. Lisée travaille à l’Université de Montréal. Il sait très bien qu’établir des collaborations de recherche à l’étranger fait partie de la mission des universités québécoises à forte intensité de recherche et que les retombées sont considérables pour les universités et le Québec. J’imagine que, dans le cadre de ses fonctions, il voyage passablement lui-même.

Il sait aussi que les restrictions sur les déplacements sont établies par la loi, et sont les mêmes pour les ministres et la haute fonction publique. Et que les dépenses des recteurs sont déclarées en toute transparence et soumises à l’étude de l’Assemblée nationale annuellement.

Dans le contexte, on peut questionner les activités internationales de nos universités, mais on va vite s’apercevoir que celle-ci profite d’abord aux étudiants en baissant le coût des services qui leur sont offerts.

Quand ils voyagent, les recteurs font le job pour lesquels ils sont payés : développer leur université. Ils ne sont pas en vacances.

C’est une victoire momentanée pour les étudiants et beaucoup de douleurs pour tous ces jeunes blessés.
Il y a encore des Québécois qui appuient ce gouvernement après une telle crise, c’est difficile à comprendre.

Vous parlez encore de pacotilles alors que vous évitez maliiiiiicieusement d’aborder véritablement le fond du débat actuel. Avec la hausse projetée, selon les études mêmes du ministère de l’éducation, il y aura une baisse de 7000 à 8000 étudiants au niveau universitaire. C’est pour cette raison que nos divins recteurs sont au Brésil (et deux mois avant eux)…. pour faire le plein d’étudiants brésiliens qui vont venir remplacer les étudiants québécois manquants. C’est que c’est une opération absolument rentable pour les universités étant donné que tout comme en France et dans plusieurs pays d’Europe, au Brésil, la gratuité scolaire va du préscolaire jusqu’aux études post-doctorales…. Posez-vous donc la question comment il se fait qu’un pays quasiment du tier-monde peut se payer la gratuité scolaire, alors qu’au Québec la situation est telle qu’on fait appel aux pays étrangers pour renflouer les coffres de nos Universités… spécial non? Alors arrêtez de nous parler commme si nous étions des fieffés ignorants et tenter de nous dire ce que nous devons penser ou croire, est-ce assez clair?

M. Lisée, votre compte-rendu en est un parmi d’autres, mais il n’est pas le moindre de ceux-ci! Je partage votre opinion à savoir que c’est un bel accomplissement, au terme de 12 semaines de lutte, pour les étudiants (et pour tout le monde d’ailleurs, c’est mon opinion). C’est une victoire politique pour les étudiants, quoi qu’en pensent certains qui estiment leur réussite en fonction uniquement des gains quantifiables réalisés à cour terme plutôt que selon les implications à moyen et à long terme.

Cette lutte s’inscrit dans un continuum favorable pour les étudiants : c’est la 2e fois en moins de 10 ans qu’ils font reculer un gouvernement — un gouvernement qui soit dit en passant ne fera peut-être pas parler de lui dans les cours d’histoire mais qui sera peut-être cité en exemple dans les cours de science politique — et puis s’ils avaient en 2005 l’appui du public (parce que c’était indiscutablement un mauvais « move » de JC), c’était moins évident cette fois-ci… je me souviens d’ailleurs d’un commentaire de Joseph Facal à Bazzo.tv la saison passée qui allait justement dans ce sens là.

Or, merveille des merveilles, JC a aujourd’hui rejoint la voie du milieu, c’est peut-être la démonstration que l’appui du public se faisait sentir à nouveau !

Nos jeunes ont marché dans les traces de ceux qui se sont battus avant eux, ils sont une relève et l’espoir de demain, ils ont démasqué un gouvernement fantoche qui a gaspillé les gains de la génération des années de révolution tranquille. Il fallait une révolution active et nos jeunes la feront avec notre appui. Après Sarkozy, c’est au tour de Charest et de ses pions de partir. Nous n’avons rien perdu de notre dignité, eux oui et toute entière en plus.

Les étudiants ce sont fait avoir par le gouvernement 🙂

Pour annuler la hausse, il faudra couper plus de 50 millions de gaspillage par année durant 7 ans.

Ils ne seront probablement capable de le faire pour la première année, alors pour les 6 autre ce sera carrément impossible. Tout le gaspillage sera coupé lors de la première année, il ne restera plus d’économie a faire pour les 6 années suivante.

Donc ça va augmenter pas mal comme c’était prévu au départ par le gouvernement !

Fin renard ce Charest, il a déployé la stratégie de la cage à homard !

Il n’ya qu’un seul gagnant; le gouvernement.

Il n’y a pas de gel des frais, les hausses prévues sont différées au trimiste d’hiver et hypothétiquement la mesure sera reconduite au trimeste suivant.

Il n’y a aucune garantie que les « supposées économies » sont et seront récurentes puisque le gouvernement peut à tout moment décider de réduire d’autant certains montants alloués aux université.

Les étudiants sont perdants sur toute la ligne puisqu’ils acceptent le principe du dégel. Jamais sur le long terme ils ne pourront dégager les millions nécessaires à maintenir, à tout le moins, les frais au niveau actuel.

Je crois Monsieur Lizée que vous avez tout faux cette fois-ci. Aucune vistoire étudiante à l’horizon. Tout au plus une reconnaissance du bout des lèvres qu’il y a bel et bien exagérations dans certaines dépenses des universités.

De quelle victoire parlions-nous déjà?

Ce « tribunal » des recteurs universitaires est très loin d’être une victoire pour les étudiants. Je trouve particulièrement malheureux que de vouloir trouver à tout prix une « sortie de crise » ait conduit les leaders étudiants à accepter autant de provisoire, de « possibilités » et d’aleatoire.

Les étudiants du Brésil pourront remplacer ceux du Québec qui tentent d’aller étudier dans les autres provinces du Canada…Un de perdu..deux de trouvés !
Ma colère est bleu marin tellement j’en ai marre de voir ces trois leaders faire jouer leur cassette, à un point tel que j’en étais rendu à ne plus pouvoir les voir et à fermer mon téléviseur !voici une citation : « Pour ceux qui l’ignorent, les année 1970 furent violentes, débutant par la crise d’octobre, suivie par des grèves sauvages (le “week-end rouge” à Montréal, le saccage de la Baie James, etc.) et passablement de perturbations sociales. Une décennie noire, crasseuse. On pensait avoir la paix depuis 1980, mais voilà que les rouges reprennent du service,
à la faveur d’une nouvelle génération qui reprend le credo de Karl Marx. »
SOURCE : http://m.journaldequebec.com/2012/04/20/les-soviets-de-salon

Ouin, il y en a une foutu gang ici qui n’ont pas compris l’offre.

Il n’y a AUCUN gel!

En fait, le gouvernement propose de diminuer la hausse de 200$. That’s it, that’s all!

Comment peut-on retrancher une hausse de 1770$ à des frais afférant de 400$?

Aujourd’hui, il semblerait qu’il y ait que Josée Legault qui est un sens critique. Tous le reste de la clique médiatique à tous gober sans réfléchir trente seconde.

Allez lire ça:

http://voir.ca/josee-legault/2012/05/06/lentente-des-%C2%ABsi%C2%BB/

Tout le monde clame que le conflit est terminé, la réalité va les frapper fort en début de semaine quand les mandats de grève seront renouvelés et qu’une masse critique d’étudiant seront toujours en grève.

Autant de lecteurs-es, autant d’interprétation, si bien que plus je lis, moins je comprends…

J’aurais bien aimé m’enthousiasmer autant que vous, mais quand je lis ceci, je trouve l’entente de principe très douteuse quand je lis l’arrogance du PM dans ces propos tenus au lendemain seulement de la super-rencontre :
« Quant à la réelle possibilité que les étudiants puissent compenser la hausse des frais de scolarité en prouvant que des économies de gestion peuvent diminuer les frais afférents des universités, Jean Charest s’est montré prudent.
« On présume qu’il y a toujours de l’espace pour améliorer la gestion, mais maintenant, on est curieux de savoir de quelle façon les étudiants pensent y arriver », a-t-il indiqué. » http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2012/05/20120506-153338.html

Le seul argent que les étudiants peuvent espérer avoir pour compenser la hausse viendra d’une rationalisation de la structure universitaire. C’est donc dire que le principe d’accessibilité n’est pas, en soi, mis de l’avant, mais qu’il est, plus que jamais, subordonné à une éventuelle optimisation de la « performance » de l’institution. En ce sens, le plan proposé est tout à fait conforme au créneau central du néolibéralisme : la performance économique d’abord, et les valeurs ensuite.

Certains pourraient ici parler de « gauche efficace ». J’y vois au contraire un renforcement de la logique néolibérale qui tend à assujettir des pans toujours plus nombreux de notre société à une froide logique comptable.

Le véritable problème d’argent des étudiants est au moment de leurs études, pas après. Lorsqu’on a obtenu son diplôme de médecin, ingénieur ou dans mon cas chimiste, le $1625 d’augmentation ou le remboursement des prêts n’est plus un problème. Tenter d’améliorer le financement des universités en haussant les frais de scolarité, ne règlera pas grand chose. Même avec une bonification des prêts et bourses les montants qu’on peut aller chercher chez les étudiants demeurent faibles en regard des sommes impliquées dans le financement des universités
Pourquoi ne pas financer les universités en remplaçant le frais de scolarité par l’ajout d’une case d’impôt suplementaire au revenue des futurs diplômés ? Certains diront ‘Encore des impôts!’ Non c’est une contribution financière à l’université qui vous a formé et vous permet de gagner un meilleur salaire. Il serait beaucoup plus facile et lucratif de faire contribuer financièrement des diplômés bien établis que des étudiants sans le sous. Il y a aussi une question de justice la dedans En fait, le salaire d’un diplômé est, sauf exceptions, proportionnel au coût de sa formation et sa contribution par ce système suivrait cette proportionnalité. Actuellement tous paient presque la même chose. Exemple? L’étudiant en médecine, paie les mêmes frais de scolarité que l’étudiant en musique 541,98$ / crédit et moins cher que l’étudiant en mathématiques (639.97$/ crédit) qui lui ne nécessite seulement qu’une sale de cours et un professeur! http://www.etudes.umontreal.ca/payer-etudes/droit-scolarite.html

.
C’est sur que ce n’est qu’une piste de solution et il reste beaucoup de ficelles à attacher avant d’en arriver à une proposition viable, mais je crois que c’a vaut la peine d’être considère. En parlant de peine, je me désole de voir que tout ce débat très important sur le financement des universités ne se résume actuellement qu’a des confrontations stériles, entêtement, mépris et vielles recettes de prêts et bourses complètement éculées. Je suis convaincu que si vous écriviez une chronique explorant ce système de financement par impôt diféré, le débat prendrait une Toute nouvelle direction.

Ce qu’il y a de drôle dans la résolution de ce conflit, c’est la différence d’approche entre la gauche et la droite. La droite a chiâlée, fait des débats sémantiques sur boycott ou grève, s’est énervée avec les sangrias… on a même lu un blogueur pondre des « systèmes » imaginaires pour calculer qu’un étudiant, des fois, c’était pas un étudiant… Rien sur le fond, mais beaucoup du chiâlage habituel. Vous savez, celui qui commence par « Icitte au Québeeeec… »
Du côté de la gauche, on a une autre image. L’idée des frais afférents? La gauche. L’idée du comité proportionnel aux revenus? La gauche. L’idée du comité de supervision des universités? Encore la gauche.
Gilles Duceppe, ex-syndicaliste, ex-Marxiste-Léniniste, a propagé l’idée de son fils sur les frais afférents, idée qui a permis de débloquer le conflit. Auparavant Jean Garon, un ex-ministre péquiste, envoyait une lettre qui mettait de l’avant le besoin d’un comité de gestion des dépenses universitaires.
La droite dans tout ça?
Éric Duhaime était à Sun Media en train de basher sur le Québec, un maire de médias piquait ses petites crises à V et Richard Martineau se plaignait des étudiantes d’Outremont qui dégustaient des Sangrias.
On voit tout de suite que la droite Québécoise, dans son état actuel, n’a ni la stature, ni la crédibilité pour apporter quoi que ce soit à la résolution de problèmes qui affligent notre société. Leur simplisme primaire n’est tout simplement pas de taille.
Chialer sur les lignes de côté, c’est encore leur meilleure place.

Je n’ai évidemment pas lu l’entente, mais j’ai cru comprendre que s’il n’y a pas d’économie possible du côté de la gestion des dépenses universitaires, la hausse est applicable!

Cela ressemble à un piège, d’autant plus qu’il sera intéressant d’examiner à fond la composition de cet organisme visant à examiner les dépenses.

À première vue, cette supposée entente est trop peu et trop tard.

Le gouvernement Charest, de toute évidence, mise depuis le début sur l’épuisement du mouvement étudiant et son morcellement (discrimination dans les rangs entre les sciences molles et les sciences dures, un classique).

Et il mise surtout sur la réaction négative de la population qui est elle-même domestiquée depuis quelques bonnes années à payer pour des services (taxes), le même taux étant imposé à toutes les tranches de la population, quel que soit son revenue.

J’espère que les étudiants vont refuser carrément l’offre bidon du gouvernement .Tout est nébuleux dans cet offre,le réel pouvoir du conseil et comité.Les étudiants auront-ils assez de sièges pour être a égal ou supérieurs des autres personnes à la table.En ce qui concerne les frais afférents,ils ne sont pas partout les mêmes ,à long terme les frais afférents ne pourront pas tout amortir les frais de scolarité qui vont continuer d’augmenter.Et si les étudiants abandonnent maintenant sur le gel,le gouvernement aurait bénédiction pour une future hausse..vers la marchandisation du système d’éducation.Comme le système de santé qui compte trop de gestionnaire,mais pourquoi ? Il s’agit d’un coup d’État du privé dans le public.Et ce dans tous les domaines importants.Monsieur Lisée aurait-il perdu sa capacité critique,tout est beau et tout est rose M.Lisée.Fallacieux et joue avec l’intelligence du peuple.Les syndicats corrompus,le gouvernement corrompu les journaux putes au système et leurs journalistes de pacotille veulent nous faire avaler la pilule du bonheur.La question se pose maintenant êtes-vous du côté du peuple ou des élites simple comme question… Dans le confort de nos maisons avec la petite famille et le matériel,les étudiants ont bouleversé l’ordre établie ,le statut quo,l’Omerta du robotisme Québécois.Je dis bravo,le réveil fait mal parfois et les médias tentent de jouer à la Edward Bernays (manipulation de l’opinion publique)sur l’humeur et de cette dite paix sociale.Qui profite de cette paix sociale ,réellement ? La classe moyenne certainement pas,elle rétrécit sans cesse.Pour ce qui est des médias,ils jouent avec la génération X et les baby boomers pour en faire des ennemis des Étudiants,jouant sans cesse sur la corde « de la paix et démocratie » et ainsi alimentant une colère inconsciente envers les exploiteurs qui se dirigent consciemment ,car elle orienté par nos gentils médias,vers les bouc émissaires tout fraichement sorti de l’ombre ,les méchants étudiants.En réalité,ils devraient être les alliés naturels des étudiants,mais c’est la magie de la télé.Pour finir,j’aimerais simplement rajouter mon appui sincère à toutes les luttes qui se dessinent à ces temps troublés remplis d’espoir et de rêve d’une société meilleure et plus JUSTE.Merci aux Étudiants d’avoir ouvert la boîte de Pandore.

Edward Rogers CEO de rogers communication a participé à un meeting des bildeberg le 2 juin 1996 à Toronto.Actualité fait parti de Rogers Communication donc une courroie de transmission du système actuel.Désolé monsieur Lisée vous avez pas passé le détecteur des imposteurs.

Pour questionner les coûts de la santé, les malades devront-ils se saigner dans la rue?

Oui oui, on va surveiller les dépenses superflus, les écarts de gestions et les bonus mal attribués. N’ayez crainte!

On va aller en élection en juin regardez comment Beauchamp et Charest dénigre l’entente et les étudiants et ceux-ci réalisent qu’ils se sont fait avoir.
Plusieurs vont rejeter l’entente et la justification pour aller en élection se présentera sur un plateau d’argent et les braves Québécois vont réélire Charest.
Charest va faire des élections sur la paix sociale qu’il a lui-même détruite.
Built-up mafieux.

Monsieur Lisée après le petit tricheur je crois que vous pouvez écrire maintenant le grand arnaqueur.

Voilà que mon appréhension est devenue réalité: Blessés, violence, attaque à la démocratie, le tout envenimé par des discours biaisés, sans demi-mesure pour votre quête politique:texte expédié au journal La Presse:
De : Paradis André
Date : April 26, 2012 12:21:59 PM EDT
À : [email protected]
Objet : Réexp : Tr : FW: Enfants-rois-Étudiants-rois
Je termine la lecture de votre article de ce matin sur les propos tenus le 7 avril par Gabriel Nadeau-Dubois, confirmant la nature rebelle qui colle à la jeunesse de tout les temps. Le rêve de changer le monde fait parti des discussions viriles tenus autour de tables où les incantations à la révolte, bien arrosés de bière
et de pot, se terminent normalement par des maux de tête.
L’incitation à la révolte livré dans le message de Nadeau-Dubois, se dirige vers un dérapage où la violence montera d’un cran à toutes les manifestations futures et j’espère que cela ne mènera pas à des affrontements armés tel que dans le corollaire fait avec le printemps Arable.
Le Québec n’a jamais connu les affres de la guerre et les propos de ce jeune révolutionnaire,( appuyés par les centrales syndicales ) pourraient déboucher sur des affrontements entre diverses factions, créant un désordre chaotique où l’usage d’armes pourraient apparaître afin appuyer aveuglement des
revendications immatures, qui furent malheureusement récupérées par nos petits politiciens de carrières.

S’il s’agit d’une victoire…. d’où vient ce goût définitivement amer qui ne me quitte plus?

A.Paradis, vous dites dans votre texte que monsieur Nadeau-Dubois s’enivre de bière et fume du pot dans ses réunions. Qu’en savez-vous? Attention, la diffamation sans fondement (ce qui est toujours le cas d’une diffamation), c’est illégal, contrairement au droit démocratique de dire pacifiquement qu’on en a marre de ce gouvernement et qu’il faut que ça change.

Étrange tout ce défaitisme glorieux des intellectuels et des centrales syndicales. On dirait des vendus!

L’attitude bornée du gouvernement semble interprété par beaucoup de gens comme de la rigueur, et la population apprécie. La condescendance aussi trouve écho, car après tout, les étudiants sont des privilégiés qui gagneront beaucoup plus et qui doivent »se rendre à la raison ». La grève sert le gouvernement, et je crois donc qu’il est temps de retourner en classe.
Pas de mot pour décrire le dégout.Une majuscule peut-être?

Pas contents nos petits enfants-rois?

Veulent continuer leur danse du bacon?

Qu’ils le fassent mais SANS empêcher leurs collègues de suivre leurs cours.

La SEULE partie à avoir fait des concessions jusqu’ici est la partie gouvernementale. La partie étudiante n’a RIEN foutu. RIEN! Pour les étudiants, négocier veut dire OBÉIR d’où le qualificatif qui est l’identité même de cette génération: enfant-roi!

Ils veulent foutre leur vie en l’air? C’est LEUR choix mais ils n’ont aucune base légale, AUCUNE pour forcer leurs confrères à partager leurs rêvasseries.

Bref, ceux qui veulent suivre leurs cours (quelle idée saugrenue n’est-ce-pas? un étudiant qui veut étudier…où s’en va-t-on dites-le moi?) doivent avoir accès à ceux-ci LIBREMENT ET SANS ENTRAVE!

Je suggère d’ailleurs aux victimes du despotisme estudiantin d’organiser un recours collectif contre leur association et ses leaders (conjointement et solidairement responsables de ce gâchis!) et contre les profs et leur syndicat qui leur barrent la route vers un horizon plus prometteur que celui, désespérant, que semblent vouloir suivre leurs bourreaux.

Vive la LIBERTÉ!

À bas la dictature de la MINORITÉ!!!

La seule bonne chose qui ressort de cette confrontation est la mise au pas des recteurs qui se sont toujours imaginé qu’ils mettaient toujours la main dans un puits qui se remplissait automatiquement à mesure qu’ils y puisaient de l’argent.

La mission des recteurs du Québec et des autres provinces au consistait à rencontrer leurs vis-à-vis et à promouvoir la valeur des programmes de nos universités. Le Brésil accorde plus de 100,000 bourses à ses étudiants qui veulent aller étudier à l’étranger. Le Canada et le Québec compte bien attirer au moins 10,000 de ces candidats. Les déboursés de nos recteurs pour se rendre dans ce pays sont en somme un investissement. Chaque boursier inscrit dans une université du Québec, c’est plus de 10,000$ en frais de scolarité par année multiplier par 4 ans multiplier par le nombre qui s’inscriront ici. C’est ça se préoccuper du développement.