La voix de son père (I)

En 1988, l’ex-ministre libéral fédéral Donald Johnston publiait en anglais un recueil de trois textes de Pierre Elliott Trudeau s’attaquant avec virulence à l’Accord du Lac Meech.

Cet accord – proposé en 1987 par le premier ministre conservateur Brian Mulroney et dont vous trouverez le texte ici, visait à tenter de «réparer» les dommages causés en 1982 au moment où Pierre Trudeau faisait adopter une nouvelle constitution et une charte des droits canadiennes sans la ratification de l’Assemblée nationale – tous partis confondus.

Rappelons que l’Accord du Lac Meech rencontrait cinq conditions considérées comme «minimales» par le gouvernement de Robert Bourassa pour «signer» la constitution de 1982. Une de ces conditions était la reconnaissance dans la constitution canadienne du caractère «distinct» du Québec.

Or, soumis à une formule d’amendement constitutionnel particulièrement complexe héritée justement de 1982 et victime d’une opinion publique canadienne-anglaise majoritairement opposée à cet Accord, ce dernier mourait de sa belle mort en juin 1990 au bout de trois longues années d’agonie politique.

Une année avant cet enterrement, la version française du recueil de textes de Pierre Trudeau paraissait sous le titre évocateur de «Lac Meech : Trudeau parle…».

Eh bien, aujourd’hui, c’est Justin Trudeau qui «parle» sur la question du Québec.

Et ce qu’il en dit est l’écho presque parfait de son père.

Dommage. Car plus tôt cette année, alors qu’il n’était qu’un simple député, disait-il, sans ambition immédiate de leadership, il avait tenu des propos nettement moins dogmatiques ou,  disons, moins purement trudeauistes…

Maintenant qu’il est candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC), les nuances s’effacent.

Pour quelqu’un disant vouloir, lui aussi, faire de la politique «autrement», c’est raté sur cette question pourtant fondamentale. Dynastie politique oblige.

Trois minutes perdues…

Ce 10 décembre, dans un échange particulièrement serré avec l’animateur Jean Lapierre – lui-même un ex-ministre libéral fédéral pro-Meech – Justin Trudeau se livrait à une démonstration édifiante de l’ampleur de cet écho.

Nettement plus animé que lorsqu’il parle de la «classe moyenne» – son thème central -, on y voit à quel point, comme pour son père, le Québec est un sujet taillé sur mesure pour provoquer les formules à l’emporte-pièce, l’impatience et surtout, une solide dose d’agacement. On l’entend presque se dire à lui-même, étonné : quoi, encore ce sujet-là?

Et pourtant, Justin Trudeau parle, lui aussi, de la place du Québec au sein de la fédération canadienne. Un sujet qui, depuis 1982, commence invariablement par un retour au rapatriement de 1982. Et donc, au «comment» réparer ou ne pas réparer ce gâchis.

La réponse du Justin Trudeau est un grand classique : «on n’est pas préoccupé par la constitution». Selon lui, c’est surtout une «question symbolique».

Et qui, précisément est ce «on» dont il parle? (Dans ce cas-ci, on comprend que contrairement au bon usage, ce «on» incluait la personne qui parle…).

Selon M. Trudeau, ce «on», eh bien, ce serait tout le monde.  «À part», dit-il, «les politologues, les politiciens ou bien les journalistes»! Et d’ajouter : «il n’y a personne qui parle de constitution. Jean, excuse-moi, y a personne qui parle de ça dans la rue». Ah bon?

Et de quelle «rue» parle-t-il? Celle qui manifeste, comme au printemps dernier? Ou celle sur laquelle les gens déambulent, nonchalamment, pour se rendre du point A au point B? Sans importance…

Les vraies «questions de fond», lançait-il, sont l’économie, l’avenir de nos jeunes, etc… Jean Chrétien, un autre disciple de Trudeau père, appelait ça «les vraies affaires»…

Bref, comme pour Pierre Trudeau, la question constitutionnelle, c’est intéressant lorsque vient le temps d’adopter une toute nouvelle constitution sans le Québec même si elle transformera le Canada de fond en comble. Mais si c’est pour renforcer les pouvoirs du Québec en le reconnaissant comme nation, ça n’intéresserait plus personne.

Le raisonnement tient du plus pur trudeauisme.

Sur le rapatriement de 1982, les remarques de Justin Trudeau sont également les mêmes que faisaient son père à répétition à l’effet que l’assentiment de l’Assemblée nationale  comptait moins que celui des «74 députés du Québec sur 75» qui siégeaient à l’époque à la Chambre des communes.

On le comprend, dit Justin, «quand on regarde le big picture». Ah… le «big picture»… Difficile d’aller contre ça…

Puis vint son moment ultime d’agacement  chez Larocque-Lapierre: «on vient de perdre trois minutes à parler d’une histoire qui a trente ans». Sa conclusion finale: «ce sont de vieux débats».

«Pour moi», conclut-il, «c’est pas ma priorité». On s’en serait douté à moins.

À l’opposé, parler du Canada – après tout, une vieille histoire de 145 ans -, c’est bien entendu autre chose…

S’assurant d’être super clair, Justin Trudeau ajoutait: «avec le rejet du Bloc des dernières élections et le mandat très faible de Mme Marois, on peut dire que la conversation est rendue ailleurs».

La «conversation»? Quelle conversation? Un dialogue de sourds, plutôt…

Et la nation québécoise? «Oui, ça existe», répond Justin Trudeau dans le seul moment où il se distinguera un tantinet de son père sur cette question.

Mais rapidement, l’écho revient. Question de l’animateur : et la reconnaître dans la constitution?

Réponse de Justin Trudeau : «c’est différent»…. Ah bon? Et pourquoi? Mystère et boule de gomme.

Puis d’enfiler cette perle : comment pourrait-on «reconnaître la nation québécoise sans reconnaître la nation acadienne»? Ça ne s’invente pas.

Et les nations autochtones, lui fait remarquer l’animateur, elles ont un statut particulier dans la constitution!

Réponse de Justin Trudeau : «c’est la moindre des choses».  Ah bon? Mais pas pour le Québec? Cherchez l’erreur.

Dans les faits, l’histoire des trente dernières années, incluant l’échec de Meech, a amplement démontré que ce refus obstiné de reconnaître la nation québécoise dans la constitution tient essentiellement au rejet des conséquences politiques qu’aurait inévitablement une telle reconnaissance pour le Canada.

La conséquence principale étant qu’un tel geste imprimerait à la fédération canadienne une dynamique politique qui tendrait, du moins lentement, vers le binationalisme.

Or, justement, depuis Trudeau père, la doctrine dominante au Canada sur cette question y est diamétralement opposée.

Cette doctrine, c’est celle du bilinguisme officiel pancanadien. Un bilinguisme, de surcroît, limité aux institutions fédérales, à Ottawa et dans les provinces. C’est une vision basée sur l’individu et les services que l’État fédéral doit lui fournir dans une des deux langues officielles, tandis que le binationalisme ou le biculturalisme participe d’une vision basée sur les collectivités nationales et par conséquent, sur un rapport politique plus égalitaire entre ces nations.

Cette doctrine individualiste du bilinguisme officiel, Pierre Trudeau l’a défendue bec et ongles toute sa vie politique.

Il l’a défendue parce qu’il rejetait tout accommodement politique et constitutionnel du Québec comme nation.  Il était nettement plus facile de «reconnaître» les nations autochtones. Les conséquences politiques étant nettement moins importantes pour le Canada que ne l’aurait été celle du Québec avec son État, son territoire et ses institutions dûment constitués.

Bref, comment s’étonner de voir Justin Trudeau, un aspirant ambitieux à la chefferie du PLC, s’inscrire en droite ligne dans cette même doctrine dominante? D’autant que cette doctrine est un élément essentiel de l’héritage politique de son propre père.

C’est le contraire qui eût été la véritable nouvelle…

***

À venir:

– La deuxième partie de ce billet. On verra ce qui se cache derrière ce refus de toute reconnaissance constitutionnelle du Québec. Un refus repris aujourd’hui par Justin Trudeau en parfaite filiation avec la pensée de son père.

La troisième partie de ce billet. On verra comment et pourquoi Justin Trudeau est loin d’être seul à prêcher l’inaction sur ce front. On verra aussi si c’est vrai que personne, à part les politologues, les journalistes et les politiciens, comme il le disait à Larocque-Lapierre, ne s’intéresse vraiment à cette question…

 

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24 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Toujours intéressant de lire les commentateurs souverainistes déplorer l’échec de Meech alors qu’à l’époque ce sont eux qui y étaient le plus farouchement opposés.

En tant que citoyen québécois, vu que les Québécois n’ont jamais voté, ni accepté la Charte canadienne des droits, je ne sens aucun sentiment d’appartenance à ce pays le Canada. Cela, même si j’ai vécu quatre ans au Manitoba.

Je vais dire en anglais la phrase suivante : » I still can see and feel when I am going west of the Ontario border, the grim face of the anglos, as expressed so well in the last « documentaire : le Canada désunis ». Grim face which expresses so well their feelings toward us ».

Ne doutez de rien, ils ne vous feront aucun cadeau, même pas celui de la vérité et des faits.

Cher monsieur« PAS DE DENTIER« les souverainistes ce sont oppose a l accord du lac meech parce que l entente etait a leurs yeux nettement insufisant et elle l est encore aujourd hui,imagine si le ROC ne peut accepte une entente dilue de la sorte qu est ce que les federaliste veulent bien dire par leurs federaliste renouvele,acymetrique,perpenduculaire,etc etc etc…….

Comment est-ce que ça peut être un vieux débat, cette histoire de constitution quand le Québec, le Canada et l’application de celle-ci exitent encore?

Justin?

Dis quelque chose!

Je défie les fédéralistes de tenir un référendum avec comme question:
« Acceptez-vous de faire partie du Canada tel que défini dans la constitution de 1982? »
Je sais qu’ils n’oseront.
Des pissous.

Toujours la même vieille « clique » qui est en arrière. Personnellement, j’espère qu’ils vont payer encore longtemps pour l’affaire des commandites. Mais les Québecois oublient vite. La preuve, on serait assez stupide au québec pour voter libéral si Justin Trudeau devient chef du PLC. Plus con que ça, ç’est pas possible.

Bon, si nous avions d’inscrit, dans la constitution canadienne, le caractère «distinct» du Québec en plus de reconnaître la Nation québécoise dans la constitution, ça aurait donné quoi au Québec exactement ? Plus de pouvoirs, plus d’argent ?

Est-ce qu’il aurait fallu reconnaître le Québec ou les Québécois comme nation en tenant compte que nos dictionnaires indiquent à NATION : Grande communauté humaine, le plus souvent, installée sur un même territoire.

Est-ce que ça aurait été : Une Nation dans le Canada, comme reconnaissance, adoptée en novembre 2006 par notre Parlement fédéral ? La nation québécoise dans le Canada.

Comment est-ce que la nouvelle constitution de 1982, sans le Québec, a tant transformé le Canada de fond en comble, dans nos vies quotidiennes ?

@pasdedentier

Les souverainistes s’y étaient opposés car Meech ne représentait qu’une infime partie de ce que devrait être un État québécois souverain. Le fait de soulever ce point démontre bien que le temps a érodé sérieusement la perception que certain peuvent avoir de cette époque. En réalité vous jugez avec vos yeux d’aujourd’hui les évènements d’hier. C’est l’un des pires dangers que doit absolument éviter tout historien sérieux. Y a-t-il quelqu’un qui peut honnêtement prétendre que si l’accord du Lac Meech avait été signé c’eut signifié la fin de la quête de la souveraineté ? Jamais !

Mais le refus des fédéralistes envers le Québec ne peut être perçu que comme une gifle.

Pour ce qui est Justin Trudeau, sa seule qualité est d’avoir été le fils de son père et… d’avoir mouché un sénateur conservateur. 😉

Peut-on sérieusement penser que si son père avait été un Johnson ou un Tremblay, le petit monsieur briguerait le poste de chef du PLC ? Poser la question c’est y répondre.

«Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

Justin Trudeau a des traits indiens, c’est un enfant de cheyenne.

En fait, la blague n’est pas de moi, je l’ai entendu lors d’un intervew d’un caricaturiste (Raoul Hunter) anciennement au Journal Le Soleil.
La caricature s’adressait au paternel de Justin et avait suscité l’ire des fédéralistes à l’époque. Je n’ai malheureusement pas la caricature à vous montrer, je serais heureux de la trouver.

Sainte-Foy – Faire une rétrospective sur les œuvres de Raoul Hunter ? Pas si facile puisque le caricaturiste-éditorialiste a été très productif au cours des 33 ans où il a travaillé pour le journal Le Soleil. M. Hunter a réalisé près de 10 000 dessins au cours de sa carrière. Et c’est sans compter ses nombreuses sculptures. La Maison Hamel-Bruneau accueille tout l’été l’exposition Raoul Hunter : Sculpteur d’identité.

http://www.carrefourdequebec.com/nouvelle.php?idNouvelles=3366

je me souvient du père qui était arrogant et il me semble que le fils est la copie conforme du paternel aucune ouverture envers le Québec et même discourt coincé .ce sont eux qu`ils ont raison un point a la ligne .

Moi tout ce dont je me rapelle de Trudeau c’est son sourire jouissif alors qu’il venait RENIER SA PROVINCE, de mettre nock-out pour très longtemps le Québec, Un Canada sans la signature d’un des deux peuples fondateurs de ce pays. Mais il avait de facon très mesquine gagné son paris….rapatrier sa constitution….et sa charte avec toutes ses imperfections. JE ME SOUVIENS.

@ Denis Drouin (# 10):

« Pas de dentier » a parfaitement raison et c’était truculent de voir, à l’époque, Jacques Parizeau qui n’en finissait plus de s’égosiller et de s’empourprer devant tous les micros tendux devant lui, conttre l’accord du Lac Meech rejoignant ainsi le camp des fédéralistes Trudeau et Chrétien.

Du bonbon!

De toute façon et vous le savez très bien, pour les derniers fanatiques séparatistes qui hantent le Québec (le P.Q. ne parle jamais de séparatisme même s’il est au pouvoir…c’est tout dire!), rien de ce qu’on leur proposera ne sera jamais suffisant alors… Pas de temps à perdre!

Et de plus, expliquez-moi ce que cet accord raté change dans votre vie de tous les jours si ce n’est que le Québec conserve toujours le garde-fou fédéral pour l’empêcher de se ridiculiser encore plus qu’il ne le fait depuis 100 jours?

@ marc andre (# 12):

Ah…le mythe du père Trudeau « arrogant » a la vie dure chez certains. Bien sûr, lorsque l’on est éduqué, extraverti, racé, articulé et déterminé, on « pogne » pas au Québec qui nivelle par le bas (voir les dernières élections provinciales!).

Pourquoi diable les Québécois ont-ils alors élu haut la main Trudeau à l’époque? Z’avez déjà oublié la trudeaumanie?

Et pire: pourquoi les Québécois lui ont-ils fait plus confiance qu’à René Lévesque lors du référendum de 1980 où l’option séparatiste fut rejetée à 60%?

Mystérieux non?

Bonjour,

Mais que de haine des nationalistes québécois envers Monsieur Justin Trudeau, un citoyen comme un autre s’il n’était pas marqué au fer rouge dans ce Québec pétrifié par encore beaucoup de nationalistes. Simplement parce que malheureusement le Fils du Paternel, Monsieur Justin Trudeau est détesté rétroactivement depuis sa naissance il y a 41 ans. Voici la fureur du nationalisme québécois dans toutes ses errances dont celle de détester grossièrement par une filiation naturelle.

En terminant, il ne faut pas se surprendre de rien avec une bonne proportion de nationalistes québécois qui pensent par les racines au lieu d’y aller avec un peu de matière grise….. Encore une évidence du nationalisme qui pogne aux tripes ceux qui en sont atteints……. Bien à vous, John Bull.

Les Séparatistes combattaient les accords du lac Meech parce que ceux-ci ne donnaient pas 100 % de ce qui était réclamé. Passer près compte pas, aime à dire Patrice Lécuyer. (Close, but no cigars) en anglais.

Ce que craignait le plus les Séparatistes était que les Québécois se satisfassent du 90 % obtenu et ne réclament jamais le 10 % manquant. Donc adieu le rêve de la séparation éventuelle.

En Irlande, on a assassiné Michael Collins car il n’avait obtenu que 90 % de ce qui était réclamé par les catholiques. Des imbéciles l’ont perçu comme un traître et lui ont enseigné les bonnes manières.

Oui, le Séparatistes auraient continué à réclamer d’avantage, mais il est possible qu’ils n’auraient pas été suivis. Une médaille d’or, c’est bien. Mais peut-on franchement cracher sur une médaille d’argent? Ce qu’était Meech, dans les circonstances.

Pour ce qui est de Justin Trudeau, je serai très bref.

Depuis que je l’ai entendu, il y a de ça plusieurs années, défendre la politique de son père sur la Loi des mesures de guerre, j’ai tiré un trait sur sa personne politique.

Il est plus sympathique que son père, ce n’est pas un exploit, mais ça n’est pas suffisant pour voter pour lui et son parti.

Un aristocrate fils à papa qui prétend parler au nom de la classe moyenne? Ce serait insultant si le but n’était pas simplement d’imiter Obama.

Bonjour,

Mais dans quelle misère semblent cogiter nos amis les nationalistes québécois, surtout ceux qui sont entrés chez les péquistes ? Une misère noire à en devenir Bleu de rage en vrais Conservateurs qu’ils étaient à cette époque avec leur P’tit Gars de Baie Comeau et le très à droite Monsieur Ronald Reegan, ce républicain qui vint en Septembre 1984 fêter la victoire du Libre Échange avec son Air One présidentiel. On dirait que nos amis les péquistes de maintenant cherche le pou ou la puce originelle parmi tous les autres poux cherchés au Canada pour se justifier d’exister en 2012, la Cause Nationale abandonnée et troquée pour un peu d’affirmation soi disait nationale qui nous montre Notre Dame de Béton avec les deux yeux dans l;a graisse de binnes plus les yeux doux en filant toute douce avec ses collègues des autres provinces. Et bien oui, essayer de trouver un pou qui fera la différence pour justifier l’existence d’un parti dans lequel on entrait dedans comme certains entraient dans les ordres, soit ceux du Premier Lit, celui de Ti Poil.

Finalement, à sa décharge, Monsieur Justin Trudeau n’a pas tout à fait tort que tout ce vieux débat n’est plus dans l’air du temps. Pas pour rien que certains nationalistes qui n’ont jamais pensé autrement que par les racines de par leur foi du charbonnier de jadis. En faisant un bref sondage sur ce que contenait l’Accord du Lac Meech ainsi que celui de Charlottown, excepté quelques journalistes qui couvrirent le politique de l’époque et les constitutionnalistes, je parierai un vieux cinq pour donner au Parti Québécois que même pas un millier de citoyens au Québec sont au parfum de cette épique épopée de l’Histoire Canadienne qui aujourd’hui n’est que menu frétin et roupie de sansonnet… Des grenailles comme ils disent dans la langue de Bergeron, Tremblay et CIE. Bien à vous, John Bull.

« Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau »

http://lesintouchables.com/livre-576-Le-vrai-visage-de-Pierre-Elliott-Trudeau.php

Voir l’essai à la fois psychanalytique, anthropologique et politique au sujet de ce dernier: « Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau » par François-Xavier Simard, éd. Les Intouchables, 2006. ISBN : 2-89549-217-4.

Ce médecin conclu que l’hostilité de Trudeau contre la nation Québécoise s’expliquerait par son conflit œdipien et des identifications familiales.

« Nous n’avons aucune concession, ni même aucune amabilité, à faire à M. Trudeau, qui est l’adversaire de la chose française au Canada. » Charles De Gaulle

« Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme « canadian » de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n’ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d’autorité, rester attaché au Canada. » Pierre Bourgault

Bonjour,

En réplique au commentaire No 23 de Monsieur Laurent Desbois qui questionne en faisant un amalgame : C’est bien simple, Monsieur Laurent Desbois car y a t’il un nationalisme Canadien ? Poser la question, c’est d’y répondre car dans ce pays Libéral qu’est le Canada, dire à tous les habitants de la Terre de venir chez nous en y étant comme chez eux en y gardant leurs coutumes, habitudes et religion en venant faire partie du Tout Canadien, est ce que c’est du nationalisme ?

Finalement, avec sa devise toute d’ouverture d’Un Océan à l’Autre avec les bras grand ouverts envers les différences à venir partager l’espace Canadien, n’est ce pas plus ouvert que cette devise Canadienne qu’un accueil avec un Je Me Souviens avec un index accusateur qu’icitte, tu dois t’assimiler et faire un Pure Laine de toi car prends garde…….. Bien à vous, John Bull.