La voix de son père (II)

Dans la première partie d’une série de trois textes sur Justin Trudeau et le Québec, je revenais sur ses propos tenus récemment à l’émission Larocque-Lapierre.

Des propos se faisant l’écho parfait de ceux de son père, feu l’ex-premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau.

Il y qualifiait toute discussion sur la question du Québec au sein du Canada de pure perte de temps et de vieux débat qui n’intéresse plus personne. À part, selon lui, des journalistes, politologues ou politiciens.

Ce qui expliquait sûrement pourquoi il ne s’en pouvait plus d’agacement face à l’insistance de l’animateur Jean Lapierre à lui en parler malgré tout…

Justin Trudeau y reprenait également le leitmotiv hyper connu de son père à l’effet que toute reconnaissance constitutionnelle du Québec serait, vous l’aurez deviné, superflue et inutile.

Ce qu’il n’a pas dit, par contre, est que cette position de son père était alimentée essentiellement par son combat entêté, tout au long de sa carrière politique, contre le nationalisme québécois – dans toutes ses versions, indépendantiste ou non.

À vrai dire, ce genre de sortie n’a rien de très nouveau pour le candidat-vedette à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC).

Quelques exemples parmi d’autres :

En 2006, au Téléjournal, prenant un air tout aussi agacé, il se disait déjà fortement opposé à toute forme de reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise.

La même année, dans une entrevue donnée en anglais,  Justin Trudeau – parlant d’ailleurs de son père -, expliquait comment ce dernier s’était éloigné du nationalisme. Et de préciser que le nationalisme, voyez-vous, est une «vieille idée du XIXe siècle» et «d’aucune pertinence pour la culture vibrante et extraordinaire qu’est celle du Québec en tant que partie formidable du Canada»…

Et ce n’est pas terminé.

«Le nationalisme», avançait-il aussi, est basé «sur une pensée recroquevillée qui étouffe et impose des barrières entre les peuples», une pensée «qui n’a rien à voir avec le Canada qu’on devrait bâtir».

Alors, est-il la voix de son père? Sans aucun doute.

Dans cette entrevue, la filiation de pensée avec son père était d’une limpidité exceptionnelle. L’idée même de nation québécoise, disait-il, «va à l’encontre de tout ce pour quoi mon père s’est battu et tout ce en quoi il croyait».

D’une cohérence de fer, l’année suivante, Justin Trudeau qualifiait d’erreur l’adoption l’année d’avant à la Chambre des communes, d’une motion reconnaissant la nation québécoise. Et ce, même si ladite motion était en fait une coquille vide sans la moindre incidence politique sur les rapports Québec-Canada. Comme quoi, même une coquille vide était de trop…

Selon lui, cette motion créerait des «divisions» et séparerait «des groupes au sein d’autres groupes». Le Québec, bref, n’était plus qu’un «groupe» parmi d’autres.

En entrevue, il avait même lancé : «Qui sont les Québécois pour être reconnus comme une nation?». Pourtant, cette année, à Larocque-Lapierre, Justin Trudeau lançait que la reconnaissance constitutionnelle des nations autochtones était, quant à elle, avait été «la moindre des choses» à faire.

Pour un candidat à la chefferie qui se présente aujourd’hui comme un leader «rassembleur», on repassera.

La doctrine Trudeau

Le vrai problème politique, ici, est que ce refus du nationalisme québécois n’est pas qu’une affaire de famille chez les Trudeau.

Au fil du temps, c’est devenu la doctrine politique dominante sur la question du Québec. Non pas que cette doctrine soit la seule – d’autres, plus accommodantes, existent aussi. II est néanmoins impossible de nier qu’elle est devenue, en effet, la doctrine dominante. Autant au PLC que dans le reste du Canada.

Ce qui fut par ailleurs confirmé par l’échec de l’Accord du Lac Meech en 1990, de même que par le silence radio qui fait taire tous les partis fédéralistes sur cette question.

Y compris au Québec où, depuis le référendum de 1995, la cause de ce silence n’est pas la doctrine trudeauiste, mais plutôt l’absence totale de revendication pour un fédéralisme renouvelé  de peur de revivre un nouvel échec constitutionnel capable d’éveiller un sentiment souverainiste dormant.

Pour les Québécois, le prix à payer est élevé.

Le silence du côté fédéraliste combiné à l’inaction péquiste sur le front de la souveraineté depuis 1996 ont accouché d’une impasse politique parfaite sur leur propre question nationale.

S’inspirant de l’expression légendaire de Daniel Johnson père, le résultat est qu’aujourd’hui, 17 ans après le dernier référendum, les Québécois se retrouvent sans égalité, ni indépendance.

Mais retournons à Justin et à la pensée de son père…

Pierre Trudeau, dont la pensée imprime encore profondément le Canada sur la question du Québec, avait rejeté toute forme de binationalisme pour le pays ou de statut particulier pour le Québec.

Son fils, de même que de nombreux Canadiens, y voient la preuve d’une grande modernité et d’une grande ouverture sur le monde, lesquelles, à tort, sont invariablement associées au rejet de toute forme de nationalisme.

Or, lorsqu’on décortique cet aspect central de la pensée de Pierre Trudeau, j’avancerais qu’on y dénote plutôt le phénomène contraire.

Incapable et refusant de voir le Québec comme un État moderne – même en tant que province -, au sein duquel existe et vit une nation composée de tous ses habitants sans égard à leurs origines, Pierre Trudeau, un intellectuel de l’ère pré-Révolution tranquille, voyait plutôt le Canada comme une mosaïque de groupes ethno-linguistiques – les «Canadiens français» formant un de ces groupes parmi d’autres. Certes, un «groupe» important, mais un «groupe» présent au Québec, comme dans le reste du Canada.

D’où son rejet d’un biculturalisme et d’un binationalisme supposant un rapport de forces politique de nature nettement plus collective entre le gouvernement fédéral, le ROC et le Québec. Et d’où sa préférence pour un bilinguisme officiel des institutions fédérales supposé pouvoir répondre aux besoins individuels des Canadiens français, au Québec et à l’extérieur de ses frontières.

Cette «vision» du Québec et du Canada est une vision essentiellement ethno-linguistique.

Dans ce sens, on peut arguer que c’est en fait la vision trudeauiste qui dégage un parfum de XIXe siècle.

Lorsqu’on écoute son fils parler, on l’entend reprendre les mêmes termes, les mêmes références et la même vision ethno-linguistique du Canada et du Québec, dont ce dernier ne serait qu’une des parties se fondant dans ce grand tout canadien.

Ce qui, d’une certaine manière, ne va pas sans rappeler la fameuse tirade d’Elvis Gratton dans l’avion…

En voyant ce pays à travers un prisme ethno-linguistique ou ethno-culturel, il devient impossible de prendre la pleine mesure de la réalité du Québec post-Révolution tranquille. En cela, la doctrine trudeauiste est nettement plus passéiste que celle du nationalisme québécois moderne.

Ce qui, ce faisant, soulève une question fort importante.

Cette doctrine ethno-linguistique découle-t-elle du véritable objectif en jeu, qui est de combattre le nationalisme québécois en lui refusant tout accommodement constitutionnel au sein du Canada?

Ou ce combat découle-t-il lui-même de cette vision ethno-linguistique, laquelle nie la réalité d’une nationalisme québécois moderne?

Ou est-ce une combinaison des deux?

Une seule chose est certaine: le rejet de toute reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise dans sa globalité découle du refus de conférer au Québec un statut de «nation» qui, par définition, n’irait pas sans renforcer le pouvoir politique du Québec au sein du Canada. Mais elle découle aussi de cette vision particulièrement anachronique du Québec.

Dans tous ses écrits sur le sujet, des années 60 à la fin de sa vie, Pierre Trudeau aura choisi de voir, encore et encore, un Canada comme étant composé de Canadiens français vivant au Québec et dans les autres provinces; de Canadiens anglais vivant dans les autres provinces et au Québec; d’Autochtones présents ici et là; et enfin, des communautés culturelles, présentes à travers le pays.

Comme candidat à la chefferie du PLC, Justin Trudeau avait lancé un très émotif «je suis en amour avec le Canada!».

Or, en partageant la vision anachronique de son père sur le Québec et le Canada, il montre surtout que l’amour, en effet, est aveugle…

La seule «vraie» nation aux yeux de Pierre Trudeau

Pour Pierre Trudeau, tous ces «groupes», ensemble, formaient la seule vraie nation à ses yeux : la nation canadienne.

Ce qui, sans le moindre hasard, se reflète presque parfaitement dans «sa» constitution et «sa» Charte des droits de 1982.

C’est pourquoi, en 1992, lorsque Pierre Trudeau m’a demandé fort aimablement de lui faire parvenir mon premier livre «L’invention d’une minorité . Les Anglo-Québécois», de mémoire, je lui ai dédicacé son exemplaire en ces termes : «À Pierre Trudeau. D’une nationaliste québécoise à un nationaliste canadien. Josée Legault»…

Et c’est pourquoi, lorsque je l’ai croisé à nouveau après qu’il ait reçu le livre, il me disait, le sourire aux lèvres, avoir trouvé ma dédicace particulièrement audacieuse…

***

Même si, dans les faits, elle est partagée par les libéraux fédéraux et aujourd’hui, par les conservateurs de Stephen Harper, sa «vision» ethno-linguistique du Québec, la réaction négative qu’elle provoque ici et une attitude générale envers le Québec qui frôlait souvent le mépris, auront même valu à Pierre Trudeau, durant la campagne référendaire de 1995 d’en être exclu par Jean Chrétien lui-même. Incroyable, mais vrai…

Son disciple le plus fidèle, M. Chrétien craignait néanmoins, avec raison, que si le fantôme du Lac Meech sortait pendant la campagne – c’est comme ça qu’on appelait Pierre Trudeau à l’époque -, la réaction des Québécois seraient tellement négative que le Non en perdrait la bataille. C’est pour dire.

Ici, dans ce reportage de la CBC fait une semaine seulement après le vote référendaire serré de 1995, on voit un Pierre Trudeau – armé de son mépris habituel -, parler ouvertement de son exclusion. Incapable de s’en empêcher, il laisse même tomber que si le Québec est «distinct», eh bien, l’Ontario doit sûrement l’être aussi…

Comment s’étonner alors d’entendre aujourd’hui son fils, à Larocque-Lapierre, se demander quant à lui comment reconnaître le Québec dans la constitution sans reconnaître en même temps la nation acadienne?…

Dans ce même reportage, on y aussi un Pierre Trudeau complètement fermé à toute évolution de sa pensée. Même la moindre décentralisation du Canada, disait-il, achèverait le pays.

Bref, pour Trudeau père, après avoir passé presque quatre décennies à combattre le nationalisme québécois avec acharnement plutôt qu’à chercher à l’accommoder au sein de la fédération, «son» Canada, celui de 1982, serait le Canada de l’avenir. Il serait le VRAI Canada.

À ses yeux, depuis 1982, dorénavant inchangé et inchangeable. Intangible et éternel.

Ce qui explique pourquoi, à l’époque, Pierre Trudeau avait laissé tomber que «sa» constitution serait bonne pour au moins un bon mille ans…

***

À venir :

La dernière partie de ce billet : On verra que Justin Trudeau est loin d’être seul à prêcher l’inaction sur la question de la place du Québec au sein de la fédération canadienne. On verra aussi si c’est vrai que personne, à part les politologues, les journalistes et les politiciens, comme il le disait à Larocque-Lapierre, ne s’intéresse vraiment à cette question…

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15 commentaires
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Le reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise et/ou conférer un statut de nation au Québec »comment est-ce que le Québec pourrait être une nation quand ce sont des individus, pas un territoire, qui est une nation », ça serait quoi et ça donnerait quoi exactement et concrètement s.v.p. à nous, canadiens-français du Québec ou Québécois francophones, si vous aimez mieux?

Est-ce que les Acadiens se considèrent une nation ? Oui. Est-ce qu’ils considèrent que les Anglophones des Maritimes, font aussi partie de leur nation ? NON.

Ici, au Québec, nous voulons que notre nation « dans le Canada » inclue aussi nos Anglophones unilingues québécois. Donc, une nation bilingue dont la langue commune serait le français ?

Et nos Premières nations, est-ce qu’ils auraient la triple nationalité, première nation, nation québécoise dans le Canada et nation canadienne.

En faisant écho aux idées de son père, sans y apporter même une simple nuance, Justin Trudeau démontre une grande immaturité. En effet, à, l’âge de l’enfance, l’enfant voie son père comme tout puissant et plus fort que tous les autres. Ce comportement est normal à cet âge mais pour un gard dans la quarantaine, c’est absolument aberrant. Et il se présente pour devenir chef du PLC afin d’être élu premier ministre. Mais quelle sinistre farce. Les Libéraux sont vraiment complètement dépourvus pour vivre une telle situation.

Personnellement, après 10 à 15 ans de querelles constitutionnelles, j’ai souffert de constitutionalite aiguë. Je n’en pouvais plus. Dès que ce sujet était abordé, je changeais de chaîne ou fermais l’appareil.

J’ai compris que M Trudeau faisait une fixation sur ce sujet parce que ses mains étaient liées sur des sujets beaucoup plus importants : les affaires, la mondialisation, la fiscalité. Les politiciens ayant vendu leur droit d’aînesse aux hommes d’affaires et banquiers de tout acabit, il ne restait aux politiciens que des querelles constitutionnelles.

J’aurais souhaité que Justin Trudeau attendit d’avoir 60 ans et l’expérience de la vie avant de se proposer comme chef de ce parti honni. Mais l’occasion, l’herbe tendre… Il n’a pas su résister au chant des sirènes. Grand mal lui fasse. A lui et son parti d’irréfléchis.

Le nationalisme québécois ne saurait être confondu avec le nationalisme tel qu’on le conçoit en Europe. M. Trudeau a peut-être lu beaucoup de penseurs européens du 19e et début 20e sciècle, mais il aurait aussi dû lire nos penseurs indigènes qui sont aussi dignes d’intérêt.

M. Trudeau était à classer parmi les demi-savants. Très dangereux lorsqu’ils sont au pouvoir.Pensez à l’apprenti sorcier. Fascinant au début, mais catastrophique en peu de temps. Ils savent, ces demi-savants, où se trouve l’accélérateur, mais n’ont aucune idée d’où se trouve l’a pédale d’embrayage et le frein. Tous aux abris!

Excellente analyse, Mme Legault. Merci.

Faudrait demander a Justin, si les mesures de guerre instaurées par son papi font parti de son héritage idéologique d’un canada compatissant et ouvert envers le peuple québécoise. Ou si ce n’était qu’une vision centralisante d’un état fédéré que chérissait a l’époque Pierre Trudeau avec l’Union Soviétique et la Chine dont il était un admirateur de leur centralisation autoritaire. Pour avoir agit en despote visa vis les droits de l’homme a cette époque, emprisonner plus de 400 personnes sans droits de défense, j’irais me caché si j’étais le fils d’un tel supposé démocrate.

« comment reconnaître le Québec dans la constitution sans reconnaître en même temps la nation acadienne?… ». On n’a qu’à demander aux Acadiens pour savoir ce qu’ils en pensent. Demandons aux Ontariens, aux Manitobains etc. Demandons donc à tous leur avis à savoir de quelle nation ils se reconnaissent. Je ne crois pas que le Canada actuel soit divisible tant que cela. Trudeau et fils répondent à cette question avant de la poser. Sophistes de père en fils. Comment expliquent-ils la stabilité des 26 républiques/cantons constitués et regroupés sous le nom de Confédération Suisse. La constitution qui durera mille ans ? Il y a un européen qui dans les années 1930 a prétendu la même chose. Il s’est trompé de presque mille ans. Un pays qui se forme contre la volonté de sa ou des ses populations est tôt ou tard foutu ou bien aveuglement vivable. Au Québec on a encore la chance de pouvoir reconstruire 1867. Pour moi le Canada de McDonald, Cartier ou Trudeau c’est niet.Tant que je n’aurai pas de lieu d’enracinement,au sens de Simone Weil, c’est niet. Un territoire, une langue, une population, une administration, un drapeau, pas d’inutiles rèves de grandeur. Mon chez-nous pas celui des autres.

Si on veut savoir si un commentateur est séparatiste ou fédéraliste ici, on n’a qu’à analyser son commentaire sur Justin Trudeau. S’il est négatif, c’est un souverainiste ou un séparatiste…normal.

Pierre E. Trudeau était l’idole des fédéralistes et M. René Lévesque, celui des souverainistes, qui voulaient une association avec le Canada, pas un séparatiste à la Bourgault qui était incapable d’aller chercher plus de 8 % de votes avec son RIN.

La culture n’a de base que l’ensemble des relations que peuvent partager des personnes entres elles. Mais toute caractéristique culturelle ne veut pas nécessaire dire nation.

Il faut en ce sens des éléments constituants cette nation. L’élément principal que je vois au Canada, c’est le système bijuridique du pays et plus particulièrement le fait que le Québec a su posséder et conserver un cadre juridique propre à sa société, avec son Code Civil et sa Charte des droits et libertés. Cela confère des assises propres à ce qu’on peut considérer être une nation.

Je pense que l’ONU reconnaitrait le Québec comme une nation et il serait facile d’établir une Constitution viable sur le plan légal en regroupant des articles de lois du Code Civil et de la Charte des droits et libertés du Québec.

Je crois que la position de force du Canada anglais sur le Québec ne tiendra pas très longtemps. Un jour ou l’autre, il faudra refaire un processus de négociation pour l’inclusion du Québec dans la Constitution canadienne sinon il y aurait la possibilité de voir l’établissement d’une Constitution québécoise soumise à référendum.

Cette Constitution pourrait inclure la reconnaissance des communautés autochtones et anglophones à travers le Québec. Elle serait possiblement similaire à bien des égards à celle du Canada mais son fondement serait unique au Québec.

Elle serait érigée par le peuple et pour le peuple sans laisser quiconque de côté. Car une Constitution doit servir l’ensemble des convives au tour de la table, sans coup de force et d’un agrément le plus complet sur ses bases constitutives. (Les notions de droit, la langue, le système démocratique et juridique, etc.)

Bravo Mme Legault! Quelle analyse du fils du Père! Justin se prend peut-être pour le messie venu sauver le Parti Libéral! Quand je vois les libéraux s’imaginer avoir trouvé le sauveur, on se rend vite compte comment il est rendu bas! Je comprends très bien que Trudeau ne soulève rien ici au Québec. Il rappelle trop son père que nous avons tant honni durant sa vie politique.
Le fait que Justin devienne chef du Liberal Party fera en sorte de paver la voie à la continuation de la remontée du NPD au Québec…qui devra devenir nationaliste pour perdurer, à son détriment alors. Ensuite le NPD n’aura plus qu’à changer de nom pour celui du Bloc. Voilà! Ainsi la boucle est bouclée comme on dit, tout ça à cause de la minceur des idées de Trudeau fils.
Mais dans le fond, toutes ces jérémiades de Trudeau font bien mon affaire, car il travaille pour le nationalisme québécois, juste par la vacuité de ses idées rétrogrades qu’il tire des écrits de son papa sur le nationalisme. Somme toute, il n’aura rien compris de ce qui se passe ici.

@ Robert Brodeur (# 4):

« Faudrait demander a Justin, si les mesures de guerre instaurées par son papi font parti de son héritage idéologique d’un Canada compatissant et ouvert envers le peuple québécois. » (sic)

En fait, l’occupation armée du Québec suivie plus tard des mesures de guerre fut en réponse à la demande insistante de notre Premier Ministre québécois de l’époque et du maire de Montréal et personne à ce que je sache ne s’est ouvert les veines sur les marches du Parlement devant l’évènement. Plutôt le contraire: la vaste majorité des Québécois avaient suffisamment de bon sens pour faire la part des choses et voir dans cette circonstance une réaction à plusieurs incidents provoqués par le FLQ qui avaient coûté la vie et avaient estropié plusieurs Québécois et Québécoises.

@ Gilles Bousquet (# 6):

« M. René Lévesque, celui (l’idole) des souverainistes… » (sic)

J’imagine que vous parlez des relations d’avant le deuxième mandat de René Lévesque parce qu’après…

Ah, ah ! M. Bernard Moffett écrit : «Un territoire, une langue, une population, une administration, un drapeau, pas d’inutiles rêves de grandeur. Mon chez-nous pas celui des autres »

Est-ce que vous considérez ainsi que nos Anglophones ne font pas partie de notre nation québécoise ?

Parait que la séparation du Québec du Canada serait “inclusive”, ce qui ne semble pas être votre idée. Qu’est-ce que vous feriez de nos Anglos de Westmount et du West Island ? Vous les déportez au Nouveau-Brunswick ? Vous francisez McGill et le Jewish hospital et les écoles anglophones? Et s’ils se font une partition pour se rattacher au Canada anglophone ? Et nos Indiens fédéralistes, majoritaires dans le Nord du Québec, ils pourraient faire partition aussi pour continuer d’être canadiens ?

Est-ce que vous conserveriez le dollar canadien et placeriez des postes-frontière avec l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Labrador canadien ?

Bonjour,

Bien sûr, la voix de son père coiffe ce billet truffé de plein de références anecdotiques mais avouons que le billet aurait fort bien pu s’intituler la VOIE de son père également et tout simplement passer par dessus le modernisme ambiant qui bouscule les vieilles habitudes du 19 ème siècle d’être en amour inconscient avec un drapeau pour mieux se faire exploiter dans ses propres émotions par ce même drapeau qui peut à tout moment sortir et même vider un citoyen honnête de sa propre authenticité et de ses valeurs intrinsèques. Tout ça par amour pour un bout de chiffon ou de tissu.

En effet, il y a de ça quelques années, afin de fermer le clapet de certains nationalistes québécois, Monsieur Stephen Harper dans une pirouette de son cru et de façon plutôt tonitruante lança aux nationalistes québécois : Vous voulez être une nation ? Quin toué ! La voici votre nation des quebecois nationalistes dans un Canada UNI plus que jamais. Et Monsieur Gilles Duceppe courut accepter le TOUT avec les oreilles ben rouges comme disait un Vrai independantiste de cette Option Nationale. Et bienvenue dans le club des 5,000 nations dans le monde avec seulement 200 pays….. Et nommez moi, nationalistes du Quebec les 4,999 autres nations tellement que le tout est insignifiant….

En outre, tout comme affirmait le brillant Canadien Marshall McLuhan : Le nationalisme n existait pas en Occident avant la Renaissance alors que Gutenberg rendit possible de voir la langue maternelle en UNIFORME. Alors que la petite bourgeoisie forte en lettres de cette epoque par cette entremise de la presse ecrite CRINQUAIT la plebe de cette facon, soit le petit peuple pour lui sortir tout le jus que ce petit peuple a dans le corps et dans les poches aussi afin de nourrir cette Economie Nationale. Tout en considerant encore de Marshall McLuhan que le medium est le message soit que la Forme et la Diatribe dans un milieu comme le Quebec se moule dans le message vehicule par toute cette imformation en creant une relation par cette identification au message par cette symbiose.

Finalement, comme dans tout traquenard, serait ce cette presse qui pousse Monsieur Justin Trudeau de soi disant emprunter la voix de son Paternel alors que toute les forces et les formes du modernisme ont fait le travail requis pour releguer aux oubliettes tout le charivari de cette epoque du Lac Meech et de Charlottown qui excitait tant les nationalistes en ce temps que le soleil brillait un peu plus sur la pauvre Cause.

En conclusion, tout en accord avec Monsieur Justin Trudeau, posez vous donc la question, vous Autres les nationalistes du Quebec en prenant bien soin de ne pas penser par les racines mais avec votre matiere grise : Le media est le message soit mais si tous ces medias oubliaient de traiter le tout: Est ce entre vous autres les nationalistes du Quebec que la Constitution est encore une source de vos soucis…….tout en oubliant la Cause. Bien ‘a vous, John Bull.

Si le Québec se séparait du Canada, nous pourrions, sans trop nous tromper, penser que le Canada deviendrait full-unilingue anglophone sauf, peut-être le Nouveau-Brunswick qui devrait continuer à tenter de noyer le français chez sa minorité acadienne pendant un certain temps, avant de devenir aussi, full-anglophone.

Il serait surprenant que les Fransasquois, le Francos-Ontariens, les Acadiens et les autres Canadiens-français du ROC, déménageraient majoritairement au Québec pour conserver leur langue, plus ou moins, française, pour certains.

@ François 1 #9

La loi sur les mesures de guerre a été déclarée avant l’arrivée de l’armée et non le contraire.

Les parlementaires ne se sont pas ouverts les veines, mais certains d’entre eux ont cependant eu des remords dont Eric Kierans :

« Je n’ai pas démissionné du conseil des ministres de Pierre Elliott Trudeau à cause de la Crise d’octobre. Peut-être aurais-je dû […] pendant toute cette période, j’en ai fait très peu dont je puisse m’enorgueillir. […] Ma réaction immédiate a été que je venais de faire une terrible erreur. […] D’autres étaient réticents comme moi. Je pense que si j’avais dit ce que j’aurais dû dire, soit qu’il n’y avait aucune preuve convaincante d’insurrection appréhendée, qui était la justification juridique pour proclamer la loi, Gérard Pelletier, un ardent défenseur des droits, qui était clairement troublé, s’y serait opposé aussi. D’autres, comme Donald Macdonald et Don Jamieson, avaient sûrement des doutes. […] Je pense maintenant que nous avons été emportés par l’hystérie générale.

[…]

C’est Tommy Douglas, du NPD, qui s’est levé en Chambre, jour après jour, martelant le gouvernement pour avoir suspendu les libertés fondamentales. Si vous me demandiez aujourd’hui pourquoi je n’étais pas à ses côtés, je pourrais seulement dire que je n’en ai aucune idée. Il a manifesté un courage politique de très grande envergure. »

http://www.ledevoir.com/non-classe/38346/16-octobre-1970-proclamation-de-la-loi-sur-les-mesures-de-guerre-les-libertes-suspendues

Bonjour Mme Legault

Je vous invite à lire ce texte qui explique graphiquement le fonctionnement et l’évolution normale d’une société, les enjeux qu’elle rencontre dans son évolution et comment un autre peuple peut en détourner sa démocratie en remplaçant son élite par la sienne. Elle s’accapare et détourne alors les actifs et leviers économiques de ce peuple vers son profit. C’est ce que vit le Québec.
Le peuple le ressent mais il ne peut le comprendre ni l’expliquer grâce au contrôle qu’exerce cet élite sur les médias.

Je prévois ajouter un troisième graphique, en fait, la planète entière est concerné par ce qui se passe au Québec, et ça va toucher tous les peuples de la planète par ses conséquences.

L’empire Britannique est devenu un club sélect mondial appelé Bilderberg, promoteur de la mondialisation ou le capital a priorité sur les territoires et les cultures. La Chine y a été reçu l’été dernier et Eric Schmidt président de Google vient juste d’y être reçu cet automne,On ouvre ainsi la porte à la censure du net à grande échelle.

Dans les graphiques présentés dans mon texte, Vivre libre ou disparaître, un troisième cercle à venir encerclera les deux premiers. La planète passe sous le contrôle d’une élite mondiale, elle s’accapare des territoires, des ressources naturelles et des armements planétaires des sociétés démocratiques. Une oligarchie se met en place rapidement.

On doit les projets des Bilderberg aux problèmes anticipés par la surpopulation et les troubles sociaux qui vont en découler.

Le texte suivant vous en apprendra d’avantage.

http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/12/14-vivre-libre-ou-disparaitre.qc

Merci d’être là,
Jean-Pierre Plourde
htpp://saglacweb.blogspot.com