La voix de son père (III)

Dans les première et seconde parties de cette série de trois textes sur Justin Trudeau, j’analysais les propos sur le Québec de l’ambitieux aspirant chef du Parti libéral du Canada (PLC).

J’y montrais l’extrême similarité de sa «vision» du Québec avec celle de son père, l’ex-premier ministre fédéral Pierre Elliott Trudeau, décédé en octobre 2000.

En fait, les propos de Justin Trudeau sur le Québec sont presque l’écho parfait de ceux de son père.

Refusant même de débattre de la possibilité d’une reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise, même si les nations autochtones, elles, l’ont obtenue en 1982, Justin Trudeau lance aujourd’hui que le sujet n’intéresse plus personne. À part, dit-il, les politologues, les journaliste et les politiciens.

Dans cette dernière partie, on se demandera s’il a raison sur ce dernier point. On verra aussi à quel point l’inaction souhaitée par Justin Trudeau sur ce front est aussi  fortement partagée par une part substantielle de la classe politique fédérale et québécoise.

Un vieux débat qui n’intéresse plus personne?

Vraiment?

Si la remarque tient pour les partis fédéraux et le reste du Canada, elle ne tient aucunement la route au Québec. Du moins, pour être précis, en ce qui concerne l’électorat francophone.

Depuis des décennies et ce, quel que soit le niveau du jour d’appuis à la souveraineté, tous les sondages comprenant des questions sur le renouvellement du fédéralisme ont montré un niveau d’intérêt très élevé chez les francophones.

Pour les souverainistes, sans indépendance, c’est un pis aller. Pour les fédéralistes nationalistes ou autonomistes, c’est l’éternelle quête d’un rapport plus égalitaire avec le reste du Canada.

Dans les années 60, le premier ministre du Québec Daniel Johnson père l’avait brillamment résumée dans le titre de son ouvrage devenu depuis un grand classique de la littérature politique au Québec : Égalité ou indépendance.

Encore cette année, un sondage Léger Marketing mené au Québec et au Canada anglais auprès de 2,039 répondants, dont 1,002 au Québec, montrait que 71% des répondants du Québec souhaitaient que le gouvernement Charest initie une série de demandes constitutionnelles.

Ce sondage fut mené en vue d’un colloque tenu à l’UQAM pour marquer le 30e anniversaire du rapatriement de la constitution par Pierre Trudeau sans l’assentiment de l’Assemblée nationale.

À hauteur de 71%, difficile de dire qu’au Québec, le sujet ne serait qu’un vieux débat tout juste bon pour la grande poubelle de l’Histoire.

Or, le même sondage et d’autres encore avant lui, montrent qu’en même temps, de plus en plus de Québécois croient de moins en moins à cette possibilité.

L’inaccessible étoile

Le même sondage demandait quel serait le choix des répondants si  le renouvellement du fédéralisme devenait impossible.  54% des francophones disaient croire que le Québec devrait alors devenir un pays indépendant.

Bref, autant que l’appétit de nouvelles constitutionnelles est disparu au Canada anglais depuis des lustres, autant il semble bien vivant au Québec en même temps qu’on y croit de moins en moins…

Le même phénomène gagne également l’autre camp dans la mesure où même chez les Québécois favorables à la souveraineté, des sondages ont également montré qu’ils sont de plus en plus nombreux à penser qu’elle ne se fera probablement plus jamais. Bref, qu’elle serait faisable et souhaitable, mais de moins en moins réalisable.

Donc, Justin Trudeau se trompe lorsqu’il dit que le débat sur la question du Québec n’intéresse plus personne.

Mais à vrai dire, la réalité est un tantinet plus complexe. Le sujet intéresse encore beaucoup les francophones, mais qu’ils souhaitent encore fortement un fédéralisme renouvelé ou l’indépendance, ils sont de plus en plus nombreux à croire que ni l’un ni l’autre ne se réalisera un jour.

Ce qui porte un jugement sévère sur une classe politique québécoise qui dans les faits, même si elle est encore scindée entre souverainistes et fédéralistes, porte de moins en moins activement auprès des citoyens – pour ne pas dire presque plus -, les deux grands projets politiques qui ont pourtant défini le Québec pendant plus d’un demi-siècle. Soit l’indépendance ou le renforcement des pouvoirs et de l’influence du Québec au sein du Canada.

Et dans le ROC?

Si une majorité de francophones continue d’espérer, mais sans trop y croire, atteindre un jour l’inaccessible étoile du fédéralisme renouvelé, le sondage Léger Marketing fait pour le 30e anniversaire du rapatriement de la constitution dressait un tout autre portrait du ROC.

Un Canadien sur deux hors Québec dit croire que «c’est au gouvernement du Québec de mettre de l’avant ses revendications», mais en même temps, quatre répondants sur cinq «s’opposent à l’attribution de nouveaux pouvoirs».

Bref, la boutique du fédéralisme renouvelé est fermée. Ou, si vous préférez, comme le disait Jean Chrétien aux Québécois : la constitution canadienne, ce n’est pas un magasin général.

En même temps, ce sondage montre qu’au Canada et au Québec, on se souvient de moins en moins de 1982 et que, par conséquent, les attentes pour la suite des choses s’évanouissent, elles aussi, de plus en plus. Chez les plus jeunes, l’affaiblissement continu de l’enseignement de l’histoire au Québec, autant quantitatif que qualitatif, y est sûrement aussi pour quelque chose…

J’en faisais l’analyse ici.

Plusieurs seront d’ailleurs surpris de voir aussi dans ce sondage une proportion substantielle de répondants du Québec adhérer aux politiques de bilinguisme et de multiculturalisme officielles de Pierre Trudeau alors que sept  francophones sur dix rejettent en même temps «l’interprétation des droits individuels inscrits dans la Charte (canadienne) qui aurait pour effet de diminuer les pouvoirs du Québec en matière de langue et de culture». Paradoxe ou fléchissement de la culture politique générale? Sûrement un peu des deux…

Conclusion : l’indifférence gagne de plus en plus de terrain. Parions que vous vous en doutiez déjà pas mal. Ce qui reste à creuser sont les causes de cette indifférence croissante.

Justin Trudeau n’est pas seul

Au Québec, Justin Trudeau n’est pas le seul à banaliser l’intérêt, même s’il vacille, des Québécois pour la question nationale et constitutionnelle. La formule est même déjà consacrée depuis des années au Parti libéral du Québec : «le fruit n’est pas mûr».

C’est ce qu’on répète, comme un mantra, depuis les échecs des accords constitutionnels de Meech en 1990, et de Charlottetown, en 1992.

Or, décodée, l’expression «le fruit n’est pas mûr» veut vraiment dire ceci : on voudrait bien renouveler le fédéralisme, mais on sait que le Canada n’en veut pas, donc, qu’il n’y aura plus jamais de nouvelle ronde de négos constitutionnelles parce qu’e vouées d’avance à l’échec et que ça renforcerait en réaction les appuis à la souveraineté, mais comme on ne peut pas vraiment dire ça aux électeurs, on va leur dire simplement que le «fruit n’est pas mûr»…

Ce n’est pourtant pas que le fruit n’est pas mûr. C’est plutôt qu’il est en état avancé de putréfaction politique.

Donc, seul, ce Justin Trudeau? Que non.

À quelques nuances près, depuis un bon vingt ans, le PLQ, lui non plus, ne veut entendre parler de la question constitutionnelle. C’est aussi la position de la CAQ de François Legault. Avant elle, de 2002 jusqu’à sa dissolution dans la CAQ,  l’ADQ de Mario Dumont en disait rigoureusement la même chose. Idem, on le sait, pour le milieu des affaires.

Depuis le départ de Jean Charest, certains espéraient tout de même voir les candidats à la chefferie libérale faire montre d’un peu plus d’audace sur ce dossier. Eh bien, non.

Prenons le candidat-vedette, Philippe Couillard, l’enfant prodigue de retour au bercail libéral.

Lorsqu’il parle du sujet, on croirait entendre l’écho de Jean Charest qui, lui-même, était devenu avec le temps, l’écho de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien. Cet écho, c’est celui qui répète inlassablement que les «vraies affaires», que voulez-vous, c’est pas la constitution…

Le 10 décembre dernier, en entrevue à l’émission Pas de midi sans info, M. Couillard se faisait questionner sur le sujet.

En réponse, le peut-être futur chef libéral lançait ceci :

Les questions constitutionnelles dans le sens de négociations constitutionnelles, effectivement, il n’y a pas beaucoup d’enthousiasme parmi les Québécois et parmi les Canadiens,

Cependant, je suis personnellement convaincu que pour tous les Québécois, quel que soit leurs choix politiques, vers le fédéralisme ou la souveraineté, cette question de l’avenir du peuple québécois, de l’avenir de notre nation en Amérique du Nord, est une question absolument fondamentale qui est toujours quelque part dans notre cœur et notre esprit à la fois. (…) C’est pas un enjeu qui est en tête des priorités (…), mais c’est un enjeu qui demeure présent.

Traduction : M. Couillard patine beaucoup, mais le message demeure le même. Et ce message ressemble à celui de Jean Charest, de François Legault et… de Justin Trudeau.

Et signer la constitution de 1982, qu’en pense M. Couillard? Ici, encore, les lames de patin du docteur étaient certes bien aiguisées.

Or, on l’entend aussi laisser planer l’impression qu’il soumettrait l’existence politique d’une nation québécoise comprenant tous ses habitants à la condition surréaliste d’une sorte d’adhésion indéfinie et indéfinissable de ceux qui, pour leurs propres raisons, refusent eux-mêmes d’y adhérer. Est-ce le cas? Jugez-en par vous-même si le cœur vous en dit:

Il est clair qu’il faudrait viser à fermer cette boucle-là, qui est restée ouverte depuis cette époque-là, mais cependant, avant ça, avant tout. Il faut terminer une conversation entre nous, les Québécois, qui, à mon avis, n’a pas été menée correctement au cours des dernières années.

C’est celle de la définition de ce qui constitue une nation du Québec.

On a tous conscience, nous les Québécois, que nous formons un nation au sein du Canada. Il y a d’ailleurs la Chambre des communes qui l’a reconnu, mais il faudrait peut-être aller un peu plus loin entre nous sur cette question. (..) Pour être certains que tout le monde partage la même vision. Ça ne peut pas être une vision dictée par la majorité francophone. Bien sûr, fortement imprimée par la majorité francophone, mais on doit également inviter les anglophones, les communautés culturelles et les autochtones à la table pour qu’ils partagent avec nous cette vision.

Sinon, il n’y a pas véritablement de nation.

J’en parlais avec un ami d’orientation plutôt souverainiste et je lui disais : écoute, lorsque tu parles de nation, ça ne te gêne pas qu’un pourcentage quand même significatif de la population ne se sent pas inclus dans ta description? Il me semble là qu’il y a une question de citoyenneté absolument majeure et je pense que dans un premier temps, le Parti libéral du Québec est bien placé parce qu’il regroupe en son sein, justement, toutes ces communautés , bien sûr, la communauté francophone majoritaire, et également les autres, pour arriver à définir ce qui nous rassemble, ce qui nous réunit , nous, Québécois, en passant par, bien sûr, avant tout, la primauté de la langue française qui, il faut le dire, est également la fierté des gens qui ne sont pas du groupe francophone majoritaire.

Ouf… Toute une déclaration.

Qui sait? Justin Trudeau vient peut-être de s’y trouver une nouvelle source d’inspiration pour justifier son refus d’inclure la reconnaissance de la nation québécoise dans la constitution canadienne…

 

 

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28 commentaires
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Il n’y a qu’au Québec qu’on trouve une partie significative de la population prête à s’excuser d’exister pour ne pas froisser ses maîtres à ottawa…

Bonjour,

Avec des pincettes tout en portant des gants blancs, nos amis les nationalistes québécois, surtout ceux qui osèrent prêter leur Foi du Charbonnier à la religion des péquistes devront bien admettre un jour pas si lointain que Monsieur Pierre Elliot Trudeau était et demeure encore un visionnaire et ce, même six pieds sous terre. Tout comme ce chant du Grand Jacques Brel soit Jojo en y amenant cette tirade concernant le flamboyant Pierre Elliot Trudeau soit : Six pieds sous Terre, tu Frères encore mon cher Pierre avec ton coeur toujours à gauche contre vents et marées et aussi contre l’hégémonie américaine….. Voilà ! Bien à vous, John Bull.

S’il faut enseigner plus notre histoire pour faire pencher les Québécois vers la séparation du Québec du Canada, ça voudrait dire que, dans le présent, notre situation n’est pas assez mauvaise pour nous y inciter.

Pour débloquer notre problème constitutionnel, celui qui ne va pas seulement aux Québécois francophones du Québec, faut juste trouver une solution nouvelle constitutionnelle qui serait plus rassembleuse que la simple séparation du Québec du Canada ou le statu-quo actuel.

Messieurs Parizeau, Bouchard et Dumont en avaient trouvé une au référendum de 1995 mais les Québécois ont dit NON à 50,5 %, pas OUI. Ce n’est pas le ROC qui a refusé de négocier, c’est NOUS, les de souche, qui ne voulions pas de cette solution là à 40 % environ, mais la très grande majorité des AUTRES ont voté NON, ce qui a fait la différence pour faire gagner le NON.

Faudrait que nos séparatistes avec nos souverainistes et nos nationalistes, incluant nos fédéréalistes flexibles, cherchent et trouvent ensemble, une solution constitutionnelle qui pourrait aller chercher un 60 % de solides OUI, ce qui devrait amolir le ROC, avant de dire et d’écrire qu’ils ne voudront jamais rien accepter du Québec dont la grande majorité, veulent : Un Québec plus souverain dans un Canada mieux assorti.

Les libéraux ont toujours combattu la souveraineté et ils acceptent le fait que jamais le ROC ne voudra reprendre de négociations constitutionnelles. Comment est-ce possible qu’ils n’offrent pas aux Québécois dans un prochain mandat de signer 1982 ?
Allez merde, une élection référendaire : PQ = souveraineté et PLQ = 1982.
On règle ça en 2013 pis on repart en neuf en 2014, québécois ou canadien !

Souvent on croit les choses figées pour toujours, ou presque !

Mais le mur de Berlin a été démoli et l’URSS démantelée. Qui aurait parié sur leurs avènements quelques mois seulement avant ?

Les adages naissent habituellement d’un fond de vérité populaire construit sur l’observation. Ainsi en va-t-il de «Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir !»

Alors, foi du charbonnier ou pas, il serait plus sage de ne pas miser un vieux dix sur la survie à moyen ou long terme de cette fédération canadienne qui traine un boulet depuis sa création en catimini pour permettre aux propriétaires des compagnies de chemins de fer de l’époque de faire la piastre.

Donc nul n’étant prophète en son pays, même ceux qui utilisent un ridicule symbole de la petite bourgeoisie britannique du temps où le soleil ne se couchait pas sur cet empire, je leur dis à ces pourfendeurs de canayens la célèbre strophe de Brel, puisqu’il est évoqué avec une grandiloquence vaguement ampoulée :

«Les bourgeois, c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux, plus ça devient con.»

Michel, PQ = souveraineté = séparatisme = minorité au Québec = échec.

Pourquoi est-ce que le ROC offrirait au Québec de signer 1982 pendant que les Québécois sont divisés sur leur futur dans le Canada ou à l’extérieur ?

Pour commencer, c’est à nous, les Québécois francophones, à savoir ce que nous voulons vraiment…constitutionnellement à parti de nos divisions qui sont comme suit :

12,5 % de séparatistes, ce qu’offre le PQ, l’ON et Québec solidaire

27,5 % de souverainistes qui veulent rester, quand même, dans une autre forme de Canada du genre de véritable confédération d’États souverains.

60 % de fédéralistes mous et durs de l’option.

Qu’est-ce que vous voulez que le ROC fasse avec ça ?

Que les chefs nationalistes-souverainistes-séparatistes, fédéralistes mous québécois nous cherchent et nous trouvent une solution constitutionnelle plus rassembleuse du genre gagnant-gagnant Québec-Canada.

La reconnaissance du Québec comme nation n’était en fait que la reconnaissance d’une différence de certaines composante du canada.Ctte reconnaissance n,est en fait valide qu’a l’intérieur d’un canada uni. Dans l’esprit des conservateurs le canada est composés de différente nation reconnus qui n’ont pas tous le même statut et les mêmes privilèges. Il y a la nation canadienne représenté en majorité par les tenants de la royauté britannique, les vainqueurs et fondateurs de ce canada royale et d’inspiration britannique. IL y a aussi les autres nations, les vaincus représentés par la nation québécoise et les premières nations.
Les vaincus jouissent a cause de la générosité du peuple vainqueurs de certains droits et privilèges. Evidemment de par sa représentation le peuple du Québec vaincus jouis d’un grands nombre de privilèges, que les premières nations dont la représentation est moindre. Ce faisant le PC a replacé le Canada dans sa réalité historique. Le peuple québécois gère son territoire comme les premières nation gère le leur,toutefois en ayant une reconnaissance et privilèges d’une province contrairement aux première nations. Pour le PC le Québec n’est en fait qu’une super réserve. Les québécois comme les premières nations semble en majorité s’accommoder de ce statut.

Les pourcentages que j’ai indiqués sont pour tous les Québécois, pas seulement les Québécois francophones…de souche.

Nos Anglos n’ont pas d’hésitations avec ça, sont fédéralistes très majoritairement.

Bonjour,

Tant d’évidences sautent aux yeux dans ce paysage politique du Québec depuis le début des années 1960. Et tous nous savons que toute vérité n’est pas bonne à dire mais aujourd’hui et bientôt en 2013, il faut bien péter de vielles ballounes qui restent pognées entre les deux oreilles de bien des nationalistes québécois dont la très grande majorité entrèrent chez les péquistes.

Tout d’abord, un péquiste est un nationaliste québécois qui se promènent avec sa poignée dans le dos. Comme une valise et rien de plus en ayant toujours été victime de manipulateurs et de marchands de rêve sans vergogne. Le péquiste moyen est au politique ce qu’une bonne majorité de rêveurs sont aux tireuses de cartes, aux voyants, aux astrologues qui embarquent le péquiste dans une pensée magique depuis la fondation en 1968. Un collègue politicologue de Madame Josée Legault, soit le brillant chercheur qu’est Monsieur Jean Herman Guay avait lancé en pleine face à des péquistes furieux, médusés et sens dessus dessous lors d’un congrès il y a une dizaine d’années soit: Emballez vos rêves la gang de péquistes car cela ne resteras qu’un rêve…. Et les péquistes qui ne veulent pas savoir mais croire l’ont chassé illico et manu militari de la salle. Et cet expert était dans l’équipe du OUI de 1995. Tout en spécifiant que je ne cite pas mot à mot en y mettant un grain de sel tout en gardant le cap sur le fond des propos.

En effet, cela donnait bien la mesure de ce que peut être une bande de péquistes lorsque ce vieux satyre qu’est Monsieur Bernard Landry promit la pseudo souveraineté du Québec dans 1,000 jours. Monsieur Bernard Landry aimait bien mystifier sa gang de péquistes en leur garrochant une locution latine par jour comme si sa clientèle était une bande de chiens savants. Fallait il pousser le mépris à ce point ? Bien sûr que le Parti Québécois fut fondé dans un mémorable show de boucane en 1968 par Monsieur René Lévesque qui mettait ainsi la nébulosité requise pour faire passer le motton de la pseudo-souveraineté du Québec dans la semaine des quatre jeudis. Et en fumant même le filtre de nombreuses cigarettes, ça prenait tout un boucan pour ensorceler une bande de nationalistes qui n’y virent que du feu et dont une grande majorité des péquistes du Premier Lit sont encore affectés par les effets néfastes de la fumée secondaire du Fondateur.

En outre, en faisant trêve des balivernes nécessaires pour mettre la table avec cet introduction, afin de revenir sur la situation actuelle, Monsieur Justin Trudeau est une bête politique à son corps défendant. Et sans pointer personne du doigt, les chroniqueurs politique ainsi que les journalistes sont en train de faire une bête de scène avec Monsieur Justin Trudeau qui en passant est très Vendeur. Serait ce que les chroniqueurs et certains journalistes qui couvrent le politique seraient de p’tits Vlimeux ou vlimeuses ?

Finalement, tout dans ce long billet truffé de références appropriées démontre que le Fruit n’est pas mûr et encore loin de l’être tout en sachant bien qu’il pourrira tout seul dans l’oubli. Car avec tous les sondages mentionnés dans ce billet, nous sommes encore confrontés à cette évidence que la grande majorité des québécois peuvent dire une chose et son contraire dans un même souffle. Et bien triste à dire, plus de 55 % des québécois sont des analphabètes fonctionnels qui sont tout à fait incapables de dégager une perception ou un sens à un court texte minimaliste. Ainsi vont les sondeurs dans cet embrouillamini, toute cette embrouille causée par les shows de boucane du Fondateur et dont les effets néfastes de la fumée secondaire frappent encore beaucoup de péquistes qui cherchent dans le brouillard total de réanimer la pauvre Cause qui ne gigote même plus même si les péquistes toute la gang ensemble hurlent le mot Québec…… Bien à vous, John Bull.

Mme Legault, je me permets de soumettre à vos lecteurs une description de cette oeuvre inachevée du Roi PET 1er que le petit dauphin Justin s’empressera de vouloir compléter si jamais un jour il était couronné à la tête du PLC.

Le BNAA (British North America Act: Acte constitutionnel de 1867 confédérant les colonies britanniques d’Amérique du Nord. Acte devant être allègrement transgressé par le gouvernement central de la Confédération (Ottawa) pendant 115 ans sous l’égide du « Indirect rule », The British Nation Building Policy. Politique selon laquelle est de faire indirectement du BNNA la Loi constitutionnelle d’un nouveau pays unitaire souverain de souche britannique, le ROCANADA dont les Sujets demeureront à jamais britanniques.

Mise en garde toute royale: Je me souviens que la réalité dépasse souvent la fiction.

Troisième publication sur Trudeau.

Il vous fait peur à ce point? Hein?

Sérieusement, y-a-t’il quelqu’un ici qui croit vraiment que l’imagination des Québécois va s’enflammer devant le mot constitution?

Sérieusement?

C’est ce que je pensais.

Avis aux indépendantistes: Votre fenêtre s’est refermée. À jamais. Plus tôt vous ferez votre deuil de l’utopie séparatiste et plus tôt vous viendrez rejoindre le reste du monde dans le XXIe siècle.

Vous verrez…c’est stimulant.

On peut mener le cheval à l’abreuvoir, mais on ne peut le forcer à boire.

On sait pertinemment qu’à un moment donné le cheval va boire. Mais quand?

C’est à ce moment symbolique qu’il faudra négocier avec le reste du Canada. Joe Clark avait l’intention de nous donner une constitution asymétrique. Il était honnête et intelligent. Il y aura un autre, d’autres Joe Clark dans l’histoire du Canada.

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Ce n’est pas de moi 🙂

Pour terminer votre réflexion sur les causes de cette indifférence, il vous manque l’approche proposée par le PQ depuis 1995.Pourquoi ne pas en parler alors que cela lui appartient de créer ou de maintenir une dynamique autour de la question constitutionnelle?

Bien sûr qu’il faut encore revenir sur l’approche du beau risque proposé par M.Lévesque qui a préparé les conditions gagnantes pour préparer le deuxième référendum.

Bien sûr qu’il faut désavouer l’approche attentiste des gouvernements subséquents à cette deuxième défaite référendaire qui ont beaucoup plus gouverner que maintenu le débat actif. À qui la faute ou plutôt qui a eu le plus de vision?

Ce n’est certainement M.Lévesque qui en a manqué.

Pour les fédéralistes, le Québec à l’intérieur du Canada, ce n’est qu’une province comme une autre, ni plus ni moins.

Pour les séparatistes, l’indépendance du Québec, c’est intégrer le concert des nations au même titre que les autres (nations).

Mais au sein du Canada, il n’y a de salut que pour les unilingues anglophones et les francophones parfaitement bilingues.

Mais dans le fond, serait-ce différent au sein de la planète?

M. Gingras a raison sur la patience mais ça ne marche pas toujours si nous nous référons aux Palestiniens qui se font coloniser pendant qu’ils se font reconnaître à l’ONU comme une Nation sans pays et que personne ne leur vient en aide de peur des Américains et des Canadiens de M. Harper qui se tiennent derrière Israël.

François 1er a raison aussi d’écrire que la séparation du Québec du Canada ne se fera pas, par manque d’amateurs. Le plus qu’il peut arriver est un Québec plus souverain mais full-canadien sauf s’il se produisait un miracle dans la nuit de Noël mais ça, je n’y compterait pas trop.

Bonsoir,

Un mystère plane sur le fait que les nationalistes québécois de toujours voulaient tant et à tout prix être reconnus comme une nation, un concept éculé qui ne veut plus rien dire depuis une mèche tout à fait à cause de ses connotations négatives au niveau planétaire. Et pourquoi nos amis les nationalistes québécois tenaient ils tant à se faire apprécier et voir comme dans les yeux de cet Autre qu’est le Canada. Vouloir être reconnu comme une nation était un geste inconcevable pour se tourner et se faire tourner au ridicule. Et ce que le gouvernement Conservateur avec Monsieur Stephen Harper fit allègrement en tendant ce piège éhonté et tout à fait farfelu aux nationalistes québécois qui furent honteusement obligés d’accepter le tout avec les oreilles molles comme fit penaud et tout Rouge Monsieur Gilles Duceppe.

En effet, pourquoi nos amis les nationalistes québécois ont ils mordu à cet hameçon depuis des décennies afin de se faire pogner les culottes à terre avec les fesses nu têtes ? Alors que ce concept de nation au niveau planétaire est éculé et passé date en étant d’un ridicule consommé alors que maintenant plus de 5,000 groupes de nationalistes différents dans le monde revendiquent le droit d’être une nation dans un peu plus de 200 pays. Une folle équipée ou quoi, une folle hérésie….

En outre, avec tout ce charivari concernant la Constitution Canadienne et les broutilles manquantes à nos amis les péquistes, quoi dire avec leur foutue Cause Nationale de toujours attendre au printemps avec l’éveil de la nature afin de retrouver le SPRING qui manquait. Monsieur Justin Trudeau risque tout en se mettant le bras dans le tordeur pour tant d’insignifiances, il faut bien le dire. Car selon les ragots colportés par notre latino de service soit Monsieur Bernard Landry, c’était tout à fait de la pensée magique pour le Québec d’accéder au « Concert des Nations» soit de parler pour ne rien dire. Concert des 5,000 nations, va y mon Bernie, t’es capable alors que presque tous la cinquantaine de pays qui ont accédé à leur Vraie Indépendance depuis la dernière Guerre mondiale ont fait des référendums gagnants pour la plupart avec une « volonté populaire » avec des OUI en haut des 90 % et plus. Excepté de mémoire le Timor Oriental qui accéda à son indépendance avec un peu plus de 78.5 % de mémoire. Pas besoin de Loi sur la Clarté dans toutes ces accessions à l’Indépendance avec une VOLONTÉ dite populaire.

Finalement, tout comme cet élégant concept dans le billet de ce pauvre fruit qui n’est pas mûr, ce que nos amis les chroniqueurs et chroniqueuses politiques et journalistes de tout acabit touchant cette sphère « théâtrale » du politique doivent se bidonner avec ce fruit qui n’est pas mûr et qui ne sera « au grand jamais mûr ». Tout comme un certaine frange de la population est gobée par du Pain et des Jeux, une autre frange de cette même populace est soumise et adore se vautrer tout en étant récupérée par du Pain et du politique pour s’étourdir afin d’oublier la triste Réalité…. Bien à vous, John Bull.

…L’identité d’un individu ce n’est pas négociable ; également l’identité d’un peuple n’est pas négociable.

SensCommunRugueux écrit : «Pour les séparatistes, l’indépendance du Québec, c’est intégrer le concert des nations au même titre que les autres (nations).»

Il y a beaucoup plus de Nations que de pays qui sont membres de l’ONU. Exemple :

La constitution de la République populaire de Chine, dont tous les habitants ont, selon le droit du sol, la « citoyenneté chinoise », reconnaît en outre selon le droit du sang et selon le modèle soviétique, 56 « ethnies » appelées « nationalités »

Re # 10

Si les québécois ne forment pas une nation, ni les Canadiens, ni les Américains, ni les Français, ni les Israéliens,ni les Anglais, ni les Italiens, ni les Cubains ni les …, ni les …, ni les … ne forment une nation.

Ceux qui ont le verbe facile et imagé auront beau insulter à qui mieux mieux les Québécois ils ne changeront rien à la réalité des choses : les Québécois forment une nation. Dire de Bernard Landry qu’il est un «vieux satyre» démontre que l’auteur de telles paroles est fort peu honorable et est un digne descendant des Wolf et Durham qui ont marqué l’Histoire du Québec par leur mépris et leur haine pour ce peuple.

Je dois aussi faire remarquer au modérateur de ce blogue que les insultes enrobées de miel demeurent des insultes et n’aident certainement pas aux échanges et au dialogue.

«Les hypocrites, comme les abeilles, ont le miel à la bouche et l’aiguillon caché.»
[Jacques Delille]

M. Pelchat, vous écrivez : «l’identité d’un peuple n’est pas négociable.»

Vous parlez du peuple québécois ? Est-ce que inclus nos Anglophones et nos Indiens itou ?

« Alors que ce concept de nation au niveau planétaire est éculé et passé date en étant d’un ridicule consommé » de JB

On reconnaît un bon libéral, plutôt un néo-libéraliste à tout crin. Pour ces derniers, les frontières n’existent plus, la money doit circuler librement dans le monde, donc le concept de nation est é-cul-é.

On reconnaît un bon libéral dans le courant charestien du dénigrement, drappé dans la sacro-sainte bigoterie, drappé dans le parfum de sa sainteté de la vérité absolu, qui lance et inflige des petites pointes hargneuses enrobées de sourire tout miel pour faire mal paraître l’ennemi. Toute cette armada discrédite tout le contenu.

Quand on est rendu à se retrancher au passage dans le « character assassination », celà démontre toute la faiblesse de l’argumentaire, pour ne pas dire autre chose…..

« Une société, pas plus qu’une femme, ne peut demeurer indéfiniment enceinte : il faut qu’elle accouche ou qu’elle avorte. »
de René Lévesque

« Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de dire … que c’est terminé…

Alors assumons bout de … et passons à autre chose !!!

On a qu’a continuer à faire ce qu’on doit faire pour le bien de tous ceux qui partagent le même
espoir

Petite suggestion aux séparatistes: si le dossier de la constitution Canadienne vous intéresse à ce point, pourquoi n’en écrivez-vous pas une constitution québécoise avec la participation de TOUS et ne la présentez-vous pas au peuple québécois?

Ça fait 30 ans que le mouvement séparatiste québécois se plaint du Canada Anglais et de la « nuit des longs couteaux » mais ses apôtres n’ont même pas commencé à écrire le premier jet du préambule d’une constitution québécoise…

Rien. Nada. Les mains vides.

De plus, je vous suggère d’aller négocier de bonne foi avec le Canada Anglais un protocole d’entente avec eux AVANT de faire voter le peuple québécois sur un autre référendum. Comme ça, on saura exactement sur quoi voter.

Allez…hop…du courage!

@ François 1 #25

Est-ce l’arrivée d’une éventuelle fin du monde qui vous rend amnésique ? Ou cette amnésie était déjà présente en 1995 ? Quoi qu’il en soit ce que vous reprochez aux « séparatisses » a été fait en 1995 par le gouvernement Parizeau avec le projet de loi 1 sur l’avenir du Québec.

Voici quelques extraits pour vous rafraîchir la mémoire puisqu’il semble que vous avez perdu des « bouttes » :

6. Un projet de nouvelle constitution sera élaboré par une commission constituante établie conformément aux prescriptions de l’Assemblée nationale. Cette commission, composée d’un nombre égal d’hommes et de femmes, sera formée d’une majorité de non-parlementaires et comprendra des Québécois d’origines et de milieux divers.

Les travaux de cette commission doivent être organisés de manière à favoriser la plus grande participation possible des citoyens dans toutes les régions du Québec, y compris, au besoin, par la création de sous-commissions régionales.

Le projet de la commission est déposé à l’Assemblée nationale qui en approuve la teneur définitive. Ce projet est ensuite soumis à la consultation populaire et devient, après son approbation, la loi fondamentale du Québec.

[…]

24. Le Parlement du Québec peut adopter le texte d’une constitution transitoire qui sera en vigueur à compter de la date de l’accession à la souveraineté jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution du Québec. Cette constitution transitoire doit assurer la continuité des institutions démocratiques du Québec et des droits constitutionnels qui sont en vigueur à la date de l’accession à la souveraineté, notamment ceux qui concernent les droits et les libertés de la personne, la communauté anglophone, l’accès aux écoles de langue anglaise et les nations autochtones.

Advenant un éventuel référendum sur le sujet, les « séparatisses » savent déjà ce qu’ils auront à faire, et n’ont pas besoin de vos précieux conseils.

http://archives.vigile.net/ds-constitution/avenirq.html

@ Marc Sauvageau (# 26):

Marc…Marc…Marc…relisez mon intervention.

Des projets comme ça, on en a en masse, n’importe qui peut en avoir, des plus réalistes aux plus loufoques et ça ne porte à aucune conséquence.

Faites-moi voir LA VRAIE constitution québécoise (ou au moins les premières lignes…) sur laquelle nous voterions; pas un nébuleux « projet » de constitution.

Tabarn.., ça fait plus de 30 ans que les séparatistes se plaignent de la Constitution canadienne comme des pleureuses professionnelles mais vous êtes en train de me dire qu’ils n’ont pour toute réplique à celle-ci qu’une intention de faire un projet de constitution?

TRENTE (30) ANS! Et ça niaise encore avec le puck!
…et ça se croit capable de diriger un « pays »…

Eh misère.