L’affaire du niqab, à travers le miroir canadien

J’écoutais tranquillement The National, le Téléjournal de CBC, hier soir, lorsqu’on a décidé de m’expliquer l’affaire du niqab et de l’étudiante égyptienne qui avait refusé de l’enlever pendant son cours de français.  Je vous invite à l’écouter d’abord, on en discutera ensuite :

niqab

D’abord un détail. Vous avez remarqué que la journaliste de la CBC a obtenu une « entrevue exclusive » avec Naïma Atef Amed — qui avait la semaine dernière donné des entrevues à TVA, à La Presse et à Radio-Canada ? Passons. L’essentiel est que la controverse est présentée de façon nettement prédominante du point de vue de Mme Amed. Aucune mention n’est faite de la version du Cégep, selon laquelle la musulmane voilée avait réclamé que les hommes aient le dos tourné ou ne lui fassent pas face. Aucune mention des nombreuses tentatives d’accommodements. Aucune mention du fait que les plus grands défenseurs des accommodements — Bouchard, Taylor, Weinstock — soient eux-mêmes d’accord avec la mesure prise par la ministre. (Heureusement que la ministre James est noire, cela nous a un peu sauvés.)  La controverse au Québec est illustrée par le désaccord entre le caricaturiste de la Gazette et l’éditorial de la Gazette.

On ne parle pas ici d’une radio orangiste du sud de l’Ontario, mais du réseau national d’information. Comme mon collègue blogueur Patrick Lagacé citait dans La Presse de ce vendredi, non une feuille de chou manitobaine, mais l’éditorial du Globe and Mail, le quotidien sérieux de référence au pays. Je vous invite à le lire au complet, mais ne puis me retenir de citer quelques passages clés. On y commente le fait que des fonctionnaires sont venus rencontrer l’étudiante pour l’inviter à se dévoiler :

It may be practiced in some Arab and west Asian countries, such as the former Taliban regime in Afghanistan, but empowering state agents to enforce dress codes and bar the education of women is hitherto unknown in Canada.

Je traduis :  Cette pratique existe peut-être dans quelques pays arabes ou d’Asie de l’Ouest, comme l’ancien régime Taliban en Afghanistan, mais donner à des agents de l’État le pouvoir d’imposer un code vestimentaire et d’interdire l’éducation de femmes était jusqu’à présent inconnu au Canada.

Je vous conjure de vérifier. Je n’invente rien. En fait, cela empire. Continuons :

Of course, this is not really about Ms. Ahmed at all; it is about Quebec politics. The Liberal government has come under pressure from the opposition Parti Québécois to get tougher on those who display differences.

Je traduis : Évidemment, la question ne porte pas du tout sur Mme Ahmed ; elle porte sur la politique québécoise. Le gouvernement libéral subit la pression de l’opposition, le Parti Québécois, qui le pousse à être plus dur envers ceux qui font voir leurs différences.

Voyez, c’est la faute des séparatistes ! Ce sont eux qui veulent être durs envers les différences. En général. Cheveux bleus, piercings, porter du blanc après la fête du travail ?

C’est bien simple. Lorsqu’il est question du Québec, surtout des questions linguistiques et identitaires, les médias canadiens, y compris les grands médias qui se prennent pour la BBC et le New York Times, ont tendance à se transformer en Fox News.

Cependant, dans ce cas, un quotidien national canadien a présenté, en éditorial, une version fidèle du cas en question et une opinion modérée de l’action de l’État québécois. Qui ? Le National Post, haut lieu des plumes antiquébécoises. Toute modération est bonne à prendre. Mais c’est un peu comme si Fox News se mettait à faire la promotion de l’indépendance du Québec. Nous aurions comme un malaise.

Alors, honte à la CBC et au Globe and Mail, et (raclement de gorge) merci à l’éditorialiste du Post.

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Semaine après semaine, c’est la faute aux Québécois. Le problème, c’est que pour alimenter l’image négative des québécois au Canada, il faut que les bien-pensants canadiens s’allient avec les extremistes de tout acabit.

Car la nouvelle qui vend, c’est la nouvelle qui domine. Un peu comme la rivalité Québec-Montréal vend de l’antenne, peindre les québécois comme une bande de racistes arriérés fait vendre du papier au Canada anglais.

Le plus triste, c’est que ce traitement de la nouvelle n’est même pas volontaire: il est intégré et accepté sans remise en question. Les québécois sont des racistes, xénophobes, arrièrés et ça finit là.

Une accumulation de préjugés qui sert à toutes les sauces: contre l’enseignement religieux dans les garderies? RACISTES. Yolande James expulse une femme militante dans un cours de communication? RACISTES. Le Québec veut un système d’éducation laïc? RACISTES. Un État Laïc? RACISTES.

Non mais quelle mauvaise foi. Ça témoigne d’un mépris hypocrite et injustifié. Et encore, on ne parle pas du traitement réservé aux indépendantistes… régulièrement associés à Staline, Hitler et je ne sais quel autre démon.

J’en ai marre. Pas vous?

Voici la conclusion qu’en tire Margaret Wente dans le Globe and Mail d’aujourd’hui:

My own opinion is that the broad majority of people who live in English Canada – including plenty of immigrants – are more in tune with Quebeckers’ attitudes than with their own elites. Of course we must respect people’s rights, they say. But newcomers should also respect our values.

J’observe le même phénomène et je partage l’opinion de Madame Wente.

Pour ceux qui vont prendre le temps de lire l’article du Globe and Merde, excusez Mail, prenez le temps de lire les commentaires. Ils sont des plus intéressants et plusieurs approuve le geste qui a été posé au Québec.

En voici un de « monetary slave »:

Sorry, but this is not a case of Quebec society being intolerant. This is about an immigrant who doesn’t respect the culture and society in which she chose to come and live. This person is trying to change the customs which have prevailed in Quebec for a long time. It is time for immigrants to show respect for their newly adopted land, and if they can’t, THEY SHOULD LEAVE AND STOP CREATING FRICTION AND TURMOIL. Globe and Mail your comment do not reflect how the majority feel.

celui de « 2cultures » qui donne le ton en résumé des 96 précédents commentaires:

I am very happy with the majority comments criticizing this article. The G&M editorial staff has lost its way and jumps on the wagon of the Quebec bashing we are used to read in some western Canada medias. As I see, your readership is more enlightened than you guies

Bonne lecture.

Je pense que le Canada, je veux dire le ROC, va finir par se réveiller un bon matin avec un gros gros gros problème sur les bras. C’est bien beau d’accuser les québécois de tous les racismes et de toutes les intolérances. Des études publiées récemment font état de projections qui montrent que la démographie dans les grandes villes est en train de changer et le poids relatif des «communautés ethniques» prendre une vigueur insoupçonnée.

Si à Vancouver la moitié de la population dvient asiatique, tant que ces immigrants s’intègrent dans le melting pot ça va. Mais quand ils vont commencer à savoir qu’ils sont les plus nombreux et qu’ils vont demander voire exiger que le chinois devienne la langue normale d’usage dans l’espace public, j’ai bien hâte de voir la réaction des autochtones (WASP) de l’Ouest.

Le problème parfois c’est la lecture de la réalité. Rappelons nous ce mot de Tocqueville : «En politique, ce qu’il y a de plus difficile à voir et à comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux.»

Pour le moment ils ont le beau jeu, c’est au Québec que se posent les problèmes. Mais peut-être qu’ils ne perdent rien pour attendre qui sait.

Cette dame n’est pas seule dans sa démarche. Elle est appuyée par les groupes ayant des intérêts politiques à instrumentaliser la religion comme facteur d’accroissement de leur pouvoir. Ces groupes utilisent la presse afin de relayer leur message d’un État Québécois réfractaire à l’inclusion… Et le PQ qui n’est même pas au pouvoir !

You esse qu’on s’en va ?

Le gouvernement Charest aura trop tardé à définir les limites de la laïcité et le taux de chômage des communautés immigrantes témoigne du grave problème d’intégration. Dans ce dossier comme dans les autres, le gouv. Charest aura fait preuve d’incompétence.

Mais il est temps de favoriser l’intégration des immigrants afin qu’il puissent contribuer à la vie nouvelle qui attend le Québec moderne : ouvert sur le monde et relevant les défis de l’économie du savoir. Pour cela, une formation commplémentaire ou d’appoint en vue de la reconnaissance des diplômes étrangers s’impose. Une formation continue et de qualité pour l’ensemble de la population est l’un des principaux critères de réussite.

Pour ce qui est des signes visibles et parfois surréalistes que portent certains immigrants, ils disparaitront du paysage au rythme de leur intégration réussie.

À moins que l’on assiste dans les années à venir à ce qui se vit déjà depuis une décennie ou plus en Europe…

Cette fille là n’est pas seule ,il y a du monde derrière qui l’envoie pour explorer nos limites. J’en suis convaincu ,elle ne peut être seule, et j’aimerais dont connaître qui se cache derrière cette manipulation.

Tant qu’aux médias Anglos, ils ne peuvent que constater et ce n’est que le début ,notre rejet du multi culturalisme Canadian où la patente à Trudeau où encore de ce gentil modèle d.apartheid .

Cela est tout simplement de la provocation décidé par le loby islamiste et endosser par le fait même du loby juif qui y trouve certains intérêts pour lui même. Ces pourvoyeur de la caisse électoral des libéraux, n’ont aucun intérêt, a ce que ce problême se règle, au contraire cela fait leur affaire. Je suis moi-même musulman depuis 6ans convertit, et ces faux de prétendre que ce voile qui couvre le visage fait partis des coutumes musulmane en se qui concerne la religion,dans le coran nul mention de ce voile alors il est faux de prétendre comme cette musulmanne le dit que ce voile fait partis de sa religion. LAICITÉau plus vite .

quelqun peut il me répondre : lorsque cette femme ces présenté a l’immigration canadienne , ce voile faisait il partit de son habillement au moment de la rencontre avec l’ imigration sinon
ces tout simplement une extrémiste qui essaie de tester le système des accomodements Au plus vite sa valise et un vol aller simple pour l’arabie.

Oui, cela amène une piste de réflexion.

On parle quelquefois du traitement de l’information disponible aux québécois, qui serait défavorable aux souverainistes ( je le pense moi-même).

Mais en lisant les journaux et en regardant la télévision canadienne-anglaise, j’ai toujours l’impression que l’information qui y est diffusée, est complètement biaisée en défaveur des Québécois (de souche française…merci Elvis Gratton..).

Cela pourrait expliquer l’impression de complète fermeture des anglophone face au projet souverainiste.

Raphaël Erkoréka

Voici un questionnaire d’aspect hérouvillien, trouvé dans un forum français sur l’islamisme. Ce n’est pas l’islamisme, ce ne sont pas les niqabs, burqas et autre hidjabs qui sèment la confusion, ce sont les textes sacrés et les us et coutumes de l’Islam eux-mêmes pratiqués dans de nombreux pays musulman. Il faut les revoir et les adapter à la vie d’aujourd’hui (comme les Juifs, comme les Chrétiens l’ont fait avec la Bible – la Loi d’Hamourabi du Talion reprise par la Bible (Exode 21,23-25) n’existe dans aucune législation des pays modernes). Pour les Chrétiens, déjà, Jésus la dénonçait dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5,38-4). Quel que soit l’auteur de ce test, il propose un nombre de questions, qui ne semblent pas interpeller sérieusement les responsables musulmans dits « modérés » vivant au Québec, souvent depuis plusieurs générations. Leur lourd silence est plus qu’assourdissant. Chaque question se réfère à un extrait du Coran, à un Hadith (texte attribué à Mahomet et rapporté pas un témoin), à un extrait de la Charia et à des réalités sociales existantes (mariages forcés d’enfants, excisions, esclavage, etc.) dans un certain nombre de pays musulmans. C’est du Hérouville pour intellos, donc pour nous, pour les lecteurs actifs de ce blog. Pouvons nous y répondre sans se cacher derrière un humanisme et surtout un multiculturalisme de « bon aloi? » dont se moquent totalement les Islamistes, persuadés au plus profond d’eux mêmes qu’ils détiennent LA vérité.
Donc, suis-je, sommes-nous, êtes-vous islamophobe ou tout simplement humaniste ?
(Comptez les réponses affirmatives)
Êtes vous pour l’égalité entre les hommes et les femmes ?
Êtes vous pour l’école obligatoire pour les filles partout dans le monde ?
Êtes vous pour la liberté de choisir ou non une religion ?
Êtes vous pour le droit de critiquer les religions et éventuellement d’être agnostique ou athée ?
Êtes vous opposé à l’affirmation de la supériorité absolue de l’Islam sur les autres religions ?
Êtes vous opposé à l’ordre coranique de tuer les apostats, les personnes (musulmanes ou non) qui se convertissent à une autre religion ?
Êtes vous opposé à l’esclavage?
Êtes vous opposé à la ségrégation sexuelle ?
Êtes vous opposé aux mariages des enfants?
Êtes vous opposé aux relations sexuelles forcées ?
Êtes vous opposé aux mariages forcés ?
Êtes vous opposé aux mutilations génitales ?
Êtes vous opposé à la polygamie ?
Êtes vous opposé à la lapidation des femmes adultères ?
Êtes vous opposé à la discrimination des homosexuels ?
Êtes vous pour la liberté de la presse ?
Êtes vous opposé au port de la burqa, du niqab dans les lieux civils, dans les écoles … ?
Êtes vous opposé aux “crime d’honneur” ?
Êtes vous opposé à des tribunaux de la charia en plus des tribunaux légaux ?

Le début d’une solution pacifique et de l’effacement de la peur latente de l’Islam (la peur hérouvillienne) adviendra le jour ou les responsables musulmans répondront oui à toutes ces questions et agiront ouvertement et à haute voix et en conséquence pour qu’il n’y ait plus le moindre doute dans nos esprit… et surtout dans le leur.

Il y a les étonnés, les surpris, les fâchés. Bien sur il y aura les défenseurs et enfin ceux qui ne se sont jamais rendu comte des effets du « clash » des civilisations (ils pensent que l’intégration va se faire tranquillement comme ça sans heurts……ailllllllllle il s’agit de croyance et de traditions) .

Bien les ennemis de la loi 101 et du fait français au Québec comme The Gazette vont toujours donner une version biaisée, des faits en taisant les points importants sur lesquels la décision fut prise.

Et là-dessus la presse canadienne comme le Globe vont toujours suivre dans le sens de The Gazette, parce que pour se montrer fort la communauté anglaise va toujours abaisser les Québecois pour se remonter. Pas fort les anglos, mais là pas fort.

The Gazette a le feu au c.. depuis la loi 101 qui oblige les immigrants de connaître le français ou de s’inscrire à des cours de français. Alors il ne faut pas s’attendre à de l’honnêteté et de la justice dans leurs reportages sur des événements survenants au Québec….de l’hypocrisie et ça vote libéral… »faque »…

En fait, si j’étais policier et que je verrais une personne avec un niquab, un voile, ou une burqua entrer dans une banque ou près de la porte, je surveillerais très étroitement les faits et gestes de la personne souçonnant un attirail sous le déguisement pour un vol à main armée. Pourrait-on me blâmer? Combien de subterfuges de la sorte (des déguisements) ont été utilisé pour ce genre de méfaits?. Et si cette personne sortirait rapidement de la banque…qui sait…?

En conclusion, je vois que de plus en plus la nation québécoise n’est pas respectée à l’intérieur des frontières canadiennes, que notre vision et perception est autre que le ROC et que les fédéraleux doivent cesser de jouer à The Gazette.

« Bojour » « Meurci bocou »

Sur le clavier de son portable, elle tape de la main gauche «a-s-a-s-a-s-a-s-a-s»…

Quelle est donc sa langue ? Ou est-ce une mise en scène discutable ? 😉

C’est fou comment des oublis subtils (comme le fait que la femme exigeait que la classe se plie a ses désirs) soient juste oubliés.

On nous montre des gens (musulmans) raisonnables d’un côté et on coupe le discours francophone. Bref: business as usual

« Aucune mention n’est faite de la version du Cégep, selon laquelle la musulmane voilée avait réclamé que les hommes aient le dos tournés ou ne lui fassent pas face. »

En fait, cela a été mentionné dans d’autres reportages de la CBC, et ils n’ont pas le temps de parler de toute l’histoire à chaque fois. Dans l’ensemble, ce reportage est équilibré. En plus de l’intéressée, trois personnes qui lui sont opposées sont interrogées, et deux qui lui sont favorables.

Et il est important de parler des choses du point de vue du coût pour elle. Le fait qu’elle est maintenant privée de cours de français, et que cela a des conséquences pour elle, est un élément central sans lequel il n’y a aucun litige.

Son affirmation selon laquelle elle a été renvoyée parce qu’elle voulait garder son niqab n’est pas contestée, donc le fait que ça soit seulement sa version ne change rien. (Dans sa deuxième école, il n’y a eu apparemment aucune difficulté, sauf que le gouvernement ne voulait pas par principe qu’elle assiste aux cours en niqab.)

En fait, c’est les médias francophones qui pèchent habituellement dans le sens de voir les choses du point de vue opposé. D’une part, on parle plus rarement du fait qu’elle aura encore plus de difficulté à s’intégrer maintenant. D’autre part, à lire la plupart des récits en français, on a l’impression qu’elle voulait à la fois garder son niqab, dire aux hommes où se placer, et se tourner vers le mur.

Or on sait tous que les femmes portent justement le niqab pour pouvoir être en présence d’hommes sans qu’ils voient leur visage. Sinon quel sens aurait-il? Il est donc très difficile de croire que le cégep aurait eu à faire plus pour l’accommoder que de lui permettre de garder son niqab en tout temps, et c’est tout. Les difficultés sont survenues seulement quand il exigeait qu’elle l’enlève en présence d’hommes.

Le National Post écrit:

« At a certain point, the woman’s alleged expectation that she be insulated from even the most incidental forms of social contact with male students was deemed ridiculous, and she was given an ultimatum — compromise, or drop the class. »

Il n’est pas du tout clair qu’elle se serait opposée à de tels contacts à condition qu’elle porte son niqab – une précision importante qu’omet le National Post. On ne peut pas dire sans qualification que ce soit « une version fidèle ».

En effet, tout tourne donc autour du jugement du collège à l’effet qu’il était suffisamment important de voir son visage pour justifier qu’on l’oblige à enlever son niqab. C’est un point litigieux qui n’est jamais soulevé ni dans les médias francophones, ni dans le National Post.

Mais ce point est rejeté explicitement dans d’autres éditoriaux en anglais. Plusieurs trouvent risible l’idée qu’enseigner la prononciation à visage découvert soit tellement important que la solution soit de la renvoyer chez elle.

Si on considère qu’on n’aurait pas dû l’obliger à enlever son niqab en premier lieu, tout l’argumentaire sur les « nombreuses tentatives d’accommodements » du cégep tombe à l’eau.

L’occasion du Québec bashing était trop belle pour le Globe et CBC et ils se font plaisir de nous rappeller que nous n’avons pas le droit de défendre notre lanque , notre culture et notre identité ! C’est avec plaisir et détermination quie nous leur disons merde …….

Plus ça change, plus c’est pareil au Canada anglais vis-à-vis le Québec. Pas étonnant que l’identité canadienne des Québécois ne soit forte que le temps d’une victoire de médaille d’or au hockey olympique. Le reste du temps, rien ne nous attache à ce pays devant les attitudes peu charitables de nos supposés compatriotes…

Les fédés nous ont fait des belles promesses en 95. Promesses jamais tenues. J’ai hâte que le PQ reprenne le pouvoir… sans Marois à sa tête. On fait rire de nous dans cette fédération.

C’est bien de la part d’observateurs de l’actualité de rendre compte de la presse anglophone non pas du -pays- comme on dirait à Radio Canada mais du Canada afin de faire comprendre aux Québécois que le pays réel du Québec est chloroformée dans un pays légal qui n’est pas le sien. La majeure partie des Québécois ne prennent pas connaissance des journaux comme le National Post et le Globe and Mail, ils ignorent ce que les Canadiens anglophones disent sur eux.

En ce qui regarde le sujet du niquab, avec les conservateurs au pouvoir, la défense du pluralisme au Canada anglais est malmenée par Harper qui ignore la reconnaissance des gais dans le guide de la citoyenneté. C’est un seul exemple qui guide justement sur la mauvaise foi et l’ignorance d’un Canada envers tout ce qui ne leur ressemble pas précisément: les francophones, les autochtones et à partir de Calgary cela comprend aussi les gais, les sociaux démocrates, les anarchistes, etc..

Des étrangers cherchent à nous imposer un système de roulement incompatible avec nos rames de métro.

Des étrangers cherchent à s’accaparer nos terres.

Des étrangers refusent la laïcité que nous avons instituée pour séparer l’Église de l’État et aussi favoriser le vivre-ensemble, dans le respect.

Des étrangers cherchent à remettre en question le principe de l’égalité femmes-hommes âprement et perpétuellement défendu, sans jamais être acquis pour autant.

Des étrangers pillent nos ressources, bafouent nos lois, rejettent notre langue, notre culture.

Des étrangers s’immiscent continuellement dans les affaires de l’État québécois, présentement squatté par le parti du laisser-faire et de la dilapidation de notre patrimoine national.

Est-il possible que le peuple du Québec s’éveille au sens du léitmotiv « maîtres chez nous »?

Chassés de leur pays d’origine,les islamistes « extrémistes », ces fanatiques fauteurs de troubles, le sont-ils moins quand ils atterrissent chez nous? Islamisme militant et laïcité constituent deux antithèses.

Cacher la femme derrière un voile n’a strictement rien à voir avec la religion et tout à voir avec la domination, l’assujettissement de la femme envers le mâle dominant. Il s’agit d’une mentalité digne de l’âge de pierre. Au moment où j’écris ces lignes, nos fils et nos filles se battent et meurent au nom de la société de droit, de la démocratie, pour la liberté! Au nom de celles et ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie, à moins que tout cela ne soit qu’une sinistre supercherie, nous avons le devoir de ne pas abdiquer ici même, dans notre patrie.

Le Québec a un besoin urgent de gouvernement!

Les journaux et médias du RoC – y compris The Gazette – qui rapportent des nouvelles sur le Québec le font généralement avec autant de discernement et d’objectivité que le feraient des agences basées au Timor oriental.

C’est drôle, mais en 95, alors que les souverainistes tenaient le haut du pavé, le ROC nous a fait une belle démonstration d’amour…

Maintenant que c’est les fédéralistes qui sont au pouvoir et que les souverainistes sont au tapis, le ROC ne se gêne plus et se laisse aller à ses vrais sentiments. Comme quoi avec eux on ne se fait respecter que si on joue du coude. Les lavettes – lire les fédéralistes – ne se font jamais respecter, contrairement à ceux qui se tiennent debout – les souverainistes.

Madame Amed nous accuse d’avoir brisé son rêve : celui de servir les clients de sa pharmacie en portant un nikab ?

Elle n’est que l’objet de l’agenda des groupes fondamentalistes. C’est clair, sinon, comment une personne intelligente peut-elle croire s’intégrer dans de telles conditions ?

Je suis Québecois et bien tanné de ces braillars qui passent leur temps a se lamenter et menacer de se séparer lorsqu’un article dans le journal ne fait pas leur affaire.

C’est a force de toujours critiques et chialer comma ça que plusieurs canadiens sont devenus intolérants.

N’oubliez pas que même séparé ce sera toujours la même histoires on aura toujours devant nous le mur des lamentations Québecoise.

Toutes occasions est bonne pour faire du Quebec-Bashing dans les médias anglos. Surtout dans CanWest. Le pire article était de loin dans The Gazette.

J’ai passé quelques heures à envoyer promener nos compatriotes, même si la majorité d’entre eux dans les blogues, contrairement aux éditoriaux, étaient en faveur du geste du Québec… et souhaitait pour une fois importer le modèle québécois.

Je crois qu’on a un gros problème de communication et la hargne vicieuse de certains m’écoeurent au plus haut point. On disait hier qu’on était les Nègres Blancs d’Amérique. Je crois qu’un jour, ils devront se faire à l’idée qu’on est là. J’ai même lu ces derniers jours un commentaire qui nous comparait à la France (dans son intolérance, je n’sais plus trop quelle était le logique). Que, justement, si on était pas content icitte, qu’on déménage là-bas. Ça vous rappelle un peu le racisme primaire envers les noirs. Si t’es pas content maudit nègre, r’tourne dont en Afrique avec ta tribu. Ouais, semble bien qu’on reste, aux yeux de plusieurs, les nègres blancs de service. Welcome to Canada, Speak White. Mais tu peux porter une Burqa et souhaiter la mort de tous les occidentaux… tant que tu le fais en anglais.

Par dessus tout cela, personne n’a rien compris. Vous comprenez c’est quoi une Fatwa? Et bien, en Égypte, l’endroit d’où provient cette dame, il y a une Fatwa contre le port du Niqab. Vous comprenez pourquoi, non? Ils essayent de ne pas avoir trop de fanatiques. Tu ne peux pas porter un Niqab dans une école égyptienne, c’est INTERDIT! Tu ne peux aussi pas porter un Niqab et prétendre être une musulmane modérée. La déraison est sans fin, les pays musulmans comprennent pourquoi ils interdisent le port de ces symboles. La folie multiculturaliste n’a pas de fin. Moi, je veux fumer en classe parce que, traditionnellement au Québec, on avait le droit. On fumait dans les Universités dans les années 80, on peut faire un accommodement raisonnable pour la minorité tabagiste? Non, mais pourquoi donc? Je respecte nos traditions… et les tavernes interdites aux femmes, on les rouvre, un accommodement raisonnable pour nos coutumes, notre tradition, notre culture?

Comme le disait Yvon Deschamps: Le Monde Sont Malades.

La loi des doubles négatifs… l’intolérance de l’intolérance, c’est la vraie tolérance! John Locke aurait honte de ces débats insipides.

On passant, si vous lisez le dernier numéro du National Review… Il y a une belle photo. C’est encore sur l’Égypte. Une comparaison sur l’évolution de cette société, vers le pire. Une photo de finissants de l’Université du Caire. Dans l’une on est en 1978… aucune femme ne porte de voile d’aucune sorte. Les femmes et les hommes apparaissent ensemble, les uns à côté des autres. Une deuxième photo, au même endroit, pour la même occasion, en 2004. Toutes les femmes sont voilées. Les hommes et les femmes sont séparés. On ne comprend pas encore que ce n’est pas des traditions, c’est la régression débilitante de tous les pays musulmans vers un conservatisme religieux destructeur. C’est extrêmement récent comme dérèglement. Ce qu’on croit respecter, c’est une transformation récente. L’Indonésie était modéré il y a 30 ans… elle se rapproche maintenant de plus en plus du modèle saoudien. Mais on y croit, avant le 11 Septembre, personne n’y pensait, parce que ce n’était pas un problème. Maintenant, on se réveille mais en continuant de dormir. La propagande saoudienne a radicalisée en colonisant le monde musulman en entier (incluant celui colonisateur qui s’installe au Canada). Elle a détruite la vraie culture des pays musulmans d’hier, qui vivait au XXe siècle. La régression est extrême et rapide et s’amplifie, ne l’encourageons pas.

Tout le monde aura remarqué que madame Atef Amed frappe inlassablement les même deux touches du clavier de sa main gauche tout au long du reportage mis en scène par la CBC. Pas très fort pour la crédibilité de l’entreprise. Et si toute cette histoire était une mise en scène?

Le Québec est reconnu comme une nation a l’intérieur d’un Canada uni, donc comme une minorité, au même titre que les autres premières nations qui ont un territoire et une culture défini. Le premier pouvoir demeure celui du gouvernement du Canada et de ces citoyens (les neuf autres provinces et les principaux médias qui défendent le premier pouvoir.) et se définissent comme faisant parti prioritairement de ce pouvoir premier. Donc quand l’une de ces minorités reconnu prend une initiative concernant des droits qui normalement font parti du privilège du pouvoir central ( droit des immigrants, réglementation du territoire etc.…) le pouvoir central et ses représentants interviennent pour signifier à ces minorités la limite de leur interventions . La mentalité des médias anglophones en est une de supériorité vis à vis les minorités qui ont été reconnu comme tel par le Canada . Ne soyez pas surpris si le Québec est considéré comme une nation au même titre que les autres nations reconnues, la seule différence est que le territoire du Québec est plus vaste que Kanawake, Kanesatake etc. et qu’il a un système politique semblable au gouvernement de la supériorité Canadienne .
Je comprend très bien les Québécois qui voudrait être reconnus comme de vrai Canadiens évolués, comme le sont les citoyens des autres provinces, mais pensez, comment vous Québécois considéré les autres minorités à l’intérieur de votre territoire et vous comprendrez comment les canadiens vous considèrent.
Cela fait parti des réalités de l’existence, le patron se sent supérieur et plus évolué que ses subordonnés, le Général se sent supérieur à la troupe, Outremont se sent supérieur à Hochelaga, les intellos supérieur au petit peuple, etc.
Je sympathise avec les premières nations reconnus par le gouvernement Canadien dont le Québec fait parti. Le pouvoir central lui, fait passer son message pour rabrouer ces nations reconnus par l’intermédiaire de ces médias, protecteur de la morale plus progressive du Canada.

Robert Brodeur
Résident du Minnesota

J’ai déjà entendu des gens prétendre qu’au Québec on était plus évolué qu’au us ou en ontario parce qu’on avait des dances contact, des bars qui ferment a 3 heures du matin. Sauf que faut être un peu ignorant pour penser comme ça.

Ils n’avaient pas encore compris qu’il y avait un prix à payer non pas pour avoir sorti la religion de notre culture mais pour avoir ouvert la porte aux libertées absolues.

On ne fait plus d’enfants on préfère jouer aux fessses. On veut une société ou on est prêt a sacrifier la famille pour combler nos caprices. On se fout que des mères ou des pères de familles travaillent jusqu’è 9 heures le soir pourvu qu’il y ait quelqu’un l’autre coté du comptoir pour nous servir à l’heure qui nous convient.

Mais pour faire rouler notre économie faut plus de monde donc plus d’imigrés. C’est la suite logique des choses. Plus d’imigrés veut aussi dire plus de cultures étrangères dans nos quartiers. Mais de quoi nous plaignons nous au juste ce n’est pas ce que nous voulons?

Je ne sais pas ce que pensent les psychiatre et les psychanalystes de ce besoin qu’éprouvent, ceux que j’appellerai les religieux ultra-orthodoxes, de montrer leur appartenance à une religion. Sans être un de ces spécialistes, j’aurai tendance à croire que les « ultra » compensent leur manque de maturité par une grande rigidité tournée vers l’extérieur. Ils tiendraient à montrer qu’ils sont croyants, plus que ceux qui peuvent être aussi des « religieux », mais qui vivent leur religion de façon intérieure. En d’autres mots, le symbole devient plus important que ce qu’il est sensé représenter, c’est la forme qui prime sur le fond; celui qui veut se faire « humble » finit par se montrer « exhibitionniste ». Si Mme Naïma Atef Amed rêve véritablement de devenir pharmacienne ici, elle devrait peut-être commencer par faire preuve d’un peu d’humilité réelle, en acceptant de s’intégrer, même partiellement, dans la société québécoise.

Quant à la tentative d’assimiler l’interdiction du voile intégral avec le code vestimentaire obligatoire des talibans, c’est d’une mauvaise foi évidente. La justification de ce voile pour les talibans, c’est de maintenir les femmes dans leur rôle de servante, presque d’esclave. Ici, l’interdiction du voile n’a pour but que de confirmer l’égalité des sexes. L’esprit sous-tendant les deux « lois » est tout à fait différent et prétendre le contraire relève soit de la bêtise, ou est le fruit d’un esprit hautement manipulateur.

Une chose qu’on mentionne peu est que, de par sa profession, elle aura possiblement à travailler dans le secteur privé.

La réalité restera la suivante: On ne l’engagera pas par peur de poursuites. Aucun racisme n’est nécessaire ici, juste une réalité pragmatique. Le chômage des Musulmans est élevé à travers la planète. Si on s’informe un peu, on remarque que bien souvent, ils ne sont pas embauché spécifiquement à cause des «organismes» et «droits de la personne» qui prétendent les défendre.

C’est à double tranchants. Plus on accommode vers cette pluralité, à force de pressions gouvernementales et de poursuites des tribunaux des droits de la personne, plus on rend l’employabilité de cette minorité impossible. On amplifie la marginalisation en la légalisant à outre mesure. Qu’on soit à Berlin, à Paris ou à Sydney, la constante est la même dans ces démocraties libérales: La minorité musulmane ne trouve pas d’emploi. Malgré tous les «efforts» des accommodements, la situation ne s’améliore pas. C’est facile de blâmer le pays hôte. Mais comme le disait Plume, «qui c’est qui est l’hôte, mais qui c’est qui est l’hôte donc?».

C’est clair non?

«J’me d’mande souvent
Quand j’trippe en société
Qui c’est qui est l’hôte?
Mais qui c’est qui est l’hôte, donc?
Qui c’est qui est l’hôte quand un gars fait un party?
C’tu l’invitant?
Ou l’invite?

C’est important d’savoir toutes ces choses-là
Si tu veux pas passer pour un ingrat
Étant donné qu’on va souvent chez d’hôtes
Faudrait au moins savoir qui c’est qui est l’hôte…

Tu r’çois du monde dans ton appartement
‘sont assis toute la gang su’ ton divan
Pis comme tu voudrais pas d’prendre pour un hôte
Ben tu te d’mandes encore qui c’est qui est l’hôte?

Around the world that’s all the same question
Y a ceux qui r’çoivent et pis y a ceux qui donnent
Tout l’monde se pile s’es pieds les uns, les hôtes
Sans trop savoir au juste qui c’est qui est l’hôte»