Laïcité: débat serein ou joute politique? Et la position des partis

Le débat est important, mais il s’annonce émotif. Trop? Les risques de dérapages sont élevés et le gouvernement Marois ne semble pas vouloir les minimiser.

Les trois chefs de l'opposition à l'Assemblée nationale,  François Legault, Philippe Couillard et Françoise David. Les trois se sont assis avec L'actualité pour de grandes entrevues, début août.

Les trois chefs de l’opposition à l’Assemblée nationale, François Legault, Philippe Couillard et Françoise David. Les trois se sont assis avec L’actualité pour de grandes entrevues, début août.

Le débat est important, mais il s’annonce émotif. Trop? Les risques de dérapages sont élevés et le gouvernement Marois ne semble pas vouloir les minimiser.

Il faut pourtant garder la tête froide. Les accommodements religieux (qu’on peut aussi appeler «laïcité» pour être plus précis ou «valeurs québécoises» pour faire être plus accrocheur) est une dynamite à manier avec soins.

L’article du Journal de Québec ce matin et les réactions qu’il suscite se sont chargés de nous le rappeler (voir ici, avec une illustration assez caricaturale pour accompagner le texte).

Selon les informations du Journal de Québec, le gouvernement Marois ne fera pas dans la demi-mesure. Il veut bannir les croix ostensibles, le turban, la kippa juive et le hidjab de tous les ministères et organismes publics, mais également des CPE, des écoles et des hôpitaux. Simples fonctionnaires dans un bureau, médecins, professeurs, éducatrices en services de garde, policiers, magistrats, procureurs de la Couronne et ainsi de suite devraient tous laisser leurs croyances à la maison et ne rien afficher.

L’un des coprésidents de la commission Bouchard-Taylor, Charles Taylor, n’a pas digéré les intentions du gouvernement, allant jusqu’à les comparer avec la répression homophobe de Vladimir Poutine en Russie. Disons qu’il ne fait pas dans la dentelle, M. Taylor…

Le bannissement de tous signes religieux lui apparaît inconcevable. Taylor synthétise ainsi les principes du rapport de sa commission: «les institutions sont neutres et les individus sont libres ». Il ajoute: «Une proscription absolument généralisée de toute une catégorie de la population suivant leurs convictions religieuses, c’est du jamais vu. C’est littéralement inouï», dit-il.

Est-ce un ballon d’essai pour occuper le terrain médiatique ou le gouvernement péquiste ira véritablement en ce sens? Il faudra attendre que le ministre Bernard Drainville s’explique. Un projet de loi sera déposé cet automne et des consultations auront lieu.

Mais s’il fonce, Charles Taylor a raison, M. Drainville devra expliquer comment il entend respecter les chartes des droits et libertés du Québec et du Canada avec ce type de mesures. Plusieurs droits s’entrechoquent dans ce débat. Plusieurs principes et valeurs aussi. Ce n’est pas simple. Il faudra y aller avec une précision chirurgicale.

Sera-t-on en mesure, comme société, d’en débattre sereinement, avec calme et panache, sans les raccourcis simplistes qui accompagnent souvent ce débat? L’automne nous le dira…

En attendant, voyons la pensée des trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale sur cette question.

Il y a deux semaines, pour une série de textes à paraître dans le magazine qui sera en kiosque vendredi, j’ai mené de grandes entrevues avec Philippe Couillard, François Legault et Françoise David. Plus d’une heure avec chacun des chefs, au cours de laquelle nous avons abordé plusieurs sujets chauds de l’automne, notamment la charte des valeurs québécoises (l’intégrale des entrevues sera disponible dans notre version iPad pour les abonnés, et sur le web en cliquant ici).

(Pauline Marois devait nous accorder une entrevue, mais elle a changé ses plans à plusieurs reprises, avant de décliner, faute de temps…)

Des conversations qui aident à situer le débat, à comprendre la pensée des chefs lorsqu’on leur laisse plus qu’une «clip» de 15 secondes pour s’expliquer. Alors que tous les partis sont sur les blocs de départ, si on souhaite un débat serein, il faut écouter, et laisser du temps aux explications.

Voici donc les extraits de mes entrevues sur la laïcité et le débat qui s’enclenche.

Extraits de l’entrevue avec François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

– La question identitaire fait partie de vos priorités de l’automne. Comment voyez-vous ce débat?

«J’attends de pied ferme Philippe Couillard. Je crois que ce sera son moment de vérité. L’approche du Parti libéral de Couillard est « le Canada d’abord », le multiculturalisme avant tout. Il n’a pas montré qu’il veut défendre les valeurs québécoises, qui ne sont pas les mêmes qu’au Canada anglais. Sur la langue, il a même refusé de discuter d’améliorations à la loi 101. Du côté du PQ, c’est « le Québec seulement », une certaine fermeture. Nous, ce sera « le Québec d’abord », une approche équilibrée, avec le respect de l’égalité hommes-femmes et le respect de la tradition catholique du Québec.»

François Legault. Crédit photo: Guillaume Simoneau
François Legault. (Crédit photo: Guillaume Simoneau)

– C’est un sujet délicat, on l’a vu avec le débat sur le turban au soccer ce printemps. Les braises des feux allumés par les accommodements religieux ne sont pas éteintes. Est-ce qu’on peut avoir un débat posé ?

«On doit avoir ce débat. On est rendu à l’étape de légiférer, pas de consulter. J’espère que le gouvernement proposera des lois. J’ai étudié plusieurs points de vue cet été, allant de Gérard Bouchard à Mathieu Bock-Côté. Je suis prêt à faire ce débat, qui est important. C’est une question d’identité. Quand on propose une idée comme notre projet Saint-Laurent, ça peut seulement fonctionner avec un peuple qui porte ce projet, qui est confiant et fier. Il y a une notion identitaire là-dedans.

Les Québécois ne veulent pas entendre parler de souveraineté, mais ne sont pas prêts à épouser les valeurs du Canada anglais, qui est multiculturaliste. Au Québec, il y a une majorité francophone — vulnérable en Amérique du Nord — qui a un passé catholique. On ne peut pas avoir la même approche que le Canada. Le Québec doit davantage défendre son identité.

On aura l’occasion de prendre position. Il y a même une section de mon livre sur le sujet, alors je ne peux pas trop en révéler. Mais on est rendu à l’étape de donner des guides, de se positionner sur les employés de l’État. Il y a eu la loi 101 sur la langue. On est maintenant à l’étape des lois sur les valeurs québécoises.»

Extraits de l’entrevue avec Françoise David, co-porte-parole de Québec Solidaire

– L’un des gros sujets de la rentrée sera la charte des valeurs québécoises que proposera le gouvernement. Vous êtes d’accord avec cette initiative ?

«C’est ce que j’appelle le « vivre ensemble ». Il y a le dossier de la laïcité et celui de la langue. L’identité au sens large. Je ne comprends toujours pas pourquoi le gouvernement a renommé ça les « valeurs québécoises », alors qu’il est question de laïcité.

Il faut que la nation québécoise se développe autour de valeurs communes. La difficulté, c’est de garder un équilibre entre l’identité collective, comme les valeurs d’égalité, la séparation de l’Église et de l’État et ainsi de suite, tout en respectant les droits individuels, y compris le droit à l’expression religieuse.

Notre position est que les employés de l’État peuvent porter des signes religieux, mais avec certaines balises. On se rallierait assez facilement à l’idée d’interdire le port des signes religieux pour toute personne qui représente l’autorité de l’État, comme les policiers ou les juges. On est également contre le port du niqab et de la burqa pour toutes les employées de l’État qui offrent des services, comme les enseignantes ou les infirmières.

Je suis influencée par Gérard Bouchard, qui a publié L’interculturalisme : un point de vue québécois. Il y a peut-être un ou deux éléments mineurs avec lesquels je suis en désaccord, mais dans l’ensemble, c’est un ouvrage remarquable d’équilibre. Il répète à quel point on doit prendre en compte la majorité qui compose un peuple, qui a une culture et une histoire, et prendre aussi en compte les droits des minorités. La majorité ne doit pas devenir tyrannique.»

Françoise David. (Crédit photo: QS)
Françoise David. (Crédit photo: QS)

– Il va y avoir des débats délicats, comme permettre ou interdire le hidjab pour les enseignantes ?

«C’est permis actuellement et ça ne semble pas soulever de problème majeur dans les classes. C’est le cas aussi des infirmières et personne ne m’a écrit ou téléphoné pour se plaindre. Dans l’équilibre, il faut s’assurer que les femmes croyantes ne restent pas à la maison parce qu’elles sont ostracisées sur le marché du travail. Quand on exclut, on ne peut pas intégrer. Évidemment, il y a des pas à ne pas franchir, comme permettre la burqa aux fonctionnaires qui donne des services. On ne peut pas aller jusque-là. »

– Est-il possible d’avoir un débat serein ? On l’a vu avec le port du turban sur les terrains de soccer, la controverse n’est jamais loin…

«Il y a danger à l’horizon, certainement. Il faudra être prudent. On pourrait penser que c’est simple, mais ce ne l’est pas. Il est facile de dire que les minorités n’ont qu’à se conformer à l’opinion de la majorité, point barre. Mais dans l’application, il y a des nuances.»

– Avez-vous peur que le gouvernement soit tenté de se servir de ce débat pour remonter dans les intentions de vote ?

«Je suis un peu inquiète. Est-ce que ça prendrait des saveurs populistes, autant qu’avec Mario Dumont à l’ADQ ? J’ose croire que non. Je ne vois pas très bien Mme Marois dans ce rôle-là. Mais c’est tellement facile de déraper tous autant qu’on est. C’est rempli d’émotions. Ce ne sont pas des dossiers totalement rationnels, il faut l’admettre. Je fais appel à ce qu’on a de meilleur au Québec, et je dis : « On est appelé à vivre ensemble, il faut s’entendre sur des valeurs communes, mais rester ouvert à la différence, c’est important. »

Extrait de l’entrevue avec Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec

– La charte des valeurs québécoises que veut faire adopter le gouvernement sera l’un des sujets importants cet automne. Vous dites que vous pourriez rejeter ce projet. N’est-ce pas une discussion que le Québec devrait avoir ?

«Oui, mais ce que j’ai voulu faire, c’est d’indiquer le périmètre dans lequel je vais évaluer ce projet. Je ne suis pas contre — je vais lire la proposition — mais il y a deux écueils qu’il faut éviter. Le premier, c’est de présenter comme des valeurs québécoises des valeurs universelles qui sont protégées par nos chartes et auxquelles le Québec adhère de toute façon, comme l’égalité des hommes et des femmes. On entend les gens parler de ça comme s’il fallait l’inventer, alors que c’est déjà là. Même chose pour l’accès à la justice, les droits d’expression et d’association, la liberté de presse et ainsi de suite. Ce qui est essentiellement québécois, c’est la primauté du français dans l’espace public et le Code civil comme mode d’administration judiciaire.

Le deuxième écueil, c’est de confondre une valeur, un principe, avec un débat politique. La récupération politique de cet enjeu m’inquiète. La technique du PQ est d’attiser l’insécurité linguistique et l’angoisse identitaire. C’est un discours d’assiégé, négatif, qui m’horripile. Comme si les Québécois étaient sous la menace des autres, à l’extérieur et à l’intérieur. Je n’aime pas ce genre de message.»

Philippe Couillard. (crédit photo: Francis Vachon)
Philippe Couillard. (crédit photo: Francis Vachon)

– On l’a vu avec la controverse du turban au soccer, il y a un fondement à ce débat. Quelque chose n’est pas réglé…

«Il y a aussi beaucoup d’événements montés en épingle et le traitement médiatique en fait des controverses. Mais c’est vrai, il y a des choses utiles à faire. La commission Bouchard-Taylor suggérait de mettre en place un guide pour les administrateurs publics. C’est une bonne idée. Il faut avoir cette discussion et on va l’avoir à l’interne, au PLQ. On a formé un groupe de travail sur l’identité qui arrivera avec des idées sur cette question.

Au Québec, on a une société diversifiée. Je veux que toutes les communautés puissent s’exprimer sur cette question. Je lis Mathieu Bock-Côté et d’autres, et ils semblent s’indigner que la majorité ne puisse pas unilatéralement dicter ses valeurs à l’ensemble de la société. Ça me semble pourtant fondamental. Par exemple, le million de Québécois anglophones font partie du Québec, mais s’ils sont considérés comme hors du périmètre de l’identité québécoise, qu’est-ce qu’on a créé ? Certainement pas un sentiment d’appartenance.

Il y a une citation de Thomas Jefferson [NDLR : président des États-Unis de 1801 à 1809] que j’aime beaucoup. Il a dit : « On s’attend à ce que la majorité l’emporte dans une société. Cependant, pour que cette victoire soit légitime, il faut que la minorité soit protégée par des droits équitables et un encadrement juste, dont la violation signifie l’oppression. » Il faut donc être vigilant. Une société se définit beaucoup par la façon dont elle gère le rapport entre la majorité et les minorités. Ce n’est pas parce que nous, les francophones, avons été traités injustement à une certaine époque que ça nous donne l’autorisation d’utiliser la même approche par rapport à nos minorités.»

– On a entendu des critiques dirent que Philippe Couillard, c’est « le Canada d’abord », c’est le multiculturalisme, ce qui explique votre réticence à l’égard de la charte des valeurs québécoises…

«Je suis québécois et j’en suis très fier. Mon ancêtre est arrivé en 1613. Mais ma citoyenneté à moi n’a pas une plus grande valeur que celle du nouvel arrivant. Pour l’avenir du Québec, son appartenance à la fédération canadienne, il faut envoyer un message positif de coexistence sur un grand territoire. Le multiculturalisme est inscrit dans la Constitution canadienne, mais au Québec, on a davantage tendance à adopter l’interculturalisme. Je suis d’accord, mais il faut le définir. Pour moi, ça veut dire que toutes les communautés vivent de manière harmonieuse, mais autour de valeurs partagées, et c’est là que l’exercice peut être très positif ou très négatif. Tout le monde est sur le même pied, mais on explique clairement quelles sont nos valeurs. La plupart sont universelles. La différence, c’est le français comme langue commune, et toutes les cultures doivent s’y rallier. Je suis partisan de la laïcité ouverte, pas fermée, qui ressemble à une autre forme de fondamentalisme.»

Mon nouveau collègue blogueur, Jérôme Lussier, a écrit sur le sujet il y a quelques jours. Pour lire son billet, «échecs identitaires», c’est par ici.

Mon autre estimée collègue, Josée Legault, abordait aussi ce sujet en mai dernier dans «Retour au village des valeurs». À lire par ici.



 

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Bravo à Drainville et au PQ. Reste à voir s’ils vont aller jusqu’au bout. (c’était le slogan du FLQ non?)

Un fonctionnaire doit être neutre. Je ne veux pas être arrêté par un policier musulman ou juif, je veux être arrêté par un policier québécois.
Je ne veux pas que mes enfants soient gardés par des femmes voilées. Je veux qu’ils soient gardés par des gardiennes québécoises.
Je ne veux pas grandir dans une société religieuse. Je veux grandir dans un Québec religieusement neutre

Dans une société comme la notre, qui n’est pas un bloc monolithique, la seule approche sensée sur le plan religieux c’est la laïcité, tout simplement.
Toutes les grandes religions monothéistes sont dogmatiques et très tournées vers le prosélytisme. Toutes les religions chrétiennes par exemple ont leurs effectifs de missionnaires qui parcourent la planète pour sauver le monde. L’islam avec son jihad n’est pas de reste. Comment ainsi espérer une paix sociale où tous les groupes se rencontreraient sur la place publique. C’est une pure utopie. Dans notre langage coloré on dira : «Au plus fort la poche !» Rien de très réjouissant.

M. Legault souhaite avoir un débat posé. Les défenseurs des principes de LEUR religion seront-ils près à ne pas faire entrer leur religion sur la place publique? À qui demanderons-nous d’être «posé» ?

Mme David, quant à elle, souhaite que la majorité ne devienne pas tyrannique. C’est très bien. Mais souhaite-t-elle aussi que les groupes minoritaires ne prennent pas en otage la majorité en jouant aux victimes ?

Quant à notre ineffable M. Couillard, je lui demanderais : les croyances religieuses d’un groupe spécifique peuvent-elles modeler le marché du travail ?

De plus, il est logique de penser que tous doivent assumer leurs choix religieux. Si une personne donne, dans sa vie, priorité à ses principes religieux, il est logique de penser que cette personne vive avec les conséquences de ses choix.

«Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?»
[Voltaire]

Bravo au PQ !

Que ces religieux démonstratifs,l changent leurs voiles, leurs kippas et leurs turbans pour des bonnes tuques de laine patriotiques avec des ceintures fléchées qui coupent les vents froids à la ceinture, en retenant la chaleur du porteur. C’est beau et chaud en hiver, saison présente, presque toute l’année, au Québec. (Elle devrait être bientôt de retour).

Que le PLQ et la CAQ se contentent d’accommodements pour mieux aider à engraisser leurs caisses électorales, souvent remplies par les très généreuses et religieuses ethnies, c’est M. Parizeau qui nous l’a déjà dit. C’était déjà le cas
en 1995. C’était l’argent et les votes ethniq

Suive et fin ( C’était l’argent et les votes ethniques, 2 choses venant souvent des mêmes « croyants ».)

Bonjour,

Tout en espérant que tous les crucifix et les signes ostentatoires de la religion catholique prennent « le bord » en nous débarrassant de ce que nos nationalistes québécois nomment un « héritage du passé ». Commencez donc par donnez l’exemple de la laïcité, vous autres les nationalistes québécois car aux yeux de la Planète entière, vous passerez pour des intégristes et des intolérants, séquelles de votre nationalisme .étroit et tout à fait revanchard…….. Avec plaisir, John Bull.

(1)

Charles Taylor …

« «Une proscription absolument généralisée de toute une catégorie de la population suivant leurs convictions religieuses, c’est du jamais vu. C’est littéralement inouï», dit-il »

C’est drole mais pourtant …on ne permet pas les symbole politique dans la fonction publique.

Pourtant la liberte d’association est un element important de la charte et de la societe quebecoise.

On peut meme dire que dans le cas de certaines appartenance politique … par exemple souverainiste ou federaliste que cette appartenance fait partie integrante de la personne. C’est pas banal.

Pour ce qui est de

« Taylor, n’a pas digéré les intentions du gouvernement, allant jusqu’à les comparer avec la répression homophobe de Vladimir Poutine en Russie »

Dans le fond … des fois prendre une marche ca fait du bien …. surtout quand on est un philosophe qui en vient a faire des comparaisons douteuses.

(2)

Francoise David

« C’est permis actuellement et ça ne semble pas soulever de problème majeur dans les classes. C’est le cas aussi des infirmières et personne ne m’a écrit ou téléphoné pour se plaindre »

Serieusement est-ce qu’on peut penser a un argumentaire plus ridicule ??? ….

Un argument qui pourrait bien s’appliquer a tout et rien.

Ca doit etre ca faire la politique autrement …

Ca ressemble a quand Legault ou un autre dit qu’on voit personne se battre dans les rues pour qu’on ouvre la constitution …

On voit tu du monde se battre dans les rues pour le projet saint Laurent ou du monde appeler francais david pour mettre en branle une constituante …

(3)

Moi ce que j’aimerais c’est une veritable discussion de la laicite.

Pour les histoires de laicite fermee et ouverte c’est tellement epais on dirait une astuce de langage de 3e annee primaire.

A rester a l’argument

laicite ouverte = bien car ouverte

pis laicite = pas car fermee

Il me semble qu’on est loin du debat intellectuel que ca devrait demander.

Note de meme en philosophie on prefere souvent utiliser les termes « fort » et « faible » quand il s’agit de principe.

Il ne faut pas confondre le turban des Siks et le voile musulman pour les femmes.

Chez les Siks, le turban valorise l’individu qui le porte. C’est un symbole noble.

Chez les Musulmans, le voile diminue la femme, la dévalorise, l’abaisse. C’est son but premier. C’est loin d’être noble. Au contraire.

Il y a six mille ans, chez les Assyriens, on décida, pour des raisons historiques qu’il serait trop long à développer ici, d’humilier les femmes en les forçant à cacher ce qui les rendaient les plus fières, les plus orgueilleuses : leur chevelure.

Cette décision, cette politique d’humiliation fut adoptée dans beaucoup de régions de l’Orient. Ce ne sont pas les Musulmans qui ont inventé ce voile humiliant, réducteur, méprisant. Mais la raison de son invention, son apparition s’est perdue dans la nuit des temps, mais pas pour tout le monde. 🙂

Il faut donc que dans la Charte de la laïcité du Québec le port du voile soit banni, par respect pour les femmes, et il faut, du même souffle, que le crucifix à l’Assemblée nationale prenne le bord, comme on dit communément. Il n’y avait pas de crucifix à l’Assemblée nationale avant Duplessis et il faut indiquer clairement à tous qu’au Québec religion et administration des affaires de l’Etat sont deux univers différents, parallèles. Et des parallèles ça ne se croisent pas.

@ Serge Gingras,

Si je vous comprends bien, nos grands-mères et pour certains nos mères qui portaient le foulard portaient ces foulards par humiliation. On peut humilier les femmes et bien des hommes de mille façons. La rémunération de l’emploi en est un bon exemple : beaucoup pour les uns, pas grands choses pour d’autres, c’est un outil bien plus convenable que le foulard pour produire des discriminations et des humiliations de toutes sortes entre les sexes et entre tous les humains. N’est-il pas dit quelque part que nous naissons tous égaux ?

En géométrie justement, on ne sait pas exactement si toutes les lignes n’auraient pas une origine commune. Aussi les parallèles se rencontrent dans le firmament et dans l’absolu. Dans la vie de tous les jours, elles se rencontrent visuellement, c’est là-dessus que s’est formée la perspective, dans le domaine des arts ce sont les univers parallèles qui s’entrechoquent ; forment en quelques sortes un joyeux chaos.

» Si je vous comprends bien, nos grands-mères et pour certains nos mères qui portaient le foulard portaient ces foulards par humiliation. » Serge Drouginsky

C’est exactement le cas. Les juifs aussi imposaient le voile des cheveux des femmes, pour les mêmes raisons. Remarquez que les Juifs gardent leur chapeau pour parler à Dieu. Alors peut-être que les femmes devaient, elles aussi, cacher leur coiffure. Mais les Juives modernes sont maintenant découvertes. Se couvrent-elles lorsqu’elles prient? Je n’en ai pas la moindre idée, ne fréquentant pas les synagogues. 🙁

» N’est-il pas dit quelque part que nous naissons tous égaux ? » S G

En effet, c’est même écrit dans la Constitution américaine. Mais il y a parfois un abîme entre le rêve, l’idéal et la réalité.

J’ai terminé la biographie de Mme Thérèse Casgrain, Par Mme Nicolle Forget. Il y a plus d’une façon de diminuer, rabaisser, humilier les femmes. Ce livre regorge d’exemples navrants. Nous revenons de loin. Et c’est l’héritage judéo-chrétien qui est le premier responsable. Nos machos Québécois aimaient beaucoup St-Paul.

Je me contenterai de ça. Mais la lecture de cette biographie est édifiante. Je ne saurais trop la recommander.

Serge Gingras

@ Serge Gingras,

Vous avez raison, la société patriarcale est un héritage judéo-chrétien. Ce qui ne signifie pas que d’autres sociétés n’aient pas pratiquées sous diverses formes des modèles assez comparables. En fait le principe de la soumission à Dieu est magnifié par le monothéisme, la soumission de l’homme à son père créateur. La soumission de la femme à l’homme s’explique aussi par le principe du passage progressif de la polygamie à la monogamie. Comme aussi par le développement des valeurs familiales.

On pourrait évidemment épiloguer assez longtemps sur le sujet. Je comprends que dans une société évoluée, grâce au progrès du mouvement féministe il était temps de corriger les erreurs du passé. Toutefois, lorsque j’observe le nombre des mères monoparentales qui pullulent actuellement, les familles reconstituées qui souvent sont dysfonctionnelles. Les coûts que tout cela a pour la société. Je me dis parfois que le présent n’est pas systématiquement plus glorieux que le passé.

J’aimerais ajouter toutefois, que les foulards et autres couvertures ou coiffes sont encore des parures. Lorsque la coquetterie l’emporte plus souvent qu’autrement sur la soumission. En somme, il y a ce que les gens croient et ce qui est. Ma grand-mère était juive, se couvrait les cheveux lorsqu’elle était à l’extérieur, elle était très coquette et pas du tout soumise à mon grand-père. On peut dire même que c’est elle qui dirigeait. Alors, tout est relatif. Est-ce dire que mon grand-père était entièrement soumis à sa femme ? — Peut-être et je ne suis pas sûr qu’il faisait figure d’exception. Pour beaucoup de femmes juives, les hommes sont d’abord de grands enfants, leur rôle est fondamental pour maintenir l’équilibre et l’harmonie du foyer.

Quant à Dieu, il voit ce qui se passe dans toutes les têtes couvertes ou bien pas. Question de croyances évidemment.

Bonne soirée.

Je pense que vous vous plaisez à créer des sophismes. Vous poser la question: «Si je vous comprends bien, nos grands-mères et pour certains nos mères qui portaient le foulard portaient ces foulards par humiliation.» Or vous ne précisez pas qu’on les obligeait, subtilement, à agir de cette façon. Comme on les obligeait à avoir des enfants sous peine de passer l’éternité en enfer.

Vous jouez aussi à noyer le poisson. Si d’autres méthodes d’humiliation existent, le port du foulard est donc banalisé. Alors pourquoi s’en faire pour une telle banalité. Voilà bien, en filigrane, votre raisonnement.

Votre grande instruction, votre vaste expérience du monde et peut-être votre intelligence ne vous ont donc jamais permis de saisir la valeur des symboles ?

Surprenant tout de même.

« L’orgueil, l’éternel orgueil, le besoin de briller et d’étonner le monde par des mérites que l’on n’a pas ! »
[Georges Courteline]

@ Monsieur Drouin,

Je n’ai pas besoin de faire des précisions, puisque vous les faites si merveilleusement et si hypocritement (je n’ai pas le monopôle de l’hypocrisie) bien à ma place. Ce serait comme vous retirer le pain de la bouche.

À propos savez-vous qui a popularisé le mot de « snobinard » ?
George Courteline : « La dégaine snobinarde et hautaine »….

Prenez de la hauteur mon cher, vous en avez besoin !

On alimentera l’hystérie médiatique et c’est déjà parti. La rumeur veut que le gouvernement ne propose pas une charte systématique si ce n’est que de lancer cette ébauche. En se rappelant que le gouvernement Marois est de nature timide peu audacieux voire bien articulé. Alors, les cris et hurlements sont suspects pas seulement par la faiblesse d’un gouvernement minoritaire mais en rapport avec le sujet parce que voir la religion envahir les soins des malades chez des infirmiers ou infirmières portant des signes ostentatoires c’est un progrès de la démocratie? La religion est à l’origine publique et envahit toute la collectivité de ses rituels et valeurs. Refuser de maintenir le caractère privé des religions depuis que la raison démocratique ait remplacé les monarchies d’ancien régime c’est prendre des risques avec le principe vital de neutralité publique des convictions.

Quant à moi, je n’ai aucun problème, vraiment aucun problème avec les signes dits ostentatoires, quel qu’ils soient. Je trouve même que cela apporte de la diversité dans le paysage, c’est un peu comme si on décidait de bannir les fleurs sous prétexte que certains symboles floraux pourraient contrevenir aux valeurs laïques québécoises. Pourquoi ne pas bannir la rose dans l’espace publique, sous prétexte que ses épines rappellent la couronne du Christ et pendant qu’on y est la fleur de lotus, un symbole des religions de l’Inde !

Quand on porte un nom comme le mien, on est déjà ostracisé par 50% environ de la population. Pas besoin de signes ostensibles. Même quand on vote PQ et BQ comme cela a été mon cas. On se fait incendier pareil sous prétexte que nous incarnons le vote ethnique, le vote de l’argent, l’anglicisation, le fédéralisme et le reste du Canada. C’est quoi les valeurs québécoises dans tout ça ?

Même lorsqu’on ne porte aucun signe distinctif, absolument aucun comme c’est mon cas, on est automatiquement assimilé aux juifs, aux sionistes, tous ennemis de la Palestine. Quand d’autres fins observateurs me prennent pour un arabe (donc un infidèle ou un musulman), parce que j’ai le teint basané quand je prends le soleil et les cheveux frisés. Bref, je peux pas être considéré comme un québécois ordinaire, faut automatiquement me coller une étiquette et me cataloguer. Merci la commission Bouchard-Taylor !

Quant à moi, j’aime aussi les arabes avec ou sans signes apparents. Ainsi les natifs de la méditerranée, peu importe qu’ils soient religieux ou bien pas sont aussi mes frères et mes sœurs tous québécois.

Sous prétexte que je sais prononcer comme il faut le nom de Mahmoud Ahmadinejad (l’ancien président de l’Iran), — une chose évidemment impossible pour le maire de ville Saguenay — cela signifierait que je serais l’un des leurs. C’est sans doute vrai, j’aime bien aussi les iraniens.

Que dire des populations natives, qui pourtant nous ont précédées et pour qui quelques chartes que ce soient ne s’appliquent vraiment pas puisqu’on ne les a pas vraiment consultées, comme s’il s’agissait d’un peuple fantôme avec pourtant un excellent taux de natalité et avec lesquels on va devoir tôt ou tard composer. Eux aussi, tous des québécois, nos valeurs sont communes.

Donc la « charte des valeurs québécoises », valeurs que soit dit en passant j’ai adoptées depuis longtemps sans jamais y avoir été ni contraint ni forcé ; c’est-tu fait pour moi, pour nous tous ou c’est-tu fait pour rassurer et tenter de fidéliser un électorat toujours plus volage qui boude plus souvent qu’autrement l’idéal de souveraineté ?

Monsieur Bernard Drainville qui pourtant est mon député, se trompe complètement de cible lorsqu’il s’apprête à prodiguer les conditions parfaites pour mettre dos à dos toute la population. Le rôle du gouvernement n’est-il pas d’unir, de réunir, d’être solidaire avec l’ensemble de nos concitoyens ?

Qu’importe le patronyme ou le nom de famille, la religion, la condition sociale, la couleur de la peau ou les signes de l’appartenance quel qu’ils soient ! Ce qui fait la noblesse et la beauté de la laïcité, c’est quand ce sont les hommes qui se tiennent debout et se tendent la main, qui pour le bien commun se rendent capables de surpasser leurs clivages et leurs préjugés. Les chartes et les lois sont des auxiliaires, des outils rien de plus rien de moins. Ce ne sont pas elles qui rassembleront et forgeront la valeur, l’âme, la sensibilité de toutes les québécoises et des québécois.

— Dans un éditorial de L’actualité intitulé : « Grands parleurs, petits faiseurs ? » en date du 9 janvier 2008, Carole Beaulieu écrivait ceci : « Assez de discours sur les « valeurs des Québécois ». Si on commençait par être à la hauteur de ce qu’on dit ? »

Vous pouvez lire l’intégral de son texte sous le lien suivant :
http://www.lactualite.com/societe/editorial-de-carole-beaulieu/grands-parleurs-petits-faiseurs/

Vous cachez votre orgueil et votre arrogance derrière une fausse humilité. L’existence ne résume pas à une visite dans un zoo ou au jardin botanique à la recherche des animaux ou des plantes exotiques sous prétexte de la beauté de la diversité.

Comme plusieurs fédéralistes québécois, vous crachez sur la recherche d’une avenue où la laïcité deviendrait une valeur sociale en l’associant à la souveraineté, ce qui évidemment devient nécessairement un péché mortel. Quel vicieux amalgame !

La laïcité que vous semblez désirez, serait selon ce que je comprends de votre commentaire, un peu comme le Saint-Esprit. C’est intangible et sa rôde au-dessus de notre belle humanité. Paroles ! Paroles. Allez raconter cela à ceux qui périssent sous les bombes et les attentats suicides des uns ou des autres.

Vous vous donnez des airs d’intellectuel qui vit dans sa tour d’ivoire.

« La hauteur de l’orgueil se mesure à la profondeur du mépris. »
[André Gide]

Voici ma vision d’une charte que pourrait adopter le Québec afin de mettre fin à toute ambiguïté concernant les croyances religieuses, la langue française et l’égalité entre les sexes:

Charte de la laïcité et de l’égalité entre femmes et hommes du Québec

1- Toute personne voulant immigrer au Québec s’engage à apprendre la langue française durant les six premiers mois de son arrivée. Pour ce faire, le gouvernement rendra accessible gratuitement un cours accéléré d’apprentissage de la langue française aux nouveaux arrivants. La personne qui ne se conforme pas à cet engagement sans raison valable pourra être expatriée vers son pays d’origine via la procédure légale d’Immigration Canada. (Entente à être négociée avec le gouvernement du Canada)

2- Le Québec étant un État laïc, aucun symbole religieux et/ou ostentatoire n’est toléré en public.

3- Les femmes et les hommes résidants au Québec sont considérés par nos lois comme étant des êtres égaux en tout points et ce peu importe leur nationalité, leur orientation sexuelle et leurs croyances religieuses.

4- Toutes les sociétés d’État provinciales offrant des services aux citoyens du Québec le font de façon respectueuse envers les immigrants, mais sans tenir compte des préférences religieuses et coutumes qui auraient pour effet de brimer l’égalité entre hommes et femmes. L’égalité entre femmes et hommes devra primer en tout temps sur la religion.

5- Toutes les personnes oeuvrant pour un organisme municipal, para municipal, provincial ou para provincial ne peuvent en aucun temps imposer leurs valeurs religieuses à autrui. De plus, ces personnes ne peuvent en aucun temps porter le voile, la burqa, le niqab ou tout autre accoutrement religieux ou politique qui, selon les us et coutumes et les lois du Québec, ne respecte pas le principe d’égalité entre les femmes et les hommes. Quant au secteur privé, il est de la responsabilité de l’employeur de voir à appliquer ces restrictions. Sans quoi ledit employeur s’expose aux sanctions définies par le législateur.

6- Aucun temps ne sera accordé aux personnes décrites à l’article 5 durant les heures de travail afin de se plier aux exigences de leurs religions respectives. De plus, les congés pour motifs religieux actuellement reconnus comme tels au Québec, sont abolis et deviennent des congés mobiles. La date de prise de ces congés mobiles fait l’objet de négociations entre l’employeur et ses employés ou, le cas échéant, les représentants des salariés et l’employeur. Toute personne désirant un congé pour motifs religieux qui ne fait pas partie des congés mobiles devra en faire la demande à son employeur, lequel ne peut refuser sans motifs valables et pour autant que cela n’entraine pas de coûts supplémentaires au dit employeur. Si l’employeur et l’employé en viennent à une entente, ce congé ne sera pas payé par l’employeur.

7- Aucun employeur des milieux public ou privé ne pourra refuser d’embaucher une personne qui détient les compétences et aptitudes requises pour l’emploi postulé pour cause de sexe, de religion, de race ou d’orientation sexuelle. Un tel refus sera automatiquement soumis au service des plaintes qui veillera à sanctionner l’employeur fautif et exigera l’intégration immédiate à l’emploi de la personne lésée. De plus, l’employeur devra verser à l’employé lésé les sommes perdues du à ce refus ainsi que les intérêts usuels prévus au Code du travail du Québec.

8- Aucun organisme public n’est tenu d’embaucher une personne autrement que pour ses aptitudes et compétences pour l’emploi visé. Nul organisme public ne doit viser à embaucher de groupes spécifiques. L’embauche de la femme, l’homme et la personne immigrante sera effectuée en tenant compte uniquement des compétences et aptitudes à occuper l’emploi convoité.

9- Les soins dispensés par les divers partenaires publics du réseau de la santé du Québec le sont par tout intervenant qualifié sans tenir compte de son sexe, de ses croyances religieuses et/ou de son orientation sexuelle.

10- Toute personne refusant des soins médicaux offerts par ledit réseau public sous prétexte de croyances religieuses ou autres motifs reliés au sexe de l’intervenant sera redirigée vers une clinique privée et devra payer les soins requis s’il y a lieu.

11- Toute école, institution d’enseignement, de formation et Centre de la petite enfance publiques, semi-privées ou privées qui sont subventionnées par le gouvernement du Québec ne sont autorisés à dispenser aucune forme d’enseignement religieux et ne peuvent afficher aucun symbole religieux et/ou ostentatoire ou politique ni sur leurs installations ni par le personnel, les dirigeants et les bénévoles qui y travaillent. Tous les autres endroits privés dispensant de l’enseignement, de la formation ou offrant des services de garde d’enfants seront aussi soumis à cette charte selon les modalités ci-haut mentionnées, pour autant qu’elles soient dument enregistrées en tant qu’organismes à but non lucratif ou en tant que compagnies auprès du Registre des entreprises du Québec. Si lesdits organismes ne se conforment pas aux exigences précitées, ceux-ci seront considérés comme ayant enfreint la loi et se verront imposer les peines édictées par le législateur.

Jean Bottari
citoyen du Québec et fils d’immigrants

@ J’avais quelques petites questions pour vous monsieur Bottari :

Considérez- vous que l’étoile à 5 branches pour prendre un exemple concret est un symbole ostentatoire de la religion ? Voici une petite définition de la symbolique de l’hexagramme suivant Wikipédia :

L’étoile à cinq branches est associée :
– à la langue internationale équitable espéranto,
– à l’Islam et à d’autres religions,
– au communisme,
– comme symbole militaire,
– à la célébrité (les étoiles du music-hall, les stars du cinéma).

J’ajouterais pour ma part une petite définition supplémentaire :
– L’étoile à 5 branches est aussi associée au paganisme et à la magie.

Supposons que j’arbore une étoile rouge à 5 branches, celle des bolchéviques, est-ce que mon étoile est exclue de votre charte ou est-elle admissible ?

Accessoirement, considérez-vous que le paganisme soit une religion qui doit dans ce cas avoir à subir les mêmes exclusions ? Estimez-vous que le satanisme, un culte discret quoique bien présent doit aussi être exclus de la sphères publique ou estimez-vous qu’il soit tolérable ?

Autre supposition, j’offre à une de mes amies un joli carré Hermès, cette amie fonctionnaire décide d’arborer sur son chignon ce joli carré qui tombe à pic puisqu’elle n’avait pas eu le temps de se laver les cheveux. S’agit-il dans ce cas d’un symbole religieux qu’il faut bannir de l’espace publique ou simplement d’un acte de coquetterie ?

Dans ce cas on entre de plein pied dans la fange des univers discriminatoires. Si cette amie s’appelle Tremblay (non fictif) probablement que son carré Hermès passera comme une lettre à la poste. Si cette amie se nomme Ben Ali (autre nom fictif) on lui demandera de retirer son foulard Hermès sous prétexte qu’il peut dans son cas être interprété comme un symbole ostensible. Peu importe que cette amie soit pratiquante de l’Islam ou bien pas. Et accessoirement une femme qui pratique l’Islam a-t-elle le droit d’être coquette et modeste à la fois ?

J’avais une autre question pour vous. Ne pensez-vous pas qu’on se devrait d’exclure Noël (une fête religieuse) des congés mobiles et forcer les gens à aller au travail si le 25 décembre tombe un jour ouvrable, une mesure qui devrait de facto s’appliquer à toutes les administrations incluant les écoles publiques ?

Enfin, pensez-vous que votre charte ne fera que des heureux au Québec ? Êtes-vous sûr que votre définition de la laïcité s’applique vraiment aux valeurs fondatrices du mouvement laïc.

Vos questions sont oiseuses Serge Drouginsky. Tout ce que vous cherchez à faire c’est de ridiculiser une proposition qui ne sied pas à l’intellectuel que vous tentez de paraitre.

Vous semblez être assez intelligent pour comprendre les propositions que vous jouez à ridiculiser. Une telle attitude n’est pas de nature à faire avancer le débat. C’est peut-être que vous prônez l’affichage de signes religieux qui peuvent bien sûr être des symboles. Encore une fois vous vous amuser à créer un sophisme en laissant croire que les signes religieux pouvant être des symboles, alors tous les symboles sont donc des signes religieux. Et en plus, vous laisser faussement croire que ce sophisme est celui de M. Bottari et vous tentez de le ridiculiser en démontrant subtilement que c’est un sophisme. Votre procédé est subtile mais également vicieux et regrettable.

«Les hypocrites, comme les abeilles, ont le miel à la bouche et l’aiguillon caché.»
[Jacques Delille]

Encore un autre assaut sauvage contre nos libertés individuelles!

Le Parti des carrés rouges veut nous IMPOSER LEURS VALEURS et nous empêcher de penser autrement qu’à l’intérieur de leur carcan idéologique.

En fait, ils veulent que nous soyons tous alignés en rangs d’oignons et peignés du même bord.

L’identité est une affaire INDIVIDUELLE et l’État déjà trop tentaculaire, oppressif et dominateur n’a rien, ab-so-lu-ment RIEN à foutre là-dedans.

Il y a quand même une limite à vouloir contrôler les pensées des citoyens!!!

« Encore un autre assaut sauvage contre nos libertés individuelles! ». Curieusement, vous étiez moins empressé de défendre cette liberté lorsqu’il s’agissait du règlement P-6, sur le port du masque dans une manifestation, le qualifiant de « civilisé ». Le masque n’est-ce pas une forme d’identité individuelle où l’État « n’a rien, ab-so-lu-ment RIEN à foutre là-dedans. » ?

« Il y a quand même une limite à vouloir contrôler les pensées des citoyens!!! ». Vraiment ?

Si vous êtes incapable de faire la simple différence entre l’intention criminelle d’un manifestant hors-la-loi de saccager le bien d’autrui en espérant de demeurer anonyme et un inoffensif port de foulard, votre cas est désespérément incurable Marc.

Pour les intentions criminelles, c’est Code Criminel qui est d’usage et une fois pris, l’anonymat de votre saccageur ne lui sera d’aucun secours. Le règlement P-6 interdit le port du masque avec ou sans intention criminelle. D’ailleurs ce foulard « inoffensif » est assimilé à un masque.

L’anonymat, n’est-ce pas un droit individuel que vous utilisez sur ce blogue pour vous exprimez ? Pourquoi en serait-il autrement sur la rue ? Manifester sur la voie publique est un moyen d’expression tout autant qu’un blogue, alors si vous vous exprimez anonymement, librement, sans restriction ( sauf pour le nétiquette) sur celui-ci, il doit en être ainsi pour la rue.

Et vlan ! Entre les dents. 😉

Bien dit Marc Sauvageau

«Il ne faut pas prendre les gens pour des cons. Il y a déjà
assez de cons qu’on prend pour des gens.»

[Guy BEDOS]

Et la violence religieuse qu’en faites-vous? Vos beaux principes de libertés individuelles quant vous les menez à leur paroxysme c’est de l’absurdité et de l’irresponsabilité. Je vous l’ai déjà écrit : si les règles de la société sont trop astreignantes pour vous, pourquoi n’allez-vous vivre au milieu du désert ? Vous y seriez comblé. Pas de taxes, pas d’impôts, pas de règles à suivre, rien. Rien ne viendrait entraver votre sacro-sainte liberté individuelle.

«Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce.»
[Bouddha]

Et voilà…du péquisto-gauchisme à son meilleur: on est en désaccord avec vos idées? Foutez le camp. Allez ailleurs. Hors d’ici.

Voilà pour la tolérance et pour l’ouverture aux idées fraîches et novatrices.

Et dire qu’il y en a qui accusaient le Sénateur McCarthy d’obscurantisme…

«les institutions sont neutres et les individus sont libres »

J’aime beaucoup cette affirmation, c’est la voie que je favorise. La liberté individuelle, incluant la liberté religieuse, est le fondement de notre société, c’est à cette liberté que nous devons notre prospérité et notre bonheur.

Mais évidemment Drainville qui semble de loin le politicien le plus près des dinosaures que le Québec ai produit depuis longtemps ne comprend rien à cela.

Je ne suis déjà pas très fier de mon Québec délâbré qui compte sur l’assistance des autres provinces pour vivre, devrai-je avoir honte maintenant?

Si je suis votre raisonnement, le Québec devrait faire en sorte de ne plus compter «sur l’assistance des autres provinces pour vivre.» C’est exactement ce que je crois également. Nous sommes en effet assez grands et assez compétents pour ne pas avoir besoin des autres pour réussir. Rester un « tanguy » toute ma vie, non merci ! Voilà pourquoi je suis souverainiste tout comme vous j’imagine.

«On paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.»
[Nietzsche]

Mais Denis, comment font les autres provinces, qui habitent pourtant dans le même Canda que le Québec, pour vivre et même prospérer SANS quêter continuellement au fédéral et SANS se séparer???

Simplement parce que le Québec n’est pas pareil aux autres tout comme vous n’êtes pas pareil à vos vos voisins ni même à votre famille. Ne vivez-vous pas d’une façon autonome ? à moins que … Alors tout s’expliquerait !

«Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.»
[Benjamin Franklin]

Sans entreprendre un débat sur ce sujet qui n’a aucun lien avec le billet ci-haut, les provinces canadiennes reçoivent toutes des paiements de transfert du fédéral. Elles sont donc toutes, selon votre expression, des « quêteuses »

Ben oui c’est ça, parlons de brimer la liberté des gens, en toute sérénité…

Et surtout ne soyez pas émotif et n’élevez pas le ton quand on veut vous retirer des droits, au québec ça ne se fait pas!

Faut-il rappeler que la liberté de conscience et de religion demeure un droit individuel, par choix personnel qui s’exerce dans la vie privée de chacun(e); la spiritualité et les religions ne doivent venir interférer d’aucune façon, ou sous quelle forme soit-elle, dans les affaires de l’État et ses institutions.

« qui s’exerce dans la vie privée de chacun(e) »

Et qui SVP a décidé ça?

La liberté d’être et de le montrer est un droit humain fondamental que nous avons tous, apparamment vous ne savez pas la chance que vous avez…

En clair, le Parti québécois et ses syndicalistes-carrés-rouges veulent tout simplement remplacer les différents logos des religions par le sien.

Ainsi, espèrent-ils, le peuple, dépourvu des repaires confessionnels et des leaders théologiques, sera plus facile à manipuler.

Bonjour,

Laïcité : Bien sûr en ouvrant cette Boîte de Pandore, Notre Dame en Béton ainsi que sa bande de péquistes tomberont très vite dans « leurs habituelles crispations identitaires » tout en se contorsionnant et en se débattant « dans l’eau bénite de leur enfance ». Ainsi, en étant de fiers Canadiens infiniment plus tolérants, nous pourrons s’adresser à nos nationalistes québécois dans un triste épisode récent de leur prosélytisme en leur obtempérant : Hérouxville, sors de ce corps. Car le Parti Québécois pour pogner « dans le national » joue la cassette identitaire d’extrême droite de l’ADQ en 2007. Les péquistes seront « possédés » par leur drapeau et leur nationalisme comme certains étaient « possédés du démon » dans les temps anciens.

Et pourtant, à cette époque du folklore nationaliste et québécois, nos arrières grand mères étaient de loin plus ouvertes que nos nationalistes d’aujourd’hui alors que dans la province de Québec, le voile était valorisé parce que la femme Pure Laine le portait allègrement en faisant fi des vents contraires. Souvenez vous les péquistes de : C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans, son voile qui volait, qui volait, son voile qui volait au vent.
Tout comme vient de m’affirmer un vrai indépendantiste de l’Option Nationale : nos nationalistes ne se sont pas « amieutés » avec le temps dans le dialecte québécois. Tout en continuant de pleurer son ancien chef tout à fait « conquis de plein gré » par Londres et la fière Albion. Au plaisir, John Bull.

François 1, François 1, François 1, le PQ ne veut pas contrôler les pensées des extrémistes, seulement leurs coiffes religieuses. Les Québécois portent des tuques, pas pour mieux aller au ciel mais pour se cacher les oreilles en hiver afin qu’elles gèlent moins rapidement.

Le PQ ne veut pas faire disparaître, des religions, leurs logos, seulement leurs religieux chapeaux.

L’ancien voile des anciennes québécoises n’était pas spécifiquement religieux ni un signe relié à la charria.

Il était interdit, avant le deuxième concile du Vatican, à une femme de pénétrer dans les saints lieux, l’église, sans que sa tête ne soit couverte. Ça c’était pour humilier les femmes. Elles ne devaient pas offenser Dieu en lui offrant une coiffure séduisante, une chevelure luxuriante. Pourtant, c’est ce même Dieu qui aurait créé la femme dans toute sa splendeur. Allez comprendre.

Finalement, après avoir vu des milliers de femmes coiffées de Kleenex envahir leurs églises, les curetons se sont ravisés et les femmes, comme les hommes, purent fréquenter les saints lieux la tête haute et dégarnie.

La religion, dans le coeur, pas dans la rue, à l’école ou au travail. Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Afficher ses croyances religieuses sur la place publique est de la dernière indécence.

Serge Gingras !

Je suis entièrement d’accord avec vous. Bon, c’est vrai que je suis athée. Mais bon faut bien avoir quelques défauts. 😉

«La religion est la maladie honteuse de l’humanité. La politique en est le cancer.»
[Henry de Montherlant]

@ Monsieur Drouin,

Vous athée, cetainement pas ! Vous êtes à la laïcité ce que le catéchumène est à la religion catholique romaine. Nul ! Vous n’êtes pas pas capable de faire la différence entre un ciboire et le vide. L’appel de la transcendance et de l’au-delà. Vous avez peur des symboles jusqu’à l’extrême caricature.

– « Père Ubu : Ji tou tue au moyen du croc à merdre et du couteau à figure.
– Mère Ubu : Comme il est beau avec son casque et sa cuirasse, on dirait une citrouille armée. » Expurgé de Ubu roi de Alfred Jarry

Vous êtes réellement, pitoyablement impayables. Vous vous amusez comme un gamin à mélanger de l’eau et du sable pour vous fabriquer un monde incapable de résister à la moindre analyse le moindrement objective.

Je ne crois pas avoir peur des symboles. Je pense simplement que les symboles sont la représentation d’autres choses. Personnellement je m’efforce et je préfère m’attarder à la réalité plutôt qu’à sa représentation. Par contre, je reconnais chez-vous le type même d’esclave enchaîné terrorisé à la seule idée de sortir de sa caverne. Ainsi que Platon l’a si bien expliqué, il y en a comme vous qui préfère rester dans leur caverne intellectuelle qu’ils ont appris à connaître. Et là, on doit savoir que c’est justement cette connaissance limitée et symbolique qui devient leurs véritables chaînes.

« Il vient un temps où l’esprit aime mieux ce qui confirme son savoir que ce qui le contredit. Alors l’instinct conservatif domine, la croissance spirituelle s’arrête. »
[Gaston Bachelard]

Mais…les femmes du Québec se sont découvert la tête dans nos églises catholiques SANS intervention étatico-péquiste?

Comme ça? Toutes seules? Et durant les années de la « Grande Noirceur » en plus?

Comment diable ont-elles pu accomplir ce geste héroïque?

Faux une fois de plus. évidemment il n’y pas eu de lois de passées pour interdire aux femmes québécoises de se découvrir à l’église. Mais déjà l’enseignement, l’éducation, les communications de l’État avec les citoyens à travers les médias beaucoup plus présents quotidiennement, dans toutes ces actions l’État a été très présent. Bien évidemment, le PQ n’était pas encore né. Mais son créateur, René Lévesque était bien présent lui. Et son rôle, même avant qu’il s’engage en politique, a été important notamment à la télévision d’État.

Votre attachement aux idées fumeuses d’un néolibéralisme mensonger vous amène à des propos qui ne sont que des fables créées pour vous enrôler dans une cause qui ne profitera jamais qu’à une très infime minorité, ce fameux 1% qui s’est enrichi scandaleusement pendant que le reste de la population voyait son niveau de vie stagner et même diminuer.

«C’est la marque d’un esprit cultivé qu’être capable de nourrir une pensée sans la cautionner pour autant.»
[Aristote]

Expliquez-moi en termes clairs et simples (n’oubliez pas que je suis un « primate »…) ce que le port d’un foulard ou d’un voile ou d’un chapeau spécial quelconque change dans votre vie de tous les jours Gilles et surtout, comment cette nouvelle règlementation solutionnera nos urgents problèmes de finances publiques, de gaspillage et de corruption, d’infrastructures qui tombent en miettes, d’attentes interminables dans les urgences et sur les listes d’attente de chirurgie, de décrochage scolaire et j’en passe…

C’est l’Eglise de Rome qui a levé l’interdit. Ce ne sont pas les femmes qui ont décidé de ne plus se couvrir la tête.

Comme je l’ai écrit plus tôt, plus haut, c’est le résultat du Second concile du Vatican, sous Jean 23.

Ceci expliquant cela. 🙂

Enfin une bonne idée dans la politique au Québec! Félicitations au PQ pour avoir enfin posé la base de ce que doit être le Québec de demain: une nation laique. En espérant que les autres partis de l’Assemblée Nationale (notamment la CAQ, qui en faisait son cheval de bataille) ne se mettent pas trop la tête dans le sable pour de simples questions politiques….

@ John Bull

Vous parlez de quoi exactement monsieur Bull ? A-t-on encore agité un chiffon rouge sous votre regard torve de bovidé ? La haine du Québec vous sort par les naseaux.

Vous parlez d’étroitesse alors que vous-mêmes êtes incapables de parler du fond d’un problème sans continuellement revenir à votre haine du Québec. Coudon ! Cette haine viscérale qui vous habite doit bien venir d’en quelque part tout de même. Y avez-vous songé ?

Vous parlez de revanchard. Faut dire que vous vous y connaissez vous qui ne cessez de répandre votre bile aussitôt qu’il est question du Québec.

«Il y a des gens qui sèment des parcelles de soleil sans faire ombrage aux autres.»
[Florence Halley]

@ Monsieur Drouin,

Vraiment, vous tirez sur tout ce qui bouge. Du point de vu de la superficialité, personne n’a rien en effet à vous envier.

« La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal » Confucius

Bonjour,an s

Laïcité : Débat serein ou bien une joute politique ? Un débat serein sera de mise mais est ce que nos nationalistes québécois peuvent débattre sur cet épineuse question ? Est ce que nos nationalistes québécois peuvent en toute connaissance de cause se regarder dans un miroir ? Tout comme Monsieur Lucien 49.4 % d’Effet Bouchard abandonna dans une tragédie comique de son cru la bande de péquistes « en voulant continuer d’être capable de se regarder dans son miroir ? » Et pourtant, encore aujourd’hui sur le débat identitaire, l’ancien député du Lac Saint Jean devrait essayer de « raisonner » ses ouailles nationalistes dans ce cul de sac car le DALAÏ D’ALMA possède encore tout un aura chez une grande majorité de nos nationalistes qui aimeraient bien le retour de Lucien qui fit « de grands miracles en deux semaines en faisant « péter la baloune du OUI à 49.4 % et fit péter le score du OUI en le faisant monter d’une claque de 20 % en « une seule nuitte » comme affirment certains vieux péquistes nostalgiques.

Certainement que ce débat ne peut se faire au Québec car le côté des nationalistes québécois est beaucoup trop émotif pour essayer de « regarder le tout de l’extérieur ». Pourquoi Monsieur Lucien 49.4 % d’Effet Bouchard n’intervient il pas dans ce débat acrimonieux afin de convaincre nos nationalistes d’y penser deux fois si ce mouvement d’extrême droite continue, nos péquistes pourront ils comme Lucien continuer d’être capable de se regarder dans le miroir ? Surtout avec les yeux de la Planète braqués sur eux ?

En terminant, nul autre que le Dalaï D’Alma, celui qui fit des miracles avec le OUI en lui faisant péter le 49.4 % à lui tout seul pourrait il intervenir afin de calmer le débat et mettre un peu de raison dans cette pantalonnade nationaliste. Nos amis les nationalistes du Québec avait une immense confiance en Lucien en lui vouant un culte ou presque. La bande des péquistes accouraient de partout rien que pour toucher le « boutte du coat à Lucien », ce Sauveur Suprême que les nationalistes québécois croyaient capable « d’accomplir la Traversée du Lac Saint Jean en marchant sur les eaux ». Tout ça dans un passé pas si lointain où le ralliement des « CURÉS POUR LE OUI » appuyèrent en Bloc le OUI au référendum de 1995. Et même le Cardinal Turcotte qui causa tout un tollé avec son appui au OUI ?

Tout en concluant, serait ce que tant de choses ont changées au Québec dans un « grand miracle » depuis 1995 alors que les nationalistes québécois supportés par le Clergé au complet démontraient qu’ici encore : Le CIEL est BLEU et l’Enfer est et restera toujours Rouge comme dans le temps de Feu Maurice Duplessis ? Faut bien dire les vraies choses quelquefois et parler franc et non pas parler FLANC ? Au plaisir, John Bull.

Encore une fois, vous faites votre oeuvre de démolition basée sur la haine et la hargne. Mais vous ne proposez RIEN. Juste des insultes. Pas de pistes de solution, pas d’idées nouvelles ou de points de vu réfléchis. Non juste du sarcasme.

«La différence essentielle entre un jeune con et un vieux con réside dans le temps qu’il leur reste à être cons.»
[Jean Dion]

Le PQ m’exaspère.

Il ne s’agit pas pour ce parti minoritaire au gouvernement de défendre des principes de tolérance et de respect, mais d’asseoir le pouvoir d’une majorité pour laquelle il invente une kyrielle de valeurs soi-disant québécoises alors que celles-ci sont universelles ( égalité homme-femme), ou simplement démocratiques (neutralité de l’État en matière religieuse). Il est d’ailleurs ironique de constater que ces dites « valeurs » québécoises doivent beaucoup aux britanniques et à leur gouvernement, depuis John Stuart-Mill et bien d’autres!

Le danger qui nous menace ne vient pas des religions, mais des majorités nationales qui veulent imposer une seule manière de voir. Je suis athée, et toutes les religions me paraissent inconséquentes, mais je n’imposerai jamais à ceux qui s’en inspirent ma seule façon de voir. Tous ces gens méritent mon respect, parce qu’ils croient sincèrement.

L’État dont rêve le PQ n’est pas neutre, loin de là. De plus les façons qu’il emploie pour l’installer se fondent sur les peurs identitaires et les préjugés.

Jacques Saint-Cyr, Québec

Comment définit-on les valeurs québécoises? En choisissant un modèle de l’homo quebecensis qui date de quand? D’avant l’arrivée des Écossais et des Anglais, qui amenèrent avec eux la pratique du parlementarisme (1791) et l’utilitarisme (très bon pour une agriculture efficace et une industrie prospère), ou des irlandais, qui construisirent le canal Lachine, ou des masses d’immigrants d’Europe centrale qui transformèrent Montréal? D’avant l’influence prépondérante de la culture américaine? En oubliant les « mononcles » riches nous écrivant des États-Unis ou revenant vivre ici? En ignorant les cultures italiennes, asiatiques, maghrébines, ou haïtiennes?
J’imagine que l’homo quebecensis idéal penserait comme un paysan du Poitou qui n’aurait jamais rencontré d’indien, ne connaîtrait ni le sirop d’érable ni le maïs. Il s’habillerait de lin et croirait aux trois ordre de la société que Dieu nous a donné: la noblesse de robe et d’épée, le clergé et les autres. « Chacun à sa place » disait-on jadis. Les immigrants à leur place dit-on aujourd’hui.. Avec une loi radicale sur la laïcité s’il le faut.
Les valeurs de l’homo quebecensis seraient « pures et sans taches » comme l’Immaculée Conception ». C’est très patrimonial, tout cela, un peu comme le crucifix de l’Assemblée Nationale.

Vous écrivez n’importe quoi quand je lis : «Les immigrants à leur place dit-on aujourd’hui.. Avec une loi radicale sur la laïcité s’il le faut.»
Pourquoi associez-vous les immigrants avec une loi sur la laïcité de l’État ? Je suis convaincu qu’il y a beaucoup d’immigrants qui seraient d’accord avec une telle loi.
C’est complètement absurde et mensonger de vouloir faire croire qu’une loi pour la laïcité est une attaque contre les immigrants.

«La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.»
[Victor Hugo]

Trouvez moi des immigrants qui souhaitent des lois plus contraignantes pour contrer l’affirmation des particularités. Ils ont quitté leur pays, souvent, pour fuir l’implacable puissance d’un État omnipotent. Et pour trouver quoi? Un « État en devenir » qui prétendrait « neutraliser » le domaine public, c’est-à-dire interdire la diversité et la contradiction? Si vous cherchez « une » vérité, adhérez au PQ si ce n’est déjà fait.

Faux, complètement faux ! les immigrants quittent d’abord leurs pays pour des raisons économiques. Les réfugiés « politiques » sont nettement minoritaires.

Vous vicieusement affirmez une fausseté.

« Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. »
[Voltaire]

Vous avez tout à fait raison. Le parti minoritaire au pouvoir recherche la division et la querelle entre les gens de bonne société plutôt que d’encourager le respect et le dialogue dans la diversité.

M. François 1, pour mieux illustrer l’idée, remplaçons ces couvres-chefs religieux par des macarons de nos partis politiques que nous nous installerions sur le front, pour indiquer notre religion politique, vous avec celui de M. Charest et moi, avec un de Mme Marois, comme instituteurs, infirmiers ou autre employés de de l’état. Vous seriez d’accord ? Ce n’est pas mieux avec un sujet aussi controversé que la religion.

@ Gilles Bousquet,

Où voyez-vous qu’il y ait un quelconque problème a afficher son allégeance politique ou sa non allégeance avec un macaron dans l’espace publique ? Moi je suis d’accord, c’est une question de choix. Quand on vit dans un monde libre, on assume ce que l’on est, tout simplement. Plus vous mettez de restrictions en tout et partout et plus vous réduisez votre espace de liberté.

Bientôt la liberté ne sera plus qu’une peau de chagrin, si tant est qu’elle ne le soit pas déjà.

Bien oui, M. Serge Drouginsky, donnons à tous les employés de l’État, le droit de dire n’importe quoi sur n’importe quel sujet, afin de respecter le droit de se prononcer, du genre à inciter les étudiants à voter pour tel parti politique ou d’adhérer à telle religion etc.

Mais non, M. Serge Drouginsky, ces dévoués religieux devraient pouvoir, quand même, continuer d’afficher “sur leurs têtes”, leurs religions dans l’espace publique québécois…sur le trottoir, au Centre d’Achats, au parc etc. Ça va être défendu seulement au travail…je crois.

@ Gilles Bousquet,

Corrigez-moi si je me trompe, le travail, c,est à peu près 30% de votre vie, vous avez le droit de dormir un peu, c’est au moins 30%, donc il vous reste un petit 40% et encore je suis large pour pouvoir porter vos couleurs. Vous allez me dire que c’est mieux que rien. C’est vrai !
Mais pourquoi pas 70% ?

Vous dites : « Ça va être défendu seulement au travail…je crois. »
Est-ce que vous avez entendu parler de l’étapisme ? Une idée qu’on doit au ministre péquiste Claude Morin. Dans un premier temps, je vous propose un compromis acceptable, que vous acceptez. Dans un deuxième temps, je vous propose un seconde compromis que vous trouverez tout aussi acceptable que le premier. Puis de compromis en compromis je vais finir par tout vous faire accepter.

J’introduis entre vous et moi une relation de dominant-dominé. Je suis celui qui vous propose des compromis. Vous êtes celui qui les acceptez. Si un jour vous refusez, notre alliance est sérieusement compromise. Est-ce que vous me suivez ?

Bonjour,

Certainement que dans ce débat qui prend place au Québec sur la laïcité, nous devrons souvent nous boucher les yeux et les oreilles en tant que Canadiens qui habitons en très grande partie cette province de Québec. Le débat risque fort de diviser deux positions bien campées, soit cette attitude d’avoir l’ouverture d’esprit toute Canadienne et dans l’autre camp, le ratatinement, le repli et le recroquevillement qui caractérisent depuis toujours les nationalistes du Québec.

En effet, en tant que citoyens Canadiens, pourquoi ne pourrions nous pas « parrainer d’une certaine façon » un nationaliste québécois ou deux en faisant notre bonne action citoyenne. Afin d’ouvrir toutes grandes les vannes de leur esprit et de leur faire comprendre que nulle part ailleurs sur la Planète entière, nous ne pouvons trouver un seul endroit en 2013 et depuis toujours avec « le Q aussi béni que le Québec ». Trouvez moi les nationalistes du Québec un seul endroit au monde avec le cul béni comme votre province de Québec car pour l’Étranger et les touristes, encore plus pour les nouveaux arrivants, cela leur saute en pleine face.

En outre, dans un passé pas si lointain au référendum de 1995, souvenez vous les nationalistes puisque c’est bien votre devise de vous souvenir que l’Association des Curés pour le OUI avec tout ce qui grouille de soutanes québécoises appuyaient fermement le Camp du OUI. Et que même le vendredi fatidique du 27 d’Octobre 1995, ce grand jour de liesse du LOVE IN du Canada, toutes les églises sans une seule exception étaient mobilisés pour le GRAND TINTAMARRE partout dans la province de Québec. Les milliers d’églises du Québec « se firent aller toutes les cloches en même temps pour vous inviter vous autres les Pure Laine du nationalisme à voter OUI . Bien sûr en votant BLEU comme vos ancêtres d’un conservatisme à faire frémir, vous fîtes la démonstration encore une fois en 1995 que le Ciel est Bleu et que l’Enfer est Rouge, n’est ce pas vous autres de la gang des nationalistes.

Par ailleurs, qu’est il donc arrivé depuis 1995 avec cette intrusion des Curés pour le Oui dans le débat public de l’Agora ? Quel miracle s’est il produit depuis une quinzaine d’années alors que l’Église Catholique du Québec s’introduisait dans le spectre du politique pour venir appuyer votre Cause Nationaliste ? Et vous osez aujourd’hui les nationalistes du Québec parler de votre laïcité ?

De plus, dans votre Québec tant adoré et tellement fantasmé, c’est vraiment le CIEL sur Terre pour vous autres. Et le pire dans tout cela, c’est que c’est bel et bien vrai. Car tous les Saints et les Saintes du Ciel Bleu sont venus s’allonger de tout leur long sur la province de Québec et ce de long en large pour venir y tapisser la carte géographique de votre Québec tant béni et sanctifié. Afin de nommer les villes et les villages, les noms de rues et de places publiques ainsi qu’une multitude et une pléthore d’édifices publics, d’écoles et d’hôpitaux de tous les prénoms de Saints et de Saintes inimaginables. Au moins, vous pouvez vous autres les nationalistes de toute bonne foi, et bien OUI, vous pouvez pousser tout un « tabarnaque » en constatant que « vous êtes au Ciel, ICITTE » dans votre dialecte.

En terminant, comment oser prétendre avec un tel « front de beu » à la laïcité québécoise dans l’Agora ? En se prétendant tout à coup laïc alors que le Québec au complet plie l’échine sous l’immense poids des signes ostentatoires de votre religion catholique ? Comment demander aux nouveaux venus sans broncher d’accepter votre attitude envers eux autres ? Et comme d’habitude, vous allez vous plaindre que le Canada tente de vous assimiler par le nombre alors qu’une grande partie de ces nouveaux arrivants bardés de diplômes de 2ème et de 3 ème Cycle risquent fort bien de prendre la clef des champs vers d’autres CIEUX plus cléments ? Comme vous disait Ti Zoune, un des héros de votre enfance à l’eau bénite, pensez y donc mon bon ami, pensez y donc ? Avec plaisir, John Bull.

Je réitère ce que j,ai déjà écrit. Si, dans le cadre de l’embauche de ses employés, l’État ne doit pas demander aux candidats quelle religion ils pratiquent, çà me semble cohérent que dans le cadre de son travail, les employés ne devraient pas afficher, d’une façon ou d’une autre, la religion à laquelle ils adhèrent. Ça me semble une position équilibrée.
Pourquoi il en irait autrement ?

«La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine.»
[Victor Hugo]

Donc, pas de vêtements griffés avec logo, pas de couleur trop associée à un parti politique, pas de boucles d’oreille en croix, en demi-lune ou autre, et tutti quanti.

À vouloir trop diviser les gens plutôt que de les rapprocher, vous vous retrouverez avec un GROS problème sur les bras.

Il est remarquable de constater à quel point que lorsque la mauvaise foi prend le dessus les arguments deviennent farfelus pour ne pas dire plus.

C’est complètement stupide de vouloir associer par exemple le logo de Lacoste à une religion.

Heureusement que la société ne se résume pas à des défenseurs de tels arguments. Sinon, je ne crois pas que l’humanité serait jamais sortie des cavernes.

Et dire que vous voterez aux prochaines élections. Il faut que la démocratie soit faite forte pour y survivre.

«Quand j’entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu’ils pourraient être à ma table.»
[Frédéric Dard]

Oui, je voterai et fièrement à part ça. Et SANS l’aide de quiconque pour me dire quoi penser.

Cette charte est une farce monumentale et n’est en fait crée que pour tenter de mousser le Parti québécois qui traîne dans les sondages:

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/201308/27/01-4683490-dieu-fais-moi-une-crise.php

Extrait:

« Ils ont dit que dans la vraie vie de tous les jours, sur le terrain, malgré quelques accrochages, il n’y a pas de crise: «Les fondements de la vie collective au Québec sont loin de se trouver dans une situation critique.»

La seule crise, c’est celle des perceptions. L’impression, répandue par des médias, qu’on répond avec trop de tolérance aux moindres caprices des minorités ethniques ou religieuses. Et qui n’est que ça: une impression créée par l’amplification de quelques anecdotes.

Il est assez comique, donc, d’entendre le ministre Bernard Drainville reprocher à l’ancien gouvernement de n’avoir «rien fait» après ce rapport.

Que va-t-il arriver maintenant? Si le PQ présente vraiment une charte qui nous isolerait juridiquement d’à peu près toutes les démocraties constitutionnelles, elle ne sera probablement pas adoptée. Mais le débat autour d’elle suffira à camper le parti pour l’avenir électoral. »

Fin de l’extrait.

Si vous êtes bêtement tombé dans le piège à cons péquiste, c’est plutôt votre droit de vote qui est inquiétant.

C’est ça François 1, pas de logos pour les employés de l’État québécois. S’ils veulent annoncer le Pepsi, le Viagra ou une religion de leur choix, qu’ils attendent d’être sortis de leurs fonctions…sur le trottoir ou au bal, le samedi soir.

Bonjour,

Bien sûr, dans cet acrimonieux débat sur la laïcité qui reprend de nouveau dans la province, nos amis les nationalistes québécois recommencent de plus belle à montrer leurs vrais visages d’extrême droite sur le combat identitaire du NOUS versus EUX. Le Parti Québécois vient de décider par électoralisme de « chiper les idées de l’ADQ de 2007 » . Back to the Future, disent des péquistes en liesses qui n’en peuvent plus de se contenir en frétillant tout en opinant fortement du bonnet. face à cette manigance entre nationalistes de bonne et de mauvaise volonté.

En annonçant hier que la CAQ veut aussi jouer dans le terreau identitaire de l’extrême droite avec le Parti Québécois, Monsieur François Legault veut bien récupérer les miettes du programme électoral de l’ADQ que vient de « chiper » le Parti Québécois. L’échiquier politique de la province risque fort d’être perturbé dans le Québec profond ou nous pouvons découvrir des talles de nationalistes québécois qui « entretiennent la flamme couvant sous la cendre ». Le combat risque d’être féroce entre les chicaniers du Parti Québécois et les nationalistes de droite de la CAQ, ce qui risque fort de tasser le Québec encore plus à droite. Le risque de voir le fameux « CODE DE VIE » de la Municipalité d’Hérouxville plane maintenant. Car n’oublions jamais que Monsieur André Drouin, cet ultra nationaliste d’extrême droite risque fort d’appuyer le Parti Québécois car ce parti répond à ses attentes sur « BEN des points » .

Finalement, le Parti Libéral du Québec et Québec Solidaire partagent sensiblement les mêmes visions de centre gauche sur cette crise identitaire du NOUS versus EUX. Ce qui laisse irrémédiablement le centre de l’échiquier tout grand ouvert ainsi que le centre gauche au Parti Libéral du Québec ainsi qu’à Québec Solidaire, des vrais gauchistes ceux là. Car n’oubliez jamais vous autres les nationalistes du Québec que toutes les mesures sociales sans exception furent amenées « bien en retard sur le Canada » par le Parti Libéral du Québec tandis que nos amis de la bande des péquistes ont toujours « bûché et vargés dedans » dans le dialecte provincial pour être bien compris…… Avec plaisir, John Bull.

Ne pas confondre ostensible et ostentatoire.

Cela dit, le turban des Siks est ostentatoire. La Kirpa des Juifs est ostensible.

Permettra-ton le port du poignard pour les Siks. Dieu nous en préserve, sauf s’il est caché sous le vêtement, où seul Dieu le voit.

Cela dit, j’ai travaillé avec des Siks avec et sans poignards et je ne me suis jamais senti menacé. Les Siks qui travaillent au fédéral sont-ils moins dangereux, menaçants que les Siks qui travaillent au provincial? Grosse question.

J’ai été beaucoup plus énervé par les prosélytes chrétiens qui tenaient mordicus à nous convertir, pendant les heures d’ouvrage, ces fous de Dieu, que par tous les autres croyants qui affichaient leurs symboles sans chercher à nous attirer dans leurs rets. Tout est dans la manière.

La discrétion a bien meilleur goût, et un petit symbole ostensible ne fait de mal à personne. Il peut être irritant, j’en conviens, je le suis moi même, mais je n’en perds pas le sommeil.

Cela dit, encore une fois, si on laisse le crucifix à l’Assemblée, on est une bande d’hypocrites. Si on laisse le crucifix on ne peut s’attaquer aux autres symboles. C’est la logique qui l’impose. La Loi doit être la même pour tous. Sans ambigüité.

Mais si on parlait de choses plus sérieuses? Economie, fiscalité, emploie, honnêteté, des choses comme ça.