Laïcité, mode d’emploi : 3) Conclusion

La question des écoles religieuses

Le Québec vit aujourd’hui une situation paradoxale. D’une part, par l’introduction du cours Éthique et culture religieuse, l’État a mis fin à la pratique antérieure où il finançait, à l’intérieur des écoles, des cours d’instruction religieuse catholique et protestante, donc la religion de la majorité québécoise.

De même, la plupart des écoles privées subventionnées qui ont une origine catholique ou protestante (Notre-Dame, Saint-Nom-de-Marie, etc.) suivent à la lettre le régime pédagogique et n’offrent aucune instruction religieuse aux élèves.

De plus, le gouvernement a récemment décidé que les garderies québécoises ne pourraient dorénavant transmettre d’enseignement religieux.

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Je vous soumets un brouillon de politique qui pourrait inspirer, demain, un gouvernement qui veut vraiment agir pour tracer un chemin clair, mais le plus consensuel possible pour une nouvelle étape de la marche du Québec vers sa laïcité.

Illustration Éric Godin.
Illustration Éric Godin.

Je l’écris au Nous car en plus de vos commentaires, suggestions et objections, je demanderai à ceux d’entre vous qui adhèrent à cette approche de le signifier en signant ce texte.

J’ai voulu aborder dans les deux parties précédentes quels principes, puis quelle méthode, pourraient guider une politique québécoise de la laïcité. Dans cette dernière partie, j’aborde la question des écoles religieuses et l’épineux problème du crucifix.

La question des écoles religieuses

Le Québec vit aujourd’hui une situation paradoxale. D’une part, par l’introduction du cours Éthique et culture religieuse, l’État a mis fin à la pratique antérieure où il finançait, à l’intérieur des écoles, des cours d’instruction religieuse catholique et protestante, donc la religion de la majorité québécoise.

De même, la plupart des écoles privées subventionnées qui ont une origine catholique ou protestante (Notre-Dame, Saint-Nom-de-Marie, etc.) suivent à la lettre le régime pédagogique et n’offrent aucune instruction religieuse aux élèves.

De plus, le gouvernement a récemment décidé que les garderies québécoises ne pourraient dorénavant transmettre d’enseignement religieux.

Cependant, l’État continue à financer un petit nombre d’écoles privées dans lesquels est prodigué un enseignement religieux très conséquent. C’est le cas en particulier, mais pas seulement, d’écoles hassidiques.

Les Québécois estiment à bon droit qu’il y a là une inégalité qui n’a pas sa raison d’être. Si l’État ne finance plus l’enseignement religieux de la majorité, pourquoi le ferait-il pour une minorité, quelle qu’elle soit ?

Ce double régime paraît incongru à un grand nombre d’intervenants dans le débat en cours, autant de la part des porte-parole laïques que de personnalités favorables au régime actuel d’accommodements raisonnables telles le philosophe Daniel Weinstock ou l’avocat Julius Grey.

Cependant, là comme ailleurs, une solution abrupte n’est ni nécessaire, ni souhaitable. Une orientation claire doit être donnée – la fin progressive de ce financement – puis une transition raisonnable doit être aménagée.

Permettons aux familles très croyantes de ces communautés et à leurs institutions d’avoir le temps nécessaire pour s’adapter au retrait de l’État de leur financement. Affirmons que dans cinq ans (le temps que les enfants déjà nés atteignent la maternelle), l’État cessera de financer les écoles religieuses au niveau de la maternelle. L’année suivante, le financement de la première année cessera. Ainsi de suite jusqu’à ce que, dans 17 ans, le financement ait complètement cessé.

Le droit aux écoles religieuses privées non subventionnées est, lui, protégé par des traités internationaux. Il faut le respecter, l’encadrer sérieusement, s’assurer que la liberté de conscience des enfants y est protégée, mais il n’est en aucun cas du ressort de l’État de les encourager.

Les signes et pratiques religieux dans les lieux de pouvoir

Nous l’avons dit, l’histoire religieuse du Québec a laissé sa marque dans le paysage québécois et ces signes font partie du patrimoine historique du Québec. Il n’est pas question de gommer le paysage québécois de son héritage religieux ou d’ailleurs de toute autre marque de son passé éloigné ou récent, qu’il soit social, économique ou architectural, qu’il exprime le labeur et le vécu de la majorité ou de ses minorités — linguistiques, ethniques ou religieuses.

Cependant le statut des signes et pratiques religieux présents dans les lieux où s’exerce le pouvoir civil – tribunaux, postes de police, salles de conseils municipaux – ont été proscrits par la jurisprudence récente. La prière, par exemple, est remplacée par un moment de recueillement.

Se pose avec davantage d’acuité la question du dernier mais du plus visible des signes religieux dans un lieu de pouvoir : le crucifix de l’Assemblée nationale, placé là par Maurice Duplessis. Devrait-il rester, comme un signe du patrimoine historique québécois, ou devrait-il être retiré, dans le lieu le plus important, donc en principe le plus rassembleur, de la souveraineté politique de la nation ?

Il nous apparaît que le refus, relevé par les enquêtes d’opinion, d’une majorité (58%) de Québécois de tous âges, francophones et non-francophones, de retirer ce crucifix est une réaction à la réintroduction du fait religieux minoritaire dans l’espace public ces dernières années, plutôt qu’une réelle volonté d’afficher un attachement religieux chrétien qui, dans les faits, s’étiole dans leur vie quotidienne.

Notre hypothèse est donc qu’à mesure que la majorité québécoise, de tradition chrétienne, sera satisfaite de l’application générale d’une politique de la laïcité, elle sera plus disposée à afficher sa propre laïcité dans le principal lieu de l’exercice du pouvoir.

Puisque notre approche n’impose pas de changement immédiat aux citoyens qui tiennent à leurs signes religieux, puisque nous proposons une période de transition qui s’étend, au total, sur une vingtaine d’années pour compléter la sécularisation du secteur public québécois, rien n’oblige les législateurs québécois à déterminer immédiatement le statut du crucifix.

Il nous paraît préférable de demander aux législateurs de voter en conscience, donc hors des lignes de parti, dans cinq ans, sur le statut du crucifix, puis de reprendre ce vote tous les cinq ans jusqu’à ce qu’une majorité se dégage en faveur de son retrait, ce qui symboliserait le chemin parcouru par la société dans son ensemble.

Une exception : l’intégration

Nous avons suivi avec intérêt les débats concernant le voile intégral et son port par des citoyennes qui ont eu accès aux cours de français prodigués par l’État pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants.

Nous approuvons la décision prise en ce qui concerne le cas du Cégep Saint-Laurent. En l’espèce, l’étudiante souhaitait que le groupe entier se soumette à ses exigences religieuses, ce qui n’est pas acceptable.

Nous croyons cependant qu’une plus grande flexibilité doit être allouée pour les personnes portant des signes religieux ostentatoires, y compris le voile intégral, et qui souhaitent participer à des activités d’intégration.

Dans ces cas, une assez grande latitude devrait être donnée à l’institution et au formateur. Leur objectif doit être d’intégrer la personne dans le groupe et, dans le cas du voile intégral, de la conduire à le retirer pendant la formation. Mais il nous semble que cette condition ne doit pas être imposée au point d’entrée. L’étudiante doit être informée qu’on s’attend à ce qu’elle le retire pendant sa formation, dans un délai raisonnable mais qui devrait être laissé à l’appréciation du formateur.

Conclusion

La plupart des grands changements qu’a connus le Québec se sont étalés dans le temps. Pour le français comme pour la sécurité routière ou le tabagisme, les citoyens furent invités à modifier leur comportement par la persuasion, puis par l’introduction graduelle de balises légales ou réglementaires. Dans chaque cas, cependant, le citoyen connaissait l’orientation générale que l’Assemblée nationale avait décidée de donner à son action.

Nous pensons que cette approche, qui allie volonté politique et souplesse dans la mise en œuvre, est encore davantage de mise pour des comportements qui touchent à la foi et aux convictions de nos concitoyens.

Nous estimons aussi que les réticences exprimées face à l’introduction d’une plus grande sécularisation du secteur public québécois sont parfois ancrées dans la crainte que ce changement soit imposé au pas de course, en bousculant les individus et les institutions.

L’approche proposée ici ne dissipera pas toutes les oppositions et toutes les appréhensions, loin s’en faut. Mais nous sommes convaincus qu’elle maximisera les chances de succès de nouveaux progrès de la sécularisation et de l’égalité des sexes, tout en minimisant les occasions de conflit et de refus du changement.

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Chers internautes, si vous êtes généralement d’accord avec cette approche, merci de le signaler en indiquant, comme ceci, votre nom, votre fonction, votre ville:

Jean-François Lisée
Blogueur
Montréal

Les commentaires sont fermés.

Si l’approche graduelle me semble intéressante quand il s’agit des comportements des citoyens, je crois qu’elle n’est pas pertinente en ce qui concerne les institutions, les lieux d’exercice du pouvoir. Quand l’assemblée nationale s’est empressée d’aller à l’encontre de la recommandation de Bouchard-Taylor, elle a retardé de 10 ans l’évolution vers la laïcité. Le retrait du crucifix de l’assemblée nationale est à mon avis un geste indispensable pour indiquer une volonté, une orientation vers une véritable laïcité. Sinon, comment un maire ou des conseillers municipaux oseraient-ils même amener le sujet dans leur municipalité? Ils savent bien que le sujet divise et n’ont pas de véritable moyen de connaître l’opinion de la majorité de leurs citoyens. Même s’ils avaient ces moyens, ils craindraient tout de même le mécontentement des défenseurs acharnés de l »héritage catholique ». Ils préfèrent donc éviter les vagues et n’agissent pas tant qu’il n’y a pas de plainte formelle.
Je crois que si Bouchard-Taylor a recommandé le retrait du crucifix, c’est que la Commission a évalué que la société était rendue là dans son évolution, ce que je pense également. L’assemblée nationale a réagi avec démagogie et beaucoup trop rapidement pour permettre d’évaluer les réactions des québécois. Le 15 février dernier, après le jugement contre le maire de Saguenay, la question du jour de Cyberpresse portait sur le crucifix à l’assemblée nationale. 33000 personnes ont répondu alors que la moyenne est plutôt de 15000, ce qui indique un intérêt certain. 67% des répondants jugeaient que le crucifix n’a pas sa place à l’assemblée nationale. Bien sûr, ce n’est pas un sondage scientifique, mais je crois qu’il montre que les élus sous estiment l’intelligence des citoyens…

Notre ignorance et la venue un peu trop rapide de différentes cultures nous porte à vouloir adopter une approche asseptisée. Si on suis votre plan Monsieur Lisée, on risque de se retrouver dans 20 ans avec des écoles ghettos au lieu d’une société harmonieuse. Nous savons très peu des raisons profondes qui nous pousse à agir vers cette asseptisation. Il y a beaucoup de tumulte en ce moment et peu d’entre nous en comprenons les causes car il ne faut pas oublier que beaucoup d’informations sont occultés en ces temps de grand changement pour ne pas dire de guerre car les bien heureux n’y voit pas grand chose avant l’arrivée évidente. Le tout tout de suite empêche bien des gens de voir ce qui se passe. Il ne faut pas craindre le kirpan, le voile ou le crucifix. L’esclavage est parfois bien plus subtil que certains signes religieux. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et surtout ne pas tendre vers une seule religion et brimer les libertés de tous et chacun. Il faut laisser les gens vivre et travailler un peu moins car la vie ne devrait pas être réservée à travailler alors que nous avons les technologies pour nous rendre la vie plus facile et plus agréable. La prière est importante et ne signifie pas que l’homme et la femme deviennent inégaux. Les inégalités se cachent bien ailleurs dans la domination des idéologies vers une pensée de plus en plus dirigée et unique. La beauté est dans la diversité et dans notre maturation harmonieuse.

Je suis généralement d’accord avec cette approche.

R. Bouchard
Alma (Qué.)

Vive les écoles libres suédoises. Quiconque en Suède est libre d’ouvrir des écoles ou la moité de l’enseignement se donnerait en chinois, en arabe, en hébreu, en Japonais, en Russe, ou encore avec fort accent sur l’hassidisme, etc. La loi du marché détermine celles qui survivent et celles qui échouent.

Voici ce que dit Per Unckel, gouverneur de Stockholm et ancien ministre de l’éducation, du système des écoles libres:

“Education is so important that you can’t just leave it to one producer. Because we know from monopoly systems that they do not fulfill all wishes”.

Cette noble mentalité suédoise est diamétralement opposée, en somme, à celle de notre ministère de l’éducation qui veut tout contrôler et réglementer, et qui ne fait surtout pas confiance aux parents.

http://en.wikipedia.org/wiki/Internationella_Engelska_Skolan

http://en.wikipedia.org/wiki/Education_in_Sweden#Free_schools_in_Sweden

Il y a 900 écoles libres en Suède (scolarité gratuite; curriculum largement décidé par les parents ou le fondateur).

http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/politics_show/7471335.stm

Je ne partage pas tout à fait votre point de vue, sur la façon d`en venir à une majorité pour appliquer une décision sur le retrait de la religion de l`espace public. Selon moi, si l`on procédait comme le font les américains lors d’ élection, soit de poser une question claire et net sur un sujet donné sur le même bulletin de vote. Cela prendrait beaucoup moins de temps qu’ une commision Bouchard-Taylor, plus de gens seraient consultés et autant pourrais s’ exprimer librement et en tout état de conscience.

Étendre ces points chauds sur plusieurs période de cinq ans cela m’apparais illogique et non productif pour notre société.
Ce n’ est pas avec ce gouvernement libéral en place que les choses vont changer.

Il peut bien avoir les deux mains sur le volant, si le moteur est éteint, ça ne sert pas les int.rêts du Québec.

Je suis d’accord avec vous Monsieur Lisée.

La laïcité est essentiel pour le bon fonctionneent de la société.

William Stein

Étudiant de Concordia

Oui, c’est peut-être la meilleure façon d’intégrer nos Immigrants qui viennent chercher une vie meilleure ici et de vivre avec notre temps où beaucoup d’aspects de la religion sont remis en question.

Mais je tiens mon bout : pas question de conserver le voile intégral. Les femmes ont travaillé assez fort pour obtenir des droits (et les responsabilités qui viennent avec eux) que nous ne voulons pas reculer.

Marilène Pilon
Souverainiste
Saint-Basile-le-Grand

Bonne initiative.

Il faut bien sûr introduire dans les programmes scolaires l’étude toujours plus approfondie des fondements philosophiques et politiques de la laïcité et pourquoi pas de la tolérance.

Marie-Josée Rhéaume
Professeur de philosophie
Beloeil

Vous êtes vraiment un intolérant.

Qui ne voit de paradoxe parce que son obsession de chasser la religion n’est pas encore complète, plutôt que d’y voir une véritable diversité.

Notons enfin qu’il y a une excellente raison pour que les écoles privées enseignent de la religion : elles ne sont subventionnées qu’à 60 % et les parents doivent donc payer deux fois pour avoir des cours de religion cette tare qui les obligent à payer plus.

Ne venez surtout pas dire que vous êtes tolérant, svp !

Voyez ce que David Cameron fait en Angleterre :
http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2011/02/ecoles-libres-en-grande-bretagne.html

Abandonnant la lutte devant l’anglicisation du Québec et de ses écoles, les souverainistes auraient-ils trouver leur nouvelle lutte finale : « la laïcité » ?

En réalité le laïcisme le plus intolérant. Ce serait comique si cela n’était pas tragique pour le français et liberticide pour les parents qui ne sont pas assez athées pour faire plaisir à M. Lisée.

Vous parlez d’encore moins de choix pour les écoles privées et plus de contrôle étatique.

Je remarque que vous voulez que les parents chrétiens paient deux fois la scolarité de leurs enfants mais sans aucune liberté supplémentaire en échange… C’est du joli !

(Il y après d’une demi-douzaine d’écoles privées majoritairement catholiques et protestantes qui ne donnent pas le cours de multiculturalisme 101, j’ai nommé ECR).

Bonsoir,
En voulant imposer l’uniformité à tout prix dans l’Agora en interdisant aux musulmans et musulmanes le port du keffieh et du hijab, vous les nationalistes québécois en manque de pouvoir tangible, essayez vous donc d’interdire à la communauté juive qui arrivera bientôt à l’An 6,000 car présentement ils sont dans l’Année 5,771 tandis que nous sommes en 2011, essayez vous donc si vous en êtes capable d’interdire le port de la kippa et du schtreimel dans l’espace public et même dans les édifices gouvernementaux….. Essayez vous donc, juste pour voir au lieu de vous en prendre au tchador et au hijab…. Au plaisir, John Bull.

Pas le temps d’élaborer ce soir, mais l’ensemble de vos propositions sont intéressantes, modérées et productives. Merci!
André Lacombe-Gosselin
Retraité de l’éducation collégiale
Mazatlán, Sinaloa, Mexique.

Pour le crucifix, il faut l’enlever tout simplement. Le message lancé serait clair:le Québec est un État laïque.

La religion s’est en-dehors des écoles primaires et secondaire et les symboles ostentatoires comme le voile devrait être interdit dans TOUS lieux publiques.

Dernières choses, les subventions fonctionnent par école et non par année scolaire. Comment ne pas financer la première année, mais les autres années oui? L’école fait ce qu’elle veut de son argent, on a aucun contrôle. En ce sens, en ce qui attrait à l’école, l’approche progressiste devient compliqué et il serait mieux d’imposer « drastiquement » la laïcité.

Cependant, malgré quelques points j’adhère à votre politique. La méthode progressiste, autre que les écoles, me plait beaucoup. De plus, ce texte a le mérite d’instaurer des balises et d’alimenter un débat essentiel pour notre société.

Alors,

Kevin Charron
Étudiant
Montréal

Je suis » généralement » d’accord avec vos propositions qui ont le mérite d’enclencher un processus et d’indiquer vers quoi se dirige la société québécoise.

J’ai deux commentaires qui ne remettent pas en question mon appui. Le premier concerne votre définition « spatiale » des signes ostentatoires. Il me semble que cela ouvre la porte à bien des débats sur la longueur de la croix ou de l’épinglette. Pourquoi ne pas simplement demander que tout signes religieux ou convictionnels demeurent à l’abri des regards.
Mon deuxième commentaire porte sur le délai plus ou moins long accordé aux immigrantes (en activités d’intégration) à se soumettre au retrait de signes ostentatoires.
Je pense que si elles persistent à garder ces signes en début d’activité, c’est qu’elles ont des convictions religieuses intenses et que le retrait de ces signes sera toujours conflictuel.
Pourquoi ne pas recommander d’emblée un délai mais qui pourrait être dans certaines exceptions prolongé par le formateur

Emmanuel Précourt Senécal
Étudiant au Cégep régional de Lanaudière
L’Assomption

Si les musulmans par exemple veulent enlever tout signe obstentatoire sur les gens comme le port d’un collier soutenant la croix, le voile devrait également être enlever de la tête des musulmanes car c’est un signe obstentatoire. Un poids, une mesure.

Le fait d’étendre dans le temps est pour moi un parfait moyen pour protéger la liberté et une excellente façon de témoigner du respect les uns pour les autres; c’est la meilleure façon d’arriver à une société responsable où il fait bon vivre.

Votre argumentation tiendrait la route, j’en suis sûre.
Merci

Oui, sauf tout ce qui concerne le voile intégral qui va beaucoup plus loin que le refus de la femme-objet
Denise Angers
Histoire

Cette approche modulée me plait et j’y adhère.

Jacques Clément
Directeur de projet
Montréal

Convaincue que le cadre de la laicité est celui qui garantit au mieux la légitime liberté de toutes les opinions philosophiques (y compris religieuses) compatibles avec les droits de l’homme, l’expérience historique des différents pays dont je partage la culture (laicité affirmée et affichée, mais très relative dans les faits – financement des écoles privées! – en France / sécularisation sans laicité officielle dans une géographie très variable d’une région à l’autre en Allemagne) montre qu’il ne saurait y avoir de « modèle » exportable en la matière, que toute société a besoin de définir, et de redéfinir continuellement son propre cadre. N’étant pas québécoise, je me sens pas autorisée à « signer » cette proposition, mais je lui souhaite tout le succès qu’elle mérite. Et je tiens à féliciter par la même occasion la société civile québécoise pour sa manière démocratique et responsable de gérer de tels dossiers (Commission Bouchard-Taylor)qui, ailleurs, sont facilement exploités par l’extrême droite.
Helga E. Bories-Sawala, historienne, présentement professeure invitée à l’Université de Montréal

L’oeuf et la poule : la question religieuse est soumise à une question plus globale de la problématique de l’immigration. L’intégration au marché du travail. Le rapport à la religion est lié aux difficultés économiques. Aussi, chercher à encadrer l’expression religieuse uniquement est une recherche limitée et dont les aboutissants sont compromis. Il existe également un effet pervers à l’imposition de normes imposant la laïcité et c’est la résistance citoyenne.

Je suis d’accord avec la Loi qui existe déjà sur la laïcité. Aussi, le crucifix devrait être retiré de l’espace public. Et compter sur le temps afin d’évaluer les tendances de l’intégration à l’intérieur d’une politique revue et corrigée de l’immigration, favorisant une ingétration harmonieuse et globale.

Un groupe de chercheurs universitaire vient de publier une étude : « Le remède imaginaire » qui questionne l’étendue de l’apport de l’immigration à la société Québécoise. Je crois qu’il faudrait aborder la question de l’immigration d’une manière systémique afin d’éviter de reproduire au Québec les erreurs qui ont conduit d’autres pays dans des zones où une perte collective se vit et sévit. En somme, serait-il utile d’apprécier l’apport de l’immigration afin de mieux en contrôler les effets ?

L’immigration, telle qu’on la pratique dans les pays développés, favorise-t-elle un meilleur développement ? Et son corollaire, est-elle un facteur qui contribue à un plus grand appauvrissement des pays en développement ?

Dans le meilleur des mondes, on serait tous frères et heureux d’occuper la même planète, mais en attendant cet heureux jour, pourquoi ne pas évaluer la problématique à l’extérieur des cadres dogmatiques des idéologies en présence ?

Pour en finir avec tout celà,une solution: une seule et unique école publique, francophone et laique pour TOUS les enfants du Québec, de la maternelle à la 6e année.

Entièrement d’accord avec ces propositions car au Québec c’est là que nous sommes rendus. Nous devons intégrer ceux qui veulent se joindre à nous et tout doit se faire à l’intérieur d’une société laïque

Jean François Côté

Opérateur

Québec

Je suis d’accord à 98%.
Jean-Léon Rondeau
Comédien et gestionnaire
Saint-Lambert

je suis d’accords. le fait religieux étant étant une adhésion personnelle a un systhème de croyance. Dans un espace laïque chacun a l’opportunité de vivre selon ces croyances sans les imposer a la société dans laquelle il vit.
Rend à César ce qui est a César et a Dieu ce qui est a dieu. N’impose pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on t’impose

je suis en faveur de cette démarche.

Maude Tremblay, métisse, retraitée, Québec

100% d’accord! J’y adhère!

Le Québec se dit contre le multiculturalisme, mais dans les faits nous sommes l’État le plus multiculturaliste ou interculturaliste (la même chose) en Amérique du Nord.

Des écoles ethniques subventionnées aux écoles musulmanes et juives ; le Québec fait fausse route en favorisant la perte d’identité et de cohésion sociale. Le PQ et le PLQ sont responsables de cette pratique électoraliste et communuatariste. Le PQ et encore plus le PLQ croient ainsi acheter des votes en bloc.Le reste du Canada ne subventionne pas les écoles ghettos. C’est tout dire..

Philippe Dubois
Beloeil

J’apprécie énormément l’approche graduelle, empreinte de respect, laquelle permet à tous les individus de s’adapter aux changements grandement souhaitables, pour la paix sociale.

Bravo!

Daniel Charette
Artisan
Hautes-Laurentides

Je suis généralement d’accord avec votre approche.
Un clin d’oeil: Je constate que 2 signataires ont comme fonction « souverainiste » et « métisse ».

Alain Brodeur
Retraité de la fonction publique
Montréal

Je suis en accord avec ces règles, avec la clarté mais je souhaite qu’il y ait moins d’étapes et que cela se fasse graduellement mais quand même plus rapidement.

D’accord pour les principes et les méthodes, une démarche hautement responsable pour une province qui aspire à devenir un État de droit. Réserve pour le volet « intégration et acceptation du voile intégrale », découlant d’une lacune informationnelle de la politique de l’immigration. Ce qui devrait être corrigée quand le Québec se définira comme une État laïque.
Roger Gingras
Bibliothécaire retraité
Châteauguay

Je suis parfaitement d’avis pour cette progression à condition qu’elle soit appliquée fermement.

Les gens auront des années pour se préparer à ces règles ou pour s’y opposer, mais l’état aura des années pour ajuster les loi en conséquence.

En deux points :Laïcité et fiscalité
Les pratiques religieuses sont d’une grande diversité, en nature et en nombre. Il convient d’abord de s’accorder sur le mot « pratique ». Il comprend deux sens : le fait de suivre une règle et le comportement habituel d’une personne ou d’un groupe. On peut appeler « pratiques religieuses » l’ensemble de comportements moraux, sociaux, mystiques ou rituels qui sont ordonnés ou préconisés par une religion. Ces pratiques sont privées ou publiques, personnelles ou collectives. Mais il faut prendre garde qu’il peut s’y mêler des coutumes ou usages qui ont pris de la force avec le temps et se confondent presque avec elles sans avoir de justifications dans les règles de leur religion.
Au Québec, il est temps qu’on relègue les pratiques religieuses et leurs signes d’appartenance à la pratique strictement en privé.
Il est également grand temps qu’on réévalue et qu’on annule le privilège offert par la Loi sur la fiscalité municipale en vertu de l’article 204. Je cite à ce sujet monsieur Joël Le Bigot : ‘’Les groupes religieux semblent très actifs au Québec. À preuve, on y dénombre quelque 4568 lieux de culte public répartis aux quatre coins de la province. Surprise! La religion catholique ne domine plus le paysage, puisque les lieux de culte implantés par les autres religions sont globalement en aussi grand nombre, sinon plus. La question que tout le monde ou presque se pose: Est-ce que les groupes religieux paient des taxes foncières sur les immeubles qui leur appartiennent? Non. Ils ne paient ni taxes municipales ni taxes scolaires. ‘’

Bonjour,
La France qui a prôné la laïcité dans tous les édifices gouvernementaux et dans l’Agora a d’abord donné l’exemple de cette laïcité dans l’espace public en sortant tous les Saints du Ciel de L’hexagone. Dehors les saints et les crucifix dans les édifices gouvernementaux ! Mais ici, il faut drôlement être sans gêne, être culotté pour exiger de tous les autres sans d’abord donner l’exemple ! Que de phrases creuses pour essayer de se faire croire que le Québec a évolué en étant devenu laïc quand nous osons dire que des binnes, icitte ça se mange avec du Gros Lard. Et l’odeur de sapinage qui excita les nationalistes il y a quelques années au sujet de leur Arbre de Noël ! Tout n’est que sparage, une dérive nationaliste de droite pour essayer de se donner au nom de la majorité un certain pouvoir sur les minorités, ce que les Chartes des Droits et Libertés nomment la TYRANNIE de la majorité ! Ne mangeons pas de ce pain là ! Car le prix à payer sera incommensurable pour l’image du Québec qui ne brille pas très bien aux yeux des intellectuels européens et de tous les intellectuels qui se respectent en ayant de la perspective. Essayer de dominer l’Autre est le propre de celui qui se croît dominé en essayant de reproduire ce pattern pour se donner une petite victoire en faisant fi du vivre et laisser vivre ! l’immigration maghrébine n’est pas un bassin inépuisable car tous les maghrébins fortement scolarisés sont sollicités par beaucoup de pays au niveau planétaire qui veulent bien les accueillir. Bien des nationalistes québécois pensent que c’est une faveur que le Québec donne à cette immigration tandis que c’est tout le contraire. Beaucoup de maghrébins ont perdu beaucoup de leur qualité de vie dans leur pays d’origine en venant ici faire des emplois minables tout en se faisant ostraciser par les pures laines du pays, tout en ayant un français impeccable et riche de vocabulaire qui devrait faire rougir tous les nationalistes du Québec…… Soyons ouvert à la diversité, il en va de notre image et de notre survie en tant que francophones dans les Amériques car l’apport de l’immigration et de son français impeccable est un must pour nous tous….. Au plaisir, John Bull.

Très beau travail. Documenté et réfléchi.
Des règles claires et précises, un échéancier respectueux, bref, vivement le projet de loi… qu’on passe à autre chose.

Marc-André Le Tourneux
photographe
Laval

Sans nécessairement en endosser toutes les modalités ou prétendre qu’il s’agit d’une proposition parfaite, j’estime que cette approche constitue un pas en avant, ne serait-ce qu’en déclarant fermement une volonté québecoise de continuer de progresser vers la laïcité. C’est pourquoi je l’appuie.

Loïc Haméon
Traducteur
Montréal

Deux points :

1- Le premier est qu’une règle claire devrait être édictée, stipulant que, chaque fois qu’un cas se présente où un édit religieux entre en conflit avec une règle civile commune, cette dernière doit primer. Les dictats religieux sont particuliers à certains, les lois communes sont pour tous : et l’universel l’emporte sur le particulier.

C’est une question de bon sens. Et c’est de cette manière que devrait être abordé un cas comme celui récent du kirpan à l’assemblée nationale.

2- Ensuite, à mon humble avis, ce qui manque à votre politique « claire », est une référence au problème qu’est le communautarisme confessionnel et ethnico-religieux.

Au delà de la nécessaire dé-confessionnalisation de l’état et des espaces civiques, et au delà de la portée symbolique, trop souvent discriminatoire, de diverses pratiques religieuses, je déplore qu’on ne s’attaque jamais à une autre conséquence néfaste de la multiplication des manifestations ostentatoires et pratiques publiques de la religion : soit la « libanisation » de la société.

On assiste alors à une entreprise, consciente ou non, de désintégration du tissu social commun en communautés de plus en plus disloquées les unes des autres. À l’éclosion d’une société fortement divisée en tribus étanches — chacune forte de ses dogmes, pratiques et codes moraux singuliers, chacune considérant comme un tabou plus ou moins rigide la mixité avec les autres.

À cela, il faut ajouter les conséquences sur les individus, qui sont encouragés à manifester en permanence leur appartenance communautariste, par le biais de signes ostentatoires et de pratiques balisées.

Si l’affichage des particularismes religieux n’a pas du tout la même signification symbolique, et si leur interprétation peut varier très fortement d’un individu à l’autre, tous les signes ostentatoires et pratiques publiques ont en commun une chose : celle de marquer très fortement l’appartenance des individus à leurs communautés respectives, au groupe et à ses dogmes. Et par le fait même, de permettre l’emprise du groupe sur l’individu : sur sa conduite comme sur sa conscience.
Ceci car, enlever le voile, ôter le kirpan, se permettre de manger non halal ou kasher ou de couper ses boudins… signalera immédiatement aux autres membres de la communauté leur statut de « renégat ».

La Laïcité, avec la pratique personnelle, intérieure de la spiritualité, c’est aussi créer un espace publique de liberté de conscience.

Le Québec a sorti par la porte arrière tous les signes et symboles religieux catholiques des écoles et des hôpitaux (voiles, coiffes, cornettes, soutanes et autres apparats du même acabit) dans les années 60.

Aujourd’hui l’on semble vouloir faire entrer par la grande porte ceux des autres religions dans l’espace public au nom de la liberté de croyance et de religion.

L’être humain a commis les pires atrocités au fil de l’histoire au nom de Dieu et de la religion!

La spiritualité et la foi demeure quelque chose de hautement subjectif et se doit d’être vécu de manière personnelle à la résidence ou dans un lieu de culte.

Le droit de l’un se termine où celui de l’autre débute.

L’intolérance réside dans la volonté de convertir l’autre, pas dans la volonté de légiférer pour le savoir vivre en société. Imposer ses croyances au vu et au su de tous relève plus du diktat que de la tolérance.

À la lecture des commentaires contraires à vos propositions, je me dois de constater qu’ils relèvent en général de l’appréhension et de l’analyse du gérant d’estrade sans fondement ou basé sur de simples perceptions.

Il semble qu’il soit bien québécois, avec notre complexe d’infériorité collectif, de pas vouloir déplaire, et ce, à n’importe quel prix.

Mais que voulez-vous (comme aurait dit un ancien premier ministre) après la mort et les impôts, la troisième certitude dans la vie est que peu importe ce que tu feras, il y aura quelqu’un qui n’aimera pas cela. Et pour paraphraser un ancien maire non moins célèbre: « on va essayer de ne pas déplaire à tout le monde en même temps ».

Pour toute ces raisons, je persiste et signe avec vous.

Fabien L’Heureux
gestionnaire d’organismes culturels
Québec

@John Bull : je ne comprends pas le lien que vous établissez entre nationalisme et position relative à la laïcité ? Vous prétendez que les nationalistes sont moins tolérants et ouverts en matière d’intégration des immigrants. Sur quoi repose cette affirmation ?

Vous lancez un défi à l’égard de la communauté juive qui à vos yeux n’accepterait jamais de se soumettre aux décisions de l’État. Ce n’est pas l’expérience que les Québécois ont dans leurs rapports avec la communauté juive pourtant.

merci, excellente approche

Oneil Bouchard
retraité de l’enseignement
Charlevoix

Parfaitement d’accord avec vos énoncés.

Renaud Guénette
Retraité
Montréal

Pour qu’un changement s’enracine bien, il est nécessaire de lui donner le temps de s’intégrer au paysage social. J’espère que nos représentants politiques auront le courage de se lancer dans cette aventure à long terme.

Gabriel Parent
Bibliothécaire
Rivière-du-Loup

D’accord avec l’ensemble.
Encore une fois, du travail bien fait et ce, pour l’ensemble de notre nation.
Merci!

Diane Leclerc
Retraitée de l’enseignement
UQTR

Un souffle d’air frais dans un débat aussi confus que toxique. Merci.
Dominique Bouchard
Traductrice
Ripon

Les propositions que vous faites dans cette dernière partie de votre examen ne me plaisent guère.

Je suis contre les subventions aux écoles privées, religieuses ou non. Je ne juge pas utile d’établir une discrimination entre celles qui choisissent d’enseigner une religion et celles qui choisissent de ne pas le faire. Toutes les écoles privées sélectionnent leurs élèves en fonction de la capacité de payer des parents. Donc aucune ne mérite de subventions. L’Ontario ne subventionne pas les écoles privées. Le Québec devrait cesser de le faire.

Le crucifix n’a pas sa place à l’Assemblée nationale et devrait être retiré au plus tôt. Il est pour le moins incohérent d’empêcher le maire de Saguenay de faire une prière au conseil municipal alors que le crucifix décore l’Assemblée nationale. Votre proposition est inutilement compliquée. Si le choix devait découler d’un sondage alors pourquoi n’en est-il pas de même à Saguenay? Pourquoi le pouvoir central du Québec impose cela au maire de Saguenay? Les citoyens de cette municipalité pourraient faire le choix eux-mêmes.

J’approuve cette démarche.
Par son aspect graduel et progressif, elle incarne tout-à-fait le caractère de notre société: ni effusion de sang, ni révolution violente, nous avons su évoluer sans blesser ou stigmatiser quiconque. Nous sommes cependant rendus à ce point où il faut redonner une direction à notre marche collective et, par la présente, je tiens à lui emboîter le pas.

François-Xavier Delorme
futur enseignant
Montréal

Votre approche me semble tout à fait appropriée. Le respect des droits religieux de certains groupes plutôt radicaux ne devraient pas avoir préséance sur les droits de la très grande partie de la population à modeler une société où tous ont les mêmes droits et obligations. La ghettoïsation, non merci !

Marc Lacroix
Comptable
Beloeil

Il me semble que d’après une autre de vos discussions, il faudrait stopper la venue annuelle d’immigrant(e)s en grand nombre comme nous le faisons présentement.

Enfin, cette démarche d’un horizon de 17-20 ans vers la sécularisation complète de nos Institutions devrait être clairement balisée et rappelée à la population à chaque année comme une marche vers la terre promise, peut-être par un jour de congé institué pour cela, la fête de la laïcité institutionnelle du Québec, un jour de grande réjouissance.

Robert Paradis
Préretraité
Boucherville, Qc

Clin d’oeil aux tenants des Chartes des droits et libertés:

La limite de ces Chartes, c’est qu’elles ne garantissent que des droits et des libertés à l’individu, elles ne prévoient aucune obligation, aucune responsabilité de l’individu à l’égard de la collectivité.

En étant constituées ainsi, ces Chartes encouragent l’individualisme, l’égoïsme et le narcissisme. Elles sont le berceau des idéologies du chacun pour soi et du « you deserve what you get ». Elles deviennent l’antithèse de l’empathie et de la compassion.

Que vous le vouliez ou non, que vous aimiez ça ou non, le fait est que, l’être humain est un animal social et que pour vivre en société, il doit y avoir un minimum de règles de civisme, de savoir vivre et de sens commun.

Le débat qui nous préoccupe est directement en confrontation avec ces notions d’individus versus la collectivité et vis-versa.

Nous sommes condamnés à déterminer les limites entre les droits individuels face à une responsabilité envers la collectivité. Ces limites devront obtenir l’adhésion du plus grand nombre.

Ce n’est pas, comme certains le prétendent, de la tyrannie de la majorité, mais simplement de la démocratie. Généralement, dans une démocratie qui se respecte, l’adhésion d’une majorité aux deux tiers ou aux trois quarts est requise pour adopter ce genre de Charte ou de Code de civisme. C’est tout comme du droit constitutionnel.

L’individu ne devrait jamais perdre de vue qu’il cohabite dans une collectivité et en société…

J’ai lu avec attention votre position sur la laïcité et je suis en accord mais j’ai des doutes sur le temp d’adaptation pour les écoles juive(Hassidique).Je suis retraité et ma ville est Saint Hyacinthe

Les religions sont du domaine du privé. On a le droit de croire à une religion mais le droit se limite à la vie privée. Les écoles privées peuvent être basées sur une religion mais elles ne doivent pas recevoir des subventions de l’état.

Si on décide d’envoyer son enfant dans une école privée, on doit payer le prix total et l’état de doit pas subventionner ces écoles.

Le crucifix à l’Assemblée nationale est un don de Maurice Duplessis pour représenter l’union des éveques avec le gouvernement. Donc, on ne doit pas hésiter à le placer près de sa photo et installer nos armoiries. Qui pourrait me dire où pourrait-on trouver le modèle?

On fait du sur place avec le gouvernement actuel et il est temps que le parti québecois nous dirige car le Québec a avancé avec ce parti.
M. Legault peut dormir sur son projet car il ne fait que radoter sur des thèmes connus et qui relèvent du PQ et de l’ADQ.

Je me méfie d’un homme qui démissionne pour des raisons familiales pour revenir avec un projet. S’il n’a pu faire valoir ses idées au PQ, il ne pourra le faire ailleurs. Il est encore souverainiste mais pour plaire à Sirois, il a rayé de son projet de chapitre.

Je suis d’accord avec cette approche raisonnable de la laïcité au Québec.

Jean Théroux
Professeur d’économie
Saint-Augustin de Desmaures

Cette proposition me semble raisonnable et je l’appuie.
Retraitée de l’enseignement.

D’accord avec votre proposition Je signe (je tape, plutôt) à deux mains.
Jacques Rousseau
Trois-Rivières

Originaire de France et athée, je suis tout à fait d’accord pour la laïcisation de l’espace public et vos propositions qui permettent une graduation de ces effets.

Christophe Angel
Comptable
Saguenay

Malgré mon impatience de voir officialisée la laïcité de l’état j’appuis votre votre approche. So on nous propose un processus plus rapide je voterai en sa faveur…

Bonjour BloguistesJFL!(Réf.: »Accidents/attributs/
accommodements »)à la virtuelle Charte laÏque de lÉtat du Québec » = 2e billet/03mars’11).Principe
général: il s’agit bien des Institutions publiques
via nos impôts. Et Non les Institutions privées,sauf si elles reçoivent des subventions publiques/nos impôts, la laïcité s’applique. 1)La
vaste et grande Fonction publique/FP via ses services publics rendus/les Fonctionnaires payés et non ses Salariés/emplois non liés aux services donnés au public comme tel. *L »Éducation/FP:aux postes laïs affichés:nouveaux/échelons/promotions,
des examens oraux/écrits/le FP signe qu’il a bien
compris son poste laïc en services publics rendus via sa tenue civile et son absemce visuelle de signes politiques et religieux envers le public demandeur. Chez les Élèves/Étudiants (crèches/cpe/
primaire/secondaire/collégial/universitaire et leurs instituts publics de recherches liés au public demandeur): tenue civile normale et absence
de signe et de vêtement religieux, tels le hidjab/kirpam/turban « turc », etc… que le parent du mineur signe, lors de l’inscription pour le service public demandé,qu’il a bien compris les réglements de la laïcité publique de sa fille et de son fils mineurs. Sinon, »c’est le pied constant dans la porte pour obtenir toujours plus » – le 11 ans suggéré, à mon avis, est pas un accommodement mais une éternité pour la société civile qui veut une intégration publique normale et graduelle au sein de ses propres Institutions publiques. *Santé/FP connexe – et dans la langue commune selon la loi de la Santé; la tenue pathogène fournie par l’Institution publique pour l’infirmier/médecin (le sarrau) protège et le professionnel et le patient public contre les maladies/épidémies contagieuses; sans signe ou vêtement religieux; sauf et uniquement pour le service personnel demandé par et rendu au patient public par le Religieux désiré, souvent sur place ou via le Religieux invité par les proches du partient public. * Dans l’Espace public, services publics rendus par le FP payé auprès des demandeurs publics, reliés à l’identité exigeant le visage découvert pour des permis publics requis pour la sécurité générale et mesures connexes:telles que séisme/lieux de danger/lieux de votation publique/lieux de piscines publiques/lieux aériens ou nautiques de sécurité/lieux de services bancaires, de véhicules privés/le conducteur/trice. Et selon le sens commun le plus large qui protège et la personne visée et son entourage public immédiat.
* Conclusion sur les Accidents/Attributs et Accommodements publics, reliés à la virtuelle Charte laïque du Québec et porteurs d’intégration harmonieuse réciproques. Quant à la nudité, premier vêtement de l’être humain; il y a tellement d’attributs et d’accidents à cette tenue, exercée par les arts de la scène ou dans événements sociaux et ludique/bal masqué. Et que dans tous les autres cas de nudité, la nature elle-même se chargera de la nudité publique par le = le climat/la température/l’âge innocent ou avancé feront le reste, sauf le nu-vite passageré
-30- Salutation à tous et à la prochaine. P.S.: Dans ce texte le masculin comprend le féminin.

J’appuie globalement ce projet pour une seconde révolution tranquille au Québec. Je soumets votre proposition au forum politiquebec.com.

Myriade Klon
philosophe naturiste hors toute profession
Montréal

Enfin une approche réfléchie, articulée, détaillée avec un calendrier de mise en place et de révision pré-établi. Du très beau travail M. Lisée. Tout à fait d’accord.

Benoit Ferland
Retraité
Granby

Je suis d’accord avec tout ce que dit M. Lisée, sauf sur un point.

Lorsque tu es sur le territoire québécois dans un lieu public, ton visage doit être découvert.

Point à la ligne.

Notre peur nous invite à laisser tomber nos libertés. Asseptisation, contrôles. Déjà que la vérité est la première victime en temps de guerre, jusqu’ou iront ces reculs insensés. Quand on perd des libertés, c’est difficile de les regagner. C’est comme les taxes et ses clônes, ça vous passe dessus comme un buldozer. Le nouveau Dieu de Laicité veut votre bien, il l’aura avec votre consentement !

Enfin une approche raisonnable et modérée est proposée au sujet de la laicité et des accommodements raisonnables. J’appuie.

Dominic Leduc
Fiscaliste
Montréal

Très bonne initiative, mais des réserves ou remarques sur les écoles religieuses que je vous envoie demain. J’y réfléchis encore

Y.Morissette/franco-canadienne
Docteure en linguistique français
Strasbourg, France.

De très bonnes idées qu’il faut encore affiner.

Félicitations M. Lisée pour votre effort de réflexion et de propositions. Comme déjà affirmé par un de vos lecteurs, le Québec est en Amérique du Nord le pays le plus multiculturaliste et le plus bilingue, mais à préciser contre sa volonté puisque les Québécois dans la majorité des cas subissent cette situation au point de ne plus savoir défendre leur langue, leur culture et leur destin collectif. Depuis 1760(régime britannique), nous avons généralement subi, par conséquent avons été privés et dépossédés de nos droits fondamentaux qui font et structurent collectivement un Peuple. Il y a eu dans les années 60 la Révolution tranquille qui a donné fierté, confiance et enthousiasme à tout le Québec. Ce fut une période exceptionnelle de projets et de réalisations, tout à l’opposé de la politique actuelle de Charest qui « barguinent » les intérêts collectifs de tout un peuple. Mais nous retrouverons tôt ou tard une période et un gouvernement plus attentifs aux aspirations des Québécois et Québécoises. Le vent de Liberté qui a secoué la Tunisie et l’Egypte doit inspirer la société québécoise et lui conférer la volonté ferme et farouche d’un changement profond, voire même d’une révolution. Cela viendra.

Je m’arrête maintenant à votre réflexion sur la laïcité. Un point m’a interpellée quant aux écoles religieuses. Vous dites que le Québec a introduit le cours « Ethique et culture religieuse » en remplacement des cours d’instruction religieuse catholique et protestante, la religion de la majorité québécoise ». Au premier abord, ce cours « d’éthique et de culture » me semble se limiter à une approche strictement théorique du fait religieux. Qu’en est-il de la pratique qui suppose un lieu de culte? La politique québécoise de la laïcité ne doit pas s’identifier à un refus radical ou absolu de toute croyance et pratique religieuse. Il existe encore des gens profondément croyants au Québec. Ils n’ont pas à en rougir. C’est leur droit le plus strict. J’admets avec la majorité des lecteurs que cela est un choix personnel ou privé qui ne doit pas envahir l’espace public. N’existe-t-il pas au Québec une loi séparant l’Eglise et l’Etat comme c’est le cas en France? Mais il y a ici un paradoxe: comment le fait religieux peut-il réellement se limiter à la sphère privée puisqu’il a besoin pour sa pratique d’un lieu public de culte ???

1. Une formation objective et théorique du fait religieux.
Est-on encore en mesure au Québec d’assurer une formation sérieuse et objective de cette foi religieuse? Une histoire des religions peut être aussi intéressante que celle des sciences naturelles. La laïcisation de la société québécoise ne doit pas exclure radicalement cette culture religieuse qui est universelle parce qu’elle appartient à l’histoire de l’humanité. Une histoire et une connaissance approfondie des religions peut contribuer à une meilleure connaissance de l’histoire, des peuples, de le philosophie et de la pensée. La laïcisation du Québec ne doit pas co,duire à une conception rédustrice du fait religieux. Elle doit plus adéquatement le restreindre à la sphère privée de la personne qui a fait ce choix personnel. Le Québec pêche souvent par un excès de matérialisme, d’où une consommation excessive et débridée de biens matériels de toures sortes qui nous éloignent ou distraient de choses essentielles comme la liberté, le courage, le combat et le droit d’avoir un pays à soi qui exigera de nous tous des efforts et des sacrifices importants.Les peuples actuels du Moyen-Orient sont ici unn exemple:tout en ayant rien, ils vont jusqu’à braver la Mort pour avoir droit à la Liberté, le Bien absolu pour eux. L’Etre au détriment de l’Avoir. Et comme ils ont raison! Pourquoi est-ce si difficile de faire l’Indépendance au Québec? Parce que l’Amérique du Nord dispose d’un contexte général de vie qui est facile et confortable. Les gens y ont perdu l’habitude de l’effort et du courage pour cause de matérialisme au détriment des idées et des combats. Il est important d’avoir foi foi en quelque chose, que ce soit le politique, le social ou le religieux. J’ai ici en mémoire tout le bien de Soeur Emmanuel dans les bidonvilles du Caire alors que le gouvernement avec des milliards avait complètement abandonné ces gens sans aucun scrupule. Ces convictions politiques, sociales et religieuses peuvent travailler ensemble sans imposer quoi que ce soit et sans s’imposer à qui que ce soit. Le fait religieux au Québec a d’abord des origines chrétiennes qui proviennent du régime français(1500-1760) et qui ont façonné l’histoire politique et sociale du Québec. Cela est incontestable et nous n’avons pas à le renier. A l’époque, il était impossible qu’il en soit autrement. Il existe encore en Europe des facultés de théologie protestante et catholique. Pourquoi celles-ci? Parce que liées à l’histoire européenne. Les communautés religieuses au Québec ont fait un travail essentiel et incomparable dans les domaines de l’éducation et des services hospitaliers. Il existe encore à Strasbourg des collèges et des lycées privés d’enseignement catholique pour lesquels les parents sont ptêts à payer parce qu’il existe de nombreux problèmes dans les écoles publiques(violences, drogues, manque de personnel…). Ne soyons pas réfractaires à toute croyance ou religion même s’il est devenu nécessaire de penser à un fonctionnement différent du fait religieux de telle sorte qu’il ne vienne pas régenter le politique et le social. Il existe au Québec une fâcheuse tendance, celle de tout envoyer par-dessus bord quand on a choisi de faire un ou des changements. Cela est excessif et dangereux. J’ai en mémoire le passage de l’enseignement des communautés religieuses à celui des polyvalentes régionales. Il était nécessaire de le faire puisque la devise d’alors était la suivante: hors religion, point de salut! Mais il fallait conserver quelques leçons ou expériences de certains collèges classiques qui, outre le programme scolaire ou académique, savaient assurer une formation d’ouverture vers les arts comme la peinture, la musique ou le théâtre. La transition vers les polyvalentes régionales a été trop rapide et non suffisamment attentive aux besoins des élèves. Dans cette révolution de l’éducation des années 60, le Québec est allé trop vite par manque de références historiques. Votre approche graduelle de la laïcite est particulièrement intéressante. Cessons de précipiter ou de bouscules les gens inutilement. Ils ont besoin de temps et de réflexion. Ne renions pas tout de nos expériences du passé qui ont fait le Québec. Une initiation et une formation à la science des religions doit rester possible dans l’enseignement au Québec. Cela est inconcevable d’exclure totalement le fait religieux. J’en arrive à la croix du Mont-Royal. Je n’ai surtout pas envie qu’on la fasse disparaître du paysage de Montréal. A côté de la croix du Mont-Royal, il existe celle que De Gaulle a plantée en Lorraine. Cette croix n’est surtout pas un handicap à la sécularisation de la société québécoise. Un sondage démontrerait facilement que les Montréalais y sont profondément attachés.

2. Le fait religieux en tant que pratique personnelle suppose un espace officiel. La laïcisation du Québec doit-elle aller jusqu’à le faire disparaître?
Toute foi ou croyance religieuse exige un lieu de pratique, ce qu’on appelle communément un lieu de culte. Pour ce qui est du culte catholique au Québec, cela ne pose pas problème puisque les villes et les villages disposent tous d’une église. Dans certains villages, on trouve même encore la célèbre croix du chemin au croisement des routes. La laîcisation du Québec exige-t-elle que l’on démolisse ces signes historiques et architecturaux qui appartiennent au patrimoine culturel du Québec? Je dis fermement NON et NON.Ce serait un Sacrilège et une Offense impardonnable à tous nos ancêtres du Québec. On démolit actuellement à Montréal une église pour y substituer un imposant centre hospitalier… Avec tout l’espace dont dispose la ville de Montréal, était-ce vraiment nécessaire??? Nous sommes au Québec des Abonnés Coriaces et Paranoïaques de la Démolition. Le « tout doit disparaître » est à la mode parce que rentable chez tous les promoteurs immobiliers. Mais il nous faut réagir. Ces églises en pierres des champs sont les premières manifestations artistiques du Québec, à savoir la peinture, le sculpture, l’orfèvrerie, le facteur d’orgue et l’architecture. Ce sont en effet dans ces églises que l’on découvre et admire le talent et l’originalité de nos premiers peintres, sculpteurs, orfèvres, musiciens et architectes. Il est blasphématoire et cruel de ne pas savoir préserver et sauvegarder ces chefs d’oeuvres qui deviennent des témoins précieux de la vie artistique du Québec à l’intérieur de la foi religieuse.Je pense à l’orgue d’une église qu’on n’a pas su sauvegarder et probablement vendu à des Américains comme de nombreux objets prestigieus qu’ont été les calices, les ciboires et les ostensoirs. Je pense aussi à un magnifique chemin de crois d’une église d’Oka dont on a parlé récemment dans le Devoir et dont la sauvegarde par le Québec est plus qu’incertaine. Le Québec ne sit que démolir ou détruire en oubliant qu’il enterre ainsi son histoire. Sans histoire, il n’y a plus de Mémoire, et sans mémoire il n’y a plus de Pays. Une laïcité réelle et authentique au Québec ne peut se définir non pas par une exclusion totale du fait religieux, mais en s’y référant tout en le maintenant dans la sphère du privé. Pour le comprendre, il n’y a qu’à prendre acte dans l’histoire de l’art sous toutes ses formes, que ce soit la musique, la peinture, la littérature ou l’architecture. Les églises du Québec, a fortiori ses basiliques, ne doivent pas être identifiées à des signes ostentatoires de la foi chrétienne. Ce sont avant tout des signes de notre Histoire et de notre Appartenance qui ont droit de cité dans l(histoite contemporaine des villes et des villages du Québec. Imagine-t-on l’Europe sans ses cathédrales, ses châteaux, ses palais et ses petites églises romanes ? Ces trésors uniques sont partout jalousemenr conservés. Un pays sans ces témoins ou repères exceptionnels est un pays destiné à mourir. La laïcisation de l

Suite … La laïcisation de la société québécoise doit se faire en veillant rigoureusement à ne pas jeter aux orties ses empreintes historiques qu’elles soient païennes, laïques ou religieuses. Elles ont toutes contribué au développement de la société québécoise tout en faisant partie de l’histoire universelle de l’Art. Il est important de ne pas associer la laïcité à la disparition ou destruction de notre patrimoine quelle que soit sa nature, à savoir païenne, laïque ou religieuse.

« s’assurer que la liberté de conscience des enfants y est protégée, » Je trouve cette phrase tout à fait déplacer tout comme l’enseigmement religieux à des personnes mineurs. Comment peut-on défendre une liberté de conscience à des enfants? Il est criminel à mes yeux d’endoctriné des enfants. Vos changements sont trop long à mon avis. Laisser encore plus de temps aux abuseurs d’enfants qui porteront des séquelles toute la vie des endoctrinements que personnes n’a vraiment besoin tout au moins en bas âge. On connait bien ces clientèle, les personnes âgées et les enfants sont maléables très facilement c’est pourquoi ces gens sans scrupules tentent d’influencer des enfants à des dogmes que nul enfants n’a besoin. Délorable d’en être encore là.
De plus avant de défendre le patrimoine religieux il faudrait dans un premier temps que les autorités remettre à l’état tout ce patrimoine payer par les québécois et de choisir les lieux ou objets à conserver.

il y a confusion dans les concepts..l’état québécois a retiré l’enseignement religieux des écoles publiques à cause de la diversité en la matière:c’est ainsi qu’a été introduit le cours éthique et culture religieuse…mais l’état n’a aucune autorité pour dicter aux parents le type d’enseignement religieux dispensé dans les écoles privées subventionnées religieuses(ce sont les parents qui sont responsables de l’éducation de leurs enfants,ce n’est pas l’état) L’état ne peut pas non plus ne pas subventionner les écoles privées religieuses tandis qu’il subventionne les écoles privées non confessionnelles: il doit subventionner toutes les écoles privées ou aucune.
Un juge a récemment tapé sur les doigts du Ministère de l’éducation qui refusait de reconnaître qu’un collège privé catholique respectait la loi en substituant le cours éthique et culture religieuse par des cours d’enseignement catholique auxquels s’ajoute un cours sur les autres religions