Laïcité, mode d’emploi : 1) Principes généraux

Illustration Éric Godin.Je vous soumets un brouillon de politique qui pourrait inspirer, demain, un gouvernement qui veut vraiment agir pour tracer un chemin clair, mais le plus consensuel possible, pour une nouvelle étape de la marche du Québec vers sa laïcité.

Je l’écris au Nous car en plus de vos commentaires, suggestions et objections, je demanderai à ceux d’entre vous qui adhèrent à cette approche de le signifier en signant ce texte, après la publication de sa conclusion, ce mardi.

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La prière à Saguenay, le crucifix au Conseil de ville et au Parlement, le kirpan à l’Assemblée nationale, la burka dans les cours de français: la question de notre rapport au fait religieux n’arrête pas de s’inviter, s’imposer et s’accrocher au débat public.

Illustration Éric Godin.
Illustration Éric Godin.

De toute évidence, rien de ce qui a été proposé pour l’instant aux Québécois par le gouvernement Charest ne parvient à apaiser, simplement parce qu’il refuse de baliser clairement le chemin sur lequel il entend nous conduire. Peut-être ne le sait-il pas. Peut-être ne le veut-il pas.

Mais en attendant qu’un autre gouvernement ait la volonté d’agir, pourquoi ne pas réfléchir sur ce que serait, concrètement, une politique d’ensemble qui mènerait le Québec dans une nouvelle étape de sa longue et progressive marche vers la laïcisation. Quelle serait l’application concrète d’une future Charte de la laïcité, que le PQ propose — une idée que je soutiens*. C’est ce que je me permets de faire, aujourd’hui et dans les deux prochains jours.

Je l’écris au Nous car en plus de vos commentaires, suggestions et objections, je demanderai à ceux d’entre vous qui adhèrent à cette approche de le signifier en signant ce texte, après la publication de sa conclusion, ce mardi.

Aujourd’hui, quelques principes généraux. À partir de demain, des propositions d’application concrète.

Laïcité, mode d’emploi

Déminer le champ des possibles

Beaucoup a été dit et écrit, depuis trois ans, sur la question des accommodements raisonnables et plus largement sur la gestion de la relation entre la société québécoise et le fait religieux. Rapports, textes, analyses, manifestes ont témoigné de l’importance, au moins symbolique, des enjeux et de l’intensité du débat.

Que pouvons-nous ajouter de plus par notre intervention ?

Il nous semble qu’à ce moment de la discussion publique, il devient essentiel de traduire les principes en propositions. Nous avons une volonté d’affirmer à la fois la spécificité du fait québécois en Amérique du nord et le respect des minorités. Notre approche est donc essentiellement pragmatique et nous ne voulons pas être enfermés – et ne croyons pas que la société québécoise devrait l’être – dans des carcans, qu’ils soient légaux, idéologiques ou de rectitude.

Avant de soumettre au débat un certain nombre de suggestions quant à la réforme que nous envisageons du rapport de la société québécoise au fait religieux, nous souhaitons affirmer un certain nombre de préalables qui ont guidé notre réflexion.

Il nous apparaît utile d’établir d’entrée de jeu que plusieurs sociétés démocratiques avancées répondent de façons différentes, et en parfait respect du droit local et international, au défi posé par le fait religieux.

L’Europe et la Charte

Ainsi, la Cour européenne de justice a établi que les pays membres de l’Union européenne pouvaient s’appuyer sur les principes de laïcité et d’égalité des sexes pour : interdire tout signe religieux dans la fonction publique et dans les services publics, y compris l’éducation, interdire même le hidjab (le voile), perçu comme contraire à ces valeurs.

Certains grands pays, comme la Grande Bretagne, estiment qu’il faut reconnaître un droit particulier aux personnes qui ont une foi religieuse ou un attachement philosophique important – un tribunal incluant récemment l’engagement écologique dans cette catégorie. D’autres, comme la France, récusent tout statut particulier à la conviction religieuse, philosophique, ou politique. Ce que les Belges appellent les opinions «religieuses et convictionnelles». Une expression utile que nous allons reprendre à notre compte.

Nous n’affirmons pas ici notre accord ou notre désaccord avec les tribunaux et l’expérience européenne sur ces questions que nous estimons ouvertes à plusieurs lectures. Mais nous voulons simplement indiquer qu’à la lumière de ces précédents, une société démocratique comme le Québec détient la marge de manœuvre voulue pour définir son propre code de conduite en ces matières, sans se croire coupable d’enfreindre ainsi quelque règle internationale, naturelle ou immuable.

On objectera que le Québec est contraint par la Charte canadienne des droits et libertés et par l’interprétation que peut en faire la Cour suprême. Outre le fait, majeur, que la démocratie québécoise n’a jamais entériné cette Charte, le fait est qu’elle permet à l’Assemblée nationale d’adopter des lois en invoquant la clause dérogatoire qui rétablit le primat des décisions des législateurs sur ceux des juges en plusieurs cas. L’utilisation de cette clause oblige l’Assemblée à revoter la loi ainsi protégée chaque cinq ans, ce qui est un intervalle raisonnable pour reconsidérer les progrès, ou les échecs, du dispositif législatif sur un sujet aussi sensible et potentiellement évolutif.

Nous estimons que les Québécois, et en définitive l’Assemblée nationale, devraient définir tel qu’ils l’entendent leur volonté en matière de rapport au fait religieux et invoquer la clause dérogatoire si leurs décisions semblent en contradiction avec la jurisprudence courante.

Les propositions que nous formulons supposent, si elles devaient être retenues, l’adoption de cette clause. Nous croyons d’ailleurs qu’à ce stade du débat, les Québécois souhaitent des décisions rapides et immédiatement applicables. Il nous apparait donc préférable d’adopter la clause dérogatoire de façon préventive, pour assurer l’application des décisions de l’Assemblée, plutôt que d’attendre des années, que la Cour suprême statue sur leur constitutionnalité. Cela affaiblirait dans l’intervalle la volonté québécoise d’établir ses balises et d’assainir le climat.

Quel fait religieux ?

Le rapport du Québec au fait religieux est inscrit dans son histoire. La présence catholique, plus largement chrétienne, fut un trait dominant de la société québécoise jusqu’aux années 1960. Le parcours du Québec vers une sécularisation de ses institutions – principalement scolaires et hospitalières – fut rapide, mais graduel, sur plus de 40 ans. Songeons que si la déconfessionnalisation de l’école a débuté au début des années 1960, ce n’est qu’à la fin des années 1990 que les Commissions scolaires confessionnelles furent transformées en Commissions linguistiques.

De même, depuis Vatican II, les nombreux religieux qui ont livré une contribution inestimable à l’effort d’éducation et de santé des Québécois ont d’eux-mêmes retiré leurs habits religieux, dont la coiffe des religieuses, dans leurs activités au sein des services publics.

Il faut dire le vrai : la question du religieux posée depuis le début de la présente décennie aux corps politique et social est à la convergence de deux phénomènes.

D’abord, la graduelle sécularisation de la vie québécoise rend plus saillants, plus visibles, plus discutés et plus discutables qu’auparavant les compromis demandés aux autorités publiques pour s’adapter aux besoins de pratiques religieuses minoritaires – Témoins de Jéhovah, Juifs Hassidiques, en particulier – qui ont depuis longtemps pignon sur rue au Québec.  Les premiers sont très minoritaires dans la communauté chrétienne, les seconds très minoritaires dans la communauté juive.

Ensuite, l’émergence au sein de la communauté musulmane d’un segment orthodoxe très minoritaire qui souhaite, c’est normal, faire sa place dans la société québécoise constitue une réintroduction du fait religieux, et certainement de sa visibilité, dans une société où elle s’estompait.

Sur la question des orthodoxes musulmans, il est bien sûr impossible de démêler, dans les comportements dévots, la conviction individuelle, des femmes en particulier, de vivre librement une situation de ségrégation des sexes ou de s’y soumettre du fait d’une obligation conjugale. Mais on ne peut, de plus, taire la difficulté supplémentaire issue du fait que certains comportements intégristes sont promus et encouragés par des groupuscules internationaux – largement dénoncés par la quasi-totalité des leaders religieux musulmans – qui souhaitent un recul général des valeurs occidentales, dont celle de l’égalité des sexes. Cette variable ne doit pas déterminer notre comportement mais elle ne doit pas, non plus, être traitée comme inexistante.

Bref, la sécularisation de la société québécoise est confrontée à la permanence de situations anciennes devenues, au fil du temps, relativement plus marginales et au développement d’un phénomène nouveau, qui a des filiations internationales. Cela oblige la société québécoise à actualiser et préciser la direction qu’elle souhaite emprunter.

Les droits, la majorité et la marge

Nous sommes sensibles aux réactions que ces questions suscitent chez nos concitoyens. Chez les membres des minorités, notamment musulmanes et juives, qui se sentent à bon droit stigmatisés par certains de ces débats. Chez les membres de la majorité québécoise, qui estiment que leur malaise n’est pas suffisamment pris en compte dans les réponses apportées jusqu’ici.

Nous savons qu’il est impossible de trouver une solution qui plaise à tous mais qu’il est encore pire de reporter constamment la définition de lignes de conduites compréhensibles et applicables. Chaque cas est bien sûr spécifique et provoquera débat. Mais il est préférable que ce débat se fonde sur de nouvelles règles qui ont suscité une adhésion assez large et dont l’application est lisible et prévisible. Sinon, chacun de ces cas suscite à répétition une insatisfaction générale chez les uns et une crainte de stigmatisation supplémentaire chez les autres.

Chacun a des droits, bien évidemment, y compris la liberté de conscience, même lorsque cette liberté signifie l’adhésion à une variante de la foi que l’on peut qualifier d’orthodoxe. Dans ces cas, il s’agit en quelque sorte du droit de vivre en marge des valeurs plus généralement acceptées – notamment l’égalité des sexes et la volonté de vivre ensemble.

La société doit, c’est certain, admettre et protéger ces choix religieux orthodoxes. Elle n’est cependant pas tenue de s’y montrer favorable ou d’agir pour qu’un mode de vie marginal puisse se déployer dans l’espace public sans entraîner un certain nombre d’inconvénients à ses adhérents. C’est notre conviction que, règle générale, il appartient aux citoyens québécois qui choisissent des croyances ou un comportement marginal de s’accommoder des pratiques communes, plutôt que l’inverse.

Nous estimons de plus qu’il est tout à fait légitime que la société québécoise prenne consciemment la décision d’envoyer le signal que ces choix de vie ne sont pas ceux qu’elle valorise, notamment lorsqu’ils impliquent une vision inégale des sexes ou le refus de l’interaction avec les autres membres de la société.

La majorité québécoise a une obligation de tolérance et de respect des droits envers les minorités, même envers la marge. Cependant le fait majoritaire, nous semble-t-il, porte avec lui des droits, rarement codifiés, mais qui tombent sous le sens. Le droit d’avoir façonné le paysage et de continuer de s’y reconnaître, le droit d’avoir façonné le calendrier, les usages, et de continuer de s’y reconnaître. Le respect de l’autre ne doit pas conduire à la négation du fait majoritaire. Il y a bien sûr un dialogue constant entre les nouveaux arrivants et la société d’accueil – ou entre les nouvelles habitudes de groupes de citoyens déjà présents sur le territoire et le reste de la société. Graduellement, ce dialogue entraîne des modifications dans les usages, le paysage, le calendrier même.

Cependant il y a une marge entre cette évolution lente et fructueuse et l’imposition par la loi et par des jugements d’un limage de ce que la majorité estime être une juste représentation de ses valeurs.

Demain: Le calendrier


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Suite à la lecturede votre article, cela me porte à penser que dans le fonds, que voulons-nous vraiment.Il est certain que l’on se doit de respecter les croyances de chacun et de leur pratique mais de s’afficherest une autre chose.je pense que l’on devrait établir cequ’est un espace public, civique et privé et citer dans lequel on peut y exercer sa foi religieuse et le démontrer.

En enlevant les 2 bras de la croix du Mont-Royal, il ne resterait qu’une tour à antenne, pour les besoins de transmission de télécommunications et un encouragement aux autres religions en montrant que nous sommes prêts à nous couper de nos traditions et de notre religion avant de couper les autres qui sont venus ici pour échapper à ce qu’ils fuient en voulant, apparemment, recommencer ici tout leur bataclan.

Misère ! Y vont finir par nous awère.

Bien d’accord à ce que le Québec détermine lui-même les paramètres de la laïcisation dans la fonction publique et dans les services publics, y compris l’éducation.

Le Québec n’a pas à se soumettre à une Charte canadienne des droits et libertés qui débute par un anachronisme « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu … ». Une Charte des droits et libertés qui a été faite toute de travers par un premier ministre de sinistre mémoire. Pas surprenant d’ailleurs qu’elle donne plus de droits aux criminels que de jugement aux juges.

Les instances publiques de la société se doivent d’être neutres et laïques, n’en déplaise aux fous de Dieu qui sévissent un peu partout sur la terre. La suprématie de Dieu a ses limites.

Les dérapages récents des décisions de la Cour suprême relatives aux accommodements religieux justifient amplement que le Québec utilise la clause dérogatoire de façon préventive pour définir sa laïcisation.

Oui pour le respect des minorités, même marginales mais oui aussi au recours à la clause dérogatoire. Il est plus que temps que les sensibilités de la majorité soient aussi reconnues et respectées. J’attends vos recommandations avec intérêt

Compassion, respect, tolérance.

Si nous pouvons traduire ces principes dans notre réalité collective, je crois que l’harmonie, la paix sociale, règneront chez nous.

Si le Qubec se donnait le pouvoir de gérer son immigration, il serait possible de bien informer et sensibiliser les candidats/tes à la citoyenneté québécoise par rapport aux lois et aux valeurs qui prévalent ici.

Je pense qu’il est important d’être très clair, dès les premiers contacts avec la personne qui demande la citoyenneté.

Mais il y a distorsion entre les valeurs québécoises et la politique multiculturaliste ambiante, la langue officielle et la notion de nation, le serment d’allégence à la reine d’Angleterre, etc. Ajoutez à cela la religion et vous obtenez un indéniable potentiel de confusion et de discorde.

Ici, tout se mélange, c’est la tour de Babel et je soupçonne que le désordre instillé contribue à entretenir la division voire la confusion, dans la maison québécoise.

Difficile de dire à quelqu’un « bienvenue » quand on n’est pas chez nous…

Certains nouveaux arrivants ont vite fait de constater notre vulnérabilité et sont portés à profiter de notre désorganisation en matière de politique d’accueil et d’intégration, entre autres.

À mon avis, un certain nombre de tiraillements tirent leur origine de notre position en porte-à-faux par rapport à la maîtrise d’oeuvre que nous pourrions avoir mais qui nous fait présentement défaut. Seuls les pleins pouvoirs, normaux pour une nation vivant sur son territoire, nous permettront d’acueillir convenablement nos immigrants afin de leur assurer une intégration sans trop de heurts.

Pas de signes religieux ostentatoires dans la fonction publique et la préservation du caractère laïc de nos institutions, cela me semble grandement souhaitable et raisonnable, afin que toutes et tous puissent se rencontrer dans des espaces neutres, favorisant ainsi le vivre ensemble.

Au Québec, toute personne doit pouvoir vivre librement, selon sa philosophie, son idéal, sa religion, en accord avec le code civil.

Après tout ça, nous devrons toujours continuer, persister à faire preuve de compassion, respect et tolérance de part et d’autre pour vivre ensemble, en paix.

Permettez, M. Lisée, que je réponde à votre questionnement sur la personnalité de Jean Charest par une anecdote.

À la fin des années 70, mon employeur décida d’embaucher un V.P. à l’extérieur de la compagnie.

Troublé par sa façon de s’entourer de personnes avec qui il était « comfortable with », j’ai demandé à être transférer à l’extérieur de Montréal.

Son incapacité chronique à décider, alimentait beaucoup la rivalité entre ses directeurs.

Plusieurs années plus tard, alors que celui que je considérais comme son préféré, venait de voir une de ses décisions renversée, je lui ai demandé, pour le taquiner, ce qui arrivait de sa relation privilégiée.

Il m’a répondu, le plus sérieux du monde: tu connais le patron, le dernier à sortir de son bureau, c’est celui là qui gagne.

Vous en connaissez d’autres comme ça?

Salutations cordiales

La religion doit rester d’ordre privé.ùelle ne doit pas s’afficher dans les lieux publics.Pour ce qui est des crucifix et autres babioles religieuses dans les édifices publics ,ils peuvent rester si ils font parties du mobilier de-
puis la construction de l’édifice et que ça fait plus de vingt ans.

André Grenier

Bis repetitas. De la part d’un athée, toutes proportions gardées, toucher à la croix de la Montagne, c’est détruire les cathédrales d’Europe, les mosquées d’Istanbul, le Mont Saint-Michel, les temples de l’Inde profonde, les pyramides mayas ou les Bouddhas de Bamiyan… non, c’est vrai, là, c’est déjà fait.

Il faudrait alors supprimer les cours de culture et d’éthique religieuse et plutôt enseigner aux jeunes et moins jeunes que les religions sont à l’origine des problèmes dans le monde.

Commentaire à l’ACTUALITÉ ce dimanche, 27 février 2011
« Laïcité, mode d’emploi »
Bonsoir M. Lisée
D’entrée de jeu, j’avoue que j’ai un préjugé favorable à votre endroit.
Comme nos gouvernements actuels sont contestés de toutes parts, des citoyens individuels ou regroupés doivent prendre part au débat public et l’alimenter via les médias sociaux autant que par journalistes interposés. Voici donc mon grain de sel pour aujourd’hui!
Personnellement, je crois en la séparation totale des Églises et des États au XXIème siècle: c’est ma définition de la laïcité pour assurer la paix sociale; pratiquer une religion c’est un choix individuel hors de la sphère publique et seulement dans les lieux de culte appropriés. Le prosélytisme religieux doit être banni d’une société qui se dit laïque car il s’avère une source supplémentaire de conflits et même de guerres fanatiques et sanglantes dont l’Histoire du monde est abondamment nourrie et parsemée encore actuellement.
Quant au monde politique et à ses enjeux complexes dans le cadre de la société québécoise, j’ai bien hâte de lire vos propositions sur ce thème et ne me gênerai pas de les commenter le plus spontanément possible dans les jours qui viennent si le temps m’en est donné car
« La retraite n’est pas de tout repos…
j’en suis la preuve bien vivante ».
ALG

Je suis incapable de comprendre que la Foi d’une personne dans une religion quelconque, doive absolument s’exprimer par le fait de revêtir un vêtement ou porter un objet quel qu’il soit.

La Foi c’est un rapport intérieur avec Dieu (s’il existe mais ça c’est une autre question). Comment une personne vivant au 21e siècle peut-elle croire qu’un Dieu lui exige de porter un foulard, un masque, un chapau ou un poignard, lui interdise de se couper les cheveux, lui impose un Turban, lui interdise de manger telle type de viande, et que celle qui lui est autorisée provienne obligatoirement d’un animal qui sera tué d’une façon précise, même si cela contrevient aux règles d’abattage en vigueur.

Comment laïciser ce pays si les croyances cela allant jusqu’aux superstitions ont priorité sur les règles et la culture des habitabts de ce pays ?!

C’est peut-être le type de question qu’il vaudrait mieux attaquer de front une fois pour toutes.

Tout à fait d’accord avec ce texte de M. Lisée.

Dans le fond, vous reconnaissez à la fois les libertés individuelles et les libertés collectives. Je crois que les individus ont une liberté de religion et une liberté d’expression. Je crois aussi que les groupes (minoritaires ou majoritaires) ont une liberté de religion et une liberté d’expression. Je crois aussi que la liberté de l’un s’arrête là où commence celle de l’autre.

Reste à savoir si le voile musulman est un symbole religieux ou un symbole de mariage (c’est une de mes amies qui m’avait informé de cette possibilité).

Il reste aussi qu’au-delà de ces symboles, il y a le désir de notre société de s’assurer que ses membres soient en pleine sécurité (dehors le kirpan; dehors la burqa et le niqab, permettant de commettre des méfaits d’une façon anonyme, comme un certain vol de banque en Grande-Bretagne)…

@ Gilles de NDH

« Je suis incapable de comprendre que la Foi d’une personne dans une religion quelconque, doive absolument s’exprimer par le fait de revêtir un vêtement ou porter un objet quel qu’il soit. »

Peut-être M. Gilles n’avez-vous pas eu la chance d’apprendre le petit catéchisme catholique.

On y apprenait si ma mémoire est bonne que nous devions afficher notre religion et notre foi, qui ne fallait pas la renier en cachant les symboles qui la représentait.

Donc le voile, le crucifix, le turban et le signe de croix avant de manger au restaurant, sont tous là pour faire de la propagande religieuse et c’est un devoir important pour un dévot de faire de la propagande pour sa religion.

Quand on permet un accommodement religieux c’est permettre de faire de la propagande religieuse en public.

Au moment où vous entreprenez une discussion sur un sujet très sensible, je crois qu’il est bon de rappeler que:

1) Le religion organisée est un instrument puissant de contrôle des esprits et de pouvoir qui est encore souvent utilisé pour établir et maintenir une influence déterminante sur la gestion des états;

2) Aborder le problème sous l’angle de la Charte canadienne des droits et libertés ou de la clause dérogatoire masque le fait que ces instruments juridiques sont propres aux sociétés occidentales et ne sont pas éternels. Si un jour l’immigration, les conversions et la dénatalitée québécoise combinent leurs effets pour donner une majorité de la population affiliée à un groupe religieux organisé ayant un agenda de contrôle socio-politique, alors ces instruments juridiques seront tout sinmplement amendés ou abrogés…

3) Les droits des minorités religieuses dans les états dominés par certains groupes religieux sont tout simplement inexistants…

4) Certaines religions organisées ont des agendas de contôle planétaire et des moyens financiers puissants.

5) On ne peut pas aborder la question de l’exercice des droits religieux au Québec en faisant abstraction du statut de minorité menacée au Canada et en Amérique du Nord des francophones québécois qui ne contrôlent même pas tous les instruments d’un pays. On ne peut pas aussi faire abstraction de la vague massive d’immigration que subit depuis au moins 10 ans le Québec et qui est en train de transformer Montréal en une collection de guettos dans lesquels les francophones québécois ne seront plus guère perçus que comme des membres d’une « espèce » en voie de disparition…

6)La question nationale ne peut pas non plus être évacuée du débat. L’émergente collection de guettos ethnico-religieux de Montréal est en train de devenir complètement non-intégrable aux aspirations nationales des francophones et à leur culture. Cette collection de guettos émerge même sous la forme d’un cocktail potentiellement très socialement explosif car un bon nombre de ces groupes atteignent maintenant des masses critiques, se détestent entre eux tout en haïssant les francophones et ne cherchent qu’à reproduire les valeurs, structures et peut-être même les conflits qui existent dans leurs pays d’origine.

Enfin, afin d’inspirer vos prochains commentaires écrits, je vous suggère de visonner le film « Agora »…

La religion et la Charte canadienne

Certaines coutumes qualifiées dans notre pays de rétrogrades sont dans certaines régions du monde des traditions sociales datant du Moyen-Âge sinon du début des temps, et qui subsistent encore dans certains pays, et qui ont été récupérées par certaines religions. Certains membres de certaines religions font de ces coutumes des obligations d’origine divine.

Ceux et celles qui préconisent ces coutumes dans notre pays se référeront peut-être à la Partie I de la Charte canadienne des droits et libertés qui débute par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu … » .

Beaucoup de religions font de la suprématie de Dieu la base de leur argumentaire.
Ainsi, dans l’Islam, le principal message du Coran est l’absolue suprématie de Dieu, qui doit se manifester non seulement dans la vie privée ou individuelle mais aussi dans la vie de la collectivité. Dans la religion juive traditionnelle, il y a cette volonté de sacraliser jusqu’aux actions quotidiennes les plus banales et souligner sans cesse l’absolue suprématie de Dieu. Et dans le christianisme, on se souvient du « Dieu le veut ! » des Croisades qui autorisait (et même commandait) tout. Cet argumentaire de la suprématie de Dieu a conduit à beaucoup de dérapages dans l’Histoire.

Je me demande qu’est-ce que la suprématie de Dieu vient faire dans la Charte canadienne des droits et libertés. En fait, qu’est-ce que cela signifie au juste la « suprématie de Dieu »? La « suprématie de Dieu » sur qui et sur quoi? L’intégrisme, le dogmatisme et l’obscurantisme ne sont pas loin quand on met en exergue la suprématie de Dieu, et ce, quelles que soient les religions qui s’en réclament. Beaucoup de penseurs prônent plutôt la suprématie de l’Homme (et de la femme !). Personnellement, je préférerais une Charte des droits et libertés qui reconnaîtrait ce dernier type de suprématie, juste pour se protéger un peu des dérapages possibles. Ou encore on pourrait parler de suprématie de la morale; car pour paraphraser Voltaire, la morale engendre le bien, le dogme engendre le mal.

À quand une révision de la Charte canadienne pour éliminer cet anachronisme de la « suprématie de Dieu »?

On semble mélanger rites et religions.On nous conduisait en enfer quand on mangeait de la viande le vendredi, aujourd’hui, personne ne connait cette règle. Respecter le droit religieux, c’est permettre aux gens de vivre leur religion chez eux et participer à des exercices communs dans leurs lieux de culte. Point à la ligne. Il serait aussi temps que nos notions sur la sexualité reposent sur les découvertes scientifiques plutöt que sur des règles religieuses. L’Église n’a plus d’affaire dans le sexe que l’État. La liberté de consicence individuelle, personnelle doit aussi être respectée tant qu’il n’y a pas violence ou incitation à la violence.

Jean-François, avant toute ‘proposition pour faire avancer le Québec sur les chemins de la laïcité’, il serait important, au préalable, de bien cerner la définition du terme et de faire lumière et s’inspirer sur la laïcité ailleurs dans le monde. À ce sujet, voici un document fort utile:

La laïcité à travers le monde

au lien: http://www.scribd.com/doc/2671811/La-laicite

Le Québec, comme tous pays, devrait être laïque. Il ne devrait pas être permis de se promener un voile, un kirpan ou un turban dans des lieux publiques. Il en va de même pour le christianisme. Il ne devrait pas être permis de se promener avec une croix autour du cou, il ne devrait pas être permis qu’un curé se promène avec son col.

La religion, c’est personnelle. On pratique notre religion chez soi.

Cependant, ce n’est pas une raison de détruire tous signes religieux catholiques et chrétien du Québec. Cela fait partie de notre histoire. Détruire la croix du Mont-Royal équivaudrait à effacer la mémoire collective.

Les Égyptiens ont-ils détruit leurs pyramides? Ils ne croient pourtant plus en Seth ou Iris, mais en Allah. Les Grecques ont-il détruit leurs temples? Ils ne croient pourtant plus en Zeus, mais en Jésus. L’Italie n’a pas détruit ses temples romains même s’il est maintenant catholique.

Pourquoi le Québec détruirait ses anciens signes religieux, qui n’ont plus d’évocation religieuse, mais historique.?

À deux coins de rue de chez moi, une église se fait démolir pour faire de la place au futur CHUM. Certes, une petite église ne devrait pas empêcher la construction d’un grand centre hospitalier de première importance, mais chaque fois que je passe devant, je me désole. Une partie de mon histoire tombe en poussière.

$100,000.00 déjà de ramassés par le maire Tremblay du Saguenay pour combattre les laïcistes, et ce ici même, au Québec. Pas beau ça? Et ça ne fait que 2 semaines que le tout a commencé!!!

Ça a pris 3 mois à Khadir pour ramasser 250,000 signatures (dont plusisuers douteuses!) contre Jean Charest…

Essayez de faire la même chose pour la laïque CSN qui vien tout juste de lâcher ses membres du J de Montréal…

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201102/27/01-4374476-claudette-la-carpette.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS1

Deux prémisses qui sont fausses:
1- L’auteur soutient que les croyances religieuses sont choisies. Ceci est contraire à la définition que l’Église donne de la Foi. Elle n’est pas choisie, elle est donnée.

2- L’auteur écrit: « Cependant le fait majoritaire, nous semble-t-il, porte avec lui des droits, rarement codifiés, mais qui tombent sous le sens. Le droit d’avoir façonné le paysage et de continuer de s’y reconnaître, le droit d’avoir façonné le calendrier, les usages, et de continuer de s’y reconnaître. » Or on ne peut pas et on ne doit pas soumettre un droit quelconque à un vote libre. Un droit est un droit, et même une majorité de citoyens ne peut pas le nier.

– Deuxièmement, le paysage et le calendrier ont été largement modifiés, sans traumatisme. Voir tous ces quartiers chinois flanqués d’une arche monumentale. Ou les fêtes populaires où l’Halloween a complètement remplacé la Toussaint.

L’agenda de la laicité ne date pas de quelques décennies. Il remonte à des gens qui portent de grandes robes. Pour ce qui est du crucifix, il faut le garder au cas ou les vampires existeraient, mieux vaut ne pas prendre de chances ! Comme disait Donald Romsfelt, si je ne me trompe, il y a pire que de savoir qu’on ne sait pas, oui ne pas savoir qu’on ne sait pas est bien pire. La censure existe.

Bonjour,
Pourquoi encore chercher midi à quatorze heures, encore essayer de résoudre la quadrature du cercle en essayant avec un nationalisme étroit de faire de telles contorsions visant à imposer la laïcité ? Toutes ces astuces visant un seul but soit de : Interdire aux Autres qui ne font pas partie du NOUS le port de signes ostentatoires dans l’Agora tout en ayant ce fallacieux prétexte que le NOUS ici est d’un laïcisme limpide ! Nous sommes dans le NOUVEAU MONDE, est-ce clair ? La solution du Gros Bon Sens fut trouvée par cet homme de gauche d’une brillance à faire pâlir les protagonistes actuels, soit Monsieur Pierre Elliot Trudeau avec le Parti Libéral Canadien en étant des visionnaires avec le MULTICULTURALISME ! Ce multiculturalisme que l’on a détourné ici par un fanatisme nationaliste en le nommant interculturalisme pour se donner une belle jambe et rien de plus.
En effet, quelques questions se posent pour le quidam ou doivent se poser. Le premier de tous les accommodements raisonnables fut accordé ici par les Premières Nations aux colonisateurs que furent les Britanniques et les Français. Est-ce qu’ils ont eu la reconnaissance voulue en retour ? Ce sont eux qui nous ont accommodés en tout premier lieu. En creusant le sol, ce n’est pas une fleur de Lys que nous apercevrions mais bel et bien une Tête d’Indien.
En outre, tous ceux qui se réclament de la laïcité dans tous les pays industrialisés sans aucune exception sont des gens de droite et la plupart d’extrême droite afin de conquérir un électorat en flattant le nationalisme à outrance par la bande. Serait-ce que le Québec est tellement d’extrême droite que ses habitants mangent de ce pain là ? Posons nous la question !
Par ailleurs, souvenons nous que plusieurs années déjà, certains faisaient les gorges chaudes avec le Front National et le Vlaam Block en se pétant les bretelles de notre supposée ouverture d’esprit face à l’Étranger…. Est-ce qu’aujourd’hui avec un repli identitaire évident nous ne tombons pas dans les mêmes travers…… Tous les partis de gauche sur la Planète sont pour l’ouverture, n’est ce pas la preuve d’une certaine dérive en voulant se mettre au diapason de toutes les droites existantes ? Poser la question, c’est d’y répondre assurément…..
Finalement, avec son multiculturalisme, le Canada est une figure de proue sur la scène internationale. Et bien des pays membres du Commonwealth ont emboîté le pas à ce précurseur qui n’avait aucune leçon à recevoir de personne sur le plan de la protection des droits humains antérieurement. Nous sommes dans le Nouveau Monde. Nous avons besoin de l’immigration massive afin de pallier au bas taux de natalité dans notre pays. Est-ce clair ? Pourquoi ne pas avoir cette ouverture d’esprit envers les Autres qui n’ont pas les mêmes croyances et les mêmes religions que nous ? Tandis que le Canada progresse et se peuple à un taux fulgurant, le Québec se ratatine comme une vieille peau de chagrin par manque d’ouverture à l’Autre en lui disant : Viens icitte afin que l’on t’assimile et que l’on te broie dans le conformisme de la société québécoise par son uniformité. N’est-ce pas ce camarade vitamine, ce vieil anarchiste de Bakounine qui déclara dans un aphorisme de son cru : L’uniformité, c’est la mort, la diversité, c’est la VIE ! Et que certains non politisés sachent enfin que ce vieux Bakounine fut le penseur qui servit aux Grits, nos libéraux actuels qui pensèrent une Fédération afin de contrer le nationalisme existant en y amenant, en greffant ensemble des provinces aux vues opposées afin d’avoir une diversité salutaire pour l’évolution…… Au plaisir, John Bull.

D’abord, j’appuie sans réserve votre proposition d’adopter le recours à la clause dérogatoire comme prémisse à l’application d’une charte québécoise de la laïcité. On devrait d’ailleurs faire de même pour les questions linguistiques.

Ensuite, je crois qu’il faut entériner le principe de la séparation de l’État et des Églises, et poser que l’État détermine ce qui constitue le bien commun en fonction de considérations temporelles et terrestres, et non en fonction de croyances ou de non-croyances.

Ce principe de la séparation des deux ordres permet aussi de poser des limites à la liberté de religion, droit individuel, en fonction de l’équité par rapport aux valeurs de la majorité de la population. Par exemple, on pourrait établir qu’au Québec, compte tenu de la tradition catholique, on continuera de respecter les symboles et les rites séculaires de la majorité tout en rejetant hors de la fonction et des services publics les symboles et rites des minorités.

Je sais que cet exercice peut devenir périlleux et j’ai bien hâte de lire vos propositions concrètes.

Merci de relancer ce débat.

Le résultat net de la démarche de la Commission Bouchard Taylor, suite à sa mise au rancart et à la confusion qui règne avec un crucifix à l’ASNAT, est encore plus de confusion et de frustration. Il existe une démarche prosélyte musulmane et un agenda politique y est rattaché. Alors votre effort de rationalisation du dossier est incontournable et positive.

Vu l’état de fragilisation du Gouvernement au pouvoir, nous ne sommes pas en mesure d’attendre des initiatives allant dans le sens de l’application de la vision laïque du monde.

Je salue votre initiative porteuse d’un changement qualitatif dirigée vers un mieux vivre ensemble.

Voila un scénario gagnant-gagnant.

Doit-on éviter de faire, comme société, toute réflexion sur la nature même de la religion?

Si l’histoire avait été différente, nous aurions pu aboutir à des croyances religieuses fort différentes. Ici la religion catholique occupe beaucoup de place. Ailleurs c’est différent. Mais nous aurions pu, également, voir émerger une religion basée, disons, sur la nature divine des nuages qui apparaissent et disparaissent; qui apportent des bienfaits ou des malheurs; qui ont un modus operandi si compliqué qu’on a pas réussi à complètement le modéliser même avec nos plus puissants ordinateurs. On en aurait fait facilement des dieux méritant qu’on leur crée une religion. Prier des nuages pourrait combler un vide tout aussi efficacement que prier quoi que ce soit d’autre.

Cette hypothèse m’apparait tout aussi farfelue que n’importe quelles autres religions, ni plus, ni moins.

Conséquemment, il m’apparait aberrant que la société civile puisse envisager se laisser dicter par de telles élucubrations, des comportements pouvant aller jusqu’à la promulgation de lois.

Si la religion de Raël regroupaient quelques millions de Québécois, devrait-on y faire une place dans la société civile ? On pourrait certes le faire. Mais …

«Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce.»
[Bouddha]

Je trouve M. Jean-François Lisée, votre initiative très louable et je l’appui totalement. Je pense cependant qu’il ne faut pas attendre beaucoup de ce gouvernement de faux-jetons à Québec, en particulier dû au fait que nous avons affaire à un parti Libéral devenu par osmose ou alchimie quasi digne de la sorcellerie (h.h.h.), un regroupement de »conservateurs », des gens qui ont une conception du pouvoir plutôt « libertaire » que libéral.

Ainsi, la doctrine religieuse sied parfaitement à la pensée conservatrice par la consécration des hiérarchies favorables aux privilégiés de tout acabit sous djeu le créateur de la jungle sauvage avantageusement favorable aux prédateurs, n’est-ce pas ?!? De plus, il ne faut surtout pas négliger l’importance du rôle qu’ont joué les doctrines religieuses judéo-chrétiennes en tant que méthodes de »dressage » afin de contrôler la populace, les petites gens bien besogneuses à essayer de gagner leurs ciels, dans la »p’tite vie » qu’on leur réserve.

Alors, s’il y a un constat indéniable à faire et à bien mettre en évidence, c’est que les sociétés sous le joug de l’islam, n’ont pas procuré de modèle favorable à l’économie de type ‘‘capitaliste débridé’’, lui si cher aux conservateurs de la Droite. Bien au contraire, ces sociétés obscurantistes ont tendance à ostraciser sur la base des formes de jouissance même les plus naturelles (en autres pour la moitié féminine de la société) et, à s’opposer aux diverses formes de crédit, les deux allant à l’encontre de la consommation outrancière souhaitée par les tenants de la croissance accélérée favorable à l’enrichissement de ces mêmes dits conservateurs.

Enfin, je ne vois comme solution qu’une ferme détermination à exclure de ‘‘tous’’ lieux institutionnels (incluant toute école et maternelle publique ou financée par le publique), les signes, tenues vestimentaires, symboles et rites religieux ostentatoires, incluant les lieux ‘‘réservés’’ à la prière (sans toutefois proscrire la prière durant les pauses) pour bien rendre le caractère laïque des Institutions. Il va s’en dire que certains changements s’imposent tels que ceux concernant les congés à caractère religieux chrétien alors, Noël devra se renommer suivant ce que cela a toujours été, soit la fête, les réjouissances du ‘‘solstice d’hiver’’.

Il faut donc avoir ‘‘le courage de la majorité’’ et, « changer les lois et règlements » pour terminer la laïcisation de nos Institutions démocratiques, des lieux neutres respectant chacune et chacun et, manifestant de l’égalité entre toutes et tous sans aucune exception, sous la pleine Souveraineté du Peuple, sans djeu ni djable.

La religion à la maison et dans l’espace publique l’intégration sous un seul drapeau celui du Québec.

Moi je rêve d’une constitution comme les pères fondateurs des États-Unis se sont donnés et cela avant de faire l’indépendance. Car après cette constitution tout devient clair et on peut se servir de la clause dérogatoire pour défendre nos valeurs.

( En tout cas ceux qui espèrent mettre fin au débat national ,eh bien bonne chance….)

Je dirais que plus de 90% des municipalité commencent leur conseil par la prière. Alors que j’étais conseiller à la fin des années 90, cela me semblait déjà dépassé et archaïque. Si on vit dans une société laïque, prouvons-le en arrêtant cette pratique rétrograde. Il ne s’agit pas de tout détruire, mais de remettre les choses à leur place.
Serge Lemay

Nous ne pouvons faire abstraction de la CONstitution du ROC dans ce débat sur la reconnaissance ou non de droits individuels revendiqués par des GROUPUSCULES, anciennement ou nouvellement implantés au Québec, étant d’opinions religieuses et/ou « convictionnelles » « marginales ». Pourquoi ? P-c-que les individus n’ont que des droits selon cette CONstitution, ils n’ont pas d’obligations: des devoirs, des responsabilités et du respect de l’héritage patrimonial historique, politique, social et culturel québécois. Comme la Loi 101 toute législation à venir sur cette délicate question sera torpillée par la Cour suprême d’un pays étranger.

Je vis en Norvège et leur approche avec les accommodements raisonnable est rafraichissante. Ils s’en calicent!
Primo parce qu’ils sont leur propre pays donc les nouveaux arrivants s’intègrent à la culture norvégienne contrairement au Québec où coexistent plusieurs cultures.
Deuxio, ils n’ont pas de multiculturalisme. La religion d’état est Luthérienne! Tu es libre de pratique ou pas ce que tu veux, mais tous savent quel est le fondement religieux de l’état aucune confusion ou prétention de laïcité. Tu peux porter les signes religieux que tu veux l’états en fait de même et subventionne les luthériens!
Je crois que la souveraineté du Cuébec aiderait grandement à résoudre nos difficulté d’accommodements. Mais les québécois doivent trouver leur propres solutions.

La clause dérogatoire dans la CONstitution Rocanadian est un leurre pour le Québec comme le leurre avec le poisson. Cet appât est pour mieux combattre la colonie sur son propre terrain si par malheur elle en avait recours. T’SÉ J’VEUX DIRE ?

La laicité doit commencer à l’école. Tout l’avenir commence à l’école.

Il y a lieu de réévaluer la pertinence du cours d’éthique et de culture religieuse pendant les six ans de primaire et les cinq ans de secondaire.

Savez-vous combien d’heures d’enseignement seront dispensées (gaspillées?) aux élèves du primaire et du secondaire pour le cours d’éthique et culture religieuse?

Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec les idiosyncrasies de quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n’a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n’ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

L’école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l’histoire, l’éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

L’étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d’autres croyances comme l’astrologie, la chiromancie, l’ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.

Il est incroyable de constater que l’on accorde une telle valeur aux croyances le plus souvent farfelues des quelques 40 000 religions. L’humanité n’est pas sortie du bois. L’angélisme des chartes et le gouvernement des populations par les juges y sont pour quelque chose.

Le programme d’Éthique et culture religieuse (ECR), cet autre avatar du multiculturalisme à la Trudeau, ne vise qu’à confirmer les différences de ce qu’on appelle les communautés culturelles.

Il faut éliminer ce programme et le remplacer par un cours d’éthique.

@François 1

La collecte de fond du maire Tremblay, c’est un peu comme une collecte de fond du parti Libérale…

Et voila que ce cher Jonh Bull, enfin celui qui se cache derrière cet évident pseudonyme, qui repart avec ses sophismes et ses agrégations fallacieuses, voire vicieuses.

Voici donc que le multiculturalisme déifié par Mr Bull du seul fait d’avoir été concocté par un homme arrogant, suffisant et englué dans sa propre pensée circulaire. PET a été le fossoyeur d’une réalité historique et a ainsi permis aux citoyens canadiens de continuer à prendre des vessies pour des lanternes. Un pays basé sur le multiculturalisme est comme ce type de restaurant affichant : «Cuisine italienne, cuisine française, cuisine chinoise, vietnamienne, orientale, falafel et plus encore.» Un salmigondis quoi !

Ce cher Mr Bull, puisqu’il faut bien l’appeler par ce nom, essaie de nous faire avaler un ramassis des reliefs de ce restaurant sans aucune personnalité. Il assaisonne le tout d’épices rancis comme son nationalisme édulcoré et sa laïcité émasculée.

Sa détestation du Québec est à ce point forte qu’il l’apprête d’une ridicule marinade fondée sur son propre fiel.

Vous aurez beau prôner les vertus de la diversité mais vous aurez oublié, cher Mr Bull, que dans un plat, certains épices vont mal ensembles et que si vous passez le tout dans votre mixette intellectuelle, ce qui en sort n’est autre chose qu’une mixture qui rappel étrangement la bouillie expulsée après qu’une jeune ado boulimique eut trop bien arrosé son Big Mac.

Benoit Carré
Laval

@ tous ceux qui veulent à tout prix éliminer tout signe religieux de la société, on s’arrête où? On détruit les calvaires et les croix de chemin? On détruit les églises parce qu’elles ont pignon sur rue, soit dans l’espace public? On interdit les émissions de radio et de télé religieuses sous prétexte que quelqu’un peut allumer ces appareils en public?

Est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt se dire que les gens sont, règle générale, capables de choisir ce qui est bien pour eux, y compris au niveau religieux et laisser les gens se comporter comme bon leur semble, dès qu’ils respectent les principes fondamentaux de la société (laisser leur visage découvert, ne pas porter d’arme blanche…)?

Promulguez donc la loi de Séparation du « petit père Combes » ( 1905 ) , ajoutez-y le discours de Jean Jaurès à l’Assemblée Nationale et faites tourner !… D’accord, c’est du plagiat mais il n’en faudra peut-être pas plus pour décramponner les grenouilles de bénitier !…

Très bien pour une constitution pour le Québec. Mais encore là, c’est loin d’être la solution à tous les problèmes. Surtout si on regarde les USA aller. Voyez comment une constitution peut devenir le prétexte aux pires dérapages des extremistes. Ex: le tea party.

Re: constitution. Le meilleur exemple de dérapage aux Etats-Unies, la possession d’armes à feu.

Bonne Journée Bloguistes JFL. On n’est pas sorti du bois avec la « Laïcité, son mode d’emploi » La longue et première introduction de JFL, qui sera suivie d’une 2ième, ne facile pas la tâche à personne. On est tenté de répondre longuement.

Aussi, avec modestie, je m’en tiendrai à des observations générales: 1)La « Charte canadienne des Droits et des Libertés », sous Pierre-Elliot-Trudeau,est postérieure à la « Charte québécoise des Droits de la Personne » sous René-Lévesque. 2) Par prudence, les pincipes de la future et nouvelle « Charte québécoise de la laïcité » doit précéder les accidents,dits les Accommodements. 3)Mommer, en premier, toutes les Institutions publiques soumises ou sujets à la Charte de la laîcité qui sera votée à l’Assemblée nationale – au 50% plus un vote. Cette « Charte laique doit , obligatoirement restée entre les mains des Membres élus à l’Assemblée nationale pour voir à sa normale évolution. 4)Et non, entre les mains des Membres juristes non-élus de la Commission québécoise de la « Charte des Droits de la Personne ». Pour éviter partout les mal entendus presque quotidiens. Par exemple, l’impasse de quelque 400 municipaliés qui récitent une prière traditionnelle en présence d’ une croix – selon la coutume. Voir le texte remarquable de Stéphane Laporte de la Presse, mi-fév.’11. 5) Toujours par prudence, Cette « Charte québécoise de la laîcité » à être votée par notre Assemblée nationale doit,obligatoirement, insérer la « Clause dérogatoire avec tous ses attributs » (les 05 ans, en autres). Note: Cette « Clause dérogatoire avec tous ses attributs » a été imposée par le ROC au PM P.-E.-Trudeau; sinon, le repatriement de la Consitution de 1867 n’aurait jamais eu lieu. Le plus drôle de l’affaire: le Québec n’a jamais reconnu ce repatriement.
6)Les Institutions pupliques du Québec » sont faciles à répérer: elles existent comme telles par et pour les taxes et les impôts que le Gouvernement impose (MRQ) aux compagnies et aux Citoyens/nes. Leur main-d’oeuvre: les centaines de milliers de fonctionnaires y travaillant par choix, est publique; donc laique. Première conclusion: j’opte pour la laicité de la France à cause de sa clarté et aussi à cause de la fragilité de la notre propre Société, qui se cherche politiquement encore en terre canadienne et en Amérique du Nord. Salutation à tous et à la prochaine.

Les valeurs en question.

Votre démarche d’affirmation des valeurs des Québécois me semble inadéquate. Elle a pour objectif la répression des minorités religieuses. Il serait plus utile pour nous de définir ces fameuses valeurs qui nous tiennent à coeur. Puis de les cultiver et d’en faire la promotion positivement. Définir la vie telle que nous la souhaitons pour nous plutôt que contre les autres. Les «autres» pouvant être les immigrants ou autres minorités ou les Canadiens du reste du Canada.

Cette laicité s’installe tranquilement par notre peur de l’autre. Elle mène a la facilité d’instaurer éventuellement une seule religion, celle du nouvel ordre mondial. La peur peut faire accepter bien des choses, il faut rester vigilants surtout quand on ne comprend pas pourquoi ca ne va pas bien dans le monde et qu’on ne connait pas la solution. La laicité ne règlera pas grand chose, cela risque même de faire empirer les choses. Comme disait Monsieur Bousquet, si on enlève les bras de la croix sur le Mont Royal, on va se retrouver avec une antenne. Si vous ne comprenez pas tout le sens de cette affirmation, soyez très vigilant !

Bonjour à tous.
Je me demande pourquoi aborder, en ce moment, ce sujet de la place de la religion dans la société Québécoise. Il y a des sujets beaucoup plus importants sur lesquels nous devons réfléchir avec beaucoup d’efforts. Monsieur François Legault nous en donne la possibilité avec son manifeste. Premièrement notre système d’éducation, l’antichambre du suicide chez nos enfants. Depuis le commencement des années 80 nous en avons perdu des milliers. Dans les années 90 nous avons perdu plus de 1,500 enfants chaque année, entre 18 et 25 ans. Émile Durkheim le père de la sociologie moderne écrivait à peu près ceci. ‘’Quand un peuple abandonne ses valeurs il sacrifie ses enfants par le suicide’’. Des communautés tricotées serrées nous sommes passé à un individualisme exécrable.
Vous qui avez plus de 45 ou 50 ans vous ne pouvez pas percevoir jusqu’où les régimes pédagogies, reformulés tout les 5ans, sont descendu à une bassesse incommensurablement ignoble. Non seulement des clases surpeuplées mais des écoles avec des centaines de personnes en trop. Deux exemples à l’école Évariste Leblanc, à Laval, il y avait de la place pour 1,600 enfants (vos enfants) pourtant il y avait en 1988 2,600 enfants. À l’école Notre Dame de Pierrefond, école primaire il y avait 850 enfants pourtant cette école avait été construite pour recevoir 600 personnes, ça comprend les enseignants et le personnel de soutien et de direction.
Informez vous à savoir combien il y a des groupes classe en secondaire 3 et combien il y en a en secondaire 4 et 5. La réponse est simple 10 à 15 groupes en secondaire trois puis en secondaire quatre vous avez 5 groupes de 30 et en cinqième vous avez 5 groupes mais seulement 27 ou 30 étudiants. Ou sont les élèves qui manque ???
Ce qui est encore plus significatif c’est que les enseignants au CGEP constatent que leurs étudiants sont incapables de lire un texte et d’en cerner le sujet, de l’analyser et d’apporter une solution.
Monsieur Lisez vous abordez dans votre texte la situation constitutionnelle du Québec. Comment un peuple peu avoir des valeurs communes quand il ne peu pas les consigner dans une constitution qui ne lui appartient pas ? Maintenant abordons si vous le voulez la situation de ce Québec corrompu jusqu’à l’os.
Il n’y a pas que la construction qui soit corrompue, les cliniques médicales qui ouvrent leurs portes sans avoir à répondre à l’intégrité qu’exige les normes minimales en ce qui regarde la sécurité des patients. Même le collège des médecins est impliqué dans ces cliniques. De plus les infirmières spécialisées sont assujetties à des exigences établies par ce collège de médecins. Ces exigences sont sans communes mesures avec celles exigées en Ontario. Le pire, c’est cette exigence des médecins qui demandent 60,000$ de plus par année pour parler des cas que les infirmières spécialisées ont rencontrés. Est-ce chrétien ça ? mdr.
Oui un commissaire à l’éthique pour encadrer la construction mais un commissaire à l’étique pour l’ensemble de la chose publique.
Une question vient à l’esprit comment le Québec va se protéger face à la mondialisation ?
Jean Isabelle

Bonsoir,
Mais que faites vous dans votre doublure, Monsieur Carré ? Vous avez oublié votre citation ! A bien y penser, revoici celle du camarade vitamine, ce bon vieux Bakounine soit : L’Uniformité, c’est la mort, la diversité, c’est la VIE !Et dire que ce vieil anarchiste de Bakounine qui prit ses distances de Karl Marx servit en partie de modèle afin de créer le Fédéralisme Canadien. Une chose est certaine, Bakounine n’était surtout pas un homme de droite, ainsi soit-il ! Au plaisir, John Bull.

Que Dieu, God, Allah, Budha..etc., bless us all… « at home » privately!

On le sait, les valeurs sont affaires de tous, mais dans les faits il est simplement impossible de respecter intégralement les valeurs de chaque personnes simplement parce lesdites valeurs finissent par carrément aller dans des sens contraires. Ne demandons pas à la collectivité d’accepter que pour certains, les femmes soient considérées comme des êtres inférieurs à l’homme, comme vous le dites si bien:

« …règle générale, il appartient aux citoyens québécois qui choisissent des croyances ou un comportement marginal de s’accommoder des pratiques communes, plutôt que l’inverse. »

La position prônée par le multiculturalisme est simplement intenable, elle ne tient pas compte du principe de non-contradiction et nie à la grande majorité de la population le droit de définir les règles de la société. Le multiculturalisme revient à accorder davantage de droits aux extrémistes ce qui en soi constitue une aberration.

Bravo Monsieur Lisée,

Vous avez là le parfait petit guide du comment discriminer certaines personnes au nom de la laïcité.

même si le québec n’a pas accepté les changements constitutionnels de 1982, la charte s’applique puisqu’elle a été adoptée démocratiquement par la majorité des provinces(jugement de la cour suprême). En matière de droits et libertés, c’est un très mauvais signal de procéder en utilisant la clause dérogatoire..

Quand on dit que l’état est laique, cela veut dire qu’il est neutre: il n’a aucune compétence pour juger du fait religieux; les citoyens sont libres d’avoir une religion ou de ne pas en avoir.

L’état n’a pas à exercer de discrimination en fonction du fait qu’il juge un comportement religieux marginal ou minoritaire..les chartes des droits et libertés visent précisément à protéger les droits et libertés de chacun….les tribunaux sont justement habilités à trancher entre les différents droits lorsqu’il y a conflit..pour le reste je crois à une approche juste et sensée d’accommodement raisonnable

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