L’amphithéâtre de Québec inc.

On a décidé d’y aller avec le très ennuyant nom de «Centre Vidéotron». Pour faire court, on pourra dire «Centre Vide».

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Photo : Judicieux/CC BY-SA 4.0

L’amphithéâtre de Québec est maintenant baptisé.
Politique

On aurait pu l’appeler Amphithéâtre Godot, en l’honneur de cette équipe de hockey qu’on attend et attend, peut-être en vain. On a plutôt décidé d’y aller avec un très ennuyant «Centre Vidéotron».

Pour faire court, on pourra dire «Centre Vide».

Au Centre Vidéotron, les spectacles vont débuter «entre 9 h et 18 h», et il va falloir rester là toute la journée, au cas où le show se pointerait. Chaque billet de spectacle viendra avec un bouquet d’autres représentations qui ne nous intéressent pas, mais qu’il faudra obligatoirement acheter.

«Quelle équipe remportera le but ?» lancera-t-on dans les haut-parleurs durant les parties. «On attend vos appels : c’est un dollar par vote.»

Bref, ce sera un peu comme au Centre Bell, un endroit où je suis allé une fois, il y a 10 ans, mais qui m’envoie encore du courrier non sollicité chaque semaine pour me convaincre de revenir.

«Le Centre Vidéotron appartient à tous les Québécois» lance pompeusement le communiqué de Québecor, qui présente le nouveau nom comme un succès en soi pour le Québec. Parce que rien ne dit «être Québécois» comme de payer son câble et son Internet trop chers. Ou de payer en entier un édifice, et de laisser une compagnie mettre son nom dessus.

Ce nom de Centre Vidéotron est surprenant comme une déclaration de Parizeau qui embarrasse le PQ. Après le Colisée Pepsi, le Centre Bell et le métro Cadillac, pouvait-on vraiment croire qu’on nous annoncerait autre chose ?

C’est comme si on était passé à travers la liste de tous ceux qui méritaient d’être honorés d’une structure à leur nom. On aurait pu rendre hommage à Marc Gagnon, lui qui a ramené la coupe Stanley tant de fois à Québec avec le National. On aurait pu remercier ceux qui paient la facture de l’amphithéâtre, avec un soviétique «Aréna du Peuple».

Mais non. On va encore laisser l’entreprise privée occuper l’espace public. «C’est parce qu’elle paie pour», nous dira-t-on. D’accord.

Quand vous irez au Centre Vidéotron et que vous achèterez un hotdog, donnez-lui votre nom avant de le manger. Après tout, vous venez de payer pour, et 15 dollars pour une «soucisse» dans un pain, ça vaut bien un baptême.

* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. On peut aussi lire ses anticritiques culinaires sur le blogue Vas-tu finir ton assiette ? et le suivre sur Twitter :@OursMathieu.

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« On aurait pu remercier ceux qui paient la facture de l’amphithéâtre, avec un soviétique «Aréna du Peuple». » Et qu,en est-il deceux qui payent la facture du stade olympique (plus de 2 milliards), et de ceux qui paient la facture de (des) toit(s) du stade olymplique (500 millions + 500 autres millions $ à venir), et encore ceux qui paient la maison de l’orchestre (300 m$), et les mêmes qui payent deux Chu de Montréal (5 milliards)… sans compter les autres milliards d’investissements publics. Est-ce quer la capitale ne mérite un petit 200 millions pour remplacer son stade qui datait de… 1949. Pourquoi cet acharnement ?

Notre capitale PROVINCIALE bénéficie déjà des dizaines de millions supplémentaires de beaux $ juste parce qu’elle se nomme « capitale ».

Le peuple du Québec n’avait pas à engloutir d’autres argents dans ce projet totalement débile et insignifiant. En plus, on a muselé les opposants au projet et les péquistes ont été complices de cette injure à la démocratie.

HONTE sur le Parti québécois et sur Agnès Maltais.

En plus, le but d’Alain Côté n’était pas bon!!!

« HONTE sur le Parti québécois et sur Agnès Maltais. »

Évidemment c’est de la faute du Parti québécois si John James Charest engage le gouvernement québécois dans le projet. Un bel exemple de la logique de François 1 !

Agnes du PQ qui donne son appuie à un gouvernement minoritaire pour un projet de pains et des jeux…….. Un bel exemple d’ignorance de Simon 1er!

@ François 1: «Notre capitale PROVINCIALE.»

Voilà, exactement ! Bravo, François 1. Il y a notre capitale provinciale – et pas « nationale », comme on dit souvent par erreur. – et il y a notre capitale fédérale – et pas « nationale » comme on dit souvent par erreur.

Aucune des deux capitales n’est « nationale », car le concept de Nation – transposé de la France pour les uns et d’Angleterre et des États-Unis pour les autres – n’est pas opératoire ici, ni à l’échelle du Canada ni à celle du Québec, en raison du fait que l’unité démocratique du Canada en 1867 – au contraire justement de celle de l’Angleterre (1648/1688), des États-Unis (1776) et de la France (1789) – ne fut pas le résultat d’une Révolution, mais d’un processus diplomatique et politique assemblé de pièces et de morceaux, comme l’Unité italienne de 1860 (et donc avec les mêmes dangers que celle-ci, qui ne se méfiait pas assez du concept de Nation comme on commença trop tard à s’en apercevoir à partir d’octobre 1922).

Le danger le plus grand, bien sûr, serait que des imbéciles, des zélotes exaltés – des nationalistes, quoi – soit à l’échelle du Canada, soit à l’échelle du Québec, veuillent à toute force « faire la Nation », c’est-à-dire forcer les frontières culturelles (identité) et les frontières politiques (citoyenneté) à se correspondre, un peu comme dans les deux cris du cœur suivants. La dame qui s’écrie : «I am not an anglophone, I am a Canadian !», alors qu’elle est LES DEUX ; le monsieur qui s’exclame «Je ne suis pas canadien-français car je suis Québécois !» alors qu’il est les DEUX.

Dans un tel cas il faut sortir l’avertissement suprême du comte Sforza, figure de proue de l’antifascisme sur son versant de la droite libérale:

«La guerre de 1939 aura montré même aux plus aveugles À QUEL POINT IL EST INSENSÉ ET DANGEREUX DE SUBSTITUER EXCLUSIVEMENT L’IDÉE ABSTRAITE DE NATION À LA RÉALITÉ DE LA VIE SOCIALE.»

Sagesse qu’on peut aussi transposer dans les termes de Benedetto Croce, ami du précédent: «Toujours la culture ou civilisation est supérieure à l’État.». Si l’on y réfléchit, ça veut dire la même chose, et c’est une arme qui marche autant avec l’une ou l’autre des Deux Turpitudes.

C’est quoi le lien avec le métro Cadillac? J’espère que c’est de l’humour.

Ce n’est pas de l’humour. Je suis très sérieux.
Une station de métro portant le nom d’une marque de voiture? Quelle insulte pour les usagers!

Vous dites sérieusement que ce n’est pas de l’humour?
Faites un peu de recherches et vous verrez que le nom Cadillac réfère au nom du fondateur de la ville de Détroit, Antoine de Lamothe Cadillac.
Très pauvre comme billet M.Charlebois

Ridicule votre commentaire sur le métro Cadillac, il est nomé aimsi en l’honneur une M. Cadillac qui a fondé la ville de Detroit dans les années 1700 et non pas en l’honneur de la voiture. En fait c’est la voiture qui a été nommée en son nom. Un peu de recherche historique ne vous ferais pas de tord.

Prière d’allumer votre détecteur de sarcasme, SVP.

Ceci est un texte d’humour. Il contient donc des blagues.

Wow. Un petit tour à l’école de l’humour pourrait vous aider dans votre carrière.
Si non, allez travailler à Radio X.

Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac (1658-1730), commandant, seigneur de Port-Royal, fondateur de Détroit et gouverneur de la Louisiane. Il vécut un temps à Montréal, à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Notre-Dame.

Ouf le billet stupide et insipide! C’est ça que vous, l’Actualité, considérez comme un regard humoristique? Eh ben!

Vous savez, malgré tout ce que vous avez écrit, rien n’aura changé à votre réveil demain … Dieu merci!

Sur une note moins légère, c’est finalement TOUT le Québec qui se fait four..er par PKP dans ce dossier.

On va attendre que la Caisse de Dépôt et de Placement récupère son 2.9 milliards $ investi dans Videotron avec intétêts et ensuite on pourra faire une conclusion|

Vous n’êtes allé au centre Bell une seule fois, j’imagine que votre billet a été payé pas votre patron, pourtant il n’a pas été payé avec l’argent de vos taxes. Pour ce qui est de l’amphithéâtre de Québec, donnez lui un chance de se faire valoir, mais non, tout ce qu’on fait au Québec doit être démoli par nos journalistes, comme ils l’ont fait pour l’aéroport de Mirabel, qui était un endroit très moderne, pratique et apprécié par tout les transporteur international. Les journalistes se rendait là vers 10:00hr du matin pour prendre des photos où il n’y avait presque personne et déclarer qu’on avait un éléphant blanc
Pourtant de midi à 22:00hr il y avait plein de monde. Aujourd’hui on est en train de le démolir.

Pour votre information, monsieur Charlebois, Cadillac provient de Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac ainsi que la rue qui porte son nom.

En ce qui concerne le gros bol de toilette (colisé de Qc), il aurait du être nommé par le gouvernement du Québec et personne d’autre. Le sieur de Pédaleau aurait dû garder une petite gène mais dans le monde des narcissique c’est impensable.

Tout comme la farce le dit concernant une personne qui est en visite au Québec dit “c’est drôle que tous les grands hommes de l’histoire du Québec portent des noms de rue”.

Pour monsieur Hervé Anctil qui déclare « Pourquoi cet acharnement ? » et que devons nous penser de l’arharnement de P. Karl Péladeau ?

Pourquoi vous acharner sur Québec,ça vient tannant à la longue. Les affaires sont les affaires, je ne crois pas que vous soyez prêt à assumer les pertes que Quebecor subira pour les 10 prochaines années.

@Mathieu Charlebois, quel mépris pour les Québecois de Québec! Votre article est dénué de fondement et sans doute écrit avec amertume!

Je n’ ai qu’ un commentaire a vous faire pour votre blogue: IL EST VIDE!

Me voilà aussi surpris que déçu, car je prenais pour acquis qu’on allait appeler ça «Amphithéâtre Régis-Labeaume.»

Monsieur Charlebois, je vous trouvrais très drôle, mais vos commentateurs le sont encore plus. Et ne me chercher pas ou je sors ma Chainsaw, après tout je suis de St-Jérôme, la ville des B(ut)S de Budweiser.