L’an 1 du gouvernement Marois : un virage déterminant

Photo: Jacques Boissinot / Presse Canadienne.
Photo: Jacques Boissinot / Presse Canadienne

Il y a un an, le Parti québécois prenait le pouvoir. Malgré les nombreux appels lancés par Pauline Marois à lui donner une victoire majoritaire, elle devra se contenter d’un gouvernement minoritaire.

À l’aube de sa deuxième année et à quelques mois d’une possible élection générale, que peut-on en retenir?

1) Promesses tenues

Dès les jours suivant l’élection du 4 septembre 2012, le nouveau gouvernement péquiste bouge. Et vite.

Il respecte illico une série d’engagements tirés de sa plateforme électorale, qui ne nécessitent pas de passer par voie législative :

– Annulation de la hausse des frais de scolarité.

– Tenue annoncée d’un Sommet sur l’éducation supérieure.

– Abrogation de la section de la «loi spéciale» du gouvernement Charest limitant le droit de manifester.

– Annulation du prêt à la mine d’amiante Jeffrey

– Reclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2.

– Moratoire sur le gaz de schiste.

Sur le front environnemental, Mme Marois se dit d’ailleurs fière de son duo de choc : Martine Ouellet aux Ressources naturelles et Daniel Breton à l’Environnement. Pour la première fois en neuf ans, les titulaires de ces deux ministères importants sont connus pour leur connaissance fine des dossiers et leur défense informée de l’environnement. À Québec, ça tient presque de la révolution.

Sur le plan stratégique, ce départ en lion vise à donner l’image d’un gouvernement capable de bouger malgré son statut minoritaire. Et le message porte.

Dans la filière «intégrité» devenue prioritaire pour les citoyens, le gouvernement Marois présente une brochette de projets de loi. Il agit sur plusieurs fronts, dont celui de l’octroi des contrats publics et du financement des partis politiques – la mère de toutes les corruptions et collusions.

Au cours des semaines et des mois, il annoncera aussi sa politique de souveraineté alimentaire; sa future politique du «mourir dans la dignité»; son projet d’une assurance autonomie pour les personnes âgées et handicapées; la création éventuelle d’un bureau d’enquêtes indépendantes sur la police; la bonification de l’enseignement de l’histoire du Québec.

2) Promesses non tenues pour cause de statut minoritaire

Que ce soit par blocage réel ou appréhendé du PLQ ou de la CAQ, quelques promesses électorales majeures prennent le bord de la grande poubelle de l’histoire, dont:

– Le renforcement de la loi 101 : même si le gouvernement a abandonné sa promesse de l’étendre aux cégeps et aux entreprises de plus de 10 employés, ça sent la couronne funéraire pour son projet de loi 14 pourtant déjà fort dilué.

–  L’adoption d’une constitution et d’une citoyenneté québécoises. Impossible à même envisager dans un contexte minoritaire.

***

3) Le virage

Au-delà de la simple quantification des promesses tenues et brisées, je propose un indicateur plus efficace pour tracer le bilan de l’An 1 d’un nouveau gouvernement. Quel qu’il soit. Cet indicateur est de nature, disons, plus qualititative.

Il consiste à évaluer le degré de cohérence globale entre les politiques d’un nouveau gouvernement et sa plateforme électorale. Bref, il s’agit de voir si la vision qu’un parti propose en campagne rencontre ou non celle qu’il adopte une fois au pouvoir.

Dans le cas du gouvernement Marois, force est de constater que cette cohérence essentielle lui a échappé. Qu’on la nomme «philosophique» ou «idéologique».

On se souviendra qu’une fois son départ en lion derrière lui, le gouvernement Marois s’est fait de plus en plus hésitant. Courbant l’échine à la première controverse, il reculait à répétition au point où ses «reculs» devinrent sa marque de commerce.

Or, ces fameux reculs étaient en fait provoqués par son premier budget déposé dès novembre. Le ver dans la pomme de la gouvernance erratique du PQ, il est là.

Le budget marque un virage déterminant. Il  troque la vision de centre-gauche proposée à l’élection par le PQ pour des politiques gouvernementales de centre-droit.

Résultat : de nombreux électeurs du PQ ont le réveil brutal. Ils découvrent alors un gouvernement particulièrement sensible aux pressions du milieu des affaires et des agences de notation. Ceux-là mêmes qui, dès son élection, lui ont laissé savoir que sa plateforme plus «progressiste» n’était pas leur tasse de thé. Quant au duo de choc de l’environnement, on lui fit carrément comprendre que pour eux, Martine Ouellet et Daniel Breton étaient surtout de dangereux radicaux hostiles à leurs intérêts.

Pourtant, comme je l’écrivais cet automne, le gouvernement péquiste, même minoritaire, n’était «aucunement menacé d’être défait sur un vote de non-confiance (sur le budget) par des partis d’opposition qui ne seraient pas assez fous pour se précipiter dans une nouvelle élection aussi rapidement».

C’est même la raison précise pour laquelle le gouvernement présente son budget dès l’automne. Attendre jusqu’au printemps 2014 présentait un danger réel d’être défait. Surtout, une fois que les libéraux auraient leur nouveau chef.

Le problème est qu’au lieu de profiter de cette fenêtre de novembre pour appliquer concrètement sa vision de centre-gauche, le gouvernement Marois opte plutôt pour le coin centre-droit de l’arène politique. Question de mieux «rassurer» les lobbys d’affaires.

Bref, il vire à droite, mais sans clignoter.

Le virage est majeur et loin de sa plateforme électorale :

– Troc de la promesse d’annuler la taxe santé des libéraux pour sa modulation.

– Recul sur une réforme plus progressiste de la fiscalité.

– Dégel du bloc patrimonial d’Hydro-Québec.

– Chasse aux revenus dans les sociétés d’État.

– Augmentation de taxes.

– Hormis pour les frais de scolarité, les augmentations de tarifs suivent la lignée de la «révolution tarifaire» du gouvernement Charest.

– Alors qu’ailleurs, certains États n’hésitent pas à retarder l’atteinte de l’équilibre budgétaire pour ne pas risquer de ralentir encore plus la croissance économique, le budget Marois opte pour l’obsession du déficit-zéro et les compressions qui viennent avec.

Pour tenter de dorer la pilule, le ministre des Finances rappelle l’engagement du PQ à hausser considérablement les redevances minières. Lorsqu’il présentera ce nouveau «régime» en mai, ce ne sera toutefois pas le cas… Le recul sera marqué, encore.

Pour le gouvernement, son virage vers le centre-droit sera déterminant pour la suite des choses.

En s’éloignant de la vision de centre-gauche qu’il faisait sienne à l’élection, de nombreux reculs devenaient inévitables. Résultat: on le traite d’amateur, d’imprévisible, d’improvisateur. Bref, on l’accuse d’un manque flagrant de cohérence et de direction.

À l’étude des crédits, le diable est dans le détail des compressions. On coupe même dans le transport adapté pour les personnes âgées et handicapées.

Dans les mois suivants, le virage multiplie les dommages collatéraux. Tant et si bien qu’en février, l’ex-premier ministre et ex-chef du PQ, Jacques Parizeau, dénonce l’ensemble de l’oeuvre en des termes peu charitables:

«À partir du moment où vous fixez l’objectif zéro pour une date butoir et que ça devient une religion, vous cessez de réfléchir. On coupe partout, on ne se pose pas de questions.»

Ironiquement, par contre, autant la plateforme du PQ promettait aussi de «réduire la taille du ministère de l’Éducation» et d’«alléger les structures du réseau de la santé», autant ce miracle pourtant nécessaire se fait toujours attendre…

Alors qu’en élection, le PQ s’était engagé à «défendre vigoureusement les Québécois les moins fortunés», Le Devoir révèle en mars qu’il s’apprête même à couper en catimini dans l’aide sociale. C’est la cerise sur le gâteau. On ne compte plus les mâchoires d’électeurs péquistes que la nouvelle décroche.

La plateforme du PQ parlait de «reprendre le contrôle de nos richesses naturelles». Au pouvoir, hormis pour les gaz de schiste, le contraire se pointe à l’horizon.

Le nouveau régime de redevances minières promis est décevant. Même si sa plateforme prônait une réduction des importations de pétrole et une diminution drastique de sa dépendance, la première ministre multiplie les signes d’ouverture» et d’intérêt. Autant pour faciliter le transport du pétrole albertain vers l’Est canadien – dont ceux extraits des très polluants sables bitumineux -, que pour celui de l’île d’Anticosti.

En novembre, quelques jours après la présentation du budget «virage» et à la grande surprise de bien des péquistes, Madame Marois participe avec enthousiasme à une réunion du Conseil de la fédération. On comprend vite pourquoi.

Son homologue albertaine y menant sa propre cabale pour trouver des nouveaux marchés au pétrole de sa province, les deux premières ministres s’entendent sur la création d’un groupe de travail conjoint sur cette quête renouvelée de l’or noir. Et comme le territoire du Québec est visé par son transport qu’on cherche à faciliter, ça parle aussi beaucoup de pipelines à inverser ou à construire.

Quelques jours plus tard, ce sera au tour de Daniel Breton de démissionner. Ministre de l’Environnement connu pour ses analyses critiques du développement tous azimuts de la filière pétrolière, il se voit «forcé» de quitter son poste. La raison? Une fuite médiatique sur une histoire de loyer non payé datant de quelques années et quelques autres écarts de conduite passés.

À l’heure d’une commission Charbonneau où les pires histoires de corruption et de collusion montent déjà au sommet de la pyramide politique municipale, on aura fait tomber un ministre pour des «péchés» de conduite bien véniels en comparaison.

La plateforme du PQ parlait aussi de «soulager les proches aidants» Dans les faits, ils continuent à crier à l’aide.

Alors qu’il s’engageait à «modifier le financement des écoles privées», rien ne laisse présager qu’il bougera dans ce sens.

Sur la question fort sensible des nominations partisanes, rien n’était explicité dans sa plateforme. Il reste néanmoins qu’en la faisant reposer sur les trois piliers de l’«honnêteté», de l’«intégrité» et de la «transparence», une fois au pouvoir, le PQ n’aura pas prêché par l’exemple dans ce département.

En témoigne, entre autres, l’histoire rocambolesque de la double nomination en catimini de l’ex-chef péquiste André Boisclair à la délégation générale de New-York couplée d’un poste à vie dans la haute fonction publique dès son retour.

Au lieu d’instituer une vraie commission indépendante d’enquête sur les agissements policiers pendant la grève étudiante de 2012, le gouvernement met sur pied une commission au parfum de mauvaise blague. La crédibilité de l’exercice est à zéro pendant qu’on se bouscule au Québec pour la boycotter.

Sur son option première – la souveraineté -, sa promotion est carrément reléguée aux instances du PQ. Les instances se parleront du «pays» entre elles.

Quant à sa «gouvernance souverainiste», elle se fait aussi petite et discrète qu’une sauterelle dans un troupeau d’éléphants. Même le rapatriement de l’assurance-emploi ne semble plus y figurer.

Les sorties scandalisées de son ministre responsable, Alexandre Cloutier, suite à la parution du livre «La bataille de Londres» sur le rapatriement de la constitution en 1982, n’auront provoqué à Ottawa que quelques baillements d’ennui.

La première ministre effectue certes quelques visites réussies à l’étranger, mais en janvier, son voyage en Écosse – où on se prépare pourtant à un référendum sur l’indépendance pour 2014 -, fut d’une maladresse déconcertante.

Et pour ce qui est de l’engagement du PQ à «permettre la tenue de référendums nationaux d’initiative populaire», il provoque à peine un rire agacé chez la première ministre lorsqu’un journaliste se prend de le lui rappeler en conférence de presse.

Seule embellie par défaut sur ce front pour le gouvernement : la démission de Jean-Martin Aussant de la chefferie d’Option nationale.

***

De retour au village des valeurs

Depuis son budget «virage», le PQ a vu ses intentions de vote fondre lentement, mais sûrement.

À la fin du printemps, ses appuis oscillaient autour des 25% – un plancher fort inquiétant pour les péquistes. Le tout pendant que le PLQ et son nouveau chef, Philippe Couillard, prenaient une avance sérieuse. Huit mois à peine après son élection, le gouvernement minoritaire de Pauline Marois filait un très mauvais coton.

C’est alors que le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, annonce son intention de troquer l’engagement du PQ à adopter une Charte de la laïcité pour une Charte des «valeurs québécoises». Le «débat», disait-il, se ferait donc à l’automne…

Ici et ici, j’analysais dans ces deux billets ce choix tactique de type «politique de division» (wedge politics issue). Un choix également annonciateur du retour volontaire du PQ sur le terrain identitaire. Un terrain miné, mais qu’il espère surtout plus payant pour lui dans l’isoloir.

Et ce n’est certes pas un récent sondage Léger-Le Devoir laissant voir un début de remontée du PQ, qui le fera changer d’idée… Qu’un sondage non probabiliste, estival, pris dans le sillage de la catastrophe du Lac-Mégantic et des interventions rapides du gouvernement dans le dossier de même qu’en plein «spin» sur une Charte des «valeurs québécoises» coulée dans les médias, est une chose. Tenir le fort à travers un automne politique qui s’annonce déjà fort mouvementé, pourrait en être une autre. À suivre…

***

Bref, menée sous l’égide d’un virage majeur du centre-gauche au centre-droit, la première année du gouvernement Marois s’avéra chaotique.

Sa deuxième s’annonce quant à elle marquée du sceau du «Nous» et de l’«identité». L’espoir étant de reprendre des plumes dans l’électorat francophone.

Or, quel que soit le parti au pouvoir, la vie d’une société en mouvement a souvent le don de rattraper les stratégies électoralistes même les plus finement calculées. Le retour des audiences publiques de la commission Charbonneau, entre autres enjeux, en feront certes partie. Tout comme son «rapport d’étape» qu’elle se doit de remettre dès la fin janvier 2014.

Et c’est ce qui rend les prochains mois tout à fait imprévisibles sur la planète politique québécoise…

 

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Pas d’accord ici, aucun virage du PQ de gauche à droite. Seulement des politiques responsables de centre qui visent à responsabiliser un certain nombre de BS professionnels. Le renversement des 75 % d’augmentation du PLQ, de frais aux étudiants, n’est pas une mesure de droite etc.

Mme Marois fait très bien à comparer à ce que serait le PLQ qui est le seul parti suffisamment enligné, pour remplacer le PQ.

Je suis un ancien péquiste je crois qu’il faut passer à autres choses: Éducation, santé, économie le PQ est dépassé et la souveraineté aussi.

Je respecte votre opinion mais pour ma part je ne serai jamais heureux qu’on me dise continuellement ce que je dois faire ou penser. Pourquoi devrais-je accepter qu’un autre groupe vienne me dire comment gérer mes biens et mes activités. Accepteriez-vous que votre voisin vous oblige à mettre votre salon ici ou là ?

Je ne comprends toujours pas où se situe le problème à vouloir être autonome et à vouloir gérer soi-même ses propres affaires. Peut-être pourriez-vous me l’expliquer.

«Il y a les esprits forts et les victimes : on mène ou on est mené.»
[Paul Auster]

« …la souveraineté aussi. » Parole de Tangui ?
Dites aux peuples souverains de la planète que leur souveraineté est dépassée…juste pour voir…Dites aux chefs d’État de plus de 200 pays indépendants dans le monde que leur souveraineté sur leur territoire est nulle et sans effet, caduque, dépassée ..hum! Le ridicule, lui, ne tue pas, n’est-ce pas ?

Je trouve votre analyse passablement grossière. Il me semble assez évident que le travail fait par le PQ en ce qui concerne les finances publiques sert deux choses. D’abord, il est toujours plus facile électoralement de faire des coupures en début de mandat qu’en fin de mandat. Étant donné le statut minoritaire et le gâchis laissé par le PLQ, ça ne pouvait pas attendre. Ensuite, face à deux partis qui placent l’économie comme seul sujet d’intérêt pour un peuple, le PQ ne pouvait pas donner l’impression d’être indifférent à ce sujet extrêmement important.

Ensuite, vous parlez d’un virage de centre-gauche vers le centre-droit. Personnellement, je trouve plutôt que le parti gouverne au centre, ce qui est excellent. L’annulation de la hausse des frais de scolarité n’est certainement pas une mesure de droite. Même chose pour l’abaissement des dons aux partis politiques. D’un autre côté, un redressement sérieux des finances publiques est un thème généralement associé à la droite.

Le PQ, 37 ans après sa première élection, n’a toujours pas réalisé l’indépendance. Pauline vient d’ajouter un an de plus
Pauline a fait en plein ce qu’on avait prédit: son grand trip c’était de devenir la première femme premier ministre du Québec (fallait la voir planer hier soir dans l’infopub à TVA) pas de faire l’indépendance du Québec.

Le PQ doit disparaitre. Ce parti nous a mené nulle part.
Bourgeault l’avait dit: René Lévesque vous mènera nulle part.
Avec Pauline et son PQ, on va nulle part.
Elle administre un gouvernement provincial; elle n’a aucune ambition nationale.

Mme Legault, je trouve votre analyse intéressante. Aussi je pense que pour un gouvernement minoritaire, ce gouvernement s’en tire pas si mal. Certains auraient souhaité le voir jouer les suicidaires. Mais ils auraient été les premiers à reprocher à ce gouvernement péquiste de plonger à nouveau le Québec dans les affres d’une élection générale.

En fait, la faiblesse des autres partis politiques est très évidente dans les faits mais pas tellement dans votre analyse. On la lit en filigrane. C’est tout et c’est très peu pour une analyste de votre trempe.

Pourquoi le PLQ n’est-il pas impatient d’aller en élection ? Pourquoi laisse-t-il passer du temps avant de défaire le gouvernement ? Est-ce la faiblesse de son chef qui n’a pas l’air pressé de faire son entrée à l’Assemblée nationale ? Ou est-ce parce que leurs sondages internes démontrent très clairement que la population n’est pas très entiché de ce même PLQ qu’elle a bouté dehors avec son ancien chef Charest.

Quant à la CAQ, j’ai bien peur qu’elle demeure encore une fois sous le radar de l’électorat. Legault également n’est pas trop pressé de déclencher des élections générales.

Les électeurs ne sont pas dupes. Ils se rendent bien compte que ce gouvernement péquiste est minoritaire et qu’il a les mains pas mal liées.

En conclusion, je me demande si l’électorat québécois n’est pas englué dans une phase de transition qu’on identifiera à postériori. Ce qui fait que tous les partis politiques québécois ont nettement l’impression de marcher sur des oeufs.

Mais la suite des travaux de la commission Charbonneau ainsi qu’un débat sur la laïcité et l’identité et le dossier du renforcement de l’enseignement de l’Histoire pourraient bien faire lever un vent dont est bien malin celui qui pourra prédire dans quelle direction il poussera.

«L’esclave n’a qu’un maître ; l’ambitieux en a autant qu’il y a de gens utiles à sa fortune.»
[Jean de La Bruyère]

Aux prochaines élections, s’il ne faut pas remplacer un Péquiste par un Québec solidairiste, il faut cependant remplacer un Libéral par un QS.

J’ai la faiblesse de croire que les Péquistes et les Solidaires du Québec pourraient se donner la main pour faire avancer le Québec sur la voie de gauche.

Je ne perdrai pas le sommeil en attendant ce miracle, mais il n’est pas interdit de rêver.

Dans l’ensemble le PQ déçoit. Trop à droite. Trop à l’écoute du un %.

Article quasi à sens unique, le gouvernement Marois certes s’intoxique avec le déficit zéro, le bénéfice du doute subsiste néanmoins quant à la valeur de ce gouvernement. Effet consensus ou non de l’assemblée, ce gouvernement a quand même voté des lois sur la corruption, modulée la taxe santé. Ce gouvernement déçoit mais en même temps vote pour une maternelle à 4 ans afin de sortir des enfants d’un milieu social difficile. En toute comparaison, le gouvernement péquiste fait tout de même mieux en un an que ce que la première année des libéraux de J.Charest nous a donnés. Les mesures des PPP de J.Charest en 2003-2004 ayant contribué au laxisme administratif comme à la création de la Commission Charbonneau! Selon une hypothèse qui peut se défendre en se rappelant aussi des défusions municipales qui ont apportés leurs dysfonctionnement dans plusieurs mairies dont Montréal au premier chef!

Il y a cette relativité un peu insupportable qui empêche de profondément noircir le gouvernement Marois. La première année du gouvernement parait mieux que les 9 ans de gouvernement Charest à bien des égards si l’on se souvient de la gestion laisser faire publique-privée du gouvernement Charest. Le conflit étudiant a été relativement réglé par le gouvernement Marois pendant que l’ex gouvernement libéral a provoqué de larges couches de la population jusqu’au point de provoquer la crise étudiante. Nous verrons si le gouvernement péquiste est maladroit avec son projet de charte comme nous verrons s’il s’écrase complètement sur la question linguistique. Nous verrons tous cela.

L’alternative d’Option Nationale est en difficultés, QS ne créé pas une nouvelle vague, les libéraux de Couillard jouent un vieux scénario celui de l’économie incatatoire sans avoir fait le ménage réellement de l’administration Charest. La CAQ valse dans une sorte de vacuité. Bref, rien n’est simple et l’élection des libéraux si rapidement en mars me semble ^tre un scénario de cauchemar.

Parmi les promesses non-tenues du gouvernement péquiste, je relèverai, le maintien de la Contribution de santé qui devait être en principe supprimée. Résultante non pas d’un gouvernement minoritaire lorsque plus précisément c’était le cadre financier électoral de ce Parti qui était plutôt mal ficelé. Qui étudie les cadres financiers avant de voter, à part quelques fous comme moi ?

On notera le nouveau projet de loi sur les mines qui ne tient qu’évasivement ses promesses ; les ambiguïtés toujours récurrentes sur l’exploitation du pétrole notamment en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti. Après tout qu’importent les lois si l’esprit y est ! Esprit es-tu là ?

Sans oublier le Fonds des générations dont on devait se servir pour réduire la dette et qui a été maintenu. Il faut croire que les gestionnaires de la CDPQ auront briffé nos gouvernants sur l’inopportunité de liquider les placements par les temps qui courent. Ouf ! On allait friser la catastrophe.

Personnellement, j’étais pour le maintien du Fonds des générations, donc je ne vais pas en pleurer. Il n’empêche que c’est un exemple de plus au niveau de l’égarement dont fait preuve ce gouvernement de la « gouvernance souverainiste » qui quelquefois exulte. Faut « ben » compenser quoi ! Quand il feint d’oublier ses promesses premières de donner un « bon gouvernement » pour toutes les québécoises et le québécois. Un bon gouvernement ? Vous n’en rêviez tout de même pas.

Nous sommes loin de la coupe aux lèvres, on s’enfonce plutôt dans la rhétorique doctrinaire qui fait mal aux personnes de bonne volonté. Même moi !

La situation économique quant-à-elle est plus préoccupante que jamais, cela paraît au niveau de la consommation des ménages. Nombre de commerces font plutôt triste mine par les temps qui courent. Est-il possible qu’à ce chapitre on n’ait encore rien vu ? Lorsque la saison touristique aura été des plus tranquilles cette année dans plusieurs régions. Le mauvais temps peut-être ? Enfin je suppose.

Nous avons un gouvernement qui se cherche, qui se cherche encore dans ses annonces chartistes, qui n’a pas le souffle, ni les appuis nécessaires pour unir toute la société civile sur de bons projets, un gouvernement qui après seulement un an se cherche et se recherche encore, se recherche toujours. Finira-t-il pas se trouver ?

Moi aussi je cherche, je cherche, je cherche…. Une porte de sortie qu’on lui souhaite honorable. Et dire que j’avais foi en Pauline Marois. Assez grande aujourd’hui est ma déception. Sniff ! Sniff ! Quelques larmes seulement, j’espère que je m’en remettrai 🙂

«on s’enfonce plutôt dans la rhétorique doctrinaire qui fait mal aux personnes de bonne volonté. Même moi !»

Vous ? Faut dire qu’un peu de suffisance n,a jamais tué personne, n’est-ce pas !

Et que pensez-vous des dernières promesses de Bachand ? Lui aussi ne devrait-il pas être qualifié de doctrinaire ?

Pour ce qui est d’unir la société, je pense que le PQ a passablement mieux réussi que le PLQ de son ex-chef. Le « printemps érable », cette expression qui a connu ses heures de gloire, ne vous rappelle-t-elle rien, vous l’homme de bonne volonté ?

« Et dire que j’avais foi en Pauline Marois.», écrivez-vous ! Vraiment ?

Méditons plutôt cette profonde pensée :

«Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n’a aucun respect, en retire l’avantage d’avoir l’air d’être ce qu’il méprise.»
[Ambrose Bierce]

Votre analyse, Madame est passablement détaillée et de surcroît, réaliste.

Dans les premiers mois, à la surprise générale et à la profonde déception des Québécois vu son absolu désir de prendre le pouvoir depuis des années (on l’aurait pensé beaucoup mieux préparé!), on sentait en effet le gouvernement de Pauline Marois complètement dépassé par les événements. Il « moon walkait » à chaque jour en s’enfonçait dans le ridicule le plus pitoyable. Il avait « flashé » à gauche pendant toute la campagne électorale et le voilà qui tournait à droite. Ça frise la fraude intellectuelle et la fausse représentation.

Toutefois, depuis un certain temps, on sent que les faiseurs d’image superficiels ont pris du gallon au Parti québécois, mais Pauline restera toujours Pauline et on est en permanence à deux doigts de la catastrophe avec elle.

Je crois que c’est lors des débats des chefs aux prochaines élections que nous seront vraiment en mesure d’évaluer Pauline Marois.

Imaginez-la débattre en direct avec Monsieur Couillard…

Vous parlez de Couillard le « chum » du gars dont la femme a également été arrêtée, Arthur Porter ? (http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201303/04/01-4627635-philippe-couillard-ami-inconditionnel-darthur-porter-exagere-repond-on.php)

Moi aussi j’ai bien hâte de l’entendre et de le voir dans un débat télévisé. Ça risque d’être intéressant, en effet.

«La poule qui chante le plus haut n’est pas celle qui pond le mieux.»
[Thomas Fuller]

J’ai bien hâte de voir vos syndicalistes, amis fidèles et traditionnels du Parti québécois défiler devant la Commission Charbonneau Denis…

Déjà que…:

http://www.journaldemontreal.com/2013/09/04/et-si-on-parlait-daffaires

http://www.journaldemontreal.com/2013/09/04/arsenault-etait-le-suspect-numero-un

Plus de 25 candidats ^péquistes lors de la dernière élection provinciale provenaient directement des rangs des syndicats.

Ça promet d’être palpitant non?

Le PQ n’est plus qu’un club de professionnels marketeux de la politique, un parti de carriéristes aguerris à la politique, jouant de ruse nationaliste aux seules fins de la prise du pouvoir d’intendance coloniale provinciale. Ce parti n’a plus rien à cirer d’un projet ou pas de pays pour le Québec, son seul programme est celui que lui dictent les sondages.

En ce qui concerne ce gouvernement, il faudra commencer par des promesses non-tenues. Et le sommet de l’éducation était une moquerie, une insulte aux étudiants. Et une leçon.

Toutes les promesses « tenues » énumerées sont des cancellations de quelque chose que quelqu’un d’autre a fait.

Ce gouvernement est minoritaire! Il ne devrait pas avoir le droit de décider de l’identité et valeurs Québécoises. Et le pire- la loi 14 – elle n’est pas pour protèger le français. Elle est là pour chasser les anglos et les allos (voir: l’argent et le vote éthnique?). Cette lois va à l’encontre des droits et libertés, mais ignore aussi les statistiques récentes sur la langue française, y incluant la nouvelle étude de l’OQLF, qui démontre que Montréal ne s’anglicise pas, et la petite dinimution de la langue française est dûe plutôt au déménagement des francophones et leur taux de naissance très bas.

La vraie crise – c’est la qualité du français. Et ça, mes chèrs concitoyens Québécois, ce n’est pas la faute de ‘Largent et du vote éthnique ». Il faut arrêter de croire tout ce que Marois et le Mouvement Québec Français vous disent pour sémer la paranoïa et régarder la vérité droit dans les yeux.

Ce gouvernement est xénophobe.

Xénophobe dites-vous ? Alors que dire de la Cour suprême du Canada dans son jugement (4-3) qui a confirmé qu’ «Il n’est pas possible de déposer des documents uniquement en français devant les tribunaux de Colombie-Britannique.» […] «Selon la Cour, il n’est pas non plus contraire à la Charte canadienne des droits et libertés que des instances se déroulent uniquement en anglais dans cette province.
Bref, tous les documents en langue française doivent obligatoirement être traduits.»

Si, selon vous, ce gouvernement est xénophobe, celui de la Colombie-Britanique ainsi que la Cour suprême du Canada, ne sont pas seulement xénophobes mais bien racistes.

Vous êtes bien l’exemple patent de quelqu’un faisant allègrement et faussement du « Quebec bashing » .

«Les gens sont trop bien élevés, les méchants peuvent s’en donner à coeur joie.»
[Dan Powell]

Vous avez bien retenue la leçon de la petite rocanadian parfaite. Je vous donne la note de 10/10.

Vous avez parfaitement retenu la leçon de propagande des soumissionnistes dépendantistes. Je vous accorde la note 10/10.

Parfaitement d’accord avec vous Madame Walsh.

Ce gouvernement péquiste rempli de syndicalistes et de diplômés en sciences sociales pas de maths sera bientôt confronté à la comparution de ses p’tits n’amis syndicalistes devant la Commission Charbonneau ET à des statistiques économiques dévastatrices, résultat de son ignorance totale et complète des choses économiques.

Il se disent grands défenseurs de l’égalité homme/femme, principe DÉJÀ protégé dans les chartes canadiennes et québécoises (ils défoncent ici une porté ouverte!) et défenseurs de la langue française qui, elle, n’a cessé de progresser dans tout le Québec alors qu’ils étaient dans l’opposition.

Le virage du PQ n’en est pas un. Madame Marois a toujours été au centre et seule l’aile gauche post -R.I.N. du PQ rêve encore d’un « retour aux sources » qui ignorerait Lévesque, Landry, Bouchard, de même que Madame Marois dans plusieurs rôles ministériels. Sauf que d’être au centre implique d’accorder plus d’importance à la liberté individuelle qu’à l’ingénierie sociale. Madame Marois tient des discours contradictoires et sa gouvernance souverainiste fondée sur l’affirmation identitaire fera long feu. Son parti, comme à l’habitude, va sombrer dans la contradiction.

M. Jack2, si vous voulez tant ailleurs…voyagez !

Ça serait quoi votre ambition NATIONALE de Québécois ? Séparer le Québec du Canada cette année ?

Ce qui me fait sourire, amèrement, c’est que le gouvernement Harper avait donné les leçons nécessaires sur ce qu’un gouvernement minoritaire pouvait faire en début de mandat : quasiment tout ce qu’il voulait. Mais le gouvernement Marois souffre de la crainte d’être renversé, même au tout début. Ce qui se défend mal, on en conviendra. Donc, au lieu de profiter de la faiblesse des adversaires, faiblesse temporaire mais faiblesse tout de même, on a s’est montré timoré. On a eu peur de son ombre. Pourtant, on avait toute une année pour foncer toutes voiles dehors.

Mme Marois s’est servi du prétexte d’être minoritaire pour faire le minimum. Parce que tel était son bon vouloir.

Ça va mal à shop!

Au contraire, ça va très bien à shop M. Gingras pour le PQ et Mme Marois. Elle risquait de se faire défaire au premier budget mais elle a tenu le fort de belle façon et il semble qu’elle va tenir encore quelques mois avec un espoir de se faire élire de façon majoritaire . Bravo Mme Marois ! Les derniers sondages sont encourageants pour le PQ.

Le gouvernement péquiste a fait quelques bonnes choses, il est néanmoins comme les libéraux, les caquistes et au fédéral comme les conservateurs, les libéraux, les néodémocrates; partie prenante de l’époque sous influence du pouvoir financier qui encadre le capitalisme industriel plus que jamais. Il faudra voir si ce gouvernement s’enfonce dans la déroute budgétaire si autrement il sait articuler une charte de la laïcité et recréer des cours d’histoire qui savent mettre en relation l’histoire sociologique et l’histoire politique qui a son importance et qui est capable de confronter des visions plus nationalistes ou plus fédéralistes d’autant que la plupart des figures politiques québécoises ont servis l’ordre fédéral dans cette même histoire.

La souveraineté comme option possible référentielle est associé à un projet nationaliste de ce gouvernement qui reste floue. La conviction de mobiliser la nation chez Mme Marois est entre moyenne et virtuelle sans se faire d’illusions là-dessus. Le leadership Marois semble au mieux se mettre en phase avec une politique relativement féministe une clé chez elle de son action pour les garderies économiques comme pour la laïcité difficile celle là à faire, politiques permettant d’accroître la liberté des femmes. Le documentaire de TVA sur elle sombrant plutôt dans la propagande fait savoir cette passion pour le droit des femmes chez la première ministre non exempt de contradictions évidemment comme cette politique sur l’aide sociale qui témoigne de l’obsession de la p.m pour l’intégration sociale des femmes assistées entre autres sans nécessairement que la méthode ne soit très douce envers des personnes qui souffrent psychiquement ou physiquement, hommes ou femmes. En même temps, ce gouvernement apparaît préférable au fantasme d’une gouvernance Couillard qui a contribué à la mise en place d’une médecine à deux vitesses lorsque ministre sans oublier son itinéraire brumeux qui est inquiétant. Faire quoi, espérer que QS devienne une révélation populaire dont les politiques devront s’adapter à l’ordre existant si gouvernement? Il faut reconnaître le brouillard politique actuel dans un Québec qui attend son messie politique qui ne vient pas.

Centre-gauche, centre-droit? Plutôtcynisme et opportunisme politique. La gauche avait la cote l’an dernier. Arrivé au pouvoir, le gouvernement s’est empressé de passer des projets de loi mal ficelés parce qu’ils étaient dans l’air du temps (Les projets de loi 1 et 2 auront-ils plus de succès que la loi 106 de 202, élément déclencheur de toutes les collusions?). Il a ensuite multiplié les comités, consultations et projets d’étude pour «noyer le poisson» (quels sont les véritables résultats des États généraux sur l’éducation à part d’avoir étouffé les revendications?). On détourne maintenant l’attention d’un bilan mitigé en lançant le débat sur les »valeurs québécoises», un débat que plusieurs qualifient d’inutile, sauf pour peut-être gagner quelques intententions de vote pour le PQ. Le budget est résolument de droite et les tactiques électoralessemblent parfois empruntés aux conservateurs et aux réppublicains américains.
Conservatisme financier et politiques sociales de centre-gauche? Improbable. Idéalisme dépassé et électoralisme.
(Péquiste depuis des décennies, j’ai «perdu la foi» il y a quelques années.)

M. Bouchard conclue : « Il faut reconnaître le brouillard politique actuel dans un Québec qui attend son messie politique qui ne vient pas »

Elle est actuellement au pouvoir, LA Messie du Québec, bien entourée de compétences diverses de ses ministres.

Pendant que le capitalisme mondial est malade, Mme Marois et son gouvernement font bouger les choses au Québec…dans la bonne direction, avec sa gouvernance souverainiste, légèrement féministe, pour des Québécois qui, majoritairement, veulent un Québec plus souverain…dans le Canada.

Bonjour,

Bien évidemment, en tant que fiers Canadiens qui habitons notre province de Québec en Canada, nous sommes excessivement fiers de la gouvernance de Notre Dame en Béton ainsi que de sa bande de péquistes. Excepté bien sûr pour cet éventuel projet de loi concernant la pseudo laïcité qui ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. Afin de faire semblant de « faire des nationalistes d’eux Autres car en communication, c’est bel et bien la « perception » qui compte. Et la Grande Tribu des Pure Laine ainsi nommée par Monsieur Victor Levy Beaulieu est toute feu et toute en flamme à l’idée de « tasser les ethnies dans le mur » . Car partout dans le Québec profond, nous pouvons entendre de ces fiers nationalistes, ces grands défenseurs de la langue de Molière et ces fougueux bâtisseurs de « pays imaginaire » par le porte à porte et les assemblées de cuisine en se « tricotant un pays au coin du feu » crier un immense cri de joie à l’unisson soit : Quin toué !

Certes, il était désopilalant, voire même tout à fait loufoque de voir Madame Anne Marie Dussault pogner son fou rire en interpellant Monsieur Pierre Duchesne qui essayait de garder sa « contenance malgré son fou rire évident » . Car dans cette entrevue des plus drôle et tout à fait loufoque, il semblait évident que le Ministre se payait la gueule des péquistes pour l’oeil averti du communicateur. Toutefois, qu’il était pathétique de constater comment des communicateurs chevronnés prennent les nationalistes québécois pour ce qu’ils sont en les enfirouapant et en les emplissant comme des « valises ».

En terminant., lors de cette élection provinciale de l’an dernier, quelques potes de mes connaissances et moi même avons voté pour Notre Dame en Béton ainsi que pour le Parti Québécois. Car en tant que fiers Canadiens, nous voulions remercier la Dame en Béton surtout pour sa pogne et son torque dans les bras lorsque celle ci « passa violemment au batte de bois franc » toute la gang de Purs et des Durs, tous ceux qui « faisait dur » soit toute la gang des caribous péquistes avec de bien gros sabots pour un peu moins de cerveau. Madame Pauline Marois fait la démonstration pour l’oeil averti qu’elle est une fière Fédéraliste qui se permet de faire passer « tranquillement pas vite » nos amis les péquistes dans le fédéraliste renouvelé . Quelle grande démocrate que cette Dame en Béton qui en un tour de main et « rien que d’une claque » tassa toute la bande des caribous ainsi que les belles mères péquistes » en leur faisant prendre leur trou comme jamais. Right trou comme disent certains militants de Québec Solidaire. En conclusion, en constatant comment Madame Pauline Marois ainsi que Monsieur Jean Martin Aussant furent conquis de plein gré par Londres et l’Angleterre, en tant que fiers Canadiens, le Parti Québécois nous comble de joie. Avec plaisir, John Bull.

« Le budget marque un virage déterminant. Il troque la vision de centre-gauche proposée à l’élection par le PQ pour des politiques gouvernementales de centre-droit. »

L’atteinte du déficit zéro par une politique d’austérité est une mesure néolibérale et pour ma part carrément de droite.