Lancement officiel d’une opération permanente de promotion de la souveraineté

MONTRÉAL – De nombreux indépendantistes ont accepté de prendre le bâton du pèlerin afin de convaincre un maximum de citoyens de la pertinence de voir le Québec devenir un pays.

Ces militants ont choisi de se joindre à une campagne visant à mettre de l’avant le projet de souveraineté qui a officiellement débuté, dimanche, un peu partout dans la province.

Cette offensive de promotion a été baptisée «Opération Bélier», une allusion au logo du Ralliement pour l’indépendance nationale (RIN) qui était reconnu pour sa propension à miser sur les rapports de proximité avec les gens pour propager son message.

Selon le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Maxime Laporte, la démarche vise à raviver le débat sur l’avenir politique du Québec en incitant monsieur et madame Tout-le-monde à y participer.

Maxime Laporte, qui est également à la tête du réseau Cap sur l’indépendance, a expliqué qu’il s’agit d’une façon de «rendre la souveraineté plus concrète dans l’esprit des gens» pour ultimement les convaincre que «c’est un projet qui vise à enrichir les Québécois, à faire en sorte qu’on s’épanouisse comme peuple».

Il a ajouté qu’à ses yeux, «il n’y a rien de mieux que d’avoir un rapport direct avec les citoyens pour parler d’un enjeu aussi important».

Pour tisser ce lien, les participants à la campagne devront miser, à son avis, sur le porte-à-porte, les assemblées de cuisine, les rassemblements et les colloques régionaux et surtout ne pas avoir peur de se relever les manches.

«Il n’y a pas de secret pour ce qui est de la réalisation de l’indépendance. Il faut travailler», a-t-il martelé.

M. Laporte a précisé que l’«Opération Bélier» n’en est qu’à ses premiers balbutiements.

«Elle se maintiendra jusqu’à ce que le Québec soit un pays. On veut faire en sorte qu’elle grossisse, qu’elle devienne de plus en plus importante, qu’elle ait le plus d’écho possible dans la population», a-t-il indiqué en entrevue à La Presse Canadienne.

Pour attirer l’attention des gens dès le départ, un spectacle réunissant entre autres le groupe Loco Locass, l’auteur-compositeur-interprète Alexandre Belliard et l’ancien premier ministre Bernard Landry a été organisé, dimanche soir, à Montréal.

Les commentaires sont fermés.

Comme la souveraineté est en chute libre, ceux qui vivent de cette idéologie veulent assurer leurs arrières… Ils sont captifs de leur pensée unique et ne se sont pas préparer à sortir des sentiers battus.. Le confort des vieilles pantoufles..

«Ils sont captifs de leur pensée unique.»

Certes. Gérald Larose qui voulait introduire de la propagande séparatiste gros comme le bras à l’école, c’est très différent de Sheila Copps qui voulait déguiser les enfants du primaire en drapeaux.

Les Deux Turpitudes sont captives de leur pensée unique respective, qui porte un même nom: le nationalisme.

Tiens, une after-thought. Vu que je suis bel et bien fédéraliste, i.e. pour l’unité de notre fédération (et pas « nation » comme on dit souvent par erreur), je dois introduire un bémol au sujet de Sheila Copps et pas de Gérald Larose, de manière à ce que l’on voie bien mon biais très partisan.

Cela va comme suit. Alors ministre fédéral de l' »Heritage », Sheila Copps a déguisé les enfants du primaire en drapeaux certes, mais il ne lui est heureusement pas venu à l’esprit de leur faire imiter un avion en classe tout en récitant un poème de Gabriele D’Annunzio. (Cuisant souvenir scolaire que racontent Fruttero et Lucentini, dans ‘Le Retour du Crétin’, au sujet de leur enfance dans l’Italie des années 30). C’est toujours ça !

Je ne me rappelle plus, hélas, quel fumeux de cigares du PLC, dans l’après-1995, avait lancé le méprisable slogan de la « campagne électorale permanente » (i.e. contre les séparatistes, bien entendu). Mais quoi qu’il en soit, voilà le camp adverse qui rapplique. Pour ma part, j’aime que les campagnes électorales, fussent-elles référendaires, aient un début et une fin bien identifiés, car cela nous protège (partiellement) du mensonge, des falsifications, de la manip et de l’intox inhérentes au « my country right or wrong » commun aux deux camps.

« Ils sont captifs de leur pensée unique et ne se sont pas préparer à sortir des sentiers battus »

Quel commentaire sulfureux! Les sentiers battus c’est le statu quo, l’indépendence est tout sauf un sentier battu… Pour le reste, la pensée unique chez les souverainistes, ce n’est rien de plus qu’un « homme de paille ».

Les plus populaires